Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS (9 août 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:24OuverteRéponse directe
Plus de 230 000 manifestants dans un peu plus de 160 villes du pays. Comment expliquez-vous cela ?
- 3:37RelanceRéponse directe
Est-ce que le pass sanitaire va permettre de lutter contre l'épidémie ?
- 8:31RelanceRéponse directe
Est-ce que vous regrettez certains propos ? Par exemple, lorsque vous dites que cette loi, c'est le début d'un engrenage vers une dictature dans un tel climat de défiance ?
- 11:20RelanceRéponse directe
Est-ce qu'il n'est pas plus simple de condamner fermement tous les actes de violence qui peuvent être commis dans ces manifestations et d'appeler justement à condamner cette pancarte antisémite à Metz lors de la manifestation ?
- 17:46RelanceRéponse directe
Que répondez-vous à l'opposition et certains représentants politiques qui disent Nicolas Dupont-Aignan, il fait ça pour récupérer des voix ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:29Invité politiqueChiffre
« 'abord, je voudrais vous dire qu'il y a eu beaucoup plus que 237 000 manifestants. »
- 1:56Invité politiqueFait
« L'hôpital de Nancy vient de recruter 65 vigiles. »
- 2:31Invité politiqueFait
« On va inciter des jeunes à se faire vacciner, alors que ces jeunes n'ont aucun risque du Covid. »
- 3:50Invité politiqueFait
« Le vrai problème, encore une fois, c'est est-ce que le pass sanitaire va permettre de lutter contre l'épidémie ? »
- 4:29Invité politiqueFait
« Ce qui est une aberration, une aberration scientifique. »
- 6:04Invité politiqueFait
« Levons les brevets sur les vaccins, parce que ce qui est incroyable, c'est qu'on a des vaccins. »
- 7:32Invité politiqueFait
« Donc ça veut dire en fait que le gouvernement ne croit pas à son vaccin ? »
- 14:11Invité politiqueFait
« Je dis très clairement que le Conseil constitutionnel s'est déshonoré. »
- 16:54Invité politiquePromesse
« Je demande le retrait de ce pass. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan64 %
- Présentateur29 %
- ?7 %
≈ 23,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Nicolas
Dupont-Aignan, bonjour. Vous êtes président de Debout la France, député de l'Essonne. Alors, vous deviez être sur ce plateau avec moi, qu'on puisse faire cet entretien en face-à-face.
Il
y
a
eu un imprévu. Est-ce que tout va bien, Nicolas Dupont-Aignan ?
Tout
va bien, rassurez-vous.
On va revenir évidemment sur ces manifestations ce week-end. Plus de 230 000 manifestants dans un peu plus de 160 villes du pays. La mobilisation en plein été ne faiblit pas, elle progresse. Comment expliquez-vous cela ?
D
'abord,
je
voudrais vous dire qu'il y a eu beaucoup plus que 237 000 manifestants. Pour une raison très simple, un enfant de primaire pourrait le deviner, il y a eu 150 manifestations. Et quand vous regardez les 150 manifestations, il y avait plusieurs milliers de personnes à chaque fois. Plusieurs milliers. Ça ne peut pas être 250 000. C'est presque un million de Français qui ont défilé. C'est considérable. Le c'est tout.
Au
moins 500 000 à 1 million. Faites le calcul. Enfin, on ne
va
pas se battre là-dessus, mais
je le
vois répété partout. C'est incroyable. Le 7 août, en pleines vacances, il fallait voir ces foules. Moi, j'étais à Paris. Il fallait voir des enfants, des gens qui visitaient Paris, qui ont été manifestés. Ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'il
y a
une légitime inquiétude sur une politique complètement absurde. Car le problème, c'est de lutter contre l'épidémie. L'enjeu, c'est de vaincre le Covid. L'enjeu, ce n
'est
pas de compliquer la vie des Français, de créer une usine à gaz administrative, d'interdire l'hôpital. Ce qui ne s
'est
jamais vu pour un rendez-vous en cancérologie, par exemple, pour accompagner un enfant malade. On n'a jamais vu, dans notre société, interdire l'accès à l'hôpital. On n'a jamais vu utiliser les forces de police pour aller contrôler les restaurateurs qui ont déjà tant souffert.
Il n'est pas interdit pour les soins d
'urgence, Nicolas Dupont-Aignan, quand même.
