Conférence de Valérie Pécresse, présidente de la région Île de France, à CentraleSupélec
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 66 %Attaque 24 %Défensif 10 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 18:07Invité politiquePromesse
« Je vous propose de voter des règles d'or pour empêcher le parlement de voter n'importe quoi. »
- 19:27Invité politiquePromesse
« On indexe l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie ou à l'espérance de vie en bonne santé. »
- 22:22Invité politiqueChiffre
« L'agence de notation FIT a abaissé la note souveraine de la France de AA- à A+ soulignant une polarisation et une fragmentation croissante de la vie politique. »
- 39:25Invité politiqueFait
« J'ai fait HC, j'ai commencé par faire une école de commerce et puis après j'ai fait l'ENA. »
- 46:45Invité politiqueChiffre
« Le ticket unique à 2,50 € pour tout le monde. »
- 59:08Invité politiquePromesse
« On a mis 300 millions d'euros sur la table pour financer le vif. Pourquoi ? Parce que je pense que parce que notre objectif c'est de tripler l'usage du vélo en Île-de-France et je pense que le vélo électrique est un game changer total sur l'usage du vélo. »
- 59:50Invité politiqueFait
« Le vélo électrique est un game changer. On peut faire du vélo taf en Île-de-France. On peut faire du vélo, du vélo au quotidien, de l'intermodalité vélo dans les gares où on va mettre 120000 places de parking vélo. »
- 1:01:14Invité politiqueChiffre
« Ce bâtiment bénéficie d'une participation de la région à hauteur de 35 millions d'euros pour un total de 90 millions d'euros. »
- 1:01:55Invité politiqueFait
« Le Grand Paris Express a été financé avec une taxe dédiée pour le Grand Paris Express, donc pas par la région et pas par l'État. Il a été financé par les Franciliens qui payent une taxe. »
- 1:02:39Invité politiqueChiffre
« Le métro, je vous ai dit qu'il coûterait 150 millions à peu près. C'est nous qui payerons la région, le les nouveaux métro, le matériel. »
Temps de parole
- Valérie Pécresse99 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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[Musique]
Même si ce n'est pas bon pour lui, il dit ce qu'il pense et c'est ça qu'il a faillir. Le courage est toujours une vertu et en plus c'est un atout. Et c'est ça qu'il faut faire comprendre au public, qu'il y a des faits qui sont vraiment très solides et c'est perdre son temps que de les remettre en cause. Et par contre, il y a des choses sur lesquelles on est en train de chercher. Il y a des bas et ça progresse. Et moi, mon inquiétude, c'est de voir à quel point la diplomatie a tendance à devenir un élément de la politique de communication des États alors que ça devrait être un outil au service de grandes ambitions, de paix, de justice.
À droite, on a beaucoup besoin de modèles de femmes qui réussissent en politique. On en a quelques-uns. On a madame Alomarie, on a madame Bachelot, on a Christine Boutin et on aura madame Dgress bientôt. Ben, j'aimerais bien. Ministre de l'enseignement supérieur, ministre du budget porte-parole, Valérie PCES prend du galon. Souvent jugée trop scolaire, elle fait de cette faiblesse présumée une force. En 2015, elle fait basculer à droite la région Île-de-France. C'est presque une leçon de vie, hein. J'ai échoué, je me suis relevé, j'ai travaillé et à la fin au bout euh il y a eu le succès. Valérie 69326 voix 60,95 61 %. Elle était annoncée favorite.
La voilà officiellement candidate des républicains pour 2022. La droite républicaine est de retour au quartier général ce soir à la maison de la chimie de la candidate Valérie PCres. J'imagine que le mot déception est faible. C'est une litode ce soir. Ce soir, le réflexe du vote utile a joué à plein et le peuple de France a voté et son verdict s'impose à nous. Aujourd'hui, le sujet c'est celui de la propreté. Moi, je veux une région propre et rien de tel qu'une femme pour faire le ménage.
[Applaudissements]
Bonsoir mesdames messieurs et bienvenue à la première conférence de l'année de Symposium. Ce soir, nous avons la chance et l'honneur d'accueillir une personnalité majeure de la vie politique française dont le parcours et les engagements raisonnent tout particulièrement avec les grands débats de notre temps. Madame Valérie PCR. Avant d'aborder les thématique de ce soir, laissez-moi vous présenter notre invité. À l'image des haut fonctionnaires français, le parcours de madame PCR est sans accro. Diplômé d'HC et de l'ENA, Valerie PCRES a choisi très tôt de mettre son énergie et ses compétences au service de la vie publique.
Elle entame sa carrière au Conseil d'État avant de rejoindre la vie politique comme chargée de mission sous Jacques Chirac. Député des Yvelines dès 2002, elle accède à des fonctions ministérielles en 2007 comme ministre de l'enseignement supérieur et de la recherche puis comme ministre du budget et porte-parole du gouvernement en 2011. À ces postes clés, elle s'engage notamment pour l'autonomie des diversités, la modernisation de la fonction publique et la rigueur dans la gestion des finances de l'État. Madame Pécrè semble très tôt vouloir se concentrer davantage sur la politique régionale et la vie des Franciliens.
Dès 2010, elle entre au conseil régional d'Île-de-France où elle crée des groupes de débats d'idées, prend des projets de loi et de réforme afin d'augmenter les aides sociales dans les lycées, moderniser les transports, lutter contre la fraude et entreprendre le projet Grand Paris. En 2015, elle est élue présidente du conseil régional d'Île-de-France et porte devant les Franciliens sa vision non pas que d'une région mais un état plus sobre, d'un enseignement plus exigeant et d'une République plus forte. Madame Pécrè, c'est ainsi une femme politique d'expérience qui a fait de l'action publique son fil rouge.
Son parcours illustre la continuité d'un engagement concilié responsabilité économique, rigueur éducative et vitalité démocratique. Ce soir, nous allons essayer d'analyser vos engagements, madame Pécrères, et de profiter de votre expérience afin de mieux comprendre les enjeux de notre temps et les grandes difficultés auxquelles notre génération devra faire face. Car oui, la France est en proie des turbulences politiques, économiques et sociales indéniables. Dissolution, motion de censure et vote de confiance ne suffisent plus à rendre notre France gouvernable. Les problèmes auxquels nous nous sommes confrontés semblant bien plus profond que cela.
Nos gouvernements tombent et parfois très très vite. Est-ce un dysfonctionnement du système, une mauvaise passe démocratique ou un aveuglement collectif avant même de chercher à les résoudre ? C'est notre rôle en tant que jeune citoyen de chercher à les comprendre, les analyser. Je vous invite donc à écouter l'intervention de madame Péc, à apprendre et à questionner, à réfléchir et à critiquer, en un mot, à faire vivre le débat démocratique qui nous est si important.
[Applaudissements]
Cher public, bonsoir. Madame Pécrè, bonsoir. Merci encore. Bonsoir. Oh là, c'est fort mon micro. Merci encore d'avoir accepté notre invitation. Avant de débuter notre échange, voulez-vous réagir en quelques mots au discours introductif de Maxime ? Alors, il manque quelque chose dans votre film. Est-ce que vous savez que c'est grâce à moi si vous êtes ici ? Parce que quand j'étais ministre des universités, j'ai fait non seulement la réforme de l'autonomie des universités, mais on a créé ce formidable campus du plateau de Saclet.
Je voudrais saluer le président de l'université Paris Saclet, Camiille Galap, qui était déjà un de mes complices d'autonomie à l'époque et le directeur de l'école centrale. À l'époque, l'école centrale hésitait, je ne sais pas si monsieur Souberan était déjà là, l'école centrale hésitait entre partir entre salier avec avec HC et s'aller avec les secs et donc le mais en tout cas certainement pas à quitter Châé Malabri. Et donc c'est moi qui ai dit mais si on fait sa clé il faut que tous ceux qui participent au à l'école enfin à l'université de sac soit sur le plateau et donc il faut que Centrale quitte Châabri et vienne sur le plateau parce qu'il faut que Centrale soit sur le plateau.
Et finalement Central a décidé de s'allier avec Supé et de venir sur le plateau mais au départ l'idée était pas du tout dans les dans les tablettes. Donc ce campus magnifique et splendide un petit peu à moi que vous le devez. Voilà.
[Applaudissements]
Alors quand nous avons commencé à rédiger nos questions, beaucoup commençaient par le premier ministre François Baou et puis à coup d'un vote de confiance assez audacieux, nous avons reformulé le premier ministre Sébastien Lecornu et hier nous avons repris nos questions qui en fait aucune d'entre elles ne commence par le premier ministre puisque comme vous le savez Sébastien Lecnu a remis hier sa démission à Emmanuel Macron qu'il a accepté. Alors, j'ai trois questions pour vous. Que se passe-t-il au sommet de l'État ? Quelle responsabilité le parti les Républicains tient dans cette imposition du socle commun et comment LR va se positionner dans la suite de la vie politique ?
D'abord, je pense qu'il faut il faut remonter au commencement de de ce qui est en train de se passer aujourd'hui. Et le commencement, c'est c'est la présidentielle de 2022. Vous avez vu le score que j'ai fait qui montre que je n'avais pas vraiment trouvé mon public dans cette élection, mais en réalité dans cette élection, il y a eu une tripartition de la de la classe politique qui s'est faite autour du du scrutin au suffrage universel du de l'élection du président de la République. Une tripartition.
D'un côté, c'était Mélenchon qui était le candidat leader de la gauche, donc l'extrême gauche, de l'autre côté l'extrême droite et au milieu Emmanuel Macron qui était le président sortant et qui a énormément bénéficié d'un effet d'abord Covid he parce qu'on sort on était encore dans le Covid en janvier puis ensuite guerre en Ukraine, chef de guerre. Donc il y a eu une tripartici tripartition et comme au présidentiel il y en a que deux qui sont sélectionnés, il y a eu un vrai réflexe de vote utile en faveur de d'Emmanuel Macron d'une partie de la droite.
Et je pense que en 2022, ce qu'Emmanuel Macron n'a pas compris, c'est qu'il devait une partie de son élection à la droite républicaine, celle qui refusait les alliances avec le Front National. Il l'a pas compris. Et ensuite, il y a eu les législatives et aux législatives et bien la réalité a repris ses droits. C'est-à-dire qu'Emmanuel Macron n'a pas eu de majorité absolu. Donc il a il a fait un début de mandat en 2022 sans majorité absolue avec la droite qui lui aurait permis d'avoir la majorité absolue mais avec laquelle il ne voulait pas s'allier et donc sans majorité absolue.
pendant entre 2022 et 2024, ça s'est géré qu'à un cas parce qu'il n'avait pas de majorité absolue, mais comme la droite républicaine, bah elle est responsable, bon, on a quand même voté tout ce qu'il fallait voter, tout ce qui allait dans le bon sens et cetera. Donc ça c'était jusqu'en 2024. Puis en 2024, il y a eu les européennes les européennes où la tripartition c'est c'est encore accrue. Alors là aux européennes, c'est un peu différent parce que comme il y a qu'un seul tour, tout le monde a voté un peu n'importe quoi. Il y avait pas vraiment d'enjeux. Donc chacun a voté un peu ce qu'il voulait.
Donc on s'est retrouvé avec le RNER, on s'est retrouvé avec plein de parties qui avaient des qui avaient des voies et puis le socle de Macron qui s'effritait. Et la réponse qu'il a donné à ces européennes à mon avis était pas la bonne. En réalité, qu'est-ce qu'il y avait en 2024 au moment des européennes ? Il y avait une possibilité parce que c'était monsieur Gluxman qui à l'époque représentait la gauche et que monsieur Gluxman avait clairement dit que il n'était pas un allié de la LFI. Il y avait il y avait clairement à ce moment-là la possibilité de dire "Je tends la main à la droite républicaine qui a voté quand même 60 ou 70 % de tout ce que j'ai présenté.
