Nicolas DUPONT-AIGNAN dans "Le Forum Radio J" du 29/01/23
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 98 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:21OuverteRéponse directe
Que faut-il attendre du débat parlementaire autour de la réforme des retraites ?
- 0:43RelanceRéponse directe
Éric Ciotti considère que la réforme est nécessaire. Qu'en pensez-vous ?
- 4:38OuverteRéponse directe
Elisabeth Borne dit que le report de l'âge de départ à 64 ans n'est plus négociable. Réaction ?
- 6:29RelanceRéponse directe
Elisabeth Borne fustige les fake news sur la réforme. Qu'en dites-vous ?
- 8:58OuverteRéponse directe
Quel type d'action préconisez contre la réforme des retraites ?
- 11:53OuverteRéponse directe
Des maires ferment leurs mairies en signe de solidarité. Approuvez-vous ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:58Invité politiqueFait
« Le système par répartition n'est aujourd'hui pas en danger. »
- 0:58Invité politiqueChiffre
« Excédent de 3 milliards d'euros en 2022, excédent des régimes complémentaires, réserve. »
- 2:46Invité politiqueChiffre
« 14 milliards l'année prochaine. »
- 3:13Invité politiqueChiffre
« Le rapport de la Cour des comptes dit 200 millions d'euros, tout de suite. D'autres estimations sont à 1 milliard. »
- 3:34Invité politiqueFait
« C'est une réforme politique. C'est pour obéir à l'Union Européenne. »
- 3:46Invité politiqueFait
« Les fonds de pension américains, BlackRock, les amis de M. Macron. »
- 5:49Invité politiqueFait
« Prolonger à 64 ans, c'est mettre au RSA des dizaines de milliers de Français entre 62 et 64. »
- 18:51Invité politiqueChiffre
« 15% d'augmentation du panier de la ménagère. »
- 19:05Invité politiqueFait
« Nous sommes à la veille d'une poussée du chômage. »
- 22:43Invité politiqueFait
« Les députés En Marche, ou Marche au Renaissance, et les députés Modem que je vois à l'Assemblée ne veulent pas voter cette réforme. »
- 23:06Invité politiqueChiffre
« S'il y avait une dissolution ou une motion de censure, ils seront 50 députés Renaissance. »
- 27:48Invité politiquePromesse
« je supplie le gouvernement de retirer sa mesure d'âge de 64 ans qui n'a aucun sens »
- 28:01Invité politiqueFait
« On recrute des enseignants par petites annonces. »
- 28:05Invité politiqueFait
« Le CAPES est donné à des gens qui ont 5 de moyenne. »
- 28:31Invité politiqueFait
« Aujourd'hui, c'est équilibré. Qu'on arrête de raconter n'importe quoi. »
- 28:55Invité politiqueFait
« Emmanuel Macron n'aime pas les retraités. Il aura déjà augmenté la CSG. »
- 29:52Invité politiqueFait
« Cette affaire des retraites, parce que derrière, ce sont les fonds de capitalisation qui sont à l'affût. »
- 30:24Invité politiqueFait
« EDF vend à 46 euros le mégawatt une partie de sa production à des opérateurs privés qui le revendent à 400, 800 à des boulangers qui crèvent. »
- 30:35Invité politiqueFait
« Le gouvernement a pris une première mesure, merci, 280 le plafond, mais quand vous passez de 50 euros à 280, vous faites quand même faillite. »
- 31:03Invité politiqueFait
« Rapport de l'inspection des finances qui recommande de baisser les prix des péages, qui a des profits indus. »
- 34:52Invité politiqueFait
« François Hollande et Emmanuel Macron ont détruit la politique familiale française, alors que François Mitterrand, socialiste, n'y avait pas touché. »
- 35:08Invité politiqueChiffre
« Nous sommes à 1,8 de taux de fécondité. »
- 37:40Invité politiquePromesse
« Je ne voterai pas ce projet de loi tant qu'il y aura les régularisations sous le faux prétexte de métiers en tension. »
- 38:06Invité politiqueChiffre
« Nous sommes en 2022 à un record de demandes d'asile, 154 000, record. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan73 %
- Présentateur16 %
- ?11 %
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Bonjour
à tous et bienvenue au forum Radio-J, dont vous êtes l'invité Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour. Bonjour. Alors face à l'opposition des syndicats, de la gauche et du rassemblement national, face aussi à la contestation qui s'exprime dans la rue, que faut-il attendre du débat parlementaire autour de la réforme des retraites ?
Et
puis, dans un contexte d'hostilité des Français à cette réforme, le mois de janvier, est-il celui ? Va-t-il être celui de tous les dangers ? Somme-nous la veille d'un vaste mouvement social, voire à une paralysie du pays. Alors, pour commencer donc la réforme des retraites, Nicolas Dupont-Aignan, le président de LR, Éric Ciotti, considère que la situation budgétaire, démographique et économique impose cette réforme. Les syndicats et la gauche parlent d'une réforme brutale et injustez-vous. Qu'est-ce que vous en dites
?
Mais moi, je ne suis pas d'accord sur déjà les hypothèses de départ. Lesquelles
? Le
système par répartition n'est aujourd'hui
pas
en danger. Excédent de 3 milliards d'euros en 2022, excédent
des régimes complémentaires,
réserve.
Et
on nous dit,
et
d'ailleurs le président du corps
à
l'Assemblée nationale, en commission, l'a clairement dit, il a dit qu
'il n
'y
a
pas de problème majeur de financement du régime des retraites par répartition. Non, même en 2030, on envisage, dans la pire des hypothèses,
un
léger déficit de 7 milliards d
'euros.
Avec
le taux de
chômage
à 4
,5%. 7 milliards d'euros, 10 milliards d'euros. Alors moi, je dis deux choses. D'abord, aujourd'hui, il
n
'y
a
pas de déficit, donc la réforme est inutile. Deuxièmement, il faut traiter
à
terme, oui, les problèmes des recettes.
Si
on continue à délocaliser et à ne pas avoir d'enfant, donc il faut restaurer une politique familiale, et il faut tout faire pour relocaliser de l'emploi, pour traiter le long terme. Et puis, si vraiment le gouvernement cherche
une économie... Une politique familiale, on
va en reparler.
On va en reparler. Celle qu'a détruite...
C'est pas avant 20, 25 ans qu'on aurait
des résultats. D'accord,
mais si
le gouvernement cherche
des économies...
C'est ce qu'annonce d'ailleurs Bruno Le Maire aujourd'hui dans
le
journal du dimanche. Il faut faire des économies.
Ah bah
oui,
alors c'est curieux. On va faire des économies.
Ah bah on va faire des économies, c'est curieux. On va faire la chasse aux dépenses. Ah bah oui, il y a un scandale d'État que je lève aujourd'hui, tiens, chez vous. C'est celui des titres de dette émis à taux variable indexés sur l'inflation. C'est M. Le Maire
qui
a emprunté tout ça depuis 5 ans, et qui fait qu'on a rajouté au budget 2022, vous savez combien on a rajouté pour payer la faute de M. Le Maire qui a emprunté à des titres indexés sur l'inflation. 15 milliards, 9 d'euros. 14 milliards l'année prochaine. Et vous savez, le pire dans ce scandale, c'est qu'il continue à emprunter à taux variable sur l'inflation, alors qu
'on
peut emprunter à taux fixe. Ça c'est une première économie qu'il pourrait faire. Deuxième économie, tout de suite, les millions de fausses cartes vitales. Pourquoi on
ne
commence pas ? Troisième économie, tout de suite... C
'est
évoqué dans le cadre du PLFSS. Oui, en attendant, c'est pas fait. Troisième économie, tout de suite, les retraites versées à des morts en Algérie, à l'étranger. Le rapport de la Cour des comptes dit 200 millions d'euros, tout de suite. D'autres estimations sont à 1 milliard. Alors moi je ne comprends pas. Je vais vous dire, je ne comprends pas ce gouvernement. Il n'y a pas de problème de financement aujourd'hui des retraites. Il y a des économies béantes à faire, des gaspillages scandaleux. Pourquoi ils ne
s
'occupent pas de ça plutôt que de faire souffrir les retraités ? Ce n
'est
pas une réforme économique. C'est une réforme politique. C'est pour obéir à l'Union Européenne. C'est pour détruire le système des retraites par répartition et faire entrer le loup dans la bergerie, c'est-à-dire les fonds de pension américains, BlackRock, les amis de M. Macron, pour, une fois que les Français auront des retraites de misère, parce que la réforme, au-delà qu'elle est inutile maintenant, elle est très dangereuse. Qui aura 43
ans et 64 ans ? Qui aura ?
