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DébatRassemblement National (sur YouTube)· 6 décembre 2024 66 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesEurope & internationalSolidarités & famille

La défiance permanente de Macron envers les Français est inquiétante ! - Jean-Philippe Tanguy (BFM)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 24 %Attaque 56 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 67 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:20OuverteÉludée

    Est-ce que l'allocution d'Emmanuel Macron vous donne envie d'être dans cette perspective de co-construction ?

  • 1:37FerméeRéponse partielle

    Est-ce que franchement c'est jouable ?

  • 1:40OuverteRéponse directe

    Est-ce que vous vous appelez entre vous ?

  • 3:10RelanceRéponse partielle

    Est-ce que vous êtes prêts à travailler avec Macron ?

  • 4:40OuverteRéponse partielle

    Est-ce que vous sentez les ferments d'une capacité à travailler ensemble ?

  • 6:43FerméeRéponse directe

    Est-ce que le gouvernement d'intérêt général comprend la France insoumise ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:54Invité politiqueChiffre
    « plus de 60% des Français estiment que c'est lui qui est responsable »
  • 18:10Invité politiqueFait
    « M. Macron dit « Le peuple me reproche d'être responsable de la situation » »
  • 18:38Invité politiqueFait
    « M. Macron, par son allocution, démissionnait de ses responsabilités ce soir »
  • 20:14InvitéFait
    « il accuse un front anti-républicain d'avoir censuré le gouvernement précédent »
  • 32:22Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron ne soit pas conforme aux institutions de la Ve République. »
  • 32:29Invité politiqueFait
    « Son refus systématique d'utiliser le référendum tout en en parlant à longueur d'interviews. »
  • 33:32Invité politiqueFait
    « L'Allemagne dans un triste État aujourd'hui s'est trompée, la politique énergétique, catastrophe. »
  • 33:43Invité politiqueChiffre
    « Un taux de travailleurs pauvres jamais vu pour un pays aussi riche que l'Allemagne. »
  • 36:39InvitéFait
    « Les résultats en mathématiques des élèves français, nous sommes derniers de l'Union Européenne. »
  • 38:25PrésentateurFait
    « Il y a une majorité de Français qui veulent l'abrogation des réformes de retraite. »
  • 38:29PrésentateurFait
    « Il y a une majorité de Français qui veulent taxer les ultra-riches et les grandes entreprises. »
  • 51:47InvitéFait
    « Il y a deux tiers des Français qui sont contre votre programme. »
  • 57:37InvitéFait
    « Il y a une majorité de Français qui n'en veut pas. »
  • 58:11InvitéFait
    « C'est la dérégulation, c'est le libre-échange, c'est l'acceptation de la concurrence déloyale. »
  • 58:23InvitéFait
    « Ça les Français n'en veulent plus, ils veulent de la justice sociale. »
  • 1:00:21InvitéFait
    « Il n'y a aucun projet de loi qui est ressorti identique à la manière avec laquelle il était rentré. »
  • 1:02:52InvitéFait
    « Si le seul sujet c'est un sujet absolu sur l'âge, évidemment que ça ne pourra pas marcher. »
  • 1:04:55InvitéFait
    « On ne peut pas laisser le pays pendant plus de deux ans sans bouger. »

Temps de parole

  • Présentateur56 %
  • Jean-Philippe Tanguy11 %
  • Invité9 %
  • Invité 27 %
  • Invité 36 %
  • Invité 46 %
  • Invité 53 %

2,4 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Bonsoir Jean-Philippe Tanguy, député Rassemblement National de la Somme. Jean-Philippe Tanguy, vous êtes le groupe politique qui avait fait basculer la situation politique hier en décidant de censurer le gouvernement de Michel Barnier. J'ai entendu dire Marine Le Pen hier soir qu'elle serait dans une perspective de co-construction pour la suite. Est-ce que l'allocution d'Emmanuel Macron il y a quelques instants vous donne envie d'être dans cette perspective de co-construction ?

0:26
Jean-Philippe Tanguy

Vous savez, M. Macron m'a rarement donné envie de quoi que ce soit, sinon voter contre lui. Bon, donc les choses ne changent pas. Ce n'est pas un sujet. Le sujet c'est est-ce qu'on est capable de faire en sorte que ce budget soit moins pire pour les Français mais qu'on ne mette pas en péril notre économie et nos institutions. Bon, M. Macron a décidé de ne tendre la main à personne. Mais surtout, ce qui m'a beaucoup choqué, c'est à quel point il se déresponsabilise sur les Français et les électeurs. Il n'est jamais responsable de rien.

Il dit « Certains me tiennent responsable d'écouter tous les instituts de sondage » montre que plus de 60% des Français estiment que c'est lui qui est responsable et les partis qui le soutiennent. Donc ça fait quand même beaucoup de « Certains ». Et donc cette défiance permanence de M. Macron envers le suffrage universel, envers les représentants du suffrage universel et donc envers les Français est très inquiétant pour un président de la République qui n'est pas là pour faire sa promotion en permanence ou pour soulever des excuses. Mais je le rappelle, il est gardien de la République. Et quand une telle personne nous garde, on a de quoi être inquiet.

1:22
Présentateur

– On a sur ce plateau, Apolline de Malarbe, quatre responsables politiques qui vont débattre ensemble, qui pourraient faire partie de ce gouvernement d'intérêt général pour bâtir un nombre de nouveaux. – Non, je ne crois pas. – Non, mais on va en parler. Là, ça fait une quinzaine de minutes qu'on débat et qu'on échange. Est-ce que franchement c'est jouable ?

1:38
Invité

– Est-ce que vous parlez hors du plateau ? – C'est-à-dire, en fait, moi ce qui m'intéresserait, c'est aussi de savoir si, parce qu'au fond, on le sait bien, quand c'est Emmanuel Macron qui vous demande de bosser ensemble, vous avez tous envie de dire, alors sauf vous évidemment, Robert Berger, vous avez tous envie de dire, mais enfin, qu'il se mène de ce qu'il regarde, il est responsable de tout, etc. Pas de problème.

Mais est-ce que, dans la vraie vie, j'allais dire, est-ce que de temps en temps vous vous appelez, est-ce que vous qui êtes socialiste, Jérôme Gage, on peut même dire que vous avez été élu sans le soutien du nouveau franc populaire, qui n'avait pas accepté votre candidature, c'est dire combien LFI n'est pas au minimum votre partenaire aujourd'hui. Donc vous, vous faites partie des premiers à avoir en quelque sorte incarné une forme de distance au minimum entre les socialistes de gouvernement et vos alliés de circonstance LFI. Qu'est-ce que vous dites ce soir ?

Est-ce que vous dites, bah oui, en fait, allez, ça suffit, faisons tomber les masques, et nous, les socialistes, comme on a commencé à l'entendre, comme Boris Vallaud a commencé à le dire, qu'en fait, il tournait, il voulait changer le centre de gravité, le tournait un peu plus vers le centre et un peu moins vers LFI. Allez-y, allez-vous le faire.

2:50
Présentateur

Si on passe toute la séquence qui vient à essayer de désigner qui a été responsable des échecs de la période passée, ça peut être intéressant, mais ça a une ambiance courte de récré. Il y a un fait initial, qui est une solution qui était hasardeuse, une nomination...

3:08
Invité

Mais précisément, moi je me projette. Allez-vous accepter de faire une sorte de socle commun élargi jusqu'au parti socialiste ?

3:15
Présentateur

Alors, pour cela, il faut d'abord être fidèle à la seule chose qui nous rassemble dans ce pays, qui est le suffrage universel. Moi, je vais dire les choses très clairement. Le 7 juillet dernier, une préférence a été donnée à la gauche, pas une majorité. Donc moi, je ne fais pas partie de ceux qui disent que c'est tout le programme, rien que le programme. Et même Lucie Casté a évolué sur cette question en disant qu'on part des priorités qui étaient identifiées dans ce programme du rassemblement de la gauche et des écologistes. Mais le deuxième événement, ça a été le Front populaire.

Le très commun des deux tiers des députés à l'Assemblée nationale, c'est d'avoir été élue dans le cadre du Front républicain. Et donc aujourd'hui, l'enjeu, si on se tourne vers l'avenir, ce n'est pas les chicalias pour savoir qui a été responsable de quoi.

3:54
Invité

Nouveau Front populaire ou Front républicain ?

3:54
Présentateur

Non. L'orientation, la préférence des Français a été donnée au programme de la gauche pour répondre aux enjeux des services publics, du pouvoir d'achat, des retraites, pour la question de la transition climatique. Donc, il faut partir des priorités identifiées par le programme de la gauche, mais il faut construire des compromis dans le cadre du Front républicain. Parce que sinon, on sera dans l'impuissance totale. Et après, chacun prendra ses responsabilités.

Mais ça suppose, pardonnez-moi Benjamin, qu'on ne dise pas d'un côté tout le programme, rien que le programme, mais en face, et je le dis à Aurore Berger, qu'il n'y ait pas des gens qui nous disent c'est tout le bilan, rien que le bilan d'Emmanuel Macron. Donc justement, Jérôme Guedj. Jérôme Guedj doit sortir de son couloir et de ses postures, parce que sinon, on n'aura pas la nécessaire stabilité pour répondre aux enjeux premiers de nos candidats. Je vais y arriver. Jérôme Guedj, vous avez Aurore Berger qui est juste à côté de vous.

Est-ce qu'après cette prise de parole d'Emmanuel Macron, vous sentez les fermants, et je prolonge la question d'Apolline, une sorte de capacité à travailler ensemble ? Puisque je rappelle que vous faites partie de celles et ceux qui plaidiaient pour un accord de non-censure et qui n'est pas sur la même position que votre camarade Éric Coquerel à côté, qui lui dit c'est soit Lucie Casté, nous vous font populaire, soit la démission du président. Est-ce que vous avez vu dans cette allocution d'Emmanuel Macron… Vous me permettrez de dire ce que j'ai envie de dire. Évidemment, mais je ne crois pas avoir trahi votre pensée. Vous verrez. Ah, il y aura un suspense. Donc, Jérôme Guedj.

L'accord de non-censure, c'est les socialistes qui ont utilisé cette expression les premiers. Il faut rendre à César ce qui est à César. C'est mon ami Philippe Brun qui, dès la fin du mois d'août, avait indiqué que c'était la bonne perspective en respectant, je le redis, parce que c'est le talisman, le suffrage universel. Une préférence donnée à la gauche. Et donc, Emmanuel Macron, ce soir, se donne un peu de temps pour choisir son Premier ministre. Et donc, moi, je souhaite qu'il puisse y avoir discussion avec l'ensemble des forces de l'arc républicain. Vous tendez la main à envergé ? Et qu'il puisse, avec l'ensemble des forces de l'arc républicain, sans exclusive…

Oui, enfin, nous avons été élus les deux tiers des députés de l'Assemblée nationale. Moi, je ne considère pas que le Rassemblement national participe de ce gouvernement fustile d'intérêt général. Cela ne m'interdit pas de répondre à celles des préoccupations qui sont portées par les électeurs de LFI, par les électeurs socialistes, par les électeurs communistes et par les électeurs du Rassemblement national qui expriment des colères et des interrogations auxquelles il faut apporter des réponses, mais qui ne sont pas celles du faux semblant que porte le Rassemblement national, le désaccord qu'on a. Moi, je respecte chacun des électeurs.

