Aller au contenu
Tous les transcripts
InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 30 janvier 2023 45 minAutoproduitActualité / polémiqueRetraitesÉconomie & entreprisesSolidarités & familleInstitutions & élections

Nicolas DUPONT-AIGNAN dans "Le Forum Radio J" du 29/01/23

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:21OuverteRéponse directe

    Que faut-il attendre du débat parlementaire autour de la réforme des retraites ?

  • 0:43RelanceRéponse directe

    Éric Ciotti considère que la réforme est nécessaire. Qu'en pensez-vous ?

  • 4:38OuverteRéponse directe

    Elisabeth Borne dit que le report de l'âge de départ à 64 ans n'est plus négociable. Réaction ?

  • 6:29RelanceRéponse directe

    Elisabeth Borne fustige les fake news sur la réforme. Qu'en dites-vous ?

  • 8:58OuverteRéponse directe

    Quel type d'action préconisez contre la réforme des retraites ?

  • 11:53OuverteRéponse directe

    Des maires ferment leurs mairies en signe de solidarité. Approuvez-vous ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:58Invité politiqueFait
    « Le système par répartition n'est aujourd'hui pas en danger. »
  • 0:58Invité politiqueChiffre
    « Excédent de 3 milliards d'euros en 2022, excédent des régimes complémentaires, réserve. »
  • 2:46Invité politiqueChiffre
    « 14 milliards l'année prochaine. »
  • 3:13Invité politiqueChiffre
    « Le rapport de la Cour des comptes dit 200 millions d'euros, tout de suite. D'autres estimations sont à 1 milliard. »
  • 3:34Invité politiqueFait
    « C'est une réforme politique. C'est pour obéir à l'Union Européenne. »
  • 3:46Invité politiqueFait
    « Les fonds de pension américains, BlackRock, les amis de M. Macron. »
  • 5:49Invité politiqueFait
    « Prolonger à 64 ans, c'est mettre au RSA des dizaines de milliers de Français entre 62 et 64. »
  • 18:51Invité politiqueChiffre
    « 15% d'augmentation du panier de la ménagère. »
  • 19:05Invité politiqueFait
    « Nous sommes à la veille d'une poussée du chômage. »
  • 22:43Invité politiqueFait
    « Les députés En Marche, ou Marche au Renaissance, et les députés Modem que je vois à l'Assemblée ne veulent pas voter cette réforme. »
  • 23:06Invité politiqueChiffre
    « S'il y avait une dissolution ou une motion de censure, ils seront 50 députés Renaissance. »
  • 27:48Invité politiquePromesse
    « je supplie le gouvernement de retirer sa mesure d'âge de 64 ans qui n'a aucun sens »
  • 28:01Invité politiqueFait
    « On recrute des enseignants par petites annonces. »
  • 28:05Invité politiqueFait
    « Le CAPES est donné à des gens qui ont 5 de moyenne. »
  • 28:31Invité politiqueFait
    « Aujourd'hui, c'est équilibré. Qu'on arrête de raconter n'importe quoi. »
  • 28:55Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron n'aime pas les retraités. Il aura déjà augmenté la CSG. »
  • 29:52Invité politiqueFait
    « Cette affaire des retraites, parce que derrière, ce sont les fonds de capitalisation qui sont à l'affût. »
  • 30:24Invité politiqueFait
    « EDF vend à 46 euros le mégawatt une partie de sa production à des opérateurs privés qui le revendent à 400, 800 à des boulangers qui crèvent. »
  • 30:35Invité politiqueFait
    « Le gouvernement a pris une première mesure, merci, 280 le plafond, mais quand vous passez de 50 euros à 280, vous faites quand même faillite. »
  • 31:03Invité politiqueFait
    « Rapport de l'inspection des finances qui recommande de baisser les prix des péages, qui a des profits indus. »
  • 34:52Invité politiqueFait
    « François Hollande et Emmanuel Macron ont détruit la politique familiale française, alors que François Mitterrand, socialiste, n'y avait pas touché. »
  • 35:08Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes à 1,8 de taux de fécondité. »
  • 37:40Invité politiquePromesse
    « Je ne voterai pas ce projet de loi tant qu'il y aura les régularisations sous le faux prétexte de métiers en tension. »
  • 38:06Invité politiqueChiffre
    « Nous sommes en 2022 à un record de demandes d'asile, 154 000, record. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan73 %
  • Présentateur16 %
  • ?11 %

37,8 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:09
Locuteur

Bonjour

0:09
Présentateur

à tous et bienvenue au forum Radio-J, dont vous êtes l'invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour. Alors face à l'opposition des syndicats, de la gauche et du rassemblement national, face aussi à la contestation qui s'exprime dans la rue, que faut-il attendre du débat parlementaire autour de la réforme des retraites ?

0:24
Locuteur

Et

0:24
Présentateur

puis, dans un contexte d'hostilité des Français à cette réforme, le mois de janvier, est-il celui ? Va-t-il être celui de tous les dangers ? Somme-nous la veille d'un vaste mouvement social, voire à une paralysie du pays. Alors, pour commencer donc la réforme des retraites, Nicolas Dupont-Aignan, le président de LR, Éric Ciotti, considère que la situation budgétaire, démographique et économique impose cette réforme. Les syndicats et la gauche parlent d'une réforme brutale et injustez-vous. Qu'est-ce que vous en dites

0:47
Locuteur

?

0:48
Nicolas Dupont-Aignan

Mais moi, je ne suis pas d'accord sur déjà les hypothèses de départ. Lesquelles

0:52
Locuteur

? Le

0:53
Nicolas Dupont-Aignan

système par répartition n'est aujourd'hui

0:56
Locuteur

pas

0:57
Nicolas Dupont-Aignan

en danger. Excédent de 3 milliards d'euros en 2022, excédent

1:02
Locuteur

des régimes complémentaires,

1:03
Nicolas Dupont-Aignan

réserve.

1:07
Locuteur

Et

1:08
Nicolas Dupont-Aignan

on nous dit,

1:09
Locuteur

et

1:10
Nicolas Dupont-Aignan

d'ailleurs le président du corps

1:11
Locuteur

à

1:12
Nicolas Dupont-Aignan

l'Assemblée nationale, en commission, l'a clairement dit, il a dit qu

1:16
Locuteur

'il n

1:16
Nicolas Dupont-Aignan

'y

1:16
Locuteur

a

1:16
Nicolas Dupont-Aignan

pas de problème majeur de financement du régime des retraites par répartition. Non, même en 2030, on envisage, dans la pire des hypothèses,

1:26
Locuteur

un

1:27
Nicolas Dupont-Aignan

léger déficit de 7 milliards d

1:29
Locuteur

'euros.

1:29
Nicolas Dupont-Aignan

Avec

1:29
Locuteur

le taux de

1:29
Nicolas Dupont-Aignan

chômage

1:29
Locuteur

à 4

1:30
Nicolas Dupont-Aignan

,5%. 7 milliards d'euros, 10 milliards d'euros. Alors moi, je dis deux choses. D'abord, aujourd'hui, il

1:35
Locuteur

n

1:35
Nicolas Dupont-Aignan

'y

1:36
Locuteur

a

1:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas de déficit, donc la réforme est inutile. Deuxièmement, il faut traiter

1:39
Locuteur

à

1:40
Nicolas Dupont-Aignan

terme, oui, les problèmes des recettes.

1:42
Locuteur

Si

1:43
Nicolas Dupont-Aignan

on continue à délocaliser et à ne pas avoir d'enfant, donc il faut restaurer une politique familiale, et il faut tout faire pour relocaliser de l'emploi, pour traiter le long terme. Et puis, si vraiment le gouvernement cherche

1:58
Locuteur

une économie... Une politique familiale, on

1:59
Nicolas Dupont-Aignan

va en reparler.

2:00
Locuteur

On va en reparler. Celle qu'a détruite...

2:01
Présentateur

C'est pas avant 20, 25 ans qu'on aurait

2:04
Locuteur

des résultats. D'accord,

2:04
Nicolas Dupont-Aignan

mais si

2:05
Présentateur

le gouvernement cherche

2:06
Nicolas Dupont-Aignan

des économies...

2:07
Présentateur

C'est ce qu'annonce d'ailleurs Bruno Le Maire aujourd'hui dans

2:10
Locuteur

le

2:11
Présentateur

journal du dimanche. Il faut faire des économies.

2:13
Locuteur

Ah bah

2:13
Présentateur

oui,

2:14
Locuteur

alors c'est curieux. On va faire des économies.

2:15
Nicolas Dupont-Aignan

Ah bah on va faire des économies, c'est curieux. On va faire la chasse aux dépenses. Ah bah oui, il y a un scandale d'État que je lève aujourd'hui, tiens, chez vous. C'est celui des titres de dette émis à taux variable indexés sur l'inflation. C'est M. Le Maire

2:29
Locuteur

qui

2:30
Nicolas Dupont-Aignan

a emprunté tout ça depuis 5 ans, et qui fait qu'on a rajouté au budget 2022, vous savez combien on a rajouté pour payer la faute de M. Le Maire qui a emprunté à des titres indexés sur l'inflation. 15 milliards, 9 d'euros. 14 milliards l'année prochaine. Et vous savez, le pire dans ce scandale, c'est qu'il continue à emprunter à taux variable sur l'inflation, alors qu

2:53
Locuteur

'on

2:53
Nicolas Dupont-Aignan

peut emprunter à taux fixe. Ça c'est une première économie qu'il pourrait faire. Deuxième économie, tout de suite, les millions de fausses cartes vitales. Pourquoi on

3:01
Locuteur

ne

3:01
Nicolas Dupont-Aignan

commence pas ? Troisième économie, tout de suite... C

3:04
Locuteur

'est

3:04
Nicolas Dupont-Aignan

évoqué dans le cadre du PLFSS. Oui, en attendant, c'est pas fait. Troisième économie, tout de suite, les retraites versées à des morts en Algérie, à l'étranger. Le rapport de la Cour des comptes dit 200 millions d'euros, tout de suite. D'autres estimations sont à 1 milliard. Alors moi je ne comprends pas. Je vais vous dire, je ne comprends pas ce gouvernement. Il n'y a pas de problème de financement aujourd'hui des retraites. Il y a des économies béantes à faire, des gaspillages scandaleux. Pourquoi ils ne

3:31
Locuteur

s

3:31
Nicolas Dupont-Aignan

'occupent pas de ça plutôt que de faire souffrir les retraités ? Ce n

3:33
Locuteur

'est

3:33
Nicolas Dupont-Aignan

pas une réforme économique. C'est une réforme politique. C'est pour obéir à l'Union Européenne. C'est pour détruire le système des retraites par répartition et faire entrer le loup dans la bergerie, c'est-à-dire les fonds de pension américains, BlackRock, les amis de M. Macron, pour, une fois que les Français auront des retraites de misère, parce que la réforme, au-delà qu'elle est inutile maintenant, elle est très dangereuse. Qui aura 43

3:57
Locuteur

ans et 64 ans ? Qui aura ?

