Budget : "Mesurer la gravité de la situation" (Bruno Le Maire) - 14/09
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 39 %Attaque 39 %Défensif 22 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:05OuverteRéponse partielle
Comment en est-on arrivé à cette situation de dette et déficit ?
- 0:12FerméeRéponse directe
Est-ce que cette question est capitale pour vous ?
- 0:25OuverteRéponse directe
Que savait Bruno Le Maire de la gravité de la situation lorsqu'il était ministre ?
- 0:50RelanceRéponse directe
La réaction de Marine Le Pen est-elle responsable pour le vote du budget ?
- 1:30FerméeRéponse directe
Est-ce une position responsable selon vous ?
- 1:52OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que des taux d'intérêt à 4,5% signifient pour les Français ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 5:36PrésentateurFait
« On a fait des économies, on a pris des décisions, je rappelle qu'on a fait une réforme des retraites quand même. »
- 6:07PrésentateurChiffre
« Les taux d'intérêt moyens quand j'étais ministre des Finances étaient à 1,1%. »
- 6:10PrésentateurChiffre
« Ils sont à près de 5% aujourd'hui. »
- 6:16PrésentateurChiffre
« Il est à près de 100 points aujourd'hui. »
- 6:19PrésentateurChiffre
« Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7,6%. »
- 6:33PrésentateurChiffre
« Elle est à 0,4% aujourd'hui. »
- 18:33PrésentateurFait
« Tous les autres pays européens sont revenus sous les 3% de déficit. »
- 26:02PrésentateurChiffre
« L'État prend 1,17€ sur 2€ de carburant. »
- 26:55Locuteur 6Fait
« l'Etat en casse plus que le producteur le transporteur et le pompiste réunis »
- 27:12PrésentateurFait
« certains proposent la baisse des taxes »
- 27:20PrésentateurChiffre
« ça coûte une fortune »
- 27:40Locuteur 1Chiffre
« ce sera peut-être de 50, de 60, de 80 ça existe déjà mais là ça ne va plus tenir »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Locuteur 614 %
- ?12 %
- Locuteur 74 %
- Locuteur 84 %
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Dettes, déficits, crises, ceux qui vont devoir faire des efforts, ils sont légitimes à se poser la question, mais comment est-ce qu'on en est arrivé là ? Est-ce qu'elle vous intéresse cette question ?
Est-ce que vous pensez qu'elle est capitale ?
On va poser la question à l'ancien ministre de l'économie et des finances,
Bruno Le
Maire, et il a alerté, pourquoi est
-ce
qu'il n'a pas été entendu ? Est-ce qu'il y
a
eu un aveuglement ou davantage ? Et que savait-il de la gravité de la situation ? Toutes les questions vont lui être posées, et il s'installe avec nous. Bonsoir, M. Le Maire.
Bonsoir, Céline Malou.
Prenez le temps de vous installer.
Toutes et tous.
Avec Arthur
Berda, Anne-Sora Dubois, Céline Imard, Edwige Chevrillon qui va nous rejoindre, Bruno Jeudy et Nicolas Domenac. Je voudrais d'abord vous faire écouter la réaction de Marine Le Pen sur le budget. Vous allez me dire si c'est pour vous une réaction de responsabilité, justement, par rapport au vote sur le budget.
Nous verrons bien la copie que nous présentera le gouvernement, mais j'assume une position claire. Nous assumons vouloir gagner les élections et gouverner la France au plus vite.
Ce
faisant, un budget imparfait opérationnel avant les élections est préférable cette fois à une loi spéciale, car nous pourrons le modifier immédiatement à notre arrivée au pouvoir avec une nouvelle majorité parlementaire.
Au
contraire, s'il n'y a pas de budget, nos six premiers mois au pouvoir seraient bien plus difficiles.
Est
-ce que c'est une déclaration, une position responsable, selon vous
? J
'espère que tous les partis politiques auront la même position, c'est-à-dire l'adoption d'un budget,
quoi
qu'il arrive, même un budget qui n'est pas parfait, plutôt que pas de budget du tout, qui ne fera que précipiter
la
crise financière qui nous pend au nez, tout le monde en a parfaitement conscience.
Mais
chacun doit mesurer la gravité de la situation pour nos compatriotes.
Quand
on a des taux d'intérêt qui s'approchent des 4,5% et qui dépasseront les 5% de manière inéluctable dans les semaines qui viennent, qu'est-ce que ça veut dire pour nos compatriotes
?