Je ne respecte pas les réponses qui sont apportées par le Rassemblement national. Et je souhaite que ce gouvernement qui part, je le redis, de la gauche, parce que si tel n'est pas le cas, alors il y aura à nouveau un déséquilibre. Et les mêmes réponses produiront les mêmes choses. Non, Berger, vous répondez à Jérôme Gage. Je ne comprends pas.

6:34
Invité

Apolline de Malherme me demandait si on se parlait. Oui, on se parle. Et heureusement qu'on se parle. D'ailleurs, on se tutoie dans la vraie vie. On peut même le faire sur ce plateau, parce qu'après tout, c'est comme ça qu'on fonctionne. Moi, j'ai juste une question à poser à Jérôme Gage, et très clairement, en espérant qu'il puisse parler au nom de l'ensemble des députés socialistes. Est-ce que, si ce gouvernement d'intérêt général était formé, est-ce que pour lui, oui ou non, ça comprend la France insoumise ?

6:57
Présentateur

Mais d'abord, ça comprendra tous ceux qui se seront mis d'accord sur un certain nombre de réponses et de compromis à construire, et après, chacun prendra ses responsabilités.

7:04
Invité

Est-ce que la fille est dans l'art du républicain ?

7:08
Présentateur

Moi, j'ai eu suffisamment maille à partir avec Jean-Luc Mélenchon et la direction de la France insoumise pour estimer aujourd'hui qu'il y a à construire une réponse de gauche républicaine, universaliste, laïque, écologiste. Après, ma préoccupation, c'est les réponses sur chacun des éléments de projet.

7:27
Invité

Si vous voulez avancer vers votre droite, vous allez sans doute perdre un peu sur votre gauche, c'est-à-dire, LFI, actez-vous cette décision ?

7:35
Présentateur

Je crois qu'on a été clair quand on a dit que dans un accord de non-censure, chacun prendrait ses responsabilités.

7:42
Invité

Alors, vous êtes exactement comme Emmanuel Macron, qui dit finalement, bon, chacun prend ses responsabilités.

7:52
Présentateur

Alors, Apolline Jérôme Guedj, Apolline Jérôme Guedj. Éric Coquerel, écoute sagement ce qui est dit, puis on parle de vous. Quel regard est-ce que vous portez là, sur visiblement, ce dialogue qu'il y a entre Orberger et Jérôme Guedj ? Est-ce que vous pourriez rentrer dans la danse ? Ou est-ce que c'est vous ? Nouveau Front populaire, seulement le Nouveau Front populaire, et sinon, c'est la démission du président ? Bon, déjà, de toute façon, le dialogue avec les macronistes, il est exclu. Ils considèrent de toute façon que LFI, on ne discute même pas avec eux. J'observe juste une chose, quand même, je leur dis comme ça, c'est qu'en juillet, ce n'était pas ça.

Ce n'est pas ce que dit Jérôme Guedj. Moi, j'ai toujours tenu la même position, et en juillet, pareil, et j'ai été élue face à vous et face au Rassemblement national. Vous saviez que vous n'aviez pas de problème dans votre circonscription. Mais ailleurs, ça n'a pas été le discours de M. Attal, ça n'a pas été le discours de M. Macron. Pourquoi ? Parce qu'à ce moment-là, et sur proposition, vous vous ferez remarquer, le premier qui l'a proposé, de désistement au deuxième tour, quand on était le troisième, c'est Jean-Luc Mélenchon. Ça a été la position, après, de toute la gauche. Éric Ocrel, on ne va pas refaire l'histoire des législatives.

Là, la question qui est posée, c'est qu'il y a une partie de vos alliés, Éric Ocrel, qui tendent la main au bloc central. J'observe simplement qu'aujourd'hui, le discours de M. Attal ou M. Macron a changé. Nous sommes en dehors, et nos électeurs, du coup, on l'enregistre pour la prochaine fois. Pourquoi ne sont pas les bienvenus pour essayer de sauver des députés Macron ?

9:03
Invité

La question, ce n'est pas les électeurs. La question, c'est les députés.

9:05
Présentateur

On a compris, je pense que les électeurs écoutent ce qui se passe. Et je pense que c'est, par rapport à l'avenir, par rapport au danger de l'extrême droite, c'est une grande responsabilité qu'ils prennent. Maintenant, je vous réponds sur la deuxième question. Ah, merci. D'accord, on parle de quoi, là ? On ne parle pas d'étiquette, on parle de programme. Comment voulez-vous imaginer, deux secondes, que nous fassions une coalition commune, ou je ne sais quoi, avec des gens qui, par exemple, jeudi dernier, ont organisé une obstruction à l'Assemblée jusqu'au bout pour qu'on n'abroge pas la réforme des refaits ?

Comment voulez-vous que nous fassions une coalition commune avec des gens qui étaient les plus offensifs contre toute taxation des ultra-riches et des grandes entreprises lors de la discussion budgétaire ? Comment voulez-vous qu'on fasse une coalition avec des gens qui, depuis quelques temps, par exemple, sur l'AME, pour essayer... Dites-le en regardant Jérôme Guèche, puisque c'est ce qui m'a posé la question. Oui, mais sauf que Jérôme Guèche, pour l'instant, ne va pas proposer de faire une coalition, j'entends pas, il va peut-être le dire plus clairement.

Alors, si Jérôme Guèche m'explique que l'issue, c'est une coalition avec ceux qui, en réalité, sont sur une position économique et sociale totalement à rebours, qu'ont mis le pays dans la catastrophe où on est, qu'ont fait le macronisme pendant 7 ans, Jérôme, il n'y a pas de problème, lui, je le tutoie, donc je le dis. Ah, tout le monde se tutoie sur ce plateau-là. Non, pas tout le monde, pas tout le monde. Je tutoie Jérôme, donc je le fais, mais ça, ça sera non. Ça sera non pourquoi nos électeurs ne nous... Alors, Jérôme Guèche, il n'a pas voulu le label NFP, donc quelque part, il peut parler en son nom. Mais tous les autres députés socialistes, nos électeurs nous ont élus sur un programme.

Et laissez penser que pendant 3 ans maintenant, on va faire un programme qui sera un espèce de, je ne sais pas quoi, qui sera en réalité la perpétuation du macronisme. Je vous assure, moi j'étais à la manifestation cet après-midi de la fonction publique très nombreuse. Ce n'est pas du tout la ligne de l'élection. Jérôme Guèche vous répond et ensuite, je voudrais qu'on entend Jean-Philippe Tanguy. Moi, je veux qu'on soit absolument clair. Je redis que... Réponds à la question. Notre proposition est de partir d'un Premier ministre issu de la gauche, porteur des priorités du programme du Rassemblement de la gauche et des écologistes qui s'appelle Nouveau Front Populaire.

Moi, je n'ai pas pris le logo NFP. J'ai eu une candidature soutenue par la France Insoumise face à moi. Mais ça ne m'a pas empêché, parce qu'on ne peut pas me suspecter de ne pas être un homme de gauche, d'avoir défendu un certain nombre de ses propositions. Mais la réalité oblige, la réalité électorale, de dire qu'on ne peut pas appliquer 100% de ce programme-là. Et donc, si on veut... Et c'est le vieux débat qui traverse la gauche, Eric, depuis un siècle. C'est de savoir si on prend des prises d'avantage quand on peut le faire, ou est-ce qu'on promeute le grand soir en permanence. Voilà, là, en l'espèce, si on peut faire des avancées...

Ce que nous avons toujours dit, ce que nous avons toujours dit, d'accord ? La même chose, d'ailleurs, que Lucie Castet, ou même qu'Olivier Fort, puisque j'étais aux universités d'été du PS, et que j'ai répété la même chose. Nous avons toujours dit, nous voulons un gouvernement qui porte le programme du Nouveau Front Populaire, parce qu'à l'époque, c'était déjà l'idée de faire quelques points un peu communs, ceux qui étaient pour ça, pour faire une espèce d'alliance avec les macronistes. N'oublions pas. Et nous avons dit que les compromis, on les trouverait avec l'Assemblée. Et c'est d'ailleurs exactement ce qui s'est passé sur le budget.

Donc tu es d'accord sur chercher des compromis, y compris avec ceux qui combattent politiquement ? Nous ne sommes pas pour aller chercher des compromis avec M. Attal, qui ne changera rien de politique, parce que nous savons que... Mais c'est là qu'il y a une contradiction, Eric. Mais non, ce n'est pas une contradiction. Il y a une contradiction majeure dans la situation dans laquelle on est, si on veut offrir à la fois des avancées pour nos concitoyens sur les combats que nous menons. On ne peut pas être dans la posture un genre d'un droit. Nous avons prouvé une chose lors de la discussion budgétaire à laquelle tu étais.

Nous avons prouvé sur le PLFSS et le projet de loi de budget de l'État que nous étions capables de faire passer des mesures, par exemple, de taxation des ultra-riches ou de taxation des grandes entreprises ou de cotisation sur les dividendes dans le projet de loi de finances que jamais aucun macroniste n'aurait accepté comme discours commun. Il se trouve que dans l'Assemblée, il y a des majorités, à un moment donné, concrètes qui peuvent se faire sur nos bases. Ça, oui. Imaginez qu'avec M. Attal, on fasse un programme commun qui fait que M. Olivier Faure a commencé à dire que l'abrogation des réformes des retraites, on va d'abord faire une conférence de financement avant, etc.

Mais c'est ça la logique des compromis. Je peux te l'illustrer sur cet exemple précis auquel je suis attaché. Je n'ai pas ménagé ma peine dans le combat sur la réforme des retraites et si on avait eu une majorité, nous aurions abrogé la réforme des retraites. Mais là, on l'avait. Mais nous ne l'avons pas à l'Assemblée nationale pour pouvoir en gouvernement qui n'est pas censuré et que par conséquent, il ne faut pas vendre du rêve quand ce n'est pas possible. Elle aurait pu être votée, elle serait partie au Sénat, elle se serait enlisée au Sénat. Donc à un moment donné, il faut être pragmatique pour avoir des victoires.

La victoire qu'on peut avoir sur ce sujet précis, y compris en embarquant les autres forces politiques, c'est de regarder dans quelle mesure on fait un compromis. Ça peut être en l'espèce, je le dis, un gel ou une suspension de la réforme des retraites en voyant à 2027 le sujet de la réforme des retraites et en le faisant trancher par les Français à l'élection présidentielle. Jérôme Guel, Jéricho Krell, c'est pas sûr d'en faire sur ce plateau parce qu'au fond, on a en quelque sorte les termes de l'équation qui sont posés. Étienne Gernel, on a deux tendances de gauche, l'une qui met en avant le compromis, l'autre moins, sans voir comment cela pourrait débloquer la situation.

J'ai raison de dire que c'est une histoire qui traverse la gauche depuis la fin du XIXe siècle, on connaît l'histoire par cœur. Maintenant, le seul moyen d'avoir une vraie coalition qui tient à peu près, c'est évidemment que le PS sorte de sa vassalité par rapport à LFI, c'est tout. Il n'y a pas d'autre moyen de faire ça. Et je vois bien, c'est compliqué. C'est compliqué parce qu'Olivier Faure, c'est quand même un peu l'homme de LFI à l'intérieur du PS, à la tête du PS. Maintenant, je voudrais quand même ajouter quelque chose parce qu'on parle d'équation. Là, on ne parle que d'équation politique. Il y a une équation économique.

