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interviewC à vous· 19 juin 2026 52 min

Les succès diplomatiques d’Emmanuel Macron - C à Vous l’intégrale - 19/06/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

adoptez Antikal. - M.Bouhafsi: Bonsoir.

Bienvenue dans "C à vous". On est en direct jusqu'à 21h pour le meilleur de l'actualité. A la une, la France suffoque. - Il est indiqué 29 degrés, Pratiquement 30.

A l'extérieur, il fait 31. - C'est insupportable! - Ca fait du bien. - On sent la chaleur.

On se met à l'ombre. On boit de l'eau. - M.Bouhafsi: La canicule, c'est dans votre Story, Paul. - P.Larrouturou: Je me suis baladé dans les rues parisiennes à la recherche de ceux qui recherchent la paix au frais. - M.Bouhafsi: On reçoit J.-M.Jancovici, spécialiste du climat. - Y.Goosz: D.Trump a-t-il vraiment été le boss?

L'art de la mise en scène diplomatique, mais pour quel résultat? - M.Bouhafsi: On en parle avec N.Beytout et L.Hausalter.

Les images les plus marquantes de la journée dans le 5/5...

L'autopsie de Lyhanna confirme que la petite fille a été victime d'un viol. - A.Bégot: On ne connaît toujours pas les causes exactes de son décès.

On en parlera avec la journaliste N.Perez. - M.Bouhafsi: Après 20h, des recommandations culturelles. - E.Eméyé: Un film sorti cette semaine, l'histoire d'un homme musicien qui va chercher à entrer en contact avec une baleine par le biais des notes de musique. - M.Bouhafsi: Après 20h, N.Aliagas, A.Vizorek, la chanteuse Marguerite et le credo de D.Segard.

Dîner diplomatique qui se solde par un accord de paix entre les Etats-Unis et l'Iran, signé depuis le château de Versailles. Les plus grands chefs d'Etat saluent son leadership. Et si E.Macron venait de sauver son second mandat grâce à l'international?

N.Beytout et L.Hausalter sont nos invités.

Bonsoir. Merci d'avoir accepté notre invitation. Tout de suite, l'édito de Y.Goosz.

Une semaine qui fera date pour la France. Dernier G7 à Evian. La diplomatie version château de Versailles.

Vient-on de vivre un moment Macron? - Y.Goosz: "Mon bon monsieur, apprenez que tout flatteur vit aux dépens de celui qui l'écoute." Du lac Léman à la galerie des Glaces, c'est la diplomatie du renard.

E.Macron a voulu épater D.Trump, si sensible à tout ce qui brille.

Trois jours de flatterie calculés pour ramener le corbeau, l'aigle américain, dans le nid transatlantique. E.Macron se filme et rend compte en mode selfie.

Séance photo avec le chancelier allemand. C'est l'Elysée qui fait ça. Shooting avec G.Meloni. ... - Y.Goosz: Et ce tube de 1989 pour D.Trump, "Love is a Long Road". - M.Bouhafsi: Vous avez l'air de prendre ça à la légère, comme si c'était seulement une affaire de communication. - Y.Goosz: Le faire savoir compte autant que le savoir-faire.

Regardez comment E.Macron s'adresse à nous très tard le soir au début du G7. - E.Macron: Nous sommes à Evian.

Tous ensemble, nous allons essayer d'avancer sur les grands sujets. On va parler de l'Ukraine. On recevra Zelensky pour essayer de conforter notre soutien à l'Ukraine. - Y.Goosz: 48 heures après, il nous dit ce qu'il a obtenu. - E.Macron: Je voulais vous rendre compte de ce G7.

Nous avons tous soutenu l'accord conclu entre les Etats-Unis et l'Iran. L'autre grand accord de ce G7, c'est le soutien à l'Ukraine. - Y.Goosz: On est en pleine nuit.

D.Trump a demandé une imprimante. Il signe sur la nappe le protocole d'accord avec l'Iran.

Effet Versailles? - Y.Goosz: Je reviens à la fable.

Que disait D.Trump en arrivant au G7 avec ses homologues? - Y.Goosz: Rires dans l'assistance...

Rires polis et rires ironiques. Et si le boss était son hôte français? Quand tout le monde fait corps autour de Zelensky et de l'Ukraine bombardée, sauf Trump qui fait les 100 pas à l'écart mais finira par signer le communiqué en soutien à l'Ukraine. - M.Bouhafsi: Certains ont critiqué une débauche de moyens et de flatteries. - Y.Goosz: Est-ce que le jeu en vaut la chandelle?

Oui, si on est constant. - E.Macron: Si je n'avais pas tenu de manière constante mes positions durant les derniers mois, vous pourriez avoir un doute sur les rapports de force.

For sure. - Y.Goosz: Mais sans certitude que Trump ne changera pas d'avis.

Il ne testera pas les vins français dégustés à Versailles. La popularité d'E.Macron dans tout ça?

Les historiens, voire les romanciers, s'accorderont au moins sur un point: E.Macron maîtrise la mise en scène. - M.Bouhafsi: N.Beytout, vous dirigez "L'Opinion".

L.Hausalter, vous êtes journaliste politique au "Figaro". Hier soir, en répondant à C.Roux, E.Macron s'est félicité de ce G7 en parlant d'un "moment Evian".

Il a raison? - N.Beytout: Oui, c'était un bon G7.

C'est un bon G7 pour E.Macron qui en a été le chef d'orchestre. Il n'y a pas eu d'anicroches.

Pas de manifestations non plus. En tout cas, rien d'excessif. Il a été servi par la chance et la concordance des temps.

La paix avec l'Iran lui a permis de revendiquer, d'attraper une partie de ce moment d'histoire et de le transporter à Versailles. C'était un bon G7 parce que les Européens, pour une fois, étaient vraiment unis. L'ensemble des participants au G7, les Canadiens et les Britanniques, étaient vraiment unis.

