Dominique de Villepin: "Comme on arrive pas à intégrer, on divise, on stigmatise, on essentialise !"
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 90 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 11:09OuverteRéponse directe
Quelles seraient vos deux premières initiatives demain si vous étiez président à l'égard de l'Algérie ?
- 22:04OuverteRéponse partielle
Faut-il instaurer dans l'éducation des voyages pour voir l'horreur de la guerre en Algérie ?
- 29:59OuverteRéponse directe
La lutte antiraciste est-elle confisquée par le CRIF et la LICRA ?
- 34:19OuverteRéponse directe
La cause palestinienne est-elle une cause mondiale revendiquée par la jeunesse ?
- 36:27OuverteRéponse directe
Quelles initiatives contre les féminicides ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 8:15Dominique de VillepinFait
« C'est la démocratie, c'est la République, c'est la nation française car nous vivons aujourd'hui à l'heure de la fragmentation. »
- 14:05Dominique de VillepinFait
« Ce piège, c'est le piège identitaire où la politique n'a plus pour but de servir les citoyens. »
- 21:21Dominique de VillepinFait
« Il faut véritablement tourner la page de ce qu'a été notre histoire avec ces moments forts et en même temps ces très grandes douleurs. »
- 25:36Dominique de VillepinFait
« reconnaissance et je ne dis pas repentance. »
- 35:04Dominique de VillepinFait
« On ne peut pas parce que on considérait qu'il y a un esprit de résistance qui justifie tout et bien faire l'éloge du 7 octobre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,3 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Comme on n'arrive pas à intégrer comme on voudrait le faire, comme on narrive pas à mener une politique d'immigration, comme on narrive pas à renvoyer chez eux les OCUTF, qu'est-ce qu'on fait ? On divise, on stigmatise, on essentialise l'autre.
[musique]
La matinale avec Kill sur PE FM. Et ce matin, bien plus que jamais, nous sommes au cœur de l'actualité avec un invité exceptionnel que nous allons accueillir dans un instant, monsieur Dominique de Villepin, ancien premier ministre. ancien ministre des affaires étrangères. Vous avez notamment porté la voix de la France sur la scène internationale lors du fameux discours historique à l'ONU en 2003. Vous revenez aujourd'hui au centre du débat public avec votre mouvement la France humaniste avec des prises de position fortes sur Gaza, sur l'Algérie, l'Europe et l'avenir politique du pays. Bonjour Nasser Ketan. Bonjour Kim. Bonjour Dominique de Vilpin.
Merci 1000 fois d'avoir accepté notre invitation. Alors si je dis bienvenue et merci au futur président de la République française d'avoir accepté notre invitation. Vous réagissez comment ? [rires] Bah écoutez, attendons, soyons prudents. Vous savez, dans ce domaine, c'est les Français qui choisissent. Le combat n'est pas encore engagé. Ce sera, je l'ai dit, un combat spectaculaire parce que l'enjeu est spectaculaire. 2027, c'est la question de la démocratie française, c'est la question de notre capacité à vivre tous ensemble. C'est la République qui est aussi au cœur du débat et c'est la place de la France dans le monde.
Donc c'est beaucoup de gros enjeux, personne ne peut s'en désintéresser. L'avenir ne ressemblera pas à ce que nous connaissons si nous faisons des choix qui conduisent au renimement de ce que nous sommes. Nous portons un héritage et cet héritage, il faut y être fidèle. Donc c'est ce qui m'animent et et je souhaite avec tous ceux qui portent la même ambition, qui portent euh le même dessin et bien travailler main dans la main. Alors il y a une question qui me tarde euh vous faites partie des personnalités les plus populaires de France au côté de Zinedin Zidane et de Jean-Luc Goldman. Vous êtes vous arrivez quasiment en tête des personnalités politiques en tout cas.
Mais quand on fait des sondages, hein, des instituts de plus en plus contestés, d'ailleurs, vous êtes donné à 5 %, 10 % et cetera, euh c'est moi ça me je comprends pas ça. C'est une énigme pour moi. Oui, je pense que c'est une énigme assez simple. Euh je suis resté à l'écart du jeu politique et non pas volontairement, mais les circonstances ont fait que pendant 18 ans, je me suis éloigné de la politique. Donc les Français euh ne me situent pas forcément dans le combat politique, dans la bataille politique, dans le jeu électoral. Et il s'agit pour moi de prendre à bras le corps ce qui préoccupe les Français et de montrer qu'il y a une alternative à ce qui se dessine.
Il ne faut pas être glanc clair pour comprendre que le chemin semble tout tracer. pour le Rassemblement national. Est-ce que c'est une évidence ou est-ce qu'au contraire nous pouvons offrir une alternative contrariée d'une certaine façon ? Hein ? C'est Oui. Est-ce qu'on est-ce qu'on subit le jeu politique ? Est-ce qu'on cède à à la folie des images ? Est-ce que est-ce que les algorithmes de TikTok, d'Instagram vont voter à notre place ? Et on voit bien que les esprits sont tout enti entier conditionnés par la mise en scène de ce qu'est devenu la politique.