Si on veut avoir un défaut de paiement, il faut abroger la réforme des retraites. Ça abrège le problème, ça va beaucoup plus vite. Aucun voisin de la France, quand je dis bien aucun, c'est aucun, n'a un âge de la retraite qui est en dessous de 65 ans. Et il y en a beaucoup qui sont à 66 ou à 67 ans. Il y a quand même des réalités qui s'imposent. On peut très bien d'ailleurs souverainement décider de faire des choses.

14:54
Jean-Philippe Tanguy

Et la réalité de la souffrance du travail aussi s'impose. C'est une réalité. La réalité de la souffrance au travail, elle s'impose plus que des chiffres. Je sais bien que vous êtes sur une position très proche de la léphique. où on rencontre des gens qui sont prêts d'autre. Et vous savez, la position qui est là c'est pas un article dans le point. Elle est ultra minoritaire dans le pays parce qu'il y a des gens qui donnent leurs années

15:10
Présentateur

d'existence par rapport à ça et qui ne peuvent pas considérer que l'argument, c'est le fait que la France fasse différemment du reste du monde. Je vais vous dire une chose. Ah bon ? Parce que c'est différent en Espagne, au Portugal, en Belgique, en Allemagne, en Italie. Je pense qu'on a eu raison au nom de la Révolution française de se dire que le reste du monde était sous des monarchies et qu'on a passé à la République. Mais partout ailleurs en Europe, c'est horrible, c'est invivable ? Alors ? Comment ? Partout ailleurs en Europe, c'est horrible, invivable ? Sur un point particulier, Etienne, à gauche, on peut avoir des convergences.

Je préfère notre système de retraite français qui est jugé généreux mais qui fait qu'il n'y a que 7% des retraités qui sont sous le seuil de pauvreté alors qu'en Allemagne, c'est trois fois plus. Et donc, il y a à un moment donné la singularité française de partage des richesses, la sécurité sociale, les retraites. Etienne Gernel. Je ne passe pas par dessus bord. Et je pense même que pour que ce soit, s'il vous plaît, messieurs, dames. Ce n'est pas avec les macronistes que vous allez remplir cette équipe. Bien, bon, Jean-Philippe Tanguy, c'est de rendre ce débat un petit peu audible.

16:05
Jean-Philippe Tanguy

Il n'est pas énormément parlé.

16:06
Présentateur

Oui, mais justement, je vous donne la parole. Compromis nouveau, gouvernement d'intérêt général. Là, ce qui est frappant, Jean-Philippe Tanguy, c'est qu'il peut y avoir, alors, pas des convergences, mais en tout cas, des discussions, Orverger, qui parle à Jérôme Gage, Éric Ocret, Ah mais ça, j'en ai jamais douté. Vous, vous êtes totalement exclu de tout ça. Donc, au fond, vous étiez au centre du jeu en essayant d'obtenir des compromis de Michel Barnier. Et en fait, là, vous l'avez fait tomber. Donc, la solution, elle fait sans vous.

16:28
Jean-Philippe Tanguy

Ça vous plairait que nous disparaissions du jeu en seulement 24 heures ? Je ne crois pas du tout que nous allons disparaître du jeu, monsieur. Et je pense même que tout cela et la déclaration de monsieur Macron montre à quel point Marine Le Pen a en fait révélé ce qu'il se trame depuis les législatives. Nous avons en fait un parti unique.

Je pense que les Insoumis se sont liés à ce parti unique en pensant dominer les socialistes, en faisant réélire François Hollande, en faisant élire Aurélien Rousseau, artisan de la réforme des retraites de Madame Borne et qu'ils sont dévorés par le monstre qu'ils ont mis en place, à savoir les sociotraitres qui, constamment, depuis 50 ans, trahissent toujours le peuple français à qui, parfois, malheureusement, ils font confiance, le peuple français fait malheureusement pas confiance à des gens qui ne sont pas dignes de leur confiance. C'est triste.

Moi, je pense aux électeurs de gauche qui ont pu se dire on va envoyer François Hollande à l'Assemblée nationale parce qu'on fait confiance à monsieur Mélenchon. Eh bien, monsieur Mélenchon n'est pas digne de leur confiance et monsieur Hollande, encore moins. Et la seule personne qui peut leur faire confiance... Vous étiez content

17:19
Invité

qu'ils votent la censure avec vous ? En attendant, monsieur Tanguy, c'est nous qui avons venu

17:22
Présentateur

cette potion sur laquelle vous avez voté. Donc, voilà.

17:27
Jean-Philippe Tanguy

Mais moi, je ne m'excuse pas d'exécuter... Vous avez un projet qui est similaire ? Non, c'est parce qu'il y a une majorité d'électeurs en France qui ne voulaient pas entendre parler de la perpétation... Aujourd'hui, il y a la... Sur les redécrètes, c'est le même projet, sur les taxations... S'il vous plaît, pas tous en même temps. On essaie juste de faire un seul que ce soit... Oui, je n'ai interrompu personne. J'essaie de terminer mon propos. Allez-y.

En fait, ce que ne supporte pas Emmanuel Macron ce soir, c'est que le peuple français, à travers les représentants du Rassemblement national, ont exercé leur pouvoir souverain de dire stop à un gouvernement qui ne les représentait pas et qui ne pouvait pas les représenter. Et ça, c'est pour ça que tout le système, depuis une semaine, a crié au chaos, au désastre, comme à chaque fois qu'il y a un référendum dans ce pays qui leur déplaît effacé la parole du peuple. Là, le peuple s'est exprimé par la censure. Et bien, M. Macron dit « Le peuple me reproche d'être responsable de la situation.

» Eh bien, je le balai de mon mépris et je n'ai rien à dire au peuple français, à part si on l'écoute que c'est lui, à tout seul, qui est responsable du miracle de Notre-Dame de Paris. Donc, quand on est à un tel niveau de déconnexion, de mégalomanie et d'égocentrisme, moi, je suis très inquiet pour la Ve République avec Emmanuel Macron à sa tête.

18:31
Invité

C'est-à-dire que vous appelez à la démission de la République ? Vous qui plaidez normalement pour la stabilité

18:34
Jean-Philippe Tanguy

des institutions ? Vous voulez savoir ce que je pense ? Je le dis souvent. M. Macron, par son allocution, démissionnait de ses responsabilités ce soir. Parce qu'il n'avait rien à dire aux Français. Pas un mot à part se regarder le nombril et croire que c'est lui qui a reconstruit Notre-Dame. Il était maître des horloges, il est donc aussi maître des maçons et maître de la reconstruction de Notre-Dame.

Ce n'est pas lui qui a reconstruit Notre-Dame, c'est le génie des artisans français, c'est les architectes la possibilité et le fait qu'il ait pris la parole ce soir seulement 24 heures après un fait aussi historique que la censure et qu'il n'ait rien d'autre à dire que je n'ai rien à écouter du peuple français, je trouve ça scandaleux et aujourd'hui, peut-être c'est une nouvelle grenade des goupillés qu'il a lancées dans l'Assemblée nationale pour qu'en fait le macronisme retourne au socialisme.

19:21
Présentateur

Votre patronne, si j'ose dire, Jean-Philippe Tanguy, réagit Marine Le Pen. Petit rappel au président Macron censé être le garant de la Constitution. La censure n'est pas anti-républicaine, elle est prévue dans la Constitution de notre 5ème République. Néla Latrousse, chef du service politique de BFM TV, votre analyse de la prise de parole d'Emmanuel Macron il y a quelques minutes, Jean-Philippe Tanguy dit au fond, il a parlé pour ne pas dire grand-chose. Des échanges passionnants ce soir de la classe politique, pas l'esquisse d'une sortie de crise qui permettrait d'éviter la censure prochaine d'un éventuel gouvernement.

19:54
Invité

Ce qu'on retient de la prise de parole d'Emmanuel Macron, c'est un qui prend acte de la démission de Michel Barnier qui nommera dans quelques jours un Premier ministre qu'il ne démissionnera pas, qu'il demande au prochain gouvernement d'être un gouvernement d'intérêt général et au fond qu'il accuse un front anti-républicain d'avoir censuré le gouvernement précédent. Si je suis un peu sévère, je dirais que tous ces éléments-là tenaient en un communiqué. Je n'ai pas compris pourquoi il y avait un besoin d'allocution pour dire tout cela, réexpliquer la dissolution ne va pas assez loin. Il l'a déjà fait cet été, il n'apporte pas davantage d'éléments dans ce qu'il dit ce soir.

20:33
Présentateur

Un peu plus loin dans le Méaculpa ?

20:35
Invité

Un tout petit peu plus loin, mais là aussi, ça aurait fait... Moi, je n'ai pas du tout entendu le Méaculpa. Il dit certains ne m'ont pas compris, mais ça ne veut pas dire...

20:44
Présentateur

Il apporte une justification encore nouvelle à sa dissolution qui est incompréhensible. C'est normal que les gens n'aient pas compris parce qu'elle n'est pas compréhensible, elle n'avait aucun sens. Non, non, il se justifie. Je ne sais pas pourquoi il fait ça, d'ailleurs.

20:55
Invité

Donc, de ce point de vue-là, je trouve que c'est une... Oui, c'est une cartouche qui a été gâchée. J'aurais attendu une prise de parole pour le coup une fois qu'un Premier ministre a été nommé pour expliquer le sens de cette nomination. Il se trouve par ailleurs, c'est une information de Léopold Hautebert qu'Emmanuel Macron reçoit à compter de demain les présidents de groupes socialistes de la droite républicaine et du Bloc central. Donc, vraisemblablement, on est reparti sur un cycle de concertation avant de nommer un Premier ministre. Il aurait pu prendre la parole après pour tirer la conclusion, le bilan et de la séquence de la censure et de ses consultations.

C'est précisément, moi, ce que je ne comprends pas. Cette information, elle est très intéressante. Ça veut dire qu'effectivement, il constitue en quelque sorte, ou il essaye de constituer demain, un bloc central un peu plus élargi que ce qu'il n'avait fait jusqu'à présent en espérant que vous le rejoignez, ce bloc central. J'ai quand même du mal à comprendre, comme le disait Étienne Jarnel tout à l'heure, pourquoi, qui plus est-vous, Jérôme Gage, qui, on le disait quand même, dans le début de votre mandat, n'avait pas eu le saut de LFI, avait même eu un adversaire LFI face à vous.

22:06
Présentateur

Il était maltraité. Il voulait venir après. Il m'en fêchait de devenir président de la commission de l'affaire sociale.

22:11
Invité

Qu'attendez-vous pour acter une femme de distanciation ?

22:19
Présentateur

On ne peut pas faire. Plus c'est mieux. Je pense que vous le dites d'un côté, mais vous ne le dites pas complètement de l'autre. Nous souhaitons un accord. C'est comme si je disais on ne veut pas d'un tel, on ne veut pas d'un tel, etc. Les gens se prononceront sur le contenu programmatique et s'ils nous disent dès l'instant où vous le construisez.

22:35
Invité

Voilà, c'est le cul entre deux chaises.

22:36
Présentateur

Ce que vous appelez le cul entre deux chaises, joliment, moi j'appelle ça avoir une position central. Elle est un peu bancale.