Ça veut dire que les retraites seront de misère demain. Et moi, je ne veux pas de cette société-là. Surtout quand il
y
a des économies immédiates à faire.
C
'est ça qui ne va pas. Et c'est pourquoi d'ailleurs le gouvernement est paralysé, et on voit bien que sa réforme est impossible à mettre en œuvre, parce qu'elle est tellement injuste et tellement inutile aujourd'hui.
Je
ne comprends pas vraiment pourquoi il précipite la France dans cette crise de nerfs, alors que nous sortons de la crise Covid, que nous avons une crise énergétique. Parce qu'il dit
que c'est
essentiel, parce qu'il dit
que c'est important pour l
'avenir des Français.
Mais ce n'est pas vrai. Tout le monde a compris que c'était fond. Des pensions des Français
et de la France. Je peux vous poser une question ?
Enfin,
c'est plutôt à vous de m'en poser. Mais alors,
Elisabeth Borne...
Non, mais je peux vous dire juste avant. Oui, mais je n'ai pas réussi à vous
poser des questions. Elisabeth Borne, aujourd'hui, France Info, elle dit le report de l'âge de départ à 64 ans n'est plus négociable.
Ben, Elisabeth Borne va avoir des ennuis. C'est-à-dire ? Mais parce que cette réforme ne peut pas passer. Ils sont en train de mettre le feu au pays. Oui, c'est-à-dire ? Mais
pourquoi
mettre le feu au pays ? Pour un totem, alors même que nous ne pourrons régler le problème à terme, s'il doit être réglé, de l'âge de la retraite, que quand on aura réglé le problème de l'emploi des seniors.
Qui a dit ça ?
Qui est dans la réforme ? Non, ce n
'est
pas
vrai. Non.
Qui a dit ça ? Monsieur Aziza, qui a dit ça ?
Attendez, si je peux finir
ma
réponse, quand même.
Vous allez dire que c'est Emmanuel Macron en
2017 ? Pas en 2017. 2019, pardon. Emmanuel Macron disait très justement, quand
on est au chômage à
55 ans...
Il faut prendre tous ses propos dans le contexte.
Ben
oui, le contexte, il est toujours le même. Il est qu'aujourd'hui, vous avez, à partir de 60 ans, les deux tiers des plus de 60 ans qui sont en inactivité. Ça veut dire quoi
?
Ça veut dire, il
faut
être concret. Ça veut dire que prolonger à 64 ans, c'est mettre au RSA des dizaines de milliers de Français entre 62 et 64. C'est ensuite faire baisser les pensions de retraite de manière considérable. Comment peut-on faire ça quand on est lucide sur ce qui
se passe ? Et en plus, je veux
dire, ça ne fera pas d'économie. Parce que ça fera des économies sur les régimes de retraite, mais ça fera des dépenses supplémentaires au RSA. Donc, je ne vois pas l'intérêt
de
mettre le feu au pays alors que le gouvernement devrait s'occuper de baisser les charges sur les PME, de relocaliser, de tout faire pour créer de l'emploi en France, de former, de réformer
l'éducation nationale. Ils vont vous répondre
qu'ils sont en
train
de le faire.
Alors, quand même, une question... Excusez-moi, non.
Elisabeth Borne, qui aussi fustige hier en Normandie dans cette circonscription et aujourd'hui sur France Info, les fausses informations, les fake news qui ont circulé à propos de la réforme des retraites, s'agissant notamment des apprentis qui pourront, contrairement à ce qui est dit selon Elisabeth Borne et selon ce qui est écrit dans la réforme, bénéficier des trimestres qu'ils ont acquis dans le cadre de leur apprentissage, et s'agissant aussi des femmes, elle dit, cette réforme des retraites les protège, notamment celles qui ont eu des carrières hachées.
Madame Borne a un problème avec la vérité. C'est-à-dire ? C'est-à-dire que toutes les études qui ont été faites, je vous renvoie même au journal Les Echos, qui n
'est
pas un journal qui m
'est
favorable, même M. Riester. M. Riester n'est pas ministre du gouvernement, Frédéric Aziza ? Bien sûr. Et qu'est-ce qu'il a dit, M. Riester
? Qu
'est-ce qu'il a dit ? Eh bien, il a dit que cette réforme défavorisait les femmes. C'est objectif, tout le monde le voit. Vous savez, le problème d'Elisabeth Borne, c'est qu'elle s'est enferrée dans un mensonge, dès le départ, en disant que cette réforme est juste. Non, cette réforme, tout le monde le sait, elle est injuste. Elle est injuste sur trois points. D'abord, ça va faire baisser les pensions de retraite de ceux qui ont travaillé toute leur vie, ce qui est quand même un comble. On veut réhabiliter le travail, il faudrait récompenser ceux qui ont travaillé. Je passe.
Deuxième point fondamental, ceux qui ont commencé tôt, avant 20 ans, vont cotiser 44 ans, c'est-à-dire ceux qui ont eu des carrières pénibles, qui
ont
une espérance de vie réduite, vont cotiser 44 ans, alors que les autres, 43. Il y a quand même un
problème. Vous souhaitez que dans le cas du débat parlementaire, on revienne sur ces 44 ans ? Mais il faudra
revenir sur l'âge. Troisième point. Sur l
'âge, 64
ans
? Oui, bien évidemment. Troisième point, il faut quand même le savoir, les femmes qui ont des carrières beaucoup plus hachées, vont perdre encore plus de retraite et vont devoir
faire encore plus d'efforts. C'est pas moi qui le dis. Vous dites,
c'est faux. Mais c'est faux. Enfin, écoutez, Elisabeth Borne, là, devrait prendre du repos. C'est dans tous les journaux de France. Elle sait quand même ce qu'il y
a
dans sa réforme. Non, parce qu'en fait, elle cherche à vendre sa réforme en mentant aux Français. Et après, elle dit, les autres nous racontent des histoires. Mais enfin, pour le coup, tous les journaux de France ne racontent pas des histoires. Tous les tableaux sont visibles. Les femmes devront cotiser encore plus de trimestres
que les hommes.
Et on avance, on avance. Ben, on avance. C
'est énorme, il y a un problème. On ne
peut pas faire passer une réforme quand on ne dit pas la vérité aux Français.
Et le mouvement
de protestation... Je suis sûr
qu
'on
va vous répondre, c'est vous qui dites des mensonges. Mais écoutez, les Français sont assez grands, ils vérifient. Alors, on avance. C'est dans tous les journaux
de
France. Quel type d'action vous préconisez contre la réforme des retraites ? Est-ce que les menaces de bolcage du pays sont justifiées ?
Alors moi, je pense qu'on peut bloquer le gouvernement sans bloquer le pays. Et je pense qu'on peut le faire de trois façons. La première façon, il faut que le maximum de Français pacifiquement descendent dans la rue mardi, comme ils l'ont fait la dernière fois. Est-ce que vous serez parmi les manifestants ? J'y ai été la dernière fois à titre exceptionnel, parce que je pense que c'est fondamental. En tout cas, je peux vous dire que tous les militantes de Boulas-France seront dans la rue. Vous
avez combien de militants ? Quelques milliers ?