Ça veut dire que vos enfants, mes enfants, quand ils vont aller emprunter de l'argent à la banque pour se loger, on va leur dire, monsieur, le taux d'intérêt, c'est 6, 6,5, 7%. Nos enfants, nos petits-enfants ne pourront plus se loger. Ça veut dire que pour les entrepreneurs, les patrons de PME, les artisans, les commerçants qui veulent emprunter de l'argent pour investir, pour créer de l'emploi, ils ne pourront pas le faire. Et ils mettront la clé sous la porte parce qu
'ils
n'auront pas l'argent disponible. Donc chacun doit se sentir responsable, écarter toute querelle politicienne, toute querelle partisane, pour se dire, c'est l'avenir de la France qui est en jeu, nous nous rassemblons, ce ne sera pas parfait, mais au moins il y aura un budget, plutôt que de précipiter la crise.
Le sujet de la dette n'est pas un sujet technique, c'est très concret. Est-ce qu'à un moment, Bruno Le Maire, vous dites qu'on risque de se retrouver dans la situation où on ne pourra pas payer les retraites des Français, on ne
pourra
pas payer l'hôpital, on ne pourra pas payer l'éducation des Français ?
Mais
c'est déjà le cas. Quand on commence à dilapider autant d'argent pour les intérêts de la dette, je rappelle que quand les taux d'intérêt, ça a l'air un chiffre théorique, augmente d'un point, c'est 3,5 milliards d'euros de plus que vous dépensez chaque année, puis 7 milliards, puis 15 milliards. C'est autant que vous n'avez pas pour les urgences des hôpitaux, qui en ont bien besoin,
pour
les écoles, pour les crèches, pour nos universités. Donc en réalité, on se prive déjà de capacité d'investissement. On pourrait mettre tout cet argent sur un sujet qui me paraît prioritaire, c
'est
-à
-dire
faire de la France le grand leader des nouvelles technologies,
de
l'intelligence artificielle, construire plus de capacités d'accueil de semi-conducteurs, de construction industrielle verte, mais
on ne peut pas le faire.
Mais ça veut dire que si les mesures de redressement des comptes ne sont pas faites, si je vous entends bien, si je vous comprends bien, elles nous seront imposées de l'extérieur. C'est-à-dire que les pays que l'on regardait autrefois, parfois, il faut le dire, avec un peu de condescendance, en disant ça ne nous arrivera jamais, c'est ce que nous vivons peut-être en pire ?
Le choix qui, aujourd'hui, est posé devant tous les responsables politiques, c'est ce que nous voulons, un destin français
ou
un destin à la Grèce,
au
Portugal, à l'Espagne pendant la crise financière. Comment est-ce que ça se matérialisera
? Il
y
a
un jour, certainement pas dans les semaines qui viennent, mais s'il y a encore plus d'instabilité politique, peut-être même juste avant l'élection présidentielle, nous émettrons de la dette et nos créanciers diront c'est trop dangereux.
On
ne suit pas et on n'achète plus de dettes françaises parce que le risque est trop important. À ce moment-là, évidemment, la Banque centrale européenne ne
va
pas nous laisser tomber. Elle dira, il faut venir au secours de la France parce que c'est l'avenir de la zone euro qui est en jeu. Simplement, le conseil de la Banque centrale européenne dira, c'est à nos conditions. Donc, on vous prête de l'argent, mais on veut une baisse des pensions,
on
veut une baisse des traitements des fonctionnaires, on veut une
réforme des retraites un peu plus
ambitieuse. Donc, c'est pour éviter des sangs et des larmes qu'il faut tout simplement du courage.
Je salue Edwige Chevrillon qui nous a rejoint. Merci d'être là avec Bruno Jeudy, Nicolas Domenac et Anne-Sora Dubois. Avant qu'on vous pose tous des questions, il y a une question majeure, Bruno Le Maire, et vous essayez d'y répondre depuis plusieurs jours et plusieurs semaines puisque l'on vous voit dans le débat public et politique, vous n'avez cessé de dire à tout le monde lorsque vous étiez à Bercy
qu
'il vous a été demandé de rallonger les choses, rallonger les chèques, de maintenir le quoi qu'il en coûte. Mais pourquoi vous ne vous êtes pas dressé contre cette situation ? Vous avez alerté, vous avez écrit au président de la République
pourquoi
en tant que ministre vous avez dit moi je ne cautionne pas, je pars et je démissionne
? Parce
que je préfère me battre et que je revendique la position que j'ai choisie, c'est-à-dire obtenir des économies, on a fait des économies, on a pris des décisions, je rappelle qu'on a fait une réforme des retraites quand même.
1 000 milliards de
dettes supplémentaires. On a
retiré ensuite en 2024 après la dissolution, en réalité, Sonia Mabouk,
la
faute politique,
ce
qui a précipité le chaos,
c
'est la dissolution.
Je
vais juste vous donner
quelques chiffres. Donc c'est le président
de la République ?