Moi, je souhaite que la politique retrouve ses droits, c'est-à-dire qu'elle retrouve sa rugosité, la rugosité du débat d'idée, la rugosité aussi de la vérité, de la réalité. Aujourd'hui, c'est un jeu d'image. Euh, parfois des images et des situations très regrettables quand Jordan Bardella se fait enfariner ou quand il reçoit un œuf sur la tête, nous sommes dans le pire de la politique, c'est-à-dire la politique qui conduit à la violence. Ceci doit être condamné par tous. Donc, nous avons besoin de comprendre que derrière la politique, c'est le destin de la France et des Français.
Et si je reviens 18 ans plus tard dans le jeu politique, c'est à la fois pour porter cette vision de la France et des Français, mais en même temps une expérience. Alors justement quand vous, je sais que vous sillonnez la France, vous allez dans des colloques, vous allez dans des réunions de d'associations. Euh la président de la République, c'est la rencontre entre un homme, un destin et les Français. Est-ce que vous avez l'impression que vous voulez rencontrer ces Français ? Bah, j'essaie le plus possible. Ce n'est pas quelque chose de de toujours simple. Il faut beaucoup se déplacer, beaucoup rencontrer, beaucoup écouter.
Personne à la science infuse et et chacun voit bien à quel point il y a une complexité derrière tous les sujets. Que l'on parle de handicap, que l'on parle de pouvoir d'achat, que l'on parle de la dépense sociale, tout est extraordinairement complexe et chacun a compris qu'il n'y avait pas de solution simples. Mais notre pays souffre d'un mal qu'il faut apprécier d'emblé, c'est que notre pays est bloqué. Il est bloqué. politiquement, il est bloqué économiquement par l'attentisme que nous connaissons aujourd'hui. Pas de prévisibilité. N'importe quel entrepreneur, chef d'entreprise, partout en France a besoin de comprendre où nous allons. Cette stabilité, elle n'est pas au rendez-vous.
Alors alors euh monsieur le Premier ministre euh vous avez créé un parti qui s'appelle la France humaniste. C'est pas un pléonasme ? On aimerait croire que c'est un pléonasme mais ce la France elle est humaniste. Pourquoi pourquoi vouloir rajouter une humaniste ? Parce que ce n'est pas acquis et c'est un c'est un héritage qui est aujourd'hui menacé. On on le voit avec la montée des populismes, on le voit avec la polarisation, la radicalisation du jeu politique.
Il y a aujourd'hui de très nombreuses tensions qui font que et bien le risque c'est bien de nous éloigner de cette réalité et le combat c'est que nous restions ce que nous sommes, que nous restions fidèles à la France de toujours, que nous restions soucieux de défendre les valeurs républicaines qui sont la France. Mais on voit bien que dans tous les domaines, il y a des torsions, il y a euh des radicalités. On le voit sur les questions de laïcité, on le voit sur euh les questions même du quotidien. Donc il faut se battre pour que euh notre capacité à partir des principes qui son qui sont les nôtres, principes d'égalité euh liberté soit véritablement défendu. Ce sont des biens fragiles.
Vous parlez vous parlez de se battre et et vous mettez les mains dans le cambouille parce que vous descendez dans l'arène et vous avez monté donc ce parti la France humaniste et on retrouve autour de Benoît Jiménez le maire Gargoness ce parti qui est en train de se structurer et on retourne aussi de d'Amed Law sénateur de la Saint-San aussi un certain nombre d'élus qui vous rejoignent autour de Rachid Mocran avec la société civile aussi des gens qui vous rejoignent spontanément dans toute la France on a l'impression que ça se lève et que ça vous rejoint Ça se lève, ça bouge vite, ça se mobilise. Nous avons aujourd'hui un mouvement qui compte plus de 40 50000 adhérents.
C'est dire que nous sommes le 3e ou 4e parti de France en en quelques mois. Il y a là un mouvement important et surtout beaucoup de passion et de conviction. Beaucoup de jeunes qui veulent croire en notre capacité à à défendre une certaine idée de la France. car je reste fidèle à à l'héritage gauliste et euh nous nous structurons dans quelques semaines, nous aurons le siège de notre mouvement qui sera créé, nous aurons des correspondants dans l'ensemble des départements. Donc c'est un travail difficile, un travail ingrat que celui de s'organiser, que celui de de se coordonner mais nous voulons véritablement être en mesure de mener la grande bataille qui s'annonce.