Oui, mais enfin, excusez-moi. Comment on traite ? L'hôpital de Nancy vient de recruter 65 vigiles. Je ne
sais
pas si vous réalisez. L'hôpital de Nancy qui a fermé des lits. À Villeneuve-Saint-Georges, où j'ai été la semaine dernière pour voir les syndicats, il me disait qu'il y
a
plusieurs entrées, que donc on va contrôler les entrées dans un hôpital public, alors qu'il n
'y
a pas d'aide-soignante, il manque 40 infirmières. Il y a des services d'urgence fermés cet été. Donc on est dans un système de folie complète. On va inciter des jeunes à se faire vacciner, alors que ces jeunes n'ont aucun risque du Covid, alors qu'on n'a pas de recul sur le vaccin, alors que le vaccin,
c
'est un bénéfice-risque qui est plutôt favorable aux personnes âgées en comorbidité, qui risque la mort du Covid, et c'est vers ces personnes qu'on devrait cibler la vaccination et non pas vers ceux qu'on n
'en
a pas besoin. Bref, on est dans un système complètement délirant, qui va être un emmerdement, pardonnez-moi l'expression, pour des millions de Français, qui va désorganiser l'économie, qui n'affecte pas les moyens là où il y en a besoin. Recrutons des infirmières, mettons en place des purificateurs d'air dans les écoles, accélérons sur les soins précoces, accélérons sur la
vaccination des plus fragiles. Nicolas Dupont-Aignan, on va y
revenir dans un instant. Vous parliez de ces personnes qui sont aujourd'hui en soins critiques. On était en direct, Nicolas Dupont-Aignan, ce matin avec le professeur du CHU de Lille, qui nous expliquait que les patients, quand même, étaient plus jeunes que lors des précédentes vagues. En revanche,
je
veux qu'on reste vraiment sur cette manifestation où le gouvernement tente de rendre en quelque sorte cette grogne marginale, en comparant la mobilisation aux chiffres quotidiens de la vaccination. C'est un fait d'ailleurs, il y a plus de monde dans les centres de vaccination pour l'instant que dans la rue. Mais est-ce que c'est la bonne méthode
? Mais
bien sûr que non. Le vrai problème, encore une fois, c'est est-ce que le pass sanitaire va permettre de lutter contre l'épidémie ? Outre l'aspect très choquant, je ne reviens pas dessus, sur le fonctionnement de la société, le contrôle social de tous par tous, cette société devenue dingue, où chacun contrôle l'autre et où on divise les Français. Mais
je
reviens sur le plan sanitaire. Aujourd'hui, les études américaines nous montrent qu'un vacciné transmet moins, c'est vrai, je n
'ai
jamais dit qu'il transmettait autant qu'un non-vacciné, mais transmet quand même. Donc on a un ministre de la Santé, quand même, qui contredit le Premier ministre, et qui dit « une fois que vous êtes vacciné, vous enlevez le masque, tout va bien, etc. » Ce qui est une aberration, une aberration scientifique. Donc on va avoir des vaccinés qui vont se croire totalement libres, alors qu'il faut quand même être prudent pour ne pas transmettre le virus. Et on va avoir, d'ailleurs d'une manière générale, une situation de non-vaccinés, par exemple des jeunes, qui ne risquent rien, mais rien du tout. Mais comment peut-on arriver dans cette situation d'incohérence ? Et puis, qu
'on
m'explique, le métro, on est quand même serré, beaucoup plus qu'en terrasse de café. Je ne
sais
pas, mais en terrasse de café, on nous a expliqué pendant toute la crise qu'à l'extérieur, on ne risquait rien.
On
ne risque absolument rien dans une terrasse de café. Donc en fait, vous l'avez bien compris, et les Français l'ont bien compris, ce pass sanitaire s'est fait pour les emmerder un maximum.
– Tous les médecins
qu'on a pu avoir ce matin, et vraiment, je le dis en toute objectivité, Nicolas Dupont-Aignan, tous les médecins ou réanimateurs que nous avons eus ce matin et depuis même les jours précédents, nous expliquent que le pass sanitaire peut être
un
moyen de freiner cette reprise épidémique. –
Complètement
faux,
excusez-moi. – Je suis en train de dire que les médecins…
– Ça devait dire quoi ? Que les réanimateurs qui sont sur le pont et qui bossent quasiment tous les jours pour freiner cette épidémie menthe,
c
'est ça
?