Je tends la droite la la main pardon à la gauche sociale-démocrate, celle qui se reconnaît dans la candidature aux européennes de monsieur Gluxman. Et avec toute cette palette là, je fais un gouvernement. Mais il était pas obligé pour ça de dissoudre l'Assemblée nationale. Il suffisait de les appeler au gouvernement et de faire un gouvernement qui aurait eu la majorité à l'Assemblée nationale puisque droite plus euh modè horizon en marche, ça avait à l'époque une majorité à l'Assemblée et on aurait peut-être même pu décrocher quelques socialistes.
Donc en fait l'idée c'était de faire ce gouvernement qui l'appelle aujourd'hui de ses vœux, qui l'a appelé de ses vœux avec Michel Barnier, avec François Baou, avec avec Sébastien Lecornu en fait faire ce gouvernement mais sans dissoudre parce que la majorité elle était elle existait. Mais je ne sais pas pourquoi en 2024 le président a décidé de dissoudre. Je ne sais pas qui lui a conseillé de le faire. Je ne sais pas pourquoi on lui a conseillé de le faire.
Si il avait pris mon avis, ce qu'il n'a évidemment pas fait, je lui aurais dit que moi j'avais une expérience de la dissolution, c'était celle de Jacques Chirac et que je m'en souvenais comme si c'était hier et que la dissolution c'était la pire des solutions. Pourquoi la dissolution c'est la pire solution ? Parce que entre deux élections présidentielles, on prend toujours un certain nombre de décisions impopulaires et que quand on prend des décisions, ça s'appelle gouverner. Vous voyez quand les socialistes gouvernaient le pays, François Hollande, ils ont fait une réforme des retraites. Aujourd'hui, ils sont dans l'opposition, ils disent qu'ils sont contre.
Ce qui vous montre que quand on est au gouvernement, on est quelquefois obligé de prendre des décisions responsables et impopulaires. Et donc pour en revenir à Macron, il avait pris évidemment quelques décisions qui étaient qui étaient impopulaires et donc il s'exposait en dissolvant surtout après le score de son camp au de sa famille politique au aux élections européennes. Il s'exposait à à une nouvelle défaite plus cuisante que celle de 2022.
Et en fait euh je pense qu'on aurait été nombreux à lui dire qu'il fallait faire attention mais il y a eu un espèce de d'effet coup de poker avec cette dissolution et c'est finalement cette dissolution qui a provoqué la situation dans laquelle on est qui est une situation mais vraiment indébrouillable pour ne pas le dire euh pour pas dire des gros mots. J'imagine qu'on est filmé à l'antenne. Donc donc l'idée c'est c'est complètement indémerdable cette situation. C'est indémerdable parce que il y a pas il y a pas de majorité.
Il y a pas de majorité et il y a des camps qui se sont un petit peu radicalisés aussi, il faut quand même le dire et notamment le Parti socialiste qui s'est radicalisé, qui ne veut pas être associé à j'allais dire à la politique qu'il faut malheureusement faire pour le pays qui est une politique de réduction des dépenses publiques, qui est une politique d'équilibre du régime des retraites, qui est une politique compliquée à faire, une politique de remise en ordre à nos frontières, dans la rue.
Voilà, c'est des politiques qui sont plutôt des politiques de droite et dire que le pays est à droite aujourd'hui, c'est un euphémisme parce que maintenant il est même plutôt à l'extrême droite, vous voyez. Donc c'est compliqué cette situation et moi je ne suis pas certaine qu'on arrive à trouver un chemin de non censure. Et or on a besoin d'un budget. On a besoin d'un budget voté pour pour janvier. Et on a surtout besoin que ce budget il donne les bonnes les bonnes lignes directrices. Les bonnes lignes directrices, c'est quand même de faire mieux avec moins d'argent. Voilà.
Et ça, pour faire mieux avec moins d'argent, faut des ministres très solides qui ont l'habitude de gérer l'argent public et il faut une volonté au niveau de l'État qui accepte de prendre des décisions impopulaires. Et tout ça aujourd'hui, on ne l'a pas. Donc on est dans une situation qui est très difficile. Alors, on nous dit il faut redissoudre. Bah moi, j'ai l'habitude, vous savez, il m est arrivé dans ma vie de faire beaucoup de bêtises, mais je trouve que ça fait partie de la vie. Et moi, je trouve que si on n'ose pas, si on essaye pas, on gagne jamais. Voilà, on gagne jamais. On a une vie on a une vie certainement plus calme.
On a une vie certainement moins moins dure, mais on a une vie aussi beaucoup moins exaltante avec beaucoup moins d'adrénaline. Bref, je suis une intrépide et je veux le rester. Mais je pense que quand on fait une bêtise une fois, faut apprendre de sa bêtise. Faut essayer de pas refaire la même deux fois, vous voyez ? Et là, redissoudre, je pense que le résultat serait encore pire que la deuxième fois que le premier. Donc c'est pour ça que j'ai dit que moi il me semblait que soit on trouvait ce chemin de non censure en dialoguant avec les partis là pour l'instant ça a l'air mal barré soit euh il fallait envisager alors il y a de toute façon faudra un retour aux urnes.
Moi, j'avais proposé quelque chose d'un peu innovant mais qui retrouve pas non plus son public c'était que le président fasse des référendums. C'est-à-dire qu'il reviennent au peuple et qui disent au peuple, "Écoutez, voilà, on est vraiment dans la panade. Personne ne veut au parlement voter ce qu'il faudrait faire." Donc moi, je vous propose de voter des règles d'or pour empêcher le parlement de voter n'importe quoi. Des règles d'or comme celles qu'il y a dans les collectivités locales, vous savez peut-être, mais dans les villes, dans les communes, dans les départements, dans les régions, on peut pas voter un budget en déficit de fonctionnement. C'est interdit. C'est interdit.
les déficits, c'est la règle d'ordre des collectivités locales. Donc nous, on a un budget et on doit dépenser notre budget. On peut s'endetter mais on peut s'endetter que pour faire des investissements parce que c'est normal, on s'endettete pour faire de l'investissement puis après à la fin on rembourse l'investissement et tout va bien. Donc nous on a les règles d'or. Donc j'ai dit mais ce serait peut-être bien de faire des référendums pour demander aux Français s'il serait prêt à avoir des règles d'or. Voilà que la sécurité sociale chaque année, elle soit en équilibre, elle soit votée en équilibre. Ça veut dire que on dépense ce qu'on a comme recette.
Alors, ce serait un changement tellurique, hein, pour la sécurité sociale française, mais ce serait pas mal de de voter cette règle d'or. Une autre règle d'or, c'est pour les retraites. Dire que les retraites ne s'équilibrent que si bah là aussi les recettes sont égales aux dépenses.
Donc est-ce qu'on pourrait pas se faire une règle d'or qui existe dans 40 % des pays de l'OCDE qui dit on indexe l'âge de départ à la retraite à l'espérance de vie ou à l'espérance de vie en bonne santé si on veut même on l'indexe si l'espérance de vie en bonne santé augmente on augmente l'âge je départ la retraite à du concurrence et pourquoi pourquoi le faire comme ça par exemple on gagne 3 mois d'espérance de vie on on travaille un mois de plus pourquoi parce que si Ça enlève de la conflictualité, ça enlève de la politisation et ça remet, j'allais dire, du bon sens dans la politique. Il y a plus de bon sens dans la politique. Il y a plus que de la démagogie.
Il y a plus que de l'électoralisme. Il y a plus que du clientélisme. Je donne un exemple régional, le passe navigo. Je suis sûr que si je si je vous laisse me poser votre première question, vous allez me dire "Mais madame PCR, pourquoi le passe navigo est pas gratuit ? Non, quand même pas. Vous êtes à centrale. Ben oui. Non, non, je dis ça parce que le problème c'est que il y a en économie, il y a quelque chose qui s'appelle le prix et puis il y a quelque chose qui s'appelle le coût. Et ben si vous êtes bon gestionnaire, le prix c'est le coût et en plus dans le public vous faites pas de marge. Donc c'est le prix. Le prix c'est le coût sans marge. C'est le coût complet.
Ça c'est la bonne gestion. Et ben, je suis certaine que vous avez plein de gens qui font plus ou moins de la politique qui sont venus vous dire que bah non, madame Péc, elle pourrait quand même faire le passe navigo gratuit, ce serait quand même vachement mieux. Mais qui payera à la fin le coût ? Comment vous allez faire la ligne 18 qui va coûter 150 millions d'euros en coût d'exploitation si vous payez pas le ticket ? Voilà. Et donc le sujet aujourd'hui c'est de se mettre des règles d'or. Il y a plus que de la démagogie dans la politique. Il y a plus que de la démagogie. Et là l'année prochaine, je vais être obligé de l'augmenter. Je vous le dis tout de suite hein, Scoup.
Je vais être obligé de l'augmenter. Mais mais pourquoi chers amis ? Vous avez peut-être des cours d'économie quand même à Centrale, rassurez-moi parce que ça m'inquiète que il y en a qui eu. Je vais l'augmenter. Vous savez pourquoi ? Parce qu'il y a quelque chose qui s'appelle l'inflation. L'inflation. C'est fou hein cette notion économique. L'inflation c'est la hausse des prix. Et quand tous les prix augmentent et bien nous nous sommes obligés d'augmenter aussi nos prix. Pourquoi ? Ben parce que on va devoir payer l'électricité plus chère pour faire rouler les trains. Parce qu'on va devoir augmenter les salaires à cause de l'inflation. Et donc bah on sera obligé coût égal prix.
Prix égal coût. On est obligé d'augmenter les prix. Pardon. Et moi j'en ai fait ma marque de fabrique. Alors certains disent que je suis scolaire. Bah oui. Si être scolaire c'est vous dire la vérité. Alors les amis, je serai scolaire jusqu'au bout de ma vie. Voilà. et je vous invite à être très scolaire dans vos vie professionnelles parce que c'est comme ça que vous y réussirez en tout cas dans l'entreprise. Et euh en parlant de financement, le 12 septembre 2025, l'agence de notation FIT a abaissé la note souveraine de la France de AA- à A+ soulignant une polarisation et une fragmentation croissante de la vie politique.
Cette dégradation soulève des interrogations sur ses conséquences économiques et politiques, notamment sur les coûts d'emprunt pour la France. La perte de la note double A pourrait entraîner une hausse du taux d'intérêt moyen du taux d'intérêt à moyen terme et affecter les finances publiques. Cependant, certains mettent en cause la légitimité de ces notations et je vous propose de regarder cet extrait de Fabien Rousell au 13h de TF1. La baisse de la note de crédit souffrain a-t-elle pour de réelles conséquences sur les emprunts futurs et faut-il considérer le fait de la faire remonter comme une réelle priorité ?
Alors, j'ai beaucoup de d'amitié pour personnel he pour Fabien Roussell, il ne m'en voudra pas. Mais ça c'est de la politique ça. Ça c'est de la politique. Les agences de notation, la vérité on s'en fiche. Les agences de notation ne sont pas importantes. Moi quand je je vais vous raconter une histoire drôle sur les agences de notation. Quand je suis arrivé à la tête de la région, mon prédécesseur qui était socialiste, mais c'est pas le sujet, avait décidé de faire le passe navigo à tarif unique. Il avait décidé de faire le passe navigo à tarif unique, mais sauf que il l'avait pas équilibré le prix.
Donc il avait décidé que tout le monde allait payer le même prix, ce qui était une baisse énorme notamment pour les habitants de la Grande Couronne he parce qu'il allait jusqu'à 115 € et voilà et il l'a mis au prix de Paris. Mais vous voyez bien que si vous faites ça, ça c'est une des réformes démagogiques parce qu'elle est pas financée. Si vous prenez un truc qui a 115 € 90 100 et cetera, il vous dit tout le monde va payer le même prix le prix de Paris, tout le monde est contentin, tout le monde est heureux. Enfin tous ceux qui payaient plus cher sont heureux. euh il pensait qu'ils allaient voter pour lui, ça n'a pas marché.