4:01
Nicolas Dupont-Aignan

Ça veut dire que les retraites seront de misère demain. Et moi, je ne veux pas de cette société-là. Surtout quand il

4:06
Locuteur

y

4:06
Nicolas Dupont-Aignan

a des économies immédiates à faire.

4:09
Locuteur

C

4:09
Nicolas Dupont-Aignan

'est ça qui ne va pas. Et c'est pourquoi d'ailleurs le gouvernement est paralysé, et on voit bien que sa réforme est impossible à mettre en œuvre, parce qu'elle est tellement injuste et tellement inutile aujourd'hui.

4:20
Locuteur

Je

4:21
Nicolas Dupont-Aignan

ne comprends pas vraiment pourquoi il précipite la France dans cette crise de nerfs, alors que nous sortons de la crise Covid, que nous avons une crise énergétique. Parce qu'il dit

4:29
Locuteur

que c'est

4:29
Présentateur

essentiel, parce qu'il dit

4:30
Locuteur

que c'est important pour l

4:32
Présentateur

'avenir des Français.

4:33
Locuteur

Mais ce n'est pas vrai. Tout le monde a compris que c'était fond. Des pensions des Français

4:35
Nicolas Dupont-Aignan

et de la France. Je peux vous poser une question ?

4:37
Locuteur

Enfin,

4:37
Nicolas Dupont-Aignan

c'est plutôt à vous de m'en poser. Mais alors,

4:38
Présentateur

Elisabeth Borne...

4:39
Locuteur

Non, mais je peux vous dire juste avant. Oui, mais je n'ai pas réussi à vous

4:41
Présentateur

poser des questions. Elisabeth Borne, aujourd'hui, France Info, elle dit le report de l'âge de départ à 64 ans n'est plus négociable.

4:48
Nicolas Dupont-Aignan

Ben, Elisabeth Borne va avoir des ennuis. C'est-à-dire ? Mais parce que cette réforme ne peut pas passer. Ils sont en train de mettre le feu au pays. Oui, c'est-à-dire ? Mais

4:57
Locuteur

pourquoi

4:58
Nicolas Dupont-Aignan

mettre le feu au pays ? Pour un totem, alors même que nous ne pourrons régler le problème à terme, s'il doit être réglé, de l'âge de la retraite, que quand on aura réglé le problème de l'emploi des seniors.

5:13
Locuteur

Qui a dit ça ?

5:14
Présentateur

Qui est dans la réforme ? Non, ce n

5:16
Locuteur

'est

5:16
Présentateur

pas

5:16
Nicolas Dupont-Aignan

vrai. Non.

5:18
Locuteur

Qui a dit ça ? Monsieur Aziza, qui a dit ça ?

5:20
Nicolas Dupont-Aignan

Attendez, si je peux finir

5:22
Locuteur

ma

5:22
Nicolas Dupont-Aignan

réponse, quand même.

5:23
Locuteur

Vous allez dire que c'est Emmanuel Macron en

5:24
Nicolas Dupont-Aignan

2017 ? Pas en 2017. 2019, pardon. Emmanuel Macron disait très justement, quand

5:30
Locuteur

on est au chômage à

5:31
Nicolas Dupont-Aignan

55 ans...

5:32
Présentateur

Il faut prendre tous ses propos dans le contexte.

5:34
Locuteur

Ben

5:35
Nicolas Dupont-Aignan

oui, le contexte, il est toujours le même. Il est qu'aujourd'hui, vous avez, à partir de 60 ans, les deux tiers des plus de 60 ans qui sont en inactivité. Ça veut dire quoi

5:47
Locuteur

?

5:47
Nicolas Dupont-Aignan

Ça veut dire, il

5:48
Locuteur

faut

5:48
Nicolas Dupont-Aignan

être concret. Ça veut dire que prolonger à 64 ans, c'est mettre au RSA des dizaines de milliers de Français entre 62 et 64. C'est ensuite faire baisser les pensions de retraite de manière considérable. Comment peut-on faire ça quand on est lucide sur ce qui

6:04
Locuteur

se passe ? Et en plus, je veux

6:05
Nicolas Dupont-Aignan

dire, ça ne fera pas d'économie. Parce que ça fera des économies sur les régimes de retraite, mais ça fera des dépenses supplémentaires au RSA. Donc, je ne vois pas l'intérêt

6:14
Locuteur

de

6:14
Nicolas Dupont-Aignan

mettre le feu au pays alors que le gouvernement devrait s'occuper de baisser les charges sur les PME, de relocaliser, de tout faire pour créer de l'emploi en France, de former, de réformer

6:25
Locuteur

l'éducation nationale. Ils vont vous répondre

6:26
Présentateur

qu'ils sont en

6:27
Locuteur

train

6:27
Présentateur

de le faire.

6:27
Locuteur

Alors, quand même, une question... Excusez-moi, non.

6:30
Présentateur

Elisabeth Borne, qui aussi fustige hier en Normandie dans cette circonscription et aujourd'hui sur France Info, les fausses informations, les fake news qui ont circulé à propos de la réforme des retraites, s'agissant notamment des apprentis qui pourront, contrairement à ce qui est dit selon Elisabeth Borne et selon ce qui est écrit dans la réforme, bénéficier des trimestres qu'ils ont acquis dans le cadre de leur apprentissage, et s'agissant aussi des femmes, elle dit, cette réforme des retraites les protège, notamment celles qui ont eu des carrières hachées.

6:58
Nicolas Dupont-Aignan

Madame Borne a un problème avec la vérité. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que toutes les études qui ont été faites, je vous renvoie même au journal Les Echos, qui n

7:07
Locuteur

'est

7:07
Nicolas Dupont-Aignan

pas un journal qui m

7:07
Locuteur

'est

7:07
Nicolas Dupont-Aignan

favorable, même M. Riester. M. Riester n'est pas ministre du gouvernement, Frédéric Aziza ? Bien sûr. Et qu'est-ce qu'il a dit, M. Riester

7:16
Locuteur

? Qu

7:17
Nicolas Dupont-Aignan

'est-ce qu'il a dit ? Eh bien, il a dit que cette réforme défavorisait les femmes. C'est objectif, tout le monde le voit. Vous savez, le problème d'Elisabeth Borne, c'est qu'elle s'est enferrée dans un mensonge, dès le départ, en disant que cette réforme est juste. Non, cette réforme, tout le monde le sait, elle est injuste. Elle est injuste sur trois points. D'abord, ça va faire baisser les pensions de retraite de ceux qui ont travaillé toute leur vie, ce qui est quand même un comble. On veut réhabiliter le travail, il faudrait récompenser ceux qui ont travaillé. Je passe.

Deuxième point fondamental, ceux qui ont commencé tôt, avant 20 ans, vont cotiser 44 ans, c'est-à-dire ceux qui ont eu des carrières pénibles, qui

7:52
Locuteur

ont

7:52
Nicolas Dupont-Aignan

une espérance de vie réduite, vont cotiser 44 ans, alors que les autres, 43. Il y a quand même un

7:58
Locuteur

problème. Vous souhaitez que dans le cas du débat parlementaire, on revienne sur ces 44 ans ? Mais il faudra

8:01
Nicolas Dupont-Aignan

revenir sur l'âge. Troisième point. Sur l

8:03
Locuteur

'âge, 64

8:04
Présentateur

ans

8:04
Nicolas Dupont-Aignan

? Oui, bien évidemment. Troisième point, il faut quand même le savoir, les femmes qui ont des carrières beaucoup plus hachées, vont perdre encore plus de retraite et vont devoir

8:15
Locuteur

faire encore plus d'efforts. C'est pas moi qui le dis. Vous dites,

8:18
Nicolas Dupont-Aignan

c'est faux. Mais c'est faux. Enfin, écoutez, Elisabeth Borne, là, devrait prendre du repos. C'est dans tous les journaux de France. Elle sait quand même ce qu'il y

8:26
Locuteur

a

8:26
Nicolas Dupont-Aignan

dans sa réforme. Non, parce qu'en fait, elle cherche à vendre sa réforme en mentant aux Français. Et après, elle dit, les autres nous racontent des histoires. Mais enfin, pour le coup, tous les journaux de France ne racontent pas des histoires. Tous les tableaux sont visibles. Les femmes devront cotiser encore plus de trimestres

8:40
Locuteur

que les hommes.

8:41
Présentateur

Et on avance, on avance. Ben, on avance. C

8:43
Locuteur

'est énorme, il y a un problème. On ne

8:45
Nicolas Dupont-Aignan

peut pas faire passer une réforme quand on ne dit pas la vérité aux Français.

8:50
Présentateur

Et le mouvement

8:51
Locuteur

de protestation... Je suis sûr

8:52
Présentateur

qu

8:52
Locuteur

'on

8:52
Présentateur

va vous répondre, c'est vous qui dites des mensonges. Mais écoutez, les Français sont assez grands, ils vérifient. Alors, on avance. C'est dans tous les journaux

8:57
Locuteur

de

8:57
Présentateur

France. Quel type d'action vous préconisez contre la réforme des retraites ? Est-ce que les menaces de bolcage du pays sont justifiées ?

9:04
Nicolas Dupont-Aignan

Alors moi, je pense qu'on peut bloquer le gouvernement sans bloquer le pays. Et je pense qu'on peut le faire de trois façons. La première façon, il faut que le maximum de Français pacifiquement descendent dans la rue mardi, comme ils l'ont fait la dernière fois. Est-ce que vous serez parmi les manifestants ? J'y ai été la dernière fois à titre exceptionnel, parce que je pense que c'est fondamental. En tout cas, je peux vous dire que tous les militantes de Boulas-France seront dans la rue. Vous

9:31
Locuteur

avez combien de militants ? Quelques milliers ?

9:33
Nicolas Dupont-Aignan

10 000, 12 000. Ils

9:35
Locuteur

sont tous dans la rue ?

9:36
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne

9:36
Locuteur

sais

9:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas, tous, ils

9:37
Locuteur

sont libres. Vous les

9:37
Présentateur

appelez à manifester ? Ils manifestent

9:39
Locuteur

de même. Bien sûr, je les appelle. Vous

9:41
Nicolas Dupont-Aignan

leur dites quoi, vos militants ? Je dis aux Français. Je dis aux Français. Si vous êtes des millions dans la rue, mardi, le gouvernement sera obligé de reculer. Et vous pouvez l'être de manière pacifique, parce que trop, c'est trop. Et si vous acceptez cette réforme, ce sera sans fin. Elle n'est pas justifiée, elle est injuste, et il

10:03
Locuteur

y

10:03
Nicolas Dupont-Aignan

a des économies à faire ailleurs.

10:04
Locuteur

Donc vous pouvez... Attendez,

10:05
Présentateur

attendez, laissez-moi compléter votre réponse. Donc manifester dans la rue. Oui, pacifiquement,

10:10
Locuteur

calmement.