C'est la décision du président de la République mais je veux quand même rappeler quelques chiffres parce
qu
'effectivement, je préfère défendre la vérité plutôt que tous les mensonges que j'ai entendues depuis des mois et des mois. Les taux d'intérêt moyens quand j'étais ministre des Finances étaient à 1,1%. Ils sont à près de 5% aujourd'hui. L'écart de taux entre l'Allemagne et la France n
'a
jamais dépassé les 30 points. Il est à près de 100 points aujourd'hui. Quand je suis parti de Bercy, le taux de chômage était à 7,6%.
Il
est à près de 9%
aujourd
'hui. Et je rappelle que la dernière année où j'ai été ministre
de
l'économie et des finances sur une année pleine, c'est l'année 2023, l'INSEE a révisé la croissance à près de 2%.
Elle est à 0
,4% aujourd'hui.
Ce
que ces chiffres montent et je ne cible personne personnellement, je cible les décisions qui ont été faites.
Mais pourquoi on ne vous a pas écouté ? Vous avez écrit au président de la République sur le taux élevé de nos dépenses et de nos prélèvements. Vous lui avez vraiment proposé de mettre en place une stratégie, semble-t-il, ambitieuse de contrôle de nos finances publiques pour revenir sous les 3% de déficit en 2027. Que vous a-t-il opposé ? Un silence. Qu'est-ce que ça veut dire ? Qu'il a préféré la dissolution à la vérité ?
Tout ça a été parfaitement établi par la Commission des Finances de
l
'Assemblée nationale qui a mené une enquête et qui a approfondi tous ces sujets. Et je pense qu'à un moment très précis, il
y
a eu un choix politique majeur qui a été fait pour la France.
Est
-ce qu'on choisit en juin 2024
le
plan de redressement des comptes publics que j'avais proposé qui comportait beaucoup de mesures qui sont aujourd'hui sur la table mais qui sont forcément plus dures parce que la situation s
'est
détériorée
? Ou
est-ce qu'on choisit d'écarter
ce
courage-là en faisant le choix de la dissolution
? La
décision qui a été prise par le président de
la
République, c'est entre le rétablissement des comptes comme je le proposais ou le chaos politique de la dissolution.
Le
chaos
politique de la dissolution. C'est très grave,
pardonnez-moi. C'est très grave.
Mais c'est un choix qui
n'appartient que au président de la République. C'est pas un choix, c'est un non-choix que de précipiter la France en face à un chaos politique. Mais je veux simplement,
parce que ça fait deux ans que j'entends beaucoup de fables sur le sujet, simplement rappeler que chacun prend ses responsabilités. Moi, j'ai certainement, Sonia Mabouk, une part de responsabilité dans la situation des finances publiques parce que peut-être qu'ici, là, on aurait pu aller plus loin, on aurait pu dépenser moins tel ou tel moment. Je prends toute ma part de responsabilité.
Mais
je voudrais juste rappeler
que la décision
fondamentale, c'est la dissolution.
Au moment de la dissolution, la Commission européenne est déjà en train d'étudier le fait de placer la France en procédure de déficit exagéré.
Et
la Cour des comptes a jugé,
a
critiqué votre bilan, a repoussé notamment votre argument Covid en disant « Les voisins européens ont pris des mesures comparables et ne sont pas dans la même situation. »
Donc
déjà, avant la dissolution, c'était déjà très compliqué. Parce qu'avant
la dissolution, bien sûr... que
vous étiez là. C'est pas pour dire que vous êtes seul responsable, mais enfin, la dissolution... Il y a eu aussi votre audition au Sénat dans laquelle vous dites qu'il y
a
eu une erreur d'appréciation des recettes. Il y a
eu
quand même une succession d'erreurs qui ne sont pas dues à la dissolution.
Mais quand je vous dis que je prends ma
part de responsabilité, qui se sont déroulées sous
votre
direction
de Bercy. Je prends
ma part de responsabilité, je prends ma part de responsabilité. C'est sûr qu'à un moment donné,
il y a eu un trou
dans les recettes. Mais on a pris des décisions réglementaires pour corriger ça, des économies sur l'État, des économies
sur les médicaments. Je les ai prises. Pourquoi
les Français l'ont appris si tard ? Vous avez dit...
Il y a eu des
recettes qui n'ont pas été anticipées.
Bien sûr qu'il
n
'a pas été anticipées.
C'est une
erreur grave qui a été commise
par Bercy. Comme j'étais le
patron
de Bercy, je prends toutes mes responsabilités sur cette mauvaise évaluation. Ce que je regrette, c'est qu'on ne comprenne pas que le problème de la dette est un problème de système, un problème de modèle économique qui dépense plus de richesse qu'il en produit. Vous le disiez très bien tout à l'heure. Le problème de la dette, c'est quoi ? Ça a été établi par Nicolas Dufour, le patron de la BPI, par tout le monde.
Et par François Bayrou, ça lui a coûté son poste
de Premier ministre.