Mais euh donc tout le monde était heureux, sauf que sauf que il manquait 300 millions d'euros dans la caisse pour équilibrer tout ça. Et donc quand je suis arrivée, c'est pour ça que je vous raconte l'histoire, les agences de notation m'ont sauté dessus, mais sauté dessus en disant "Madame PCR, on va vous dégrader parce que il manque 300 millions d'euros dans la caisse. Vous pouvez pas faire circuler les transports et puis en plus vous avez 200 lycées Vus." Vous venez de nous dire que vous avez hérité 200 lycé vétus, vous allez devoir mettre des milliards d'euros pour les rénover. Donc vous avez un un hors bilan qui est catastrophique. Tout ça c'est horrible et tout.
Alors là, je me les suis pris dans la figure gentiment parce que en fait c'était les allances de notation qui étaient payées par la région pour noter la région et donc depuis des années, elle notait la région et elle nous mettait les supernotes. Ah je leur ai dit "Mais attendez les amis, moi je viens juste d'être élu. J'ai été élu en décembre et vous n'avez rien dit pendant 5 ans parce que la région vous payez donc vous avez donné des bonnes notes à la région et moi j'arrive et vous me dites parce que j'ouvre les placards hein, j'ouvre les placards, je m'aperçois que les lycées sont vêtus qu'il va falloir mettre des milliards pour les rénover.
Je m'aperçois que le passe navigo, il est pas financé. Je dis mais tout ça si vous étiez bonnes vous les agences de notation, bah vous l'auriez dit, vous l'auriez écrit, vous l'auriez vous auriez dégradé la note de la région avant que j'arrive. Et maintenant j'arrive, je vais tout remettre à plat. Je vais essayer d'aller trouver l'argent, je vais je vais faire les investissements et vous voulez me dégrader au moment où j'arrive. Donc moi, je n'ai pas d'affection particulière pour les agences de notation. Je considère que les agences de notation, elles arrivent toujours après la bagarre en fait. Elles arrivent toujours après la bataille.
Elles ne font qu'enregistrer le résultat de nos actions. Le sujet c'est pas les agences de notation. Le sujet de la France, le taux d'intérêt. D'ailleurs, je voulais vous raconter une autre histoire. J'étais la ministre du budget quand la France a perdu son triple A. Quand la France a perdu son triple A, nous étions triple A, les amis. Et en 2011, il y a eu un mouvement très fort de déstabilisation de la France sur les marchés financiers. Ça s'est appelé la crise des dettes souveraines. Donc la crise des dettes souveraines de 2011, les spéculateurs ont commencé à acheter de la dette française pour nous déstabiliser.
Et à l'époque euh je sais pas si certains d'entre vous font de la finance, mais à l'époque les les ban la banque centrale européenne n'achetait pas la dette état. elle c'était interdit d'acheter la dette des États. Donc quand un État était attaqué par les spéculateurs et bien on pouvait un état pouvait faire faillite. La Grèce a failli faire faillite, l'Irlande a failli faire faillite, on a l'Italie a failli faire faillite parce que la Banque centrale européenne s'interdisait de venir au secours des États. Ensuite, il y a eu Mario Dragiy et Mario Dragiy a accepté de faire ce que faisaient les Américains, c'est-à-dire du quantitative easing.
Du quantitative easing, c'est racheter les dettes des États européens. Donc aujourd'hui, la Banque centrale européenne a plein de dettes françaises et ça nous permet d'être stable. Ça nous permet de de pas forcément craindre nos nos sousbres sauts politiques et d'être beaucoup plus protégé. Mais à l'époque, ça n'existait pas. Et pourquoi je vous dis ça ? Parce que quand on a perdu le triple A, tout le monde nous a dit "Ça va être l'horreur." J'étais ministre du budget, porte-parole du gouvernement. Donc c'était une catastrophe. Et on s'est dit "Les taux d'intérêt vont monter au ciel." Et ben en fait, ils n'ont pas bougé les taux d'intérêt quand on a perdu le triple A.
Et pourquoi ils ont pas bougé ? C'est parce qu'en fait les marchés qui sont en général beaucoup plus affutés que les agence de notation elle-même, les marchés, ils avaient déjà anticipé qu'on allait perdre le triple A et les taux d'intérêt avaient déjà monté avant. Donc en fait là, on a perdu notre je sais plus où on en est. AA+, on a perdu notre AA+, on est AA. En réalité, c'est pas ça que les marchés vont regarder. Qu'est-ce qu'ils vont regarder les marchés ? Ils vont regarder la stabilité politique de notre pays. C'est ça qui regarde. Et c'est beaucoup plus important que un double A. L'instabilité politique est un risque économique majeur pour les entreprises.
Aujourd'hui, les entreprises en un an, j'ai perdu Allez la moitié des investissements étrangers en France en montant. La moitié parce que on a plus de majorité et parce qu'on a plus de gouvernement. Et parce que quand tu as plus de majorité et plus de gouvernement, on sait pas quels impôts le gouvern France va voter. On sait pas quelle mesure la France va prendre. Donc en réalité, il y a plus d'anticipation possible. Et quand on est dans une entreprise, on doit pouvoir anticiper. En plus, nous on a fait un pari qui était un peu fou il y a quelques années quand j'étais ministre de la recherche. On a fait un truc qui s'appelle le crédit impôt recherche.
Alors, je sais qu'il y en a certains qui critiquent le crédit impôt recherche, mais pourquoi on l'a fait ? On a fait le crédit d'impôt le plus important de toute l'Europe pour la recherche. On l'a fait à 30 %. Donc 30 % de ce de la recherche qu'on fait en France est défiscalisée. Mais pourquoi on l'a fait ? C'était pour attirer, c'était au moment où on a fait sa clé. C'était pour attirer les entreprises de recherche dans notre pays et évidemment singulièrement en Île-de-France, pas que aussi dans toutes nos universités de des régions, mais on a attiré en France énormément d'investissements de recherche. On est l'un des plus grands pays pour la recherche au monde.
C'est pas c'est pas c'est pas hasard si aujourd'hui Meta, Google, Jenai, Mistral, ils ont tous leur laboratoire européen DIIA. en Île-de-France, c'est parce qu'on a le crédit imprecher et on a cette magnifique école de mathématiques françaisees qui est la nôtre. Mais pourquoi je vous dis ça ? Ça n'a rien à voir avec les agences de notation. Le sujet c'est les fondamentaux économiques de la France. Et dans les fondamentaux économiques, la stabilité politique, la visibilité politique est cruciale. C'est pour ça que dans les règles d'or, moi je mettrais bien un moratoire sur la fiscalité des entreprises.
Par exemple, dire pendant 5 ans, on touche pas à la fiscalité des entreprises, on s'y engage, on vote, pendant 5 ans, on la touche pas. En revanche, allez, c'est fini l'état nounous, on récupère les 20 milliards subventions qu'on verse à toutes les entreprises de France parce que l'État nounou, c'est nul. Il vaut mieux que les entreprises ben s'investissent, fassent des bénéfices et qu'elles créent avec un environnement fiscal stable. C'est ça que demande les entreprises, c'est la stabilité, la prévisibilité. Donc les agences de notation servent pas à grand-chose, à part à se rassurer. C'est en plus c'est nous qui les payons. Donc voilà.
Mais en revanche, les marchés eux, les marchés eux, ils ont ce qu' des anticipations et en fonction de leurs anticipation, ils vont faire prendre telle ou telle décision, mettre les taux d'intérêt à tel ou tel niveau. Et si les taux d'intérêt montent, ben vous l'avez très bien dit, si les taux d'intérêt montent, c'est une catastrophe pour les Français qui peuvent plus rien acheter, qui peuvent plus s'endetter et puis c'est une catastrophe pour entreprises qui peuvent plus investir. Donc bien évidemment, le fait qu'on ait pas de gouvernement va se traduire par une hausse des taux d'intérêt et cette hausse des taux d'intérêt va bloquer l'investissement dans notre pays.
Aujourd'hui, on est dans une guerre économique avec les États-Unis et la Chine avec deux continents monde et si on n'investit plus, vous allez partir vous allez partir travailler ailleurs. Donc évidemment l'enjeu, il est majeur, il est il est clé. Donc vous parlez des Français. Euh les récents mouvements comme bloquant tout du 6 septembre ou euh la mobilisation du 18 septembre montre justement l'inquiétude des Français sur la hausse des inégalités sociales. En effet, une partie de la population a le sentiment que l'on demande toujours des efforts au même euh nourrissant un profond sentiment d'injustice alors que bah certaines fortunes ne cessent d'augmenter.
Craignez-vous que l'on assiste à une fracture sociale de la société française si ce sentiment d'injustice continue d'augmenter ? Alors moi, j'ai pas tout à fait la même analyse que la plupart des commentateurs politiques et économique aujourd'hui. Je mets de côté les ultra riches. Les ultra riches dont la fortune est indécente, des gens qui arrivent à avoir des patrimoines de centaines de millions, des patrimoines de milliards. Et on se dit "Mais comment est-ce que c'est possible ? Comment est-ce que c'est juste ? Comment est-ce que c'est moral ? Eux, c'est sûr qu'il faudrait qu'il payent plus d'impôts parce qu'on des tonnes de possibilités d'évader de de de ne pas payer l'impôt.
Je je mets de côté cette question, mais le vrai sujet, le sujet qui touche, allez, je vais dire 65 millions 67 millions de Français sur 68, ce sujet-là, c'est qu'en fait la classe moyenne paye trop d'impôts en France. Elle paye trop d'impôts. En fait, l'impôt, il est juste que quand il est efficace. Et comme on paye trop d'impôts, mais on le sait pas qu'on en paye trop. En fait, on ne le sait pas parce qu'on se rend plus compte. On paye la CSG, la TVA, la retenue à la source, on paye les taxes foncières, on paye des taxes sur tout, des taxes sur tous les produits. Donc en fait, on ne se rend pas compte mais on paye trop d'impôts.
Et comme on paye trop d'impôts, la classe moyenne, j'entends paye trop d'impôts, en fait, elle ne vit pas bien de son salaire ou de sa retraite. Elle ne vit pas décemment. Et c'est ça qui nourrit le sentiment d'injustice, c'est le fait de pas vivre décemment de son salaire. C'est de travailler énormément et parfois dans des métiers très pénibles et de pas avoir à la fin du mois l'argent pour se loger, l'argent pour faire plaisir à ses enfants, l'argent pour pour envisager un moment un peu de de détente et de et de et de superflu. C'est ça qui pourrit le pays, c'est ça qui nourrit le sentiment, le ressentiment. Moi, je crois. Mais alors le problème, comment on résout ça ?
Il y en a qui diront bah faut augmenter tous les salaires. Mais le problème c'est qu'il faut aussi que nos entreprises soient compétitif pour créer de l'emploi. Si elle se délocalise, ça sert à rien. Donc le sujet c'est à mon avis toujours le même. Celui que personne ne veut entendre, celui dont personne ne veut parler. Mais moi, je suis obligé de vous en parler, c'est qu'on dépense mal l'argent de vos impôts. On le dépense mal. Et en fait, comme on dépense mal, on gaspille cet argent. En fait, on ces impôts qui sont de l'argent que vous ne toucherez pas, que vous ne dépenserez pas sont mal dépensé, mal dépensé par l'État. Et ça, c'est pas possible.
Et c'est pour ça que les gens se se révoltent. Ils ne le savent pas tous, mais c'est pour ça qu'il se révolte. C'est parce qu'il devraient gagner plus d'argent. Alors, comment on fait ? Mais on fait des réformes et on dépense mieux l'argent et on arrête de dépenser trois fois sur les mêmes sujets et on arrête d'avoir quatre administration superposé qui dépens quatre fois l'argent. On arrête de faire du gaspillage partout. L'hôpital français c'est 30 % de frais administratifs. En Allemagne c'est 15 %. Voilà. Ben cette suradministration elle fait queon a on dépense énormément pour la santé énormément. Mais pas assez pour le soin et trop pour l'administration.