– Non, ce que je veux dire, c'est que si on veut freiner l'épidémie, alors installons des purificateurs d'air dans les écoles à la rentrée, ça, ça sera utile, développons les lits. J'ai demandé de rouvrir le Val-de-Grâce depuis un an et demi, c'est toujours pas fait, on ferme des lits en France. On ferme des lits en France en ce moment. Développons le séquençage pour voir d'où viennent les variants. Levons les brevets sur les vaccins, parce que ce qui est incroyable, c'est qu'on a des vaccins. Les contrats ne sont toujours pas publics. Toujours pas publics. Personne ne sait ce qu'il y
a
dans les contrats entre les États et Pfizer. Deuxième point, on peut lever les vaccins pour éviter les variants en Afrique, parce que là, ça sera beaucoup plus utile que de vacciner des adolescents en France, parce qu'il
y
a des personnes fragiles qui meurent en Afrique. Et si on veut vaincre l'épidémie, il faut lever les brevets. Et puis je pense que les Français seront rassurés de savoir que des brevets développés avec l'argent du contribuable ne font pas la fortune de certains boursicoteurs. Ça serait peut-être utile pour la paix des ménages, si je puis dire. Donc ce que je demande, et je comprends les médecins qui voient des malades, mais c'est qu'on
cible
sur les malades dont on a besoin. Par exemple, on parle des plus jeunes. Et on ne dit jamais qu'ils ont des comorbidités lourdes.
Un
jeune en surpoids, oui, peut-être qu
'il
mérite le vaccin, bien sûr. Moi, je ne suis pas anti-vax. Mais en revanche, ce
que je trouve vraiment, c'est
qu'on vaccine tout le monde sans cibler les choses et qu'on va désorganiser toute
la vie en société. Est-ce que
vous êtes vacciné ? Vous dites que vous n'êtes pas anti-vax.
Est
-ce que vous êtes vacciné
? Ça
ne vous regarde pas. J'en ai assez que le secret médical soit sur la place publique. Chacun est libre. Je suis pour la liberté. Chacun assume son risque. Et je vais vous dire aussi autre chose.
Il
y
a
un truc incohérent, incroyable. On nous dit qu'il faut que tout le monde soit vacciné.
Mais
si le vaccin protège,
si
je suis vacciné, je n
'ai
pas peur d'aller au restaurant et de croiser un non-vacciné puisque je suis vacciné. Donc ça veut dire en fait que le gouvernement ne croit pas à son vaccin ?
Pas du tout, on l
'a
expliqué. Non mais là-bas, ne confondez pas tout, Nicolas. Vous
faites exprès d'alimenter
cette confusion alors qu'on l'a bien compris.
C
'est-à-dire que ce vaccin protège des formes graves, mais n'empêche pas d'être contaminants et de diffuser le virus.
On
est bien d'accord.
Vous
avez raison. Mais alors ça veut bien dire qu'on n'a pas à craindre.
On
n'a pas à craindre. D'ailleurs,
il
y a beaucoup de gens vaccinés
qui rattrapent le Covid. Vous pouvez contaminer une
personne qui n'est pas vaccinée et qui peut faire une forme grave. C'est ça la problématique. Mais vraiment...
Mais excusez-moi
là-dessus.
La difficulté, c'est
que nous ne sommes pas face à face. Et j'ai beaucoup de questions. Mais j'ai bien compris. Vraiment, Nicolas Dupont-Aignan. Et vraiment, c'est intéressant d'avoir cette discussion avec vous ce matin. Je veux qu'on revienne parce qu'on parlait de cette erreur de communication du gouvernement qui confronte deux parties entre les pro-pass sanitaires et ceux qui sont, comme vous, dans la rue. Donc erreur de communication du côté du gouvernement. Est-ce que vous, de votre côté, après quatre week-ends de mobilisation et plus d'un mois où vous êtes l'un des premiers à s'être mis vent debout contre ce pass sanitaire, pardonnez-moi
?
Est-ce que vous regrettez certains propos ? Par exemple, lorsque vous dites
que
cette loi, c'est le début d'un engrenage vers une dictature dans un tel climat de défiance ou parfois l'irrationnel prend le pas sur le rationnel, est-ce que le devoir du responsable politique n'est pas d'apaiser les tensions
? Alors
je vais vous dire deux choses.
D
'abord, je vois marqué sur l'écran anti-vax, comment renouer le dialogue. Je ne
suis
pas anti-vax.
Et
dans la manifestation, je vais vous dire, il
y
avait beaucoup de gens vaccinés. Bien sûr.