Dans les circonstances actuelles, la guerre en Iran, la crise économique, les puissances de la tech qui s'affrontent, c'était pas gagné. - M.Bouhafsi: On lit partout que c'était un moment Macron. - N.Beytout: C'était un moment macron parce qu'il était le chef d'orchestre.

Il a eu l'intuition pour retenir ce Trump qui est imprévisible...

Une fois, il était parti au milieu d'un sommet. - M.Bouhafsi: C'était au Canada. - N.Beytout: Il était parti parce que ça l'embêtait.

Là, quand il arrive à Versailles, il dit: "C'est de l'or, pas du toc." - A.Bégot: Est-ce que c'était nécessaire, toute cette com'? - N.Beytout: Je ne crois pas. - A.Bégot: C'était visiblement satisfaisant. - N.Beytout: Il n'avait pas besoin d'en faire autant.

Je trouve que ça banalise un peu la fonction. Pardon, mais arriver à un sommet comme ça, c'est pas italiano ou du rock...

Toutes ces fonctions présidentielles ont été beaucoup dévalorisées, entre autres par les réseaux sociaux et par ce que font les puissants eux-mêmes de leur pouvoir et la caricature que ça peut donner. - M.Bouhafsi: On dit souvent que la France est déclassée.

Avec ce G7 à Evian et la signature de cet accord entre les Etats-Unis et l'Iran à Versailles, est-ce que la France est revenue dans la cour des grands? - L.Hausalter: C'est la vraie question de fond que posent toutes les images vues cette semaine.

Est-ce que la diplomatie française n'est bonne qu'à avoir des décors chics? Versailles, c'est chic. Le grand hôtel d'Evian, c'est chic.

Est-ce que la France, c'est uniquement des beaux décors et un passé prestigieux qui permet d'amadouer le président des Etats-Unis pour que ça se passe chez nous mais sans nous? Même l'imprimante qui imprime l'accord n'est pas française! - Y.Goosz: M.Rubio est allé la chercher. - L.Hausalter: C'est ce que disent les sources, y compris françaises.

Est-ce qu'on est juste des spectateurs et des hôtes de tout ce qui se passe sur le plan politique? Est-ce que nous avons une influence? La réponse est entre les deux. "La France est une puissance moyenne", comme disait Giscard d'Estaing.

E.Macron a dit: "Nous sommes une puissance facilitatrice. Nous cherchons les compromis." Nous ne sommes pas les médiateurs entre les Etats-Unis et l'Iran.

Nous ne sommes pas les facilitateurs de paix dans ce qui se passe au Moyen-Orient. - M.Bouhafsi: C'est pour le symbole? - L.Hausalter: E.Macron a su utiliser le prestige et le décorum français pour que la France soit quand même un peu dans la scène internationale.

Ca compte. Il a été vu que son action dans la présidence du G7 a permis de marquer des points. Moins sur l'Iran peut-être que sur l'Ukraine.

Le fait que D.Trump appose sa signature à la déclaration, ça vaut ce que ça vaut quand on le connaît, mais c'est un sacré virage de la part des Etats-Unis. - M.Bouhafsi: Vous revenez sur le suivi du président américain à Evian et sur la signature de cet accord de paix.

Est-ce que c'était vraiment une surprise? Vous avez parlé de l'imprimante de M.Rubio.

Personnellement, je ne me balade pas avec une imprimante dans la rue! Est-ce que c'était soigneusement préparé ou c'était une surprise? - L.Hausalter: Ce que disent les diplomates côté français...

L'accord devait être signé aujourd'hui en Suisse. Il y avait une scénographie prévue. Ca devait être avec J.D.Vance.

L'accord était prêt au moment du dîner de Versailles. Il a donc été imprimé avec la fameuse imprimante. D.Trump voulait le signer.

Sans doute que la galerie basse du château de Versailles, ça a dû l'inspirer. Il a dû se dire que ça serait encore plus historique. Tout cela relève de la concordance des temps et de coïncidence heureuse, en tout cas, pour la France.

E.Macron en retire une certaine fierté. Quand vous parlez aux diplomates français, ils retiennent ce qui s'est passé sur l'Ukraine plus que ce qui s'est passé sur l'Iran.

Le grand public, que retient-il de tout ça? Je ne suis pas sûr que les images marquent vraiment. Le vrai juge de paix, ça va être le prix des carburants, uniquement. - M.Bouhafsi: On reviendra là-dessus.

On sait qu'en France, dans quelques mois, E.Macron va quitter l'Elysée. Ces mots du Premier ministre canadien et ceux de F.Merz...

Ils ont salué le leadership d'E.Macron. Ca vous inspire quoi? - N.Beytout: D'abord, c'est le plus ancien. - M.Bouhafsi: C'est du respect? - N.Beytout: C'est le plus ancien, donc il a un leadership de l'ancien par rapport à tous ces Premiers ministres ou chefs d'Etat qui sont relativement récents. - Y.Goosz: Et en difficulté eux-mêmes. - N.Beytout: Pour la plupart, oui.

Au Canada, c'est moins évident. G.Meloni et F.Merz sont en difficulté.

Il y a un autre phénomène qui joue. C'est son dernier G7. Il a entamé...

On est dans la dernière année calendaire de sa présidence. Tous ces grands moments sont les derniers. A chaque fois, parce qu'il a quand même fait le boulot dans la plupart des cas, il est salué comme ayant eu un leadership.

C'est une forme de début de bilan et d'héritage. - M.Bouhafsi: Mais on sent une petite musique qui arrive dans la presse quotidienne.

Ca pourrait sauver son 2d mandat, à l'international. Est-ce que c'est vraiment le cas? - N.Beytout: On ne sait pas si ça va imprimer sur la longueur.