22:44
Invité

Et la chaise est bancale.

22:47
Présentateur

Essayons de comprendre ce qui est en train de se jouer puisque Néla Latrousse nous dit effectivement que le président de la République va recevoir les présidents de groupe et les chefs du Parti Socialiste de la droite républicaine et du Bloc Central. Ça veut donc dire, si je comprends bien Néla, mais corrigez-moi si je me trompe, que ici, Éric Coquerel est exclu et que Jean-Philippe Tanguil est aussi. Vous allez y aller ?

Nous, nous avions proposé aujourd'hui Patrick Cannaire, Olivier Faure et Boris Vallot, les deux présidents de groupe et le chef du Parti Socialiste ont indiqué à Emmanuel Macron qu'avant de nommer un prochain Premier ministre, il fallait qu'il rassemble l'ensemble des présidents de groupe et chefs des partis de l'arc républicain pour pouvoir justement réfléchir aux thématiques partant, je le redis, du programme de la gauche parce que cette préférence a été donnée et cherchant les points de compromis qui peuvent être construits à commencer par le budget. Vous allez y aller ? On ira, mais je dis sincèrement... Alors même que certains de vos partenaires ne sont pas conviés ?

Oui, mais moi je regrette parce que je suis d'accord avec Éric Coquerel sur ce point assurément, c'est que beaucoup des députés du Bloc central ont été élus parce que le Front républicain a fonctionné et leur a permis d'être députés pour empêcher à Jordan Bardella d'être Premier ministre. Et donc, passer ça par-dessus bord, ce n'est pas très respectueux de cette chose sacrée qui s'appelle le suffrage universel. Je ne comprends pas. C'est qu'on en soit encore là. En fait, j'ai l'impression

24:03
Invité

d'entendre exactement le même discours que celui qu'on avait le 7 juillet au soir. Non, il a bougé sensiblement. Sauf que depuis, il y a quand même eu une motion de censure. Donc à un moment, il faut de la clarté. Est-ce que nous, on est prêts à faire un pas sur le compromis et sur une ouverture plus grande qu'à celle qu'on a faite à la droite républicaine ? La réponse est ouïe.

24:19
Présentateur

Et sur quoi par exemple,

24:19
Invité

Orberger ? Déjà, ne serait-ce qu'à d'autres forces politiques. Par contre, rendre la France insoumise. Tant que le Parti Socialiste n'est pas capable de lever ça, de dire clairement... En fait, c'est trop facile. À chaque fois, à chaque fois qu'il y a une ligne roue franchie, vous faites un tweet, vous vous offusquez, c'est un scandale, Mélenchon a encore fait ça, X a encore fait ça, c'est scandaleux. Et à la fin, c'est quoi la conclusion qu'on en tire ?

24:49
Présentateur

Est-ce que vous pouvez nommer le ça ?

24:51
Invité

Mais c'est des choses graves. C'est le Hamas qui n'est pas une organisation terroriste, c'est Adrien Quatennens qui était réinvesti alors qu'il avait été condamné pour violences conjugales. C'est une proposition de loi des Insoumis qui a été déposée pour supprimer l'apologie du terrorisme. Et à chaque fois, t'es le premier à t'offusquer, à tweeter, à dire c'est un scandale, je ne partage rien avec eux.

25:10
Présentateur

Et quand on pose la question... J'ai fait plus que m'offusquer, j'ai décidé de me présenter et de prendre le risque d'être battu à une élection pour être en cohérence avec un certain nombre de principes et pour rejeter une brutalisation de la vie politique qui, je le dis, je le regrette, Aurore, laisse-moi terminer, pourquoi tu n'es pas capable de dire maintenant ça suffit et on n'a plus rien à voir à faire avec eux ? On ne peut pas dire plus clairement que nous souhaitons un ordre de l'assurance avec Eric Cochrane. Eric Cochrane,

25:42
Invité

vous trouvez ça clair, vous ?

25:43
Présentateur

Ah non, non, mais je suis un peu atterré, mais je vais y venir. Pas très clair ? Oui. Depuis juillet, là c'est un point que je donne à Aurore Berger, M. Macron tente la même chose. Il a perdu les élections et il tente d'introduire une fiction qui serait il n'y a pas de problème, je reconstitue une espèce de coalition qui va me permettre de poursuivre la même politique. Parce que dans toutes nos discussions, on ne discute pas du fond. Qu'est-ce que veut Emmanuel Macron ?

Il veut poursuivre cette politique quand même qui est une politique d'oeuvre, de compétitivité en gros, qui a été davantageux de manière outrageuse les revenus de la finance pour faire en sorte que les capitaux arrivent en France, globalement, d'accord ? Produisant les inégalités les plus grandes. Donc il veut poursuivre cette politique, ça a été ça. Et d'ailleurs, je vous fais remarquer une chose, c'est que si vous vous souvenez au départ, quand il s'agit de dire on ne veut pas, M. Macron disait je ne veux pas d'insoumis au gouvernement. Et les insoumis ont dit ok. Si on est un problème, on est prêt à ne pas en faire le gouvernement. Qu'est-ce qu'il a dit après ?

Il a dit après, ah mais non, on ne veut pas du programme en réalité du NFP. Donc c'est bien la question du programme qui est posée. Donc il essaie de construire quelque chose pour poursuivre sa politique. Attendez, laissez-moi terminer. Il continue. Et là, Rob Lott, qui permettrait d'exclure les filles. Qu'est-ce que ça veut dire d'exclure les filles ? Alors il y a la version d'Orore Berger bien introduite par monsieur. Oui, oui, c'est faux. C'est faux que je dis sur la politique théorie sur le Hamas qui n'est pas une organisation terroriste. En réalité, qu'est-ce que c'est les filles ?

C'est le fait que la gauche depuis des années qui était sur une ligne d'accompagnement revient sur une ligne de rupture avec le système capitaliste et financiarisé. Voilà la question. Et c'est ça que M. Macron veut éviter. Donc, il propose du coup, soi-disant à la gauche raisonnable, de revenir sur un programme et on voit bien, attendez, laissez-moi terminer, on voit bien que dans les conditions, les conditions qui sont fixées, c'est quoi ? C'est dire abrogation de la forme des retraites ? Ah non, là c'est trop. Donc, j'entends Jérôme Gage qui dit bon d'accord. Abrogation de la forme des retraites, on va mettre de côté une conférence de financement.

Et vous verrez qu'au fur et à mesure, tout ce qu'on met dans le programme, tout ce qu'on met dans le programme, il n'y aura pas le gel. Laissez pas croire qu'il y aura le gel. Les gens avec qui vous voulez parler de vous associer, ils ont organisé une obstruction jusqu'à minuit pour que la majorité de l'Assemblée qui était très large ne vote pas l'abrogation de la forme des retraites. Donc, attendez, attendez. Non, mais attendez, attendez. Ne laissez pas vos illusions de ce genre-là. C'est vous-même. C'est vous-même. C'est vous-même. C'est vous-même. C'est vous-même. C'est vous-même. C'est vous-même. Donc, je termine sur le choix. Oui, non, mais moi aussi, j'aimerais poser une question.

Non, mais vous pourrez terminer dans un instant. Il y a une solution pour débloquer la situation. D'accord ? La solution, ça serait de respecter le suffrage universel et de permettre effectivement à la coalition à l'idée de Tentac d'essayer d'appliquer son programme avec le fait de tenter des compréhensions. Et si on n'y parvient pas, et si M. Macron ne veut pas, le point de blocage pour essayer de redébloquer la situation, c'est lui. Et c'est pour ça qu'on dit que dans ces cas-là, c'est sa démission. Et on va écouter dans un instant le président d'un public là-dessus.

Je signale qu'il y a trois personnes qui sont sur des gradins et qui, dans un instant, rejoindront ce débat animé vif et passionnant pour comprendre ce qui est en train de jouer. Juste avant d'entendre Emmanuel Macron, je prolonge la question d'Apolline et effectivement l'incompréhension. Nouveau Front Populaire, est-ce que ça existe ? Est-ce que ça n'existe plus ? Là, on voit vos échanges. Franchement, il n'y a plus grand-chose en commun entre vous. Est-ce que ça existe encore le nouveau Front Populaire ? Oui ou non ? Ce qui existe, c'est les aspirations dans le pays. Vous ne répondez pas à la question. Est-ce que ça a encore du sens d'envisager de vous voir travailler ensemble ?

On travaille ensemble, texte par texte, et je souhaite que tous ceux qui veulent servir sur la question du pouvoir d'achat, sur la question du logement, etc. Mais le nouveau Front Populaire, c'était une marque pour une élection. Il n'y a pas d'intergroupe nouveau Front Populaire à l'Assemblée nationale. Donc c'est terminé. Il y a par contre des combats communs qui ont été menés et moi je suis fier de les avoir continués à les mener, nonobstant les désaccords de principe que je peux avoir avec les uns et les autres. Après, sur la participation au gouvernement, parce que c'est que ça la question qui se pose à la fin, chacun prendra ses responsabilités.

J'avais entendu Jean-Luc Mélenchon qui avait dit qu'on peut être dans un soutien sans participation. Si demain, on a des avancées concrètes, je prends un exemple concret, puisque c'est la première priorité, c'est le vote d'un budget et notamment de la sécurité sociale puisque ça a chuté sur ça. Si demain, dans le compromis, on arrive à avoir 3 milliards de plus pour les hôpitaux, les EHPAD qui en sont à l'os, ils prendront leurs responsabilités. Soit ils votent en compte, soit ils s'en tireront, mais chacun sera jugé par les électeurs qui diront on a eu des victoires.

29:56
Invité

J'ai une toute petite question. Si on ne met pas la charrue avant les bœufs, vous avez dit le programme avant le gouvernement, on verra, il faut d'abord se mettre sur une plateforme commune. Est-ce que vous souhaitez, vous, qu'autour d'une même table se retrouve pour discuter, vous, Aurore Berger, Éric Coquerel ? Puisque, de ce que je comprends, Aurore Berger dit même dans les discussions, on ne discutera pas avec les insoumis.

30:17
Présentateur

Je l'ai déjà dit plusieurs fois.

30:18
Invité

Est-ce que c'est un point bloquant pour vous ? Est-ce que vous allez dans des discussions sans les insoumis ou pas ?

30:23
Présentateur

Je vais vous répondre et je vais citer David Daniel qui est dans le groupe de Aurore Berger qui a dit si on met des lignes rouges au début d'une négociation, alors il n'y a pas de négociation. Donc la France insoumise

30:32
Invité

doit être autour de la table.

30:33
Présentateur

Discuter avec l'ensemble des forces politiques de l'arc républicain à l'Assemblée nationale pour regarder si on trouve des accords projet par projet. Après, c'est autre chose de savoir qui participe au gouvernement. Ça, c'est une autre question. Vraiment de la discussion. Après, ils peuvent nous dire que nous on censure s'il y a un tel ou un tel. Pour vous, la France insoumise est à la table des discussions,

30:49
Invité

c'est très clair.