10 000, 12 000. Ils
sont tous dans la rue ?
Je ne
sais
pas, tous, ils
sont libres. Vous les
appelez à manifester ? Ils manifestent
de même. Bien sûr, je les appelle. Vous
leur dites quoi, vos militants ? Je dis aux Français. Je dis aux Français. Si vous êtes des millions dans la rue, mardi, le gouvernement sera obligé de reculer. Et vous pouvez l'être de manière pacifique, parce que trop, c'est trop. Et si vous acceptez cette réforme, ce sera sans fin. Elle n'est pas justifiée, elle est injuste, et il
y
a des économies à faire ailleurs.
Donc vous pouvez... Attendez,
attendez, laissez-moi compléter votre réponse. Donc manifester dans la rue. Oui, pacifiquement,
calmement.
Avec la NUPES,
LFI.
Laissez-moi finir.
Le
Parti Socialiste, les écolos et les syndicats. Mais, excusez
-moi, j'ai été manifesté. J'ai été manifesté. Et vous avez été bien accueilli. Et je vais vous dire, j'ai été très bien accueilli. Qu'est
-ce qu'on
vous a applaudi
? Mais j'ai été très bien accueilli. Et je vais vous dire,
il
y a beaucoup de gens qui sont venus me voir et qui étaient de droite. Ah bon, ils vous ont dit quoi ? Il m
'a
dit, on est de droite et on manifeste. Ah bon
?
On n'est pas de politique.
Il y en a beaucoup qui vous ont dit ça. Il y en a beaucoup. Mais
allez dans les manifestations, vous verrez,
c
'est pas la NUPES
à CGT. Et quand ils vous ont vu,
ils vous ont applaudi.
Ils ont dit, dis quoi, la Dupont-Aignan ? Mais ils m'ont dit, non, il y a beaucoup qui sont venus me voir en disant merci d'être là. Oui. Parce que c'est pas des partis politiques qui manifestent, c'est des citoyens
qui disent...
Sans doute pas.
Mais c'est pas le problème. Vous avez dit à Paris, à la manifestation. J'ai des places de la
République. Et je suis resté deux heures. Oui. Et tout s'est bien passé. Je voudrais qu'on arrête toujours
de caricaturer. Ils vous
attendaient. Mais non, ils ne m'attendaient pas.
Mais
j'ai été comme un Français comme les autres. C'est important pour moi. Je ne veux pas avoir détruit une sécurité pour les retraités. Autre question. Je voudrais dire autre chose. On peut manifester sans appartenir à des partis, à des syndicats. D'ailleurs, il n
'y avait
pas un million de Français qui appartenaient à des syndicats.
Malheureusement pour eux. La manifestation
s'est déroulée à l'appel, et ça sera encore le cas, mardi, à l'appel
des syndicats, et soutenue par les
partis de gauche. Et alors, en revanche, je n
'ai
pas été manifesté le samedi quand il y avait la manifestation de la France Insoumise. Point. Il faut qu'il
y ait
le maximum de Français qui pacifiquement, calmement manifestent. Deuxième point. Il faut un vrai débat parlementaire
pour faire émerger la vérité. On
va parler du débat parlementaire.
Non, mais vous me demandiez
quel moyen
pour lutter. On va parler du
débat parlementaire.
D
'abord,
moyen... Sans bloquer le pays, on peut bloquer le gouvernement.
Moyen, justement. Au passage, un certain nombre de maires, comme Anne Hidalgo, c'est une demande au départ de Fabien Roussel, vont fermer leur mairie, mardi, par solidarité avec la mobilisation contre la réforme des retraites. Est-ce que vous approuvez ?
C'est une bonne initiative. Moi, j'ai un maire hier, nous avions notre conseil national, un maire rural. Il va fermer sa mairie parce qu'en signe de solidarité. Ça veut dire qu'il y a quelque chose de très puissant dans le pays.
Alors, attendez,
on
va en reparler. Donc, si vous n'êtes plus maire de hier,
je ne suis plus maire,
donc.
Donc,
si vous étiez maire
de hier, je
le ferai. Qu'est
-ce
que vous feriez ? Je fermerai ma mairie en signe de solidarité parce que je pense qu'il est très important
d
'arrêter ce psychodrame sur une réforme inutile aujourd'hui, injuste, qu'il faut apaiser le pays, réconcilier les Français, passer à autre chose. Pour moi, l'enjeu, c'est la crise énergétique, c'est nos entreprises qui sont en train de crever, c'est l'emploi des seniors par une vraie politique structurelle, c'est relocaliser des activités, c'est rétablir la sécurité, c'est réapprendre à lire à l'école. Et je pense qu'il y a tellement de chantiers urgents dans le pays que je ne vois pas l'intérêt de dresser les uns contre les
autres
pour quelque chose qui n
'existe pas. Est-ce que
le maire qui vous a succédé ? Je
ne sais pas. Il va fermer ? Je n'en sais rien. Vous lui demandez de fermer la mairie ? Non,
je n'ai pas d'ordre à lui donner. Loin
de là. Il fera ce que bon lui semble.
L'objectif de cette fermeture de mairie, c
'est de
dire au gouvernement... Non, mais c'est de permettre aux salariés d'aller manifester,
bien sûr. On
est d'accord ? Mais bien évidemment. Donc c'est pour avoir plus de monde dans la rue. C'est très important. Donc ils
ne travaillent
pas grâce au maire et
donc ils sont
payés et ils ne font pas
le mal. L'ensemble du pays doit
à un moment donné dire stop. On ne peut pas être gouverné par le mensonge. On ne peut pas être gouverné par des faux conflits alors qu'il y a tant d'enjeux, tant de dossiers à traiter qui demanderaient des efforts. Parce que moi, vous le savez bien, je ne
suis
pas la France insoumise. Je propose des efforts, je propose des réductions de dépenses sur les fausses cartes vitales, j'insiste,
20 milliards par an. On va reparler de ça. Oui, mais oui, mais il y a un jugement d'économie à faire et
on fout le bazar dans le pays par une réforme complètement
idiote. Alors, on est là-dessus, sur les mairies.
Olivier Dussopt, qu
'est
-ce qu'il dit sur les fermetures des mairies ? Il dit que cela ne pose pas une vraie question politique en termes de neutralité. Est-ce que ça ne pose pas, pardon, la question en termes de neutralité et de respect des convictions des concitoyens, des administrés et qui pour certains sont opposés à la réforme et pour d'autres favorables à
la réforme ? En tout cas,
s'il y avait tant de gens favorables à cette réforme, ça serait, les Français ont pris conscience que cette réforme allait détruire une sécurité de leur retraite fondamentale qui est un atout du Conseil National de la Résistance.
Oui, alors on poursuit. Donc, moi, je le maintiens que l'heure est
grave.
L'heure est grave. Est-ce à dire que tous les moyens sont bons pour qu'il y ait du monde dans la rue mardi et a priori les prochaines semaines quand il y aura des manifestations et pour bloquer la réforme des retraites ?
Est
-ce que tous les
moyens sont bons
? Jamais. Moi, vous ne m'entendrez jamais dire ça. Je suis quelqu'un de raisonnable. Je vous ai dit, d'abord une présence pacifique du peuple français dans la rue. Ensuite, un débat parlementaire sérieux qui va montrer en français que la réforme est complètement folle. Et puis, troisième point, un référendum, une pression au référendum. Parce qu'Emmanuel Macron nous a dit au début de son nouveau mandat qu'il voulait refonder la vie politique française,
qu
'il voulait consulter les Français. Voilà une belle occasion de consulter les
Français.