Je constate qu'hier, en répondant à C.Roux, toute la première séquence sur l'international était vraiment facile. Il déroulait.

Il connaît son sujet par coeur. Il y a travaillé des nuits entières pendant des jours. C'est maîtrisé.

Pour le reste, je ne dis pas que ce n'était pas fluide...

On a parlé de la France et des réformes, qui sont le quotidien des Français. Il y était plus accroché et il avait beaucoup plus de mal à défendre son bilan. A chaque fois qu'il disait les retraites... "Que ne l'avez-vous fait?" Ce sera plus difficile pour lui. - M.Bouhafsi: Ca va marquer les Français, ce bilan international? - N.Beytout: Oui, parce que la France garde un rôle important.

Non, parce qu'elle s'est aussi déclassée. Hier, il y a quelque chose qui m'a frappé. Chaque fois qu'il voulait défendre la capacité de la France à investir dans l'IA, à être sur les principaux dossiers, il se comparait aux autres Européens.

Ca n'est plus le sujet. L'Europe a décroché. La vraie comparaison, celle qui doit animer les débats avant l'élection présidentielle, c'est la comparaison avec les Etats-Unis et avec la Chine, pour la dangerosité du pays chinois.

Le pouvoir d'achat individuel aux Etats-Unis a beaucoup plus progressé que celui des Français. On est peut-être meilleurs que les Allemands sur l'IA, meilleurs que les Hollandais sur je-ne-sais-quoi...

D'ailleurs, ça se discute. Sur l'agroalimentaire, on a décroché par rapport à eux. Sur tous ces sujets, la meilleure comparaison, c'est avec les Etats-Unis. - M.Bouhafsi: On a appris que S.Lecornu annonçait une heure d'enseignement obligatoire en classe de seconde à propos de l'IA.

Il ne faut pas rater ce train? - N.Beytout: Ca sert à rien.

Une heure par semaine? - Y.Goosz: C'est pas assez ou c'est inutile? - N.Beytout: C'est inutile, au sens où tous ceux qui vont être dans la classe auront déjà, d'une manière ou d'une autre, croisé et utilisé l'IA. - Y.Goosz: En primaire, alors? - N.Beytout: Ce qui est sûr, c'est que ce qu'il faut faire très vite...

C'est compliqué. Il y a des années, peut-être 10 ans, l'Education nationale s'est beaucoup gargarisée de donner des tablettes à beaucoup d'élèves. Des départements entiers ont financé des classes entières en acquisition de tablettes.

C'était un piège. Beaucoup les retirent aujourd'hui. Faire de l'apprentissage de l'IA à des gens qui utiliseront déjà l'IA une heure par semaine, ça ne sert à rien. - Y.Goosz: L.Hausalter, vous avez évoqué le prix des carburants comme étant le marqueur pour les Français de cette fin de mandat.

C'est surtout ça que les Français vont regarder, plus que les guerres et le rôle de Macron? - L.Hausalter: Oui.

Tous les sondeurs vous diront que les questions internationales passent souvent au second plan. C'est sans doute en train de changer. La campagne de 2027 sera plus marquée par l'international que les campagnes précédentes.

Malgré tout, l'opinion publique voit tout ce décorum, ce faste, ces rencontres...

Elle peut être sensible aux communications de l'Elysée sur les réseaux sociaux. Je ne sais pas quelle est l'audience réelle. Le vrai juge de paix, ce sera la vie quotidienne.

On voit l'activisme de Macron. Ils lui font crédit d'essayer de se démener sur la scène internationale. Si ça se fait sans résultat, ça ne serait pas mis à son actif.

N.Sarkozy, son bilan international, c'est d'avoir limité les dégâts de la grande crise financière de 2008. Il lui a été fait crédit de s'être démené.

Il avait su le mettre en scène à coup de création du G20 et tout ce qu'on a vu à l'époque. Ca n'était pas l'effondrement complet. L'impression rétinienne longtemps après d'une politique étrangère, ça peut être purement déclaratoire.

Le bilan de J.Chirac, c'est le "non" pour la guerre en Irak en 2003. Les Français en ont tiré une certaine fierté.

Les Américains ont bien vu que c'était leurs alliés qui ont eu raison a posteriori. Une simple déclaration peut aussi tenir lieu de bilan international d'un président de la République. - N.Beytout: Sur le court terme, on voit bien qu'il y a un effet dans les sondages.

On publie tous les mois un baromètre Ifop de la popularité. Le dernier montrait clairement un net rebond d'E.Macron.

Il avait repris 3 points, de mémoire. Ca fait un décalage très important. Ca ne donne pas la réponse sur le moyen et le long terme. - A.Bégot: Un autre débat a été lancé cette semaine par le nouveau maire de Saint-Denis, B.Bagayoko.

Il défendait le droit de siffler "La Marseillaise". Il est revenu sur ses propos. Il n'incite pas à la siffler, mais il incite à analyser ceux qui le font.

C'est la première erreur du nouveau chouchou de LFI? - N.Beytout: C'est un élément de sa stratégie très construite. - M.Bouhafsi: Pourquoi il rétropédale? - N.Beytout: Parce qu'il n'avait pas anticipé de telles réactions.

Ca fait partie de la stratégie très construite de l'entourage de J.-L.Mélenchon.

R.Hassan, B.Bagayoko...

Ils sont là pour déconstruire systématiquement les piliers qui forment ce qu'on pourrait appeler l'arc républicain ou la construction de la République. - Y.Goosz: J.-L.Mélenchon met "La Marseillaise" pendant tous ses meetings à la fin. - N.Beytout: Ca n'est pas le même contexte.

J.Chirac avait très mal réagi lors d'un match France-Algérie quand "La Marseillaise" avait été sifflée. C'était un fait politique et même international.