30:50
Présentateur

Il faut être efficace et pas de mafique dans la période et ne pas s'enfermer dans les couloirs. Ça ne fait pas vraiment avancer. Non, c'est au contraire, ça fait avancer. Est-ce que j'ai encore un tout petit peu d'autorité sur ce plateau ? Très peu. Autant qu'Emmanuel Macron. Je vous remercie. Bon an de vous, Étienne Jernel. Je ne suis pas certain de prendre ça comme un compliment. On continue à discuter de tout ça. Je voudrais qu'on réécoute le président de la République puisqu'à l'occasion de cette allocution, c'était il y a un peu moins d'une heure.

Il a répondu à celles et ceux, Éric Coquerel de façon très directe, Jean-Philippe Tanguy de façon parfois un peu moins directe qui appelle à son départ. Écoutez Emmanuel Macron.

31:22
Invité

Le mandat que vous m'avez démocratiquement confié est un mandat de cinq ans et je l'exercerai pleinement jusqu'à son terme. Ma responsabilité exige de veiller à la continuité de l'État, au bon fonctionnement de nos institutions, à l'indépendance de notre pays et à votre protection à tous. Je le fais depuis le début à vos côtés.

31:45
Présentateur

Voilà Emmanuel Macron qui rappelle donc qu'il ira au bout de son mandat en réponse à tous ceux qui souhaitent son départ. J'accueille sur ce plateau Mathieu Croissandeau. Bonsoir. Bonsoir à tous. On vous retrouve tous les matins sur ce plateau dans première édition et bonsoir Natacha Polanyi, directrice de la rédaction de Marianne.

Jean-Philippe Tanguy, là encore sur ce même plateau hier soir avec Apolline de Malher, vous expliquiez qu'à la fin des fins, la solution institutionnelle à partir du moment où Emmanuel Macron avait usé de la dissolution, avait usé d'un remaniement, il n'aurait d'autre choix que de partir s'il était, je vous cite, conforme à l'esprit des institutions de la Ve République. Il vous a répondu ce soir.

32:21
Jean-Philippe Tanguy

Ça ne m'étonne pas qu'Emmanuel Macron ne soit pas conforme aux institutions de la Ve République. Il ne l'a jamais été, il ne le saura jamais. Par exemple, son refus systématique d'utiliser le référendum tout en en parlant à longueur d'interviews, sauf ce soir, sans doute, ne peut-il pas être confronté à son propre mensonge. Il faut bien qu'il n'a jamais compris ou en tout cas jamais voulu comprendre les institutions. Mais moi, je voudrais quand même revenir à un peu espèce de marchandage auquel on a assisté depuis quelques minutes. C'est désolant pour les Françaises et les Français, on ne parle pas du tout de leurs problèmes.

Et en fait, la vérité de l'arnaque de la dernière législative et du front antirépublicain d'Operette qui s'est opéré, éclate sous nos yeux. Ces gens n'avaient en fait rien en commun, soit s'aiment trop dans les coulisses, soit se détestent trop en public, sont incapables de mener notre pays dans les difficultés que nous avons à traverser et que nous devons gérer. Et ce n'est pas parce qu'on s'entend sur des postes et qu'on se répartit des honneurs ou ce qu'il en reste qu'on peut redresser la France. Donc quelle est la solution si vous entendez avec M. Gaët, si vous entendez avec Mme Berger, quel va être le programme ? Rien du tout. Sinon la négation de ce que vous avez promis avec M.

Coquerel, tout ça n'a pas beaucoup de sens. Bon, j'ajoute que si on nous prépare la grande coalition à l'Allemande, écoutez, on peut faire un saut dans le temps puisque les Allemands ont échoué avant nous et que l'Allemagne dans un triste État aujourd'hui s'est trompée, la politique énergétique, catastrophe, en menant toute l'Europe avec eux sur des mini-jobs payés à des taux dérisoires avec un taux de travailleurs pauvres jamais vu pour un pays aussi riche que l'Allemagne. C'est ça le bilan d'une grande coalition où on allie les socialistes, les verts, les socialistes démonitaires. Et on en est encore loin ? Oh non, on n'est pas si loin parce que finalement M.

Macron c'était la grande coalition sans le dire avec tous les gens qui ont bien voulu adhérer en marche, qui ne sont plus très nombreux, c'est vrai. Et là maintenant, comme il n'y a plus d'adhérents en marche, on essaie de faire des adhésions j'ai envie de dire en dehors d'en marche pour donner des ministères, des machins. Bon, tout ça va très mal finir, je le crains, pour notre Parlement

34:08
Présentateur

qui sera décidénisé. J'irai jusqu'au bout de mon mandat. Emmanuel Macron sait très bien et c'est d'ailleurs frappant dans la séquence politique. Ces dernières semaines, il avait essayé d'apparaître en surplomb, d'expliquer qu'au fond depuis la dissolution et depuis l'arrivée de Michel Barnier à Matignon, il ne se mêlait pas de politique intérieure. Là, il est obligé de le faire institutionnellement. C'est un président fragilisé qui a pris la parole ce soir ?

34:27
Invité

Non mais c'est même pas qu'il est en surplomb, là, c'est qu'il est dans la stratosphère. Premier point, je ne sais pas ce que nous faisons ici à organiser une édition spéciale ou quoi que ce soit parce qu'Emmanuel Macron n'a rien dit. La situation justifie Natacha Polony. Et merci d'être là d'ailleurs. C'est important pour les Français d'avoir des débats de fond et des débats politiques. Mais le prétexte de cela, l'intervention du président de la République, pardon, mais il n'y a rien dedans mis à part l'idée que rien n'est de sa faute. C'est-à-dire que, tout de même, les institutions sont dans un état absolument tragique, mais ça n'est pas lui.

C'est-à-dire que, et d'ailleurs, c'est très intéressant, la comparaison avec Notre-Dame. C'est-à-dire que, en gros, la France a cramé, il y a un incendie terrible, il y a des incendiaires. Et lui, va rebâtir en 5 ans parce que, alors ce sera en 30 mois cette fois-ci, c'est ce qu'il nous a expliqué, ça va être absolument formidable. Mais qu'est-ce qu'il aurait pu dire Natacha Polony ? Vous dites qu'il ne dit rien, mais qu'est-ce qu'il aurait pu dire pour débloquer la situation ?

Premier point, il aurait pu annoncer quelque chose aux Français, leur dire exactement où on en était en admettant que nous sommes dans une crise politique, institutionnelle, démocratique grave et qu'il en est légèrement responsable. Deuxième point, il faut partir du principe que, tant que nous ne sommes pas à une élection présidentielle, la Chambre actuelle est telle que de toute façon, rien ne peut en sortir. Personne, il faut le rappeler parce que visiblement, tout le monde ne le comprend pas, personne n'a gagné les dernières législatives. Personne. Donc personne ne peut se prévaloir du vote des Français. Pourquoi ?

Parce qu'il y a eu un premier tour qui a donné la dynamique au Rassemblement National et ensuite des désistements et donc un second tour qui a montré que deux tiers des Français ne voulaient surtout pas du Rassemblement National. Donc, il n'y a pas de victoire. C'est pour ça que je trouve absolument effarant que les uns et les autres veuillent absolument mettre en place leur programme. En revanche, il faut, dans le temps qui nous sépare d'un prochain grand débat de fond que les Français pourront trancher parce que c'est nécessaire. Les précédentes élections ont été enjambées. On n'a pas tranché les véritables problèmes sur ce qu'on doit faire de l'école.

Les résultats en mathématiques des élèves français, nous sommes derniers de l'Union Européenne. C'est une tragédie. Tout ça n'a pas été tranché parce qu'Emmanuel Macron n'a pas voulu en 2022 parce qu'il a organisé des élections législatives dans l'urgence. Donc, ça doit être tranché. En attendant, il faut que des gens de bonne volonté s'entendent, travaillent ensemble à peu près pour que ça tienne en sachant qu'il n'y aura pas de rupture. Les Français veulent

37:04
Présentateur

une rupture,

37:05
Invité

les Français veulent une rupture, mais elle ne peut pas venir dans l'état actuel de l'Assemblée. C'est ça qu'il faut admettre. Les Français veulent une rupture,

37:12
Présentateur

mais il ne faut pas la faire. Ce n'est pas qu'il ne faut pas, c'est qu'on ne peut pas. Les Français veulent la faire et vous proposez qu'on fasse l'inverse. Vous comprenez que ça ne peut pas tenir.

37:23
Invité

Je vais vous expliquer un truc mathématique. Je vais vous expliquer, Éric Coquerel, un truc mathématique. Quand vous avez trois tiers et que vous avez en fait une séparation, vous avez deux tiers qui ne veulent absolument pas du Rassemblement national. Ils ont fait un front républicain pour ça. Vous avez deux tiers qui veulent la rupture. C'est votre tiers à vous et c'est le tiers du Rassemblement national, mais qui ne s'entendent pas sur le type de rupture. Et ensuite, vous avez, je termine, deux autres tiers qui sont celui du Rassemblement national et celui du groupe central qui ne veulent pas de ce que vous incarnez vous les insoumets. Donc vous ferez quoi ?

38:03
Présentateur

Je sais que vous respectez le suffrage populaire. Bien sûr.

38:07
Invité

Et si je viens de vous le dire.

38:08
Présentateur

On est en commun. La souveraineté populaire c'est important. Où le bas blesse, c'est que vous dites qu'il y a une majorité de Français qui veulent la rupture. Oui. Mais comme on est dans la situation... Alors vous n'avez pas bien compris. J'ai entendu, j'ai entendu. Vous n'avez pas bien compris. Vous n'êtes pas les seuls à vouloir la rupture. Oui, mais vous remarquerez que par exemple, il y a une majorité de Français qui veulent l'abrogation des réformes de retraite et même une majorité à l'Assemblée nationale. Il y a une majorité de Français qui veulent taxer les ultra-riches et les grandes entreprises et une majorité à l'Assemblée nationale. Oui, mais pourquoi vous ?

38:33
Invité

Vous avez expliqué que vous ne voteriez jamais par exemple si c'était le Rassemblement national qui proposait l'abolition de la réforme de retraite. La solution que vous proposez,

38:43
Présentateur

c'est-à-dire un gouvernement technique qui en réalité continuera à peu près la politique de M. Macron parce que c'est ça le gouvernement technique qui est en discuté, ça ne tient pas trois ans. Non, ça ne tient pas trois ans. Je suis d'accord. Ça a des conséquences, ça augmente les déficits, ça baisse la croissance, ça empêche les investissements en matière écologique, etc. Je vais vous dire une chose. C'est bien pour ça que la solution, c'est des présidentielles antiques. J'ai expliqué aujourd'hui même

39:06
Invité

dans Marianne que si Emmanuel Macron avait un tout petit peu de hauteur, il annoncerait aujourd'hui Français, Françaises, je vais démissionner dans un an tout juste. Non, pas ce que vous demandez. Parce que s'il démissionne maintenant, on ne peut pas avoir d'élection législative, et on n'a que 40 jours pour organiser une présidentielle, c'est-à-dire qu'on a de nouveau par un débat. Natacha Polony et Ricocrel, pour laisser le temps

39:30
Présentateur

d'organiser une élection présidentielle dans un an, c'est effectivement... Et un vrai débat. Et un vrai débat. Et c'est effectivement pas la même chose que vous proposez puisque vous souhaitez le débat. C'est pas la même chose que M. Macron qui dit je reste 5 ans, je ne le bouge pas. On est d'accord. On va essayer de continuer la politique pour être coup de coup de coup. Jusqu'en Natacha Polony expliquait qu'au fond, Emmanuel Macron n'avait rien dit, vous faisiez non. Vous n'êtes pas d'accord ? Vous trouvez au contraire que l'allocation était dense de signaux envoyés sur ce qu'il va faire dans les jours à venir ? Il n'a pas dit ce qu'on attendait qu'il dise.

