Nicolas Dupont-Aignan dans les Grandes Gueules (14 juin 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:19OuverteRéponse directe
Vous le ressentez, cette colère contre les politiques ?
- 1:07OuverteRéponse directe
Vous craignez le pire pour les régionales ?
- 2:19OuverteRéponse directe
Est-ce qu'on doit interpeller ainsi un ministre de la justice ?
- 2:25RelanceRéponse directe
Est-ce qu'on doit interpeller ainsi un ministre de la justice ?
- 4:04OuverteRéponse directe
Si il y a par exemple le Tour de France d'Emmanuel Macron, ça vous agace ?
- 4:26OuverteRéponse directe
L'enjeu c'est quoi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:08Invité politiqueChiffre
« Je pense qu'on ne va pas dépasser les 30% de participation. »
- 1:23Invité politiqueFait
« Les gens sont révoltés de ce cinéma permanent. »
- 2:49Invité politiqueFait
« Le problème de fond, c'est qu'il y a des problèmes de sécurité absolument dramatiques dans notre pays. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« On vient de donner cette année à l'Union européenne 5 milliards de plus. »
- 3:27Invité politiqueChiffre
« La fraude aux aides sociales ou la fraude fiscale, c'est 20-30 milliards. »
- 10:11Invité politiqueChiffre
« 12 millions d'abstentions au deuxième tour de 2017, et 4 millions de votes blancs, 4 millions. »
- 10:25Invité politiqueChiffre
« Sur 44 millions d'électeurs. »
- 15:02Invité politiqueChiffre
« La moyenne de tous les sondages qui sont sortis et qui me sous-évaluent toujours, c'est 6%, 5,5%. »
- 15:13Invité politiqueChiffre
« Ça fait quand même 2 millions de Français qui veulent bien voter pour moi. »
- 17:17Invité politiqueFait
« Vacciner des ados qui ne meurent pas du Covid, qui n'ont aucun risque, alors même qu'on est toujours dans une phase conditionnelle jusqu'à fin 2022, c'est-à-dire expérimentale. »
- 17:41Invité politiqueFait
« L'Institut Pasteur de Lille, qui a une innovation extraordinaire, commence juste l'essai là. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- ?8 %
- Locuteur non identifié7 %
- Présentateur7 %
- Invité7 %
- Invité 24 %
- Invité 33 %
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–
Le
grand oral des grandes gueules.
–
Nous sommes avec Nicolas Dupont, égnant président de Debout la France. Bonjour.
–
Bonjour à vous tous.
– Emmanuel Macron giflé, Jean-Luc Mélenchon et François de Rugy enfarinés. Il y
a
un vent mauvais, dit Xavier Bertrand, aujourd'hui en France. Vous le ressentez, ça, contre les politiques, notamment ?
– Oui, je sens une colère, mais qui n
'est
pas nouvelle, en fait, si on y réfléchit. Qui monte en puissance, puisque les Français se disent à quoi ça sert de voter.
Puisqu
'on a toujours la même communication, le même cirque. Tiens,
je
voyais dans la presse ce matin, ça m'a marqué, un éditorialiste, je ne citerai pas,
qui
parlait à nouveau, ce terme que je déteste, de séquence. Le président de la République commence une nouvelle séquence. Séquence, ça veut dire quoi
?
Cinéma.
Et
c'est très intéressant de se dire qu'à partir du moment où tout n'est que communication et pas acte,
tout
n'est que discours et pas action, eh bien, à un moment, les gens n'en peuvent plus. Alors, il y a deux façons de ne
plus
en pouvoir. Il y a ceux qui s'abstiennent, de plus en plus nombreux. – Oui,
ils
sont majoritairement.
–
Et là, ça va être un désastre régional, je pense.