La France
dépense
trop pour les dépenses sociales, trop
pour les retraites et elle ne produit pas assez de richesse. Moi, au moins, j'en tire les conséquences.
Mais je ne sais pas pas plus
de force
de
panache. de partir et de dire au nom même de ce que vous défendez, de
briser l'art, de
dire que
ce
n
'est
plus possible, on va dans le mur et vous avez
continué.
Mais c'est sympathique.
Je
ne comprends pas.
C
'est sympathique, mais je vais vous expliquer.
Non, c'est la
doctrine chevalementiste.
C'est sympathique. On accepte ou pas
? D'accord.
Un ministre,
ça
ferme
sa gueule.
C
'est
sympathique sur un plateau de télévision,
mais
pour la réalité des Français, c'est une catastrophe. François Bayrou a fait ce choix-là.
Qu
'est-ce que ça a amené
? Le
retrait de la réforme des retraites.
Donc
je préfère me battre
pied
à pied.
Mais
vous
avez perdu.
Il a refusé un projet de loi de finances rectificative. Ça n'a rien changé.
Mais pardon, si à un moment donné, le choix politique fondamental qui a été fait était de dissoudre plutôt que de poursuivre, ça, ça n'est pas ma responsabilité. Donc quand il s'agit de rétablir
les comptes... Donc c'est de masquer
la réalité. La dissolution, elle
ne
sort pas du chapeau comme ça, M. Le Maire. Pardonnez-moi, mais c'est grave quand même.
C
'est-à-dire que vous êtes en train de dire que vous avez tout fait. Vous avez alerté. Vous n'avez pas été écouté. Et pire, il a été décidé de dissoudre pour ne pas dire cette vérité.
Non, pas pour ne pas dire la vérité. Pour la retarder ? Il y aura peut-être une autre majorité. Il y
aura
peut-être une autre possibilité. Et ça fera passer plus facilement la pilule à mer ou le rétablissement des comptes
qui est proposé peut-être. Est-ce qu
'on pourrait dire, M. Le Maire, que la dissolution, c'était finalement un peu de la cavalerie financière
? Je
pense que la dissolution, c'est un choix qui n'appartient qu'au président de la République mais qui a abouti une fuite en avant. Je redis qu'avant la dissolution, oui,
il
y avait des difficultés.
Oui,
il y avait des choses qui auraient pu être mieux faites certainement.
Mais
au moins, nous avions le contrôle de la situation.
Nous
avons,
avec la dissolution,
perdu le contrôle
de la situation.
Et c'est bien ça qu'il
y
a
aujourd'hui. Pardon de regarder un tout petit peu devant ce qui intéresse les Français. c
'est de savoir de quoi l
'avenir va être fait jusqu'en juin 2024. De
payer ses errements. Nous avions le
contrôle de la situation.
À
partir de juin 2024,
vous
l'avez vu, on abandonne la réforme des retraites, on augmente les impôts, on abandonne la politique économique favorable à l'offre. Donc on jette tout par-dessus bord. C'est une réalité.
Donc nous nous retrouvons à l'heure où je vous parle. Est-ce que le reste de cette cavalerie
financière, est-ce que pour poursuivre ce que dit Bruno Jeunier, est-ce que finalement ce n
'est
pas le président de la République qui en fait, c'est un peu ce qu'on dit aujourd'hui,
c
'est que
ça n'intéressait pas en fait.
Ça n'intéressait pas tellement
les comptes Les personnes qui
nous écoutent, je ne
peux
pas me tromper, mais je pense que la seule chose qu'ils attendent aujourd'hui des responsables politiques, c'est comment est-ce qu'on sort de cette situation
et
comment est-ce qu'on évite. Oui, mais j'ai envie
de dire que ce n
'est
pas les responsables politiques, c'est
des politiques.
Il n'y
a
plus le mot responsabilité.
Mais on le sait. Vous avez une grande difficulté
à croire aujourd
'hui de la part des Français. On le sait, où on a pêché pour prendre
vos propos qui sont justes.
La
France pêche depuis 40 ans
en
dépensant trop pour l'État-providence et trop pour les retraites. Donc est-ce que maintenant, on regarde ça en face et on essaye de régler
le sujet ? À l'avenir, est-ce que nous sommes
prêts au moment où je vous parle à dire aux Français qu'on peut encore sauver la situation ? Ma conviction absolue, c'est qu'il est encore possible de sauver
la situation, que ça se joue dans les semaines qui viennent et que
sur le long terme, il
faut
réinventer notre
modèle.
Vous, vous êtes un homme responsable, vous remontez sur le Titanic quand le commandant vous dit écoutez, j'ai pris l'iceberg mais je n'aurais pas dû mais cette fois-ci, je vais faire attention, vous remontez ?