Et
j
'ai lancé, vous le savez, un référendum d'initiative partagée. 185 députés ou sénateurs doivent signer. J'en ai à peu près une trentaine. Il en faut plus. Ensuite, 4 500 000 signatures. Ce sera un bon moyen pour les Français de sortir de leur résignation. C'est-à-dire de signer, de se dire on peut faire un geste concret. Et là, le président serait obligé de consulter les Français. Et ce serait un moyen pacifique, sans bloquer le pays, de donner le pouvoir au peuple. S'il y en a qui sont favorables, ils voteront pour eux.
Référendum, référendum.
Référendum, c'est la seule solution pour sortir de cette crise. Est
-ce que vous allez vous joindre à la motion référendaire proposée par la NIPES contre la réforme
? Bien
sûr, puisque le Rassemblement National en a déposé aussi une motion référendaire. Alors, pour que les auditeurs comprennent, c'est quelque chose d'un peu différent. Le référendum d'initiative partagée que je lance, il suffit de 185 députés aux sénateurs sur les 900. Donc, c'est plus facile à obtenir. Mais après, il faut les 4 500 000 signatures. Et surtout, l'avantage de ma procédure, c'est que le président est obligé de convoquer le référendum. La motion référendaire, c'est autre chose. C'est plutôt une procédure qui va décaler le débat. C'est-à-dire que s'il y
a
une majorité de députés qui la votent dès le début du débat, le 6 février, le projet est arrêté pour 30 jours. La motion référendaire passe au Sénat. Il faut que le Sénat la vote, ce qui est peu probable. Mais s'il la vote, ensuite, le président de la République peut refuser. Donc, si vous voulez, la motion référendaire est une bonne opération pour retarder le débat. Mais avec la motion référendaire, Emmanuel Macron garde le pouvoir de décider ou pas. Tandis qu'avec mon référendum d'initiative partagée, Emmanuel Macron serait obligé de consulter les Français. Donc, ce sont deux procédures parallèles, complémentaires.
Je crois vraiment, Frédéric Aziza, qu'au-delà des gens qui sont pour ou contre la réforme, par exemple, le MEDEF,
les
patrons sont plutôt pour la réforme, mais ils disent, pourquoi diable
le
gouvernement s'est lancé là-dedans maintenant, alors que nous sommes convalescents.
Il fallait qu
'il attende 2027 ou pas ? Mais
il
y avait le temps. 2027 ? Oui, largement. De toute façon, je vais vous dire,
moi
je pense que la réforme ne va pas passer, que nous sommes à la veille d'un tremblement de terre social et économique dramatique. C'est pourquoi je suis hanté par cette réforme et je supplie le gouvernement de revenir à la raison. Mais si par malheur cette réforme passait, en tout cas, ça sera un enjeu de la lélection présidentielle, de ceux qui veulent l'abroger ou de ceux qui veulent la maintenir.
Je n'ai pas
très bien compris tout à l'heure par rapport à la manifestation. A priori, vous ne serez pas parmi...
J'espère y
être,
mais je
ne suis pas un syndicaliste. J'y ai été la première.
Non, mais c'est important de savoir si vous y allez. Mais j'y ai été la première et
je ferai tout pour y aller, mais si je ne
suis pas, ce n'est pas un drame. Ça
dépend de quoi ? Ça dépend de ce qu'il y
a
à l'Assemblée ce jour-là, etc.
Ce serait la question au gouvernement. En tout cas,
il faut aller à la manifestation, j'irai s'il faut que j'y aille, j'y serai ravi. Non,
mais dites
-le aux Français qui vous écoutent. J'y
ai été, je
n'ai pas approuvé, j'irai à nouveau à la manifestation.
J'irai, est-ce que ce sera à Paris ? Je n'en sais rien.
Il y a d'autres manifestations de la province,
pacifiques, calmes. Je veux dire une seule chose. Je crois très important
que
des excès n'aient pas lieu. Notamment, je dis à certains syndicalistes qui veulent employer des moyens de blocage du pays, ce n
'est
pas raisonnable.
Blocage du pays, alors blocage
des raffineries. Ça ferait le jeu du gouvernement.
Blocage des raffineries, CGT,
blocage des transports, CGT. Je ne pense pas que ce soit raisonnable. Et
couper le courant
des
députés qui
sont
pour la réforme.
C'est insupportable, je le condamne,
bien évidemment. Je crois vraiment
que
le pays
subit
une crise très forte inflationniste. 15% d'augmentation du panier de la ménagère, 15%. Une crise énergétique avec nos PME
qui
n'ont pas de tarifs protégés et qui sont en train de licencier.
Je
pèse mes mots. Nous sommes à la veille d'une poussée du chômage. Nous sommes dans une réduction du pouvoir d'achat des Français qui ne
peuvent pas finir le mois.
Les derniers chiffres, excusez-moi, allez faire vos courses et
vous verrez que les Français ne peuvent pas finir. Attendez, je poursuis. Le chômage, excusez
-moi, le chômage qui baisse, c'est le recrutement des apprentis. Alors qu'on arrête de raconter n'importe quoi. Par rapport à...
Quand on regarde les statistiques précises.
Ce
sont
les radiations et le chômage des
apprentis. Il n'y a pas que le chômage qui baisse. Vous avez
dit qu'il faut qu
'il y
ait des millions de personnes dans la rue pour bloquer la réforme. Est-ce que ça veut dire que, alors que le président a été élu il y a 7 mois, l'Assemblée nationale, les députés il y a 5 mois, est-ce que ça veut dire que c'est la rue qui doit avoir raison contre le
suffrage universel ? Non, mais excusez
-moi, le suffrage universel, il a été très clair. Ah bon ? Emmanuel Macron a été réélu. Mais ensuite, quand il s'est agi de sa réforme et de son programme, les Français ont refusé de lui donner une majorité.
Ce qui
ne
s
'était jamais vu. Ah bon ? Ce n'était jamais vu sous la 5e, 6 semaines après. Est-ce qu'il
y a une majorité pour la retraite à 60 ans
? Les référendums, référendums. Mais en quoi ?
Pourquoi un référendum ? Est-ce que les élections ont eu lieu il y a 6 mois ? Mais
justement, il n'a pas de majorité. Et d'ailleurs la preuve, Frédéric Aziza, c'est qu'il
y a
beaucoup de députés de la majorité, il va y en avoir encore plus la semaine prochaine,
qui
ont dit qu'ils ne voteraient pas la réforme. Donc, de la majorité qui n'est pas une majorité d'ailleurs. D'une minorité. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'Emmanuel Macron a été élu, je ne nie pas son élection. Mais ça a été le premier le soir de son élection à dire « je n
'ai
pas été élu pour mon programme, j'ai été élu pour faire barrage à mon adversaire ». C'est tout ça la réalité. Et ensuite, il n
'a
pas eu de majorité. Pour une raison très simple, c'est que les gens ont lu son programme, ils ne voulaient pas de son
programme. Donc, il ne doit
pas appliquer le programme pour lequel il a été élu,
pour lequel il a été premier au premier tour.
Excusez-moi, il doit avoir suffisamment de finesse pour s'attaquer pour moi aux défis du pays qui sont plus consensuels, parce que le pays est en danger de mort. Et quand on est en danger de mort, quand on est dans une passe difficile, économique, sociale, on ne jette pas de l'huile sur du feu. C
'est tout. C'est de l'huile sur le feu. Et ce
sont des gens qui sont hors du temps
et de l'espace.
Qu
'ils aillent
voir la vie des Français, qu'ils triment et qui ont du mal en ce moment. À la fin du mois, les Français ne peuvent plus se nourrir. Voilà la réalité. Et on nous raconte une histoire de folie sur un déficit éventuel dans dix ans, alors qu'aujourd'hui, il
y a
un excédent. Mais
il faut
arrêter de se moquer des Français.
