Lisnard - Retailleau : entendez vous dans la campagne !
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Chapitres
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:23Chiffre
« David Lisnard a fait trois fois plus que François Hollande, un ancien président de la République »
- 2:41Fait
« Retailleau promet le retour de l'autorité, Lisnard promeut le souffle de la liberté »
- 2:41Chiffre
« les deux sont d'accord à 98 % et ils sont même complémentaires »
Temps de parole
- ?100 %
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7h-9h, Europe 1 Matin. L'édito politique sur Europe 1 avec Le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet de Villers. Bonjour Dimitri, bonjour Anissa, bonjour à tous. se plonge avec vous ce matin dans ce sondage Ifop donnant David Lisnard à 6 % devant Bruno Retailleau et Gabriel Attal. Ça agite la droite évidemment. C'est un petit score apparemment aux gros effets. Est-ce que vous pouvez nous dire ce qui est en train de se ? Bah, il se passe à droite ce qui vient de se passer à gauche, hein. Nous en parlions lundi matin, la gauche qui ne veut pas de Mélenchon cherchait son champion, elle l'a trouvé avec Raphaël Glucksmann. La droite qui aimerait éviter Le Pen cherche son héros. Elle s'est partagée jusqu'ici entre Édouard Philippe sans enthousiasme et Bruno Retailleau avec une une réelle estime
pour son intégrité, sa force de conviction, sa trempe d'homme d'État, mais un doute grandissant sur sa capacité d'entraînement. Et cette droite qui se tourne désormais vers David Lisnard trouve en lui plusieurs choses. Le plaisir de la nouveauté, l'assurance d'une rupture totale depuis qu'Emmanuel Macron a été élu, Lisnard n'a jamais fricoté avec lui, il n'a pas été son ministre, le goût d'une certaine liberté puisque le maire de Cannes a soutenu franchement Éric Ciotti à la mairie de Nice et qu'il s'affiche sans complexe avec Sarah Knafo et enfin quelque chose qui ressemble à un élan. Ce petit sondage est intéressant parce qu'il est la cristallisation de ce que tout électeur de droite sent depuis quelques semaines au sujet de David Lisnard. Il y a eu d'abord une curiosité, puis un
intérêt et pour les dizaines de milliers de Français qui adhèrent à son mouvement Nouvelle Énergie, un véritable enthousiasme. Je vais vous donner un élément très concret, hein. Lisnard était le deuxième invité de l'émission Empreinte que j'anime au Figaro. C'est une conversation en long format où vont venir tous les candidats. Avec 2,5 millions de vues sur tous les réseaux sociaux confondus, David Lisnard a fait trois fois plus que François Hollande, un ancien président de la République. Alors, faut évidemment se méfier des bulles numériques. Mais quand on retrouve le même phénomène dans les conversations sur les réseaux sociaux et maintenant dans une enquête d'opinion, c'est qu'il se passe vraiment quelque chose. On pourrait comparer cela au succès d'un livre ou d'un film. La
campagne ne suffit pas s'il n'y a pas de bouche-à-oreille qui vient avec. Et cette alchimie du succès dans la fiction existe aussi dans l'ordre politique. Mais donc David Lisnard qui dépasserait Bruno Retailleau, qui serait en quelque sorte le nouveau Macron d'une certaine manière, c'est une ? Bah, c'est une anticipation téméraire et très hasardeuse. On parle pour le moment de pourcentage minuscule. Donc nous avons un candidat lancé depuis des mois, Bruno Retailleau, avec un programme solide, une équipe structurée, une expérience reconnue. Et David Lisnard est très présent, oui, depuis la rentrée. Il a lui un discours percutant sur la démocratie et sur l'impuissance publique. Il a une fan base très active aussi et une authenticité qui nous sort du cadre politicien. Sur le fond, les
deux sont d'accord à 98 % et ils sont même complémentaires. Retailleau promet le retour de l'autorité, Lisnard promeut le souffle de la liberté. Humainement, il y a pas de contentieux entre eux, il y a même une estime mutuelle. On pourrait donc éviter un de ces affrontements débiles et stériles dont la droite a le secret. Alors l'un à 6 % l'autre à 5, ça va quand même pas très loin si on met les deux bout à bout, hein. Bah, dans ce cas, oui, ça finira chez les Lilliputiens. Mais si on additionne, en revanche, on voit un potentiel de plus de 10 % sans compter les trois ou quatre points qui sont chez Éric Zemmour. Alors si on ne fait pas confiance à l'arithmétique des sondages, à la dynamique de la politique, si l'on ne parvient pas à s'entendre, à composer
un ticket, il y a une chose en magasin qui s'appelle la primaire. À gauche, elle a donné un élan à Raphaël Glucksmann et les effets sont immédiats. L'intronisation de Glucksmann compromet les chances de Gabriel Attal et effrite déjà le socle électoral d'Édouard Philippe. On connaît tous les arguments des stratèges qui écartent la primaire. Mais quand il n'y a pas d'évidence, quand il y a une forte concurrence, l'élection peut être une providence. Donc primaire ou ticket, c'est comme ils veulent. Mais Lisnard et Retailleau ont une obligation, celle que leur lancent les électeurs de droite, entendez-vous dans la campagne. L'édito politique sur Europe 1. Merci Vincent Trémolet de Villers. A la une du Figaro ce jour, la contribution à l'Europe s'invite dans l'élection
présidentielle. Merci Vincent, bon weekend.