La suradministration, c'est pas moi qui le dit, c'est François Baou. La suradministration, les surnormes, tout ce qui coûte de l'argent, c'est 3 % de la richesse nationale. 3 % de la richesse nationale, c'est 90 milliards d'euros par an. 90 milliards d'euros par an, c'est deux fois les économies que monsieur Baounu et Barnier cherchent. Deux fois. Donc si on dénorme, si on arrête la bureaucratie, si on dépensait mieux l'argent, on rendrait cet argent aux français. Et le jour où on leur rendra l'argent, le jour où ils pourront se loger avec leur salaire, le jour où ils pourront vivre décemment avec leur salaire, alors tout changera.
Mais c'est une question de dépense publique et de façon dont on dépense l'argent. Personne ne le dit, personne ne veut le faire parce que c'est dur de faire des économies, c'est dur de faire des réformes. Moi, il se trouve que c'est mon ADN, j'ai fait la réforme de l'autonomie des universités, j'ai eu 9 mois de grève. Voilà. Alors, c'était drôle parce qu'il y avait même des jeunes qui manifestaient en disant que je voulais enlever l'autonomie des universités et que c'était pour ça qu'il manifestait.
Ce qui montre que quelquefois quand on manifeste, on sait pas toujours pourquoi on manifeste et et ils avaient non mais voilà, tout le monde était dans la rue en disant c'est la mort de l'université française cette réforme personne n'est revenu dessus, tout le monde est allé plus en avant parce que l'autonomie c'est la responsabilité, la liberté et qu'en fait un sacet par exemple aujourd'hui est un grand établissement. Voilà, c'est un grand établissement qui qui a un projet autonome, complètement autonome et et c'est tant mieux. Avant, c'était juste une administration de l'État où l'État décidait de tout, du recrutement des profs, de qui payait la table, de qui payait les chaises.
Tout était administratif à sa clé. C'était c'était avant. Voilà. Donc il faut réformer, faut dépenser moins, faut dépenser mieux et il faut rendre l'argent des impôts aux français. C'est ça qu'il faut faire. On reviendra sur justement le thème de la décentralisation plus tard. Intéressons-nous à un autre thème d'actualité. Le jeudi 25 septembre, le tribunal correctionnel de Paris a déclaré l'ancien président de la République, Nicolas Sarkozy, coupable d'association de malfaiteurs et condamné à 5 ans de prison avec exécution provisoire. Je vous propose de regarder tout de suite en extrait de min Nicolas Sarkozy à la sortie du tribunal. Absolument que je dorme en prison, je dormirai en prison.
Mais la tête haute. Ceux qui me haïissent à ce point pensent m'humilier. Ce qu'ils ont humilié aujourd'hui, c'est la France. C'est l'image de la France. Alors la justice a reconnu que le président Sarkozi a autorisé ses conseillers Claude Guéan et Bris Ortefeu à rencontrer le numéro 2 du régime libyen Abdallah Senouci qui était condamné d'ailleurs en France en 99 pour l'attentat du DC10 qui a tué 170 personnes dont 54 Français. Ces rencontres avaient pour but de préparer en quelque sorte un pact de corruption afin de financer la campagne de Nicolas Sarkozy avec de l'argent liban. Euh il a été relaxé dans les trois autres chefs d'accusation.
Vous sur le fond de l'affaire au-delà de du choix du tribunal et de prononcer l'exécution provisoire, comment avez-vous réagi à cette condamnation ? D'abord, évidemment, c'est très triste. C'est vrai que c'est très triste pour un pays d'avoir son ancien président de la République qui est qui est condamné. C'est très triste. Mais il faut que vous sachiez parce que vous l'avez pas dit forcément très clairement dans dans votre portrait. En fait, moi je suis juge. Mon métier c'est d'être juge. J'ai fait HC, j'ai commencé par faire une école de commerce et puis après j'ai fait l'ENAT. Et mais j'ai fait l'ENAT parce que j'avais envie de rentrer au Conseil d'État.
Le Conseil d'État c'est le juge suprême de tous les actes de l'administration. Donc moi, j'ai commencé en étant juge pour dire la justice. C'est ma vocation. C'est la vocation que je me suis trouvée que je me suis trouvée à 20 ans. Et donc vous me permettrez de donc de de respecter profondément la justice et le process judiciaire parce que ce process judiciaire il est pas terminé. Vous savez que Nicolas Sarkozy a fait appel. Vous savez que le parc le parquet national financier a aussi fait appel. Le parquet national financier considère que il n'est pas assez durement condamné. Nicolas Sarkozy dit qu'il est innocent. Donc en réalité, c'est un procès qui va continuer.
Il y a deux juridictions en France. La première instance, celle qui vient de juger, l'appel qui aura lieu, j'imagine, d'ici 1 an. Donc, vous me permettrez de pas commenter puisque c'est un process judiciaire en cours. Simplement euh ce qui a heurté un certain nombre de Français, c'est justement parce que ce process judiciaire est en cours qui a la première instance et l'appel, c'est que il soit condamné à aller faire de la prison. alors même que c'est pas terminé, qu'il y a encore un appel et que donc comme il a fait appel, il est toujours présumé innocent au titre de ce process judiciaire. C'est ça qui a choqué. Alors l'exécution provisoire, attention, faut pas la jeter avec l'eau du bain.
L'exécution provisoire, elle est indispensable. Quand un quand un détenu est quand un quand un condamné, en premier instant, c'est dangereux un assassin, un violeur et cetera. Bah évidemment, il faut de l'exécution provisoire, il faut le mettre hors d'état de nuire évidence. Il y a une deuxième cas, c'est quand il risque de s'enfuir. Si le type risque de s'enfuir, c'est évident qu'il faut le mettre en prison. Si le type, on est allé le chercher à l'étranger et qu'on l'a ramené en France, c'est évident qu'il faut le laisser en prison jusqu'à l'appel, sinon il va se réenfuir.
Donc s'il y a un risque de fuite, s'il y a de la dangerosité ou s'il y a de la récidive, c'est-à-dire s'il risque de recommencer. Voilà, il y a des raisons pour lesquelles l'exécution provisoire est nécessaire à l'état de droit, je le dis et il faudra pas évidemment la jeter avec l'eau du bain. Mais en l'occurrence, je pense qu'aucune de ces trois conditions n'était réunies et je pense que il aurait été voilà peut-être plus humain, peut-être plus juste de d'attendre l'appel. Mais bon, ça c'est mon avis personnel et je ne commande pas une décision de justice. Elle a été rendue par des magistrats qui faisaient leur métier en conscience.
Alors l'annonce de la dissolution en juin 2024 par Emmanuel Macron a entraîné une recomposition assez spectaculaire du paysage politique français. À gauche, les différents partis ont mis moins de 24 heures avant de s'unir sous la bannière du Nouveau Front populaire. à droite, au contraire, on a observé une siss spectaculaire au sein des républicains euh d'abord qui a brisé le cordon sanitaire entre la droite et l'extrême droite qui tenait depuis plus de 40 ans puisque Eric Sioti sans informer son parti a quitté en quelque sorte parti rejoindre le RN et puis ensuite on assisté à l'épisode ACES où il s'était cloîré dans son bureau au siège des républicains.
Comment avez-vous vécu cette rupture historique et qui plusit pendant une campagne éclaire ? Vous avez vu Festen, il y a des cinéfiles dans la salle. Ma Festen c'est un film suédois magnifique. C'est un déjeuner de famille. Ça commence bien et ça se termine vraiment très très très mal. Donc je vous invite tous à aller voir Festen. C'est une vraie référence pour les tous les cinéphiles pour parler des familles dysfonctionnelles. Bon ben moi, j'ai eu le sentiment à ce moment-là de vivre dans une famille dysfonctionnelle et très très dysfonctionnelle. Bon la vérité c'est que moi je fais partie de cette droite cette droite qui a qui a commencé en politique avec Jacques Chirac.
Moi, j'ai commencé avec le Jacques Chirac de la fracture sociale. C'est lui qui m'a touché, c'est lui qui m'a parlé, c'est lui qui m'a inspiré parce que la fracture sociale, elle est encore béante dans notre pays. Elle est particulièrement forte dans la région que je préside aujourd'hui, que j'ai la chance de présider aujourd'hui, qui est à la fois la région la plus riche et la plus pauvre de France, la plus jeune, donc avec celle qui accueille le monde, donc la plus diverse. Donc j'ai une région qui est un territoire, j'allais dire d'expérimentation sur la lutte contre l'infracture sociale. J'allais dire je pouvais pas rêver d'un meilleur territoire.
Mais donc c'est ce chirac là que j'ai rejoint. Et ce chirac là, il a dit jamais la droite ne s'alira avec l'extrême droite. Il y a un il y a une différence de nature entre nous. Et moi, j'ai connu l'extrême droite euh je l'ai eu en face de moi dans mon hémicycle à la région. J'ai connu l'extrême droite antisémite. J'ai connu l'extrême droite qui quittait euh l'hémicycle quand on rendait hommage à Simone Veille au lendemain de sa mort. Vous voyez ce cette extrême droite là et cette extrême droite là, je ne m'allirai jamais avec. Je n'accepterai jamais aucune alliance avec et je préférerais quitter la politique que de voir ma famille politique s'allier avec. Voilà, c'est tout. C'est comme ça.
C'est mon ADN et c'est ce que je suis. Nous allons maintenant nous concentrer sur l'Île-de-Fance. Donc cela fait 10 ans que vous êtes présidente de la région Île-de-France. Selon vous, quelle est la mesure que vous êtes que vous avez prise et dont vous êtes la plus fière ? Et s'il y en a une que vous regrettez le plus ? Alors, j'ai pas encore fait mon bilan là. Je mais dans dans les dans les choses dont je suis le plus fière d'abord, c'est les le plan d'urgence pour les lycées parce que on est en train de rénover 200 lycées, d'en créer 30 nouveaux et ces lycées sont magnifiques.
Et vous voyez quand euh quand je vais dans une dans un quartier sensible, dans une zone très rurale, dans un lycée professionnel avec des enfants de famille très défavorisé, que j'y vais avant et que je vois à quel point tout est en train de leur tomber sur la tête euh y compris le plafond et que et que je reviens 5 ans après et que ils sont dans un lycée qui est tellement beau que leurs parents ont l'impression impression qu'ils ont intégré polytechnique et pardon centrale pardon central c'est vrai que le campus est beaucoup plus beau à centrale quand même faut le dire leurs parents ont l'impression qu'ils ont intégré central et que les les les élèves du conseil de la ville lycène viennent me voir et me disent "Vous nous avez redonné envie d'étudier alors je me sens fière et je me dis bah j'ai servi à quelque chose." Voilà.
ma vie aura servi à quelque chose. Et puis l'autre décision alors plus stratégique sur dont dont je suis fière, c'est d'avoir fait le ticket unique. Le ticket unique à 2,50 € pour tout le monde. Mais alors c'est intéressant parce que je vous ai parlé du pass unique, navigo unique qui était pas financé. Moi, j'ai eu du courage parce qu'il en faut un petit peu en politique, j'ai fait payer le ticket unique par les Parisiens. Donc en fait, j'ai augmenté le ticket des Parisiens. J'ai baissé le ticket des autres. Et pourquoi ? Pour que tout le monde ait le même ticket à 2,50 € 1,99 € avec le passe liberté plus pour ceux qui s'intéressent avec les correspondances offertes.
Mais non, le ticket à 2,50 €. Pourquoi ? parce que parce que j'avais trop de familles qui étaient séparées par des dizaines de kilomètres qui pouvaient pas se voir parce que l'étiquet était à 10 15 € et que payer 20 ou 30 € pour aller voir sa famille, c'était trop cher. Voilà, je voulais que et puis je voulais faire région. Je voulais que les franciliens, ils se disent tous, bah on est tous franciliens, on a tous la même dignité qu'on habite à Grini ou qu'on habite à M la qu'on habite à Coulomier, on a la même dignité, le même droit de se déplacer, les mêmes chances dans la vie.