–
Vous craignez le pire, là, pour…
– Moi, je pense qu'on ne va pas dépasser les 30% de participation. Je ne le souhaite pas, mais vu ce que j'entends, les gens sont révoltés de ce cinéma permanent. Et puis, de l'autre côté, quand on n'en peut plus, après un confinement dur, après des millions de Français aussi, n'oubliez pas tous les indépendants, tous les gens qui ont des difficultés financières considérables. On l'a oublié parce qu'on a fait croire qu'il y avait eu une réaction, et c'est vrai qu'il
y
a eu des bonnes mesures, sur le chômage partiel, etc. Mais vous avez des millions de gens qui n'en bénéficient pas. – Donc, ce n
'est
pas que de la com. – Non, ça, eux, ils souffrent. Donc, vous avez
ras
-le-bol de la communication, souffrance populaire, et à un moment, soit c'est l'abstention, soit c'est un peu de violence. Voilà, ça finit comme ça. Donc, la seule solution pour moi, c'est qu'on retrouve, mais comment ? Un débat sur le fond. Mais on n
'a
pas vu ça ce week-end. Moi, j'étais dans une salle à Lille. Alors, vous me demandiez tout à l'heure, avant qu'on commence, si
j'étais sur les marchés. – Je me mettais que
vous n'étiez pas sur les
marchés. –
J'étais, oui, j'étais à Lille. Il y avait 200 personnes dans une salle sérieuse, avec notre candidat José Évrard. Je
ne suis pas
un journaliste, évidemment,
je
n
'ai
pas fait le clown.
Donc,
est-ce qu'il faut faire le clown pour que les journalistes s'intéressent à ce qu'on dit
?
– Vous avez vu, Eric Dupond-Moretti, il s'est fait interpeller à Perronne, il se souviendra de son déplacement, une première fois par Damien Rieux du RN, et ensuite par François Ruffin, mais toujours dans des tables qui sont un peu dures. Est-ce qu
'on
doit interpeller ainsi un ministre de la justice ?
– Oui, mais lui aussi est particulier quand même. Donc, il en rajoute aussi.
Entre
nous, Dupond-Moretti ne devrait pas être au boulot, là. Au lieu de faire le clown, qu
'est-ce qu'il fait ? – Se
présenter à une élection, ce n
'est
pas
le clown. – Il a le
droit de se présenter à une élection, mais provocation permanente aussi. Il explique qu'il est fier de défendre Mera, le frère de Mera.
–
Il n
'est pas ministre de la justice.
Oui, mais il n'a toujours pas pris la vie. Le problème de fond, c'est qu'il y a des problèmes de sécurité absolument dramatiques dans notre pays, qu'on sait qu'il
y a
des mesures à prendre,
et
qu
'il
ne les prend pas. Voilà la réalité.
Si
vous voulez, c'était impressionnant, il y a un mois maintenant, « Manif des policiers », j'y étais. Toute la classe politique y était, à part Mélenchon.
L
'après-midi même, séance à l'Assemblée nationale, vote d'une loi qui va complexifier encore plus l'action des policiers.
– Oui, avec la présence de l'avocat.
–
À la
perquisition,
avec
le rétrécissement des enquêtes préliminaires, notamment sur les affaires financières, qui fait que les vrais escrocs en col blanc vont être davantage protégés. –
Donc
c'était un texte d'un avocat,
pas
un texte de quelqu'un qui veut rétablir l'ordre. Donc d'un côté, on manifeste, le ministre de l'Intérieur vient manifester d'ailleurs contre sa politique, on n'avait jamais vu ça, et puis de l'autre, la majorité vote un texte qui complexifie l'action de la police. Moi, ce que je demande, c'est des mesures, des décisions précises, complètes, et c'est ça qu'attendent les Français.
Et
vous avez un grand rôle d'ailleurs, c'est pas facile pour vous non plus, journaliste, mais qu'il
y
ait des débats sur le fond, qu'on puisse parler propositions concrètes,
que
les Français s'y retrouvent,
pas
de la politique de spectacle permanente. – Si il
y a
par exemple le Tour de France d'Emmanuel Macron, ça vous agace ? –
Mais il a
le droit, mais
ça ne m'agace pas s'il fait des propositions, mais si c'est pour aller à Saint-Cyr-la-Paupie où 80% des habitants votaient pour lui, et faire une
séquence
de communication… – Quand il va là où les gens sont en colère, il prend une gifle, en même temps on peut comprendre qu'il préfère Saint-Cyr-la-Paupie.
– L'enjeu c'est quoi ?