10:10
Présentateur

Avec la NUPES,

10:11
Locuteur

LFI.

10:12
Présentateur

Laissez-moi finir.

10:13
Locuteur

Le

10:13
Présentateur

Parti Socialiste, les écolos et les syndicats. Mais, excusez

10:17
Locuteur

-moi, j'ai été manifesté. J'ai été manifesté. Et vous avez été bien accueilli. Et je vais vous dire, j'ai été très bien accueilli. Qu'est

10:21
Présentateur

-ce qu'on

10:21
Locuteur

vous a applaudi

10:22
Nicolas Dupont-Aignan

? Mais j'ai été très bien accueilli. Et je vais vous dire,

10:25
Locuteur

il

10:25
Nicolas Dupont-Aignan

y a beaucoup de gens qui sont venus me voir et qui étaient de droite. Ah bon, ils vous ont dit quoi ? Il m

10:28
Locuteur

'a

10:28
Nicolas Dupont-Aignan

dit, on est de droite et on manifeste. Ah bon

10:30
Locuteur

?

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

On n'est pas de politique.

10:31
Locuteur

Il y en a beaucoup qui vous ont dit ça. Il y en a beaucoup. Mais

10:34
Nicolas Dupont-Aignan

allez dans les manifestations, vous verrez,

10:35
Locuteur

c

10:35
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas la NUPES

10:37
Locuteur

à CGT. Et quand ils vous ont vu,

10:37
Présentateur

ils vous ont applaudi.

10:38
Nicolas Dupont-Aignan

Ils ont dit, dis quoi, la Dupont-Aignan ? Mais ils m'ont dit, non, il y a beaucoup qui sont venus me voir en disant merci d'être là. Oui. Parce que c'est pas des partis politiques qui manifestent, c'est des citoyens

10:48
Locuteur

qui disent...

10:50
Nicolas Dupont-Aignan

Sans doute pas.

10:51
Locuteur

Mais c'est pas le problème. Vous avez dit à Paris, à la manifestation. J'ai des places de la

10:53
Nicolas Dupont-Aignan

République. Et je suis resté deux heures. Oui. Et tout s'est bien passé. Je voudrais qu'on arrête toujours

10:59
Locuteur

de caricaturer. Ils vous

11:00
Nicolas Dupont-Aignan

attendaient. Mais non, ils ne m'attendaient pas.

11:02
Locuteur

Mais

11:03
Nicolas Dupont-Aignan

j'ai été comme un Français comme les autres. C'est important pour moi. Je ne veux pas avoir détruit une sécurité pour les retraités. Autre question. Je voudrais dire autre chose. On peut manifester sans appartenir à des partis, à des syndicats. D'ailleurs, il n

11:17
Locuteur

'y avait

11:17
Nicolas Dupont-Aignan

pas un million de Français qui appartenaient à des syndicats.

11:21
Locuteur

Malheureusement pour eux. La manifestation

11:23
Présentateur

s'est déroulée à l'appel, et ça sera encore le cas, mardi, à l'appel

11:27
Locuteur

des syndicats, et soutenue par les

11:28
Nicolas Dupont-Aignan

partis de gauche. Et alors, en revanche, je n

11:30
Locuteur

'ai

11:30
Nicolas Dupont-Aignan

pas été manifesté le samedi quand il y avait la manifestation de la France Insoumise. Point. Il faut qu'il

11:36
Locuteur

y ait

11:36
Nicolas Dupont-Aignan

le maximum de Français qui pacifiquement, calmement manifestent. Deuxième point. Il faut un vrai débat parlementaire

11:44
Locuteur

pour faire émerger la vérité. On

11:46
Présentateur

va parler du débat parlementaire.

11:46
Locuteur

Non, mais vous me demandiez

11:47
Présentateur

quel moyen

11:47
Locuteur

pour lutter. On va parler du

11:48
Présentateur

débat parlementaire.

11:49
Locuteur

D

11:49
Présentateur

'abord,

11:49
Locuteur

moyen... Sans bloquer le pays, on peut bloquer le gouvernement.

11:52
Présentateur

Moyen, justement. Au passage, un certain nombre de maires, comme Anne Hidalgo, c'est une demande au départ de Fabien Roussel, vont fermer leur mairie, mardi, par solidarité avec la mobilisation contre la réforme des retraites. Est-ce que vous approuvez ?

12:05
Nicolas Dupont-Aignan

C'est une bonne initiative. Moi, j'ai un maire hier, nous avions notre conseil national, un maire rural. Il va fermer sa mairie parce qu'en signe de solidarité. Ça veut dire qu'il y a quelque chose de très puissant dans le pays.

12:15
Présentateur

Alors, attendez,

12:15
Locuteur

on

12:16
Présentateur

va en reparler. Donc, si vous n'êtes plus maire de hier,

12:19
Locuteur

je ne suis plus maire,

12:19
Nicolas Dupont-Aignan

donc.

12:19
Locuteur

Donc,

12:20
Présentateur

si vous étiez maire

12:20
Locuteur

de hier, je

12:21
Nicolas Dupont-Aignan

le ferai. Qu'est

12:21
Locuteur

-ce

12:21
Nicolas Dupont-Aignan

que vous feriez ? Je fermerai ma mairie en signe de solidarité parce que je pense qu'il est très important

12:27
Locuteur

d

12:28
Nicolas Dupont-Aignan

'arrêter ce psychodrame sur une réforme inutile aujourd'hui, injuste, qu'il faut apaiser le pays, réconcilier les Français, passer à autre chose. Pour moi, l'enjeu, c'est la crise énergétique, c'est nos entreprises qui sont en train de crever, c'est l'emploi des seniors par une vraie politique structurelle, c'est relocaliser des activités, c'est rétablir la sécurité, c'est réapprendre à lire à l'école. Et je pense qu'il y a tellement de chantiers urgents dans le pays que je ne vois pas l'intérêt de dresser les uns contre les

12:58
Locuteur

autres

12:58
Nicolas Dupont-Aignan

pour quelque chose qui n

12:59
Locuteur

'existe pas. Est-ce que

13:00
Nicolas Dupont-Aignan

le maire qui vous a succédé ? Je

13:02
Locuteur

ne sais pas. Il va fermer ? Je n'en sais rien. Vous lui demandez de fermer la mairie ? Non,

13:05
Nicolas Dupont-Aignan

je n'ai pas d'ordre à lui donner. Loin

13:07
Locuteur

de là. Il fera ce que bon lui semble.

13:09
Présentateur

L'objectif de cette fermeture de mairie, c

13:11
Locuteur

'est de

13:11
Présentateur

dire au gouvernement... Non, mais c'est de permettre aux salariés d'aller manifester,

13:15
Locuteur

bien sûr. On

13:15
Présentateur

est d'accord ? Mais bien évidemment. Donc c'est pour avoir plus de monde dans la rue. C'est très important. Donc ils

13:21
Locuteur

ne travaillent

13:22
Présentateur

pas grâce au maire et

13:24
Locuteur

donc ils sont

13:24
Présentateur

payés et ils ne font pas

13:25
Locuteur

le mal. L'ensemble du pays doit

13:27
Nicolas Dupont-Aignan

à un moment donné dire stop. On ne peut pas être gouverné par le mensonge. On ne peut pas être gouverné par des faux conflits alors qu'il y a tant d'enjeux, tant de dossiers à traiter qui demanderaient des efforts. Parce que moi, vous le savez bien, je ne

13:42
Locuteur

suis

13:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas la France insoumise. Je propose des efforts, je propose des réductions de dépenses sur les fausses cartes vitales, j'insiste,

13:49
Locuteur

20 milliards par an. On va reparler de ça. Oui, mais oui, mais il y a un jugement d'économie à faire et

13:53
Nicolas Dupont-Aignan

on fout le bazar dans le pays par une réforme complètement

13:57
Locuteur

idiote. Alors, on est là-dessus, sur les mairies.

13:59
Présentateur

Olivier Dussopt, qu

14:00
Locuteur

'est

14:00
Présentateur

-ce qu'il dit sur les fermetures des mairies ? Il dit que cela ne pose pas une vraie question politique en termes de neutralité. Est-ce que ça ne pose pas, pardon, la question en termes de neutralité et de respect des convictions des concitoyens, des administrés et qui pour certains sont opposés à la réforme et pour d'autres favorables à

14:16
Locuteur

la réforme ? En tout cas,

14:16
Nicolas Dupont-Aignan

s'il y avait tant de gens favorables à cette réforme, ça serait, les Français ont pris conscience que cette réforme allait détruire une sécurité de leur retraite fondamentale qui est un atout du Conseil National de la Résistance.

14:28
Locuteur

Oui, alors on poursuit. Donc, moi, je le maintiens que l'heure est

14:30
Nicolas Dupont-Aignan

grave.

14:31
Présentateur

L'heure est grave. Est-ce à dire que tous les moyens sont bons pour qu'il y ait du monde dans la rue mardi et a priori les prochaines semaines quand il y aura des manifestations et pour bloquer la réforme des retraites ?

14:41
Locuteur

Est

14:41
Présentateur

-ce que tous les

14:41
Locuteur

moyens sont bons

14:41
Nicolas Dupont-Aignan

? Jamais. Moi, vous ne m'entendrez jamais dire ça. Je suis quelqu'un de raisonnable. Je vous ai dit, d'abord une présence pacifique du peuple français dans la rue. Ensuite, un débat parlementaire sérieux qui va montrer en français que la réforme est complètement folle. Et puis, troisième point, un référendum, une pression au référendum. Parce qu'Emmanuel Macron nous a dit au début de son nouveau mandat qu'il voulait refonder la vie politique française,

15:08
Locuteur

qu

15:08
Nicolas Dupont-Aignan

'il voulait consulter les Français. Voilà une belle occasion de consulter les

15:11
Locuteur

Français.

15:11
Présentateur

Et

15:12
Locuteur

j

15:12
Nicolas Dupont-Aignan

'ai lancé, vous le savez, un référendum d'initiative partagée. 185 députés ou sénateurs doivent signer. J'en ai à peu près une trentaine. Il en faut plus. Ensuite, 4 500 000 signatures. Ce sera un bon moyen pour les Français de sortir de leur résignation. C'est-à-dire de signer, de se dire on peut faire un geste concret. Et là, le président serait obligé de consulter les Français. Et ce serait un moyen pacifique, sans bloquer le pays, de donner le pouvoir au peuple. S'il y en a qui sont favorables, ils voteront pour eux.

15:43
Présentateur

Référendum, référendum.

