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Conférence de pressefranceinfo (sur YouTube)· 22 octobre 2026 9 minActualité / polémiqueSécuritéSolidarités & familleÉducation & rechercheÉconomie & entreprises

Manifestation du 24 octobre : Quel sera le parcours à Paris ?

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Chapitres

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:36Fait
    « il faut faire attention de ne pas passer d'une crise sectorielle à une crise générale, à une crise insurrectionnelle, à une crise de régime. »
  • 3:18Fait
    « les gens qui manifestent, ils manifestent parce qu'ils ont du sentiment, ils ont peur d'une insécurité si vous voulez démocratique, sociale, environnementale. »
  • 4:39Fait
    « la jeunesse elle elle dit Les jeunesses. Elles disent aujourd'hui qu'elles veulent euh renverser la table et que en fait les partis qui sont les partis gouvernementaux comme on les appelle qui sont au pouvoir depuis 20 ans 30 ans 40 ans en fait répètent inlassablement les mêmes erreurs »
  • 6:29Fait
    « il s'intéresse à la santé mentale des des jeunes, mais clairement, il a fait le bon constat, mais le problème c'est que euh le médecin euh n'a pas été spécialement euh un très bon médecin dans cette affaire. »
  • 7:40Fait
    « tous les gouvernements font ça. Voilà, ils regardent souvent le calendrier des vacances scolaires quand il y a des mouvements. »
  • 8:16Fait
    « il y aura sans doute des choses qui seront converties en amendement dans la loi dans la dans le projet de loi de finances puisque l'éducation nationale, je crois que c'est mi-novembre le débat »
  • 8:46Fait
    « elle parle d'une d'une possibilité de mobilisation pour une grève générale. »

Temps de parole

  • ?100 %

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Et a priori dans dans dans plusieurs villes, dont Paris, certains secteurs euh ne seront pas accessibles pour les manifestations. On va, justement, dans la capitale, vous retrouver euh Jordan Klein. Jordan, que sait-on du parcours potentiel de la manifestation à ? Et ben, il y a deux euh parcours potentiels. D'abord, celui qui a été demandé et déposé à la préfecture de police de Paris par la coordination des des gilets jaunes. Euh, ils souhaitent partir de la place de la Bastille pour rejoindre ici cette place de l'Opéra en passant par la la place de la République, hein. Vous savez que ces derniers jours, cette place a été soumise à un couvre-feu et également des interdictions de de rassemblement. Et surtout, l'inquiétude, c'est sur ce parcours, eh bien, il y a énormément de

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euh de commerces et donc euh potentiellement des zones que les black blocs ou des casseurs pourraient euh euh prendre à à partie et même euh piller. Voilà pour la coordination des des gilets jaunes, hein. Je vous rappelle quand même que cette manifestation n'a pas encore été autorisée et le parcours n'a pas non plus été validé. Et puis, il y a euh le parcours déposé auprès de la préfecture de police par la direction de la CGT, qui souhaite partir de la place de la Bastille pour rejoindre la place de la Nation, avec là encore beaucoup de euh de commerçants sur ce parcours. Et puis, il y a cette euh ce demande cette demande de rassemblement euh émise par euh les les étudiants, qui souhaitent se rassembler sur la place de la Bastille. Tout ça dans un contexte évidemment très

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tendu autour euh des commerces, puisque vous savez, avec toutes ces images et ces pillages qu'on a vus lors de ces lors du weekend euh dernier, eh bien, Laurent Nuñez souhaite privilégier des parcours et surtout accepter des parcours euh à l'écart à la fois des bâtiments publics, mais également à l'écart des euh des des commerçants. Euh, à noter quand même qu'aujourd'hui, il y avait eu une demande de la part d'Interfax, ce syndicat d'étudiants, d'un d'un d'un d'une manifestation qui allait rejoindre la place de la Bastille. Cette cette manifestation a été interdite. Merci beaucoup, euh Jordan Klein, euh dans la capitale. Euh, Brice Sokol, on le voit, c'est pas encore vraiment défini. Tout n'est pas stabilisé. tout n'est Après, loin de là. Loin de là. Après, vu un certain nombre

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de maires qui commencent à prendre des arrêtés justement pour interdire certaines manifestations dans certains coins de de leur ville, notamment dans les dans les artères les plus commerçantes et certains pour tout le weekend et certains pour tout le weekend hein. Ce qui est pas illégitime, après c'est tout le débat qu'on a eu voilà Après voilà, on a eu le débat en première ou deuxième année. et les libertés individuelles, ça c'est à justement c'est le rôle de l'État de de mesurer voilà cette cette balance là. Mais moi je voudrais revenir sur sur cette journée, elle est très importante parce que derrière on aura d'autres, il y a d'autres journées de manifestation, il y a le 5 novembre et cetera. C'est que il faut faire attention de ne pas passer d'une crise sectorielle à une crise