En
famille ? Avec vos enfants
? À un moment donné, on est tous dans le même bateau. Ce bateau, il a un nom,
il
s'appelle la France. Et ce bateau-là, il a besoin qu'on
comble
les voies d'eau,
qu'on
les ferme une bonne fois pour toutes
et
ce n
'est
pas dans six mois que ça se joue, c'est maintenant. Donc c'est maintenant qu'il faut engager non pas 5, 6 milliards d'euros de réduction de la dépense mais 20 à 30 milliards, ça a été établi par tous
les spécialistes. Que n'avez-vous pas dit
ça au moment où on vous a refusé le projet de loi de finances rectificatives ? Pourquoi maintenant et pas à ce moment-là ? Je ne comprends pas.
Mais ça a été
dit.
Non, vous ne
vous
l'avez pas dit. Vous auriez pu dire au Président c'est maintenant qu'il faut engager ces économies sinon je m
'en
vais. Vous auriez pu dire au Parlement c'est maintenant qu'il faut les engager sinon je m'en vais et
vous ne l'avez pas fait. C'est maintenant
que vous le
dites.
Je me permets de vous rappeler je vois votre véhémence mais
je me permets de vous rappeler parce que c'est un vrai sujet français. J
'entends votre passion je vous rappelle à la règle institutionnelle
toutes
les décisions qui relevaient de ma compétence
je
les ai prises entre janvier et juin 24 je passe rapidement parce que le passé ça ne intéresse pas forcément les gens je les ai prises contre les oppositions
la
sortie du bouclet tarifaire sur l'électricité tout le monde compte austérité monsieur le maire j'ai pris la décision réduction de 10 milliards d'euros des dépenses sur l'état austérité monsieur le maire j'ai pris la décision mais il se trouve qu'ensuite il
y a
des règles démocratiques et institutionnelles qui font qu'à partir d'un certain niveau d'économie il faut que vous alliez devant le parlement et que le parlement les vote
la
démission
c
'est toujours dans les compétences des
ministres toutes les oppositions toutes les oppositions ont dit plus d'économie c'est hors de question ça va faire de l'austérité
non c'est sur le
diagnostic mais
le diagnostic il a été fait il a été écrit il a été dit je l'ai dit depuis 2021 il faut sortir du
continent j'ai pris les décisions je dis
simplement qu'à un certain moment
que
chacun prenne ses responsabilités
je
ne peux pas comme ministre des finances
prendre
les responsabilités des oppositions qui ne voulaient pas voter un texte faisant plus d'économie
Bruno Le Maire si on regarde un tout petit peu devant ses cours c'est 30 septembre donc c'est vraiment c'est après demain faire 30 milliards d'économies comme a priori c'est ce qui semble se profiler est-ce que c'est de l'austérité
?
mais non ce n'est pas de l'austérité
à chaque fois on nous revoit vous posez la question
non ? elle est légitime
la question est pas légitime mais le problème vous
dites 10 milliards
on vous dit
j'ai l'impression de me retrouver
au Parlement où à chaque fois vous annoncez un euro d'économie on vous dit austérité monsieur Le Maire vous voulez couper dans l'électricité les aides aux français austérité mais pardon l'austérité c'est ce qui va nous pendronner si c
'est
la banque centrale européenne qui décide à notre place
donc je
préfère le courage à l'austérité
mais est-ce qu'on peut trouver
30 milliards vous êtes ministre de l'économie suffisamment longtemps est-ce qu'on peut trouver 30 milliards en 15 jours en 3 semaines oui et vous
les trouvez où alors ? je
mets mon expérience à disposition puisqu'à chaque budget j'ai essayé d'apporter des économies nous en avons fait les seules décisions immédiates
qui
sont à la hauteur de la gravité de la situation
c
'est la désindexation des pensions de retraite je propose un point ça vous rapporte 3 à 4 milliards d'euros
c
'est la suppression de l'abattement avec
un minimum
pour les retraites les plus modestes
bien sûr on ne touche pas les retraites les plus modestes et parfaitement
raison et c'est quoi les retraites
les plus modestes pardonnez-moi
on dirait qu'il y a des retraites
aisées dans notre
pays
j'avance sur le sujet je rappelle juste sur la désindexation des retraites je vous l'ai parfaitement dit tout à l'heure
les
salaires ne sont pas indexés
donc les
gens qui bossent qui ont un salaire désolé eux ils font comment ? les rémunérations des fonctionnaires elles sont gelées elles ne sont pas indexées donc voilà pourquoi il me paraît juste et équilibré aujourd'hui de demander la désindexation d'un point des pensions de retraite de supprimer l'abattement de 10% qui rapporte le double 6 milliards d
'euros
de
geler les avancements des fonctionnaires ce qui rapporte près de 4 milliards d'euros
de