15:44
Locuteur

Référendum, c'est la seule solution pour sortir de cette crise. Est

15:46
Présentateur

-ce que vous allez vous joindre à la motion référendaire proposée par la NIPES contre la réforme

15:50
Locuteur

? Bien

15:50
Nicolas Dupont-Aignan

sûr, puisque le Rassemblement National en a déposé aussi une motion référendaire. Alors, pour que les auditeurs comprennent, c'est quelque chose d'un peu différent. Le référendum d'initiative partagée que je lance, il suffit de 185 députés aux sénateurs sur les 900. Donc, c'est plus facile à obtenir. Mais après, il faut les 4 500 000 signatures. Et surtout, l'avantage de ma procédure, c'est que le président est obligé de convoquer le référendum. La motion référendaire, c'est autre chose. C'est plutôt une procédure qui va décaler le débat. C'est-à-dire que s'il y

16:20
Locuteur

a

16:20
Nicolas Dupont-Aignan

une majorité de députés qui la votent dès le début du débat, le 6 février, le projet est arrêté pour 30 jours. La motion référendaire passe au Sénat. Il faut que le Sénat la vote, ce qui est peu probable. Mais s'il la vote, ensuite, le président de la République peut refuser. Donc, si vous voulez, la motion référendaire est une bonne opération pour retarder le débat. Mais avec la motion référendaire, Emmanuel Macron garde le pouvoir de décider ou pas. Tandis qu'avec mon référendum d'initiative partagée, Emmanuel Macron serait obligé de consulter les Français. Donc, ce sont deux procédures parallèles, complémentaires.

Je crois vraiment, Frédéric Aziza, qu'au-delà des gens qui sont pour ou contre la réforme, par exemple, le MEDEF,

17:04
Locuteur non identifié

les

17:04
Nicolas Dupont-Aignan

patrons sont plutôt pour la réforme, mais ils disent, pourquoi diable

17:08
Locuteur

le

17:09
Nicolas Dupont-Aignan

gouvernement s'est lancé là-dedans maintenant, alors que nous sommes convalescents.

17:13
Locuteur

Il fallait qu

17:13
Présentateur

'il attende 2027 ou pas ? Mais

17:14
Locuteur

il

17:15
Nicolas Dupont-Aignan

y avait le temps. 2027 ? Oui, largement. De toute façon, je vais vous dire,

17:20
Locuteur

moi

17:20
Nicolas Dupont-Aignan

je pense que la réforme ne va pas passer, que nous sommes à la veille d'un tremblement de terre social et économique dramatique. C'est pourquoi je suis hanté par cette réforme et je supplie le gouvernement de revenir à la raison. Mais si par malheur cette réforme passait, en tout cas, ça sera un enjeu de la lélection présidentielle, de ceux qui veulent l'abroger ou de ceux qui veulent la maintenir.

17:42
Locuteur

Je n'ai pas

17:43
Présentateur

très bien compris tout à l'heure par rapport à la manifestation. A priori, vous ne serez pas parmi...

17:47
Locuteur

J'espère y

17:48
Nicolas Dupont-Aignan

être,

17:48
Locuteur

mais je

17:49
Nicolas Dupont-Aignan

ne suis pas un syndicaliste. J'y ai été la première.

17:53
Locuteur

Non, mais c'est important de savoir si vous y allez. Mais j'y ai été la première et

17:55
Nicolas Dupont-Aignan

je ferai tout pour y aller, mais si je ne

17:57
Locuteur

suis pas, ce n'est pas un drame. Ça

17:58
Nicolas Dupont-Aignan

dépend de quoi ? Ça dépend de ce qu'il y

17:59
Locuteur

a

17:59
Nicolas Dupont-Aignan

à l'Assemblée ce jour-là, etc.

18:01
Locuteur

Ce serait la question au gouvernement. En tout cas,

18:02
Nicolas Dupont-Aignan

il faut aller à la manifestation, j'irai s'il faut que j'y aille, j'y serai ravi. Non,

18:07
Locuteur

mais dites

18:07
Présentateur

-le aux Français qui vous écoutent. J'y

18:09
Nicolas Dupont-Aignan

ai été, je

18:11
Locuteur

n'ai pas approuvé, j'irai à nouveau à la manifestation.

18:13
Nicolas Dupont-Aignan

J'irai, est-ce que ce sera à Paris ? Je n'en sais rien.

18:16
Locuteur

Il y a d'autres manifestations de la province,

18:18
Nicolas Dupont-Aignan

pacifiques, calmes. Je veux dire une seule chose. Je crois très important

18:23
Locuteur

que

18:24
Nicolas Dupont-Aignan

des excès n'aient pas lieu. Notamment, je dis à certains syndicalistes qui veulent employer des moyens de blocage du pays, ce n

18:32
Locuteur

'est

18:32
Nicolas Dupont-Aignan

pas raisonnable.

18:33
Présentateur

Blocage du pays, alors blocage

18:33
Locuteur

des raffineries. Ça ferait le jeu du gouvernement.

18:35
Présentateur

Blocage des raffineries, CGT,

18:36
Locuteur

blocage des transports, CGT. Je ne pense pas que ce soit raisonnable. Et

18:39
Présentateur

couper le courant

18:40
Locuteur

des

18:40
Nicolas Dupont-Aignan

députés qui

18:40
Locuteur

sont

18:41
Nicolas Dupont-Aignan

pour la réforme.

18:42
Locuteur

C'est insupportable, je le condamne,

18:43
Nicolas Dupont-Aignan

bien évidemment. Je crois vraiment

18:45
Locuteur

que

18:47
Nicolas Dupont-Aignan

le pays

18:48
Locuteur

subit

18:49
Nicolas Dupont-Aignan

une crise très forte inflationniste. 15% d'augmentation du panier de la ménagère, 15%. Une crise énergétique avec nos PME

18:56
Locuteur

qui

18:57
Nicolas Dupont-Aignan

n'ont pas de tarifs protégés et qui sont en train de licencier.

19:01
Locuteur

Je

19:02
Nicolas Dupont-Aignan

pèse mes mots. Nous sommes à la veille d'une poussée du chômage. Nous sommes dans une réduction du pouvoir d'achat des Français qui ne

19:08
Locuteur

peuvent pas finir le mois.

19:09
Nicolas Dupont-Aignan

Les derniers chiffres, excusez-moi, allez faire vos courses et

19:13
Locuteur

vous verrez que les Français ne peuvent pas finir. Attendez, je poursuis. Le chômage, excusez

19:18
Nicolas Dupont-Aignan

-moi, le chômage qui baisse, c'est le recrutement des apprentis. Alors qu'on arrête de raconter n'importe quoi. Par rapport à...

19:22
Locuteur

Quand on regarde les statistiques précises.

19:24
Nicolas Dupont-Aignan

Ce

19:24
Locuteur

sont

19:24
Nicolas Dupont-Aignan

les radiations et le chômage des

19:26
Locuteur

apprentis. Il n'y a pas que le chômage qui baisse. Vous avez

19:27
Présentateur

dit qu'il faut qu

19:28
Locuteur

'il y

19:28
Présentateur

ait des millions de personnes dans la rue pour bloquer la réforme. Est-ce que ça veut dire que, alors que le président a été élu il y a 7 mois, l'Assemblée nationale, les députés il y a 5 mois, est-ce que ça veut dire que c'est la rue qui doit avoir raison contre le

19:39
Locuteur

suffrage universel ? Non, mais excusez

19:40
Nicolas Dupont-Aignan

-moi, le suffrage universel, il a été très clair. Ah bon ? Emmanuel Macron a été réélu. Mais ensuite, quand il s'est agi de sa réforme et de son programme, les Français ont refusé de lui donner une majorité.

19:51
Locuteur

Ce qui

19:51
Nicolas Dupont-Aignan

ne

19:51
Locuteur

s

19:51
Nicolas Dupont-Aignan

'était jamais vu. Ah bon ? Ce n'était jamais vu sous la 5e, 6 semaines après. Est-ce qu'il

19:55
Locuteur

y a une majorité pour la retraite à 60 ans

19:56
Nicolas Dupont-Aignan

? Les référendums, référendums. Mais en quoi ?

20:00
Locuteur

Pourquoi un référendum ? Est-ce que les élections ont eu lieu il y a 6 mois ? Mais

20:02
Nicolas Dupont-Aignan

justement, il n'a pas de majorité. Et d'ailleurs la preuve, Frédéric Aziza, c'est qu'il

20:08
Locuteur

y a

20:08
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de députés de la majorité, il va y en avoir encore plus la semaine prochaine,

20:11
Locuteur

qui

20:12
Nicolas Dupont-Aignan

ont dit qu'ils ne voteraient pas la réforme. Donc, de la majorité qui n'est pas une majorité d'ailleurs. D'une minorité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'Emmanuel Macron a été élu, je ne nie pas son élection. Mais ça a été le premier le soir de son élection à dire « je n

20:25
Locuteur

'ai

20:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas été élu pour mon programme, j'ai été élu pour faire barrage à mon adversaire ». C'est tout ça la réalité. Et ensuite, il n

20:32
Locuteur

'a

20:32
Nicolas Dupont-Aignan

pas eu de majorité. Pour une raison très simple, c'est que les gens ont lu son programme, ils ne voulaient pas de son

20:36
Locuteur

programme. Donc, il ne doit

20:36
Présentateur

pas appliquer le programme pour lequel il a été élu,

20:38
Locuteur

pour lequel il a été premier au premier tour.

20:40
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi, il doit avoir suffisamment de finesse pour s'attaquer pour moi aux défis du pays qui sont plus consensuels, parce que le pays est en danger de mort. Et quand on est en danger de mort, quand on est dans une passe difficile, économique, sociale, on ne jette pas de l'huile sur du feu. C

20:59
Locuteur

'est tout. C'est de l'huile sur le feu. Et ce

21:01
Nicolas Dupont-Aignan

sont des gens qui sont hors du temps

21:03
Locuteur

et de l'espace.

21:04
Nicolas Dupont-Aignan

Qu

21:04
Locuteur

'ils aillent

21:04
Nicolas Dupont-Aignan

voir la vie des Français, qu'ils triment et qui ont du mal en ce moment. À la fin du mois, les Français ne peuvent plus se nourrir. Voilà la réalité. Et on nous raconte une histoire de folie sur un déficit éventuel dans dix ans, alors qu'aujourd'hui, il

21:19
Locuteur

y a

21:19
Nicolas Dupont-Aignan

un excédent. Mais

21:20
Locuteur

il faut

21:21
Nicolas Dupont-Aignan

arrêter de se moquer des Français.

21:22
Locuteur

Vous

21:22
Présentateur

vous basez sur le nombre de manifestants pour dire que les Français ne veulent pas de la réforme. Pas

21:25
Nicolas Dupont-Aignan

seulement. Je dis que face à une réforme très injuste, inutile, alors qu'il

21:32
Locuteur

y

21:32
Nicolas Dupont-Aignan

a d'autres priorités, quand des millions de Français sont dans la rue de tous horizons politiques, il serait peut-être sage de dire on met un tempo, on réfléchit comment on augmente l'emploi des plus de 55 ans par des vraies mesures coercitives sur les entreprises. Car je ne comprends pas comment des entreprises qui font des profits très importants, et je m'en réjouis pour elles, continuent à licencier à 55 ans. Comment on peut laisser... Vous savez, j'ai reçu des lettres poignantes et tous ceux qui nous écoutent le savent. Au-dessus de 55 ans, vous êtes jetés comme un mal propre dans la plupart des entreprises françaises. Voilà la réalité. Comment pouvez-vous dire...