Euh monsieur le Premier ministre, il y a un mot, jamais un mot n'a été aussi utilisé qu'en ce moment, c'est le mot de réarmement. Réarmement face à la guerre en Ukraine. Réarmement face à l'inflation et au un budget introuvable, réarmement face aux crises successives qui s'accumulent. Il y a un mot qui n'est jamais utilisé, c'est le mot de confiance. Finalement, est-ce que c'est pas la démocratie qu'il faut réarmer ? Vous avez raison, c'est la démocratie, c'est la République, c'est la nation française car nous vivons aujourd'hui à l'heure de la fragmentation. Les Français sont divisés et ils se divisent.
Et malheureusement, les partis politiques souvent n'ont pas d'autre but que les diviser davantage. Chacun joue sa petite portion électorale, son petit marché de façon à se positionner de la meilleure façon en vue du premier tour de l'élection présidentielle. Je ne crois pas à cette démarche. Je crois qu'il faut affirmer d'emblé l'unité française, l'unité de la nation, l'unité de la République et la vérité de nos principes vécues au quotidien. Un des grands drames de notre pays, c'est que nous nous sommes éloignés de ces principes. Oui.
Vous dites dans dans le livre que le pouvoir de dire non, page 65, vous dites "C'est la démocratie vidée de ses garanties réduite à sa forme brute, instrumentalisée en Israël comme aux États-Unis. Le juge incarne l'ennemi de l'intérieur, l'empêcheur de commencer de commander en rond. Donc on on les accusations contre la dictature des juges. Donc vous dites que oui, c'est la démocratie euh qu'il faut sauver et ça commence par les arts, l'éducation, écrire, filmer, transmettre. Donc vous êtes très attaché à cette idée de démocratie qu'il faut réenchanter. Oui, la tentation c'est la fuite en avant.
c'est la critique permanente de tout, de nos institutions, de la justice, de la police, de la sécurité. Je crois qu'il faut comprendre que dans tout état, il faut des piliers, des piliers qui incarnent l'ordre public, des piliers qui incarnent la justice sociale. Et c'est cet ordre républicain et cet équilibre entre l'ordre républicain et la justice sociale qui sont déterminants. L'État est en train de s'affaisser.
l'État qui permettait qui qui permettait à notre pays de se tenir debout, qui en était en quelque sorte la colonne vertébrale, et bien l'État doute, hésite, se fragilise et c'est donc cette reconstruction, vous parlez de réarmement qui me paraît si important, la capacité de remettre chaque chose à sa place et de donner un rôle à chacun. Nous sommes dans une société où trop facilement on accepte que des pans entiers de cette société vivent en marge et l'on voit la catastrophe. Quand nous sommes confrontés à des grands défis, on le voit aujourd'hui avec les trafics de drogues, euh les grands réseaux, et bien nous n'avons plus alors la capacité à répondre et à réagir.
De retour sur notre plateau [musique] de la matinale avec notre invité euh ce matin, monsieur Dominique de Villepin, ancien premier ministre, ancien ministre des affaires étrangères et Nasser Ketan. Alors, si vous le permettez Nasser, j'ai trois thématiques qui reviennent régulièrement de nos auditeurs. Ils aimeraient évidemment que vous abordiez les relations franco-algérienne, relation abîmée, le sujet évidemment de de la Palestine, un sujet très important et un troisème sujet qui nous a été aussi suggéré par les auditeurs, ce sont les féminicides. Voilà, un sujet qui tient donc à cœur à nos auditeurs et qu'ils aimeraient que vous abordiez. Tout à fait.
et Dominique de Vilpin qui a sorti un magnifique livre Le pouvoir de dire non Dominique de Vilpin donc aux éditions Flammarion un très très beau livre que je vous conseille. Alors Cathb Yassine que vous connaissez, magnifique écrivain de région algérienne et connu mondialement a dit dans dans une de de ses livres être libre c'est pouvoir dire non parce que là vous dites le pouvoir de dire non et lui il dit être libre c'est pouvoir dire non. Oui c'est pour qu'il a écrit hein. Oui. Oui. C'est c'est c'est pouvoir dire non. C'est c'est pouvoir s'affirmer avec son entièreté avec toutes ses exigences. Est-ce que ça veut dire être en opposition, être en transgression ?
Mais mais c'est avoir la liberté euh de choisir, la liberté de s'opposer. Est-ce que tout le monde peut dire non ? Mais mais la le premier apprentissage des enfants, c'est de commencer par dire non. C'est ça fait partie de l'affirmation d'une personnalité. On on on se pose en s'opposant. La formule est bien connue et elle est pleine de bon sens. La première chose pour prendre conscience de soi-même, c'est de se mesurer au monde, aux autres, aux grands enjeux. C'est comme cela que la personnalité commence à s'affirmer. Donc ce ne doit pas être un systématisme. Il ne s'agit pas systématiquement d'être contre tout et de dire non à tout.