geler les traitements des fonctionnaires et j'ai sorti à ça d'autres mesures qui me paraissent indispensables personnellement je maintiendrai la surtaxe à l'impôt sur les sociétés et celui qui vous dit
ça en 2020 vous
aviez dit que
c
'était injuste en 2017 vous l'avez fait en 2023 vous avez dit
mais
j'ai jamais augmenté les impôts des entreprises mais là qu'est-ce que je cherche c
'est
la justice
vous
ne pouvez pas demander aux uns de contribuer et aux autres de ne pas participer donc il n
'y a
aucune
réforme dans ce que vous faites c'est que de l'impôt supplémentaire
mais parce
qu'Elisabeth Chevrillon vous le savez mieux que moi
Edwige tant qu'à faire
Edwige pardon les réformes structurelles ne donnent de résultats que dans 2 ans ou dans 3 ans je
révèle Edwige Chevrillon nous avons retiré
la seule réforme qui est rapportée aujourd'hui qui aurait rapporté aujourd'hui plusieurs milliards d'euros c'est la réforme des retraites Bruno
Le Maire je
termine juste par un point
très important dans les propositions
vous avez dit
juste moi il y
a
la question de la justice il y
a
la question de la dignité
vous
pouvez dire aujourd'hui pour la formule consacrée les yeux dans les yeux à ces retraités qu'on appelle aisés mais je ne sais pas en quoi ils sont aisés écoutez c'est comme ça vous serez le prochain sacrifié on peut leur dire alors que pèse sur eux un contrat de génération c
'est une question fondamentale que vous posez
je
leur dis juste
tout
le monde aujourd'hui est en grande difficulté les salariés aujourd'hui il est probable que leurs salaires ne vont pas beaucoup augmenter
vous
êtes à près de 9% de taux de chômage la pauvreté en France elle est directement liée au chômage
donc
il faut que tout le monde apporte son écho je leur ajoute deux choses très importantes pour les retraités il n
'est
pas question de cibler qui que ce soit ça n'a jamais été ma façon de faire la politique
la
première c'est que c'est jusqu'à ce que la France soit revenue sous les 3% de déficit ensuite on
arrête on a 10 ans
non pas 10 ans
vous devez tenir
un
objectif on sera déjà retraités nous-mêmes sans doute plus que 10 ans
je suis désolé il faut le faire le plus vite possible tous les autres pays européens sont revenus sous les 3% de déficit mais
à quel prix il a fait revenir la France sous les 3% de déficit
en 2019 à
quel prix
les autres pays
européens sont venus je parle d
'expérience il faut d'abord leur donner cette garantie que c'est limité dans le temps et puis il
y a
une deuxième garantie qui est très importante c'est de leur dire on va faire une vraie réforme des retraites
à
65 ans âge égal de départ avec de la capitalisation pour qu'ils sachent que effectivement c'est une bonne fois pour toutes qu'on fait cette économie je rajoute une dernière chose qui rapporte aussi de l'argent c'est que un moment où la France
a
un niveau de vie moyen inférieur à celui des autres pays européens
il
me paraît légitime comme
l'Allemagne
comme l'Autriche comme d'autres pays européens de demander un rabais
un
rabais sur notre cotisation en disant voilà on a un niveau de vie moyen et plus faible
il n'y a pas de raison qu'on continue
à financer les autoroutes du sud de l'Espagne ou de l'est de la Pologne nous nous demandons un rabais
de 5 milliards d'euros Ah parce que vous parlez des
autoroutes
un quart d'euros
si jamais on va y venir je suis sûr qu'on va y venir si jamais
vous faites l'ensemble des
mesures que j'ai proposées
Mais
les tabous sont faits pour être levés à un moment où la gravité de la situation justifie des mesures
exceptionnelles Bruno Le Maire n
'y voyez pas
de l
'ironie vous auriez dû être ministre de l'économie avec toutes ces propositions
Non
ministre des finances mais quand
je l'ai Vous auriez dû l'être parce que là c'est parfait comme programme
J'ai
fait un certain nombre et
je me suis pris et c'est bien tout l'enjeu aujourd'hui un mur
de
tout le monde de toutes les oppositions
de tous les
responsables politiques d'autres membres du gouvernement qui disaient c
'est
pas possible Mais
vous avez dû vivre
un enfer sans que personne ne
s'en rende compte Mon message
ce soir
Vous
savez l'enfer est pavé de bonnes intentions J'ai beaucoup de bonnes intentions mais je
n
'ai pas vécu l'enfer L'enfer aujourd'hui c'est ce que vont vivre les français et ce que vivent certains de nos compatriotes
Si
nous voulons garder notre souveraineté notre liberté et ne pas nous voir dicter demain ce que nous pouvons faire librement aujourd'hui il faut engager les économies que je propose qui nous permettent de revenir à la liberté financière et demain de réinvestir dans les
grands programmes d'investissement
dans l'école Bruno
Le Maire Est-ce