Est-ce qu'on est à 10 mois ? – Pourquoi
vous dites « attendez, pourquoi ? » C
'est
pas une gifle qu'il a pris le chef de l'État
?
– Si, et je l'ai condamné. – Parce que votre premier réflexe c'est de dire « attendez,
on
va pas
en faire des caisses ». – Non, là vous transformez, non pas du tout, c'est un acte grave, je l'ai condamné.
Simplement,
quand
un chef de l'État fait le clown dans les salons de l'Élysée avec des Youtubers, qui sont des vieux jeunes,
parce
qu'en plus ils n'étaient même pas jeunes, pour dire « putain » tous les mots…
– C'est vrai,
ils
ont 35
ans, Matt Flyer,
carré tôt.
– Pour dire « putain » tous les mots. Quand un président de la République, pendant des années, abaisse la fonction, après les gens ne le considèrent plus comme président. Et
ça
ne justifie pas, soyons clairs, « j'ai condamné
».
Je dis simplement, vous imaginez le général de Gaulle giflé
? C
'était même pas pensant,
parce
que c'était pas… – Il a essuyé un attentat le général de Gaulle.
– Oui, pour sa
politique.
– Oui, on a mutraillé sa banlieue. – Oui, pour sa politique. – C
'est quand même… – C
'était autre chose. –
On
l'attaquait
pas
sur
la forme, on
l'attaquait sur le fond. – On l'attaquait
sur le fond, comme le dit très justement, on l'attaquait sur une politique. – Vous
avez raison, le général de Gaulle, c'est les conférences de presse, où on ne pouvait pas poser plus de trois questions, il avait ses journalistes, ses intervieweurs,
d
'autres formes de censure.
–
C'est la pensée unique, pourquoi ? De qui ? De la presse aussi ? – Pas de la presse en général, mais quand même bien aidé. Emmanuel Macron est bien aidé par ce que j'appelle les oligarques du régime, qui possèdent des journaux, des… Voilà, c'est bien aidé. Si les gens vont sur Internet, c'est parce qu
'ils
en ont ras-le-bol de lire toujours les mêmes choses.
Je
vais vous donner un exemple,
parce
que vous me regardez avec un air bizarre.
–
Mais non, mais c'est… – Et
c'est
normal. La réforme des retraites. J'ai lu dans toute la presse, la semaine dernière,
qu
'on nous recassait les pieds avec la réforme des retraites.
C
'était l'affolement. 5 milliards de déficit, etc. Ah,
on
vient de donner cette année à l'Union européenne 5 milliards de plus. La fraude aux aides sociales ou la fraude fiscale, c'est 20-30 milliards. Mais dans toute la presse oligarchique, je ne cite pas, vous les verrez, c'est terrible, il va falloir faire souffrir nos retraités, comme s'ils n'avaient pas assez souffert au début de mandat.
Mais
en revanche, l'argent qu
'on
donne à l'Union européenne, la fraude fiscale générale, la fraude sociale avec les fausses cartes vitales, qui font des sommes considérables, là, on n
'en
parle jamais.
– La réforme de retraite, visiblement, en bas de l'aile.
–
J'espère. – Oui, vous n'en voulez pas.
–
Mais non, parce que ce serait trop injuste, par rapport à nos retraités, nos petits retraités, qui ont des retraites de misère. – Ce ne
sont
pas
eux
qui vont supporter
la réforme.
– Si, c'est eux à la fin.
C'est que vous aurez encore plus de misère dans le pays. L'enjeu de la réforme des retraites, c'est de relocaliser de l'emploi, c'est d'avoir une politique familiale pour avoir une démographie équilibrée, c'est de prendre les problèmes à la racine des délocalisations. C'est ça l'enjeu. Arrêtons de subventionner les délocalisations en Pologne, par exemple.
–
Alors, question.
– Didier Géraud.
– Oui, parce qu'il y a des gens qui s'en foutent un peu des élections régionales et des élections cantonales, enfin, donc départementales. Ce n'est pas mon cas. Il faudrait que vous m'expliquiez quelque chose, parce que vous étiez un soutien du Rassemblement national aux dernières présidentielles. Et aujourd'hui, vos candidats sont main dans la main avec les candidats républicains. Et c'est le cas dans ma région. – En Bourgogne-Franche
-Comté.