Vous
vous basez sur le nombre de manifestants pour dire que les Français ne veulent pas de la réforme. Pas
seulement. Je dis que face à une réforme très injuste, inutile, alors qu'il
y
a d'autres priorités, quand des millions de Français sont dans la rue de tous horizons politiques, il serait peut-être sage de dire on met un tempo, on réfléchit comment on augmente l'emploi des plus de 55 ans par des vraies mesures coercitives sur les entreprises. Car je ne comprends pas comment des entreprises qui font des profits très importants, et je m'en réjouis pour elles, continuent à licencier à 55 ans. Comment on peut laisser... Vous savez, j'ai reçu des lettres poignantes et tous ceux qui nous écoutent le savent. Au-dessus de 55 ans, vous êtes jetés comme un mal propre dans la plupart des entreprises françaises. Voilà la réalité. Comment pouvez-vous dire...
C'est pas ce que disent les
chiffres.
Il y a du chômage, mais pas tout le monde est viré après 55 ans. Les
chiffres, même les cadres. Il y a eu une enquête récente sur les cadres qui montre que les cadres au-dessus de 55 ans ont d'énormes difficultés. Oui, des difficultés, mais
c'est pas général. Oui, mais quand
vous êtes à 57 ans
et
que vous écrivez, j'ai eu une lettre d'un monsieur, 900 CV, que vous n'avez rien et qu'on vous dit à 62 ans, il va falloir travailler jusqu'à 64, vous avez envoyé 900 CV et que vous ne trouvez rien. Vous croyez que c'est durable ? Voilà
pourquoi les gens sont dans la rue. Une
question, vous dites... Et
c
'est pas une question de gauche ou de droite. Et les députés En Marche, ou Marche au Renaissance, et les députés Modem que je vois à l'Assemblée ne veulent pas voter cette réforme. Et je vais vous dire ce qui va se passer. C'est que Mme Borne va se retrouver toute seule, elle n'aura même plus sa minorité.
Et
je dis aux députés Modem et En Marche, ou Renaissance, je leur dis, vous ne pouvez pas voter cela. Vos électeurs ne le veulent pas. Et je vais vous dire ce qui va se passer. C'est que s'ils continuent, ils vont se retrouver, s'il y avait une dissolution ou une motion de censure, ils seront 50 députés Renaissance. Et je pense qu'il
y a
beaucoup de députés, vous savez, ils me parlent à la buvette, les députés Renaissance. Eh bien, chaque jour qui passe, ils ne veulent pas voter cette réforme parce qu'ils voient bien qu'elle est stupide.
Ils voient bien qu
'elle
est stupide. Si le Parlement vote cette réforme,
qu
'est-ce que vous diriez ?
Eh bien, moi, je menerai
le combat politique avec d'autres et ce sera un des enjeux de l'élection présidentielle future. Ceux qui veulent garder cette réforme abominable jusqu'à 64 ans ou ceux qui veulent revenir à 62 ans ou ceux qui veulent revenir plus tôt. Moi, j'ai toujours eu une position raisonnable parce
que
je suis quelqu'un très raisonnable. J'ai toujours pensé que 62 ans, la réforme touraine était déjà très difficile. Essayez d'obtenir vos 43 ans à 62 ans avec la réforme touraine sans décote. La plupart des gens sont obligés de travailler jusqu'à 67 et comme ils sont licenciés avant,
ils
ont une retraite de misère.
Voilà la réalité. Puisque
vous apprêtez... Donc la
réforme touraine est déjà dure. N'en
rajoutons pas. Puisque vous apprêtez peut-être normalement à manifester avec la
NUPES mardi... Oui, mais je manifeste... Pas avec
la NUPES. Arrêtez vos raccourcis.
Non, mais laissez-moi poser la question. Arrêtez vos
raccourcis. Ça veut rien
dire. Mais je vous pose la question. Je
manifesterai avec des Français
de bonne volonté qui sont de gauche, de droite, qui appartiennent ni à la NUPES ni à Debout la France qu'on n'aurait rien à faire. Laissez-moi vous poser la
question. Ils défendent simplement un mode de vie, ils veulent une sécurité, une civilisation où on ne jette pas les personnes âgées.
Est-ce
que, pour reprendre les mots de Gérald Darmanin dans le Parisien aujourd'hui, comme la NUPES, vous ne cherchez pas qu'à bordéliser le pays
? Ce sont que des mots dérisoires. Quand on voit... Bordéliser le pays. Ça veut rien dire. Au contraire, qui bordélise le pays ? Dites-moi. C'est le président de la République qui jette de l'huile sur le feu. Qui bordélise le pays ? C'est M. Darmanin qui n'expulse pas les étrangers dangereux qui égorge les gens dans nos rues. Qui bordélise le pays ? C'est M. Le Maire qui émet des obligations à taux variable sur l'inflation qui ruinent notre budget ? Qui bordélise le pays ? C'est, par exemple, qu
'on
ne sort toujours pas du prix européen de l'électricité comme l'Espagne et le Portugal et que nos boulangers sont en train de crever. Donc, moi,
je... Donc,
le bordélisateur en chef, c'est Emmanuel Macron ? Le
bordélisateur en chef,
c
'est Emmanuel Macron, oui. C'est le bordélisateur en chef. D'ailleurs, je ne comprends pas Emmanuel Macron.
Je
vais vous dire. Moi, j'aurais aimé, tiens, le rencontrer qu
'ils
me reçoivent et je lui dirais, écoutez, je ne comprends pas. Alors, vous êtes au courant, quand même, que le pays a fondé des défis considérables. Pourquoi cette réforme, maintenant, qui n'a aucun sens ? Mais pourquoi vous ne
vous
occupez pas de
relocaliser les...
Pourquoi
vous
ne
vous
occupez pas d'aider les PME s
'il y a
10 milliards
à mettre
sur la table ?
Il y a
eu
pas
mal d'aides pour les
PME et pour les
entreprises. Non,
mais attendez, non.
Pas pour celles qui produisent en France spécifiquement.
Je
défends, depuis Nicolas Sarkozy, tous les gouvernements, je vais tous les voir, en leur disant quand est-ce que vous allez prendre une mesure, comme avait fait Donald Trump, d'ailleurs aux Etats-Unis, qui a très bien marché, où les entreprises qui investissent en France ont une super déduction fiscale pour récompenser les petits chefs d'entreprise ou les grands qui investissent en France. Quand est-ce qu'on fera ça ? Et s'il
y
a 10 milliards d'euros à mettre sur la table,
je vais
vous dire c'est ça qu'il faut faire. Pourquoi ils
font cette réforme ? Il vous répond, Gérald Darmanin, dans Le Parisien, pour mettre notre système de retraite à l'équilibre,
il
faut travailler plus. Le travail, c'est une belle valeur.
Il
a
par
exemple... Attendez, le
travail, c'est une très bonne valeur, mais à condition d'en trouver. Et pour trouver du travail
en
France...
Il y a moins de chômagement.
Excusez-moi. Pour trouver du travail en France, il faut arrêter de fermer les entreprises et qu'elles s'installent au Bangladesh, en Tunisie, en Pologne, en Chine, parce que ça continue les délocalisations. Vous vous souvenez que pendant la crise sanitaire, Emmanuel Macron, à juste titre, d'ailleurs c'était une bonne initiative, a inauguré des entreprises de masques. Elles ont toutes quasiment fermées puisque le ministère de la Santé continue d'acheter ses masques les hôpitaux au Vietnam. Donc,
je
veux dire, tant qu'on ne traitera pas le problème du libre-échange, tant qu'on ne traitera pas le problème de la relocalisation, pas par des mesures protectionnistes, en aidant nos PME qui investissent en France. S'il
y
a 10 milliards à trouver, c'est là. J'ai écrit un bouquin
là-dessus. Il me semble que c'est
fait.
