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InterviewBFM TV (sur YouTube)· 8 octobre 2026 21 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Mobilisation des lycéens: "Une partie de la colère est légitime", estime Robert Ménard

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 76 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse directe

    Bonjour Robert Ménard. Merci de répondre à mes questions ce matin.

  • 0:10OuverteRéponse partielle

    Vous parlez de quoi ? De parcours sub, des profs non remplacés, des bâtiments ?

  • 1:32RelanceÉludée

    C'est un cadeau empoisonné que fait Sébastien Lecornu ?

  • 2:16OuverteRéponse directe

    Vous la trouvez légitime, leur colère ?

  • 3:59OuverteRéponse partielle

    Quelle est la solution ? Est-ce qu'il y a des solutions ?

  • 5:15RelanceÉludée

    Vous envoyez du dialogue est-ce que ça veut dire que vous auriez donné des éléments ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:10Fait
    « Il y a des appels à mobilisation qui rejoignent aussi des appels à la grève d'un certain nombre de salariés et notamment chez Total. »
  • 1:32Fait
    « Un moment de démocratie interne, ça vous fait pas pouffer de rire, mais ça fait pouffer de rire tout le monde. »
  • 2:47Fait
    « Parcoursup, ce n'est pas le problème. Ce que vous êtes en train de dire, c'est que Parcoursup, c'est un outil. »
  • 3:59Fait
    « Ils n'ont pas prof de français. »
  • 5:15Fait
    « il n'y a donc plus de dialogue possible aujourd'hui »
  • 5:54Fait
    « Les horaires, vous avez vu, ils gueulent beaucoup et ils disent, moi j'ai vu, ils commencent à 8h et finissent à 18h, et puis t'as trois quarts d'heure. »
  • 6:26Fait
    « Les bacs, L, E, S, S ou techno ? Pourquoi ? L'ensemble de ces bacs à la carte, ils ont changé quelque chose. »
  • 8:33Fait
    « Hier Jean-Luc Mélenchon a dit « Notre but n'est pas de récupérer ce mouvement, mais d'être récupéré par lui ». »
  • 9:16Promesse
    « pas toutes les revendications, parce que demain vous êtes, je suis au pouvoir à l'Elysée, il y a un certain nombre de choses que je ne ferai pas parce que ce n'est pas possible de le faire. »
  • 9:49Fait
    « Les gens ont compris qu'on leur fait des promesses qu'on ne tiendra pas. »
  • 10:29Fait
    « il y a aussi cette loi casseur-payeur qui va arriver au Sénat avec l'idée que si vous avez collectivement été dans un moment où il y a la case d'un abribus, vous êtes collectivement responsable et vous allez collectivement payer. »
  • 12:49Fait
    « théoriquement, vous avez le droit de le faire, mais s'il y a procédure, la procédure vous met des bâtons dans les roues. »
  • 13:55Fait
    « Vous savez pourquoi les gens n'y croient plus à la justice ? Parce qu'entre le moment où tu as fait une connerie et le moment où tu es sanctionné ou en l'occurrence ta famille sanctionnée, c'est tellement long. »
  • 14:40Chiffre
    « Quand il y a eu la dernière fois qu'il y a eu une crise, on a dépensé, vous vous rappelez, au moment des Gilets jaunes, 70 milliards, vous les avez où, les 70 milliards ? »
  • 15:17Fait
    « ce que j'essaye juste de vous dire, que sur là aussi, moi je dis pas que c'est parfait. Évidemment pas. »
  • 15:59Promesse
    « Mais bien sûr qu'on va faire payer plus d'impôts et à tout le monde ! »
  • 16:37Chiffre
    « Ils promettent 1,8 % de croissance et ils promettent de retomber sous les 3 % de déficit voire même d'arriver à 2,5 en 2032. »
  • 17:21Promesse
    « Je n'appelle pas à voter, ce n'est pas mon rôle. »
  • 17:57Fait
    « il manque quelque chose. Enfin, je ne suis pas aveugle. »
  • 18:41Fait
    « il faudrait peut-être se poser la question d'interdire la France insoumise. »
  • 19:16Fait
    « Vous ne me diriez pas « Tiens, c'est mes concurrents, je vais les interdire. »
  • 19:55Fait
    « Je pense que la France insoumise demain au pouvoir, ça va faire fuir des gens, bien sûr. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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0:00