– En Bourgogne-Franche-Comté, avec Gilles Platret. Et ils sont des fervents opposants à la politique de M. Odoul, le candidat du Rassemblement national. Donc expliquez-moi, qu'est-ce qui a changé dans votre politique pour en arriver là ?
– Rien n'a changé. D'abord,
j
'ai été candidat à la présidentielle au premier tour.
– Oui.
– D'accord
? Au
second tour, j'ai choisi.
C
'est curieux, quand M. Bertrand, qui a choisi M. Macron,
on
ne
lui
pose jamais la question de savoir pourquoi il est candidat ou pourquoi… Bon, donc, premier point.
C
'était un choix de second tour. Deuxième point, nous avons des listes indépendantes dans quatre régions. – D'accord. – PACA, Hauts
-de
-France, Bretagne, Pays-de-Loire. Il y
a
des régions où on n'a pas de liste. Et dans une seule région, qui est Bourgogne-Franche-Comté, nous avons fait une alliance
qui
est une expérimentation. Pourquoi ? Parce que vous avez Gilles Platret, qui est un gaulliste, qui a des positions très fermes, très proches des nôtres. Il a interdit, par exemple, les menus sans port dans sa commune. Il a des positions très fermes sur l'immigration, sur la sécurité. Il ne veut pas entendre parler de Macron. Ce n
'est
pas Estrosi, Falco ou comment il s'appelle ?
–
Muselier.
–
Muselier. Et à partir du moment où il y a quelqu'un de mon ancienne famille politique qui exprime exactement ce que je dis depuis des années, je ne vois pas au nom de quoi, nous ne ferions pas une belle alliance. Voilà pourquoi nous sommes, et c'est très cohérent.
– Non mais j'avais de la méconnaissance,
je ne pensais pas qu'il y avait… –
Et
je vais vous dire autre chose.
Je
suis convaincu d'une chose, c'est qu'il
y a
la majeure partie des dirigeants des Républicains
qui
vont passer petit à petit vers Macron, et il y a heureusement une autre partie auquel je tends la main, et c'était le sens de cette alliance en Bourgogne, parce que je suis convaincu qu'il faut reconstituer une grande famille comme le RPR de l'époque,
c
'est-à-dire patriote
et
républicaine, c'est tout ce que j'ai défendu toujours, je ne
vois
pas pourquoi
je ne le ferais pas. – C'est un
positionnement clair entre Marine Le Pen et…
–
C'était
mon positionnement du
premier tour de la présidentielle, et ce sera
mon positionnement
de 2022, puisque
je
serai candidat.
–
Alors 2022, votre positionnement, donc si le deuxième tour c'est Emmanuel Macron, Marine Le Pen, vous appellerez à voter Marine Le Pen, je suppose, et si le deuxième tour c'est Xavier Bertrand, Marine Le Pen, ce ne sera pas la même chose que si c'était, je dis par exemple, Laurent Wauquiez, Marine Le Pen alors
?
– Et d'abord, j'en ai assez, je vous parle très franchement, qu'on joue le deuxième tour avant le premier. –
Oui. –
J'ai retrouvé un chiffre
qui
est impressionnant, et je n'avais pas vu, 12 millions d'abstentions au deuxième tour de 2017, et 4 millions de votes blancs, 4 millions, un peu plus de 4 millions de votes blancs. Il y a 16 millions de Français qui au second tour de 2017 n'ont pas choisi.
–
Sur 44 millions d'électeurs. – Oui, mais
ce
chiffre était de 8 millions 10 ans avant, ça a doublé. Imaginez qu'on ait le même second tour, Macron, parce que là ils l
'ont
essayé Macron, ils ont vu ce que c'était. Macron, Le Pen, ça voudra dire que c'est un catastrophe pour la démocratie. Voilà pourquoi je suis candidat au premier tour, et voilà pourquoi je ne souhaite qu'une chose,
c
'est qu'on évite ces choix.
– Dans votre famille politique, il y
a
un candidat qui pourrait se déclarer là prochainement, c'est Éric Zemmour. – Ah ben écoutez, bienvenue au club.