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générale, à une crise insurrectionnelle, à une crise de régime. Je pense que tout l'enjeu de de du gouvernement et de ses actions à venir dans les jours, les heures, les jours et les semaines qui qui viennent c'est d'éviter une crise de régime. Pour vous, on en est où ? Aujourd'hui, on est dans une pour moi une une crise générale, voilà. On a on est parti de d'une crise sectorielle qui était celle des des lycéens qui est légitime qui n'est qui n'est toujours pas résolue puisque aucune proposition concrètement n'a été mise sur la table et c'est vrai qu'une partie de la jeunesse aujourd'hui euh voilà est angoissée sur son avenir et c'est une réalité. Euh il y a d'autres sujets mais c'est une réalité. Quand je compare avec mai 68, c'est très intéressant. Mai 68

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les gens manifestaient pour un monde pour changer la vie, pour changer le monde de manière positive. Aujourd'hui, les gens qui manifestent, ils manifestent parce qu'ils ont du sentiment, ils ont peur d'une insécurité si vous voulez démocratique, sociale, environnementale. On sent on sent un pays qui est qui est en défiance par rapport à l'état de sujet avec un monde qui change et donc on est on est pas sur les mêmes revendications. 68 c'était on change le monde de manière positive, aujourd'hui on aidez-nous à voilà aidez-nous parce que parce qu'on a peur parce que le monde change et parce qu'on se sent en insécurité. Est-ce que le point commun c'est pas que la jeunesse n'a jamais vraiment été considérée par les pouvoirs quels qu'ils ? En 68 comme aujourd'hui parce que il y a aussi des

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revendications de de de comment dire pour pouvoir étudier et on a certains politiques ont renvoyé les les lycéens aux emplois du temps en disant mais 8h-18h c'est c'est le monde du travail. C'est quand même pas la même chose. C'est la jeunesse. Evidemment que c'est la jeunesse et et on est rentré dans une espèce de de fracture générationnelle et on le voit aussi sur le plan politique. Je pense les élections présidentielles vont être très importantes parce qu'on sent bien qu'il y a une partie de la jeunesse qui va vers un camp et euh et et une partie des gens peut-être plus âgés alors on a parlé des boomers, on a parlé des seniors, on a dit que voilà le le le le macronisme avait plutôt favorisé ces gens-là et on sent aujourd'hui que cette jeunesse dit moi aussi nous on est nous

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on est là, nous on représente l'avenir, nous on a on a on veut de l'espoir, on veut qu'on pense à nous et donc ce clivage générationnel peut avoir des conséquences aussi sur ce mouvement, il en a déjà et surtout sur les élections présidentielles. Alors vous parlez Alors allez-y pardon. Vous parlez de la jeunesse mais la jeunesse elle elle dit Les jeunesses. Elles disent aujourd'hui qu'elles veulent euh renverser la table et que en fait les partis qui sont les partis gouvernementaux comme on les appelle qui sont au pouvoir depuis 20 ans 30 ans 40 ans en fait répètent inlassablement les mêmes erreurs et que ils n'entendent pas justement cette jeunesse et leurs revendications et cetera et que pour eux ben il faut faudrait peut-être

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euh oui renverser la table et justement tester un un nouveau modèle avec les partis euh soit la France insoumise ou soit le Rassemblement national euh du coup cette cette polarisation à laquelle on assiste essayer un de ces deux partis-là. Serge Giminio. Oui il y avait quelque chose d'assez euh je dirais j'aime bien ce mot cocasse hier dans ce que disait le président de la République du Qatar. Il disait les lycéens d'aujourd'hui sont ceux qui étaient en primaire au moment des attentats euh puis après il y a eu le Covid et puis il y a l'inquiétude, les co-anxiétés euh et puis il y a l'intelligence artificielle et que donc il faut entendre cette jeunesse. dans cette angoisse permanente. a oublié de rappeler que pendant ce temps-là c'était lui le président de la