Bonjour Robert Ménard. Merci de répondre à mes questions ce matin. Vous êtes maire de Béziers. Beaucoup de questions

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C1 parce que ça bloque encore ce matin. Il y a des appels à mobilisation qui rejoignent aussi des appels à la grève d'un certain nombre de salariés et notamment chez Total on y reviendra Sébastien Lecornu hier qui dit d'un côté il faut Faut écouter la colère, elle ne vient pas de nulle part. Le devoir est donc d'écouter les lycéens. Il les écoute mais il leur donne rien. Et surtout c'est de la foutaise quand même. Un moment de démocratie interne, ça vous fait pas pouffer de rire, mais ça fait pouffer de rire tout le monde. Ils savent très bien, ça fait des jours et des jours qu'on sait les problèmes qu'il y a. Alors on peut peut-être dire plutôt que cette espèce d'écran de fumée, dire voilà sur ça on peut peut-être faire quelque chose,

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sur ça on va pas pouvoir. Vous parlez de quoi ? De parcours sub, des profs non remplacés, des bâtiments ? Voilà, on leur dit il y a des bâtiments qui sont en mauvais états, alors c'est beaucoup les régions et tout, peut-être qu'ils ont pas assez d'argent pour le faire. Tu t'expliques moi ? Après vous faisiez allusion aux angolades que j'ai eues avec un certain nombre de célibataires, j'en ai à 4 ou 5 je leur ai dit tenez on va à la la mairie, j'appelle le sous-préfet, je fais venir le proviseur. Et ils sont venus et on a discuté une heure ensemble et il a essayé de leur répondre. Il a des arguments le proviseur. Et je voyais que les gens en face, ils écoutaient les arguments. – Donc c'est pas mal la démocratie Oui mais enfin attendez C'est comme ça, c'est en 4

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D'un côté ou 5 Vous voyez dans le climat qu'il y a Réunir 50 gausses en même temps Mais vous voulez aller arbitrer Ça va être plus compliqué qu'entre nous deux Donc ça veut dire quoi C'est un cadeau empoisonné que fait Sébastien Lecornu ? C'est parce qu'ils ne savent pas quoi faire. Sur Parcours Sud, attendez, honnêtement, oui, moi je sais, j'ai des enfants, vous avez des enfants, on a vu et tout Enfin, ce n'est pas le problème. Le problème, c'est quand tu leur racontes des bobas aux gosses que tu leur dis... Écoutez, je regardais. Il y a 40 ans, il y avait 25 % d'une classe d'âge qui avait le bac. Voilà. Aujourd'hui, il y en en a 80 % qui ont le bac. On te donne un truc qui n'a aucune valeur, madame. Il faut le dire. On prend les gamins pour des cons.

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Aujourd'hui, vous croyez que moi, j'embauche à la mairie parce que tu as le bac ? Mais bien sûr que non. D'ailleurs, il y a la moitié qui n'iront jamais jusqu'en licence. Ça veut dire qu'il faut... Mais ça, il faut avoir le courage de leur dire... — Oui, mais alors on leur dit quoi ? On leur dit « Tira pas en fac, mais tira où ? » — Non. Non. On leur dit que non, tout le monde peut pas aller en fac, madame. Qu'est-ce que vous voulez La moitié que vous maintenez jusqu'en licence et qui n'auront rien, ça fait des gens ensuite qui sont... Moi je vois, mais même les enfants, ils me disent « t'as vu les diplômes que j'ai ? » Oui, mais t'as des diplômes qui te permettent pas de trouver un boulot. Mais c'est tellement plus difficile à dire.