Mais pour pouvoir dire oui, il faut être capable d'affirmer ce que l'on est, son identité, sa personnalité et avoir la liberté de le faire. C'est ce qui manque dans malheureusement dans beaucoup de sociétés euh c'est cette capacité à ne pas être réduit à un oui euh obligé euh mandatoire soumis soumis mais de pouvoir s'affirmer euh entièrement de pouvoir affirmer sa responsabilité un vent mauvais souffle sur l'Europe il souffle outreatlantique xénophobie populisme démocratie illibérale surencher des prédateurs en tout genre On a l'impression que les aiguilles de la boussole euh s'affolent. Ici et là, on réclame des hommes forts. Mais est-ce que c'est pas d'un cap que les gens ont besoin ?
Est-ce que c'est pas un horizon euh de de paix, de prospérité dont ils ont besoin ? Ce cap, on a du mal à le saisir chez les hommes politiques. Vous avez raison. Nous avons d'autant plus de mal à voir le cap que nous sommes enfermés dans un piège. Ce piège, c'est le piège identitaire où la politique n'a plus pour but de servir les citoyens.
Elle n'a pas pour but d'améliorer la vie des citoyens mais ayant renoncé à améliorer cette vie parce que c'est difficile de mettre en place des politique et en particulier des politiques publiques comme on n'y arrive pas comme on narrive pas à intégrer comme on voudrait le faire comme on narrive pas à mener une politique d'immigration comme on narrive pas à renvoyer chez eux les OQTF qu'est-ce qu'on fait ? et bien on divise, on stigmatise, on essentialise l'autre et cette machine identitaire, elle a pour but de servir de spectacle, de détournement des attentions. Donc, vous avez raison, il faut une vision. Cette vision, elle est très simple.
Il faut que nous soyons capables de rester nous-mêmes dans un monde qui est un monde de plus en plus dangereux. La France, elle est riche de quoi ? Elle est riche de ses principes républicains. C'est ça qui fait que chacun d'entre nous a une place et chacun d'entre nous a une place comme citoyen. Ce qui s'est considérablement dégradé dans les dernières années, c'est cette importance de la citoyenneté. Nous avons tendance à vouloir nous juger les uns et les autres en fonction de notre origine, de notre confession. On règle des contes.
Regardons la loi euh posée par les Républicains, par Laurent Voquier qui pour la 1e fois euh veut se servir du voile, de l'interdiction du jeûne pour les les les jeunes hommes et les jeunes femmes. Donc essayez de poser des actes qui vont là encore détourner l'attention en oubliant que la laïcité ce n'est pas de s'en prendre à une religion pour privilégier une autre, mais de préserver la neutralité de l'État et le respect. c'est cultiver la peur et faire le lit des des Absolument la liberté de conscience le respect de la liberté de conscience c'est au cœur. Donc il faut un cap défendre nos valeurs, défendre nos idéaux mais pour cela, il faut aussi des gardes fous.
Or, nous sommes dans des sociétés qui ont perdu ces gardes-fous, qui se divisent, qui se fragilisent et et c'est cette difficulté, cette incapacité à nous affirmer en Europe et dans le monde, à nous défendre, qui nous conduit ainsi chacun à se retourner contre les autres. Et cette machine à détruire, cette machine à diviser, il est urgent de l'enrayer. Et une fois de plus, la réponse c'est la République. Toute la République, c'est un état capable de structurer la réponse en terme de politique publique et c'est une nation. Arrêtons d'opposer des origines, arrêtons d'opposer des confessions. Rassemblons-nous, c'est l'essence même du gaulisme.
Le général de Gaulle voyait un peuple rassemblé, le peuple du sursaut, celui qui est capable de faire face dans la difficulté. Ce n'est pas un peuple qui compte les bons et les mauvais, qui compte les forts et les moins forts. C'est celui qui donne une place à chacun. Alors Dompin, votre aura et entre autres hein le discours de de l'ONU pour dire non à la guerre en en Irak et sur les questions internationales, vous êtes apparu comme quelqu'un qui qui était aux antipodes des éléments de langage habituel, notamment sur la Palestine et sur l'Algérie.
Sur la Palestine dans une récente interview et Louis Plenel, le fondateur de Média Part dit à propos de la Palestine, on ne répare pas un crime par une injustice. L'Occident a une responsabilité morale dans le laisser faire d'Israël qui commet un génocide au vues et au suus du monde entier. Nous avons en matière internationale, nous français, deux boussoles auxquelles nous devons rester fidèles. La première, c'est le droit, le droit international. En toutes circonstances, nous devons nous référer à ce droit, le respecter et nous mobiliser avec la communauté internationale pour faire en sorte que tous les États soient au rendez-vous. Nous avons une deuxième boussole, c'est la justice.
Or, nous le savons, au lendemain de la deuxième guerre mondiale, avec la création de l'État d'Israël, il y a quelque chose qui a été raté, quelque chose qui a manqué, c'est la création et la reconnaissance d'un État palestinien. Et nous savons que le Moyen-Orient ne pourra pas trouver son équilibre. Tous les États arabes, musulmans de la région le savent sans cette reconnaissance. Ce qu'il faut donc, c'est essayer d'avancer. La France tardivement a compris qu'il fallait poser comme un acte fondateur euh la reconnaissance de l'État palestinien. Mais nous voyons bien que mais à chaque fois on parle de réunir des conditions. La route est encore longue. La route est encore longue.