Donc ce ticket unique pour moi, c'est un symbole justement de la lutte contre les fractures sociales et territoriales. Et je suis fière parce que j'ai réussi à à le faire sans sans faire perdre trop d'argent à la région. Voilà. Et et je crois que c'est un beau symbole. Alors à l'occasion du Paris Sycl Summit Choose Science qui se tiendra en février 2026 à Centrale Supélec et qui met en avant la coopération entre recherche industrie et puissance publique, j'aimerais revenir sur l'ambition initiale du plateau de sa clé simplement qu'est-ce que l'État et la région cherchaient à faire avec cette zone en construisant ce pôle scientifique et technologique.
Alors l'objectif du plateau de alors il faut que vous sachiez aussi que en fait moi j'étais députée du plateau de saclet avant d'être présidente de région. J'étais la députée de de Joui en Josas Buc les loges tus jusqu'à 50 ans en Yveline. Donc en fait je ce projet je c'est mon bébé depuis toujours. C'est mon bébé depuis toujours. Depuis toujours. En plus mon père est universitaire. J'étais ministre de l'université. Donc c'est vraiment un projet que je porte. Je me suis toujours dit parce que j'ai étudié comme vous sur le plateau, mais j'ai étudié à une époque où il y avait même pas un super rue sur le plateau. Pour aller faire les courses, fallait aller à Véisi 2.
Pour pour aller pour aller au restaurant, fallait aller à Pizzeria de Larté de Véisi 2. Voilà. Non, non, mais depuis je suis devenue élu de Véisie, donc c'est la plus belle ville d'Île-de-France. Mais mais on avait rien on avait rien sur le plateau. On avait rien. Alors d'ailleurs, il y avait un vrai une vraie solidarité à l'époque entre Supélec HC et Polytechnique parce qu'on était tous complètement isolés et perdus et puis en plus il faisait plus froid l'hiver que aujourd'hui il neigeait donc on était parfois complètement perdu sur notre plateau. Donc on se faisait des fêtes inter des compétitions tous à trois.
Voilà, on était un peu tout seul et puis il y avait l'université d'Orsse qui était dans sa vallée et que personne n'allait voir non plus parce que il s'était bien bunkerisé, il fallait surtout pas qu'il se mélange avec les grandes écoles. Donc moi, j'avais ce souvenir là, ce souvenir d'un plateau où rien ne se passe depuis les années 70 et et où on n pas réussi en fait le projet initial qui était de faire un grand pôle universitaire. Donc ce bébé c'était mon bébé. Alors pour réussir le plateau, il fallait un transport et donc je me suis battue battue battue battu pour avoir le métro qui ça y est va ouvrir les amis. Il va ouvrir normalement d'ici la fin de l'année.
D'ici la fin de l'année, vous aurez fin de l'année 26 excuses. Je me projette, j'y suis déjà. Donc fin de l'année 26, vous aurez un métro automatique massi à clé. À ce stade, il n'est pas en retard, les métros sont livrés et alors j'en suis un petit peu malade parce que pour tout vous dire, c'est vous dire comme la politique c'est dure. Le métro, je l'ai promis à l'élection de 2007. Voilà, j'ai dit si vous mélisez, il y aura un métro. Voilà, parce que à l'époque les habitants de de la Vallée de la Bière et du plateau de sa clé, ils ne voulaient pas de ce projet.
Il n'en voulait pas parce que c'est s'appelait l'urbanisation du plateau de sac et eux, ils voulaient surtout pas qu'on les urbanise. En plus, il y avait quelques architectes un peu tout fous qui avaient fait des projections. Alors, c'était que des tours, c'était Manathan, Manatthan sur sa clé. Et alors, du coup, évidemment, les habitants étaient terrorisés. Les agriculteurs avaient quasiment sorti les fourches. Enfin bon, bref. Donc ce projet, il a eu beaucoup beaucoup d'oppositions au démarrage et moi j'ai essayé de déminer les oppositions. Mais pour vous raconter une histoire un peu drôle, euh en 2007 quand je me présente aux élections, donc je suis député déjà sortante.
Je me suis présentée en 2002, je suis en 2007, je me représente sur aux élections législatives et je viens d'être nommé ministre des universités et de la recherche. Donc je suis jeune ministre et je me présente quand même aux élections législatives parce que vous savez il y a une règle enfin non écrite mais quand on est député on doit se représenter quand on devient ministre et si on est battu on n plus ministre. Ça cit la règle de mon temps. Et donc donc je me présente et je me retrouve avec 16 adversaires. Il y avait 16 adversaires au législative. Ils étaient tous contre le plateau de sa clé. Tous. Tous.
Et il pensait qu'ils allaient gagner parce qu'il pensait que en faisant peur aux habitants, en leur disant "Vous allez voir, ils vont vous faire des tours, madame PCR va vous faire des tours et cetera." Il pensait qu'ils allaient gagner. Et c'est un c'est c'est une école de vie cette élection parce que j'y suis allé et j'ai dit aux habitants, "Ça va être magnifique. Ça va être magnifique. C'est un projet magnifique. C'est un projet pour la France. C'est un projet pour la science. C'est un projet, c'est c'est un projet qui nous dépasse tous et je vous jure, ça va être magnifique. Alors, je me suis un peu engagé. J'ai dit "Écoutez, j'ai j'ai 309 ans. J'ai 39 ans.
La seule chose que je peux vous jurer, c'est que à la prochaine élection, je serai encore là. Donc si jamais c'est pas beau, vous pourrez toujours me taper sur la figure. Je serai encore là et vous aurez un bouquet émissaire. Et donc, je m'engage personnellement. Je mets ma tête sur le bio. Ce sera beau. Je vous promets. Ce sera beau. Je serai encore là et vous pourrez juger. Et les gens m'ont fait confiance, les habitants m'ont fait confiance et j'ai gagné au premier tour, ce qui n'était jamais arrivé dans cette circonscription. J'ai gagné au premier tour parce qu'il y avait énormément de chercheurs qui habitaient la circonscription.
Et ces chercheurs, ils se sont dit "Bah franchement, ça vaut le coup d'essayer. Voilà, ça vaut le coup de tenter." Et ils m'ont fait confiance. Alors le problème c'est que je leur avais promis que les transports arriveraient en même temps que les étudiants. Le problème c'est que là pour le coup je manquais d'expérience. Je savais pas qu'un projet de transport euh 20 ans à 20 ans à se concrétiser et effectivement euh je pense que la ligne sera complète en 27. Donc vous voyez, il aura fallu 20 ans. 20 ans mais avec une énergie démente. C'estàd qu'on a moi j'ai on a tous poussé pour ce projet de métro. tous, tous pendant 20 ans.
Il a fallu 20 ans et Emmanuel Macron a failli arrêter le projet encore en en en 2017 quand il a été élu la première fois il y a 10 ans. Il a failli arrêter le projet de sa clé parce que bah il y avait une grosse opposition des verts à l'époque. Vous aviez Cédric Vilani qui disait "Mais on pourrait peut-être faire un tramouet, ça irait plus ce serait plus écologique et cetera." un tramouet pour faire Versailles à 20 km/h. Bon, enfin bref, donc moi, je me suis littéralement roulé par terre. On est j'ai fait faire des pétitions aux chercheurs du plateau et cetera et cetera.
Bon, j'ai été très soutenu parce que évidemment entre un métro et un tramois, bon et finalement Emmanuel Macron a craqué et il a accepté de de faire le métro parce que justement finalement Cédric, j'ai convaincu Cédric, enfin j'ai convaincu un certain nombre de personnalités qui étaient proches de Macron et je je qu'il fallait vraiment ce métro et que le Tramo, c'était pas possible. Mais vous savez, faire un grand projet, un grand projet dans notre pays aujourd'hui, c'est très très dur. très très dur.
Euh il y a il y a tellement plus d'opposition que de gens qui veulent faire parce que quand vous faites vous vous faites critiquer énormément énormément quand vous faites rien mais personne vous critique tout le monde s'en fiche. Donc en fait il faut vraiment que vous compreniez que un jour avant la fin de mon mandat on inaugurera, j'espère la ligne hors lit sac. Et ce jour-là, vous pourrez faire en métro direct saclet, Orlie, Orle, Paris, Châtelet. Euh vous pourrez aller, voilà en en 40 minutes, vous pourrez aller dans le centre de Paris sur une ligne automatique sans grève. Euh oui, je sais, les conducteurs aiment pas quand je dis ça, mais c'est la vérité.
Les lignes automatiques sont à 100 % de régularité aujourd'hui en Île-de-France. Il y en a même qui sont à 101 %. Alors, je ne m'explique pas comment on peut faire 101 % de régularité, mais ça existe. Voilà, la ligne 1, la ligne 14 sont à 101 ou 102 % de régularité. Donc, les lignes automatiques font 100 % de régularité. Et donc et donc vous aurez un transport hyper moderne et surtout vous allez être relié à un aéroport international. Donc, évidemment pour les colloques de recherche, pour les investisseurs, ce sera magique. Voilà. Mais mais ce métro, il a fait couler beaucoup d'encre. Je suis sûr qu'il y en a certains d'entre vous qui le trouvent moche mais parce qu'il est en aérien.
Mais ceux qui le trouvent moche parce qu'il est en aérien seront hyper heureux de le prendre parce qu'un métro aérien c'est que du bonheur. C'est complètement différent d'un métro souterrain. Rentrer dans un métro souterrain, c'est métro, boulot dodo. Être dans un métro aérien, vous allez voir tous les champs, vous allez voir la magnifique île-de-france. Voilà. et ce super beau campus de saclet, ce sera une pub vivante pour le campus. Voilà, donc euh c'est une de mes très grandes fierté ce métro et je continue à me battre parce qu'il est pas encore arrivé. J'ai plus de d'applaudissements que sur l'augmentation du navigo, je sens.
Est-ce que vous pourriez simplement nous en dire un peu plus sur comment se fait la répartition du travail entre l'État et la région sur ce genre de projet par exemple ? puisqu'on pourrait se demander si les deux ont une part, comment ça serait parti. Alors le projet du Grand Paris Express, c'est un projet de Nicolas SarkoZi. Rendons à César ce qui est à César. Il a été un président qui a fait des choses et il il a il a décidé que il fallait faire la troisème génération de métro en Île-de-France. La première, c'est le métro parisien dans Paris. La deuxième c'est les pénétrantes, donc les lignes de train et les lignes de RER.
Les son malheureusement n'a que trois lignes de RER qui ont maintenant l'âge de leurs artères. Et le trè la 3è génération c'est de faire des circulaires autour de Paris. Donc c'est ce qu'on a appelé la double boucle. La double boucle qui relie à la fois qui relie tous les grands pôles de développement de Paris. C'est la région polycentrique. C'est une région qui a plusieurs capitales et donc dans les capitales de la région il y a sa clé qui deviendra une capitale de la région. Il y a Orlie qui deviendra une capitale de la région. Et donc on fait deux boucles. Ça c'est la 3e génération. Et moi j'ai inventé la 4e génération. La 4e génération s'appelle le vif vélo Île-de-France.
Et c'est en fait c'est les associations d'usagers du vélo, figurez-vous, qui sont venus me voir un jour dans mon bureau et qui sont venus avec une carte qui ressemblait à un RER. Ils sont arrivés avec une carte qui ressemblait à un RER, mais c'était pas des RER. Et je me suis dit mais je leur dis mais c'est quoi cette carte ? Donc il y avait des lignes de toutes les couleurs qui faisaient le tour de Paris, qui rentraient dans Paris et cetera. Je leur dis c'est quoi ? Ils m'ont dit c'est le RER vélo. Le RER vélo, c'est 24 lignes de des pistes cyclables séparées de la route, uniquement des pistes cyclables qui vont pénétrer dans Paris ou faire le tour de Paris.
Et ce sera la 4e génération des transports en commun, enfin des transports publics d'Île-de-France. Ce sera le réseau vélo Îlefrance. Donc au début, on l'a appelé le RER vélo et euh et mais en fait les gens comprenaient pas, ils croyaient que on allait pouvoir mettre les vélos dans le RER, tout ça parce qu'il y avait un peu de confusion. Donc donc on je l'ai rebaptisé le vif, le vélo Île-de-France pour expliquer ce que c'est. C'estàd qu'en fait c'est un réseau de vélo île-de-de-Fance le vif. Et alors pourquoi on a fait ce ce réseau ? Moi vraiment j'ai eu un heure cas quand ils sont venus me présenter le projet. J'ai eu vraiment uncat. J'ai dit la région va financer 60 % du projet.
Donc on a mis 300 millions d'euros sur la table pour financer le vif. Pourquoi ? Parce que je pense que parce que notre objectif c'est de tripler l'usage du vélo en Île-de-France et je pense que le vélo électrique est un game changer total sur l'usage du vélo. Vous êtes sur un plateau, il y a des vallées en dessous. Avant on faisait pas de plateau, on faisait pas pardon de vélo sur le plateau de sa clé parce que pour descendre du plateau, fallait pédaler. Moi, j'étais j'ai je me suis fait la colline de jouir en Josas pour descendre chercher le train. On descendait à vélo, on montait à pied en poussant le vélo. Enfin bon, c'était grotesque. Donc on pouvait pas faire du vélo.
Maintenant le vous avez des vélos électriques. Donc en fait le vélo électrique est un game changer. On peut faire du vélo taf en Île-de-France. On peut faire du vélo, du vélo au quotidien, de l'intermodalité vélo dans les gares où on va mettre 120000 places de parking vélo et l'objectif c'est du sport santé. C'est de faire du sport santé. L'objectif c'est évidemment de décarboner et l'objectif c'est aussi ben à la fin de d'avoir un mode doux qui soit accessible à tous et qui nous permettent de de voilà de mieux vivre en Île-de-France. Et le vif, c'est le 3è le 3è réseau et il passera par Massi. Il y a l'une des premières lignes, j'espère qu'on inaugurera, ce sera le Massi Paris. Voilà.
Alors, c'est pas encore tout de suite mais ça peut-être fin 26 si tout va bien. Mais alors le problème, c'est qu'à chaque fois, il y a des franchissements d'ouvrage, il y a des villes qui veulent pas, il y a des commerçants qui gueulent. Enfin bon, c'est c'est très très compliqué à faire mais ça avance bien. Ça avance bien. Donc à l'image de ce vif du métro, la région participe activement au développement du plateau de saclet et il y a un projet qui nous tient particulièrement à cœur à Centrale Supélec, c'est le bâtiment Bregaet qui est actuellement en travaux. Ce bâtiment bénéficie d'une participation de la région à hauteur de 35 millions d'euros pour un total de 90 millions d'euros.
Or, la participation à la plupart des grands projets universitaires comme l'université Paris West Nanterre, l'université Paris 11 aussi entre 3 et 20 millions. Donc on ne s'en plaint pas mais pourquoi autant pour Central Supé en particulier ? Alors, en fait, les comment sont décidés les investissements dans euh en fait le financement de ces investissements est fait dans ce qu'on appelle le contrat de plan État région. Le contrat de plan État région, c'est un accord consigne entre l'État et la région pour financer un certain nombre de projets. Alors, il y a un contrat de plan région pour l'enseignement supérieur et la recherche et il y a un contrat de plan État région pour les transports.
Ça répond à votre question d'avant. Le Grand Paris Express a été financé avec une taxe dédiée pour le Grand Paris Express, donc pas par la région et pas par l'État. Il a été financé par les Franciliens qui payent une taxe. Les entreprises et les particuliers payent une taxe au Grand Paris Express. Donc le Grand Paris Express, c'est financé par des taxes et la région va récupérer le financement de l'exploitation de toutes les lignes. C'estàd que le métro, je vous ai dit qu'il coûterait 150 millions à peu près. C'est nous qui payerons la région, le les nouveaux métro, le matériel. et ensuite l'exploitation de la ligne.
Donc en fait nous on prend l'exploitation mais sur tous les projets normaux de transport par exemple le RERB, la modernisation du RERB 3 milliards d'euros. La modernisation du RERB, c'est dans le contrat de plan et ta région. C'estàd que l'État prend alors dans le contrat de plan région, normalement il y a des clés de financement. Donc l'État prend l'État et la région sont à peu près à égalité et les villes, les intercommunalités, les territoires et cetera peuvent prendre une partie. Là sur les bâtiments d'enseignement supérieur, c'est l'université qui peut ou les écoles qui peuvent financer une partie. Voilà. Donc il y a il y a l'État, la région et puis les autres financeurs.
Donc qu'est-ce qu'on fait ? Et ben chaque tous les 5 ans, on se réunit et on se dit ça va être quoi les grands projets qu'on veut financer. Donc on fait pas de soupdrage. C'est-à-dire que je dis pas je vais donner 10 % à Nanterre, 10 % à Central à Oret, 10 % à machin. C'est pas comme ça que ça marche. Nanterre est une a des faces qui sont neuves, elles sont rénovées. Il y a pas de raison d'investir à Nanterre. En revanche, bah il y avait pas de bâtiment de bâtiments pour accueillir l'université de Saclé. Il fallait un bâtiment.
dans le CPER, le premier que j'ai fait, le premier quand je suis arrivée, on a privilégié énormément les sciences humaines, donc Nanter et les autres, les sciences humaines et les maths. Cétait le précédent CPER, ça dure 5 ans. Dans ce CP là, on a privilégié sa clé parce que justement il y avait il y avait des des objets qu'il fallait concret sur sa clé. Donc par exemple l'incubateur de l'Institut d'optique, enfin il y a il y a toute une série d'objets, le le le grand hôpital passerelle, hôpital du futur qui va s'installer et qui sera opéré par le CEA. Donc il y a quelques objets très importants qui sont clés pour la réussite de sa clé.
Donc on les a mis dans ce CPR- làà mais ce CPR- làà le ce qu'on a vu, c'est qu'il fallait faire un énorme rattrapage sur toutes les faces de médecine parce que les faces de médecine avaient pas du tout été servies depuis 10 ans et les faces de médecine étaient étaient en mauvais état. C'est pour ça qu'il y a pas d'argent à Nanterre par exemple. n'a pas de fac de médecine. Donc c'est on a mis l'argent dans les faces de médecine et on les a mis dans les IUT parce que là aussi les IUT ça faisait 10 ans qu'on les avait pas rénové et les IUT étaient en train de tomber en vine. Donc en fait c'est pas c'est pas du saupoudrage du tout, c'est en fonction de des besoins et on met des priorités.
Donc je vous dis dans le CPER précédent, on avait donné énormément à la Sorbonne, énormément à la scène Saint-Denis et énormément à Nanterre parce que on avait fait on avait fait les sciences humaines mais une fois que une fois que vous avez fait un bâtiment, vous avez pas besoin de le refaire l'année d'après. Voyez comme c'est des investissements, on fait des choix. Voilà. Et on peut pas évoquer la région de France sans évoquer Paris.
Et donc on se demandait comment les relations se passent avec la ville de Paris puisque l'île de la région île-de-Fance et la ville de Paris ne sont pas gouvernées par le même bord politique et alors comment est-ce que vous vous débrouillez pour arriver à servir l'intérêt général ? Écoutez moi je pense que pour tous les projets qui étaient vraiment d'intérêt régional et d'intérêt francilien on a toujours travaillé la main dans la main avec la ville de Paris. Moi, j'ai mis toute l'énergie de la région au service de la ville de Paris pour les JOI, par exemple, alors que c'était les GIO de la ville de Paris. Voilà. Et que la région était pas sur la photo.
La région est le deuxième financeur des J après l'État. C'est pas la ville de Paris, c'est la région. C'est nous qui avons financé tous les transports. On a fait un exploit, c'est les premiers jeux entièrement en transport en commun, 100 % décarbonés. Voilà. Et je peux vous dire, on n'est pas prêt d'être détrôné sur cette médaille d'or, hein, parce que c'est pas à Los Angeles ou à Brisban qui vont réussir à à mettre tout le monde dans des métros pour aller pour aller voir les sites des jeux. Donc, on va on a fait rayonner le j'allais dire le savoir-faire francilien.
On a fait on a montré ce qu'on savait faire de meilleur à la fois en terme de transport mais aussi en terme de de d'informatique enfin en terme d'application numérique en terme d'accueil. On a rendu la région hospitalière hein puisque nous c'est aussi nous qui avons la compétence touriste. Donc c'est aussi nous qui avons payé un certain nombre de volontaires dans les sites touristiques et cetera. On a fait beaucoup beaucoup de formations. La région a formé tous les La région est en charge de la formation. La région est en charge de l'écologie. La région est en charge des transports, la région est en charge des lycées, la région est en charge de la recherche et de l'enseignement supérieur.
Euh la la région est en charge du développement économique. C'est ça les compétences de la région. Donc nous avons fait la formation de toutes les personnes, les personnes de sécurité. On a recruté 25000 personnes pour faire la sécurité des Jo. On a fait la formation de de je vous dis de toutes les personnels d'accueil. Donc voilà, la région a été à fond sur ce projet Joo parce que c'était un projet collectif. Alors évidemment quand la mère de Paris a dit en plein milieu qu'on allait pas être prêt sur les transports, je l'ai pas hyper bien vécu. Voilà, j'ai pas hyper bien vécu mais c'était de la politique.
Bon c'était pour elle l'a dit pour d'autres raisons qui lui appartiennent mais en fait on a on a vraiment fait ça la main dans la main. Pareil, la première chose, le premier déplacement que j'ai fait quand j'ai été élu en 2015, vous savez, c'était au lendemain des attentats du Bataclan. Au lendemain des attentats du Bataclan et euh on avait perdu tous les touristes. Les touristes voulaient pas revenir. Et donc, j'ai proposé à Anne, je venais d'être élu, elle était de gauche, j'étais de droite. J'ai proposé à Anne qu'on parte au Japon toutes les deux pour aller convaincre les les touristes japonais de revenir en France. Et donc, on est parti toutes les deux au Japon.
C'est notre premier voyage pour voir les tours opérateurs japonais pour leur dire queil y avait plus de danger et que les Japonais pouvaient revenir en France. Voilà. Donc si vous voulez quand il s'agit de défendre notre l'intérêt supérieur de l'Île-de-France, on est on est raccord. Malheureusement, nous avons des petites tensions sur le périphérique. On a des tensions sur le périphérique parce que le périphérique devrait pas être géré par la ville de Paris. Le périphérique n'est pas une rue parisienne. Il y a 1 million de personnes qui empruntent le périphérique. Et c'est c'est ce million de personnes, il y en a 80 % qui sont pas parisiens et il y en a 40 % qui ne rentrent pas dans Paris.
Voilà, c'est ça les statistiques du périphérique. Donc c'est pour ça que moi j'aurais voulu qu'on me donne la compétence sur le périphérique. Je l'aurais couvert, j'aurais mis des en béphonique. Je l'aurais rendu plus silencieux, j'aurais j'aurais coupé cette espèce d'énorme saignée urbaine. J'aurais fini, j'en aurais fini avec cette saignée urbaine qui sépare la banlieu de Paris. J'aurais réconcilié Paris avec sa banlieu. Et le problème des Parisiens, c'est qu'ils ont pas envie de se réconcilier avec la banlieu. Voilà. Euh non mais c'est vrai. Donc moi je je pense que Paris aurait tout à gagner y compris en terme d'embouteillage à à vraiment s'ouvrir sur la banlieu et à travailler.
Par exemple quand il y a eu la fermeture des voix sur Berg, moi j'étais furieuse parce que il aurait fallu faire ça mais il aurait fallu faire des parkings relais pour que les banlosards puissent laisser leurs voitures aux entrées de Paris. Mais ils s'en foutaiit des banlésarts. Eux ce qu'ils voulaient c'est qu'ils viennent pas à Paris. Donc en fait moi j'essaie de mettre de la coopération là où parfois il y a un peu d'égoïsme. Voilà. Mais bon en tout cas c'est ce que c'est comme ça que je vois ma mission. Maintenant sur un thème d'actualité la décentralisation.