Mais
non. Excusez-moi. Il y
a
une réduction des impôts de production, c'est vrai, mais moi je demande un dispositif d'amortissement accéléré pour les entreprises qui veulent investir en France. Comprenez que vous ne pourrez dire aux gens, travaillez plus que quand il y
aura
du boulot pour les seniors. Mettez une mesure coercitive parce qu'on pourrait très bien mettre
en place une mesure. Non, l'index ne veut rien dire. L'index, c'est un
tableau de bord. Est-ce qu'un thermomètre a fait baisser la température ? Non, mais est-ce qu'il faut des sanctions derrière ?
C
'est ça la question que
je
vous posais. Il faut des incitations. Ce
n
'est pas bien tout
le
monde des sanctions. Une entreprise qui garde ses seniors pourrait par exemple avoir une baisse de son impôt sur les sociétés. Ce n
'est pas compliqué.
Ça fera partie du débat parlementaire.
Bien sûr. Mais si ce débat parlementaire permet de faire avancer des dossiers très bien, en attendant, je pense vraiment, je supplie le gouvernement de retirer sa mesure d'âge de 64 ans qui n'a aucun sens, d'apaiser le pays et de partir sur les défis du pays.
Sécurité, production en France,
éducation. Notre ministère de l'Éducation nationale est en lambeaux. On recrute des enseignants par petites annonces. Les concours, le CAPES est donné à des gens qui ont 5 de moyenne. Occupons-nous d'aider nos chefs d'entreprise qui produisent en France et payons mieux nos enseignants en leur demandant un vrai travail sur l'apprentissage
de la lecture. Et ça, c'est plus utile pour le
pays qu'un délire
sur les
retraites.
Pourtant, la réforme des retraites, on en parle depuis les années 90, depuis Michel Rocard
à 91. Attendez, il y a eu des
réformes des retraites.
Mais
qui
sont... Qu'à un moment, il fallait
des réformes de retraite pour rééquilibrer. Oui, mais aujourd'hui, c'est équilibré. Qu'on arrête de raconter n'importe quoi. Je dois vous dire que c'est faux.
Ce
n
'est
pas
équilibré.
Lisez le rapport du corps. Écoutez, les Français sont capables de lire le rapport du corps. Les Français sont capables de lire tous les rapports parlementaires. Où va le pognon ? J'ai écrit un livre à l'édition de
l
'Archipel. Ça coûte 10 euros. Achetez-le. Vous verrez les 50 milliards d'économies qu'on peut faire tout de suite. Pourquoi faire toujours souffrir nos retraités ? En fait, Emmanuel Macron n'aime pas les retraités. Il aura déjà augmenté la CSG. Souvenez-vous. Il les a massacrés
avec la CSG. Il n'aime pas les
retraités,
il
n'aime pas les jeunes, il n
'aime
pas les Français. C'est ça que
vous voulez dire ?
Non, ça,
je
pense qu'il n'aime pas beaucoup les Français. Pourquoi ? Je pense
qu'il
préfère les financiers. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire que quand on doit gouverner pour les Français, il n
'est
pas chargé de faire souffrir les Français. Ce n'est pas en faisant souffrir les Français qu'on réglera le problème. C'est en leur demandant des efforts, oui. On peut demander des efforts aux Français.
Mais
il faut qu'ils soient justes.
Vous dites qu
'il
n'aime pas les Français,
il
préfère les financiers. Vous avez expliqué, c'est dans un livre il y a trois ans, si je ne
me
trompe pas, qu'il était urgent de réagir tant le président actuel, donc Emmanuel Macron, est dangereux, est fait pour nous diviser. Et comme vous disiez à l'époque, il a priorisé une oligarchie qui nous vole. Est-ce à dire qu'Emmanuel Macron se comporte plus en banquier, vous dites qu
'il
aime plus les
financiers et
les Français, qu'en président de tous les Français ? Je
vais vous dire, oui, il se comporte en défenseur d'une oligarchie. Et je vais vous donner trois exemples très simples. Cette affaire des retraites, parce que derrière, ce sont les fonds de capitalisation qui sont à l'affût. Quand les Français ont des retraites de 600 euros par mois avec les décotes, ils sont bien obligés de souscrire ceux qui peuvent. des publicités pour des retraites privées. Deuxième point, c'est ça le défi. Deuxième point, sur le prix de
l
'électricité, il défend quoi ? Le prix européen, donc c'est une idéologie européenne, et il défend des opérateurs électriques qui achètent à 46 euros. Non, il y
a
des négociations au niveau de l'Europe. Ah bah oui, ça fait un an que ça dure, mais l'Espagne et le Portugal, enfin écoutez, l'Espagne et le Portugal ont pris une décision tout de suite. Il faut quand même qu'on sache que EDF
vend
à 46 euros le mégawatt une partie de sa production à des opérateurs privés qui le revendent à 400, 800 à des boulangers qui crèvent. Le gouvernement a pris une première mesure, merci, 280 le plafond, mais quand vous passez de 50 euros à 280, vous faites quand même faillite. Pourquoi le gouvernement ne fait pas comme l'Espagne, a réindexé le prix de
l
'électricité sur le coût de production français ? On a la chance d'avoir une électricité nucléaire, hydroélectrique, le coût de production moyen n'est pas plus de 80.
Pourquoi
on paye ? Troisième point, sur les autoroutes. Rapport parlementaire,
le
cas n'a enchaîné de cette semaine, rapport de l'inspection des finances qui recommande de baisser les prix des péages, qui a des profits indus, je le réclame depuis des années. Pourquoi M. le maire a enterré le rapport depuis deux ans ? Ce gouvernement et le président de
la
République défendent une oligarchie au détriment des classes moyennes. Tout le monde le sait.
Alors
défendre une oligarchie, donc maintenant ça suffit. Pourquoi il y a des gens dans la rue ? Parce que c'est insupportable. On revient à la réforme du 13. Je ne demande pas, je demande un peu de justice. Est-ce qu'il
y a des points positifs dans cette réforme ou pas ?
Non, dans cette réforme,
pour moi, il
n
'y a absolument aucun point négatif. Le seul point positif, c'est ce qu'on aurait dû faire depuis longtemps et qu'on peut faire sans la réforme. Mais ça coûte un milliard et demi. Donc il faut dégager ailleurs de l'argent. C'est ces retraites à 1200 euros bruts. Malheureusement, c'est du brut.
Mais c'est déjà mieux.
On peut
le faire. Ça a été promis. A
avancée sociale ou en tourloupe
? Si
c'est fait sans l'augmentation à 64 ans, c'est une avancée. Si c'est fait comme un sucre d'orge, alors que par ailleurs, on vous tape sur la tête, ce n
'est
pas une avancée. Donc, pourquoi on ne le fait pas depuis longtemps ? Depuis 2003, c'était promis. Une énième réforme. Ça coûte un milliard et demi. Je préférerais qu'on ne paye pas de retraite à des morts à
l
'étranger. Je préférerais qu'on réduise les fraudes à la carte vitale et qu'on donne ce 85%. Ça, oui, c'est une bonne idée.
Vous êtes pour la retraite à 62 ans ?
Oui, je ne veux pas descendre à 60 ans parce que je pense qu'on n'en a pas les moyens.
Alors, vous allez avoir 62 ans le 7 mars ? Ah, vous voulez que je prenne ma retraite ? Vous allez avoir 62 ans le 7 mars ? Eh oui. Vous allez prendre votre retraite ou pas ?
Écoutez, je suis élu par les Français, donc je ne
vais
pas la prendre tout
de suite. Donc, ça veut dire que j'ai cette chance de pouvoir continuer.
Les élus, les hommes politiques ne doivent pas se conformer à la règle applicable aux autres Français
? Non, mais moi, je
suis... Vous savez, la plupart des Français continuent jusqu'à 67. Oui. Parce que vous savez qu
'il
y
a
une décote avant 67. Voilà, donc,
il y a... Vous avez fait combien de mandats ?