–
Ça y est,
il va bien. – Est-ce que vous allez le soutenir ?
–
Il peut me soutenir aussi. – Encore plus de candidats. –
Écoutez. –
Divisez encore plus le partage. – Qu'est-ce que vous en pensez d'une candidature d'Éric
Zemmour ? – Moi c'est très clair, j'ai proposé une primaire, patriote républicaine, ouverte de Le Pen, Zemmour, moi, Retailleau et d'autres,
ils
ont refusé pour l'instant. Ça sera le premier tour qui départagera, mais vous savez, n'oubliez jamais qu'au premier tour il faut qu'il y
ait
des candidats, il faut qu'il
y
ait de la diversité, sinon les Français n'y auront pas voté. – Du tout. – Je vous le dis, on nous enferme dans ce second tour écrit d'avance, je n'y crois pas.
– Ça c'est pour ça qu'ils
choisiront. – Eh oui, mais oui, pour…
Olivier
Truchot, pour qu'ils choisissent, il faut qu
'on
leur permette de choisir. C
'est pour ça que je suis candidat. –
Dans ces sondages,
ce
qui
est
intéressant,
c
'est qu'effectivement, ces sondages mettent Macron et Le Pen au deuxième tour, mais quand on demande aux Français s'ils veulent cette finale retour, ils disent non à 70%. – Et vous savez
pourquoi ? – Donc les
Français vont déjouer les pronostics, forcément.
– Eh bien c'est pourquoi je suis candidat, ce n'est pas par hasard, c'est parce que j'ai un projet gaulliste, républicain, patriote, je suis convaincu que les Français ne supporteront pas ce duel. Mais pourquoi il y a ça dans les sondages ? Parce que je m'interroge comme vous, parce que je me dis d'un côté, ils ne veulent pas de ce duel, et en même temps, quand on nous sort des sondages, je les regarde, je ne
suis
pas idiot. Et je me dis, mais pourquoi ? Mais je vais vous dire, parce qu'en fait,
nos
concitoyens tombent dans un piège,
on
leur dit, si tu veux éviter Le Pen, il faut voter Macron.
Et
on leur dit, si tu veux éviter Macron, il faut voter Le Pen. Donc ce sont des choix d'élimination.
D
'accord ? Or, est-ce qu'un jour on aura le droit de voter dans notre pays par adhésion pour un projet ?
C
'est ça la difficulté.
Alors,
comment on fait pour convaincre les Français ?
Pas
facile,
puisqu'il n'y a que le spectacle qui
amuse. Donc, moi j'essaye, à ma modeste mesure, Facebook, je suis premier encore, devant Macron, toujours. Tous les soirs, vidéo Facebook, des émissions grâce à vous, qui avaient toujours été impartiales, justes. Donc voilà, dire, il y a des solutions pour relocaliser,
il
y
a
des solutions pour rétablir la sécurité,
il
y
a
des solutions pour une politique familiale. Personne ne parle jamais de la famille. Pas la famille sur un plan moral. La famille, comment on aide à avoir des enfants ? La vie des parents qui ont des jeunes enfants est extrêmement dure. Je serai le candidat qui va proposer des choses concrètes sur les allocations familiales, les places de crèche. Voilà, essayer de parler d'autre chose que de la GIV, que de la Rolex de Dupond-Moretti, qui n'est pas une Rolex, il paraît d'ailleurs.
C'est une chose que je ne
comprends pas, Nicolas Dupont-Tenard, parce que quand on vous écoute, on se dit qu'au fond, vous seriez très bien soit aux Républicains, soit aux Républicains dans un certain courant des Républicains, soit chez Marine Le Pen dans un autre courant, Marine Le Pen que vous avez soutenu la dernière fois. Au second tour. Et ça n'est pas vous faire injure que de remarquer que vous vous êtes présenté plusieurs fois à la présidentielle et à chaque fois vous avez fait des scores qui ne
vous
qualifiaient pas pour le deuxième tour. Et là, en l'état actuel des forces en présence, moi je veux bien que tout soit possible dans une élection, mais si on prolonge les courbes, si on est un tout petit peu pragmatique, on ne se dit pas forcément que vous êtes celui qui a le plus de chances d'être qualifié au deuxième tour.