22:08
Locuteur

C'est pas ce que disent les

22:08
Présentateur

chiffres.

22:09
Locuteur

Il y a du chômage, mais pas tout le monde est viré après 55 ans. Les

22:13
Nicolas Dupont-Aignan

chiffres, même les cadres. Il y a eu une enquête récente sur les cadres qui montre que les cadres au-dessus de 55 ans ont d'énormes difficultés. Oui, des difficultés, mais

22:20
Locuteur

c'est pas général. Oui, mais quand

22:21
Nicolas Dupont-Aignan

vous êtes à 57 ans

22:23
Locuteur

et

22:23
Nicolas Dupont-Aignan

que vous écrivez, j'ai eu une lettre d'un monsieur, 900 CV, que vous n'avez rien et qu'on vous dit à 62 ans, il va falloir travailler jusqu'à 64, vous avez envoyé 900 CV et que vous ne trouvez rien. Vous croyez que c'est durable ? Voilà

22:38
Locuteur

pourquoi les gens sont dans la rue. Une

22:39
Nicolas Dupont-Aignan

question, vous dites... Et

22:41
Locuteur

c

22:41
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas une question de gauche ou de droite. Et les députés En Marche, ou Marche au Renaissance, et les députés Modem que je vois à l'Assemblée ne veulent pas voter cette réforme. Et je vais vous dire ce qui va se passer. C'est que Mme Borne va se retrouver toute seule, elle n'aura même plus sa minorité.

22:54
Locuteur

Et

22:55
Nicolas Dupont-Aignan

je dis aux députés Modem et En Marche, ou Renaissance, je leur dis, vous ne pouvez pas voter cela. Vos électeurs ne le veulent pas. Et je vais vous dire ce qui va se passer. C'est que s'ils continuent, ils vont se retrouver, s'il y avait une dissolution ou une motion de censure, ils seront 50 députés Renaissance. Et je pense qu'il

23:12
Locuteur

y a

23:12
Nicolas Dupont-Aignan

beaucoup de députés, vous savez, ils me parlent à la buvette, les députés Renaissance. Eh bien, chaque jour qui passe, ils ne veulent pas voter cette réforme parce qu'ils voient bien qu'elle est stupide.

23:19
Présentateur

Ils voient bien qu

23:20
Locuteur

'elle

23:20
Présentateur

est stupide. Si le Parlement vote cette réforme,

23:24
Locuteur

qu

23:24
Présentateur

'est-ce que vous diriez ?

23:25
Locuteur

Eh bien, moi, je menerai

23:27
Nicolas Dupont-Aignan

le combat politique avec d'autres et ce sera un des enjeux de l'élection présidentielle future. Ceux qui veulent garder cette réforme abominable jusqu'à 64 ans ou ceux qui veulent revenir à 62 ans ou ceux qui veulent revenir plus tôt. Moi, j'ai toujours eu une position raisonnable parce

23:43
Locuteur

que

23:43
Nicolas Dupont-Aignan

je suis quelqu'un très raisonnable. J'ai toujours pensé que 62 ans, la réforme touraine était déjà très difficile. Essayez d'obtenir vos 43 ans à 62 ans avec la réforme touraine sans décote. La plupart des gens sont obligés de travailler jusqu'à 67 et comme ils sont licenciés avant,

23:57
Locuteur

ils

23:57
Nicolas Dupont-Aignan

ont une retraite de misère.

23:58
Locuteur

Voilà la réalité. Puisque

23:59
Présentateur

vous apprêtez... Donc la

24:00
Nicolas Dupont-Aignan

réforme touraine est déjà dure. N'en

24:01
Présentateur

rajoutons pas. Puisque vous apprêtez peut-être normalement à manifester avec la

24:05
Locuteur

NUPES mardi... Oui, mais je manifeste... Pas avec

24:07
Nicolas Dupont-Aignan

la NUPES. Arrêtez vos raccourcis.

24:08
Locuteur

Non, mais laissez-moi poser la question. Arrêtez vos

24:09
Nicolas Dupont-Aignan

raccourcis. Ça veut rien

24:11
Locuteur

dire. Mais je vous pose la question. Je

24:12
Nicolas Dupont-Aignan

manifesterai avec des Français

24:13
Locuteur

de bonne volonté qui sont de gauche, de droite, qui appartiennent ni à la NUPES ni à Debout la France qu'on n'aurait rien à faire. Laissez-moi vous poser la

24:18
Nicolas Dupont-Aignan

question. Ils défendent simplement un mode de vie, ils veulent une sécurité, une civilisation où on ne jette pas les personnes âgées.

24:24
Locuteur

Est-ce

24:25
Présentateur

que, pour reprendre les mots de Gérald Darmanin dans le Parisien aujourd'hui, comme la NUPES, vous ne cherchez pas qu'à bordéliser le pays

24:31
Nicolas Dupont-Aignan

? Ce sont que des mots dérisoires. Quand on voit... Bordéliser le pays. Ça veut rien dire. Au contraire, qui bordélise le pays ? Dites-moi. C'est le président de la République qui jette de l'huile sur le feu. Qui bordélise le pays ? C'est M. Darmanin qui n'expulse pas les étrangers dangereux qui égorge les gens dans nos rues. Qui bordélise le pays ? C'est M. Le Maire qui émet des obligations à taux variable sur l'inflation qui ruinent notre budget ? Qui bordélise le pays ? C'est, par exemple, qu

24:59
Locuteur

'on

24:59
Nicolas Dupont-Aignan

ne sort toujours pas du prix européen de l'électricité comme l'Espagne et le Portugal et que nos boulangers sont en train de crever. Donc, moi,

25:05
Locuteur

je... Donc,

25:06
Présentateur

le bordélisateur en chef, c'est Emmanuel Macron ? Le

25:07
Nicolas Dupont-Aignan

bordélisateur en chef,

25:08
Locuteur

c

25:08
Nicolas Dupont-Aignan

'est Emmanuel Macron, oui. C'est le bordélisateur en chef. D'ailleurs, je ne comprends pas Emmanuel Macron.

25:12
Locuteur

Je

25:12
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous dire. Moi, j'aurais aimé, tiens, le rencontrer qu

25:15
Locuteur

'ils

25:15
Nicolas Dupont-Aignan

me reçoivent et je lui dirais, écoutez, je ne comprends pas. Alors, vous êtes au courant, quand même, que le pays a fondé des défis considérables. Pourquoi cette réforme, maintenant, qui n'a aucun sens ? Mais pourquoi vous ne

25:26
Locuteur

vous

25:26
Nicolas Dupont-Aignan

occupez pas de

25:27
Locuteur

relocaliser les...

25:28
Nicolas Dupont-Aignan

Pourquoi

25:29
Locuteur

vous

25:29
Nicolas Dupont-Aignan

ne

25:29
Locuteur

vous

25:29
Nicolas Dupont-Aignan

occupez pas d'aider les PME s

25:30
Locuteur

'il y a

25:30
Nicolas Dupont-Aignan

10 milliards

25:31
Locuteur

à mettre

25:31
Nicolas Dupont-Aignan

sur la table ?

25:32
Locuteur

Il y a

25:32
Nicolas Dupont-Aignan

eu

25:32
Locuteur

pas

25:32
Nicolas Dupont-Aignan

mal d'aides pour les

25:32
Locuteur

PME et pour les

25:33
Nicolas Dupont-Aignan

entreprises. Non,

25:34
Locuteur

mais attendez, non.

25:34
Nicolas Dupont-Aignan

Pas pour celles qui produisent en France spécifiquement.

25:36
Locuteur

Je

25:36
Nicolas Dupont-Aignan

défends, depuis Nicolas Sarkozy, tous les gouvernements, je vais tous les voir, en leur disant quand est-ce que vous allez prendre une mesure, comme avait fait Donald Trump, d'ailleurs aux Etats-Unis, qui a très bien marché, où les entreprises qui investissent en France ont une super déduction fiscale pour récompenser les petits chefs d'entreprise ou les grands qui investissent en France. Quand est-ce qu'on fera ça ? Et s'il

25:59
Locuteur

y

25:59
Nicolas Dupont-Aignan

a 10 milliards d'euros à mettre sur la table,

26:01
Présentateur

je vais

26:01
Locuteur

vous dire c'est ça qu'il faut faire. Pourquoi ils

26:02
Présentateur

font cette réforme ? Il vous répond, Gérald Darmanin, dans Le Parisien, pour mettre notre système de retraite à l'équilibre,

26:08
Locuteur

il

26:08
Présentateur

faut travailler plus. Le travail, c'est une belle valeur.

26:11
Locuteur

Il

26:11
Présentateur

a

26:11
Nicolas Dupont-Aignan

par

26:11
Locuteur

exemple... Attendez, le

26:12
Nicolas Dupont-Aignan

travail, c'est une très bonne valeur, mais à condition d'en trouver. Et pour trouver du travail

26:16
Locuteur

en

26:16
Nicolas Dupont-Aignan

France...

26:17
Locuteur

Il y a moins de chômagement.

26:17
Nicolas Dupont-Aignan

Excusez-moi. Pour trouver du travail en France, il faut arrêter de fermer les entreprises et qu'elles s'installent au Bangladesh, en Tunisie, en Pologne, en Chine, parce que ça continue les délocalisations. Vous vous souvenez que pendant la crise sanitaire, Emmanuel Macron, à juste titre, d'ailleurs c'était une bonne initiative, a inauguré des entreprises de masques. Elles ont toutes quasiment fermées puisque le ministère de la Santé continue d'acheter ses masques les hôpitaux au Vietnam. Donc,

26:43
Locuteur

je

26:43
Nicolas Dupont-Aignan

veux dire, tant qu'on ne traitera pas le problème du libre-échange, tant qu'on ne traitera pas le problème de la relocalisation, pas par des mesures protectionnistes, en aidant nos PME qui investissent en France. S'il

26:53
Locuteur

y

26:53
Nicolas Dupont-Aignan

a 10 milliards à trouver, c'est là. J'ai écrit un bouquin

26:56
Locuteur

là-dessus. Il me semble que c'est

26:57
Présentateur

fait.

26:58
Locuteur

Mais

26:58
Nicolas Dupont-Aignan

non. Excusez-moi. Il y

27:00
Locuteur

a

27:00
Nicolas Dupont-Aignan

une réduction des impôts de production, c'est vrai, mais moi je demande un dispositif d'amortissement accéléré pour les entreprises qui veulent investir en France. Comprenez que vous ne pourrez dire aux gens, travaillez plus que quand il y

27:13
Locuteur

aura

27:13
Nicolas Dupont-Aignan

du boulot pour les seniors. Mettez une mesure coercitive parce qu'on pourrait très bien mettre

27:19
Locuteur

en place une mesure. Non, l'index ne veut rien dire. L'index, c'est un

27:22
Nicolas Dupont-Aignan

tableau de bord. Est-ce qu'un thermomètre a fait baisser la température ? Non, mais est-ce qu'il faut des sanctions derrière ?