Il y avait une résonance internationale très puissante. On a la liberté de siffler "La Marseillaise" car on est dans un pays de liberté. Vous pouvez la siffler sans que ce soit un délit.

Encore que, il y a une loi qui est aux frontières de tout ça. Mais inciter à, c'est un acte politique dans une démarche qui est: "je retire le portrait du président, je ne veux pas afficher tel ou tel drapeau..." - M.Bouhafsi: Merci, N.Beytout et L.Hausalter. "Les Foudres et les Cendres", c'est votre livre, L.Hausalter.

Vous avez eu chaud aujourd'hui? - N.Beytout: Un peu, oui. - M.Bouhafsi: La France suffoque.

On en parle dans la Story. - Il fait chaud. J'aimerais avoir plus d'eau dans la ville. - Vous arrivez à courir avec cette chaleur? - Oui, ça va. - Je la vis très mal.

Il fait très chaud. - E.Macron: Ce sont des jours difficiles qu'on est en train de vivre.

Il faut beaucoup se ménager et écouter les conseils. - P.Larrouturou: 1 Français sur 2 a très chaud.

Vigilance orange dans 53 départements. Vigilance rouge canicule ce week-end. Météo-France alerte sur une canicule extrême qui aura une durée et une sévérité identique à celle de 2003.

La chaleur nous tape sur les nerfs. J'ai peut-être eu tort de sourire à ce monsieur. L'enfoiré! - Il fait pas trop chaud pour vous? - Quand il fait chaud, il fait chaud. - P.Larrouturou: Lors des derniers épisodes caniculaires, la fréquentation avait chuté de 20 % dans le bus et de 8 % dans le métro. - Même si c'est pas climatisé, c'est supportable. - Ca dépend des métros et des transports.

Sur les quais, c'est un peu long, mais il faut faire avec. - Avec les enfants, c'est compliqué. On n'a pas d'ascenseur.

Les escalators, c'est compliqué. - Il fait à peu près aussi chaud dans le métro qu'à l'extérieur, avec un peu moins d'air. - P.Larrouturou: 19 000 morts lors de la canicule de 2003, dont énormément de personnes âgées.

Mobilisation maximale dans nos maisons de retraite. - Ca va pas, donc on va boire. Dès qu'il fait chaud, on va les voir plus souvent.

Surtout ceux qui sont dépendants. Comme ils n'ont pas la sensation de soif, ils resteraient sans boire. - P.Larrouturou: Le ministre de l'Education annonce le report du grand oral du bac lundi et mardi. 150 collèges ferment totalement à cause de la chaleur.

A chacun ses techniques. - Pas de cours l'après-midi. On concentre les enseignements le matin.

Ma responsabilité est de ne pas laisser prendre le risque des enfants qui ont des malaises. - P.Larrouturou: Mohamed fait "oh"...

A Paris, le maire annonce l'ouverture 24h/24 des parcs et jardins. Il a avancé l'ouverture à la baignade du canal Saint-Martin. - Elle est bonne? - Très bonne. - Ca fait du bien. - On sort du boulot.

On a piqué une tête. - On se dit que c'était l'occasion rêvée. - P.Larrouturou: Mohamed vient de dire "tu me payes, je le fais pas".

On recherche des astuces. Je me suis baladé sur les quais de Seine. - On revient de l'exposition de Matisse.

On était au frais. On peut aller dans les centres commerciaux, les cinémas... - On reste pas trop longtemps au soleil. - On commence à avoir chaud! - P.Larrouturou: D'autres se sont fait une toile. - Pourquoi vous êtes allé au cinéma? - Surtout pour la clim.

En pleine journée, c'est impossible. - On cherche à se cacher du soleil. - Je vais chercher la fraîcheur.

J'adore le cinéma. C'est royal. J'espère assister à 2 séances. - P.Larrouturou: Attention à l'activité sportive.

Hier matin, un homme d'à peine 30 ans est décédé sur une piste d'athlétisme dans le Val-d'Oise. Soyez prudents si vous avez décidé de faire un footing. - Comment vous faites pour courir avec cette chaleur? - 10 km, 1 heure. - Je vais devoir m'arrêter!

Bonne course! - P.Larrouturou: C'était à 13h.

Soyez prudents. Après la canicule, au crépuscule, vient l'attente de l'orage. - C'est drôle quand on vous dit que vous n'avez plus de maison.

Le plafond d'une chambre est tombé sur le lit, sur la télé, sur les armoires. - Vers 19h, il y a eu une mini-tornade. La cheminée de l'école est tombée sur le toit.

Le plafond est tombé. - P.Larrouturou: La Fête de la musique risque d'être fortement impactée. - M.Bouhafsi: Bonsoir, J.-M.Jancovici.

Vous venez d'arriver en studio. Vous êtes président du centre de réflexion The Shift Project. La France suffoque.

Ca va durer plusieurs jours. La canicule pourrait être d'une durée et d'une sévérité identique à celle de 2003. - J.-M.Jancovici: Qu'il y ait des canicules, on n'est pas surpris.

Si vous êtes surpris, quelque chose n'est pas normal. - M.Bouhafsi: Du niveau égal à 2003, ça nous inquiète. - J.-M.Jancovici: Tout se passe comme prévu pour le moment.

Depuis 2 siècles, on sait que mettre du CO2 dans l'atmosphère réchauffe le climat. Depuis un siècle, on sait de combien. Depuis 40 ans, des modèles donnent des données quantitatives.

Il se passe ce qui doit se passer. C'est très désagréable, mais il se passe ce qu'il se passe. Si je vous dis que dans 20 ans, vous serez moins en forme...

Vous, non, par contre... - A.Bégot: L'âge, on ne peut rien y faire... - J.-M.Jancovici: Si je vous dis que dans 20-30 ans, vous serez moins en forme, tout se passe comme prévu. - A.Bégot: Sur le climat et le réchauffement climatique, a priori, on peut agir. - J.-M.Jancovici: Pas à l'échelle de l'année, de la décennie ou de quelques décennies.