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Moi, je préfère dire à Parcoursup, c'est pas bien, on va le modifier, on ne va rien modifier du tout, on ne va pas y arriver. Parcoursup, ce n'est pas le problème. Ce que vous êtes en train de dire, c'est que Parcoursup, c'est un outil. Le problème, c'est ce qu'il y a derrière, c'est-à-dire, le rapport à la fac, le rapport aux formations, la difficulté à trouver une formation qui vous donne un vrai boulot derrière ? – Et puis le rapport au travail. Enfin attendez, il y a, je ne sais plus, je vais vous dire une bêtise, 20 ou 30 % des gosses qui en sixième savent pas lire un texte à haute voix madame et vous les faites passer en sixième et ensuite t'as un collège unique où tu mélanges tout le monde sous prétexte que c'est plus égalitaire

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vous croyez que le BEPC je crois que ça s'appelle le brevet des Vous avez compris de quoi ? Vous êtes trop jeunes, mais moi ça s'appelait le BEPC. Attendez, ça n'a aucun sens. Et c'est se moquer des gens. Moi ce que je reproche... Mais donc on leur dit quoi ça veut dire qu'en même temps vous n'allez pas leur dire, ils sont désespérés ils sont dans la rue, il y a des blocages à peu près partout en France, vous n'avez pas à leur répondre écoutez de toute façon j'ai rien à vous donner et il n'y aura que du sang et des larmes Non, vous ne leur dites pas ça. Vous leur dites qu'il y a une partie des choses que j'entends, qui est des... Attendez, moi, j'ai vu des gosses où ils passent le français du bac. Depuis le début de la rentrée, ils n'ont pas prof de français.

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Ils n'ont pas prof de français. Ça, tu peux hurler et tout. Tu peux hurler et ils ont raison. Tu peux leur dire que moi... Vous la trouvez légitime, leur colère ? Je trouve une partie légitime. Je trouve qu'il y a des choses où on ment mais c'est de notre faute. C'est toute une société où on ne dit pas les choses aux gens aujourd'hui vous croyez tout à l'heure vous parliez de deux c'était quoi la baisse la baisse des prix du carburant on va y venir évidemment on va y revenir quoi on va baisser d'un euro le carburant tout le monde sait que ce n'est pas vrai pourquoi on raconte des craques aux gens et tout le monde se ment en plus on est à l'élection on est à quoi sept mois de l'élection avant qu'il y en ait un qui prenne le risque de dire un certain chose dure à

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entendre mais qui sont comme ça vous êtes en train de dire Robert Ménard ça veut dire que de toute façon c'est une année pour du beurre c'est une année où on n'obtiendra rien parce que personne ne sera franc parce que les gens ne penseront qu'au message qu'ils envoient par rapport à l'élection à venir pardon pardon madame vous en apercevez pas si si je pense pas mais j'ai toujours l'anaïté de penser que ça va changer vous êtes la plus mal placée pour me dire ça à vous parce que j'ai toujours l'anaïté de penser que ça va changer attendez vous avez donc vous êtes en train de me dire arrêtez de vous faire des films non je dis arrêtez de croire qu'aujourd'hui il y a quelqu'un qui va avoir le courage de dire entre autres choses que les tables de la loi de son propre

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parti moi je veux plus discuter avec des hommes politiques maintenant parce que ça sert à rien parce que vous avez quand on débat moi je alors vous n'êtes pas un homme politique mais vous pensez les choses je peux discuter vous entendez ce que je dis vous critiquez sur ce point il a raison tu peux plus faire ça et là sur cette crise là aujourd'hui tout tout le monde se raconte des craques il n'y a donc plus de dialogue possible aujourd'hui vous envoyez vous du dialogue est-ce que ça veut dire Robert Ménard quand même que vous auriez donné des éléments c'est à dire que là vous nous dites voilà il y a plein de choses qui vont pas bon ça on est d'accord sur le constat. Quelle est la solution ? Est-ce qu'il y a des solutions ? Est-ce qu'on peut dire ce matin, ok, le problème Parcoursup,