27:26
Locuteur

C

27:26
Nicolas Dupont-Aignan

'est ça la question que

27:26
Locuteur

je

27:26
Nicolas Dupont-Aignan

vous posais. Il faut des incitations. Ce

27:28
Locuteur

n

27:28
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas bien tout

27:28
Locuteur

le

27:28
Nicolas Dupont-Aignan

monde des sanctions. Une entreprise qui garde ses seniors pourrait par exemple avoir une baisse de son impôt sur les sociétés. Ce n

27:35
Locuteur

'est pas compliqué.

27:36
Présentateur

Ça fera partie du débat parlementaire.

27:38
Nicolas Dupont-Aignan

Bien sûr. Mais si ce débat parlementaire permet de faire avancer des dossiers très bien, en attendant, je pense vraiment, je supplie le gouvernement de retirer sa mesure d'âge de 64 ans qui n'a aucun sens, d'apaiser le pays et de partir sur les défis du pays.

27:55
Locuteur

Sécurité, production en France,

27:57
Nicolas Dupont-Aignan

éducation. Notre ministère de l'Éducation nationale est en lambeaux. On recrute des enseignants par petites annonces. Les concours, le CAPES est donné à des gens qui ont 5 de moyenne. Occupons-nous d'aider nos chefs d'entreprise qui produisent en France et payons mieux nos enseignants en leur demandant un vrai travail sur l'apprentissage

28:17
Locuteur

de la lecture. Et ça, c'est plus utile pour le

28:19
Nicolas Dupont-Aignan

pays qu'un délire

28:20
Locuteur

sur les

28:20
Nicolas Dupont-Aignan

retraites.

28:21
Présentateur

Pourtant, la réforme des retraites, on en parle depuis les années 90, depuis Michel Rocard

28:24
Locuteur

à 91. Attendez, il y a eu des

28:26
Nicolas Dupont-Aignan

réformes des retraites.

28:27
Locuteur

Mais

28:28
Présentateur

qui

28:28
Locuteur

sont... Qu'à un moment, il fallait

28:29
Nicolas Dupont-Aignan

des réformes de retraite pour rééquilibrer. Oui, mais aujourd'hui, c'est équilibré. Qu'on arrête de raconter n'importe quoi. Je dois vous dire que c'est faux.

28:36
Locuteur

Ce

28:36
Nicolas Dupont-Aignan

n

28:36
Locuteur

'est

28:36
Nicolas Dupont-Aignan

pas

28:36
Locuteur

équilibré.

28:37
Nicolas Dupont-Aignan

Lisez le rapport du corps. Écoutez, les Français sont capables de lire le rapport du corps. Les Français sont capables de lire tous les rapports parlementaires. Où va le pognon ? J'ai écrit un livre à l'édition de

28:45
Locuteur

l

28:45
Nicolas Dupont-Aignan

'Archipel. Ça coûte 10 euros. Achetez-le. Vous verrez les 50 milliards d'économies qu'on peut faire tout de suite. Pourquoi faire toujours souffrir nos retraités ? En fait, Emmanuel Macron n'aime pas les retraités. Il aura déjà augmenté la CSG. Souvenez-vous. Il les a massacrés

28:59
Locuteur

avec la CSG. Il n'aime pas les

29:00
Présentateur

retraités,

29:00
Locuteur

il

29:00
Présentateur

n'aime pas les jeunes, il n

29:01
Locuteur

'aime

29:01
Présentateur

pas les Français. C'est ça que

29:02
Locuteur

vous voulez dire ?

29:02
Présentateur

Non, ça,

29:02
Locuteur

je

29:02
Nicolas Dupont-Aignan

pense qu'il n'aime pas beaucoup les Français. Pourquoi ? Je pense

29:04
Locuteur

qu'il

29:04
Nicolas Dupont-Aignan

préfère les financiers. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand on doit gouverner pour les Français, il n

29:11
Locuteur

'est

29:11
Nicolas Dupont-Aignan

pas chargé de faire souffrir les Français. Ce n'est pas en faisant souffrir les Français qu'on réglera le problème. C'est en leur demandant des efforts, oui. On peut demander des efforts aux Français.

29:21
Locuteur

Mais

29:22
Nicolas Dupont-Aignan

il faut qu'ils soient justes.

29:22
Présentateur

Vous dites qu

29:23
Locuteur

'il

29:23
Présentateur

n'aime pas les Français,

29:23
Locuteur

il

29:23
Présentateur

préfère les financiers. Vous avez expliqué, c'est dans un livre il y a trois ans, si je ne

29:27
Locuteur

me

29:27
Présentateur

trompe pas, qu'il était urgent de réagir tant le président actuel, donc Emmanuel Macron, est dangereux, est fait pour nous diviser. Et comme vous disiez à l'époque, il a priorisé une oligarchie qui nous vole. Est-ce à dire qu'Emmanuel Macron se comporte plus en banquier, vous dites qu

29:43
Locuteur

'il

29:43
Présentateur

aime plus les

29:44
Locuteur

financiers et

29:45
Présentateur

les Français, qu'en président de tous les Français ? Je

29:47
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous dire, oui, il se comporte en défenseur d'une oligarchie. Et je vais vous donner trois exemples très simples. Cette affaire des retraites, parce que derrière, ce sont les fonds de capitalisation qui sont à l'affût. Quand les Français ont des retraites de 600 euros par mois avec les décotes, ils sont bien obligés de souscrire ceux qui peuvent. des publicités pour des retraites privées. Deuxième point, c'est ça le défi. Deuxième point, sur le prix de

30:09
Locuteur

l

30:09
Nicolas Dupont-Aignan

'électricité, il défend quoi ? Le prix européen, donc c'est une idéologie européenne, et il défend des opérateurs électriques qui achètent à 46 euros. Non, il y

30:17
Locuteur

a

30:17
Nicolas Dupont-Aignan

des négociations au niveau de l'Europe. Ah bah oui, ça fait un an que ça dure, mais l'Espagne et le Portugal, enfin écoutez, l'Espagne et le Portugal ont pris une décision tout de suite. Il faut quand même qu'on sache que EDF

30:26
Locuteur

vend

30:28
Nicolas Dupont-Aignan

à 46 euros le mégawatt une partie de sa production à des opérateurs privés qui le revendent à 400, 800 à des boulangers qui crèvent. Le gouvernement a pris une première mesure, merci, 280 le plafond, mais quand vous passez de 50 euros à 280, vous faites quand même faillite. Pourquoi le gouvernement ne fait pas comme l'Espagne, a réindexé le prix de

30:45
Locuteur

l

30:45
Nicolas Dupont-Aignan

'électricité sur le coût de production français ? On a la chance d'avoir une électricité nucléaire, hydroélectrique, le coût de production moyen n'est pas plus de 80.

30:53
Locuteur

Pourquoi

30:54
Nicolas Dupont-Aignan

on paye ? Troisième point, sur les autoroutes. Rapport parlementaire,

30:59
Locuteur

le

30:59
Nicolas Dupont-Aignan

cas n'a enchaîné de cette semaine, rapport de l'inspection des finances qui recommande de baisser les prix des péages, qui a des profits indus, je le réclame depuis des années. Pourquoi M. le maire a enterré le rapport depuis deux ans ? Ce gouvernement et le président de

31:14
Locuteur

la

31:14
Nicolas Dupont-Aignan

République défendent une oligarchie au détriment des classes moyennes. Tout le monde le sait.

31:19
Présentateur

Alors

31:19
Locuteur

défendre une oligarchie, donc maintenant ça suffit. Pourquoi il y a des gens dans la rue ? Parce que c'est insupportable. On revient à la réforme du 13. Je ne demande pas, je demande un peu de justice. Est-ce qu'il

31:26
Présentateur

y a des points positifs dans cette réforme ou pas ?

31:29
Locuteur

Non, dans cette réforme,

31:30
Nicolas Dupont-Aignan

pour moi, il

31:30
Locuteur

n

31:30
Nicolas Dupont-Aignan

'y a absolument aucun point négatif. Le seul point positif, c'est ce qu'on aurait dû faire depuis longtemps et qu'on peut faire sans la réforme. Mais ça coûte un milliard et demi. Donc il faut dégager ailleurs de l'argent. C'est ces retraites à 1200 euros bruts. Malheureusement, c'est du brut.

31:45
Locuteur

Mais c'est déjà mieux.

31:47
Nicolas Dupont-Aignan

On peut

31:47
Locuteur

le faire. Ça a été promis. A

31:48
Présentateur

avancée sociale ou en tourloupe

31:49
Locuteur

? Si

31:51
Nicolas Dupont-Aignan

c'est fait sans l'augmentation à 64 ans, c'est une avancée. Si c'est fait comme un sucre d'orge, alors que par ailleurs, on vous tape sur la tête, ce n

31:58
Locuteur

'est

31:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas une avancée. Donc, pourquoi on ne le fait pas depuis longtemps ? Depuis 2003, c'était promis. Une énième réforme. Ça coûte un milliard et demi. Je préférerais qu'on ne paye pas de retraite à des morts à

32:08
Locuteur

l

32:08
Nicolas Dupont-Aignan

'étranger. Je préférerais qu'on réduise les fraudes à la carte vitale et qu'on donne ce 85%. Ça, oui, c'est une bonne idée.

32:15
Présentateur

Vous êtes pour la retraite à 62 ans ?

32:16
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, je ne veux pas descendre à 60 ans parce que je pense qu'on n'en a pas les moyens.

32:20
Présentateur

Alors, vous allez avoir 62 ans le 7 mars ? Ah, vous voulez que je prenne ma retraite ? Vous allez avoir 62 ans le 7 mars ? Eh oui. Vous allez prendre votre retraite ou pas ?

32:27
Nicolas Dupont-Aignan

Écoutez, je suis élu par les Français, donc je ne

32:28
Locuteur

vais

32:28
Nicolas Dupont-Aignan

pas la prendre tout

32:29
Locuteur

de suite. Donc, ça veut dire que j'ai cette chance de pouvoir continuer.

32:32
Présentateur

Les élus, les hommes politiques ne doivent pas se conformer à la règle applicable aux autres Français

32:36
Locuteur

? Non, mais moi, je

32:37
Nicolas Dupont-Aignan

suis... Vous savez, la plupart des Français continuent jusqu'à 67. Oui. Parce que vous savez qu

32:41
Locuteur

'il

32:41
Nicolas Dupont-Aignan

y

32:41
Locuteur

a

32:41
Nicolas Dupont-Aignan

une décote avant 67. Voilà, donc,

32:43
Locuteur

il y a... Vous avez fait combien de mandats ?