On peut agir, mais les résultats ne sont pas massifs sur des échelles de temps courtes. Le CO2 est un gaz chimiquement stable. Une fois dans l'air, il ne s'en va pas facilement.

Si on ne veut pas que ça augmente dans l'air, il ne faut pas en mettre. La température planétaire s'arrêtera d'augmenter le jour où les émissions mondiales de CO2 deviendront nulles. On y arrivera.

D'ici à 4 milliards d'années, le Soleil deviendra une géante rouge et englobera la Terre. Il n'y aura plus d'émissions de gaz à effet de serre. A un moment, ça va finir par se passer.

Tant que ce truc n'est pas arrivé, le climat continue de se dérégler, de changer. S'il change, c'est qu'on a des trucs nouveaux qui arrivent. Tout ça est dans les rapports depuis des décennies.

Des canicules de plus en plus fréquentes et la fréquence des canicules va augmenter plus vite que les élévations moyennes de température. - M.Bouhafsi: On ne croit pas ce qui se passe, que les vagues de chaleur vont se multiplier? - J.-M.Jancovici: L'information est disponible et sur la table depuis très longtemps.

Moi, je ne fais pas votre métier... - A.Bégot: Vous êtes désespéré? - J.-M.Jancovici: Non.

Pas du tout. Si je peux me permettre, je suis taquin vis-à-vis des gens qui disent: "Regardez ce qui se passe!" - E.Eméyé: Mais vous avez l'air très pessimiste... - J.-M.Jancovici: Je trouve dommage de repartir toujours du même point de départ.

Ce qui est en train de se passer ne doit surprendre personne. Que ce soit désagréable, certes, mais ça ne doit surprendre personne. Par ailleurs, au prochain mois de novembre, est-ce que vous parlerez encore des canicules sur ce plateau?

Non. Est-ce qu'au mois de novembre, on va de nouveau s'exciter sur la baisse des émissions ou l'adaptation au réchauffement climatique? Pas sûr.

On est dans l'instant. Sur les magnétos que vous venez de montrer, on voit les gens, pas les arbres, en train de mourir, les cultures qui souffrent, les infrastructures qui se déforment...

Il y a tout un tas de trucs qu'on ne voit pas. On voit des gens qui ont chaud. C'est le problème le moins grave, à la limite. - Y.Goosz: Le coût pour la société...

Ca nous coûte très cher. - J.-M.Jancovici: C'est pas tant un problème de coût qu'un problème de disponibilité.

Un exemple. Le réchauffement climatique a détruit un pont récemment. Beaucoup de ponts ont des piles posées sur du bois immergé en permanence.

Cette immersion en permanence maintient le bois en l'état. Quand le niveau d'étiage baisse, le bois est exposé à l'air, pourri et les piles de pont s'effondrent. Un pont s'est effondré à cause du réchauffement climatique. - M.Bouhafsi: La SNCF supprime 71 trains jusqu'à lundi, près de 800 établissements scolaires ferment leurs portes ou réaménagent les cours, des épreuves du bac reportées...

On se trompe en voyant la canicule comme un simple problème météo? C'est plus qu'une question d'inconfort? Il faut s'adapter? - J.-M.Jancovici: Il va falloir s'adapter, encaisser sa perte et pleurer.

Pour les forêts, il faut quelques décennies pour qu'un arbre adulte grandisse. L'adaptation pour une forêt, parfois, c'est pas de forêt. Le temps de planter autre chose, il va se passer un certain temps. - M.Bouhafsi: Je reviens sur la question de l'adaptation.

Quand la moitié des logements seraient des bouilloires thermiques, s'adapter prend du temps...

Est-ce que c'est une question de moyens ou de volonté politique? - J.-M.Jancovici: Les deux, mon général.

La volonté politique, c'est l'arbitrage des moyens qu'il nous reste. Les moyens restants sont tellement faibles, que même avec un bon arbitrage politique, des choses vont nous dépasser. Il y a aussi une affaire d'affectation des moyens.

On avait comparé la lutte contre le changement climatique à l'économie de guerre. C'est de l'économie pas productive, c'est des investissements à faire pour préserver ce qu'on a déjà. - M.Bouhafsi: C'est des mots forts. - J.-M.Jancovici: Oui, mais l'économie de guerre, c'est investir dans quelque chose qui ne produit rien.

C'est une prime d'assurance que vous payez. En ce qui concerne le réchauffement climatique, c'est le même parallèle. On va devoir payer des primes d'assurance.

Dans notre paradigme économique où on nous dit qu'il faut investir pour avoir plus...

On a les trains, l'IA, les robots qui sont "en plus". Avec le réchauffement climatique, vous allez devoir investir pour conserver ce que vous avez, ce qui est plus désagréable. - M.Bouhafsi: Demain, le patron d'Axa, Thomas Buberl, est là pour évoquer cette canicule exceptionnelle.

C'est l'un des plus grands assureurs du monde. - N.Beytout: Sur la question de vision politique et tenir un certain nombre de grandes étapes dans la décision politique...

On apprend aujourd'hui qu'un hôpital encore en construction entre Nantes et Saint-Nazaire est construit sans climatisation. Un hôpital, pas de climatisation...

Je sais pas comment aujourd'hui, en disant la même chose depuis des années...

Je ne sais pas comment on peut avoir l'irresponsabilité de donner un permis de construire et de se lancer dans la construction d'un équipement public extrêmement cher sans clim. - A.Bégot: Sur la climatisation, aujourd'hui, plus d'un quart des logements français disposent d'un système de climatisation.

C'est une réponse face à ces vagues de chaleur? - J.-M.Jancovici: Ca peut être une réponse...