Alors, de
l'indépendance à la solitude, parfois il n
'y
a qu'un pas. Moi je me dis, comment ça se fait qu'il ne rejoint pas soit Marine Le Pen que vous avez soutenue et qui a besoin d'avoir des figures qui la rendent plus respectable, etc. Soit les Républicains qui sont dans des querelles internes. Peut-être que vous iriez rajouter à ces querelles, mais en tout cas, vous n'êtes pas en
divergence idéologique. Non, je vais vous répondre. Plutôt que de faire ce
cavalier
seul
qui fait qu'on... Moi, quand je pense à vous, pour moi, vous êtes un peu comme Asselineau, comme Poutou,
des gens
qui sont en fait abonnés à être candidats
à la présidentielle. Nicolas Dupont-Aignan. Je
vais vous répondre. D'abord, dans les sondages, c'est entre 4 et 8%.
La
moyenne de tous les sondages qui sont sortis et qui me sous-évaluent toujours, c'est 6%, 5,5%. Ça fait quand même 2 millions de Français qui veulent bien voter pour moi, alors même qu'on leur dit, comme vous venez de le dire, ce mec n'a aucune chance. Donc il y
a
quand même 2 millions de Français qui ont envie de voter pour moi alors qu'on leur dit que j'ai aucune chance. Premier point. Deuxième point. Pourquoi j'irais avec les Républicains alors que j'ai quitté ce parti sur la question européenne
? Et
j'avais bien raison. Les faits me donnent raison. L'Union européenne nous empêche
de
rétablir notre sécurité et notre emploi. Ça ne veut pas dire que
je
suis contre l'Europe en soi. Je veux la réformer. Et je remarque d'ailleurs dans les sondages que je fais autant que Barnier, autant que Retailleau et beaucoup de candidats républicains. Donc je serais peut-être
moi
le candidat des Républicains gaullistes. Quant à Marine Le Pen, j'ai soutenu au deuxième tour parce qu'il y avait un choix, mais tout le monde sait que j'ai contesté certains amateurismes et que je pense, malheureusement, je le regrette, mais que c'est le meilleur atout pour Macron. Et c'est pour ça d'ailleurs que Macron veut être face à Marine Le Pen. Il veut enfermer
les
Français. Attendez. Il veut enfermer les Français dans ce duel. Je suis candidat parce que je porte un projet. J'ai ma personnalité. Il y a quand même quelques personnes qui m'aiment bien. Et si tous les candidats, je vous le dis, si tous les candidats qui sont en dessous de 10% devaient abandonner, vous supprimez tous les partis,
vous
n'avez plus que deux candidats
et c'est fini.
Moi, je ne veux pas les Etats-Unis.
Il nous reste trois
minutes. Je ne
veux
pas les Etats-Unis où il n
'y
a que deux candidats et il
n'y
a que la moitié des gens qui votent et où les plus pauvres ne votent pas. J'estime qu'en démocratie, il y
a
le choix. J'offre le choix. Après, c'est aux Français de décider. Il reste trois minutes. Vous êtes vacciné
?
Ça ne
vous
regarde pas. J'en ai marre de répondre à cette question. Je suis pour le secret médical.
Et
je trouve que dans
notre
pays,
se
développe une espèce d'infantilisation des Français, de dictature sanitaire qui est insupportable. Donc, je
ne vous
répondrai pas. D'accord. Mais là, on va vacciner les ados parce que les adultes, comme vous ou d'autres, ne veulent pas se faire vacciner. Vous trouvez ça juste ?
Je trouve, sur le vaccin qu'on m'a caricaturé, j'ai toujours dit bénéfice-risque, des personnes âgées, des personnes en comorbidité, j'ai recommandé le vaccin.
En
revanche, vacciner des ados qui ne meurent pas du Covid, qui n'ont aucun risque, alors même qu'on est toujours dans une phase conditionnelle jusqu'à fin 2022, c'est-à-dire expérimentale, moi, je n'y suis pas favorable. Maintenant, liberté vaccinale. Et deuxième chose que j'ai dit,
qui
paraît extraordinaire, mais qui est quand même le béabat, il y a les vaccins, très bien, et il
y
a les traitements. Et les traitements ont été exclus dans notre pays. L'Institut Pasteur de Lille, qui a une innovation extraordinaire, commence juste l'essai là. Mais vous vous rendez compte de
ce
que ça veut dire ?