Nous voyons bien que la première phase du plan de paix qui avait été décidée par Donald Trump et qui devait conduire au cesser le feu et bien sûr à la libération des otages et la remise des dépouilles de ceux qui étaient morts pendant ces prises d'otage n'a pas conduit au retrait israélien et ne conduit pas non plus à un véritable cesser le feu. Donc notre responsabilité de français et d'Européens, c'est de continuer à mener ce combat pour faire en sorte qu'enfin ce cesser le feu puisse trouver une place. C'est le destin bien sûr de Gaza. C'est aussi la situation si Jordanie qui se dégrade également.
C'est l'incertitude qui continue de peser sur le Liban et sur la Syrie avec toute une série d'initiatives militaires de la part d'Israël. Donc nous devons créer ces conditions pour que véritablement ce Moyen-Orient puisse trouver sa stabilité. Puis vous parliez tout à l'heure de l'Algérie. Nous voyons bien à quel point euh tous ceux qui veulent euh faire l'éloge de la radicalité, faire les loges euh de la confrontation en tort. Cette confrontation, cette radicalité ne peuvent conduire qu'à des positions de plus en plus dures de chaque côté. Il nous faut retrouver un langage commun. Il nous faut retrouver un objectif commun et c'est pas très difficile.
Nous avons une histoire partagée, nous avons des franco-algériens, nous avons des Algériens qui vivent en France. Nous devons à tout cela de retrouver une parole commune. Et Boem Sansal a été libéré. Je veux croire que d'ici quelques semaines, Christophe Glaise le sera aussi et que nous aurons alors les conditions entre les deux président de la République pour renouer. De ce point de vue-là, euh Laurent Nugnaèz a clairement marqué sa volonté d'aller de l'avant. Et bien, il faut encourager tous les efforts qui vont dans ce sens. Tant les problèmes que nous avons à régler sont nombreux.
Il n'y a pas uniquement les questions de mémoire, il y a des enjeux euh également économiques, des enjeux euh des enjeux euh géopolitiques très importants. Tant la situation se dégrade au Sahel, tant la question du SAR occidental reste encore une solution euh une une un problème difficile à régler. Donc sur tous ces sujets et bien la France et l'Algérie doivent trouver le moyen d'avancer d'avancer ensemble dans le respect mutuel. Une question. Oui, justement sur ce même euh sujet. Euh je sais que vous êtes euh quelqu'un d'engagé.
Vous prenez euh souvent des des des prises de position qui sont à l'opposé de ce que l'on peut entendre dans les médias aujourd'hui qui euh malheureusement dénigre euh euh ce pays qui est l'Algérie, mais aussi finalement les franco-algériens euh et bien plus parfois. Quelles seraient vos deux premières initiatives demain si vous êtes justement le président de la France à l'égard de l'Algérie ? Quelles seraient vos deux premières actions ? La première, c'est ce qui n'a pas encore été fait, ce que le président Macron s'est efforcé de commencer. Il a initié à travers la reconnaissance d'un certain nombre d'événements tragiques, historiqu pays. Mais je crois que il faut aller plus loin.
Il faut véritablement tourner la page de ce qu'a été notre histoire avec ces moments forts et en même temps ces très grandes douleurs. Cette reconnaissance de peuple à peuple, cette reconnaissance d'état à état, elle doit être faite avec un regard global. Euh nous l'avons fait sur Maurice Ododin, nous l'avons fait sur un certain nombre de grands sujets de rendez-vous 1961. Il faut aller plus loin. C'est véritablement la capacité à assumer toute notre histoire et à reconnaître et à reconnaître toutes les douleurs qui se sont produites de part et d'autre. Je crois que nous arrivons au moment où cela devient possible.
Dominique de Vilpa, sans rentrer dans la hiérarchie des douleurs que que vous venez d'invoquer, est-ce queil faut pas, comme vous dites, il faut instaurer ça dans l'éducation, dans dans à l'école, dans dans l'enseignement de la guerre ? Est-ce que par exemple comme on fait euh avec des enfants d'école et cetera, on les emmène dans des camps à au suite et cetera pour qu'ils voient l'horreur de la choa et cetera des enfants français ? Est-ce qu'il faut pas faire la même chose par exemple en Algérie emmener des enfants là où il y a eu les ensumades dans les grottes du Da ? Est-ce qu'il faut pas les emmener dans le sud où il y a eu les les les expériences nucléaires ?