que les français peuvent faire confiance pour réparer les voies d'eau que vous avez décrites du navire France est-ce qu'ils peuvent faire confiance à ceux qui ont contribué à les agrandir en tout cas ne les ont pas refermés là il y
a
un problème quand même ça ne
va pas être
facile Vous avez parfaitement raison de soulever le sujet
et
c'est pour ça que j'appelle à la responsabilité collective c'est sûr que si c'est le Premier ministre dont je soutiens les efforts pour avoir un budget qui tout seul avec David Amiel le ministre du budget qui fait un travail remarquable qui dit voilà ce qu'il faut faire et que tous les autres se planquent Ils
ne se planquent pas ils sont en
campagne Monsieur le maire on est à 7 mois pourquoi voulez-vous aider l'équipage du Titanic quand
vous avez une élection reine ? C'est intéressant
qu'on est tous dans le même navire et que tout le monde coulera ensemble mais même celui qui sera élu président de la République coulera
Ah bah ça c'est sûr il va y
arrêter d'une situation Est-ce qu'on veut
demain élire librement
dans
une situation financière redressée
C'est important ce que vous dites librement c'est-à-dire
qu'on pourrait voir notre élection présidentielle confisquée confisquée
Non je
dis
simplement qu'à un moment donné si vous élisez un président de la République qui est au beau milieu du marasme financier d'une crise financière ça va être quoi ces marges de manœuvre ? Ça Eh bien moi je veux demain un président de la République avec une majorité avec un gouvernement qui pourra engager des investissements pour le pays réinvestir dans les grands services publics en particulier l'hôpital et l'école Vous
pensez sincèrement qu'à 7 mois de la présence à 7 mois et demi un budget peut passer ?
Je
suis un
idéaliste indécrottable
donc
je continue à penser que tout de même
il
peut y avoir dans l'Assemblée nationale un bref éclair de lucidité
que
chacun comprenne je leur demande même pas de penser à l'intérêt français
j
'en dis que même dans leur intérêt à tous ceux qui sont candidats
cyniquement
ils ont intérêt à avoir une situation financière stable parce que dans 6 mois les taux d'intérêt ne seront pas à 4-4 ils seront à 5-5 ou à 6 la dette aura filé et tout l'argent qu'ils voudraient dépenser pour leur programme
ils devront le dépenser
pour
les intérêts de
la
dette donc s'ils ne pensent pas à l'intérêt supérieur de la nation qui moi m'occupe matin, midi et soir pour pas vous dire que ça me tarode aussi la nuit comment ils pensent à leur
intérêt et vous
pensez Bruno Le Maire juste une toute petite question pardonnez-moi le président ou la présidente qui va être élue le président de la république elle n'aura ou il n'aura aucune marche de manœuvre parce qu'on se trouve dans la situation que vous avez décrite donc il y
aura
tous les programmes sur lesquels on va se prononcer on va débattre pendant 200 jours si là on
donne l
'impression ou on dit qu'aux français
qui
n'ont pas de choix c'est très grave on a eu une campagne deux campagnes présencelles on en est là et
du
moins
c'est ma question est-ce qu'on en est là
à
mes yeux nous sommes très exactement en 1958 70 ans plus tard très exactement c'est pas une crise algérienne que vous avez c'est une crise financière elle n
'a
pas encore éclaté mais elle est sur le point d'éclater c'est à le moment où vous ne maîtrisez plus rien
est
-ce qu'en 1958 il a été impossible de faire quoi que ce soit non il faut simplement garder son sang froid et savoir où on veut emmener les français la première chose à faire exactement comme en 1958 avec Jacques Rueff vous rétablissez les finances publiques avec toutes les propositions que j'ai faites
vous
le faites en faisant aussi des réformes de structure l'assurance chômage les retraites la définition de ce qu'est l'État ce qu'il fait encore et ce qu'il ne fait plus pour moi l'État c'est la santé c
'est
l'éducation c
'est
la sécurité tout le reste il faut qu'il oublie parce que c'est pas ça reste
la réalité Bruno Le Maire que de temps perdu
projeter le pays comme cela a été fait en 1958 vers ce qui doit être l'avenir français au 21ème siècle c'est-à-dire l'intelligence artificielle les semi-conducteurs les nouvelles technologies parce qu'aucun pays en Europe grâce
à l'électricité décarbonée nucléaire grâce à nos
scientifiques et grâce à nos ingénieurs aucun pays
en Europe n'ont tant le choix de réussir
pendant des années on s'est endetté une partie du pouvoir s'est protégée on nous a dit que c'est temporaire c'est devenu la norme donc là on paye l'addition et certains la payent cash à la pompe pourquoi est
-ce
qu'on baisse pas les prix
?