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ça ne fonctionne pas bien, mais le vrai problème, c'est les facs. Qu'est-ce qu'on peut changer ? Est-ce qu'il faut changer une partie de la formation des étudiants ? Qu'est-ce qu'on leur donne, là ? Regardez, par exemple, les horaires. Comme réponse concrète. Les horaires, vous avez vu, ils gueulent beaucoup et ils disent, moi j'ai vu, ils commencent à 8h et finissent à 18h, et puis t'as trois quarts d'heure. Avec parfois trois heures de trou, et puis que une de vires pour manger, mais trois heures de trou dans l'après-midi. D'où ça vient, madame ? On a fait des bacs, je ne sais pas comment, vous êtes plus jeune que moi. Oui, on a fait des bacs, non, non, mais arrêtez de dire ça. J'ai connu les bacs L, S et ES, mais j'ai compris que désormais

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ça n'était plus ça, ce sont spécialités à la carte, en effet. Et ça, ça a des conséquences de trous dans les agendas. Je ne comprends même pas l'intitulé des bacs. Je ne comprends même pas ce que c'est. Ça veut dire qu'on a fait de un tel choix que quand tu discutes avec improviseur, le type te dit « mais attendez, moi je me débrouille comme je peux, il y a tellement d'options, tellement de choses. » Donc on fait quoi ? On en revient au bon vieux bac Les bacs, L, E, S, S ou techno ? Pourquoi ? L'ensemble de ces bacs à la carte, ils ont changé quelque chose. Ils ont facilité le travail pour les gens. Attendez, si on avait fait tout ça et que ça avait été positif mais je dirais tu es un vieux con

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c'était mieux aujourd'hui qu'hier je ne dis pas madame je ne dis pas que c'était mieux hier qu'avant je dis aujourd'hui ça ne fonctionne Ça a mis du bazar et ça n'est pas plus efficace. Et ça donne du boulot aux gens ? Donc ça, vous répondriez ça. Vous diriez, allez, ça suffit, on remet sur la table la question, on arrête avec ces... Avec les 1000 options, peut-être on revient à quelques trucs, on essaye de vous apprendre à écrire une phrase en français, à calculer parce que même en terminale tu peux ne pas savoir écrire un texte en français sans faute d'orthographe. Peut-être qu'on pourrait leur dire ça. Mais c'est tellement plus facile de dire à tout le monde mais il faut... Attendez, il faut L'effort, ce n'est pas bien. Le mérite, ça n'existe pas.

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La concurrence, c'est un vilain mot. Mais enfin, c'est se foutre d'eux. Moi, je ne me moque pas des gens. Je ne me moque pas des gens. Ça bloque encore, ce matin Qu'est-ce que faire ? Je sais qu'à Béziers, il y a eu des blocages. Vous avez été au contact, je le disais, de ces jeunes. Ça s'est plus ou moins bien passé. Il y en a certains avec qui ça a été quand même, on peut le dire, assez assez rugueux, mais vous expliquez que vous en avez pris certains avec qui vous avez ensuite dû dialoguer avec le proviseur et même le préfet. Madame, quand t'as à faire en face de toi un petit con, pardon, je dis le mot au petit con, comme tout le monde le pense. Tout le monde le pense. Quand t'as un abruti qui se met à me tutoyer, madame, et moi, personne ne me tutoie quand t'as 14 ans.