Est-ce que par exemple il faut pas un geste comme Elmulco des Mitteran quand ils ont fait la conation la main dans la main et ils se sont est-ce qu'il y a pas des gestes comme ça qu'il faut montrer qui sont beaucoup plus emblématiques que bon bien sûr qu'il faut reconnaître les crimes et cetera mais ça l'Algérie va pas donner des médailles parce que on a reconnu la torture et cetera ça est-ce que c'est pas des gestes comme ça qu'il faut inscrire tant la consubstantialité entre la France et l'Algérie est importante vous touchez du doigt un élément nos mémoires aujourd'hui ne sont pas réconciliées.
Chacun d'entre nous vit avec ses propres repères sans toujours reconnaître la mémoire de l'autre. Ce qu'il faut franchir comme étape, ce que nous avons été capables de faire avec l'Allemagne, c'est euh la reconnaissance d'une histoire commune que nous n'avons pas vécu forcément de la même façon, qui nous a séparé, qui euh nous a euh traumatisé à bien des égards et il faut être capable de franchir cette étape. Alors bien sûr, ce cette capacité à aller sur place, à mieux se connaître en tant que peuple, elle est importante.
Mais voyez comment au fil des décennies, en dépit d'une politique différente suivie par le gouvernement algérien, en particulier en ce qui concerne la langue, le français reste un patrimoine partagé entre nous ici en France et les Algériens. Il y a donc une volonté, un attachement. Il y a des racines communes. Ça rien ne pourra les effacer. Donc trouver au-delà des petits pas qui ont été engagés depuis des années, une fois de plus, il faut saluer l'effort côté algérien et côté français d'Emmanuel Macron. Mais nous avons besoin maintenant d'un regard, d'une reconnaissance de peuple à peuple, de personne à personne. Il s'agit d'une reconnaissance des identités.
Dans cette reconnaissance Dominique de Villepin, le président Teboun a organise une réunion hier, le 31 et et aujourd'hui des pays africain pour demander de verser des réparations à l'Afrique. Donc la France, l'Allemagne, la Belgique, l'Angleterre sont un peu invoqués mais pas la Turquie qui a colonisé aussi l'Afrique du Nord pendant près de 5 siècles. Et cette initiative réclame une justice pour les Africains et les personnes d'ascendance africaine à travers la réparation. Et on a l'impression que l'initiative du président Teboun vient en en écho à ce que vous écrivez page 129 de votre livre, le pouvoir de dire non.
Ne pas reconnaître la portée du colonialisme, c'est entretenir un sentiment de supériorité morale qui rend sour aux revendications des peuples opprimés. C'est ce que vous écrivez page 129. Oui, il faut il faut être lucide, être capable de revenir sur son passé mais en évitant toutes les choses trap. Vous savez euh avancer sur le plan de la mémoire, avancer de peuple à peuple, ça veut dire d'éviter tout ce qui euh dans le cours du chemin peut vous amener à régresser.
Et nous avons longtemps buté sur cette question ici en France, sachant que les idées de réparation, les idées de repentance bloquent une partie importante ou des segments importants de la population française qui ne sont pas prêts à cela. Et c'est pour ça que je dis bien reconnaissance et je ne dis pas repentance. reconnaissance, c'est la capacité à reconnaître en l'autre quelqu'un de différent mais auquel nous sommes liés très profondément par la géographie, par l'histoire, par la culture.
Il s'agit donc d'aller au-delà du point de vue de l'humanité partagée que nous avons en évitant ces jeux de rapport de force qui sont des jeux mémoriels bien sûr, mais qui sont aussi des jeux de rapport de force dans d'autres domaines. On l'a vu encore récemment dans la relation entre la France et l'Algérie. Donc essayons d'être guidé par ce qui doit constituer entre la France et l'Algérie la clé. C'est quoi le sésame entre nous ? C'est l'intérêt général. Il y a un intérêt général. faire en sorte que l'Algérie, l'Afrique du Nord puisse la Méditerranée, la Méditerranée puisse retrouver la capacité à à se défendre sur le plan économique.
L'Algérie et les pays d'Afrique du Nord, le Maroc, la Tunisie, c'est un formidable potentiel économique. Est-ce que nous sommes véritablement à la hauteur des potentialités, des possibilités ? Sur le plan géopolitique, nous voyons bien le risque djihadiste qui existe aujourd'hui au Sahel. Nous voyons bien à quel point le Sara occidental reste encore une épine très profondément plantée. Il y a un chemin. L'Algérie est en train de normaliser, d'améliorer considérablement ses relations avec les États-Unis tout en préservant les relations qu'elle a historiquement avec la Russie. Voilà un mouvement qui peut replacer et l'Algérie et l'ensemble euh de l'Afrique du Nord dans le concert des nations.
Nous devons appuyer ces mouvements qui doivent permettre de regarder vers l'avenir. Un des drames aujourd'hui pour nombre de populations dans cette région, c'est le sentiment toujours d'être piégé dans un regard vers le passé. regardons vers l'avenir et nous subissons nous en France à bien des égards le même problème et c'est ensemble que nous pouvons arriver à bâtir un avenir commun. De retour sur notre plateau avec monsieur de Villepin qui est notre invité ce matin et Nasser Ketan. Monsieur le premier ministre, récemment au collège de France, vous avez été une victime collatérale autour d'un colloque. Un colloque qui a été interdit pour antisémitisme et apologie du terrorisme.