On peut mettre un film réfléchissant sur les fenêtres, mettre des ouvrants... - A.Bégot: C'est aussi un moyen. - J.-M.Jancovici: Assurer une bonne circulation d'air la nuit dans un certain nombre d'endroits, même s'il fait chaud la nuit, c'est moins chaud que le jour.

Après, quand on recours à une climatisation qui fonctionne à l'électricité, il y a un vrai problème et un faux problème. La consommation électrique de la climatisation aujourd'hui, dans la limite de ce qu'on consomme, a cessé d'être un problème. Tous les jours entre 10h et 16h, il y a un afflux d'électricité solaire très important.

On a presque trop d'électricité. La consommation électrique de la clim n'est pas un sujet majeur. - M.Bouhafsi: La machine électrique qu'on utilise ou qu'on pose, ça n'a pas de conséquences sur l'écologie? - J.-M.Jancovici: Sur la partie consommation électrique, non.

L'électricité solaire est là. Par contre, une conséquence désagréable: ça extrait la chaleur de l'intérieur et la rejette à l'extérieur donc à l'extérieur, il fait plus chaud. Plus de gens se climatisent et plus vous augmentez l'effet îlot de chaleur à l'intérieur de la ville. - A.Bégot: Certains disent que si tous les Parisiens installent une clim, on aurait entre 2 et 4 degrés en plus sur la température extérieure.

C'est vrai? - J.-M.Jancovici: J'ai pas fait le calcul.

C'est sûr que ça augmenterait la température extérieure. Idéalement, il ne faut pas prendre de clim. Après, à l'hôpital, oui.

Dans un certain nombre d'endroits, c'est mieux. Vous pouvez aussi faire de la clim naturelle. - Y.Goosz: Notre vie est chamboulée.

Ce dimanche, plusieurs événements sportifs sont annulés. La Fête de la musique est aussi supprimée dans plusieurs villes. A Paris, elle est maintenue, mais avec le pic de chaleur, le gouvernement appelle à adapter nos comportements. - L.Nunez: La Fête de la musique, c'est dimanche.

On sera sur le pic de canicule. Il n'y aura pas de remise en cause des festivités prévues, mais nous avons demandé aux préfets d'être en lien très étroit avec les organisateurs pour bien s'assurer que les précautions sont prises. - S.Rist: L'alcool avec la chaleur entraîne des conséquences très importantes.

On est près de 3 fois plus déshydraté. Nos comportements individuels doivent s'adapter au changement climatique. Même en bonne santé, si vous faites une activité physique, vous avez un risque. - Y.Goosz: Ne pas tout interdire, c'est risquer de mettre en danger les Français ce week-end? - J.-M.Jancovici: Je ne suis pas un expert de l'évaluation des risques sanitaires liés à la Fête de la musique un jour de canicule. - Y.Goosz: Là, c'est la responsabilité du politique. - M.Bouhafsi: Vous ne prenez plus l'avion depuis des années.

Vous l'avez affirmé et répété. Demander aux Français de moins voler, ça touche aussi à des emplois dans l'aéronautique, le tourisme...

L'emploi est l'angle mort de la transition écologique? - J.-M.Jancovici: C'est un angle mort.

Ca ne l'est pas vraiment quand il s'agit de défendre des activités existantes. Par contre, quand il s'agit de préparer les activités de demain, c'est un angle mort. Dans le bâtiment, ça fait depuis au moins le million de logements rénovés par an de F.Hollande, qu'il faut rénover des logements...

Il faudrait augmenter de 200 000 les artisans du bâtiment. Ca devrait aller avec une politique de l'emploi pour faire rentrer des gens dans cette profession qui, aujourd'hui, peine à se matérialiser. Vous avez aussi un problème dans l'agriculture où le renouvellement des exploitations n'est pas assuré.

L'emploi est un angle mort. Les secteurs doivent se développer dans le cadre d'un pays qui devient moins dépendant des hydrocarbures. De toute façon, ça va nous arriver.

Pour le moment, c'est quelque chose qui n'est pas bien regardé. Au ministère du Travail, il n'y a pas de gestion prévisionnelle des compétences. Dans n'importe quelle grande entreprise, c'est quelque chose que vous faites.

Au ministère du Travail, il n'y a pas ça. On peut dire que c'est un angle mort. - M.Bouhafsi: Vous allez peut-être me dire qu'on vous pose souvent la question, mais elle est importante: en 2050, vous avez déjà une idée des températures, les 50 degrés qu'on évoque très souvent, c'est acté? - J.-M.Jancovici: Je ne suis pas climatologue.

C.Cassou a déclaré récemment que 50 degrés, c'était pas une question de "si", mais une question de "quand". Voilà. - M.Bouhafsi: Ca nous donne chaud. - J.-M.Jancovici: J'insiste, tout ça a été écrit. - A.Bégot: Mais vous nous dites qu'on ne peut rien faire. - J.-M.Jancovici: A court terme, non.

Je vais faire un parallèle sanitaire. Si vous dites à quelqu'un qui fume: "Tu ne devrais pas fumer parce que tu vas avoir des ennuis." Le jour où cette personne a un cancer du poumon, c'est difficile de revenir complètement en arrière.

Le changement climatique a une inertie considérable. Une fois qu'on commence à avoir des conséquences désagréables, il n'y a pas de remise en état du système possible. Ca, on le sait depuis... - M.Bouhafsi: N.Beytout rappelait que vous en parliez depuis de très longues années.

Vous êtes expert en énergie et climat et président du centre de réflexion The Shift Project. Restez avec nous. Tout de suite, le 5/5 d'A.Bégot.

D'abord un coup de gueule. - A.Bégot: Après la publication de ces chiffres qui font froid dans le dos. 35 % de ceux qui consomment du protoxyde d'azote. - Depuis qu'Antoine est mort, 3000 gamins de moins de 24 ans sont morts.