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Pas plus ce petit abruti en uniforme, comme vous avez compris, tout de noir vêtu et le visage camouflé. Vous pensez qu'il vient faire quoi ici ? Il vient faire du dialogue, il vient manifester contre je ne sais pas quoi, les horaires mal adaptés, mais Bien sûr que non. Alors, pardon, je parle comme je parle, mais en même temps, je crois qu'il n'y ait pas un type qui a levé la main, hurlé et tout. Évidemment pas. Je les engueule. Hier, Jean-Luc Mélenchon a dit « Notre but n'est pas de récupérer ce mouvement, mais d'être récupéré par lui. » Il a estimé que la crise actuelle bénéficiait au programme aussi de rupture que propose LFI. « Mais c'est un démago. C'est de la démagogie à l'état pur.

9:16

En même temps il partage, il dit voilà c'est un programme de rupture. C'est vrai que c'est un programme de rupture. Qu'est-ce qu'il y a un programme de rupture ? Ce que demandent les étudiants, les lycéens. C'est pas un programme de rupture. C'est un certain nombre de choses de bon sens, un certain nombre de choses à auxquelles il faut dire non parce qu'on n'y arrivera pas. Et que les Français soutiennent d'ailleurs, dans leur majorité. Ils condamnent les violences, ils soutiennent les revendications. Qu'est-ce que je suis en train de vous dire ? Mais moi je dis en même temps, pas toutes les revendications, parce que demain vous êtes, je suis au pouvoir à l'Elysée, il y a un certain nombre de choses que je ne ferai pas parce que ce n'est pas possible de le faire.

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Il faut dire aux gens qu'il y a des choses qu'on ne fera pas. Vous savez la politique ? Si les gens, ils vous croient plus, si les gens que vous recevez les madames tous les matins ici, ils sont aussi peu populaires quand ils sont sur le terrain face à un certain nombre de gens. Vous savez pourquoi ? Parce que les gens ont compris qu'on leur fait des promesses qu'on ne tiendra pas. Robert Ménard, qui doit payer pour les casses du côté des lycées comme du côté d'éventuels mobiliers urbains. La présidente de la région Île-de-France a dit qu'elle allait envoyer la facture, qu'elle voulait même retrouver la responsabilité, faire payer y compris les familles en leur retirant des aides de la région s'ils ont participé. Il y a aussi cette loi casseur-payeur qui va arriver au Sénat avec l'idée que

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si vous avez collectivement été dans un moment où il y a la case d'un abribus, vous êtes collectivement responsable et vous allez collectivement payer. Oui

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il y a 10 types masqués qui foutent le bordel, qui s'en prennent au CRS ou qui cassent un abribus. Comme on ne peut pas dire toi tu es on ne sait pas si c'est vraiment toi qu'il a fait personnellement des 10 tu t'en sors tu passes entre les gouttes mais bien sûr que non enfin attendez il y a eu des lois avant où on collectivement quand tu participais à une action ensemble tous ensemble à faire des destructions tu payais tous ensemble. Et on partage la facture entre tout le monde, ça a eu lieu jusqu'en 1981. Exactement. C'est Mitterrand qui a supprimé ce système-là. Oui, il faut faire payer un certain nombre de familles. Pardon, moi je suis maire depuis 12 ans. Il y a un moment donné où, comment vous dire, la concertation, le médiateur.

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Attends, moi j'en ai chez moi des médiateurs qui vont voir un certain nombre de familles. Madame, il y a un certain nombre de familles où la médiation ça sert à rien. Si tu tapes pas au portefeuille, tu n'y arrives On fait comment pour taper au portefeuille ? On enlève les allocs. C'est les allocations, c'est que les allocations. Hier je vous disais, je ne sais pas si je vous l'ai dit ou si on en a parlé, hier il y a un gamin qui a jeté un cocktail Mottof chez moi sur une voiture de police secours il a 13 ans madame 13 ans je demande évidemment je suis le maire je demande qui c'est ce gosse donc j'ai pas à dire son nom ça n'a aucun intérêt le policier qui me dit « Ah, monsieur le maire, on connaît bien la famille. Ah, on connaît bien la famille dans le trafic de drogue.