Vous deviez intervenir sur la situation en proche Orient et vous n'avez pas trop réagi là-dessus. J'ai d'autant plus réagi que le colloque a finalement eu lieu et donc j'ai pu dire ce que j'avais à dire. Euh quand on regarde euh ce type d'événement euh et ce type de polémique, on voit bien que euh on s'arrête à la polémique mais on ne cherche pas à comprendre ce qui se passe. Ce qui se passe, c'est la difficulté qu'il y a aujourd'hui euh encore en France à pouvoir dialoguer, à pouvoir s'exprimer, à pouvoir se se comprendre sans polariser le débat, sans s'arrêter à la seule polémique.
Et et moi, je j'appelle de mes vœux une France où on puisse parler avec tout le monde et on puisse parler de tout dans un esprit de compréhension, dans un esprit de dialogue. Vous savez quand la parole est limitée, quand elle est empêchée, et bien ce qui surgit immédiatement c'est la violence. Et donc nous avons intérêt à faire en sorte que la France payre expression et surtout quand il s'agit d'un colloque organisé par l'une des personnalités les plus respectées du Collège de France, le professeur Henri Laurence, qu'à aucun moment le soupçon de censure ne puisse peser et je vois avec inquiétude le débat se restreinde.
La polémique l'emporter à chaque fois à tel point que le directeur du collège de France interdit le le colloque. C'est incroyable. C'est incroyable. L'exemple que vous prenez est bon. Mais ce ce dont nous parlons se vérifie tous les jours à travers un certain nombre euh de médias, de réseaux sociaux, euh de chaînes en continu où la parole est euh limitée à ceux qui pensent de la même façon sans que le dialogue puisse se nouer. Nous sommes plus forts quand nous pouvons écouter l'argument des autres et c'est à cela que nous devons nous app làdessus.
On a l'impression que euh je veux dire la la lutte antiraciste ou la lutte contre l'antisémitisme est confisquée par deux organisations, le CRIF et la LICRA qui sont des associations militantes engagées au côté du gouvernement israélien dans une surencher sans fin. Ces structures apportent le conflit en France et personne ne soulligne cette duplicité. On a l'impression qu'on évacue le le MRAP, la Ligue des droits de l'homme et cetera. On a l'impression que tout ça se construit autour de gens comme Pierre André Tagief, Pascal Brookner et cetera. Vous savez, je me suis fixé une règle dans ma vie politique et ma vie d'homme.
C'est ne jamais m'en prendre à des personnes, ne jamais polariser sur telle ou telle institution. Euh la diversité fait partie de notre paysage intellectuel, culturel, politique et et moi je souhaite que chacun puisse s'exprimer, chacun puisse faire ce qu'il doit faire, qu'il s'agisse de la licra ou de toute autre organisation. Je suis respectueux du rôle de chacun. Mais ce qui me paraît essentiel, c'est que nous évitions les uns et les autres l'essentialisation. c'est quand euh euh telle personne considère qu'il détient euh l'ensemble euh des positions juste et qu'il interdit à l'autre de s'exprimer.
Nous avons nous Français à préserver ce patrimoine d'échange, de dialogue sans tomber dans cette querelle qui consiste à faire le procès d'intention quand même des éléments comme il y a eu la diabolisation du drapeau palestinien. C'est un drapeau parmi tant d'autres. Pourquoi diaboliser ce ce drapeau ? Pourquoi ? De la même façon, on pourrait euh évoquer les questions liées à ce qu'on a appelé l'entrisme ou le séparatisme. Nous devons à la fois être soucieux de liberté et en même temps, nous devons pas être dupe qu'il y a des organisations des deux côtés qui ont la tentation de tirer la couverture à eux et d'instrumentaliser l'opinion publique.
Et donc, nous devons veiller et c'est cela la France, c'est ça la République, à nous retrouver sur des valeurs. Moi, je refuse l'instrumentalisation des deux côtés et malheureusement tout au long du conflit de Gaza qui n'est pas terminé, on a vu cette instrumentalisation, on a vu ce rapport de force créé. La France doit être au-dessus de cela. La France doit trouver le moyen de s'appuyer sur des principes et non pas godiller d'une partie à une autre. Et c'est en cela que la la diplomatie française n'a pas su toujours trouver le cap. Nous, notre objectif, ça reste l'essentiel, c'est la paix et la justice. Il ne s'agit pas d'interdire à X ou d'interdire à Y.