Tout le monde voulait le nom d'un Premier ministre, il ne l'a pas donné, ce qui n'est plutôt peut-être pas une mauvaise nouvelle. Moi, je considère qu'il a levé deux hypothèques. La première était une demi-hypothèque, c'était celle de sa démission qui va aujourd'hui redevenir un slogan de manif et quitter le champ des questions politiques puisqu'il a dit qu'il irait de toute façon jusqu'au bout. On lève vraiment l'hypothèque quand on dit qu'on ne partira pas parce que par définition, il n'allait pas dire l'inverse. Je pense qu'en tout cas, il a été suffisamment clair.

Après, on peut dire qu'il a tort, on peut dire qu'il a raison, mais en tout cas, il a fixé sa volonté et pour le coup, cette clé-là, elle lui appartient. Ensuite, il a levé une autre hypothèque qui était combien de temps tout ça va durer, est-ce qu'il va redissoudre l'été prochain ou non et visiblement, alors il ne l'a pas dit en tant que tel et ça mériterait sans doute de fixer un cadre. Et puis, il y a la troisième information qu'il a délivrée ce soir, qui est encore une fois, il aurait pu le dire autrement, c'est ce fameux gouvernement d'intérêt général. C'est une expression qui ne veut rien dire mais qu'on comprend. C'est un gouvernement d'union nationale sans certains.

Et ça, il n'a pas pu l'assumer. Alors ensuite, dans ce cadre qui est fixé, c'est-à-dire il y a 30 mois, il y a un hémicycle divisé en trois blocs, comment ça peut se jouer ? Il y a ceux avec qui personne ne veut s'allier. C'est le Rassemblement national. C'était la logique envoyée dans les urnes du Front républicain. Pas faire barrage au Rassemblement national. Et c'est pour ça que des gens, c'est la seule chose qu'ils avaient en commun. M. Tanguy, vous demandiez qu'est-ce qu'ils avaient en commun quand ils n'avaient rien. Ils avaient cette seule chose-là qui était de vous barrer la route.

41:22
Jean-Philippe Tanguy

Ça, c'était pas grand-chose.

41:23
Présentateur

En tout cas, ça a fonctionné. Ça a fonctionné. Donc il y a ceux avec qui personne ne veut s'allier, c'est le Rassemblement national. Et puis, la question va se poser s'il y en a qui ne veulent s'allier avec personne. Et là, c'est la question qui va être posée pas de compromis. Non, mais vous me fournissez une transition tout trouvée, mais allez-y. Non, et entre ces deux blocs-là, c'est-à-dire le Rassemblement national, 140 députés, la France insoumise, 71, si je ne m'abuse aujourd'hui. Mais le Nouveau Front populaire, c'est pas une alliance, excusez-moi, vous dites, on ne veut s'allier avec personne. Je pense que c'est une alliance électorale. Mais non, c'est une alliance sur un programme.

Vous ne voulez pas sortir de cette alliance puisque vous dites que discuter avec les macronistes. Et les filles ne sont pas on ne veut s'allier avec personne. En tout cas, pas. Le NFP, c'est la coalition qui est arrivante. J'entends bien. Alors, vous restez dans votre tiers, mais le tiers ne peut pas faire la majorité. Donc, c'est pour ça

42:12
Locuteur

que ça pose une question. Et donc, si vous ne voulez vous les allier avec personne et que personne ne veut s'allier avec le Rassemblement national, il reste 366 députés.

42:19
Présentateur

Ils vont du Parti communiste jusqu'à LR, en passant par les indépendants, les socialistes, les écologistes. Est-ce que parmi ces 366, il y en a 289 qui peuvent, peut-être à l'Allemande et peut-être qu'on n'y est pas encore mûr, mais essayer de définir une espèce de cadre commun pour conduire la barque pendant 30 mois. Je ne dis pas que c'est idéal, mais en tout cas, c'est l'information qu'on a ce soir. Transition toute trouvée puisque nous allons accueillir sur ce plateau une ancienne ministre écologiste qui, dans les colonnes du Monde, cet après-midi, fait une proposition.

Allez-y, Cécile Duflo, vous pouvez arriver et vous allez prendre la place seulement sur ce plateau de Jérôme Gage, entre un député socialiste qui s'en va et une ancienne ministre écologiste qui arrive. Bonsoir, merci d'être avec nous, Cécile Duflo. Et de fait, vous dites dans les colonnes du Monde cet après-midi, mon option est la constitution d'une coalition climat et sociale qui doit aller des écologistes au bloc central qui exclut donc celui que vous avez à votre gauche, Jean-Philippe Tanguy, là-dessus, pas beaucoup de surprises, mais aussi Éric Coquerel qui est à l'autre bout, député insoumis de Seine-Saint-Denis, président de la commission des finances.

Ça veut dire que la solution, elle se fait avec les écologistes et Aurore Berger. Est-ce que vous avez vu des éléments qui vous paraissent encourageants dans la prise de parole du président de la République ?

43:29
Invité

J'ai écouté Emmanuel Macron qui, vraiment, là je partage ce qu'a dit Natacha Polony dans les grandes largeurs, c'est qu'en fait il n'a non seulement rien dit, donné des leçons, expliqué que tout le monde avait fait n'importe quoi, que lui était formidable, en fait je pense qu'il serait mieux qu'il se taise et qu'il laisse les parlementaires travailler. Et ensuite, ce que je dis comme citoyenne engagée, directrice d'une ONG qui lutte contre les inégalités, c'est que nous sommes dans une situation extrêmement périlleuse. Qu'est-ce qu'on fait dans cette situation extrêmement périlleuse et vous tous, vous avez redit les choses dans un sens et dans un autre ?

Il n'y a pas de majorité à l'Assemblée nationale. Et j'ai écouté aussi avec beaucoup d'attention Jean-Luc Mélenchon qui s'est exprimé sur TF1, qui explique et il a une ligne, une stratégie, ce n'est pas nouveau chez Jean-Luc Mélenchon, il est très constant, et un objectif, sa candidature à la présidentielle, son programme, il a dit, on est le seul parti qui a un programme. Et donc, ils ne sont pas du tout dans cette optique qui est, je crois, la seule possible. C'est-à-dire que ça n'est pas une question d'être raisonnable, c'est juste une question de raisonner. Qu'est-ce qu'on fait avec cette Assemblée telle qu'elle est aujourd'hui ?

Ça signifie, effectivement, qu'un certain nombre de gens vont dire, nous n'allons pas appliquer tout notre programme, de toute façon, on ne peut pas. Et ça veut dire aussi à ceux qui sont issus de l'ancienne majorité d'Emmanuel Macron, vous n'allez pas pouvoir continuer comme avant. Vous ne pouvez pas penser que vous avez gagné et que le président de la République décide encore.

44:50
Présentateur

On fait ce que la parole et vous répondez dans un instant en berger. Juste avant, Jean-Philippe Tanguy, je vous ai vu lever les yeux au ciel pendant le début de la prise de parole de Cécile Duflo. Pourquoi ça ne... C'est un classique. Ce n'est pas une solution politique qui vous paraît intéressante ?

45:02
Jean-Philippe Tanguy

Non, mais si vous voulez, Cécile Duflo, je suis isolée, Madame. En fait, vous vous rendez compte de la responsabilité que vous avez vue dans toutes les difficultés de la France aujourd'hui ? L'arrêt du nucléaire, ça nous a coûté des dizaines de milliards d'euros, les taxes punitives sur le carburant, sur le fioul, sur le gaz qui ont mis dans la pauvreté toutes les classes populaires dans la ruralité, le logement que vous avez mis à terre avec vos lois dont plus personne ne sait comment sortir. Et donc là, vous voulez nous proposer une solution à tous les problèmes que vous avez posés ? Quand vous étiez allé avec M. Macron, avec M.

Hollande, ça ne vous a pas posé problème jusqu'au jour où vous avez démissionné. Mais avant de démissionner, vous avez pris un poste avec M. Hollande. Et là, vous venez nous expliquer que là, vous avez une solution miracle. – Je ne vois pas bien le rapport avec ce que vient de dire – Je peux vous dire que ceux qui nous regardent ils voient le rapport, c'est qu'ils voient revenir des figures politiques que plus personne ne voulait, dont ils pensaient se débarrasser avec Emmanuel Macron et qu'ils pensent nous expliquer par le problème qu'ils ont mis en place qui était censé être la solution au problème qu'eux-mêmes avaient mis en place.

Donc oui, moi je vois le rapport, je peux vous dire que je sais très bien pourquoi j'ai été élu député de la Picardie, c'est grâce, excusez-moi madame, ça va peut-être vous empêcher de dormir, c'est grâce à vous que je pense que j'ai été élu car vous avez tellement trahi les classes populaires Picard et les classes populaires des territoires ruraux que maintenant ils ont exactement confiance à ceux qui ont dit la vérité à savoir le Rassemblement National.

46:05
Invité

– Pardon, j'ai vraiment effectivement perdu beaucoup l'entraînement de ce genre de façon de faire de la politique et de… – Vous pouvez être dans une association qui est contre les inégalités, vous êtes les inégalités, vous les avez augmentées. – J'aime mon pays, j'aime la France et je pense et je vois dans les yeux et dans les messages que je reçois

46:20
Jean-Philippe Tanguy

– – Attendez s'il vous plaît, laissez répondre

46:23
Présentateur

ceci du flot

46:24
Jean-Philippe Tanguy

– Non mais parce que faire tous les plateaux depuis 5 ans en se présentant comme la dame patronesse de la lutte contre les inégalités, vous les avez durablement aggraver les inégalités. – Jean-Philippe Tanguy

46:31
Présentateur

sur ce plateau on essaie de se respecter, pas d'attaque personnelle dame patronesse là, les uns et les autres ont des discours – Non, non, Jean-Philippe Tanguy jamais on le dit. – Non, non, Jean-Philippe Tanguy Jean-Philippe Tanguy j'insiste, vous vous dites les choses avec radicalité clairement mais pas d'attaque personnelle. Donc Cécile Duflo vous répondez et ensuite Aurore Berger et Éric Coquerel sur cette proposition politique puisqu'elle inclut l'une et exclut l'autre. Allez-y Cécile Duflo.

46:52
Invité

– C'est presque un honneur d'être attaqué par l'extrême droite. – Très bien. – Mais ce que je dis c'est que mes collègues qui sont présents dans 80 pays dans le monde ils nous regardent avec énormément d'inquiétude parce que c'est la France mais ça n'est pas que la France. Juste après l'élection de Donald Trump fragiliser la France c'est-à-dire que la démocratie ne fonctionne plus. On peut être d'accord ou pas d'accord je pense que l'alternance politique c'est même plutôt sain pour la démocratie.

Mais aujourd'hui on est bloqué et quand on regarde l'état des positions des uns et des autres et aussi la déclaration du président de la République on se dit on va continuer comme ça pendant des semaines et des semaines et ça pour tous les gens qui ont besoin que l'état fonctionne que les services publics fonctionnent on ne peut pas rester dans cette situation.

