Gabriel Attal : «Aujourd'hui, on ne choisit pas notre immigration»
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
Moi, je souhaite qu'on assume une préférence travail. Euh, qu'on assume que bah, il faut restreindre les autres motifs d'immigration, notamment le regroupement familial au profit au profit de l'immigration par le travail. Oui, bien sûr.
Mais au profit de l'immigration euh par le pour le travail. Moi, ce que je propose, c'est un définir les besoins économiques, les besoins de notre économie en matière d'immigration via les partenaires sociaux qui tous les 2 ans définissent quels sont les besoins de l'économie. Deux, on transmet, on transfère ces besoins au parlement et le parlement vote des quotas d'immigration par secteur d'activité. peut-être même par métier.
On importe le système canadien de choix de l'immigration. On appelle le permis à point. Ça veut dire quoi ?
Ça veut dire que une personne qui souhaite immigrer en France, qui souhaite avoir une régularisation en France, elle doit remplir un certain nombre de critères. Ça lui donne des points. Si elle a le nombre de points suffisants, elle peut bénéficier du connaissez la réalité de notre pays avec les frontières qui sont dépassoires.
Vous savez Gabri aujourd'hui on ne choisit pas notre immigration et c'est ça qu'il faut qu'on soit en mesure de faire. dans ce livre, vous l'avez dit, euh [raclement de gorge] je parle d'immigration et je propose euh ce système qu'on a travaillé évidemment avec mes équipes. Mais alors à charge de de réformer le Conseil constitutionnel, de sortir de certains traités qui euh nous ligotent ou pas ?
Moi je sur les propositions que je fais, je crois pas qu'il ait besoin de sortir de traité euh ou de changer le conseil constitutionnel ou la constitution le réformer, je peux dire changer ou le réformer, pardon. Mais en tout cas, on peut prendre des mesures suffisamment fortes, suffisamment puissantes et radicales sur le regroupement familial. Il y a pas besoin de changer la constitution.
On arrête le rebout. En tout cas, il faut le restreindre. Donc ça veut dire, je vous donne un exemple, aujourd'hui la durée de résidence du conjoint pour que sa famille en bénéficie, je crois que c'est 18 mois en France.
Faut pas faut augmenter cette durée là, la passer à 2 ans peut-être plus sur les conditions pour la maîtrise du français, le respect des valeurs de la République, il faut probablement aller plus loin aussi. Mais tout ça pas pour l'immigration zéro. Moi, vous savez, ça peut être populaire d'aller dans les médias et de dire "Moi, je propose l'immigration zéro.
Moi, j'assume de dire que je ne pense pas que ce soit possible ni souhaitable. On a besoin d'une part d'immigration. Il y a d'ailleurs dans tous les pays une part d'immigration.
Gabriel Attal