Il ne s'agit pas de faire droit à l'un ou à l'autre, c'est de refuser toute instrumentalisation du débat. Et ça, ça doit conduire aussi dans notre pays à la vigilance. C'est c'est une obligation. Nous ne devons pas être naïfs. Il y a un certain nombre de mouvements islamistes qui existent dans notre pays et qui veut tirer l'avantage à eux. et ben soyons assez lucides pour éviter que notre société ne soit gagnée par des gens qui ne nous veulent pas du bien et qui ne veulent pas du bien à la République. C'est en cela que une loi comme celle proposée par la Républicain rate sa cible.
Cette loi, elle ajoute de la division, elle ajoute de la stigmatisation et au final, elle fait le jeu de ces mouvements islamistes rampant au sein de notre société qui cherche à tirer avantage de ces divisions et de ces stigmatisations. Le l'objectif pour nous, c'est de maintenir l'unité de tous les Français en évitant la division parce que ce sont ceux qui sont les ennemis de notre pays qui veulent tirer avantage de cette division. Monsieur le Premier ministre, mais on on stigmatise la jeunesse de façon générale.
Est-ce que aujourd'hui la cause palestinienne n'est pas devenue une cause mondiale comme l'a été la lutte contre l'Afrique du Sud à l'époque avec Mandela la lutte pour la libération du peuple algérien avec la révolution algène ? Aujourd'hui, la jeunesse de Harvard aux États-Unis, à la Sorbonne à Paris, à Cambridge en Angleterre ou en Espagne ou encore en Allemagne, la jeunesse saisie de ce combat aujourd'hui. Est-ce que la cause palestinienne aujourd'hui était une cause mondiale revendiquée par la jeunesse ? Mais c'est une cause, on le voit bien, qui a un écho dans le monde entier.
Mais est-ce qu'il faut que cette cause soit aveugle au fait qu'un certain nombre de groupes de mouvements, d'individus veulent instrumentaliser cette cause au bénéfice de l'antisémitisme ? Soyons lucide. Vous savez, la France, elle ne peut pas séparer l'ensemble de ses enfants et elle doit être soucieuse d'éviter parce que il y a toujours à l'œuvre au sein de notre société un esprit de ruse de gens qui tirent avantage de certaines causes. Moi que l'on avance pour créer un état palestinien, que l'on soit soucieux de justice, oui, que l'on instrumentalise cette cause à d'autres fins et en particulier dans certains cas contre la communauté juive ou pour promouvoir des actes antisémites.
Là, je dis non. Et c'est exactement ce que j'ai répété en clôture du colloque. On ne peut pas parce que on considérait qu'il y a un esprit de résistance qui justifie tout et bien faire l'éloge du 7 octobre. On doit condamner le 7 octobre. On doit condamner dans toute situation les actes de terrorisme. C'est une exigence absolue. Je ne suis pas porteur d'une parole démagogique. Je ne cherche pas à tout prix à gagner le soutien et à gagner des voix. Je suis véritablement soucieux de défendre la République en toute circonstances. Dominique de Villepin, merci d'avoir accepté cette invitation à la matine.
Je rappelle le pouvoir de dire non aux éditions Flamarion et puis je vous je vous propose aussi de nous retrouver dans les grands témoins dimanche prochain entre 17h et 18h toujours avec Dominique de Villepin et on aura l'occasion de rentrer dans le détail de ce livre et de développer un peu plus les questions de de ce matin. Merci d'avoir accepté notre invitation ce matin et à très bientôt. Merci à vous Dominique De Vulpin. Dernière petite question, on avait promis d'aborder ce sujet, c'est l'effet minicide évidemment, un sujet qui tient aussi à cœur aux auditeurs de de Bur FM. Qu'est-ce que vous pourriez dire sur ce sujet et quelles seraient vos initiatives ?
La la polarisation de la violence dans le cercle familial, nous le savons, est un des drames euh auxquels trop de familles sont confrontées et c'est un des drames qui minent la société française. La violence contre les femmes dont on ne parle pas assez parce qu'elle est à l'intérieur de la vie familiale, mais nous le savons, chaque heure, chaque jour, trop de femmes sont victimes. Le soutien, la mobilisation de la société, de nos institutions et en particulier des protections policières sont parfois trop lente à être mise en place, trop intermittentes. Elles interviennent souvent trop tard.
Combien de cas dramatiques de jeunes femmes qui sont rattrapées par des situations dangereuses alors même qu'elles avaient sollicité une protection, l'éloignement d'un conjoint violent. Donc euh oui, beaucoup plus d'écoutes, beaucoup plus d'attentes, des systèmes beaucoup plus réactifs et la possibilité d'accueillir euh des jeunes femmes avec leurs enfants pour les sortir de situations de danger où elles sont menacées euh en leur accordant le bénéfice d'une confidentialité. Je crois qu'il y a aujourd'hui très identifiés, beaucoup de réponses, beaucoup de solutions, mais c'est la mobilisation de tous, l'attention de tous qui est aujourd'hui euh requise. Merci à vous monsieur