Et
quand je parle d'engrenage, je reviens à votre question, si je veux répondre à vos questions. Quand je parle d'engrenage, je dis qu'une société qui commence à demander un laisser-passer, un laisser-passer, en fonction d'un état de santé, avec des dizaines de milliers de points de contrôle
qui
vont aboutir au recrutement de dizaines de milliers de vigiles, quand la police n'est plus chargée de traquer les délinquants, mais les honnêtes gens, je dis que c'est le basculement dans une société numérique de surveillance. Et je voudrais que les Français comprennent une chose, c'est qu'à partir du moment où la société numérique, on veut tracer tout le monde, on veut confondre l'individu et le numérique, il y
a
le basculement vers une société qui n
'est
pas celle de la France. Et qui en plus est une usine à gaz administrative, bureaucratique, qui ne
marche pas. Il y a un très bon
article, excusez-moi,
Nicolas Dupont-Aignan, s'il
vous plaît
Nicolas Dupont
-Aignan, ça s'entend ce que vous dites, mais sauf qu'il y a deux semaines vous parliez d'engrenage, de premier pas vers une dictature,
c'est là où ce terme par exemple... Oui, de dictature sanitaire,
malsaine, malsaine, profondément malsaine, de manipulation des médias incroyables, et je veux vous dire vraiment, à l'exception de certains, et je vous remercie de m'inviter, mais la propagande incroyable sur les médias, qui veut partir vers le tout vaccinal, alors que le vaccin doit être fait à bon escient, alors qu'il
y
a d'autres moyens de lutter contre l'épidémie, alors qu'il y a d'autres scientifiques qui ne sont jamais entendus, alors qu'il y a d'autres expériences dans le monde qui marchent, qui mêlent intelligemment responsabilité individuelle, responsabilité individuelle et lutte contre l'épidémie. On ne luttera pas contre l'épidémie en tapant sur la tête des gens et en se trompant de cible. Il y
a
encore beaucoup de gens, en surpoids par exemple, qui n'ont pas de vaccin. Vraiment, je vous en supplie, de comprendre que ce n
'est
pas un combat d'antivax, ce n
'est
pas un combat... Mais
ce n
'est
pas ce que je vous ai dit, Nicolas Dupont-Aignan.
Non,
mais je vois toujours marqué sous la bande, il faudra que vous... Eh
bien, on va le demander... À la régie, change le mandat. Non, mais dans cette
manifestation anti-pass sanitaire, Nicolas Dupont-Aignan, et d'ailleurs c'est la difficulté, c'est qu'on a beaucoup parlé de la mobilisation, mais on ne parle pas des mobilisés. C'est difficile de créer un portrait robot du manifestant aujourd'hui parce qu'il y a un peu de tout. C
'est-à-dire qu'il y a des
anti-pass, mais vous n'allez pas nous contredire en disant que oui,
il y
a des anti-vax dans cette
mobilisation. Mais c'est normal.
Dans cette mobilisation, il y a aussi une minorité de personnes extrémistes, complotistes, violentes, qu'il faut impérativement... Vous ne pouvez pas dire non, Nicolas
Dupont-Aignan. Il y a encore une enquête qui vient d
'être ouverte. Le parquet, ça vient de tomber, et j'allais vous le faire réagir là-dessus. Le parquet qui ouvre une enquête sur une pancarte antisémite, vous l'avez peut-être vu ce matin, brandit lors d'une manifestation samedi à Metz. Là aussi,
le pouvoir... On
a tous les ingrédients, tous les ingrédients de la manipulation de masse organisée par des médias complaisants pour le pouvoir. Vous ne pouvez
pas dire ça de nous, Nicolas Dupont-Aignan. Jamais,
je ne parle pas de vous, jamais des manifestations n'ont été aussi paisibles. Aucune violence, aucun débordement. Des gens incroyablement paisibles, de tous milieux sociaux. J'ai vu samedi,
et je veux vous le dire, j'ai vu samedi... Les forces de l'ordre
témoignent ce matin encore de faits
violents. Mais bien sûr, on essaie de salir. Le week-end dernier, de manière générale... Plus personne
n'y croit. Plus personne ne croit ces manipulations. J'ai été samedi dans la foule, il y avait des policiers en civil, des pompiers, des soignants, des médecins réanimateurs, des gens d'une grande diversité sociale. Je voudrais qu'on arrête. Bien sûr qu'il y
a
des dingues partout, il y en a aussi partout. Mais vraiment,
je
voudrais qu'on arrête et qu'on essaye de rassembler les Français. Ce qui est terrible dans ce qui se passe avec la mesure d'Emmanuel Macron, c'est qu'en fait, pour dissimuler un bilan, si on reprend un peu de recul, pour dissimuler un bilan catastrophique sur la situation de l'hôpital public, sur la recherche en France, moi j'attends le vaccin Sanofi encore, sur les séquençages, les purificateurs d'air, sur un ensemble de palettes qui marchent dans certains pays, les soins précoces comme l'ivermectine qui ont été cachés. Bref, sur tous ces points, le gouvernement a fait faillite. Et ça fait 18 mois qu'il nous raconte n'importe quoi, qu'il nous ment en direct.
