Laissons les jeunes réaliser leurs rêves !
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 90 %Attaque 5 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:32Chiffre
« Le chômage frappe encore plus de 20 % des jeunes actifs. »
- 6:43Chiffre
« Le taux de chômage des jeunes suisses est autour de 3 %. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
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Bonjour à tous. Je suis très heureuse de vous accueillir à l'Assemblée nationale dans cette magnifique galerie des fêtes. Cette maison est la vôtre. Je dis souvent c'est la maison du peuple. Et donc soyez-y les bienvenus. Madame la ministre des sports de la jeunesse et de la vie associative. C'est complet. [rires] Cherina Ferrari. Alors madame la ministre, elle n'est pas là, elle arrive. Donc on la saluera plus tard. Monsieur le ministre, cher Éric Lombard, mesdames et messieurs les parlementaires, madame la ministre déléguée chargé de l'enseignement de la formation professionnelle et de l'apprentissage. Mesdames et messieurs donc, monsieur le
délégué interministériel à la jeunesse, cher Thbaau de Saint-Paul, monsieur le président du mouvement des entreprises de France, cher Patrick Martin, monsieur le président du conseil d'orientation des politiques de jeunesse, cher Hugo Uette. Madame la présidente de la commission de l'insertion des jeunes, cherar, quel plaisir de te revoir ici. Mesdames et messieurs les membres du conseil, je n'ai pas euh Mesdames et messieurs les représentants des organisations de jeunesse et d'éducation populaire. Cherne, je t'ai salué Ric ou pas ? Ouais. OK. Excusez-moi, la journée est longue. Chers jeunes, mesdames et messieurs, laissez-nous réaliser nos rêves.
Ces mots donnent son titre au rapport que votre conseil a publié en 2023 avec le Conseil national de la protection de l'enfance. Réaliser ses rêves pour un jeune aujourd'hui, c'est l'exigence de l'essentiel. C'est poursuivre ses études et décrocher un premier emploi. C'est trouver un logement digne. C'est avoir la liberté de choisir sa vie. En célébrant vos 10 ans, je voudrais partir de cet appel parce qu'il donne son sens à votre engagement et parce qu'il nous oblige, nous responsables politiques. En 2016, votre conseil était créé avec cette conviction : "Les politiques pour la jeunesse doivent se construire avec la jeunesse." Depuis 10 ans, vous faites vivre ce dialogue. Vous recueillez la
parole, confrontez les expériences, proposez des solutions. pour cette décennie d'engagement. Je veux vous remercier au nom de l'ensemble de la représentation nationale. Alors mesdames et messieurs, cette exigence de dialogue, d'écoute, d'action prend une résonance particulière dans le contexte que nous connaissons aujourd'hui, celui des mobilisations lycéennes. Alors, alors que s'exprime des revendications légitimes sur les trop nombreuses absences, nous remplacer les conditions d'étude parfois dégradé ou l'inquiétude face à l'avenir, nous devons écouter la parole de la jeunesse. Elle a bien sûr toute sa place dans notre espace démographique démocratique. Mais le dialogue impose le respect du cadre républicain. Ce n'est pas à vous
que je vais le dire. Il implique le rejet et la condamnation sans équivoque des dégradations et des violences que nous dont nous avons été témoins. Et je voudrais faire vous faire part du soutien et de la compassion de la représentation nationale à l'ensemble des élèves, personnels et forces de l'ordre qui ont été blessées. Il est du devoir de tout responsable politique digne de ce nom d'appeler à l'apaisement. Et appeler à l'apaisement ne signifie cependant pas passer sous silence les voix des jeunes, car il est aussi de notre devoir de vous entendre et d'apporter des réponses à vos demandes. Et c'est pourquoi je me réjouis vraiment que l'organisation du COGE ait fait le choix de bousculer le programme de cet après-midi afin de permettre aux organisations qui le
souhaiteront de s'exprimer sur la crise en cours et de faire part de leurs propositions. l'Assemblée nationale comme je le disais et l'espace du débat démocratique. Il est donc naturel que cet espace d'expression et trouve sa place. Mais au fond ces mobilisations nous ramènent à la question centrale qui traverse vos travaux. Quelle place faisons-nous réellement à la jeunesse dans notre République ? En 1946, le préambule de la Constitution proclamait, j'ouvre les guillemets, l'égal accès de l'enfant et de l'adulte à l'instruction, à la formation professionnelle et à la culture. Cette promesse républicaine nous engage encore. Alors, sommes-nous
vraiment à ça hauteur ? Dans notre débat public, nous parlons d'une société de droits et de devoirs. Mais pou vous pouvez avoir le sentiment que l'on insiste davantage sur vos devoirs que sur vos droits. On demande beaucoup à la jeunesse aujourd'hui. Toujours plus d'études, toujours plus de stag, d'adaptabilité, de règles à respecter. Toutefois, la réciproque existe. Une République exigeante envers sa jeunesse doit être une République exigeante envers elle-même. Or, la réalité est cruelle. Le chômage frappe encore plus de 20 % des jeunes actifs. Notre pays compte également 3 millions d'étudiants dont près de 700000 boursiers pour à peine