parce que vous pouvez pas dire qu'il y
a
un sujet financier majeur
et
dire vous allez baisser les taxes sur les carburants j'ai vu votre reportage il est exact on a un niveau de taxation qui est un des plus élevés d'Europe très bien mais il faut juste savoir ce qui est possible ou pas possible chaque centime de baisse des taxes sur le carburant c'est 500 millions d'euros
mais vous êtes
attaché
à la concorde nationale vous
ne voulez pas qu'il y ait de nouveau
des
français dans
la rue des tensions des
débordements c'est
pour ça que la proposition
que je fais elle est très simple c'est de dire tous ceux qui bossent tous ceux qui
n
'ont pas d'autre choix que de prendre leur voiture pour aller travailler que ce soit les aides-soignantes que ce soit les ouvriers qui habitent loin de leur usine eux il faut les aider et croyez-moi quand on regarde les masses parce que ça compte c
'est ce que fait le gouvernement
les aides ciblées
oui mais je pense que c'est une bonne politique simplement
on
aurait pu l'anticiper
vous
pensez que ça suffit ?
on aurait pu l'anticiper je rappelle qu'en avril dernier quand tout le monde se réjouissait de l'accord entre Donald Trump et l'Iran j'ai donné une interview à vos collègues du Parisien pour dire c'est une mascarade et les prix du pétrole augmenteront en septembre tout le monde marionné c
'est la situation où nous sommes aujourd'hui je vous dis aujourd'hui
que face à ce qui se passe dans le détroit de Babel-Vandab face à ce qui se passe dans le détroit d'Hormuz un tiers de la circulation du pétrole étant bloquée les prix vont continuer à
augmenter il y a un autre scandale monsieur le maire il y a le
contexte géopolitique
il
faut inscrire les aides il faut inscrire les aides à ceux qui travaillent dans le temps Est
-ce que l'Etat
prend 1,17€ sur 2€ de carburant
?
Oui, l'Etat prend beaucoup d'argent sur
le carburant Je ne vais pas vous dire le
contraire
Pardonnez-moi donc il y a quand même une marge de manœuvre liée à la géopolitique et on ne peut rien aux
humeurs de Trump et aux bouquasses
de Poutine La marge de manœuvre elle est dans la liberté par rapport au pétrole et par rapport aux énergies fossiles nous ne le produisons pas donc pardon mais c'est du bon sens de dire que tout ce qu'on ne produit pas et bien on s'en débarrasse on s'en libère quand j'ai lancé le véhicule électrique quand nous avons lancé le leasing social sur le véhicule électrique
nous avons déployé les bornes
Je n
'ai
jamais revenu dessus Edwige Chevrillon
j'ai toujours défendu
et ont
l'idée d'offrir à tous ceux qui sont les plus modestes l'accès des véhicules électriques pourquoi ? pour que dans 5 ans 10 ans 15 ans nous soyons libres du
pétrole Mais
attendez-moi déjà presque on ne va presque
plus
être libre pour l'élection présidentielle moi je veux comprendre l'Etat prend sa part avant même que le pétrole n'arrive à la pompe sur certaines stations l'Etat en casse plus que le producteur le transporteur et le pompiste réunis pourquoi il n
'y
a pas cette marge de manœuvre en réalité ?
Pourquoi
il n
'y
a pas une mission parlementaire sur les prix ? Pourquoi vous ne donnez pas la transparence pour qu'on voit véritablement où
on voit l
'argent ?
Mais toute la
transparence elle est faite et on sait où on voit l'argent maintenant nous sommes au pied du mur
certains proposent
la baisse des taxes ça peut justifier vous le dites de
manière très claire On fait les Espagnols ou
les Italiens Mais bien sûr mais ça coûte les Espagnols ça coûte une
fortune et
nous ne pouvons pas nous le permettre On
ne peut pas se permettre ce qu
'ont fait les Espagnols et
les Israéliens parce que nous n'en
avons pas les moyens Mais le problème Bruno Le
Maire c'est que la
politique des aides ciblées je vous l'accorde a plutôt fonctionné tant qu'on était encore dans un prix
qui
ne dépassait pas les 2,20€ 2,30€ comme on est dans le cas aujourd'hui et vous nous promettez et c'est une évidence de le dire que ce sera peut-être de 50, de 60, de 80 ça existe déjà mais là ça ne va plus tenir
ça
ne
va
plus tenir à ce niveau de prix C
'est
bien pour
cela que j'appelle à ce qu'il y ait des aides qui soient suffisamment massives pour ceux qui travaillent plus que les actuelles inscrites dans le temps
peut-être
si effectivement le prix du diesel arrive à 2,50€ 2
,60€
il faut aider davantage ceux qui travaillent mais en ayant cette perspective de long
terme
qui
est de se
libérer des énergies
fossiles
et d'aller vers l'électrification qui
est de se
libérer