On parle de notre avenir et de notre jeunesse. C'est un sujet qui doit devenir prioritaire pour le gouvernement et la société. On a réussi à faire passer la loi de l'homicide routier il y a un an, bientôt.

Ca veut dire que si vous consommez de la drogue et/ou de l'alcool, que vous prenez votre voiture et que vous tuez quelqu'un, vous êtes un criminel de la route. Le protoxyde d'azote doit rentrer là-dedans. Si vous consommez du protoxyde d'azote, de l'alcool ou de la drogue, vous devez prendre très cher si vous tuez quelqu'un. - A.Bégot: Protoxyde d'azote qu'on appelle souvent à tort gaz hilarant.

Il est à l'origine de 450 accidents l'an dernier, des accidents parfois graves. On se souvient du jeune Mathis, percuté par un chauffard à Lille. Y.Alléno a perdu son fils en plein Paris Il y a 4 ans.

Il appelle à la mobilisation générale. - Y.Alléno: Avec Skyrock, on a lancé un tour de France pour parler de ces choses-là avec un mouvement qui s'appelle "Dérape pas".

On a demandé aux jeunes de venir écrire des textes par rapport à ce sujet. Il faut impliquer les jeunes Français dans la prévention et leur dire que le protoxyde d'azote peut conduire à la mort, mais aussi au handicap. - Accélère trop, tu finiras dans le fossé... - A.Bégot: Cette opération de sensibilisation va sillonner 6 villes de France. - M.Bouhafsi: Le défenseur du PSG bientôt jugé pour viol. - A.Bégot: En pleine Coupe du monde, A.Hakimi va être renvoyé devant la cour criminelle pour viol d'une jeune femme en 2023.

Des accusations qu'il a toujours réfutées. - Il y a quasiment une justice de classe à l'envers. C'est notre sentiment.

On sait que cette enquête n'a été ouverte que parce qu'une main courante a été médiatisée par la presse. Si une main courante a été médiatisée, c'est parce que monsieur A.Hakimi est une personnalité publique et qu'il est connu.

Nous avons ce sentiment désagréable que, parce qu'il a une notoriété, parce que c'est une personnalité publique, il n'est pas traité de la même manière que n'importe quel autre justiciable. - A.Bégot: Propos relayés par le footballeur sur son compte X. "J'ai parfois le sentiment d'être devenu une cible facile." Pour l'instant, pas de date de procès, mais l'avocate de la jeune femme qui a porté plainte se dit soulagée. - C'est une victoire judiciaire qu'on attendait.

Pour ma cliente, c'est un soulagement et un espoir. C'est le soulagement d'avoir été entendus par la justice et d'avoir droit à un procès. Les magistrats n'ont pas traité ce dossier différemment parce qu'A.Hakimi est célèbre.

Alors même qu'il est célèbre, il est mis en accusation pour viol. Je crois que si on avance dans cette voie, qu'on contribue à fissurer la forteresse du déni, de l'impunité des violences sexuelles jusque dans le monde du football masculin, on avancera vraiment dans la lutte contre les violences sexuelles. - A.Bégot: Autre affaire, la disparition de la petite Lyhanna.

On a appris qu'elle avait été violée. L'ADN du principal suspect, Jérôme Barella, a été retrouvé sur son corps. De quoi bouleverser les habitants de Fleurance, toujours sous le choc près d'une semaine après les obsèques de la petite fille. - C'est ce qu'on craignait le plus, un viol.

Une horreur au-dessus de la tristesse qu'il y a depuis des semaines. - C'est grave, ce qui est arrivé. Je sais pas comment vous dire...

C'est un choc, un gros choc. - On est venus se recueillir un peu sur la tombe de Lyhanna. C'est triste. - Ca nous touche, depuis hier.

Nous avons eu les résultats de l'autopsie, une partie des résultats. C'est poignant, affreux. Il n'y a pas de mots. - M.Bouhafsi: Bonsoir, N.Perez.

Vous êtes grand reporter à France Télévisions et spécialiste police-justice. On appris que Lyhanna avait été bâillonnée avec du scotch. - N.Perez: C'est ce qui a été retrouvé dans les analyses.

Elle a été bâillonnée avec du scotch, certainement été ligotée au niveau des poignets et des chevilles. C'est ressorti des résultats partiels de l'autopsie. En revanche, on ne sait toujours pas quelle est la cause exacte de la mort. - A.Bégot: Quand vous dites ça, on ne le sait pas ou les enquêteurs ne le disent pas encore? - N.Perez: Je pense que les enquêteurs ne savent pas et les médecins légistes sont encore en train de travailler.

Deux hypothèses sont privilégiées. Soit elle a été étouffée puisqu'on sait qu'elle a été bâillonnée. Elle a pu être étouffée.

Soit elle a été étranglée. Une enfant de 11 ans, le larynx n'est pas encore formé et est très souple. Si elle a été étranglée, son larynx s'est remis dans l'état normal.

C'est compliqué et ça demande de nouvelles expertises et prend beaucoup de temps. On ne sait pas la véritable cause de la mort par rapport au suspect qui, à ce stade, n'a donné aucune information. - M.Bouhafsi: On a retrouvé des ecchymoses sur la tempe de Lyhanna.

Il y a eu des coups, sans doute? - N.Perez: Quelque chose pointait sur sa tempe.

C'est une ecchymose sur sa tempe gauche. Il y a également des hématomes sur le reste du corps et l'ADN du suspect retrouvé sur le corps et les vêtements. Même chose, on ne sait pas si c'est le suspect qui l'a violée.

On sait qu'elle a été violée, mais on ne sait pas si c'est ce suspect. - A.Bégot: Jérôme Barella est mis en examen pour enlèvement et séquestration.