Je
suis à mon
sixième
mandat. Donc,
votre retraite, vous la toucheriez à plein
pour... Tout à fait. Donc, vous voyez que je
ne
fais
pas pour l'argent.
Voilà. Et donc, à 67 ans, vous arrêtez ? Mais non, j'en sais rien. Ça dépendra du peuple. Ça dépendra du peuple. Donc, vous pouvez être candidat encore... Mais... Ça vous
fera de la peine,
peut-être ? Ah, pas du tout. Je vous pose la question.
Ça me fera de la
peine à mes adversaires. Oui. Mais
donc,
vous serez conjoint
à... Mais je n'en sais rien. J'arrêterai peut-être... Mais
non.
Mais non.
Vous savez, je crois à la démocratie. Et si vous parlez de la question des retraites, la vraie réforme des retraites qu'il faudrait faire, c'est une réforme avec beaucoup plus de souplesse. Et moi, je crois beaucoup à une réforme qui serait très utile pour nos entreprises, qui serait ce que j'appelle la retraite partielle, où on forme un apprenti, où, à partir d'un certain âge, on peut avoir un mi-temps. Mais c
'est
le cumul emploi
retraite, quelque part.
Oui, tout
à fait. Oui, mais le cumul emploi retraite, c'est un peu différent. Qui va être favorisé par cette réforme. Oui, mais
attention. Le cumul emploi retraite, si on est à une retraite à taux plein et qu'on cumule un emploi à taux plein, ça pose quand même un problème de justice. Je crois vraiment que, justement, on pourrait réconcilier les Français
en
ayant un système beaucoup plus flexible. Et vous avez des pays où c'est beaucoup plus flexible. Par exemple, tout le monde cite en général en disant que les autres pays travaillent plus tard.
Sont que si vous regardez... En Europe,
67 ans.
Voilà. Attention.
67 ans à
l
'Espagne.
J'ai travaillé le
dossier. Et c'est intéressant.
Par
exemple, je crois que c'est en Espagne, mais je peux me tromper de pays. Je
vais
vous vérifier. C'est 67 ans, mais c'est 35 ans de cotisation. C'est-à-dire, ce qui ne va pas dans la réforme du gouvernement structurellement, c'est cette double peine 43-64.
Donc, c'est la
loi Touraine.
C'est... Mais oui. Déjà, mais... Écoutez, la loi Touraine est déjà très dure. Votée en 2013-2014. Déjà, arrêtons-nous là. Et occupons-nous de relocaliser un million d'emplois en France. C'est l'enjeu majeur.
Alors, vous disiez, le problème aussi à résoudre, c
'est
le problème de la natalité. Oui. Il y
a
des mesures à prendre de nature, à revoir la politique familiale pour...
Oui, je veux vous dire, elles sont
très simples. Allez-y. Eh bien, c'est revenir sur les annulations de François Hollande et d'Emmanuel Macron. Moi, je veux revenir à ce qui existait du temps de Nicolas Sarkozy. C'est-à-dire
que François Hollande et
Emmanuel Macron ont détruit la politique familiale française, alors que François Mitterrand, socialiste, n'y avait pas touché. Et donc, moi, je regrette. Et il faut absolument qu'on revienne à une vraie politique familiale parce que nous sommes à 1,8 de taux de fécondité. Et un pays qui a de
l
'avenir, c'est un pays qui a une forte fécondité.
Vous avez
combien d'enfants, d'ailleurs ?
Deux enfants.
Donc, vous êtes au
-delà des 1,8.
Oui, enfin, tout juste. Parce
que vous savez qu
'il faudrait en avoir trois.
Donc, il
aurait fallu
en faire un
de plus. Exactement, voilà. C'est dommage, mais c'est la vie. Donc, ce que je veux dire par là, c'est que ce que j'aimerais, Frédéric Aziza,
c
'est que notre vie politique
et
nos débats, et je crois que ça intéresserait plus les Français, tournent davantage autour des vrais enjeux du pays, peut-être des débats à plus long terme. Qu'est-ce qu'on fait ? Parce que moi, je n
'ai
pas la vérité infuse. Qu'est-ce qu'on fait pour
traiter... Personne ne l'a.
Personne. Pour traiter à long terme les problèmes du pays. Et je crois, vous savez, que les Français s'intéresseraient plus à nos émissions, à la vie politique, si de temps en temps, on prenait un peu de hauteur. Et moi, je serais très intéressé qu'on ait un vrai débat au Parlement sur les moyens de permettre aux Français qui veulent des enfants de les avoir. Et puis peut-être
aussi d'arrêter...
Comment on fait
? Comment
on
fait
?
Il
y a des aides possibles. Et puis on peut peut-être plafonner au-dessus d'un certain nombre d'enfants aussi. C
'est
-à-dire
? Moi, je pense qu'au-delà de 5 enfants, il y a des mécanismes actuellement de naissance incités par des aides qui ne sont pas... Voilà, qui sont peut-être un peu excessifs.
Donc j'aimerais... Pourquoi
ce chiffre ? Et pourquoi cette proposition ?
Parce que je pense... Je vais vous poser
la question autrement. Ça vise qui
?
Ça vise des personnes qui font des enfants pour des allocations.
Ça existe aussi.
Vous pensez à qui ?
Parce qu'on entend
souvent l'extrême droite. Ce sont les Français d'origine étrangère qui font beaucoup d'enfants.
C'est ça que vous voulez dire ? En tout cas, je ne sais pas. Est-ce que c'est ça que vous voulez dire ? Non, c'est pas
ça que je veux dire. Je veux dire que je voudrais qu'on se penche sur les enjeux majeurs pour redresser le pays. Politique familiale, politique d'entreprise, de création de richesses sur le sol français, politique scientifique, qu'on prenne un peu de hauteur. Et je pense que les Français auraient plus de respect pour les hommes politiques, mais qui actuellement nous précipitent toujours dans ces débats stériles, c'est le pouvoir qui a quand même...
Des fois,
vous précipitez aussi...
Peut-être, mais on vieillit. Vous voyez, c'est l'avantage de la vieillesse. C'est qu'on devient plus
sage. On
s'assagit.
Autre débat. Gérald Darmanin,
il
présente mercredi son projet de
loi
immigration en Conseil des ministres. Aujourd'hui, dans son interview parisien, il se dit prêt à discuter de l'instauration de quotas pour limiter les régularisations. Ça pourrait être une demande des sénateurs LR et éventuellement des députés LR. Qu'est-ce que vous en pensez ? Est-ce que vous pourriez voter ce projet de loi ? En tout cas, à quelles
conditions vous pourriez le voter ? Je ne voterai pas ce projet de loi tant qu'il y aura les régularisations sous le faux prétexte de métiers en tension, car je n'accepte pas que le gouvernement utilise ce vrai problème des métiers en tension, qui peut être réglé autrement, pour régulariser encore des dizaines de milliers d'étrangers. Nous sommes en 2022 à un record de demandes d'asile, 154 000, record. Et vous savez très bien que les députés de demandes d'asile restent en France
et
sont des clandestins. Deuxièmement, nous sommes à un record d'immigration régulière, record de visa. Le pays est en train d'être submergé par l'immigration. Submergé ? Submergé.
Qu
'est
-ce
que vous entendez par ce mot submergé
? Submergé, j'entends la réalité que nous sommes, Emmanuel Macron, son gouvernement, ont ouvert les portes de l'immigration en France, que c'est un problème majeur et qu'on ne réglera le problème de l'intégration.
Donc ça remonte
à 2017 ? Même avant. On ne réglera le problème de l'intégration, parce qu'il faut intégrer ceux qui sont là, de l'assimilation, parce qu'il faut assimiler et pas se contenter d'intégrer. On ne réglera cela...