Donc je regarde ce qui existe quel est l'état des positions des uns et des autres et donc ce qui est possible et je vais vous dire une chose c'est très inconfortable et je constate aussi que beaucoup de gens y compris dans la société civile et je le comprends se planquent en disant oulala en ce moment la politique ce qu'il faut faire c'est surtout pas s'en mêler mais j'ai des convictions qui sont des convictions de longue date que personne ne pourra m'enlever qui n'ont pas changé mais en revanche je garde les yeux ouverts sur la réalité politique.

47:55
Présentateur

Et vous excluez donc Éric Ocrel de cette... Non je prends... Je suis prudent d'entendre Éric Ocrel justement

47:59
Invité

Oui mais je veux juste dire je peux dire à Éric je prends acte de la ligne politique de son patron que je connais très très bien qui est très constant mais qui est très clair.

48:05
Présentateur

Et juste Éric Ocrel je vous donne à parler dans un instant puisque vous citiez la prise de parole de Jean-Luc Mélenchon Jean-Luc Mélenchon qui a parlé sur la locution du président d'un bavardage creux et prétentieux en donnant des leçons à tout le monde la vie du Parlement c'est ce que M.

Macron a qualifié d'anti-républicain il n'a jamais été élu dans aucune assemblée il redemande sa démission cet été il a élu pour ça il l'a dit lui est génial tous les autres sont des imbéciles le général de Gaulle est parti quand il a eu le sentiment de n'être plus soutenu par les Français voilà Jean-Luc Mélenchon qui donc une nouvelle fois ce soir chez nos confrères de TF1 rappelle sa demande d'une démission du président de la République Éric Ocrel est-ce que en rappelant et en martelant cette volonté qu'Emmanuel Macron quitte le pouvoir ce à quoi il vous répond ce soir est-ce que vous ne vous placez pas en marge de tous les partenaires avec lesquels vous aviez essayé de prendre une solution politique je crois que je ne suis pas du tout en marge de la population française je ne sais pas si je suis en marge de quelques groupes politiques mais alors par rapport à ce que pense le peuple français manifestement apparemment à 64% je ne me sens pas en marge du tout et même par rapport à ce qu'ont pensé nos électeurs ils ont mis un bulletin de vote NFP je ne me sens pas en marge et si je vous dis ça je le répète encore aujourd'hui j'étais un député qui était présent à une manifestation de plusieurs dizaines de milliers de personnes de tous les syndicats de tous les syndicats cet après-dit je peux vous assurer que la ligne qui consiste à expliquer qu'on va faire une coalition avec des gens qui font une politique absolument désastreuse pour le climat désastreuse pour l'égalité désastreuse même d'un point de vue j'allais dire sécuritaire et autoritaire là ils ne comprennent pas donc je vous réponds là-dessus je voudrais revenir par rapport à Cécile qui est non seulement de gauche mais qui est une amie je ne comprends pas la position qui peut être prise de ce type pourquoi ?

parce que Cécile elle dirige une Oxfam avec qui nous faisons beaucoup de choses qui dénonce toute la question des dégâts du néolibéralisme dans le monde en termes de développement des inégalités de non-réponse à l'urgence climatique etc il y a une urgence et donc on va nous expliquer que là au moment où le pouvoir néolibéral est dans la difficulté nous l'avons censuré nous l'avons battu dans les urnes et bien l'urgence ça va être d'exclure la force qui est quand même la garante à gauche aujourd'hui d'une ligne de rupture et on va aller faire une coalition avec ceux là-même qui pratiquent cette politique mais c'est inentendable est-ce qu'on peut considérer que c'est inentendable ?

50:25
Invité

c'est quoi le plan demain et après-demain Eric ? parce que c'est ça mon problème

50:31
Présentateur

le plan ça peut pas être de gouverner avec quelqu'un qui comme monsieur Attal par exemple explique et contre toutes les taxations que tu as toi-même proposées à Coxfam c'est eux qui sont montés à l'Assemblée c'est eux qui sont montés le plus férocement y compris sur les quelques articles que monsieur Barnier proposait à ce niveau-là c'est pour ça que je dis qu'il faut que ça bouge et quand on leur dit qu'il faut des investissements comment peux-tu penser et laisser non mais ce qui est grave c'est que tu laisses aux électeurs l'illusion qu'ils pourraient bouger et que donc l'issue politique de la défaite du macronisme ça serait de permettre au macronisme de revivre parce que c'est ça que vous êtes en train de proposer on n'est pas mort qui vous ?

alors que je vous ai retrouvé Léopold Lodbert à l'Élysée je vous parle de Léopold

51:15
Invité

je vais répondre parce que les électeurs ils ont fait quelque chose de très intéressant ils se sont mobilisés en masse pour dire qu'ils ne voulaient pas de l'extrême droite les électeurs macronistes à plus de 40% même avec des instructions de ne pas voter pour les candidats LFI ont voté pour les candidats LFI donc le mandat qui a été donné à cette assemblée il est clairement de s'opposer aux mesures d'extrême droite on peut être content ou pas content c'est une réalité

51:36
Présentateur

excuse-moi mais ça ça ne fait pas un programme si c'est le seul programme si c'est le seul programme monsieur Tanguy c'est Cécile Dufault il sera bientôt ministre de ce pays si c'est le seul programme

51:45
Invité

il y a deux tiers des français qui sont contre votre programme c'est ça aussi le problème ils n'ont pas voté pour votre programme et Cécile Dufault Cécile Dufault a eu raison de rappeler que vous avez été élu en partie avec des voix de la droite des macronistes mais personne ne le dit pas s'il vous plaît messieurs, messieurs dames messieurs dames

52:03
Présentateur

s'il vous plaît s'il vous plaît ce débat est intéressant je constate qu'il se passe beaucoup à gauche où l'on voit que sorte de lave bouillonnante on continue bien évidemment de parler de tout cela et ça a un lien avec ce que va nous raconter dans un instant Léopold Daudbert Léopold on vous retrouve en direct de l'Elysée vous avez suivi cette allocution du président de la République vous avez pu discuter avec des conseillers d'Emmanuel Macron pas de premier ministre pour l'instant dans les prochains jours mais demain Emmanuel Macron qui se replace au centre du jeu avec un certain nombre de rencontres lesquelles ?

52:32
Invité

Alors là on est dans les conséquences très concrètes effectivement Benjamin des invitations ont été lancées et demain on devrait voir à l'Elysée effectivement Emmanuel Macron recevoir en matinée les chefs de groupe et de parti du bloc central en fin de matinée ça sera cette fois-ci ceux du PS et en début d'après-midi ceux de la droite républicaine on est en plein dans ce que cherche Emmanuel Macron et il l'a dit dans la locution essayer de faire en sorte qu'il y ait une alliance avec ces forces-là dites républicaines pour tenter de trouver des accords de gouvernement pour la suite dans ce fameux gouvernement resserré vous parliez de la nomination du prochain premier ministre en quelques mots juste pour vous dire que l'hypothèse de demain elle semble quand même mal partie parce qu'avec toutes ces consultations on arriverait sur une fin de journée est-ce qu'on peut vraiment imaginer Emmanuel Macron on nommait un premier ministre en fin de journée alors que le lendemain et pendant deux jours on rentre dans cette réouverture de Notre-Dame qui va être un moment extrêmement important pour lui pas vraiment donc on se projette plutôt vers lundi même s'il faut y rester évidemment prudent Benjamin

53:32
Présentateur

Léopold d'Audebert en direct de l'Elysée avec Bruno Ferrault cette émission spéciale continue sur BFM TV la singularité c'est qu'on voit aussi celles et ceux qui sont sur le point de rentrer sur ce plateau et de participer à ce débat passionné dans le cas d'espèce Mathieu Lefebvre député ensemble pour la République du Val-de-Marne et Agnès Évren la sénatrice de Paris vous serez avec nous dans un instant vous écoutez très sagement les débats sur ce plateau Eric Brunet deux informations que nous donne Léopold d'Audebert à l'Elysée il y a un instant un, ceux qui attendent la nomination d'un Premier ministre demain pour pouvoir attendre longtemps puisqu'il y a des consultations et le périmètre de ces consultations est important puisque là Emmanuel Macron assume de dire et au fond il en quelque sorte donne le mode d'emploi de son allocution puisqu'il reçoit le club central les socialistes il n'y a pas les insoumis pas le Rassemblement National mais c'est ceux avec lesquels il va essayer de travailler et il n'y a pas les écologistes oui mais effectivement on a quelques informations sur le portrait robot de ce Premier ministre dont le nom pourrait sortir finalement alors pas pendant que Donald Trump est à Paris samedi donc ça va être pas demain donc ça sera peut-être après le week-end mais ne plaçons pas trop d'espoir dans tout ça la réalité c'est que on est désespérément optimiste ce soir on s'engueule tous pardon pour la trivialité de mon propos mais en réalité mais en réalité on imagine à travers vos propos qu'il y a des perspectives on se dit oui alors mais au fond la situation est bloquée nommons les choses on vit un blocage inédit mais inédit dans notre histoire qui est un blocage institutionnel un petit grain de sable dans cette mécanique si bien huilée qu'est celle de la Ve République d'une part auquel se sous-rajoute un deuxième blocage qui est un blocage lié à la tripartition avec trois groupes qui sont irréconciliables alors oui on parle d'un nouveau premier ministre François Bayrou François Baroin Sébastien Lecornu très bien mais on est en train de placer de l'espoir dans ce nouveau personnage qui serait à Matignon demain mais rien ne va changer comment voulez-vous que soudainement bien le nouveau Front Populaire se dise ah c'est intéressant il y a là des ouvertures qui nous paraissent vraiment vraiment importantes et que Michel Barnier n'avait pas imaginé mais Eric

55:45
Invité

quand on faisait le calcul que faisait tout à l'heure Mathieu qui est en réalité le même que fait Cécile Duflo il y a une ouverture il y a une ouverture alors après ça nécessiterait en effet que du côté de LFI effectivement ils assument ce que Cécile Duflo dit en fait moi ce que je trouve très intéressant c'est que Cécile Duflo ne vous fait aucun reproche Eric Bonnet Eric Coquerel

56:05
Présentateur

moi c'est le prénom c'est pas grave c'est seulement le prénom

56:08
Invité

enfin si j'ai bien compris elle ne vous fait aucun reproche elle dit simplement c'est la fois que vous avez fait elle dit c'est un choix que vous avez fait c'est un choix que Jean-Luc Mélenchon a fait et qu'il a assumé de manière tout à fait transparente elle dit vous avez choisi

56:22
Présentateur

de ne pas tendre la main à une sorte de bloc central la question pour l'instant d'abord j'observe une chose c'est que pour l'instant je trouve que personne n'assume rien Emmanuel Macron n'assume rien

56:32
Invité

mais vous tous vous n'assumez rien

56:33
Présentateur

il y a deux personnes qui ont tendu la main pour une coalition et encore c'est pas très clair le parti socialiste dans un communiqué et Marine Tondelier hier et à la tribune Boris Vallot hier il a quand même lancé ça le groupe parti socialiste ce que je vous dis et Marine Tondelier hier excusez-moi mais dans les rapports de force de NFP et de la gauche aujourd'hui ça ne fait pas une majorité donc nous on ne se sent pas isolés par rapport à ça et la deuxième chose qui tend les mains Eric de Crèche ça fait deux sur quatre vous étiez quatre vous étiez quatre groupes ça en fait au moins deux et que je redis à tous mes amis de gauche qui se rendent bien compte une chose c'est que on n'isole pas les filles parce qu'ils seraient infréquentables ou je ne sais quoi mais c'est pas ce que dit Cécile des Flos elle dit simplement