Et il voudrait qu'on le croit aujourd'hui, alors qu'il met en place un système liberticide, aberrant, bureaucratique. Mais ce n
'est
pas possible, il faut retirer ce pass sanitaire. De toute façon, il va être retiré de fait. Parce
qu'il ne
marchera
pas. Ce que je n'arrive pas à comprendre,
Nicolas Dupont-Aignan, et vous êtes député, c'est que ce projet de loi,
on
est d'accord, il s'est construit dans l'urgence. Mais il est passé entre les mains de ce qui forge
en
partie notre démocratie, notre République, l'Assemblée nationale, le Sénat, le Conseil constitutionnel. On a parfois l'impression que vous niez cette évidence-là.
Je dis très clairement que le Conseil constitutionnel s'est déshonoré.
Et
je dis très clairement que dans un pays qui met la protection de la santé
au
-dessus de la liberté et de l'égalité, c'est malsain, parce que je pense qu'en démocratie, on doit protéger la santé des Français, bien sûr, mais dans le respect des règles de liberté et d'égalité, qui sont les fondamentaux du pays et qui assurent le rassemblement des Français. Et je suis convaincu qu'il faut absolument arrêter avec ce pass sanitaire qui va diviser les Français, qui fait que certains Français surveillent d'autres, alors qu'il
y a
des enjeux majeurs de lutte contre l'épidémie, j'en ai déjà parlé, mais il y a aussi d'autres enjeux. Le chômage, l'insécurité, le développement de la science, l'éducation, on ne parle plus de rien. On est à la veille d'une échéance présidentielle majeure pour l'avenir du pays et Emmanuel Macron envoûte le pays, envoûte le pays, hypnotise le pays et on oublie les enjeux majeurs. Ça ne veut pas dire que le Covid n'est pas un enjeu, bien sûr, mais je voudrais qu'on revienne sur Terre. Il y
a
une sorte de folie qui s'est emparée du corps social français, des médias français. Je vous remercie de me donner la parole et je voudrais qu'on revienne sur Terre, qu'on ait une action sereine, rassemblant les Français, leur donnant des objectifs, les responsabilisant individuellement.
Mais ça s'entend Regardez ce qui se passe
en
Suisse,
c'est très intéressant ce qui se passe en
Suisse.
Ce matin, vous avez la parole, Nicolas Dupont-Aignan,
parce
que vous êtes l'un des premiers reposants à être et contre le pass sanitaire et sur les réseaux sociaux, mais surtout sur le terrain, parce qu'on ne voit pas des représentants politiques du Rassemblement national particulièrement bruyant sur les réseaux sociaux, mais personne sur le terrain. En revanche, vous allez le dire dans un instant, mais parce que vous appelez à l'apaisement, parce que vous appelez au calme justement, est-ce qu'il n'est pas plus simple de condamner fermement tous les actes de violence qui peuvent être commis
dans ces
manifestations et d'appeler justement et de condamner cette pancarte antisémite à Metz lors de la manifestation
? Je la
condamne, je
l'ai condamné
20 fois. 20 fois.
C
'est difficile, je ne
l
'avais pas entendu,
Nicolas Dupont.