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Et qu'est-ce que je fais ? Je vais aller discuter avec la famille en disant « C'est pas bien. Ah, ce n'est pas bien qu'il jette un cocktail Molotov sur une voiture de secours. Qu'est-ce que je fais ? Je lui coupe les allocations familiales. » Vous pouvez, vous en avez le pouvoir ? Attendez, théoriquement, j'en

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trois ans à obtenir de le faire. Trois ans ! C'est-à-dire que théoriquement, vous avez le droit de le faire, mais s'il y a procédure, la procédure vous met des bâtons dans les roues. Absolument ! Ce jeune, est-ce qu'il a été identifié ? Est-ce qu'il a juste la police qui veut ça ? Est-ce qu'il a été arrêté ? Non, non, non. Là, il a été identifié, il est en garde à vue et tout, parce qu'il a juste un peu plus de 13 ans et vous savez qu'à partir de 13 ans, tu peux attendre. Il ne pourra pas être en comparution immédiate, mais il peut effectivement être arrêté. Bien sûr ! Et vous sanctionnez pas la famille ? Elle est où il est le père, où elle est la mère. Mais ça veut dire quoi ? Ça veut dire que là, typiquement, cette famille-là,

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s'ils sont dans des logements sociaux, vous allez les en sortir ? Absolument ! S'ils touchent des allocations, vous allez les en sortir ? Mais je veux le faire ! Je veux le faire ! Le problème, c'est qu'il ne s'agit pas seulement de me donner les moyens théoriques de le faire, madame. Mais qu'on ne m'emmerde pas en me disant « Ah oui, mais attendez, il faut que ce soit ça, ami, il faut que ce soit jugé définitivement ». Vous avez pour trois ans un des drames de la justice. Vous savez pourquoi les gens n'y croient plus à la justice ? Parce qu'entre le moment où tu as fait une connerie et le moment où tu es sanctionné ou en l'occurrence ta famille sanctionnée, c'est tellement long que les gens te disent « Mais regarde, il est en face de moi et c'est toujours mon palier, mon voisin de palier.

13:55

Mais qu'est-ce que vous foutez ? Il me demande, les gens. » – Robert Ménard, hier Sébastien Lecornu certes n'a pas donné grand-chose aux lycéens mais il a annoncé qu'il allait libérer 10 % des stocks stratégiques de gasoil, 10 millions de baril pour faire baisser mécaniquement les prix, il espère de 12 à 18 centimes d'ici novembre. Bonne nouvelle ? Mais bien sûr, c'est une bonne nouvelle. Je suis sidéré. Moi, je ne vote pas pour ces gens-là. Mais attendez, les gens chez moi, ils seront contents, le diesel, de le payer 12 ou 18 centimes par billet. Centimes, c'est pas la même chose. Moins cher. Bien sûr, c'est une bonne nouvelle. C'est pas suffisant. Je veux bien qu'on m'explique comment on fait. Comment on fait ? Attendez, combien on a dépensé quand c'était...

14:40

Quand il y a eu la dernière fois qu'il y a eu une crise, on a dépensé, vous vous rappelez, au moment des Gilets jaunes, 70 milliards, vous les avez où, les 70 milliards ? Où on les a ? On ne les a pas. Moi, je veux bien, j'entends là encore, mais c'est ce que vous dites. – Là, évidemment, ça ne coûterait rien à court terme. Il va falloir quand même les rétablir, ces stocks stratégiques. – Et ça va coûter. Non, pourquoi je vous dis ça ? – Ça ne va pas coûter à l'État, je précise que ces stocks stratégiques, ils sont sous la houlette de l'État, mais c'est une délégation de services publics, comme on dit. C'est-à-dire qu'il impose aux différents distributeurs de constituer ces stocks et c'est l'État ensuite qui autorise ou non à les libérer. C'est du gazoil qui n'appartient pas à l'État.