Le 25 août dernier, le Figaro a publié un sondage dans lequel 71 % des Français sont favorables à une décentralisation de la France pour que la France redevienne enf pardon que la France devienne fédérale alors que ce n'est pas du tout dans notre dans notre tradition administrative. Les arguments avancés sont principalement le manque de pouvoir des collectivités vis-à-vis de l'État et parfois l'attachement à certaines valeurs culturelles qui sont vraiment propres aux régions.
Mi-septembre, vous avez écrit une tribune dans le Figaro avec monsieur Vigier qui est maire de Bursuivet dans lequel vous préconisez de décentraliser certaines missions parmi lesquelles on retrouve France travail, LAADM, l'Agence nationale de l'habitat ou l'agence nationale des collectivités locales. Cette décentralisation du coup n'est pas du tout dans notre tradition. Mais comment bien la mener en France ? À quelle horizon et sous quelle condition ? Bon, pour l'instant c'est un rêve. On n pas de majorité pour voter un budget. Alors, pour voter la décentralisation, vous imaginez ? Mais en fait, pourquoi ? Moi, j'étais jacobine. J'étais au départ, j'étais fonctionnaire de l'État.
Je pensais que l'État devait tout faire. Je pensais que voilà, la France ça me faisait plus vibrer que l'Île-de-France. Vous voyez ? Mais en fait, je m'aperçois que d'abord plus facile de transformer les choses au niveau régional parce que on n' pas tout de suite les oppositions qui se coalisent quand vous faites un projet. Vous pouvez avoir des oppositions, vous pouvez avoir des ades. Moi, j'ai eu des ades, j'ai eu j'ai eu des des manifestations, j'ai eu j'ai j'ai eu tout ça. Bon, à côté des 9 mois de manifestation étudiante, quand on a vécu l'autonomie des universités, on peut vivre une manifestation, une manifestation contre le métro, hein. C'est c'est moins violent.
Mais ce qui est vrai, c'est que au niveau local, d'abord on peut prendre on peut convaincre beaucoup plus facilement. On peut convaincre. En plus, on a cette règle d'or qui est que on peut pas dépenser plus que les recettes qu'on nous donne. Donc nous, on peut pas faire de la fuite en avant de dépenser. Impossible. L'année dernière, quand l'État m'a coupé les vivres parce que l'État pour combler son déficit maintenant, il vient voir les collectivités, il leur dit euh et il leur dit euh euh bah on vous pique vos recettes fiscales et on les récupère dans notre budget. Il y a pas de critères de bonne gestion, de mauvaise gestion, de rien.
Moi, j'avais baissé mes dépenses de fonctionnement de 20 %. J'investis des milliards dans les lycées, j'investis des milliards dans les transports. Personne me dit merci. Bon bref, je je sais toujours pas pourquoi. Enfin, si je sais pourquoi on m'a piqué l'argent, c'est parce que quand on pique à l'Île-de-France, c'est tout de suite 200 millions et il y a qu'une seule personne qui gueule, c'est la présidente de la région. Donc en fait, ben ça coûte c'est voilà pour tout payer 200 millions chez des maires, il faut taper au moins 200 maires vous voyez. Donc ça ça fait beaucoup plus de bruit. Donc euh voilà.
Donc j'ai été obligé de faire des grosses grosses économies et euh et je pense que malgré tout ce que se disent aussi les Français c'est que les régions aujourd'hui bah il y a des majorités dans les régions. Il y a une opposition et une majorité mais il y a des projets. Tout le monde en Île-de-France tout le monde pense pas comme moi. C'est sûr. Politiquement je suis même un petit peu un petit peu minoritaire dans ma propre région. Mais mais je pense qu'il y a du respect parce que quand il y a eu le Covid, on a porté nous-mêmes les masques dans les pharmacies. On a on avait affraité un avion euh en au Portugal pour aller en Chine.
Et comme moi je travaillais très très bien avec tous les les Franciliens d'origine chinoise et que je leur avais donné des masques en janvier quand ils avaient eu le Covid en Chine, c'est ironique mais j'ai envoyé des masques en Chine. En janvier 2020, j'ai envoyé des masques en Chine. Quand après on a eu le Covid, c'est eux qui m'ont donné les masques. Mais eux, ils m'en ont pas donné 100000, ils m'en ont donné 5 millions. 5 millions. Donc, on a été le premier avion, le premier avion de masque en France. Il est arrivé en Île-de-France et mon vrai problème, c'était que l'État me le confisque pas. Donc, je leur avais pas dit combien j'en avais. Il croyait que j'en avais qu'un million.
En fait, j'en avais 5 millions. Je les ai planqué et et j'ai envoyé j'ai j'ai eu de la chance parce que mon directeur des finances était un ancien de de Bercy et donc il est allé parler aux douanes et on a réussi à le faire à les faire passer à la douane. Et le préfet de région et le préfet de police nous avaiit mis parce qu'on traversait la scène Saint-Denis quand même pour arriver à Saint-Toin. Le siège de la région est à Saint-toin. J'ai voulu mettre le siège de la région dans un quartier très populaire et plus dans le 7e arrondissement de Paris pour montrer que la région ben voilà, elle est une et indivisible. Donc on est à Saint-Toin en scène Saint-N.
Et en fait, on arrivait de Roissie jusqu'à Saint-Toin et euh et le préfet de police c'était des millions de masques à une période où il y en avait absolument pas en France. Et donc le préfet de police nous avait mis des des gardes mobiles qui suivaient le convoi comme si on était des transporteurs de fond, vous voyez. Et on est arrivé jusqu'à la région et puis et puis le préfet de police m'a dit "Il y en a pas 150000 qui peuvent tomber du camion pour la police." Et donc il y en a 150000 qui sont tombés du camion pour la police.
Et le problème c'est que le ministre de l'intérieur, c'était à l'époque monsieur Caster, l'a appris et il a réclamé que les 150000 reviennent immédiatement et qui récupérent les 150000 pour qu'on les donne pas aux policiers mais qu'on aille les donner ailleurs dans d'autres priorités. Enfin bref, mais donc voilà. Donc voilà, je pense que les Franciliens, ils savent ça. Ils savent que à la région, il y a des élus qui leur sont totalement dévoués. Voilà. Et quand il y a un problème de transport, qui est-ce qu'on insulte ? C'est moi. Quand il y a un problème de lycée, qui est-ce qu'on attaque ? C'est moi quand il y a le moindre truc, c'est toujours ma faute.
Mais en fait, le fait que ce soit ma faute et que je sois apporté d'elade, je pense que ça rassure les habitants. Et je pense que si les habitants aiment autant leur maire, le maire de leur ville, c'est parce que c'est rassurant d'avoir un élu qui est prêt à endosser la responsabilité des choses qui vont pas. Il y a plus personne aujourd'hui dans notre pays mais même d'une manière générale qui endosse la responsabilité des choses qui ne vont pas. Et quand vous allez travailler en entreprise, vous allez être des cadres, vous allez peut-être être des dirigeants, vous allez peut-être être des entrepreneurs, vous devrez en assumer les responsabilités.
Et il faut pas voir ça comme un comme un fardeau. Il faut voir ça comme une chance parce que c'est la chance de pouvoir changer les choses. C'est la chance d'avoir du pouvoir et le pouvoir de faire des choses. Donc faut pas avoir peur des responsabilités, faut pas les fuir parce que les responsabilités c'est aussi une immense liberté. C'est la liberté de pouvoir façonner un territoire, façonner une entreprise, créer. Voilà. Mais mais mais et ça rassure, je pense en partie les gens de se dire que dans les collectivités voilà, on est proche, on est proche et la cette proximité qui ne ressente plus du tout avec l'État parce que l'État est loin.
Je pense que c'est un atout pour le changement et notre pays a besoin d'énormément de changements et surtout de désadministration. Notre pays a besoin qu'on libère tout, pas qu'on bloque tout, qu'on libère tout. Et c'est ma conviction et et je continuerai à aller le plaider. C'est pour ça aussi que j'ai accepté votre invitation, c'est parce que je me dis que je suis pas sûr que ce discours on vous le tienne beaucoup. Voilà, il faut que vous soyez prêt à être des artisans de la libération de votre pays. Donc après avoir parlé de ces différents projets de développement ou de décentralisation, parlons de vos campagnes. Donc en 2022, vous avez été candidate à l'élection présidentielle.
Le 4 décembre 2021, vous êtes élu candidate face à Eric Sioti lors de la primaire des républicains. Et à cette époque, un sondage vous crédite 17 % des intentions de vote. Mais finalement, le 10 avril 2022, vous obtenez 4,78 % des voix. Avec le recul, comment expliquez-vous l'échec de cette campagne ? Objectivement quand je quand je me refais le film, je me dis que j'aurais jamais dû y aller. Ça c'est sûr, c'était une décision un peu trop téméraire et surtout on était pas prêt. On était pas prêt. Mais au-delà au-delà de du fait que on n pas eu assez de temps pour pour préparer cette campagne, cette campagne, elle a été vraiment bouleversée par deux choses.
D'abord la guerre le Covid qui a eu un une nouvelle vague de Covid en janvier 2022 qui fait qu'on a pas pu faire de réunion, on n pas pu faire de déplacement pendant un mois, il y a pas eu de campagne. Donc en fait, il y a pas eu de campagne, c'était terrible. Et ensuite en février, il y a eu la guerre en Ukraine qui fait que là aussi tout le monde était extraordinairement inquiet et ce qui intéressait les gens c'était vraiment la guerre en Ukraine. Donc cette campagne, elle n'était jouable, celle de 2022 que s'il y avait la possibilité de critiquer le bilan de Macron parce que c'était de dire qu'on aurait fait mieux que Macron. Et donc j'ai dit il a cramé la caisse.
Phrase qui a peut-être un tout petit peu passé le mur du son. Et c'était vrai. C'était vrai. Simplement, on s'en est rendu compte que 3 ans plus tard, quand vous vous êtes retrouvé avec 3300 milliards de dettes et que au 3 ans plus tard, après 2022, on s'est rendu compte que on était dans une impasse. Euh, j'avais dit il faut remettre de l'ordre aux frontières et dans la rue et mais on n' pas eu de campagne du tout. C'estàd qu'il y a pas eu de possibilité de d'atteindre le président de la République dans son bilan parce que c'était la guerre, parce qu'il était chef de guerre et parce que les Français voulaient pas changer le pilote de l'avion pendant la guerre. Voilà.
Et puis après, j'ai eu tous mes amis parce que alors moi, j'étais la femme à abattre parce qu'il fallait me récupérer mes voix. Donc tout le monde les voulait, l'extrême droite, Zemour qui a qui a été le torpilleur de la droite et qui est le passeplat du RN. Et euh et puis et puis évidemment la gauche, ça c'est normal, et puis les macronises donc tout le monde m'est tombé dessus. Donc en fait, c'était assez difficile, c'était assez inconfortable comme position parce que j'étais vraiment celle dont tout le monde voulait la charne.
Le plus dur, c'est évidemment d'être toujours ridiculisé parce que l'outil des réseaux sociaux aujourd'hui quand vous voulez discréditer un adversaire, je vous invite à lire les ingénieurs du chaos si vous l'avez pas lu, Georgeano Diampoli, Juliano d'ampoli, pardon, Juliano d'Ampoli a écrit "Les in, il explique comment Salvini, comment Trump ont gagné leurs élections et ils expliquent comment le mécanisme qui est en qui qui leur permet de gagner les populistes, c'est de de ridiculiser leurs adversaires. Donc ça ça a été vraiment la chose la plus dure pour moi pendant la campagne de 2022. Je pense que ce que je disais ne méritait pas ça et aurait mérité d'être mieux entendu.