32:45
Présentateur

Je

32:45
Locuteur

suis à mon

32:46
Présentateur

sixième

32:46
Locuteur

mandat. Donc,

32:47
Présentateur

votre retraite, vous la toucheriez à plein

32:49
Locuteur

pour... Tout à fait. Donc, vous voyez que je

32:50
Nicolas Dupont-Aignan

ne

32:50
Locuteur

fais

32:50
Nicolas Dupont-Aignan

pas pour l'argent.

32:51
Présentateur

Voilà. Et donc, à 67 ans, vous arrêtez ? Mais non, j'en sais rien. Ça dépendra du peuple. Ça dépendra du peuple. Donc, vous pouvez être candidat encore... Mais... Ça vous

33:00
Locuteur

fera de la peine,

33:00
Présentateur

peut-être ? Ah, pas du tout. Je vous pose la question.

33:02
Locuteur

Ça me fera de la

33:03
Nicolas Dupont-Aignan

peine à mes adversaires. Oui. Mais

33:04
Locuteur

donc,

33:05
Présentateur

vous serez conjoint

33:05
Locuteur

à... Mais je n'en sais rien. J'arrêterai peut-être... Mais

33:07
Nicolas Dupont-Aignan

non.

33:08
Locuteur

Mais non.

33:09
Nicolas Dupont-Aignan

Vous savez, je crois à la démocratie. Et si vous parlez de la question des retraites, la vraie réforme des retraites qu'il faudrait faire, c'est une réforme avec beaucoup plus de souplesse. Et moi, je crois beaucoup à une réforme qui serait très utile pour nos entreprises, qui serait ce que j'appelle la retraite partielle, où on forme un apprenti, où, à partir d'un certain âge, on peut avoir un mi-temps. Mais c

33:32
Locuteur

'est

33:32
Nicolas Dupont-Aignan

le cumul emploi

33:32
Présentateur

retraite, quelque part.

33:33
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, tout

33:33
Locuteur

à fait. Oui, mais le cumul emploi retraite, c'est un peu différent. Qui va être favorisé par cette réforme. Oui, mais

33:37
Nicolas Dupont-Aignan

attention. Le cumul emploi retraite, si on est à une retraite à taux plein et qu'on cumule un emploi à taux plein, ça pose quand même un problème de justice. Je crois vraiment que, justement, on pourrait réconcilier les Français

33:49
Locuteur

en

33:50
Nicolas Dupont-Aignan

ayant un système beaucoup plus flexible. Et vous avez des pays où c'est beaucoup plus flexible. Par exemple, tout le monde cite en général en disant que les autres pays travaillent plus tard.

33:58
Locuteur

Sont que si vous regardez... En Europe,

33:59
Présentateur

67 ans.

34:00
Locuteur

Voilà. Attention.

34:01
Présentateur

67 ans à

34:02
Locuteur

l

34:02
Présentateur

'Espagne.

34:02
Locuteur

J'ai travaillé le

34:03
Nicolas Dupont-Aignan

dossier. Et c'est intéressant.

34:05
Locuteur

Par

34:05
Nicolas Dupont-Aignan

exemple, je crois que c'est en Espagne, mais je peux me tromper de pays. Je

34:07
Locuteur

vais

34:07
Nicolas Dupont-Aignan

vous vérifier. C'est 67 ans, mais c'est 35 ans de cotisation. C'est-à-dire, ce qui ne va pas dans la réforme du gouvernement structurellement, c'est cette double peine 43-64.

34:18
Locuteur

Donc, c'est la

34:19
Présentateur

loi Touraine.

34:20
Nicolas Dupont-Aignan

C'est... Mais oui. Déjà, mais... Écoutez, la loi Touraine est déjà très dure. Votée en 2013-2014. Déjà, arrêtons-nous là. Et occupons-nous de relocaliser un million d'emplois en France. C'est l'enjeu majeur.

34:34
Présentateur

Alors, vous disiez, le problème aussi à résoudre, c

34:37
Locuteur

'est

34:37
Présentateur

le problème de la natalité. Oui. Il y

34:39
Locuteur

a

34:39
Présentateur

des mesures à prendre de nature, à revoir la politique familiale pour...

34:43
Locuteur

Oui, je veux vous dire, elles sont

34:44
Nicolas Dupont-Aignan

très simples. Allez-y. Eh bien, c'est revenir sur les annulations de François Hollande et d'Emmanuel Macron. Moi, je veux revenir à ce qui existait du temps de Nicolas Sarkozy. C'est-à-dire

34:52
Locuteur

que François Hollande et

34:56
Nicolas Dupont-Aignan

Emmanuel Macron ont détruit la politique familiale française, alors que François Mitterrand, socialiste, n'y avait pas touché. Et donc, moi, je regrette. Et il faut absolument qu'on revienne à une vraie politique familiale parce que nous sommes à 1,8 de taux de fécondité. Et un pays qui a de

35:14
Locuteur

l

35:14
Nicolas Dupont-Aignan

'avenir, c'est un pays qui a une forte fécondité.

35:16
Locuteur

Vous avez

35:16
Présentateur

combien d'enfants, d'ailleurs ?

35:17
Nicolas Dupont-Aignan

Deux enfants.

35:18
Locuteur

Donc, vous êtes au

35:18
Présentateur

-delà des 1,8.

35:20
Nicolas Dupont-Aignan

Oui, enfin, tout juste. Parce

35:21
Locuteur

que vous savez qu

35:22
Nicolas Dupont-Aignan

'il faudrait en avoir trois.

35:23
Locuteur

Donc, il

35:23
Nicolas Dupont-Aignan

aurait fallu

35:23
Présentateur

en faire un

35:23
Nicolas Dupont-Aignan

de plus. Exactement, voilà. C'est dommage, mais c'est la vie. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que ce que j'aimerais, Frédéric Aziza,

35:31
Locuteur

c

35:32
Nicolas Dupont-Aignan

'est que notre vie politique

35:33
Locuteur

et

35:34
Nicolas Dupont-Aignan

nos débats, et je crois que ça intéresserait plus les Français, tournent davantage autour des vrais enjeux du pays, peut-être des débats à plus long terme. Qu'est-ce qu'on fait ? Parce que moi, je n

35:44
Locuteur

'ai

35:44
Nicolas Dupont-Aignan

pas la vérité infuse. Qu'est-ce qu'on fait pour

35:47
Locuteur

traiter... Personne ne l'a.

35:48
Nicolas Dupont-Aignan

Personne. Pour traiter à long terme les problèmes du pays. Et je crois, vous savez, que les Français s'intéresseraient plus à nos émissions, à la vie politique, si de temps en temps, on prenait un peu de hauteur. Et moi, je serais très intéressé qu'on ait un vrai débat au Parlement sur les moyens de permettre aux Français qui veulent des enfants de les avoir. Et puis peut-être

36:07
Locuteur

aussi d'arrêter...

36:08
Présentateur

Comment on fait

36:08
Locuteur

? Comment

36:09
Nicolas Dupont-Aignan

on

36:09
Locuteur

fait

36:09
Nicolas Dupont-Aignan

?

36:09
Locuteur

Il

36:09
Nicolas Dupont-Aignan

y a des aides possibles. Et puis on peut peut-être plafonner au-dessus d'un certain nombre d'enfants aussi. C

36:13
Locuteur

'est

36:13
Présentateur

-à-dire

36:13
Nicolas Dupont-Aignan

? Moi, je pense qu'au-delà de 5 enfants, il y a des mécanismes actuellement de naissance incités par des aides qui ne sont pas... Voilà, qui sont peut-être un peu excessifs.

36:26
Locuteur

Donc j'aimerais... Pourquoi

36:27
Présentateur

ce chiffre ? Et pourquoi cette proposition ?

36:31
Locuteur

Parce que je pense... Je vais vous poser

36:32
Nicolas Dupont-Aignan

la question autrement. Ça vise qui

36:33
Locuteur

?

36:34
Nicolas Dupont-Aignan

Ça vise des personnes qui font des enfants pour des allocations.

36:37
Locuteur

Ça existe aussi.

36:37
Présentateur

Vous pensez à qui ?

36:39
Locuteur

Parce qu'on entend

36:39
Présentateur

souvent l'extrême droite. Ce sont les Français d'origine étrangère qui font beaucoup d'enfants.

36:45
Locuteur

C'est ça que vous voulez dire ? En tout cas, je ne sais pas. Est-ce que c'est ça que vous voulez dire ? Non, c'est pas

36:47
Nicolas Dupont-Aignan

ça que je veux dire. Je veux dire que je voudrais qu'on se penche sur les enjeux majeurs pour redresser le pays. Politique familiale, politique d'entreprise, de création de richesses sur le sol français, politique scientifique, qu'on prenne un peu de hauteur. Et je pense que les Français auraient plus de respect pour les hommes politiques, mais qui actuellement nous précipitent toujours dans ces débats stériles, c'est le pouvoir qui a quand même...

37:12
Locuteur

Des fois,

37:12
Présentateur

vous précipitez aussi...

37:14
Locuteur

Peut-être, mais on vieillit. Vous voyez, c'est l'avantage de la vieillesse. C'est qu'on devient plus

37:19
Nicolas Dupont-Aignan

sage. On

37:20
Locuteur

s'assagit.

37:21
Présentateur

Autre débat. Gérald Darmanin,

37:22
Locuteur

il

37:22
Présentateur

présente mercredi son projet de

37:23
Locuteur

loi

37:23
Présentateur

immigration en Conseil des ministres. Aujourd'hui, dans son interview parisien, il se dit prêt à discuter de l'instauration de quotas pour limiter les régularisations. Ça pourrait être une demande des sénateurs LR et éventuellement des députés LR. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pourriez voter ce projet de loi ? En tout cas, à quelles

37:39
Nicolas Dupont-Aignan

conditions vous pourriez le voter ? Je ne voterai pas ce projet de loi tant qu'il y aura les régularisations sous le faux prétexte de métiers en tension, car je n'accepte pas que le gouvernement utilise ce vrai problème des métiers en tension, qui peut être réglé autrement, pour régulariser encore des dizaines de milliers d'étrangers. Nous sommes en 2022 à un record de demandes d'asile, 154 000, record. Et vous savez très bien que les députés de demandes d'asile restent en France

38:11
Locuteur

et

38:11
Nicolas Dupont-Aignan

sont des clandestins. Deuxièmement, nous sommes à un record d'immigration régulière, record de visa. Le pays est en train d'être submergé par l'immigration. Submergé ? Submergé.

38:22
Locuteur

Qu

38:22
Nicolas Dupont-Aignan

'est

38:22
Locuteur

-ce

38:22
Présentateur

que vous entendez par ce mot submergé

38:24
Nicolas Dupont-Aignan

? Submergé, j'entends la réalité que nous sommes, Emmanuel Macron, son gouvernement, ont ouvert les portes de l'immigration en France, que c'est un problème majeur et qu'on ne réglera le problème de l'intégration.