57:13
Invité

que vous vous isolez

57:14
Présentateur

elle dit que vous vous isolez on veut isoler les filles parce qu'ils sont porteurs d'un programme de culture avec ce qu'a été le bac mais dont les majorités les Français ne veulent pas la rupture je voudrais qu'on écoute Natacha Polony donc nous sommes bien d'accord

57:33
Invité

que le programme que vous portez il y a une majorité de Français qui n'en veut pas donc nous avons un problème mais qui n'est pas un problème inéluctable c'est un problème d'offre politique les trois tiers qu'on présente depuis tout à l'heure ils peuvent en fait avoir des idées communes simplement aucune offre ne répond à ce qu'attendent la majorité des Français c'est-à-dire une véritable rupture avec les politiques néolibérales qui ont été menées depuis 30 ans c'est ça que vous appelez le néolibéralisme oui ensuite le néolibéralisme j'appelle ça comme ça Aurore Berger il faut se renseigner c'est la dérégulation c'est la dérégulation c'est le libre-échange c'est l'acceptation de la concurrence déloyale qui est en train de ruiner qui a ruiné toute notre industrie et qui ruine notre agriculture ça les Français n'en veulent plus ils veulent de la justice sociale mais ils veulent aussi qu'on prenne en compte leur inquiétude sur les questions migratoires ils veulent une école qui soit méritocratique et qui valorise l'excellence pour tous c'est un programme à la fois de gauche républicaine gaulliste social ça s'appelle en effet un programme qui rassemblerait une majorité français d'ici là il y a un blocage mais il faut comprendre pour ça qu'une majorité de français ne veut pas du programme du NFP une majorité de français ne veut pas du NFP

58:57
Jean-Philippe Tanguy

Eric Ocrel Eric Ocrel Jean-Philippe Tanguy s'il vous plaît s'il vous plaît le programme que vous avez décrit avec Marine Le Pen Jean-Philippe Tanguy s'il vous plaît c'est pas la première fois ce sera pas la dernière fois

59:06
Présentateur

troisième essai moi je dis ce que j'ai à dire parce qu'il parle on vous entend Orberger vous répondez allez-y à ce que vient de dire Natacha Polony et je profite de l'espace que j'ai puisque parole circule et vit et c'est formidable et c'est le principe de cette émission puisqu'on oublie un peu aussi ce que l'on évoquait avant cette allocution c'est les profils pour remplacer Michel Barnier bah oui mais c'est important ceux qui nous regardent puisque Emmanuel Macron nous dit on sera dans les prochains jours

59:31
Invité

oui oui

59:31
Présentateur

François Bayrou Sébastien Lecornu est-ce que dans la prise de parole ce soir du président de la république vous avez vu des éléments esquissés permettant de au fond de savoir qui était susceptible de remplacer Michel Barnier

59:47
Invité

je verrai si je réponds à votre question bah oui mais j'aimerais bien je vais répondre à la première déjà à l'interpellation de Cécile Duflo et à la tribune qu'elle a faite et puis à ce que disait Natacha Polony Natacha Polony a décrit la situation telle qu'elle est c'est à dire l'incapacité qu'il y a sur le papier à avoir des majorités sauf en effet à les trouver au coup par coup à l'Assemblée nationale et ça les députés l'ont toujours fait les députés ont toujours à un moment créé des alliances créé des compromis c'était le cas aussi dans le mandat précédent c'est le cas dans ce mandat et c'était même le cas bien avant nous donc ça on sait faire la question vous avez jamais écouté alors surtout dans le mandat précédent les macronistes n'ont jamais écouté les oppositions jamais il n'y a aucun projet de loi qui est ressorti identique à la manière avec laquelle il était rentré jamais ça n'a jamais existé il y a toujours eu des amendements par exemple sur le statut des AESH c'était pourtant François Ruffin et Bruno Bonnel vous avez balayé ça je veux dire même des chiffres je veux dire et j'aimerais en effet qu'il y ait un budget et qu'il y ait 2000 AESH qui puissent être recrutés l'an prochain pour ça il faut qu'il y ait un budget au bout de 7 ans ça fait un bout de temps ça aurait dû être une priorité pour tout le monde j'aimerais juste répondre je veux bien faire le détail de toutes les mesures mais ça va être un petit peu long la question en effet c'est est-ce que oui ou non on est en capacité de faire ces compromis mais la question c'est sur quoi le seul sujet ne peut pas être combien de temps va tenir le prochain gouvernement parce que ça ça fait pas une politique c'est pas vrai c'est pas une politique de savoir non mais attendez je vous prie mais moi je suis très frappé ça fait une heure que vous dites

1:01:08
Présentateur

on est prêt à des compromis je n'ai toujours pas compris mais entendu le quart du dixième d'éléments de programme idéologique sur lequel vous seriez prêt à des compromis parce que personne ne nous a demandé complètement ah bon mais si sur l'extrait par exemple je vous ai dit et là vous dites non parce qu'il y en a pas

1:01:19
Invité

alors déjà je ne vous ai pas répondu hier soir mais même avec M.Bernier vous ne faisiez pas de compromis on a entendu quand même si on a entendu Gabriel Attal régulièrement laisser entendre mais je vous l'ai déjà dit hier soir mais je veux dire une partie quand même de ce qui était censé être le socle commun d'ailleurs je reprendrai l'expression utilisée par Éric Coquerel qui me semble être une expression très juste qui parlait d'une armée en déroute je veux dire vous-même vous appelez les autres à un compromis mais alors que vous étiez quand même globalement d'accord avec M.Bernier vous n'avez pas arrêté de l'enquiquiner vous n'avez pas arrêté de lui dire que vous n'étiez pas d'accord vous n'avez pas arrêté de faire savoir par la voix y compris d'Elisabeth Borne qui est quand même une femme plutôt habituellement assez discrète sur ce genre de bataille qu'elle n'était d'accord sur rien Gabrielle Attal a quand même régulièrement voulu lui pousser du menton donc il fallait déjà commencer par être sympa avec le Premier ministre est-ce qu'on a fait des compromis dans le budget la réponse est oui est-ce qu'on considérait que la copie était parfaite dès le départ la réponse était non celui qui connaît mieux le budget est d'accord et l'Américaine j'entends quelque chose j'aimerais juste finir désolé sur la question des allègements de charges c'était pas une opposition parce qu'on cherchait quelque chose sur quoi s'opposer au Premier ministre c'est parce qu'on considère en effet que ça n'est pas le bon moment encore une fois d'alourdir le coût du travail vous avez commencé par dire que vous étiez vexés qu'ils ne viennent pas vous voir je me souviens très bien de ça une des premières prises de parole de votre groupe c'était de dire on est vexés il n'a pas pris le temps de venir nous voir bon si vous me laissez répondre ce sera peut-être plus simple allez-y Robert je dis encore une fois c'est que sur les allègements de charges sur la question du coût du travail oui moi j'assume cette politique qui fait qu'on a un moment une politique de réattractivité de réindustrialisation et je pense qu'elle est absolument nécessaire donc est-ce qu'il faut réaliser des compromis mais on l'avait même dit sur la question des retraites si le seul sujet c'est un sujet absolu sur l'âge évidemment que ça ne pourra pas marcher évidemment que ça ne pourra pas marcher si on nous demande de renoncer à ça parce que budgétairement déjà ça ne pourrait pas marcher ça ne pourrait pas tenir et désolé si en effet c'est toute la copie rien que la copie de la même manière que ça ne peut pas être toute notre copie ça ne peut pas être celle du NSP et ça peut encore moins être celle du RN à un moment moi je suis prête encore une fois à ce qu'on assume d'élargir à ce qu'on assume de tendre la main mais pas sur n'importe quelle base programmatique Benjamin Duhamel quand même

1:03:23
Présentateur

on vous a entendu mais toujours du mal à voir sur quoi vous pourriez évoluer alors que je précise qu'il y a des responsables politiques des éditorialistes des journalistes qui attendent très sagement avant d'arriver sur ce plateau donc Cécile Duflo avant de faire ce changement de plateau et de les voir arriver vous vouliez rajouter un élément rapidement s'il vous plaît

1:03:38
Invité

il y a un élément effectivement assez important dans cette histoire c'est qu'une partie des élus de l'ancienne majorité recule sur un certain nombre de points parce que les compromis ça nécessite effectivement de dire que ça n'est pas tout le programme d'une personne mais ça n'est pas l'autre et le problème c'est qu'on a entendu le président de la République et je pense qu'il n'a toujours pas compris ce qui s'est passé en juillet ou plus exactement il pense que ça n'aurait pas dû se passer donc ça veut dire que y compris les parlementaires qui sont proches de lui vont devoir prendre une certaine part d'autonomie et se dire est-ce qu'ils sont prêts ?

Vous savez on est libres et autonomes alors est-ce que vous êtes prêts à avancer sur la transition écologique mais pardonnez-moi

1:04:13
Présentateur

cette autonomie est impossible on entend beaucoup d'écologistes Yannick Jadot en ce moment qui parle de Monsieur Brunet

1:04:18
Invité

vous dites que tout est impossible moi j'entends bien

1:04:20
Présentateur

des socialistes tiens on a reçu Sébastien Le Folle récemment qui nous a dit ça serait intéressant ça serait intéressant la réalité c'est que les parlementaires de gauche constituent un groupe homogène différent de la direction des partis et eux n'ont pas du tout envie de se fier Cécile Duflo avec les racistes rapides s'il vous plaît et ensuite j'ai la liberté

1:04:41
Invité

de parler en mon nom avec mon histoire avec mes engagements et personne ne me fera le procès d'imaginer que tout d'un coup je me serais révélée en étant fan du président de la République je pense d'ailleurs qu'il a énormément contribué à nous mettre dans cette situation mais on ne peut pas laisser le pays pendant plus de deux ans sans bouger donc il va falloir qu'un certain nombre de personnes et sûrement que là où c'est intéressant c'est que ça ne va pas être une histoire de parti ça ne va pas être une histoire uniquement de contenu ça va être une histoire de personnalité est-ce que des gens vont être à la hauteur du moment politique et d'éviter que la France bascule dans une instabilité qui sera désastreuse pas que pour nous pour ceux qui en ont besoin

1:05:17
Présentateur

merci Cécile Duflo je remercie Jean-Philippe Tanguy et je remercie Aurore Berger d'avoir participé

1:05:21
Jean-Philippe Tanguy

c'est dommage parce que moi je connaissais le programme commun

1:05:23
Présentateur

le programme commun entre eux qu'ils vont faire oui bah écoutez on vous réinvitera et vous nous le raconterez il est un peu plus de 21h30 sur BFM TV suite de cette émission spéciale où vous le voyez le débat est vif intéressant sur ce qui pourrait être à devenir après l'allocution du président de la République Emmanuel Macron qui a pris la parole de la République

La défiance permanente de Macron envers les Français est inquiétante ! - Jean-Philippe Tanguy (BFM) — Jean-Philippe Tanguy · Pourquijevote