Mais on était pas là quand je vous ai dit qu'on était pas prêt, c'est qu'on était pas prêt à répondre à des attaques d'une violence aussi forte. Voilà, on avait pas assez de puissance sur les réseaux sociaux. la LFI, les macronistes et la fachosphère avaient des avaient des des relais d'opinion très très importants dans les réseaux sociaux qui étaient très très puissants, beaucoup trop puissants pour qu'on puisse répondre. Et en fait, il faut toujours répondre quand vous êtes attaqué, il faut toujours répondre et il faut répondre avec les les bons outils. Et là, il y avait des bottes, il y avait enfin bon bref, c'est les les campagnes d'aujourd'hui.
Les campagnes d'aujourd'hui sont des campagnes ultra technologiques. Et si vous avez pas les moyens de faire une campagne ultra technologique et y compris les moyens financiers, vous n'y arrivez pas. Et on évoque justement candidature à l'élection présidentielle. Alors, imaginons que vous aviez gagné cette élection. Vous avez dit lors de votre entretien à HC en décembre dernier à coup de mesures impopulries, avec certaines mesures impopulaires, on remet la France sur pied en 3 ans. Alors c'est vrai que la première chose qu'on s'est demandé en entendant ça, c'est quelles sont-elles ?
Si vous avez une recette magique ou Mais moi je pense que la alors je pense que il faut qu'on remette les choses à plat. Je vous ai dit sur les retraites, je pense vraiment que la bonne mesure à voter, c'est l'indexation automatique. Qu'on arrête de se déchirer et de s'emplafonner tous les 3 ans parce qu'on vit plus vieux et parce que il y a un déficit, il faut qu'on puisse anxer automatiquement les retraites sur l'espérance de vie en bonne santé. C'est ce que font tous les autres pays. Alors, c'est pas drôle à dire, hein, parce que les gens ne veulent pas travailler plus longtemps, mais si on vit plus longtemps, il faudra travailler plus longtemps.
Et puis par ailleurs, il faut autoriser la capitalisation. pour que les Français puissent épargner pour leur retraite. C'est important aussi qu'il puissent épargner de manière défiscalisée. Donc il faut leur faire C'est possible pour les fonctionnaires, ça n'est pas possible pour le privé et ce serait très important pour nos entreprises d'avoir des vrais fonds de pension qui investiraient dans nos entreprises. Aujourd'hui, c'est les fonds de pension étrangers qui sont propriétaires de nos entreprises.
C'est quand même extrêmement perturbant de penser que c'est des gens qui n'ont aucun intérêt avec la France qui vont demander des rendements à nos entreprises que nos entreprises peuvent peut-être pas produire et qui se foutent et perd du monde de l'emploi en France. Le Japon est très très endetté. Le Japon est un pays très endetté, mais c'est les Japonais qui détiennent la dette japonaise et c'est eux qui détiennent les entreprises japonaises. Donc à partir du moment où c'est le peuple japonais qui détient, ils vont pas mettre l'économie par terre, vous voyez. Donc je pense que sur les retraites, il faut vraiment faire quelque chose. Sur la sécurité sociale, on n'y arrivera plus.
avec l'allongement de la durée de la vie, si on continue comme on continue sur la sécurité sociale euh dans quelques années, pas très longtemps, vous aurez 25 % de la population qui sera en affection longue durée remboursée à 100 %. 25 %, on est à 19, on sera à 25 %. Le jour on est à 25 %, on pourra plus rembourser. Donc vous voyez le problème c'est que personne ne vous dit la vérité sur la situation exacte des finances de la France et de ce qu'on peut payer. Donc il faut prendre un certain nombre de décisions. Moi je pense que il faudrait aussi que on décentralise parce que en décentralisant, on enlève automatiquement un degré d'administration euh forcément un déjà.
Et puis euh et donc on supprime des doublons. Est-ce que vous vous rendez compte qu'en Île-de-France, je prends juste l'exemple de l'île-de-France mais je pourrais donner plein d'autres exemples en en région. Nous avons cinq niveaux de collectivité. Les communes, les intercommunalités, les départements, la métropole qui regroupe les quatre départements de Paris de la petite couronne et la région. Cinq niveaux. Cinq niveaux. Quand moi je supprime le comité régional du tourisme, je le fusionne avec Tru Paris region pour avoir moins de monde pour pour faire des économie de 4 c postes pour avoir un petit peu plus d'argent pour financer les projets.
Pendant ce temps, la métropole crée un comité métropolitain du tourisme et recrute des fonctionnaires pour faire le comité métropolitain du tourisme. On nen sort plus. On nen sort plus. Euh donc il faut arrêter arrêter arrêter arrêter la suradministration et puis il faut faire auprès de de l'Assemblée nationale du Sénat un comité qui s'appelle le comité du dénormage. C'est-à-dire qu'il faut prendre toutes les lois françaises et il faut regarder toutes celles qui sont au-dessus de la moyenne européenne, toutes les règles au-dessus de la moyenne européenne. Et puis pour les grands projets, il faut faire ce qu'on a fait pour les JO ou ce qu'on a fait pour sa clé.
Pour sa clé, pour les GO, on a fait des lois d'exception. On a dit toutes les procédures sont suspendues et on va faire quand même pour Notre Dame pareil, toutes les procédures sont suspendues, on va faire quand même. C'est comme ça qu'on réussit à faire des projets dans notre pays. C'est on a des projets d'intérêt nationaux, faut les faire et il faut les faire avec uniquement les lois en respectant uniquement les lois sur la santé et la sécurité des personnes. Pas toutes ces lois multiples et variées qu'on a inventé. Parce que l'écologie parfois contredit l'écologie. Moi, j'ai des écologistes qui sont contre les tramouets.
Je leur dis "Mais attendez, vous êtes contre la pollution mais vous êtes contre Ah oui, mais on va couper des arbres." Et puis j'ai des écologistes qui sont contre le vélo. Je dis "Mais pourquoi vous êtes contre le vélo ?" "Ah bah oui, mais on va bitumer dans les champs. Donc on va mettre du bitum." Donc c'est on imperméabilise. Donc c'est pas il faut pas faire des piss cyclables. Donc vous voyez à un moment on a fait tellement de lois qu'on on pourrait en fait ne rien faire ne plus rien faire et avoir un pays complètement bloqué avec tout ça. Donc il faut débloquer. Vous avez parlé des finances de la France et une des propositions au cœur du débat actuel est sans doute la taxe Zucman.
Donc la plupart de vos collègues Eller affirment être en désaccord avec cette taxe avançant des arguments de matraquage fiscal ou d'incitation à l'exil des entreprises françaises. À l'inverse, donc les sympathisants de cette proposition la considèrent comme un pas de plus vers l'égalité devant la loi fiscale. Quel est votre avis à propos de cette taxe Zucman et pourquoi ? Le problème c'est que alors supposez, on va prendre des exemples dans la salle. Vous créez votre entreprise, vous créez votre entreprise. N'importe laquelle une entreprise de vente de pneus, une entreprise technologique, peu importe. Vous créez votre entreprise, vous mettez tout votre argent dedans.
Cette entreprise, vous allez la faire grandir mais pendant 10, 20 40 ans, vous n'allez pas pouvoir la vendre puisque c'est votre entreprise. Et peut-être, moi j'ai un j'ai un un ami quand son père a racheté pour 1 € symbolique l'entreprise qui qu'il possède qui fait des nacelles élévatrices, il y avait 50 salariés. aujourd'hui sont 2000 en France, 2000 salariés dans en Ronal Pauverne. Bon bah évidemment il il cette entreprise elle a beaucoup de valeur mais si vous si vous lui dites chaque année je te demande de payer 2 % de la valeur de ton entreprise supposons que cette entreprise va aille 100 millions. Où est-ce qu'il va trouver les 2 millions chaque année à donner ?
Alors on dit c'est pas grave, il a qu'à mettre il a qu'à mettre tout ça en action. qui a donné les actions au fisque. Mais d'abord, il y a plein d'entreprises qui ont pas d'action. Il y a plein tous les entrepreneurs, les les PME, ils ont pas d'action. Donc je pense que et puis 2 % c'est au bout de 10 ans, c'est 20 %. Ça veut dire vous avez donné 20 % de votre entreprise au fisque au bout de 10 ans. Donc je pense que la taxe Zukman euh elle elle est elle est elle est entendable pour des hyper riches si vous voulez. Si vous dites à à Bill Gates donne 2 % par an de ton patrimoine, bon ben il donne 2 % de son patrimoine, ça lui fait même pas mal.
Mais pour un entrepreneur qui décide de créer sa boîte, qui investit tout son argent, tout son travail, qui l'a fait grandir, tant qu'il peut pas la vendre, il n'est pas riche. Un jour peut-être il sera riche le jour où il la vendra, mais peut-être qu'il sera jamais riche parce que peut-être qu'il la transmettra à ses enfants et peut-être que c'est la meilleure chose qui puisse nous arriver, c'est qu'il la transmette à ses enfants pour qu'il la reprennent. Donc vous voyez, je pense que autant il faut aller chercher les rentiers qui optimisent et qui sont des héritiers qui ont hérité de de je sais pas quoi, d'un patrimoine exceptionnel.
Oui, qu'on qu'on fasse de la justice fiscale, oui, on peut en faire, mais cette taxe Zucman si vous intégrez l'outil de production dedans, c'est-à-dire l'entreprise, mais vous aurez plus un entrepreneur en France. Mais c'est vrai, c'est-à-dire que monsieur euh enfin, je sais pas n'importe qui, Bernard Arnaud, vous allez lui dire "Ton groupe, il vaut je ne sais pas combien il vaut, il vaut des milliards, il va falloir payer des milliards d'impôts, des milliards d'impôts". Enfin, je veux dire lui, il a toutes les possibilités pour son aller, toutes les possibilités. Qui va le retenir ? Comment vous allez faire ? Enfin voilà.
Donc l'attaque Zukman, peut-être que elle pourrait s'envisager, mais à ce moment-là, il faudrait que ce soit au niveau mondial et que tout le monde soit à la même à la même mais il faudra pas mettre l'outil de production dedans. Il faut taxer les gens qui ne servent plus à l'économie mais pas ceux. C'est tellement dur d'être entrepreneur aujourd'hui, pardon, mais c'est tellement dur. Vous avez la responsabilité de salariés, vous avez la responsabilité de de d'êtres humains qui dépendent de vous et vous vous prenez tous les contrôles et vous prenez tout. Enfin, je suis pas entrepreneur mais je vois déjà ce que c'est que d'être président de région.
Je dire les gens qui ont des responsabilités, franchement euh je je pense que c'est voilà c'est encore un coup sur la tête de gens qui qui sont le sel de la terre de la France. Voilà, c'est ce que je pense. Voilà. Merci pour vous. Si on inclut l'outil de production, si on l'incl pas après vous pouvez faire des taxes sur les riches. Ça c'est un choix politique de faire des taxes sur les riches. Ça a été le cas par le passé. Merci pour votre réponse. Nous allons clôturer cette conférence sur le format du 60 secondes. Donc on se laisse une minute. On pose des questions assez rapides qui demandent très peu de justification, une réponse très succinte pendant 60 secondes.
On peut peut-être lancer un chronomètre. Alors bah c'est parti. Votre plus grande inspiration politique ? Ma plus grande inspiration politique, c'est Simon Veille qui était la présidente de mon comité de soutien en 2010. J'ai perdu concis. Pardon Simon. Votre personnage historique préféré ? Ah Jeanne Dark, c'est pas très original. Ministère du budget ou ministère de l'enseignement supérieur ? Enseignement supérieur quand même. Préférez-vous parler le russe ou le japonais ? Bon, je parle plus ni l'un ni l'autre donc euh c'est un peu difficile mais non, j'ai beaucoup aimé apprendre le russe. Japonais, c'est trop difficile pour moi.
Votre mot préféré de la langue française là, vous voyez, c'est un très beau mot. Debout, être Être une femme debout, c'est un très joli mot. Merci beaucoup. Merci beaucoup pour cet échange. Voilà qui clôture notre conférence et je vous invite tous à sortir de l'ampite par le haut et aller éventuellement au cocktail.
[Applaudissements]
Ah oui. Merci
Valérie Pécresse