Il va sans doute bientôt être encore entendu par le juge d'instruction qui devrait lui signifier sa mise en examen pour viol et meurtre? - N.Perez: Initialement, l'enquête était ouverte pour enlèvement et séquestration.

Elle vient d'être ouverte pour enlèvement, séquestration et meurtre. Il sera à nouveau interrogé, mais il est resté mutique jusqu'à présent. - A.Bégot: C'est stupéfiant.

On a ces vidéos où on le voit avec la petite dans sa voiture. Il ne peut pas le nier. Il dit qu'il l'a déposée devant la piscine, fermée ce jour-là.

A part ça, rien? - N.Perez: Rien.

Les enquêteurs vont devoir amener les preuves et notamment l'autopsie. C'est la raison pour laquelle il faut faire des expertises et contre-expertises pour être précis et pouvoir le confronter. - M.Bouhafsi: Il ne reconnaît aucun fait pour l'instant. - N.Perez: Juste le fait qu'il connaissait cette enfant, que c'était une amie de ses enfants mais qu'il n'a rien fait sur elle. - M.Bouhafsi: Sur notre plateau, il y avait L.Valdiguié qui expliquait que c'était devenu un fait de société, l'affaire Lyhanna, et que l'élection présidentielle avait démarré le jour du drame de la disparition et de sa mort.

Vous êtes d'accord? - N.Beytout: En partie, oui.

C'est quelque chose qui secoue très profondément la société française. Cette affaire va durer...

Plus on va avoir des révélations sordides, plus ça va animer la chronique de cette horreur et plus on se reposera la question de savoir comment ce type a pu rester dehors alors qu'il s'était passé des choses déjà très graves qui avaient été négligées par la justice et par la gendarmerie. Ca met en lumière un dysfonctionnement monstrueux de la justice et de la gendarmerie, et ça dit quelque chose de cette erreur de vision de ce qu'est la transformation de grandes machines comme la justice...

Oui, on construit des prisons, on embauche des gens, mais on n'est pas capable de comprendre qu'envoyer un dossier à charge d'un tribunal, d'un ministère public à l'autre, ça ne peut pas se faire par courrier, mais ça doit se faire par électronique. Cette modernisation, c'est beaucoup d'investissement et de temps, mais l'Etat français est complètement nul là-dessus. - A.Bégot: Le résultat de cette enquête administrative sera très important.

C'est lundi. Il va falloir que des sanctions soient prises s'il y a dysfonctionnement. - N.Beytout: Sur le côté politique, j'ajoute qu'on commence à comprendre que les femmes, les familles qui manifestent devant tel ou tel tribunal, à Paris et en province, commencent à être peuplées de gens qui se revendiquent de LFI de façon très nette.

On voit que la politique politicienne, pour revenir sur la question qui amènera un débat...

La politique politicienne serait un filtre là-dedans. - M.Bouhafsi: C'est important que les Françaises et les Français aillent manifester chaque lundi là-dessus et qu'on rappelle que c'est important.

Ce nom ne doit pas être un énième drame. On ne parle quasiment pas des enfants dans notre société. La belle histoire du jour...

Ce manuscrit inédit de Mozart retrouvé à la Bibliothèque nationale de France. - A.Bégot: 44 pages comprenant 7 pièces pour harpe et flûte.

Il a été retrouvé au début du mois de février dans les archives de la BNF au milieu d'un paquet de manuscrits anonymes. Il a été authentifié début avril. - Ce qui m'a frappé, c'est sa façon de faire les accolades avec 2 traits obliques.

J'ai comparé avec d'autres manuscrits numérisés. Les correspondances me sont apparues assez évidentes. Le directeur de la bibliothèque du Mozarteum de Salzbourg est venu l'examiner.

Quand il a vu la page 3, la première où apparaît l'écriture de Mozart, j'ai vu que lui non plus n'avait aucun doute. - A.Bégot: On pourra entendre ces morceaux dimanche lors d'un concert de l'Orchestre philharmonique de Radio France.

Séance de rattrapage lundi à 15h sur France Musique. - M.Bouhafsi: Football, désormais.

L'Amérique vit au rythme de la Coupe du monde. - A.Bégot: Vous vous souvenez du clapping des Islandais.

Cette année, place au drakkar des Norvégiens. Tout un stade rame au même rythme, chorégraphie impressionnante. C'est dingue.

Ils font ça partout... - Y.Goosz: Ils avancent? - A.Bégot: Regardez sur les escalators.

Ca avance, ça recule, même. Même les députés norvégiens s'y sont mis. - A.Bégot: Côté écossais, les supporters sont aussi en grande forme.

En l'espace d'un seul match, ils ont vidé tous les fûts de tous les bars de Boston. ... - A.Bégot: Les Ecossais, quand ils n'ont pas une pinte à la main, ils jouent au foot avec la police locale.

Les agents américains découvrent l'ambiance du Vieux Continent. ... - M.Bouhafsi: La Coupe du monde est également l'occasion de se prendre au jeu des pronostics. - A.Bégot: Une application cartonne, c'est Mon Petit Prono.

L'application est en tête des téléchargements depuis le début de la compétition. 3 millions de Français s'y sont inscrits. On parie entre copains et entre collègues.

En entreprise, la rédaction de "C à vous" s'est prise au jeu. - Je suis la première de la rédac avec 20 bons scores. C'est le talent. - Tu as l'habitude de suivre le foot? - Pas du tout.

Juste avec la Coupe du monde. - Je suis 3e. - Je suis 12e.

C'est pas une très bonne saison pour moi mais c'est le début de la compétition, alors j'espère que je vais me refaire très vite. - M.Bouhafsi: Merci à vous tous.

Les succès diplomatiques d’Emmanuel Macron - C à Vous l’intégrale - 19/06/2026 — Emmanuel Macron · Pourquijevote