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République et que peut-être euh il avait oublié un certain nombre de priorités alors qu'il avait parlé de la jeunesse comme une de ses priorités, comme l'avait fait François Hollande [raclement de gorge] à son époque. Voilà, et que malgré tout, on voit bien que bah effectivement aujourd'hui dans le corps électoral, bah c'est les plus de 50 ans qui sont majoritaires et qui votent. Le débat sur les retraites, on l'a vu, il est plutôt tranché en faveur des retraités, et la jeunesse se reste toujours un peu en plan. Donc c'était assez drôle de voir le président de la République faire presque son autocritique en disant "J'ai J'ai essayé de faire des choses bien, j'ai peut-être pas tout bien fait." On a vu l'interdiction tentative [raclement de gorge] dans le de

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d'interdire les réseaux sociaux aux moins de 15 ans. Euh il s'intéresse à la santé mentale des des jeunes, mais clairement, il a fait le bon constat, mais le problème c'est que euh le médecin euh n'a pas été spécialement euh un très bon médecin dans cette affaire. jeunesse qui a été [raclement de gorge] euh vraiment meurtrie, traumatisée par par par les par la période de la Covid. Oui bien sûr. En En terme de libertés individuelles, c'est c'est ce qu'il disait, les les les lycéens d'aujourd'hui ont traversé un certain nombre d'épreuves. Absolument. Mais justement, quand on fait ce constat-là, peut-être que on attend pas peut-être un mois pour commencer à discuter avec des lycéens. Euh c'est le cas de monsieur Jeffray puisque il y a un certain nombre de rendez-vous par le de lundi.

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Lundi, voilà, il y a des A priori, il y a des annonces lundi. On On va pas supprimer les parcours sup. une méthode. Il a tout intérêt à à faire ces annonces à partir de lundi pendant les vacances parce que dans 10 jours, [raclement de gorge] c'est la rentrée et déjà, il y a la il y a la grande manifestation du 5 novembre, la la grande mobilisation. Euh donc s'il ne règle pas en partie euh ce problème la crise lycéenne. au moins la crise lycéenne, mais ça va être compliqué euh de la régler à mon avis euh d'ici euh la rentrée, même si euh lundi, on va attendre de voir euh les pistes qu'il donne. Euh mais avant que le calme ne revienne dans les lycées, [raclement de gorge] ça va être à mon avis très long. Et en plus, cette mobilisation du 5 novembre ne va pas

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forcément inciter euh les lycéens à vouloir euh rentrer tout de suite dans les lycées. Parce que là, on est quand même en période de vacances et pourtant, il y a des mobilisations lycéennes et même aujourd'hui dans plusieurs villes de France. qui sont interdites. Et et c'est Alors, c'est toujours tous les tous les gouvernements font ça. Voilà, ils regardent souvent le calendrier des vacances scolaires quand il y a des mouvements. Mais on a vu que dans le dans le passé, certains ont repris après les vacances. Et comme le dit Béatrice, euh si lundi euh euh monsieur Jeffray, qui va annoncer des choses, mais s'il annonce un calendrier, une méthode qui est pas de premières annonces fortes comme sur le budget puisque c'est Sébastien Lecornu lui-même qui a dit il y aura sans doute des

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choses qui seront converties en amendement dans la loi dans la dans le projet de loi de finances puisque l'éducation nationale, je crois que c'est mi-novembre le débat si le débat continue parce que c'est assez compliqué le débat budgétaire. Donc il faut quand même se rendre compte pour le gouvernement que c'est une urgence qui ne peut pas forcément attendre vacances scolaires ou pas, le climat est là, Béatrice l'a rappelé. Le gouvernement dans une tenaille [raclement de gorge] c'est-à-dire que il y a les mouvements samedi avec l'aspect sécuritaire qu'on a évoqué, c'est quand même aussi contre la vie chère donc c'est aussi un problème du gouvernement et puis derrière il y a le 5 novembre qui est déjà annoncé en particulier et pas seulement par Sophie

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Binet comme le début de quelque chose de fort, elle parle d'une d'une possibilité de mobilisation pour une grève générale. Donc c'est pas alors bien sûr que c'est la surenchère syndicale, sans doute, mais c'est pas en train de se calmer. Donc ce gouvernement-là est en tenaille, il faut au moins qu'il essaye de régler en partie mais sur le fond, pas forcément que par la sécurité, les problèmes des lycéens qui je le rappelle ont commencé à être évoqués début septembre, mi-septembre. Donc tout cela mis bout à bout, c'est vrai que pour le gouvernement c'est pas simple mais c'est pas simple d'être d'être au gouvernement, ça c'est une réalité mais à un moment donné il faut [raclement de gorge] gouverner c'est prévoir je crois disait euh