38:35
Locuteur

Donc ça remonte

38:36
Nicolas Dupont-Aignan

à 2017 ? Même avant. On ne réglera le problème de l'intégration, parce qu'il faut intégrer ceux qui sont là, de l'assimilation, parce qu'il faut assimiler et pas se contenter d'intégrer. On ne réglera cela...

38:49
Locuteur

C'est quoi

38:49
Présentateur

pour vous la

38:49
Locuteur

différence

38:50
Nicolas Dupont-Aignan

entre intégration et assimilation ? L'intégration, c'est un processus, l'assimilation, c'est un résultat. On s'intègre progressivement

38:57
Locuteur

et à la fin, on est assimilé. L'assimilation, ça veut dire la négation de

38:58
Présentateur

ce qu'on est au départ aussi ? On

39:00
Nicolas Dupont-Aignan

renonce à une partie de ce qu'on est, oui. Oui, parce que pour devenir français, c'est adhérer à un système de valeurs.

39:06
Locuteur

Et

39:06
Présentateur

pourtant, l'intégration, ça fait partie des droits de la République, du modèle français.

39:09
Locuteur

Oui,

39:10
Nicolas Dupont-Aignan

l'intégration, mais non, ce qui faisait partie du modèle français, cher Frédéric Aziza, c'est l'assimilation. Et c'est justement ce qui a permis

39:17
Locuteur

à

39:17
Nicolas Dupont-Aignan

la France de digérer de grands flux d'immigration successifs, parce qu'on ne venait pas avec ses coutumes, avec ses mœurs, etc., on s'adaptait à la France. On devenait un français, point. Et on ne regarde pas la couleur, l'origine, la religion, je n'en ai rien à faire. Est français pour moi, celui qui respecte

39:34
Locuteur

les lois de la République ? Il nous reste

39:35
Présentateur

cinq minutes, beaucoup de questions. Où on sent vos relations avec Marine Le Pen ? Est-ce qu'elles sont totalement bloquées ? Ou elles sont redevenues ? Elle peut redevenir votre allié naturel comme ce fut en

39:44
Locuteur

2017

39:44
Nicolas Dupont-Aignan

? J'ai des relations cordiales avec Marine Le Pen, nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, mais j'ai des relations comme avec d'autres, et j'estime, et je le maintiens, qu'il faut une grande coalition patriote, gaulliste, républicaine, pour rassembler les Français le moment venu.

40:00
Présentateur

Éric Zemmour, il est d'extrême droite ou pas

40:02
Locuteur

?

40:03
Nicolas Dupont-Aignan

Éric Zemmour n'est pas d'extrême droite pour moi. Ah bon ? Mais il y a eu des positions parfois maladroites, et je le

40:07
Locuteur

regrette maintenant.

40:08
Nicolas Dupont-Aignan

Maintenant, moi, je veux que tout le monde se rassemble parce que le pays est en danger. On

40:12
Locuteur

n'a pas parlé... Y

40:13
Présentateur

compris avec Zemmour

40:14
Locuteur

?

40:14
Nicolas Dupont-Aignan

Avec tous, si

40:16
Locuteur

Zemmour met de l'eau dans son vin. Non, non, non, je n'ai pas une question. Avant, je voudrais qu'on parle de l'Ukraine, cher Frédéric Azila, parce qu'il y a une guerre à nos portes. On en

40:22
Présentateur

parle de l'Ukraine. Zemmour, il a communiqué le 23 janvier autour de ses retrouvailles avec Jean-Marie Le Pen dans les locaux du site d'extrême droite Boulevard Voltaire. Photo à l'appui. Le Le Pen, des chambres à gaz, point de détail des histoires. Est-ce que ça ne fait pas de lui, de Zemmour,

40:37
Locuteur

un

40:38
Présentateur

leader d'extrême droite ?

40:39
Nicolas Dupont-Aignan

Je ne comprends pas toujours ce que fait Éric Zemmour. Moi, je veux qu'on gagne en 2027. Il y aura le choix entre une grande coalition patriote et républicaine. Je l'espère, si les républicains ne partent pas à soutenir Macron, parce que je ne comprends pas leur suicide politique. De l'autre côté, il

40:56
Locuteur

y

40:56
Nicolas Dupont-Aignan

a Nupes qui est vraiment dangereux. Il y a Macron qui est

40:58
Locuteur

dangereux. Pourtant, vous allez manifester avec eux.

40:59
Nicolas Dupont-Aignan

Mais je ne

41:00
Locuteur

vais

41:00
Nicolas Dupont-Aignan

pas manifester... Non, arrêtez. Je manifeste avec les Français. Ça suffit. Et puis, moi, je vais vous dire, on parle de toutes ces questions intérieures,

41:07
Locuteur

mais il y a un vrai danger extérieur. Trois

41:08
Présentateur

minutes, l'Ukraine. Qu'est-ce qu'il faut faire face à Poutine

41:10
Locuteur

?

41:11
Présentateur

A-t-on raison de vouloir livrer des armes, notamment des chars lourds, éventuellement des avions, à l'Ukraine ? Et puis, est-ce que, quelque part, cette guerre ne marque pas la naissance d'une nation, la nation européenne, notamment en matière de défense

41:21
Locuteur

?

41:21
Nicolas Dupont-Aignan

Non, je crois que cette guerre est une tragédie pour l'Europe. Qu'elle peut déclasser l'Europe face à la Chine et aux États-Unis pour 50 ans. Et que c'est un drame. Voilà pourquoi j'ai condamné l'agression russe. Voilà pourquoi j'estimais qu'il fallait à un certain moment aider les Ukrainiens. Mais là, je pense qu'on va trop loin. Puisqu'il ne s'agit plus d'un combat pour défendre l'Ukraine, il s'agit d'un combat pour abattre la Russie. Je pense que c'est partir dans un engrenage de folie.

Et quand je vois que le chef, et j'ai amené la déclaration, il faut que vous le sachiez quand même, que le chef des forces armées ukrainiennes, célèbre Stépan Bandera, qui a été le complice des nazis pour massacrer les juifs, et que le 1er janvier dernier, il a écrit un tweet « Chef des forces ukrainiennes, qu'on aide ! La victoire complète et finale du nationalisme ukrainien viendra lorsque l'Empire russe cessera d'exister. La lutte contre l'Empire russe est en cours en ce moment et les directives de Stépan Bandera

42:26
Locuteur

sont bien

42:26
Nicolas Dupont-Aignan

connues

42:27
Locuteur

du commandant en chef des

42:27
Nicolas Dupont-Aignan

forces armées. Moi, j'ai honte. J

42:30
Locuteur

'ai

42:30
Nicolas Dupont-Aignan

honte qu'on livre des chars lourds à des gens qui célèbrent celui qui a massacré les juifs en Ukraine pendant la guerre. J'ai honte de cela. Et je dis que si les Russes ont eu un tort énorme à agresser l'Ukraine, nous n'avons pas à

42:46
Locuteur

alimenter et

42:48
Nicolas Dupont-Aignan

des milliers de morts côté ukrainien aussi. Les torts sont partagés pour moi. C'est un conflit territorial du Donbass. Partagé ? Oui.

42:55
Locuteur

Et je ne veux pas... C

42:56
Nicolas Dupont-Aignan

'est pas Poutine qui a lancé la guerre. C'est Poutine qui a lancé la guerre. Mais n'oubliez pas que l'Ukraine n'a pas respecté les accords de mine sur l'autonomie du Donbass. C'est un conflit, je finis, c'est très grave. C'est un conflit territorial qui aurait dû être circonscrit. C'est un conflit dans lequel la France doit faire des offres de paix pour éviter le drame au sein du continent européen. Je pense que la Russie est affaiblie. Je pense qu'aujourd'hui il faut une offre de paix retrait des troupes russes, autonomie du Donbass, autonomie du Donbass, démilitarisation de l'Ukraine et qu'il faut faire la paix d'urgence.

Et je suis un des rares hommes politiques à arrêter de souffler sur les braises car ce conflit, je vais vous dire, c'est la ruine de l'Europe économique et sociale pour le plus grand profit de la Chine et des Etats-Unis

43:42
Locuteur

donc ce n'est pas du tout la naissance de la nation d'Europe. C'est la ruine de

43:45
Nicolas Dupont-Aignan

l'Europe.

43:45
Locuteur

Vous

43:45
Nicolas Dupont-Aignan

dites plutôt Poutine que Zelensky ou pas

43:46
Locuteur

?

43:46
Nicolas Dupont-Aignan

Non. Je ne

43:47
Locuteur

dis

43:47
Nicolas Dupont-Aignan

ni l'un ni l'autre et je dis que Zelensky est en train de nous entraîner dans un engrenage de folie.

43:52
Présentateur

Dernière question, deux attentats terroristes palestiniens en temps de deuiller Jérusalem vendredi, ce week-end, vendredi et samedi. Sept morts devant une synagogue vendredi soir après la prière du Shabbat et samedi de civils blessés dans un autre quartier de Jérusalem. Qu

44:04
Locuteur

'est

44:04
Présentateur

-ce que ça vous inspire ?

44:05
Nicolas Dupont-Aignan

C'est un drame et c'est un drame et là aussi je me méfie beaucoup. Vous voyez, c'est comme sur l'Ukraine et la Russie.

44:13
Présentateur

C'est-à-dire

44:14
Locuteur

?

44:14
Nicolas Dupont-Aignan

C'est-à-dire que dans les médias français c'est toujours la Russie qui est le diable et l'Ukraine qui sont des gentils et dans les médias français c'est toujours les Israéliens qui sont les méchants et les Palestiniens qui sont les gentils.

44:25
Présentateur

Alors

44:26
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est beaucoup plus équilibré. Donc

44:29
Locuteur

en Ukraine c'est Poutine qui

44:31
Présentateur

est le gentil et

44:31
Locuteur

Zelensky le méchant. Non mais j'essaie de comprendre ce que vous dites.

44:34
Nicolas Dupont-Aignan

Non, il y a une histoire. Le Donbass est une zone géographique tendue, c'est une guerre civile. L'Ukraine a été pour les deux tiers Est russe

44:45
Locuteur

et

44:45
Nicolas Dupont-Aignan

Israël-Palestine vous le savez bien le problème des territoires occupés qui est un drame des deux côtés et il faut une réconciliation et c'est pas facile et c'est pas moi de Paris qui veux donner des leçons aux

44:55
Locuteur

Israéliens. Merci

44:56
Présentateur

en tout cas

44:57
Locuteur

Nicolas

44:57
Présentateur

Dupont-Aignan parce qu'on arrive à

44:58
Locuteur

la fin de l'émission

44:59
Présentateur

d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin d'après-midi.

45:02
Locuteur

Bonne fin. Et après-midi.

45:03
Présentateur

Merci et bonne manifestation mardi.