180000 places en résidence cru. Quant aux jeunes prises en charge par l'aide sociale à l'enfance, la République se révèle être un parent défaillant les laissant trop souvent basculer dans la précarité. Alors, face à cette réalité, nous responsables politiques, nous n'avons pas d'autre choix que d'agir. Agir pour qu'un jeune puisse encore se dire que son pays croit en lui. Alors, mesdames et messieurs, tenir cette promesse républicaine suppose des choix politiques courageux. Aussi, à l'approche des débats budgétaires, nous devons cesser de considérer chaque euro alloué à la jeunesse comme une contrainte comptable. C'est un investissement le plus rentable qui soit. Et c'est pour cela que depuis le
perchoir, je serais attentive à ce que certaines erreurs récentes ne se reproduisent pas. Je pense aux aides à l'embauche des apprentis, je pense aux passultures ou au passeport. Madame la ministre, la jeunesse ne peut pas être une variable d'ajustement budgétaire. Toutefois, l'argent public ne règlera pas tout. Donner des moyens suppose aussi d'ouvrir des perspectives et c'est tout l'enjeu de l'orientation. Aujourd'hui, Parcours supre beaucoup d'inquiétude pour les jeunes et leurs familles. Mais en vérité, s'attaquer aux modalités d'affectation, certes perfectible, ne permet pas de répondre effectivement au défi global de l'orientation qui se construit bien en
amont. Sur ce plan, nous avons tout à gagner, à nous inspirer de méthodes qui fonctionnent ailleurs. Je veux notamment vous parler de la Suisse où j'ai récemment effectué un déplacement. Chez nos voisins Ellevettes et je sais chez un Patrick Martin combien ce modèle te tient à cœur. La formation professionnelle initiale accueille près de deux jeunes sur trois. Les acteurs économiques participent à la définition des compétences. Les formations sont réexaminées au moins tous les 5 ans et de nombreuses passerelles permettent de changer de voie tout au long de la formation. Mais le résultat est sans appel. Le taux de chômage des jeunes suisses est autour de 3 %. Nous avons donc une responsabilité, regarder ce qui
fonctionne ailleurs et en tirer des leçons. Cette responsabilité d'ailleurs ne repose pas sur les seules épaules de l'État. Elle incombe tout autant aux entreprises et il en sera question lors de cette plaignère. Vous connaissez ces récits ? 30 40 50 candidatures pour un stage, une admission obtenue mais une alternance introuvable. C'est un paradoxe français redoutable. Comment demander aux jeunes d'avoir confiance en leur avenir si nous ne commençons pas par leur faire confiance ? Accueillir un stagiaire, former un apprenti, embaucher un diplômé, ce sont de petites décisions parfois à l'échelle d'une grande entreprise, mais ces décisions changent une vie professionnelle. Le cœur de mon
message est là. La responsabilité est collective. Elle appartient à l'État, au Parlement, aux collectivités, aux universités, aux entreprises, à toute la société, mais elle vous appartient aussi à vous qui siégez au sein de ce conseil d'orientation des politiques de la jeunesse. Cette responsabilité partagée rejoint une conviction qui m'est chè, celle d'une société de l'engagement. Un thème qui sera aussi à l'honneur pendant cette plinière, cette société de l'engagement où chacun se sent responsable de ce qui arrive aux autres. une société où chacun donne de son temps à la nation. C'est par cette mobilisation de tous que nous serons plus efficaces, que nous donnerons concrètement à chaque jeune les moyens de construire son avenir. Et c'est
précisément pourquoi le conseil d'orientation des politiques de jeunesse est si utile. Vos récents travaux prouvent que vous vous saisissez des priorités. la précarité, la crise du logement, la jeunesse ultramarine, l'engagement citoyen. Dans ces batailles, les parlementaires ont été sont et seront à vos côtés. Ensemble, nous avons obtenu plusieurs succès récents comme le maintien du passeport. Vous avez aussi soutenu plusieurs idées reprises par les parlementaires comme la création du contrat d'engagement jeune ou le pas colot. Et nous allons poursuivre ce travail. Vous trouverez pour cela toujours des alliés solides, moi-même, les députés présents ici et nos anciens collègues comme toi, cher Fiona. Je souhaite donc que nous ayons plus systématiquement le réflexe de
consulter notre jeunesse. Quand nous débattons de l'intelligence artificielle, du climat, de vos futures retraites, vous devez être là. Votre regard doit éclairer nos choix. C'est aussi tout le sens de l'ouverture citoyenne que je porte à l'Assemblée nationale permettre aux Français, en particulier aux plus jeunes, d'être dans cette maison de la démocratie, de contribuer au débat pour qu'ils se rapprochent de leurs institutions et de la politique. Alors, je n'auraiis qu'un seul conseil à vous donner. Soyez farouchement libre. libre de nous bousculer, libre de nous contredire, libre de votre parole sans jamais vous laisser instrumentaliser ou récupéré par quelque partie politique que ce soit. Alors mesdames et messieurs, notre
société ne sait pas toujours dialoguer avec la jeunesse, être à l'écoute de ses difficultés, de ses angoisses, mais aussi de ses propositions et de ses rêves. Peut-être oublie-elle que c'est le propre de la jeunesse d'être faite de fragilité, d'exigence et de passion. Ces mots ce ne sont pas les miens. Ce sont ceux de Simone Veille. Elle les prononçait en 1994 alors qu'elle était ministre d'État des affaires sociales, de la santé et de la ville. 32 ans plus tard, ces mots nous interrogent encore. Avons-nous appris à mieux écouter ? Savons-nous faire confiance ? Sommes-nous prêts à donner aux jeunes une place à la mesure des responsabilités que nous leur demandons d'assumer ? C'est le défi de votre conseil. C'est notre défi commun et vous
nous trouverez toujours à vos côtés pour le relever.