15:17

Non, et puis il est géré par une entreprise publique mais pas l'État. Attendez, ce que j'essaye juste de vous dire, que sur là aussi, moi je dis pas que c'est parfait Évidemment pas. Je dis juste, je vais m'abstenir ici de faire, vous savez, l'espèce de chapelet quand on est interrogé par des gens comme vous, de tout ce que je ferai demain, que je n'ai jamais fait les années précédentes et que je vous garantis, je ne ferai pas plus dans six mois parce que je n'aurai pas plus d'argent dans six mois. C'est comme les gens, vous savez, qui vous disent « Ah mais attendez, mais même, y compris la droite, y compris la droite. » C'est pour vous dire, je ne passe pas que de la gauche. Non, non, non, on ne va pas demander, on ne va pas faire payer plus d'impôts.

15:59

Mais bien sûr qu'on va faire payer plus d'impôts et à tout le monde ! Et à tout le monde ! Et on va faire plus bosser ? Tout le monde ? Tandé, sinon, comment on fait vous croyez vraiment que la retraite, on va la ramener à 62 ans mais c'est un mensonge éhonté, c'est un mensonge éhonté. Donc pour vous, le projet notamment de contre-budget du Rassemblement National, c'est un mensonge Mais attendez, c'est dire D'abord, annoncer un certain nombre de choses Qu'ils ne feront pas, ça coûte rien De dire ça, vous savez pourquoi ? Parce qu'ils feront Comme ils le font toujours Une fois au pouvoir, s'ils arrivent, vous pourrez dire Ah mais la situation est bien plus grave donc en fait ce sera comme les autres maintenant et aujourd'hui aujourd'hui

16:37

si tu comptes et le rn il continue à faire les propositions démagogiques qui fait dans un certain nombre de terrains y compris attendez mais attendez on va arriver après deux 3 % de croissance. Ils promettent 1 ,8 % de croissance et ils promettent de retomber sous les 3 % de déficit voire même d'arriver à 2 ,5 en 2032. Mais Mais vous y croyez un instant ça ? croyez ? C'est-à-dire que je me dis déjà les 1 ,8 % de croissance. J 'avoue que tout le monde en rêve. Aujourd'hui, on est quasiment à zéro. Ils sont où les 1 ,8 % ? Moi, je peux faire un budget en gagnant. veux dire, vous savez, à la maison, je peux dire tiens, l'année prochaine, au lieu de gagner tant d'argent, je vais gagner triple. Donc ma chérie, on va pouvoir changer de voiture puisqu'on va gagner le triple d'argent.

17:21

Mais ça ne tient pas debout. Les gens, ils savent que ça ne tient pas debout. Mais il y a une telle exaspération des macronistes à juste raison qu'il y a un vote. Vous êtes toujours du côté de Bruno Retailleau, vous êtes toujours soutien de Bruno Retailleau aujourd'hui. C'est lui votre candidat ? Ce n'est pas mon candidat. J'ai jusqu'à preuve du contraire, j'en appelle à à voter personne, on sort des législatives, c'est naturel. Je n'appelle pas à voter, ce n'est pas mon rôle. J'ai beaucoup d'amitié, beaucoup d'admiration pour lui. Je trouve qu'il a une parole forte, qui ne change pas d'avis comme de chemise, qui n'est quand même pas tout à fait rien, mais aujourd'hui, il manque quelque chose. Enfin, je ne suis pas aveugle. Moi, je ne suis pas au LR et ce n'est pas parce

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que je ne suis plus un copain avec lui que je ne vois pas les choses. Je le lui dis. J'ai dit écoute, il y a quelque chose qui ne fonctionne pas ou pas assez. Il faut que les des gens. Il y a un programme et puis il y a une façon, alors j'aime pas le mot, c'est galvaudé, incarnée, c'est-à-dire, pardon madame, vous dites d'un certain nombre de choses, mais les gens, ils vous voient. Et un homme politique, c'est exactement la même chose. il le voit, il y a une façon d'être et tout, il faut que je ne sais pas quoi il faut la vista j'essaie de comprendre attendez, je ne sais pas, pas plus que vous je me dis tiens, il manque quelque Il faut peut-être qu'il soit plus ouvert aux gens, moins refermé sur lui. Mais sur les idées, vous estimez qu'aujourd'hui, c'est le plus proche des vôtres Ah oui,

18:41

mais en même temps je suis capable de dire et je lui ai dit donc je vous le dis à vous quand il a eu l'idée saugrenue plus saute que grenu de dire on va interdire, il faudrait peut-être se poser la question d'interdire la France insoumise mais ça n'a pas de sens. On On va interdire la France insoumise. Je lui ai dit, je lui ai dit, mais t'es tombé sur la tête. Tu vas interdire la France insoumise. Tu gueules parce qu'il y a un certain nombre de gens qui disent il fallait interdire, puisque je suis dans une télé, CNews, quoi que tu penses de CNews, je suppose que comme moi, vous n'avez pas envie d'interdire un concurrent à vous. Pour moi, la question aujourd'hui, c'est la question de la démocratie. Ben voilà, mais c'est pareil. Je vous dis ça parce que là, on est à la télé.

19:16

Vous ne me diriez pas « Tiens, c'est mes concurrents, je vais les interdire. donc ça vous lui avez dit et quand c'est dans un parti politique d'opposité, et à LFI j'en pense que du mal, posez-moi trois questions sur LFI, mais je vais pas interdire la France insoumise Robert Ménard le patron des patrons, Patrick Martin, à qui la question est-ce que vous fuiriez si la France insoumise arrivait au pouvoir ? A répondu physiquement peut-être pas, la question se pose pas mais financièrement peut-être et il parle d'un pays qui serait dangereux si la France insoumise est arrivée au pouvoir ? – Je pense que la France insoumise demain au pouvoir, ça va faire fuir des gens, bien sûr. – Ça va faire fuir les gens ? – Bien sûr, un certain nombre de gens qui ont de l'argent et tout, bien sûr.

19:55

– Mais est-ce que la France insoumise s'en désolerait peut peut-être pas. J'ai posé la question à Clémence Guettet ce matin qui était mon invité sur RMC. Elle disait « c'est pas grave, on trouvera d'autres patrons ». Ah ouais écoutez, je vais vous raconter hier j'étais à une exposition Gustave Fayet. Pourquoi je vous le cite ? Parce que Gustave Fayet, il est né à Béziers. Et donc c'est un peintre et un collectionneur. C'est fait à la fondation Vuitton. S'il n'y a pas des milliardaires pour faire un lieu comme ça, il n existe pas. Moi je ne suis pas dans l'envie. Je dis les gens qui ont beaucoup d'argent, il va falloir, et là je diffère d'une partie de la droite y compris de Bruno Rotaio, il va falloir leur demander plus d'argent. Plus d Mais il ne faut pas les faire fuir.

20:39

Il faut juste un truc qui s'appelle tout con, le bon sens entre oui vous gagnez beaucoup d'argent. Je voudrais que vous mettiez tous une petite pièce dans une tirelière quand vous dites le mot bon sens et puis à la fin je serais très très riche. Attendez pardon, non je ne laisse papa dire ça. Je suis mère. Vous revendiquez tous d'avoir du bon sens mais vous n'avez pas visiblement le même. Non non, le bon sens c'est être capable de dire non non là c'est trop facile ce que vous faites-là. Le bon sens, c'est quoi ? C'est de dire qu'un type de droite a raison, tu dis qu'il a raison et qu'un type de gauche, tu dis qu'il a raison. Ça, ça s'appelle l'honnêteté. Quoi ? Alors, on ne l'appelle pas avec le même mot mais c'est exactement la même chose. Merci beaucoup, d'avoir répondu à mes questions.