C'est quoi
pour vous la
différence
entre intégration et assimilation ? L'intégration, c'est un processus, l'assimilation, c'est un résultat. On s'intègre progressivement
et à la fin, on est assimilé. L'assimilation, ça veut dire la négation de
ce qu'on est au départ aussi ? On
renonce à une partie de ce qu'on est, oui. Oui, parce que pour devenir français, c'est adhérer à un système de valeurs.
Et
pourtant, l'intégration, ça fait partie des droits de la République, du modèle français.
Oui,
l'intégration, mais non, ce qui faisait partie du modèle français, cher Frédéric Aziza, c'est l'assimilation. Et c'est justement ce qui a permis
à
la France de digérer de grands flux d'immigration successifs, parce qu'on ne venait pas avec ses coutumes, avec ses mœurs, etc., on s'adaptait à la France. On devenait un français, point. Et on ne regarde pas la couleur, l'origine, la religion, je n'en ai rien à faire. Est français pour moi, celui qui respecte
les lois de la République ? Il nous reste
cinq minutes, beaucoup de questions. Où on sent vos relations avec Marine Le Pen ? Est-ce qu'elles sont totalement bloquées ? Ou elles sont redevenues ? Elle peut redevenir votre allié naturel comme ce fut en
2017
? J'ai des relations cordiales avec Marine Le Pen, nous ne sommes pas toujours d'accord sur tout, mais j'ai des relations comme avec d'autres, et j'estime, et je le maintiens, qu'il faut une grande coalition patriote, gaulliste, républicaine, pour rassembler les Français le moment venu.
Éric Zemmour, il est d'extrême droite ou pas
?
Éric Zemmour n'est pas d'extrême droite pour moi. Ah bon ? Mais il y a eu des positions parfois maladroites, et je le
regrette maintenant.
Maintenant, moi, je veux que tout le monde se rassemble parce que le pays est en danger. On
n'a pas parlé... Y
compris avec Zemmour
?
Avec tous, si
Zemmour met de l'eau dans son vin. Non, non, non, je n'ai pas une question. Avant, je voudrais qu'on parle de l'Ukraine, cher Frédéric Azila, parce qu'il y a une guerre à nos portes. On en
parle de l'Ukraine. Zemmour, il a communiqué le 23 janvier autour de ses retrouvailles avec Jean-Marie Le Pen dans les locaux du site d'extrême droite Boulevard Voltaire. Photo à l'appui. Le Le Pen, des chambres à gaz, point de détail des histoires. Est-ce que ça ne fait pas de lui, de Zemmour,
un
leader d'extrême droite ?
Je ne comprends pas toujours ce que fait Éric Zemmour. Moi, je veux qu'on gagne en 2027. Il y aura le choix entre une grande coalition patriote et républicaine. Je l'espère, si les républicains ne partent pas à soutenir Macron, parce que je ne comprends pas leur suicide politique. De l'autre côté, il
y
a Nupes qui est vraiment dangereux. Il y a Macron qui est
dangereux. Pourtant, vous allez manifester avec eux.
Mais je ne
vais
pas manifester... Non, arrêtez. Je manifeste avec les Français. Ça suffit. Et puis, moi, je vais vous dire, on parle de toutes ces questions intérieures,
mais il y a un vrai danger extérieur. Trois
minutes, l'Ukraine. Qu'est-ce qu'il faut faire face à Poutine
?
A-t-on raison de vouloir livrer des armes, notamment des chars lourds, éventuellement des avions, à l'Ukraine ? Et puis, est-ce que, quelque part, cette guerre ne marque pas la naissance d'une nation, la nation européenne, notamment en matière de défense
?
Non, je crois que cette guerre est une tragédie pour l'Europe. Qu'elle peut déclasser l'Europe face à la Chine et aux États-Unis pour 50 ans. Et que c'est un drame. Voilà pourquoi j'ai condamné l'agression russe. Voilà pourquoi j'estimais qu'il fallait à un certain moment aider les Ukrainiens. Mais là, je pense qu'on va trop loin. Puisqu'il ne s'agit plus d'un combat pour défendre l'Ukraine, il s'agit d'un combat pour abattre la Russie. Je pense que c'est partir dans un engrenage de folie.
Et quand je vois que le chef, et j'ai amené la déclaration, il faut que vous le sachiez quand même, que le chef des forces armées ukrainiennes, célèbre Stépan Bandera, qui a été le complice des nazis pour massacrer les juifs, et que le 1er janvier dernier, il a écrit un tweet « Chef des forces ukrainiennes, qu'on aide ! La victoire complète et finale du nationalisme ukrainien viendra lorsque l'Empire russe cessera d'exister. La lutte contre l'Empire russe est en cours en ce moment et les directives de Stépan Bandera
sont bien
connues
du commandant en chef des
forces armées. Moi, j'ai honte. J
'ai
honte qu'on livre des chars lourds à des gens qui célèbrent celui qui a massacré les juifs en Ukraine pendant la guerre. J'ai honte de cela. Et je dis que si les Russes ont eu un tort énorme à agresser l'Ukraine, nous n'avons pas à
alimenter et
des milliers de morts côté ukrainien aussi. Les torts sont partagés pour moi. C'est un conflit territorial du Donbass. Partagé ? Oui.
Et je ne veux pas... C
'est pas Poutine qui a lancé la guerre. C'est Poutine qui a lancé la guerre. Mais n'oubliez pas que l'Ukraine n'a pas respecté les accords de mine sur l'autonomie du Donbass. C'est un conflit, je finis, c'est très grave. C'est un conflit territorial qui aurait dû être circonscrit. C'est un conflit dans lequel la France doit faire des offres de paix pour éviter le drame au sein du continent européen. Je pense que la Russie est affaiblie. Je pense qu'aujourd'hui il faut une offre de paix retrait des troupes russes, autonomie du Donbass, autonomie du Donbass, démilitarisation de l'Ukraine et qu'il faut faire la paix d'urgence.
Et je suis un des rares hommes politiques à arrêter de souffler sur les braises car ce conflit, je vais vous dire, c'est la ruine de l'Europe économique et sociale pour le plus grand profit de la Chine et des Etats-Unis
donc ce n'est pas du tout la naissance de la nation d'Europe. C'est la ruine de
l'Europe.
Vous
dites plutôt Poutine que Zelensky ou pas
?
Non. Je ne
dis
ni l'un ni l'autre et je dis que Zelensky est en train de nous entraîner dans un engrenage de folie.
Dernière question, deux attentats terroristes palestiniens en temps de deuiller Jérusalem vendredi, ce week-end, vendredi et samedi. Sept morts devant une synagogue vendredi soir après la prière du Shabbat et samedi de civils blessés dans un autre quartier de Jérusalem. Qu
'est
-ce que ça vous inspire ?
C'est un drame et c'est un drame et là aussi je me méfie beaucoup. Vous voyez, c'est comme sur l'Ukraine et la Russie.
C'est-à-dire
?
C'est-à-dire que dans les médias français c'est toujours la Russie qui est le diable et l'Ukraine qui sont des gentils et dans les médias français c'est toujours les Israéliens qui sont les méchants et les Palestiniens qui sont les gentils.
Alors
que c'est beaucoup plus équilibré. Donc
en Ukraine c'est Poutine qui
est le gentil et
Zelensky le méchant. Non mais j'essaie de comprendre ce que vous dites.
Non, il y a une histoire. Le Donbass est une zone géographique tendue, c'est une guerre civile. L'Ukraine a été pour les deux tiers Est russe
et
Israël-Palestine vous le savez bien le problème des territoires occupés qui est un drame des deux côtés et il faut une réconciliation et c'est pas facile et c'est pas moi de Paris qui veux donner des leçons aux
Israéliens. Merci
en tout cas
Nicolas
Dupont-Aignan parce qu'on arrive à
la fin de l'émission
d'avoir répondu à notre invitation. Bonne fin d'après-midi.
Bonne fin. Et après-midi.
Merci et bonne manifestation mardi.
Nicolas Dupont-Aignan