C'est même
pas une innovation,
c
'est une ancienne molécule. Tout
à
fait. Ce qui ne coûte rien du tout. Toutes les anciennes molécules. Je dis, et
vous verrez qu'un jour,
on me donnera raison dans notre pays. Je sais que j'en prends plein la gueule là-dessus. Je n'ai jamais interdit à personne de se vacciner. Je pense que quand on a une comorbidité,
il
faut se faire vacciner parce qu'il n
'y
a rien d'autre pour l'instant. En revanche, je dis, et je répéterai jusqu'au bout, même si ça me fait du tort politiquement, qu'un pays
qui
bloque les traitements
d
'une maladie,
qui
envoie des gens à la mort parce qu'on les met sous doliprane, c'est un scandale qui sortira un
jeu. Et un jour, on
dira Dupont-Aignan avait raison. Le couvre-feu à 23h.
Il faut le faire sauter, c'est grotesque. Mais
il était déjà
ridicule à 19h. Il
est encore plus ridicule à 23h. Ce pays est devenu fou. Voilà. Fou. Parce que ce qui compte, c'est de protéger les gens à l'intérieur. Donc soyons beaucoup plus rigoureux à l'intérieur. Et puis laissons vivre les Français. Développons les purificateurs d'air à l'école. Je l'ai fait dans ma ville hier. Le maire qui me succède, on a mis des purificateurs d
'air
dans les écoles,
ils
arrivent. Rien en France, alors qu'en Allemagne, on en met partout. Dès qu'on demande du bon sens, on est caricaturé.
Oui, mais les purificateurs d'air, est-ce que ça vous permettrait de permettre aux élèves d'enlever leur
main ? Mais
bien sûr, il faut.
Non,
non, mais
le
problème, c'est que l
'administration vous obligera, vous aurez acheté vos purificateurs d'air, mais on obligera quand même les gamins à porter le masque. C
'est une absurdité. C'est un vrai
problème. Absurdité. Il faut, dans le domaine du Covid, je le réclame depuis le début, du bon sens, responsabiliser les gens, ce qui est dangereux,
où
il faut se protéger à l'intérieur et à
l'extérieur, laisser vivre. Le bon sens,
c'était laisser, par exemple, le match de Roland-Langarros vendredi aller jusqu'au bout
? Et
pas gazer les jeunes qui se réunissent à 200 sur une pelouse. Enfin,
ça
tourne plus rond, là. Et que la police s'occupe des délinquants, des trafiquants de drogue et pas des honnêtes gens.
Merci Nicolas Dupont-Aignan, président de Boula France, d'être passé par les
Gégés, par les grandes gueules.
Jusqu'au 25 juin, petite piqûre de rappel. Ce
n
'est pas le
vaccin,
si c'est peut-être le vaccin contre le chômage. Petite piqûre de rappel, l'ouverture de l'agence GG. On met en rapport employeur et employé, puisque concrètement, ça a bien marché à chaque fois qu'on a eu quelqu'un, l'un d'entre vous, au 32-16. Donc là, on a eu trois demandes, tout à l'heure, avec nous, avec les grandes gueules. Stéphane, qui tient un restaurant de restauration rapide à Fréjus et qui cherche un aide cuisinier. Nous avions Sabrina, qui tient un salon de coiffure indépendant dans le centre-ville de Saint-Étienne et elle cherche quelqu'un pour l'aider, CAP Coiffure.
Et puis Valérie Cherbourg, elle est assistante de direction et elle cherche un poste, une entreprise à Cherbourg ou aux 30 kilomètres autour de Cherbourg. Trois annonces, trois offres, c'est sur internet, rmc.fr, ça se passe avec l'agence GG. Prenez contact les uns avec les autres et ça va marcher.
Et
je dis bravo parce qu
'on se demande comment fonctionne Pôle emploi en France. Ça, j'aimerais bien avoir un jour un rapport sur Pôle emploi.
Nicolas Dupont-Aignan