Pas ce matin, mais je l'ai condamné avant, j'ai toujours condamné tout ça. Vous me connaissez, enfin, c'est tout le contraire de moi. Donc, simplement, je voudrais qu'on lutte contre l'épidémie sans briser la France, ses valeurs, ce que nous sommes, sans déchirer les Français. Et je voudrais qu
'on
s'attaque à tous les enjeux du pays parce que notre pays est en train de sombrer par la faute d'un homme qui, pour dissimuler ses fautes graves, ses compromissions graves, est en train de faire diversion avec le pass sanitaire. Et je demande, le retrait de ce pass, je demande à tous les Français de se mobiliser car c'est intolérable que pour aller boire une glace, une terrasse de café, on vous demande à laisser passer. C'est une régression sans précédent. Et je voudrais que les Français qui se disent
qui
ne sont pas si graves
se
posent la question de savoir
que
lorsqu'ils n'ont pas mis leur troisième ou quatrième dose Pfizer
qui
a été décidé par un conseil d'administration, je ne
sais
pas où, sans contrôle démocratique, sans aucun contrôle démocratique, eh
bien, on ne leur supprimera l'accès, on leur supprimera l
'accès, il
y
aura un voyant rouge
qui
s'appelle... Il n
'y
a pas de contrôle démocratique alors que ça passe par le Sénat, par l'Assemblée nationale, par le Conseil constitutionnel.
Il
y a quand même un contrôle démocratique de fait, Nicolas Dupont-Aignan. En revanche,
vous parliez de l'échéance
très importante, vous parliez de
l
'échéance, il nous reste très peu de temps et déjà, on déborde. Vous parliez de l'échéance et de la présidentielle. Que répondez-vous à l'opposition et certains représentants politiques qui disent Nicolas Dupont-Aignan, il fait ça pour récupérer des voix
? Alors,
je vais vous dire,
je
vais vous dire, je prends énormément de risques politiques en disant ma vérité. D'ailleurs, si je vois que les syndicats ont disparu,
les
intellectuels qui défendent les libertés ont disparu, Marine Le Pen a disparu, Jean-Luc Mélenchon est où
?
Vous savez, je prends des risques en donnant mes valeurs pour le pays.
Ce
que je crois en plus, c'est-à-dire la liberté, l'égalité, la fraternité, c'est tout mon combat politique de gaulliste social.
Je
n'aime pas qu
'on
ferme les hôpitaux parce qu'on n'a pas un laissé-passer. Je n'aime pas cette société-là. Je ne veux pas de ça pour mon pays et je le dis aux Français en face et j'assume mon risque. Et vous savez, j'ai plus de critiques que de louanges mais je m'en fiche, je le fais parce que je crois en certaines valeurs et je crois que notre pays peut s'en sortir et vaincre l'épidémie et qu'il
y a
des pays qui arrivent à la Suisse tout près de nous, ne donnent pas d'oukaz, ne font pas de laisser passer, responsabilisent les individus, les gestes barrières, les purificateurs d'air, le vaccin à bon escient, les soins précoces. Voilà, il faut y arriver
mais
ensemble. L'Italie emboîte le pas, l'Allemagne pense sur ce
fameux pass sanitaire, la ville de New York
l
'a déjà mis en place. C'est
très intéressant.
Pensez à la Floride, pensez à la Floride. La Floride a décidé qu'il y
aurait
la liberté. Il y a beaucoup d'États qui ont rejeté le pass sanitaire. Ne faisons pas croire aux Français qu'il
y a
une fatalité à être fichés, tracés, à montrer son laisser passer, à recruter des dizaines de milliers de vigiles alors qu'il faut recruter des infirmières, des aides-soignants et que les policiers fassent leur travail dans nos banlieues.
Nicolas Dupont-Aignan, merci pour cet entretien.
Merci à vous. Désolé de parler. Ça n'était pas sur le
plateau. Je rappelle que le président de Debout
la France
est député de l'Estonne. Une toute dernière question. Il y
a
peut-être plus clivant que le pass sanitaire. Lionel Messi qui quitte le Barça pour le Paris Saint-Germain. Ça vous fait rêver
?
Oh, écoutez, j'attends les résultats et si les résultats sont bons, je serais heureux. Mais je pense aussi à tous les petits clubs, tous les petits clubs amateurs qui ont beaucoup souffert avec tous ces bénévoles. Et ce n
'est
pas le règne du fric, c'est le règne du football de terrain. Et pour qu
'il
y
ait
des champions en haut, il faut qu
'il y ait
une base très large.
Merci Nicolas Dupont-Aignan. Pour être très sincère, j'ai épluché quand même les derniers entretiens que vous avez pu avoir. Et c'est quand même plus sain, plus naturel d'avoir un entretien qui se passe dans le calme et où vous pouvez exprimer votre avis sans pour
autant... Est-ce que je ne suis pas
calme ? Bien sûr, bien sûr. Mais c'était, je l'espère pour les téléspectateurs, en tous les cas pour moi, entendre ces positions. Merci Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan