LIBAN BOMBARDÉ : JUSQU’OÙ IRA ISRAËL ? / GOUVERNEMENT MACRON-BARNIER : QUE PEUT FAIRE LA GAUCHE ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 17 %Attaque 63 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 10:00OuverteRéponse directe
Bir Nabli, que vise cette offensive israélienne au Liban ?
- 12:00OuverteRéponse directe
Y a-t-il un risque d'embrasement régional du conflit ?
- 30:00OuverteRéponse directe
Comment interpréter la passivité des Occidentaux en général et de la France en particulier ?
- 40:00OuverteRéponse directe
Catherine, comment avez-vous réagi à l'annonce du nouveau gouvernement Barnier ?
- 45:00RelanceRéponse partielle
Est-ce que la gauche aurait dû y aller dans le gouvernement Barnier ?
- 50:00OuverteRéponse directe
Quelle est votre réaction sur l'exemplarité des membres du gouvernement Barnier ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 11:00Bir NabliChiffre
« l'armée de tsal a mené de nouvelles frappes qui ont fait au moins 558 morts dont 50 enfants et 1835 blessés »
- 42:00Catherine TricotFait
« c'est une question que j'avais déjà posée à col à Paul hier je pas comme tout le monde c'est un peu stupéfiant c'est lunaire »
- 52:00Catherine TricotFait
« s'il y a des condamnations je pense que ça ça suppose en tirer quelques conséquence »
- 57:00Paul HECFait
« la question c'est est-ce que c'est utile ou quel est le but de la décision que je veux poser comme question »
- 0:15Fait
« la démarche compte plus que le résultat qui con bah en tout cas je peux comprendre qu'ils se disent il faut une traduction politique »
- 0:45Fait
« il enchaîne les coups de force autoritaires »
- 1:45Fait
« il utilise toutes les ressorts de cette constitution mais qui est profondé enfin il ne contrevient pas à la constitution »
- 3:00Fait
« ce n'est pas hors la loi ce qu'il fait ce n'est pas antionstitutionnel »
- 3:30Fait
« une partie de la 5e République et une partie de nos institutions il y a c'est moins le cas en France que dans d'autres pays »
Modèle mistral-small-2603 · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
bonsoir à toutes et à tous vous regardez le média nous sommes le mardi 24 septembre c'est l'heure de votre talksh préféré toujours debout diffusé en direct sur le canal 165 de la freebox sur Youtube ou sur notre site internet si le média est la première chaîne télé d'information indépendante au sein d'un écosystème médiatique largement contrôlé par les milliardaires c'est grâce à votre soutien vous nous donnez les moyens de grandir et de poursuivre la bataille de l'élargissement de la diffusion de notre chaîne de télévision aux autrees box pour continuer à faire vivre votre média rendez-vous sur leemediatv.fr passe au [Musique] sommaire comme chaque soir on commence avec un recap de l'actualité du jour en images concopté par la rédaction du média puis en première partie d'émission je recevrai bire Nabli docteur en droit public avec qui nous tenterons de décrypter la stratégie qui se cache derrière l'agression d'Israël au Liban encore cette nuit he l'armée de tsal a mené de nouvelles frappes qui ont fait au moins 558 morts dont 50 enfants et 1835 blessés en seconde partie de soirée je recevrai notre chroniqueur politique Paul HEC et Catherine tricot directrice des éditions regard pour une discussion sur l'avenir du gouvernement Barnier le gouvernement peut-il tenir face à une gauche unie qui fait front contre le Premier ministre et quelle doit être la stratégie du NFP si elle veut gagner le bras de fer on en débat après le flash [Musique] info l'ordre des médecins a lancé lundi une vaste enquête sur les violences sexuelles dans le secteur médical suite à la vague de témoignage de soignantees avec le mouvement Mitou hôpital près de 300000 médecins et intern inscrit à l'Ordre recevront un questionnaire sur les violences sexistes et sexuelles subies dans le cadre de leur travail le conseil national de l'ordre des médecins espère une participation importante afin d'obtenir des données fiables et représentatives de la réalité ils ont jusqu'au 14 octobre pour remplir ce questionnaire les résultats de cette enquête seront publiés d'ici la fin de l'année rappelons que selon les résultats du 5e baromètre donné desl à la santé 39 % des femmes médecins ont été victimes de comportements sexistes allant de paroles sexistes à des agressions [Musique] sexuelles ce mardi 24 septembre marque une journée un peu spéciale en kanaki Nouvelle-Calédonie l'archipel commémore en effet le 171e anniversaire de la colonisation par la France on rappelle que la kanaki est selon l'ONU un des derniers territoires à décoloniser c'est donc donc un souvenir douloureux pour la population Canac qui vit depuis 4 mois dans un contexte très tendu d'émeutes et de crise institutionnelle en cause on le rappelle la réforme constitutionnelle qui avait dégelé le corps électoral en kanaki pour cette date particulière l'État français a mis en place des restrictions de rassemblement qui sont rentrées en vigueur sur toute l'étendue du territoire [Musique] Canac lescatom Contin continu au Liban avec de nouvelles frappes meurtrières de l'armée israélienne ces bombardements ont fait près de 500 morts et 1600 blessés en 24 heures selon le Centre des opérations d'urgence du ministère de la Santé libanais l'ONU qui est toujours impuissante face à Israël a dénoncé ses bombardements par la voix de son secrétaire général Antonio gutiérz qui se dit préoccupé par le grand nombre de victimes civiles le chef de la diplomatie européenne Joseph Borel a mis en garde contre une extension du conflit et d'y craindre une guerre totale le président iranien Massou pzeskian a réagi de son côté en expliquant que le Hezbollah je cite ne peut pas s'opposer seul à un pays qui est défendu soutenu et approvisionné par les pays occidentaux les pays européens et les États-Unis de retour sur le plateau du média Bir Nabli docteur en droit public m'a rejoint nous tenterons de décrypter la stratégie qui se cache derrière l'agression d'Israël au Liban [Musique] bonsoir B Nabli bonsoir l'offensive israélienne au Liban se poursuit hein dans la nuit de lundi à mardi l'armée de tsal a mené de nouvelles frappes sur le sud du Liban qui ont fait au moins 558 morts dont 50 enfants et 1835 blessés selon le ministère de la Santé libanais sachant qu'il s'agit vraiment d'un bilan provisoire l'armée israélienne a annoncé avoir frappé au Liban dans la journée environ 800 cibles du Hezbollah qui selon Israël tire des roquettes depuis près d'un an en verers vers dans la direction du territoire israélien en soutien au Hamas palestinien Bir Nabli que vise cette offensive israélien au Liban quelles sont les causes et les objectifs de cette opération militaire qui une fois de plus est menée en violation totale du droit international et est-ce que la lutte contre le Hezbollah est une justification qui vous convint disons qu'il faut aussi prendre en considération le discours israélien qui a un discours officiel tenu par un état reconnu par l'essentiel de la communauté internationale et qui consiste à mettre en avant premièrement le principe de la légitime défense vous l'avez rappelé il y a des requêes qui visent le nord d'Israël depuis l'attaque du 7 octobre dans la mesure où le Hezbollah est un allié stratégique du Hamas et que par conséquent Israël s'appuie sur ces attaques pour exercer son droit à la légitime défense sauf que ce droit ne doit pas être compris comme une carte blanche ou un blanc sain c'est un droit qui s'inscrit dans un cadre particulier défini par le droit international en ce sens où lorsqu'un État exerce sa légitime défense c'estàd qu'il répond à une agression il faut que cette réponse soit proportionnée or vous l'avez rappelé eu égard au bilan en quelques jours eu égard surtout au fait que la riposte israélienne ne respecte pas un principe très clair très simple du droit international humanitaire qui est la base du droit international de la guerre euh principe suivant lequel donc qu'il faut distinguer dans sa Rost les civils des combattantsah à partir de là il y a il y a une violation du droit international de la guerre et il y a une un une un outre passassement si jeoseose dire euh de la légitime défense et il faut quand même rappeler que le Hezbollah n'est pas l'armée officielle du Liban il s'agit d'une d'une milice à ce que un pays peut attaquer un autre pays qui ne lui a pas qui ne l'a pas agressé on va dire de manière officielle alors c'est intéressant parce que d'un côté le Liban ne reconnaît pas Israël comme un État souverain il n'y a pas de reconnaissance libanaise à l'endroit des israélien comme une entité souveraine et inversement d'une certaine manière en tout cas de fait les Israéliens ne reconnaissent pas l'effectivité de l'existence de les talibanais en ce sens où le poids du Hezbollah en tant que milice politico militaire euh tend à s'imposer sur toutes les autres par rapport à toutes les autres composantes de l'égiquier politique libanais que par conséquent d'une certaine manière les Israéliens assimile finalement le hzbollah au destin des Libanais dans leur globalité alors c'est une question hein que tout le monde se pose et qui revient souvent y a-t-il un risque d'embrasement régional du conflit on sait que le président américain Joe Biden a de demander notamment à ses à ses ressortissants de de quitter le Liban ben disons que pour qui parce que en fait ce à quoi on assiste c'est le basculement le glissement d'une d'un conflit qui était déjà un conflit larvé mais de basse intensité un conflit plus frontal eu de haute intensité et en fait là on est dans un processus une dynamique incontestablement de de d'escalade mais on n' pas encore basculé dans une guerre frontale notamment parce que l'une des parties n'y perçoit pas d'intérêt euh à minima c'est le hzbolla le hesbolla n'a pas d' intérêt à entrer dans un dans une confrontation frontale avec les Israéliens d'abord parce que le Hezbollah contrairement à 2006 c'est la dernière grande guerre qui a opposé les deux entités et au terme de laquelle finalement le hzbollah est ressorti vainqueur sur le plan moins symbolique et politique contrairement à 2006 le hzbolla est affaibli par le fait que le soutien populaire libanais n'est plus du tout de de la même nature peut-être parce que le Liban traverse une crise économique qui vient aussi peut-être affaiblir le soutien du peuple libanais au Hezbollah c'est pas l'urgence en fait oui vous avez raison non seulement l'État libanais et la société libanaise sont sont affaiblis mais surtout beaucoup de Libanais établissent un lien entre la situation structurelle du Liban finalement l'absence d'un état véritable c'est ça en fait le Liban sa pas comment qualifier le Liban aujourd'hui on on s'interroge même sur l'existence d'un d'un état avec un appareil euh institutionnel avec des services publics effectifs et cetera et et en même temps donc il y a un lien entre cette situation cette défaillance et de l'autre le poids du hzbollah au sein de la société et de l'ordre institutionnel libanais beaucoup donc de de Libanais établissent un lien et donc un il y a une légitimité amoindrie incontestablement du du Hezbollah donc le hzbollah étant conscient de cette situation de cette perception bah prend en considération le fait que s'il devait assumer une entrée en conflit direct et bien il n'aurait pas la même CR la même légitimité politique et j'ajouteraiis il a en plus déjà perdu en crédibilité aussi politique eu égard aux différentes attaques qu'il subit sans réponse face donc aux Israéliens et le tout sur fond d'une for enfin de discours toujours aussi comment dire relevant finalement d'un élan patriotique mais qui n'est pas suivi d'ffet ce qui à la longue tend à affaiblir justement l'urat du hzbola et surtout nourrit des interrogations sur ses capacités réelles et sur ses forces réelles vous l'avez dit hein le Hezbollah n'a pas intérêt à à se lancer dans une guerre en tout cas frontale mais elle il va va bien falloir qu'il réponde qu quelle pourrait être la répost du du Hezbollah l'équation elle est très complexe pour le hbola comme je vous l'ai dit je pense qu' le hbola n'a pas les moyens d'entrer dans un conflit direct mais en même temps il est obligé pour gagner en crédibilité de répondre aux agressions dont il fait directement l'objet et donc il va devoir trouver une repost qui soit graduée qui soit juste au à la bonne mesure entre une réponse effective et en même temps qui ne soit pas considérée par les Israéliens comme le franchissement d'une ligne rouge qui justifierait précisément et concrètement bah une offensive terrestre sur le territoire libanais le Hezbollah peut-être que seul n'a pas les moyen de d'entrer en lutte contre Israël mais il a quand même un précieux allié l'Iran oui bien sûr lorsque je dis que le hzbollah ne perçoit pas l'intérêt de il n'a pas forcément les moyens d'entrer dans un conflit direct c'est que par extension les Iraniens c'estd finalement leur puissance tutellaire ne perçoit pas non plus d'intérêt actuellement à entrer dans un tel conflit et que par conséquent dès lors que certaines des enfin les principales parties ou certaines des parties à un conflit de basse intensité ne voit pas inérêt à basculer dans une dans un conflit d'une autre dimension bien ça ça nourrit précisément une forme de statut coup de conflit larvé ce à quoi on risque d'assister sauf que côté israélien il y a exactement l'impression et la réalité inverse à sair que Benjamin netanou lui a tout intérêt à tout intérêt non seulement à nourrir ce front nord mais aussi à nourrir je dirais même un élargissement et un basculement du conflit à Gaza à l'échelle régionale parce que finalement l'état de guerre dans lequel israël vit est aussi l'état qui lui permet lui de rester vivant politiquement et dès lors que que son destin personnel est est lié finalement à l'état de guerre en Israël bien tout enfin cette situation cette équation là explique en grande partie bah le fait que la guerre continue à Gaza et qu'elle s'aggrave au Liban est-ce que netaniaou voudrait annexer les territoires au Liban alors officiellement c'est pas ce qui est affiché comme but de guerre côté israélien le but de guerre officiel c'est la destruction des infrastructures du Hezbollah infrastructures militaires en particulier stratégique en général bon ça nous rappelle un peu le discours narratif qui a été martelé dès le lendemain de l'attaque du 7 octobre avec finalement ce constat à savoir que étant inatteignable ce type d'objectif permet à l'armée israélienne de poursuivre son offensive sans qu' ri précis par contre ce qui est intéressant c'est que précisément comme je vous l'ai dit il y a là un vrai intérêt stratégique perçu par netanahou à identifier des ennemis des ennemis et l'idée suivant laquelle encore une fois les Israéliens sont entourés d'ennemis qui menacent l'existence même d'Israël et là on revient sur quelque chose de beaucoup plus large sur la manière dont Israël vit dans son propre environnement c'est les Israéliens se perçoivent comme finalement une île ou un îot de sécurité euh mais menacé par finalement des ennemis qui euh en veulent à sa propre survie et en entretenant cette angoisse existentielle netanahou finalement nourrit sa propre dynamique politique alors on parle plus de Bachar al-Assad le président syrien qui fait partie de l'axe de la résistance avec le Liban en tout cas le Hezbollah euh l'Iran et et et la Syrie comment il comment il se positionne dans cette dans cette dans cette offensive est-ce qu'il est toujours un soutien actif du Hezbollah disons que déjà on est très loin de la Syrie bassiste classique panarabiste très très très à l'offensive du point de vue de la cause palestinienne en particulier et qui progressivement s'est imposé comme un allié du Hezbollah euh via notamment une alliance strégique avec l'Iran mais eu égard à la situation de la Syrie c'est finalement pas un état failli mais un état au moins en reconstruction avec une société civile qui a été saignée par une guerre meurtrière et dont la responsabilité de Bachar al-Assad est largement engagée il n'a plus ni le rat ni la légitimité pour incarner un quelconque leadership régional au nom des Palestiniens ou au nom des libanis oui donc en fait la temporalité de cette offensive israélienne elle elle s'explique vraiment on a vous l'avez dit un Hezbollah affaibli qui perd de la légitimité l'Iran aussi qui n'est plus aussi qui n'est plus aussi n'a plus les moyens on va dire qu' dont il sposait une une Syrie qui quelque part vous l'avez dit en reconstruction donc c'était le moment parfait pour pour netabou alors pour l'heure Emmanuel Macron n'a toujours pas réagi à ces bombardements qui ont été de loin les plus meurtriers en près d'un an d'échange de tir entre Israël hezbah le chef de l'État avait pourtant déclaré ceci au lendemain des attaques beiper etkil walky alors que votre pays n'en finit pas de surmonter les épreuves le Liban ne peut vivre dans la peur d'une guerre imminente et je vous le dis très clairement comme je l'ai dit à tous nous devons refuser cette fatalité aujourd'hui j'ai eu l'occasion d'échanger avec vos dirigeants avec aussi les acteurs déterminants de la crise d'IS à l'Iran je leur ai dit que le Liban devait être préservé et la guerre évitée et il appartient à vos responsables politiques aussi d'agir en ce sens et c'est ce que je leur ai dit un chemin diplomatique existe il est exigeant et c'est celui que la France veut tracer pour le Liban avec tous ses partenaires manifestement Emmanuel Macron a échoué dans son rôle de médiation lors d'un sommet des Nations Unies qui a eu lieu hier lundi 23 septembre Jean-Noël Barot le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères a déclaré ceci la France appelle à la désescalade à éviter un embrasement régional qui serait dévastateur par pour tous a commencé pour les populations civiles au Liban comme ailleurs la France reste pleinement mobilisée pour résoudre les crises majeures qui fracturent l'ordre internationale elle prendra des initiatives hein c'est ce qu'a ajouté Jean Noël Barot quelle initiative nous le saons peut-être ces prochains jours bire Nabli comment interpréter la passivité des Occidentaux en général et de la France en particulier alors c'est c'est en cela que la séquence qu'on vit au moenorient est très intéressante du point de vue de ce qu'elle dit de l'état du monde à savoir l'absence d'abord et avant tout d'un leadership ou d'un leader mondial d'un égamon Américain qui en fait lui-même les États-Unis n'arrivent plus à imposer leur volonté dans une région où précisément ils exerçaient leur leadership et je dirais même que même vis-à-vis de leur alliés privilégiés Israël il n'arrivent pas à imposer leur agenda et leur desidératard donc c'est un conflit et c'est une séquence qui vient incarner de manière assez manifeste l'affaiblissement des États-Unis qui demeure la première puissance mondiale mais qui n'est plus cette puissance hégémonique qui arrive à imposer son agenda et sa volonté y compris à l'endroit de de ses alliés deuxième élément c'est derrière le le l'affaiblissement des États-Unis vous avez aussi un affaiblissement de la France également dans une région précisément l' arrivrivé enfin elle avait réussi à cultiver une une tonalité un discours euh à la fois équilibré et singulier qu'elle n'a plus aujourd'hui la France désormais est perçue comme prissa israélienne et en ce sens il n a plus de plus-value dans la parole française elle n'est plus audible dans la mesure où elle s'aligne sur la tonalité générale issue du monde occidental donc il n'y a plus d'intérêt particulier euh dans le discours français et euh Emmanuel Macron incarne bien cet alignement sur les sur le soutien quasi inconditionnel à Israël et P et nourrit d'une certaine manière cette euh ce déclin de la parole française dans cette région d'autant plus que les Israéliens eux-mêmes n'ont cure de de ce de la position française donc on ne voit pas très bien l'intérêt de de cet alignement pro-israélien de la France il n'y a aucune aucune plus-value aucun intérêt euh et ça se traduit par un caractère plus inaudible que jamais de notre parole et de notre discours dans la région le tout surfond d'une impuissance jeis dire matérielle en tout cas factuelle rappelez-vous de depuis depuis la crise politique au Liban enfin depuis la le début de la crise politico-intitutionnelle au Liban ponctué par cette explosion qui a dévasté beyouth le port de beyouth et toute la ville même en 2020 exactement on a eu le droit à une séquence euh surréaliste d'un président français qui qui qui s'est présenté presque en en j'allais dire en Jésus-Christ en tout cas on a on apôtre de la bonne parole en sauveur euh avec une un écho incroyable par rapport au rôle de la France dans l'histoire du Liban euh mais tout cela tout cela est déconnecté de la réalité de la force et la puissance de la France dans la région et au Liban elle-même puisque la France n'a pas réussi à imposer ou à convaincre du moins les acteurs politiques du pays euh dans le choix de certaines solutions qui n'ont pas été forcément affiché publiquement mais la France est diplomatiquement véritablement impliquée pour que le Liban sorte de la crise politicointitutionnel avec un échec indubitable on le constate il n'a pas eu d'évolution est toujours les Libanais sont toujours une forme de statu quo mortifère pour pour l'État et pour la société civile et aujourd'hui on a on assiste à de un nouveau discours dont enfin dont on sort avec un sentiment de déconnexion très fort et donc malaisant parce qu'encore une fois ce qu'on en retient c'est une impuissance autant du côté américain c'est une impuissance volontaire c'estd que les États-Unis pèsent euh mais ne veulent pas faire plier les Israéliens lorsque il y a des pressions pour que les bombardes indiscriminé à gazane en particulier cess mais que ce n'est jamais prolongé par une décision forte qui consisterait à remettre en cause la fourniture d'armes et le soutien financier donc c'est une impuissance volontaire côté américain alors que côté français c'est une impuissance tout court ce n'est pas une question de volonté c'est que n'y a plus de levier côté français pour peser sur la situation le droit international n'est-il pas un ne VI que dit d'ailleurs cette opération sur l'état du droit international vraiment pardon B Nabli assez rapidement parce que notre collègue consur et camaradalap est en duplexe à Place de la Nation très rapidement juste pour dire que c'est peut-être l'autre aspect très intéressant de la séquence en ce sens qu'il reflète le premier élément c'est la fin de l'hégémonie américaine dans le monde le deuxième élément c'est vraiment l'impression de vivre dans une jungle c'est que c'est la loi du plus fort qui régit le monde et non plus le droit international qui était censé réguler les rapports entre les puissances depuis au moins la fin de la Seconde Guerre mondiale et c'est à ça qu'on assiste à la fin d'un ordre international qui était régi par le respect de la souveraineté des États et le respect des droits du droit international humanitaire j'espère qu'on aura l'occasion de développer davantage cette question de de l'effectivité du droit inter international aujourd'hui encore plus depuis le le 7 octobre merci beaucoup bellire NAB pour vos précieux éclairages euh avant de clôturer cette première partie d'émission nous tenions à partager avec vous les images du rassemblement soutien à la résistance Canac merci à nos journalistes reporter lisalap et André magnifi qui sont toujours à Nation aujourd'hui on est le 24 septembre c'est la commémoration du 171e anniversaire de la colonisation par la France de la canaki Nouvelle-Calédonie alors depuis 4 mois on connaît des manifestations là-bas et une crise institutionnelle déclenchée par le projet de réforme électorale voulu par Emmanuel Macron on donc d'élargir le corps électoral en fait c'est une réforme qui est très critiquée par les indépendantistes et par les canques en fait qui craignent que ça marginalise le peuple Canac en diluant leur pouvoir électoral par rapport au colon il y a un calme assez relatif depuis ces dernières semaines mais il y a un RET un retour des troubles et des affrontements depuis jeudi dernier et avec cette annonce hein du décès par bal de deux canqu au cours d'une opération de gendarmerie de du gignn aujourd'hui on est avec Sylvain et PEO donc qui sont du collectif solidarité kanaki et qui est militante canak est-ce que vous pouvez nous nous raconter un petit peu pourquoi ce ce rassemblement aujourd'hui oui ben bonjour aujourd'hui le 24 septembre 2024 ici à Paris on souhaite on souhaitit manifester notre solidarité avec le pays avec tout le peuple Canac et euh et euh et tous ces tous les sympathisants euh pour leur montrer que que qu'on est là qu'on les soutiens euh 24 septembre c'est une date symbolique en kanaki euh aujourd'hui euh à Nea il y a eu des interdictions de se mobiliser pour certains des nôres là-bas et euh et donc on trouve pas ça normal parce que pour le 14 juillet il y a eu des manifestations bleu blanc rouge pour d'autres fête nationale ça se passe et là pour le 24 septembre sachant que c'est une date symbolique pour nous on comprend qu'il y a une une réelle volonté en fait de de de nous interdire voilà au niveau des mobilisation sur place à Na donc aujourd'hui on vient montrer notre soutien et aussi bah notre volonté de se rassembler ce jour-là du 24 septembre date historique de d'œil Canac voilà et pour le collectif solidarité du coup c'est quoi un peu l'importance de ce jour aujourd'hui de ce rassemblement aujourd'hui place de la Nation à Paris donc le collectif solidarité canaki en fait est un un collectif de d'une trentaine de d'organisations qui sont basées en France solida avec le le le peuple Canac solidaire à son droit l'autodétermination il y a des organisations qui étaient déjà présentes dans les années 80 quand il y avait eu des événement qui avait donc amené les accords de numea et tout logiquement on s'est mobilisé quand le le 13 mai il y a eu que le le gouvernement a mis le le feu aux poudre en kanaki et avec les les camarades de de de la CCAT qui était présent en France euh ben voilà on essaie de faire des des des des des des moments de solidarité et ce 24 septembre c'est une c'est un de ces moments de solidarité qu'on que qui a été initié par les par les jeunes canques en France dont PEO ils nous ont demandé de d'être d'être présent euh puisque au pays il y a encore un couvre-feu il y a eu pas mal de de de d'initiatives qui devaient se tenir qui ont été interdites euh ou qui n'ont pas pu avoir lieu à cause des événements à Saint-Louis avec les les les les les deux militants Cana qui on qui ont été qui ont été tués récemment la situation est est très dure le nouveau gouvernement euh bah enfin le nouveau gouvernement on on pense que ça va ça va être dans la continuité et peut-être un retour de de du dégel du corps électoral qui qui a mis le feu au poudre et donc B nous c'était important d'avoir en tant que que anticolonialiste en tant que que personne ici dans l'Hexagone solidaire d'être au côté des canacques après 161 ans de de colonisation euh il est il est temps que il est il est temps que le que que ça soit que finisse le temps des des colonies il faut décoloniser les dernières colonies françaises le les le la kanaki est inscrite euh depuis les années 80 sur la liste des des territoires non autonomes à décolonisé par les Nations Unies c'est une question de droit international et on est là en solidarité aujourd'hui son ce n'est pas une commémoration canakis c'est c'est rappelé que que il y a eu un un deuil Canac à cause de la colonisation et euh c'est 171 ans de de résistance pour le peuple Canac pour son existence et euh et c'est et c'est important pour nous d'être d'être solidaire avec elle et eux PEO c'est quoi la situation sur place là pour les pour les canques comment ça se passe comment comment se passe la résistance finalement euh en ce moment c'est assez compliqué il y a encore quelques jours donc comme il disait Sylvain deux frères Cana sont tombés par les balles des gendarmes dans la tribu de Saint-Louis euh on a eu aussi plusieurs quartiers de nia qui ont été bombardés par les forces de l'ordre c'est un état de de terreur en fait qui revient encore alors que alors que dans les les gros médias on essaie de faire croire que le calme a été rétabli en Calédonie aujourd'hui c'est toujours pas le cas donc on a plusieurs milliers de forces de l'ordre qui sont déjà déployé sur sur le terrain et et littéralement ça terrorise en fait les populations moi je suis en contact en contact direct avec des membres de ma famille qui sont sur Nea entre autres et un peu partout sur la canaki mais sur Nea voilà on je peux je sais en tout cas que que les on entend souvent des des bruits de détonation dans plusieurs quartiers c'est terrorisant je pense pour les enfants aussi euh pour pour toutes les habitants en général j'ai bien peur en fait que il y a il y a un traumatisme qui s qui est en train de s'installer et qui va être très très très difficile qui va prendre beaucoup beaucoup d'années si je PL peut-être même des décennies à à à soigner en tout cas côté social et côté voilà euh euh voilà au niveau des populations aujourd'hui donc au-delà de de ça on a aussi des prisonniers qui ont été déportés depuis le camp est à Nouville donc ils ont été amenés ici certains certains de force en fait sans avoir eu le le temps de préparer quoi que ce soit pour pour le voyage entre guillemets donc ici ils ont été éparpillés dans plusieurs prisons euh dans toute la France euh on trouve ça déplorable en plus que pour certains les droits de visite euh que ce soit de par certains militants ou alors d'autres membres de la communauté Cana quis ont été refusés on leur on leur dit tout simplement que ce sont leurs propres parents leurs propres maman papa ou frères et sœurs qui ont le droit en fait de venir les visiter et tout en sachant très bien que en fait ils sont restés à 22000 km en kanaki aujourd'hui c'est compliqué pour eux beaucoup d'avoir un rapport social et au niveau psychologique aussi ça commence à faire des dégâts pour eux euh concernant aussi les prisonniers responsables de la CCAT euh c'est aujourd'hui important de qu'on se mobilise en fait pour eux donc parce qu'ils ont été aussi euh suite à on va dire je crois 3 jours de garde à vue à nous en en Nouvelle-Calédonie ils ont été amenés de force ici dans les prisons de France et euh aujourd'hui euh les audiences elles sont elles ont lieu à Lyon mais euh on a on a pour beaucoup des voilà on a pour certains des difficultés en fait à ils ont des difficultés à créer du lien avec leur famille à contacter leur famille tout simplement à à être en contact avec eux avec nous aussi et euh et on aimerait bien comment dire enfin j'ai l'impression qu'il y a pas vraiment de preuve ou alors on n pas vraiment de quoi les inculper alors on sait pas vraiment de quoi on les accuse et je trouve que c'est une injustice totale je suis pas la seule à le penser donc c'est pour ça qu'avec plusieurs de mes mes frères et sœurs de lutte ici en tout cas on essaie de se mobiliser pour pour faire entendre leur voix dans les rues dans les mus comme vous ici et puis voilà comme on peut à notre échelle en toute humilité merci beaucoup merci à vous deux merci bonsoir à celles et ceux qui nous rejoignent et merci à vous qui continuez de regarder toujours debout l'émission quasi quotidienne d'info et de combat j'accueille Paul EC et Catherine tricot directrice des éditions regard pour une discussion sur l'avenir du gouvernement Barnier c'est tout de suite après ce petit clip d'autopromo la situation politique est inédite urgente bonsoir à toutes et à tous bienvenue sur le média de directs par jour une situation de crise alimentaire sans précédent du terrain du reportage mais aussi de l'enquête le média est aujourd'hui la seule télévision résolument de gauche engagée et indépendante des pouvoirs financiers et politiques le média c'est 25 travailleurs qui produisent de l'information au quotidien nous devons faire plus pour cela nous devons nous développer développer la chaîne de télévision développer nos programmes notre présence sur le terrain quter sur les puissants qui nous gouvernent le tout en libre accès développer cette chaîne unique dans le paysage audiovisuel français implique de faire grandir nos équipes d'investir dans du matériel sans ça pas d'émission pas de reportage pas d'enquête et le champ libre pour les grands médias Macron son monde et l'extrême droitisation des débats menez cette bataille avec nous abonnez-vous au médiia à partir de 5 € par mois l'abonnement c'est notre moyen de financement le plus péren le plus être abonné c'est faire vivre une chaîne TV d'information indépendante et engagée accessible à toutes et tous en francophonie être abonné c'est faire vivre le pluralisme et le débat dans le très petit monde de la TV offrezvous une alternative TV abonnez-vous le média reprenez goût à [Musique] l'info de retour avec nos invités bonsoir Catherine bonsoir Paul bonsoir alors avant d'ouvrir la discussion sur l'avenir du gouvernement Barnier qui pourrait être compromis par une reposte coordonnée de la gauche j'aimerais savoir Catherine comment vous avez réagi à l'annonce du nouveau gouvernement Barnier c'est une question que j'avais déjà posée à col à Paul hier je pas comme tout le monde c'est un peu stupéfiant c'est lunaire on se demande dans quel monde il vivent c'est étonnant à tout point de vue c'est on s'attendait pas quand même à à ce qu'ils aillent aussi loin et à ce que ce soit aussi assurément d'extrême droite pour vous c'est d'extrême droite c'est pas seulement de droite euh bon il y en a qui sont vraiment il y a des gens de droite mais il y en a un certain nombre qui sont vraiment une droite tellement conservatrice tellement réactionnaire et tellement engagé combative aussi c'est pas simplementf je veux dire c'est des personnes des hommes et des femmes des ministres militants oui je pense qu'on peut peut penser que les pass enfin le passage les passeril puis les événements de la journée montrent quand même que il y en a qui ont vraiment décidé de faire la jonction avec l'extrême droite et ça se passe pas qu'en France donc c'est pas absolument une surprise de voir ça arriver chez nous et puis l'extrême droite est très puissante donc elle elle marque ses points et elle avance vous m'offrez une très belle transition effectivement vous l'avez peut-être suivi he Michel Barnier a rencontré les présidents des groupes de l'Assemblée nationale ce matin avant d'échanger avec les syndicats cet après-midi dit et le Premier ministre a recadré son ministre de l'Économie Antoine Armand qui avait exclu le RN de l'art que républicain donc là est-ce qu'on peut dire quelque part que c'est le baptême républicain du rassemblement national qui a été célébré aujourd'hui par Michel Barnier bah Michel Barnier il sait que son avenir en tout cas l'avenir de son gouvernement pour reprendre la question est lié au consentement ou non du rassemblement national à sa politique à la politique qui va mener au budget qui va présenter hein parce que c'est ça le gros enjeu le rassemble national a déjà dit la semaine dernière nous on appelle déjà ce qui est une dissolution dès que cela sera permis à la suite des 13 mois on verra s ils tiennent cette ligne euh longtemps si ils vont s'accommoder de la situation mais ils sont un peu faiseurs de roi parce que en plus ils peuvent jouer sur l'ambiguité qui caractérise aujourd'hui euh quand la presse a dit ah il y a quand même beaucoup de macronises dans ce gouvernement ils ont dit H on lui donne pas beaucoup d'avenir ensuite quand qu ils ont dit oui mais on va faire la suppression de l'aide médicale d'État oui mais on sur l'immigration va Svir ils ont dit ah nos idées portent donc il joue cette cette position et donc voilà le fait que Marine Le Pen puisse recevoir des appels du Premier ministre comme ça pour être rassuré ça dit tout ça dit tout mais de ce que comme disait CADR c'est pas non plus une surprise véritablement he parce qu'on sait que même si la coalition deessous de ces droites ça fait en gros 212 213 députés plus potentiellement une partie du groupe Lio il a 22 donc pas une majorité il faut le consentement du rassemble national pour appliquer n'importe quelle politique et c'est ça l'enjeu pour Michel Barnier d'accord donc le rassemblement national plane vraiment sur ce sur ce nouveau gouvernement et en même temps il y a une critique qui revient beaucoup et on dit que bah c'est la faute à la gauche si elle n'est pas représentée dans ce gouvernement on l'entend aussi bien bah de de de d'élus de droite que de dans la bouche de certains journalistes éditorialistes euh nos reporters lisalap et André manivit étaaient à l'Assemblée nationale cet après-midi ils ont demandé justement aux membres du nouveau front populaire de bien vouloir nous répondre à cette critique et je vous demanderai aussi de bien vouloir y réagir c'est la faute de la gauche si la loi immigration était de droite c'est la faute de la gauche si Michel Barnier est un premier ministre de droite c'est la faute de la gauche si Emmanuel Macron est un président de droite parce que la gauche a pas été gentille oui si la gauche était droite ça serait quand même beaucoup plus simple mais bon moi je vais pas m'excuser d'être ce que je suis la gauche est arrivée en tête lors des élections elle a présenté une candidate pour matigon le président Macron a refusé que cette candidate Lucy casté puisse exercer le le pouvoir voilà Emmanuel Macron porte la totale et pleine responsabilité il a refusé de respecter le résultat des élections qui ont donné le nouveau fond populaire en tête donc la gauche n'a aucune responsabilité là-dedans la gauche était prête à gouverner faut arrêter avec ça faut arrêter avec ça qu'est-ce que vous voulez qu'on foute avec Barnier enfin on n pas à être le faire valoir la caution de ce gouvernement donc non il bien sûr que il fallait pas y aller et heureusement qu'on y est pas allé que Olivier fort effectivement avait été aussi accusé d'avoir bloqué la nomination de l'ancien ministre Premier ministre socialiste Bernard casneuve alors qu'il PRF il assure en tout cas qu'il n'a jamais dit quoi que ce soit à à à Bernard casenu Catherine est-ce que on peut vous poser la question de savoir est-ce que vous y voyez vous forme de responsabilité est-ce que la gauche aurait dû y aller mais peut-être pas ensemble mais au moins quelques membres aurait d y aller quoi dans le gouvernementouvernement ça je pense que là vu la tête du gouvernement Barnier je pense que bon la question est close enfin ça n'a aucun sens je pense que Didier MIGO est juste ridicule et d'ors et déjà il s'est mis de côté par rapport à au discours du Premier du du ministre de l'Intérieur il a essayé quand même de se respecter un tout petit peu et donc ça va pas durer longtemps et on va le recadrer je pense qu'il n'a pas été recadré parce qu'on peut pas le faire comme on l'a fait avec le le nouveau ministre de l'Économie on connaissait pas encore la formation définitive du gouvernement quand la gauche a été invitée justement des pour parler oui mais enfin je pense que ça a été assez clairement enfin à la fois ce qui a été très clair c'est que la gauche ne voulait pas y aller c'était pour poursuivre peu ou prou la politique d'Emmanuel Macron mais ce que je pense c'est que profondément la il y a une idée qui a été acquise ces dernières années c'est que une gauche qui se ferait une politique de droite n'a aucun espace aucun espace politique donc tout le monde se ressentre ENF se recadre sur la gauche voilà même François Hollande prétend être à gauche enfin vouloir faire une politique de gauche bon donc il y a enfin je pense qu'il y a pas d'espace politique ça serait totalement incompris par les électeurs de gauche ça n'aurait aucun avenir politique et ça serait une caution qui en plus pas ailleurs je pense ne servirait à rien je pense ça n'apporterait rien même à la droite d'avoir une ou deux personnes je ve dire ça n'a rien changé au gouvernement sarci d'avoir réussi à mettre je sais pas moi Fadela Amara je sais plus com kchner il en av Baon il y en avait une série qui était venue Martin HIRCH aussi là ils étaient plusieurs à avoir même quatre he pas si mal il avait réussi à en débaucher quatre et ça n'a absolument rien changé à l'équilibre politique du gouvernement et de la politique de Nicolas Sarkozi donc ça aurait fait la même chose je pense et ça aurait juste mis fin à leur vie politique personnelle j'imagine que tu tu souscris à cette analyse bah oui mais en plus je dirais même que cette histoire que c'est une responsabilité de la gauche le pire c'est que ça a été donné gratuitement à tous les éditorialistes du pays par la droit du PS parce qu'en fait c'est ça c'est les quelques rares partisans qui détestent Olivier fort il faut bien le dire de Bernard casazenu on a bien vu qui avait émis cette idée que ce serait parce que il la gauche refuserait tout compromis de ligne qu'elle serait dans un purisme le purisme c'était appliquer le programme du nou Front populaire qui encore une fois n'est pas le un programme révolutionnaire fou que la gauche c'était une base qui mettait d'accord les organisations de gauche et c'est eux qui ont mis cette petite musique dans le débat médiatique rendant responsable la gauche de ne pas avoir accepté que Bernard casneuve Vienne mener la politique que Emmanuel Macron lui aurait imposé parce que c'était ça l' on l'a bien vu dans les fausses négociations entre la droite et les 50 nuances de droite quoi quand Michel Barnier a émis l'idée que peut-être qu' aurait une contribution sous la forme d'un impôt parce que la situation économique du pays était désastreuse là les macronistes ont eu l'impression que c'était une remise en cause de leur politique de de de de ce qu'ils avaient fait et du coup ils ont dit non certainement pas pas de hausse d'impôt essayer de prendre sur la droite la droite pendant les négociations donc on savait bien que casazneu qu'est-ce qu'il aurait fait si tentait queon puisse considérer Bernard cas comme un homme qui s'est illustré particulièrement à gauche après le bilan qu'il a eu en tant que ministre de l'intérieur sous Holland puis Premier ministre donc je pense que oui voilà cette cette idée a était ensuite repris par des journalistes qui ont permis d'acculer la gauche à cette position de vous êtes des puristes et pour faire oublier ce que ce que disait Carine à sair que à la base Macron n'a pas nommé Lucy cassé qui arriv en tête et donc il s'est donné du temps pour créer cette coalition de toutes les nuances de droite par que la droite continue de soutenir que la gauche n'avait absolument aucune majorité à l'issue de ces élections législatives anticipé c'est totalement vrai que la gauche n'avait pas de majorité eux non plus donc moi je je pense qu'en fait si on réfléchit un peu calmement et mathématiquement en fait nommer Lucy casté si tout le monde se coalisait contre elle qui aurait pu se produire hein on elle n'aurait pas gouverné et on serait venu on en serait arrivé à la situation présente c'està-dire à donner les clés à Marine Le Pen c'était pas inéluctable comme situation c'estàd qu'on pouvait aussi imaginer que Lucy casté soit nommé à matinon et que il un peu de calme pour vous avez cru ça la nomination de Lucy casté oui enfin sincèrement je veux dire enfin j'ai cru c'est un tout petit peu plus compliqué que ça parce que je pense qu' c'est arrivé trop tard cet accord je voilà ce que je crois c'est que les 15 jours que l'on a pris pour trouver son nom ont été un peu préjudiciable à la dynamique qu'il aurait fallu enclencher immédiatement c'estàdire le fait que mais je crois qu'on a tout le monde a été pris au déprourvu d' personne ne s'y attendait le dimanche soir mais mais mais quelle surprise estce qu'on avait le temps de s'organiser on mais personne ne pensait qu'on allait être en tête je veux dire on pouvait l'espérer mais on ne l'imaginait pas donc du coup il a fallu le dimanche soir se dire ah bon d'accord et puis se réunir et en même temps des des formations politiques qui ont pas complètement purger leur désaccords qui sont pas complètement raccord sur tous les sujets donc arriver à trouver une personnalité qui va pouvoir les mettre ensemble autour de la table c'était pas simple donc ça a mis 15 jours et du coup je pense que ça nous a un peu porter tort et que on est un tout petit peu encore dans ce C ce cette difficulté à reprendre euh la dynamique c'est-à-dire que ce mouvement qu'on a vu les uns et les autres au mois de juin avec une multiplication d'initiatives collectives et individuelles venant de tout ce que la gauche constitue dans notre pays c'està-dire bah évidemment des militants politiques mais beaucoup d'autres genres de militants hein bon moi je je j'anime le journal regard et avec avec le média et avec bien d'autres on a fait les soirées sur la place de la répu public pour mobiliser tous nos réseaux contre l'arrivée du Front national mais les syndicats on avait jamais vu ça des syndicats qui s'associent enfit depuis 1936 ça ne s'était pas reproduit d'avoir des syndicats qui s'associent à des forces politiques pour pousser un projet politique donc c'était tout à fait inattendu et c'est c'est cette c'est ça qui a permis la victoire et je pense qu'on a un peu besoin de retrouver cet élan cette dynamique là et pour l'instant ça on est que une semaine de la désignation de Barnier les choses peuvent encore bouger mais c'est un peu ça qui nous la pression populaire faiblie quand même dans la rue la dernière manifestation a pas vraiment rassemblé en tout cas déjà il y a pas l'ensemble des organisations de gauche qui appellent aux manifestations qui ont été proposé par les organisations de jeunesse de la même manière que effectivement les syndicats ont proposé une date le 1er octobre avec à l'intérieur des signaux tique comme la question des retraites qu'ils veulent remettre sur le tapis et qui a été un vrai désaccord à l'intérieur du pays mais on voit bien que il y a pas d'articulation réelle avec les organisation politique et donc effectivement la dynamique NFP qui semblait émerger comme quelque chose de différent de laanupes au sens où la nupes était strictement un cartel des partis bah ça semble s'éloigner à mesure qu'il y a pas de cadre il y a pas de proposition pour pour pour réorganiser ça et c'est pour ça que ensuite potentiellement la gauche va se diviser ou non sur quelles sont les modalités de qu' qu'il faut enfin quelles sont les les les les retranscriptions du dans la scène politique du fait que il y a eu un coup de force encore une fois effectivement sans doute si les la gauche avait eu une candidate ou un candidat dès le lendemain des élections ça aurait tout de suite mis le coute sous la gorge de Macron pourettre d'accord avec Cathrine quand elle dit que la nomination du C tardie à préjudicier euh moi je sais je pas les négociation je sais pas si 15 jours c'est c'est c'est c'est temps pour trouver un compromis entre différentses formations mais en tout cas ce qui est vrai c'est que s'il y avait un nom et que ça était tout de suite en c'est un tel ou personne ça av été Macron de vol le fait accompli de fait là il a eu le temps de se dire bon si de toute façon personne ne gueule et que ça se passe tranquillement à part la gauche qui est qui crie son opposition à ce que je fais je peux décider moi de qui sont les gens qui sont dignes de former un gouvernement ou non et puis même ça on a vu qu'il avait hésité puisque Barnier il est allé le chercher il a mis du temps pour trouver la candidature donc il y a il y a ce truccl et puis j'ai a ce fait que ouais effectivement en fait le coup de force que Macron a fait à çair je ne veux pas prendre le risque que même pendant 48 he ou un quelconque décret puisse être pris par des personnes enfin par la gauche pour annuler une de mes réformes c'est c'est ça l'enjeu pour Macron de de ne pas nomer la gauche CIT ça c'est de de pas prendre ce risque là et c'est ensuite de dire finalement j'ai décidé de faire ce que j'ai fait et il sait rien passer ou en tout cas il se passe des mobilisations mais qui pour l'instant ne prennent pas une ampleur auquel en tant que président qui survolle tout ça je veux donner de l'importance en réagissant à leur propos quoi on on va voir comment les choses vont évoluer mais c'est moi je crois quand même qu'il faut qu'on arrive à à à trouver un nouveau souffle qui ne peut pas être que dans le rétroviseur c'est-à-dire que il faut qu'on encaisse ce qui vient de se passer et c'est quand même violent parce que c'est quand même un gouvernement particulièrement exécrable et alors quand on on commence à décortiquer tous ces ministres tous aussi inconnus les uns que les autres en dehors de reetayou et d'ti quand on commence à regarder ou ce qu'il a dans le capot c'est assez effrayant quand même mais par des déclarations racistes de rettaillo nostalg voilà mais de tous je veux dire le ministre de la Recherche qui est un obscurantiste ENF incroyable enfin je veux dire c'est CR une commission d'enquête relative à l'entrisme idéologique au dérive islamuchi dans l'enseignement supérieur oui alors c'est un un militant antiw antiislamuchist tout ce qu'on voudra mais enfin c'est un militant de l'hydroxloroine je sais plus comment s'appelle qui il est contre les vaccins enfin bon non mais ça va pas quoi je veux dire c'est pour un ministre de la Recherche et de la science c'est pas du tout acceptable travaill dans un rapport qui avait été le support sur la création de la LRU à l'époque qui était une loi sur laquelle le monde universitaire c'était aussi en plus libéral à part ça sur le plan de de ses conceptions universaires c'est un libéral mais bref on mais on le découvre tous hein là celle qui a en charge maintenant l'éducation nationale qui formmer enfin qui donnait des bons conseils pour employer des femmes de ménage servil et enfin tout rien ne va en fait c'est c'est complètement hallucinant le nombre de gens qui ont été dans les manif contre le mariage pour tous qui n'ont pas voté pour l'introduction de l'IVG dans la Constitution et cetera et cetera et cetera bref je pense qu'il faut que on avale ce truc il faut qu'on arrive à retrouver une dynamique à mon sens cette dynamique tu viens de le dire il y a une question d'articulation entre les luttes sociales donc les syndicats et les partis c'est pour ça tout à l'heure je disais depuis 36 ça c'était jamais but et on a réussi à faire quelque chose en juin qui a soudé les syndicats et les partis dans le nouveau front populaire ça c'est un tout petit peu dé fait là il faut qu'on arrive à trouver mais c'est un problème compliqué mais il faut qu'on y qu'on ça fait des années qu'à gauche on bute sur cette question tout ça fait ça fait 60 ans hein que c'est une question de et que ça nous affaiblit politiquement enfin je veux dire le cette séparation du social et du politique nous pèse beaucoup quoi je crois et et dernier tout petit point ce que je crois c'est qu'il faut ai qu'on arrive à trouver des mobilisations qui qui qui renouvellent aussi c'est il y a la question des retraites c'est tout à fait certain et on va pas lâcher parce que ce truc- tout le monde l'a en travers de la gorge mais il y a beaucoup d'autres sujets qu'il faut réussir à à à mettre sur la table et que le nouveau front populaire renouvelle un peu le le contenu et le discours Catherine très rapidement sur la la question de de l'exemplarité légitime qui a attendu des membres du gouvernement Barnier et qui traîent effectivement des des vieilles casseroles il y a quand même une critique qui revient beaucoup de de la part de la de la droite quielleoose à la gauche et qu'on peut-être peut-être aussi entendre on peut aussi peut-être faire un petit peu du ménage dans dans les rangs de la gauche cette information est tombée aujourd'hui par exemple on sait que sopia chikourou a été mise en examen pour escroquerie aggravé et abus de bien sociaux dans l'enquête sur les comptes de campagne de Jean-Luc Mélenchon en 2016 il y a eu aussi l'affaire d'Adrien catenin accusé de violence conjugale finalement quand on fait de la politique est-ce qu'on n pas un peu contraint de composer avec des passés un peu enfin sulfureux ou même enfin plus que sulfureux là il y a quand même des des condamnations bah s'il y a des condamnations je pense que ça ça suppose en tirer quelques conséquence je pense que quand on est de gauche on croit que il n'y a pas de d'imprescriptibilité donc quelqu'un qui a été condamné une fois que sa peine a été purgée euh y compris d'ailleurs quand c'est une c'est un un surcil le surcil il a une certaine durée c'est pas aDVITAM etnam qu'on est en surcil je crois que ça a des conséquences sur l'exercice public mais l'autre chose que je voudrais dire c'est que on ne fait pas seulement de la politique en étant un élu c'està dire que quand même on peut aussi et d'ailleurs c'est je crois comprendre qu'adria catenas continue de faire de la politique alors qu'il n'est plus député c'est qu'on que il est possible il n'y a pas qu'une seule façon d'être un responsable politique en étant élu par par contre être un élu de la République je pense que ça ça demande une certaine exemplarité et que en l'occurrence là c'était pas très bienvenu d'ailleurs c'était tellement mal venu qu'il a fallu que il y renonce au bout du bout quoi donc voilà je pense que on est un tout petit peu enfermé et c'est c'est quelque chose que tous les deux on sait c'est que on peut être militant politique sans avoir de mandat électif et franchement je pense qu'on devrait un tout petit peu le revaloriser le remettre sur la table la la gauche elle c'est parce qu'elle est plutôt faible euh que sil a ce recement unique sur l'espace électoral et quand la gauche n'est uniquement présente dans l'espace électoral elle a face elle fait face à des institutions qui sont particement verrouillées particement fermé c'est pour ça qu'elle les critique et c'est un espace dans lequel bah le déploiement de la gauche n'a pas je dire n'est pas entier qu on a bien vu que le moment dans le quinquen Macron où la gauche a eu le plus de puissance on dire en terme de rayonnement de ces idé ça a été le mouvement des retraites et avec le fait que les gens qui sont venus étaient non seulement des militants syndicalistes des des militants politiques mais surtout tout un chacun et qui à ce moment-là se sont saisis de la chose politique donc je suis d'accord avec ça après sur les questions des affaires bon il y a enfin effectivement la question de l'exemplarité je pense que d'ailleurs ce qui avait posé problème politiquement d' faire catnin c'est qu'il a été condamné donc les choses les faits sont donnés c'était les réactions des appareils politiques et leur capacité à répondre politiquement aux questions qui leur sont posées il s'est passé ça quelle est votre réaction et il s'est passé ça ça veut dire il s'est passé des violences sexistes et sexuelles quelles sont les réactions de l'ensemble des partis et on l'avait bien vu depuis monou c'est que l'ensemble des organisations étent touché plus ou moins par des affaires différentes et que l'ensemble au départ en tout cas dans une certaine mesure échoué à répondre aux aspirations qui qui qui se sont exprimé par rapport à ça et la question c'est lesquels vont progresser lesquels ont mis en place des structures et pour l'instant bon on verra la France à soumise au moment qu'atnin n'a pas donné une bonne réponse elle s'est fait d'ailleurs critiquer m fministe làdess moavais dit làdessus la réaction de était pas la bonne celle de C non plus voilà la question c'est quels sont les CADES qui ont été mis en place ici et puis dans d'autres organisations également en ce moment on peut pas dire mais bon ça rebondit à propos de ce que je dis tout à l'heure qu'il fallait élargir notre notre spectre d'intervention ça c'est une question qui mobilise beaucoup il y a un appel qui a été lancé de 200 hommes à reconsidérer pour eux-mêmes et pour leur participation au combat féministe bon il y aucun politique dedans 0 00 alors je suppose que s'il y en a aucun c'est que probablement ça on ne leura pas proposé mais il y en a non plus aucun qui a pris position qui se soit engagé sur le sujet ça veut dire c'est quand même une question tu vois quand tu dis on va voir comment chacun s enfin pour l'instant ça n'a pas bougé depuis l'affaire catenin on s'est dit bon il y a une question dans la politique et évidemment qu'il a une question dans quand il y a dans les violences sexistes et sexuelles il y a une question de domination et quand même le pouvoir n'a pas rien à voir avec la question de la domination donc que ça se trouve particulièrement présent dans l'espace politique c'est assuré il y a pas même pas besoin de se de d'aller chercher très très loin et et on peut pas dire que ni que ça soit ça a été traité ni qu'on a mis en place des modes de traitement du sujet je vous propose de revenir au gouvernement ben non non mais c'est moi qui vous invité c'était important de d' d'en parler de de clarifier les positions de chacun sur cette sur cette question regarde l'actualité d'aujourd'hui mais au sujet du du gouvernement Barnier on peut parler donc des des stratégies qui sont déployées par la gauche pour le faire pour le faire tomber alors avant de faire tomber le gouvernement Barnier la France insoumise veut faire tomber le président Emmanuel Macron la procédure vous savez de destitution d'Emmanuel Macron a été lancée le mouvement de Jean-Luc mélonchon a quand même réussi à mener l'opération à son terme la question de savoir c'est quelles sont les suites qui vont être données à cette Mo de destitution pour la France insoumise c'est une question qui a été posée par lis lap et André Manit à l'Assemblée nationale j'y crois pas parce que arithmétiquement ça n'a aucune chance et donc nous on a dit dès le départ que on avait pas de d'obstacle sur le plan du droit enfin disons qu'on a laissé passer au niveau du bureau parce que c'était recevable mais qu'on était pas d'accord sur le fond donc on votera pas pour c'est historique c'est la première fois qu'un président de la 5e République connaît un procédure de d'institution qui va aller jusqu'à son terme c'est-à-dire jusqu'à un débat dans l'hémicycle donc c'est bien le le le signe que une étape a été franchie et que aujourd'hui Emmanuel Macron est totalement illégitime dans le rôle qu'il qui est le sien aujourd'hui est-ce que vous y croyez vous à la destitution du président de la République ben ça dépend ce que jeux dire par croire moi c'est pas une question de croire moi la question c'est est-ce que c'est utile ou quel est le but de la décision que je veux poser comme question est-ce que j'y crois est-ce que je pense que mathématiquement tout l'un coup dans le cadre du vote à bultin secret qui est précisé dans l'article 60 68 sur la procédure de décion des gens vont tout d'un coup virer Macron bah ça pourrait si le RN plus un certain nombre de gens comment dire qui sont aujourd'hui dans le soutien au gouvernement change d'avis mais c'est très peu probable la question c'est est-ce qu'il faut pour autant réserver la discussion à un moment où on sait qu'on a explicitement les votes ce que je remarque c'est dans les différents exemples qu'on ESS essayer soit en France par exemple sous quinen Hollande la droite a essayé de lancer une procédure qui a pas abouti parce que elle est en bureau de l'Assemblée elle a été refusée mais ou dans les exemples étrangers dans les procédures relativement similaires comme par exemple aux États-Unis dans les procédures d'impeachment contre Trump les démocrates n'avaient pas les voix leur but c'était quand même qu'il a une traduction politique de ce qu'il considérait comme une transgression de la pratique du pouvoir la première destitution procédure d'impeachment contre Trump c'était fin 2019 début 2020 Trump avait en tant que président fait pression sur le gouvernement ukrainien pour qu'il fasse une enquête contre le fils de Joe Biden qui était à ce moment-là candidat au primaires démocrate et les démocrates ont lancé cette initiative en disant mais en fait c'est un abus de pouvoir et on veut marquer le coup on veut qu'il y ait une traduction politique d'un comportement donc d'accord avec Jean-Luc méanchon quand il dit que la démarche compte plus que le résultat qui con bah en tout cas je peux comprendre qu'ils se disent il faut une traduction politique puisqu'on a bien vu que là ce qu'on disait he il y a des manifestations mais que la dynamique que la gauche est capable de produire n'est pas encore au rendez-vous il faut une traduction politique et c'est surtout un moyen à mon avis tactique de clarification du champ c'est leur but c'est de faire la démonstration que tel parti telle formation ont soutenu ou n'ont pas soutenu le maintien de Macron dans ses prérogatives malgré le fait que il enchaîne les coups de force autoritaires et c'est de dire bah voilà tel a soutenu telle option et ensuite faites vos jeux quo enfin c'est c'est vous qui voyez mais c'est c'est l'essayer de démasquer un peu par exemple la position du Rasson national dont on parlait tout à l'heure pleine d'ambiguité qui va la jouer grand opposant à la prochaine présidentielle mais qui est aujourd'hui activement responsable du maintien d'un gouvernement qui va mener la politique d'Emmanuel Macron donc voilà c'est ça pour moi la la question après est-ce que ça va passer il y a très peu de chance en tout cas cette procédure n'a pas fait consensus au sein du nouveau front populaire est-ce qu'il fallait l'enclencher bah je pense que d'abord ce que je trouve c'est que ça serait pas mal si on se parlait parce que c'est quand même été une initiative un peu c'est pas la première fois on va pas dire que la France insoumise soit totalement surprenante mais où elle prend une initiative toute seule et h h h hop on y va et que qui même me suivent que voilà et me soutiennent bon or cette initiative pose quelques question d'abord elle pose une première question c'est que échouer c'est pas génial et c'est pas génial d'échouer tout le temps quoi donc ça proposer quelqu chose qui dont on sait par avance que ça va échouer c'est une question la deuxième question c'est est-ce que c'est Emmanuel Macron qui a une pratique autoritaire ou est-ce qu'on a une constitution qui autorise ces pratiques autoritaires fa ce que je veux dire c'est que il utilise quelque chose qui est on est dans un un il utilise toutes les ressorts de cette constitution mais qui est profondé enfin il ne contrevient pas à la constitution c'estàdire que ce n'est pas c'est pour ça d'ailleurs que ça ne passera pas c'est aussi pour ça que ça ne passera pas parce que ça ce n'est pas hors la loi ce qu'il fait ce n'est pas antionstitutionnel c'est une pratique il exerce de manière extrêmement autoritaire et utilise tous les recoins et toutes les les petites les petits articles 472 432 et et je sais pas quoi je sais pas quoi pour pouvoir faire sa politique il a le il a le temps de jouer la montre puisque rien ne l'oblige à accélérer et cetera et cetera donc euh ce que je pense c'est que poser la question de de enfin et véritablement je crois que là il y a quelque chose qui éclate au grand jour c'est vraiment cette ce ce présidentialisme et cette constitution elle est absolument autoritaire et en bout de course elle ne ne permet plus que la société française se reconnaissent dans ces institutions et que là il y a quelque chose qui est en vraiment en crise et en limite je je ne suis pas vraiment convaincu par la procédure de destitution parce que en elle elle raconte quelque chose d'autre elle raconte que c'est Emmanuel Macron qui est un autoritaire Emmanuel Macron utilise dans une situation de crise extrême tous les ressorts qui sont à sa disposition mais c'est la situation de crise extrême elle est réelle enfin je veux dire voilà et lui il en fait cet usage mais j'entends mais le le problème qu'on a c'est qu'effectivement une partie de la 5e République et une partie de nos institutions il y a c'est moins le cas en France que dans d'autres pays hein mais mais il y a une partie coutumière on a des interviews du général de Gaul qui répond à des questions de journalistes politiques qui disent mais si le président dissous l'assemblée et qu'il n'y a comment dire pas de majorité que doit-il faire et le général de Gold répond il doit démissionner donc en ce sens le problème c'est aussi de montrer que c'est Macron qui choisit d'avoir une pratique même sil se revendique de ses précetteur voir du golisme quand l'esprit lui chante c'est lui qui choisit d'utiliser le flou qu'il existe quand à la capacité du président hein à décider de qui est capable ou non hein de former une coalition enfin de former un gouvernement c'est c'est quand même lui alors je suis d'accord que la Constitution est autoritaire sans queemmanuel Macron soit là et que quand il est là ça rajoute une couche mais bon je je pense que c'est un débat intéressant à voir et en tout cas l'article et la la comment dire la procédure propose d'ailleurs queil y a un débat ce serait intéressant aussi que que que ce débat ait lieu donc ça pose pas de problème puis bon sur la sur l'idée que c'est ça va échouer donc proposer les choses qu'on sait qu'ils vont échouer à l'avance j'ai du mal avec cette logique parce que bon du coup ça peut justifier aussi beaucoup de choses on savait qu'on allait sans doute échouer dans tel ou tel mouvement social contre le gouvernement vu queils utilisent la répression et les mécanismes du 493 pour non évidemment qu'on ne on ne mène pas que les batailles qu'on va gagner ça je suis d'accord c'est aussi une manière de de de marquer des territoires de faire avancer des idées et cetera donc ça il y a aucun doute le la seule question c'est que là je pense que s'est engagé en plus quelque chose qui ne va même pas unifier la gauche c'estàd qu'on n même pas la gauche rassemblé les socialistes ont finit par dire bon on va pas empêcher que la procédure aille euh enfin se poursuivre enfin à son terme non pas à son terme ils ne vont pas utiliser ils vont pas bloquer la procédure mais ils ont déjà dit qu'ils n'étaient pas d'accord donc c'est n même pas quelque chose qui va nous rassembler moi je trouve ça pas terrible véritablement et je je pense que par ailleurs la profondeur de la crise politique ça n'apporte pas grand-chose ça ne résout pas grand-chose et ça n'apporte pas grand-chose dans la clarification de ce qui se passe voilà mais j'en fais pas un pataquet c'est pas très très grave mais par contre ce que je trouve c'est que faire attention à ne pas faire des choses qui nous divisent et ne pas être toujours en Fran tireur être l'avant-garde éclairé qui va essayer de rameter les foules de décider quelles sont les bonnes formes de mobilisation à quel moment et sur quel thème et cetera mais stop un peu plus de de calme et de de d'esprit de modestie et de rassemblement quoi ouais mais en même temps le problème c'est qu'ensuite on est tributaire du maillon le plus faible de la chaîne celui qui décide de ne pas aller se mobiliser parce que si les socialistes disent ah non nous on n'est pas d'accord donc on doit abandonner différents moyens de la lutte parce que certaines formations politiques ne seraient pas capable d'accepter telle ou telle forme de conflictualité ça c'est dommageable parce que dans plein d'autres débats on a bien vu que les socialistes n'est pas capable d'aller au combat sur tel ou tel enfin sur tel sujet le sujet le problème c'est que ça devient une culture politique à la France insoumise c'estàdire que je ne dis pas qu'il faut à chaque fois attendre que tout le monde soit d'accord pour mener un combat mais le problème c'est quand on en a absolument plus rien à faire et qu'à la limite même ça arrange de que les autres ne soient pas d'accord ça permet de faire la différence et de montrer à quel point nous on est euh voilà on incarne la véritable gauche la gauche combattive et cetera c'est que là ce que je crois c'est que c'est pas simplement parce qu'on ne veut pas se faire embêté par le maillon faible je pense qu'au contraire ce qu'on veut c'est identifier le maillon faible et qu'on veut d'une certaine manière fracturer la gauche et on sait très bien nous savons tous ici que il y a cette question de des deux pôles au sein de la gauche qui est une question difficile parce que elle est pas du tout artificielle moi je n'étais pas une fan de la nupèe parce que je trouvais justement qu'elle avait tendance laanupès dans cet accord de partie à gommer les différences et à faire comme si tout le monde était sur la même longueur d'onde alors qu'on avait pas eu de débat la gauche elle est bipolaire il y a une il y a une parti qui est plus réformiste une partie qui est plus révolutionnaire ou plus radical enfin chacun choisira ses mots euh il faut arriver à faire vivre ces deux élémentsl sachant que dans la situation dans laquelle nous sommes on est quand même vraiment fragilisé on est vraiment faible je veux dire la gauche elle fait pas tr % aujourd'hui en France donc on peut pas euh simplement vouloir être le premier des deux il faut euh je veux dire il faut réussir à trouver les formes pour se réunir surtout ce que je disais tout à l'heure c'est qu'il faut pas perdre de vue que dans la gauche il y a quand même quelque chose qui a grandi très nettement c'est que si on ne fait pas une politique de gauche on est rétamé mais justement il y a aucune honte à être réformiste il y a aucune honte pour le Parti socialiste assumer le fait qu'ils sont contre la destitution ou non mais que dire que je compr c'est j'entends ça divise mais du coup B c'est pas grave je parle de la culture d'une culture de la division tu vois ce que je veux dire c'est pas je comprends que chaque organisation dise on peut être autonome dans les propositions qu'on met en avant ce qui n'empêche pas que pour moi là où la question l'unité ne doit jamais flébir c'est quand on voit frapper ensemble contre l'adversaire en gros enfin voilà marcher séparément et frapper ensem en l'occurrence c'est Emmanuel Macron mais c'est pour ça que je trouve ça étonnant que des formations politiques qui nous expliquent que effectivement il y a eu un problème un coup de force institution dès qu'on leur propose une procédure disent ah je ne sais pas si c'est utile ou en tout cas ne sont ça ça n'engage pas grand-chose ce vote encore une fois donc bon je trouve ça étonnant mais encore une fois je pense qu'en politique on assumer ses idées et ses positions c'est pas grave en les organisations politiques qui refuse ce vote là ils peuvent le dire c his de la destitution si je peux dire une chose en plus c'est que cette hisire de la destitution c'est quand même aussi un rapport aux institutions c'est est-ce que on peut la convoquer la destitution parce que il y a une pratique du pouvoir que l'on conteste mais qui n'est pas antionstitutionnelle c'estàd qu'il faut changer la Constitution mais ce que je veux dire c'est avoir un peu de rigueur par rapport à à quel moment on enclenche la procédure de destitution ce n'est pas une arme anodine donc il faut qu'elle soit éteayée et qu'elle soit étayée en droit pas simplement éteayée en politique mais justement c'est ça la question c'est que dans l'article 68 qui a été modifié en 2007 avant on disait haute trahison et il y avait pas de définition de la haute trahison c'était qu'en gros la Haute Cour décide ce qui est haute trahison et là on a une une expression qui a voulu élargir he parce que haute trahison c'était ça rappelé la trè républ volonté de CR un précédent et là il y avait dans la dans la modification en tout cas du 23 février 2007 il y a l'idée que le manquement manifeste à l'exercice de ses fonctions hein qui est la formule qui a été retenue bah c'est pareil il y a pas une définition précise un article et la question c'est le débat parlementaire en tout cas en haut de cours qui le fixe et donc encore une fois c'est l'objet d'un débat et c'est pour ça que je pense que c'est important et ça aurait été intéressant parce que peut-être que ça n'ira pas jusque en délibération on verra comment ça se passe tu le sais que en droit il y a la lettre et puis quand on regarde un article on regarde quelles ont été les discussions qui ont conduit à la rédaction de cet article or le manquement manifeste en l'occurrence c'était plutôt pour se prémunir du cas d'un d'un président de la République qui deviendrait complètement bargeot complètement fou personnellement enfin je veux dire c'était la destitution pour un manquement personnel c'était ça c'est ça qui a a conduit à ajouter cet article c'estàd que en fait ce n'était pas un manquement c'était pas lié à une interprétation politique c'était pas parce que quelqu'un aurait un manquement par rapport à il avait dit qu'il ferait tel ou tel il avait dit qu'il tiens il avait dit que son quinena serait écologique ou ne serait pas il ne l'est pas donc c'est un manquement manifeste donc on le destitue non ça ne peut pas fonctionner comme ça ça je ne suis pas d'accord avec ça c'est je pense que d'ailleurs ça fait partie de oui oui ça fait partie de de mes désaccords avec la France insoumise je pense qu'il y a des élections c'est au moment des élections qu'on tranche les désaccords c'est ça on ne peut pas destituer les euh les députés les élus quand ils ne font pas leur ce qu'ils ont dit qu'ils allaient faire pour moi il y a des moments où ça doit evenenir et ce moment c'est celui des élections donc je ne suis pas d'accord avec le fait qu'on mette la destitution comme une arme politique pour moi c'est une arme juridique qui est circonscrite au terme dans lequel elle est inscrite donc la haute trahison pour le président de la République ou si jamais il se il sort de son train en pyjama et qui va parler au vach c pas que ça parce que y a différ TR pr non mais c'était à peu près ça l'histoire c'était des gens qui le président de la République qui perd ses moyens qui devient fou continu à l'écrire l'histoire c'est peut-être ça l'idée c'est de créer un en tout cas on a v desaccord c'est qu'effectivement il y a une question politique de est-ce que il faut queon puisse saisir pas comme une arme je pense politique mais plutôt comme une une protection contre l'abus de pouvoir et ça c'est un débat euh qui restera ouvert sans toutoute qui fera du coup débat à gauche vu que c'est un sujet qui occupe la gauche la question de la décision et qui risque de la diviser en tout cas la la procédure de de censure elle elle on va dire qu'elle est elle fédère un peu plus les quatre composantes du front nouveau front populaire ont assuré qu'ils voteront la censure de son gouvernement toujours l'isalap et André manivit étaient ils étaient à l'Assemblée nationale et euh effectivement les députés ave qu's ont échangé sont favorables et voteront euh voteront favorablement donc pardon je vais arriver la suite c'est la censure c'est la première étape ça arrive la semaine prochaine et c'est un moment de vérité on verra que le gouvernement tient grâce au RN ou s'il tombe bah nous on est prêt à prendre la lève écoutez nous verrons ce que fera le rassemblement national est-ce qu'il va décider de servir de supplétif et d'allier à Emmanuel Macron ou alors sera-t-il un parti d'opposition la la question sera vite tranchée en fonction de leur vote moi j'ai un adage c'est qu' y a que les combats qu'on mène pas qui sont perdus d'avance donc je sais pas s'il faut y croire ou pas mais on livrera bataille il vous répond quelque part un petit peu aussi Catherine mais je suis d'accord qu'il faut mener des combats qu'on sait qu'on va perdre ça me paraît tout à fait juste ça mais on peut peut-être le gagner celui-là je sais pas quand on le gagnera peut-être cette fois-ci peut-être la fois d'après a priori Lisa aussi s'est entretenue avec eran balanan qui est un député modenne qui aussi reproche ce manque d'unité nationale au sein de sousgouvernement et donc le modem pourrait peut-être aussi soutenir cette motion de censure on l'écoute moi je ne pense pense pas que ça soit un gouvernement d'union nationale pourquoi mais parce que c'est un gouvernement qui est qui penche beaucoup trop à droite il va et qui va crisper des gens comme moi la preuve qui sommes qui est issue d'un de de d'un centre modéré et d'un centre qui qui pense que on a des valeurs sur nos sujets sociaux sur nos sujets sociétaux sur nos sujets euh fiscaux tout ça voilà vous disiez là que non le modem ne peut pas voter ça Ohou non mais je crois pas je sais pas peut-être que lui il est un peu perdu dans le modem enfin je veux dire le modem ils sont quand même des alliés historiques de la macronie et ça n'est pas prévu qu'il s'en détache pour l'instant mais je pense en effet que ce que cela dit malgré tout ce que dit ce député c'est que je pense que ça heurte très profondément et largement c'est veut dire que c'est dans dans euh la vaste sphère de la macronie euh euh il y a quand même des gens qui trouvent que là ça ça va pas quoi retaill au ministre de l'Intérieur je pense que franchement c'est totalement euh insupportable et plus je vous dis encore une fois maintenant qu'on est en train de découvrir le le le le CV des uns et des autres y compris d'ailleurs de Michel Barnier parce qu'au départ tout le monde nous a raconté que c un mec super he Barnier qui c'était un type équilibré qui savait faire du dialogue et qui savait faire qui savait négocier avec tout le monde bon ben non quoi Michel Barnier c'est un c'est un monsieur très suffisant très désagréable et et très à droite très très à droite qui fait tous les partis droite non mais effectivement et puis même à l'intérieur de la composition du gouvernement les macronistes qui ont été choisis c'est l'ail droite c'est que le canal historique gabrielal et même au sein du camp présidentiel on on critique he cette formation je la plus à gauche c'est Astrid pur c'est hyper rigolo enfin sans compter Didier MIGO donc effectivement le modè on verra en fait la question c'est individuellement parce queil y a quand même aussi des membres du MoDem qui sont membres du gouvernement y compris le ministre des Affaires étrangères est un quelqu'un qui au MoDem qui l'a été on sait plus trop où on est la situation là et donc la question c'est y a ça va se jouer dans les 10 jours qui suivent pourquoi parce que on sait qu'il y a dans une semaine dans 7 jours la le discours de politique générale du gouvernement donc soit selon l'AR 41 49-1 le gouvernement engage sa responsabilité sur ce discours de politique générale ça m'étonnerait qu'il le fasse parce que dire c'est c'est prendre un risque pour rien si euh il y a pas l'engagement de sa responsabilité alors il y a l'article 492 qui permet une motion de censure spontané et qui doit une fois qu'elle est déposé être voté dans les 48 he donc c'est pour ça que je dis qu' y a 10 jours c'est qu'en gros la gauche va sans doute déposer cette motion là dès le lendemain du de mardi prochain quoi et donc dans ces 10 jours-l en fonction bah des déclarations d'extrême droite que vont enchaîner les ministres et cetera peut-être que la gauche peut aller récolter ici et là une voix macroniste un voix une voix du MoDem et cetera pour essayer de gonfler les rangs et ensuite la question c'est de toute façon que décidera le rassem nationale est-ce que il pense que c'est trop compliqué de soutenir ce gouvernement ou est-ce que il pense qu'il a beaucoup plus à gagner de le soutenir que que non et c'est ça qui tranchera et je pense que c'est un peu trop euh court de dire soutenir en fait il va pas soutenir ce gouvernement il va pas le faire tomber c'est un peu différent parce qu'en fait ce qu'il attend ils ont pas du tout envie de d'être comptable de leur bilan donc ils vont faire en sorte de ne pas être comptable du bilan de Barnier qui va être forcément mauvais euh il va être mauvais parce que d'abord les conditions objectives font qu'il ne peut pas avoir un bon bilan que et qu'il n'aura pas le temps de toute façon de faire quoi que ce soit donc il aura un mauvais bilan et en plus il va être Oni par beaucoup de monde notamment tous les gens qui sont intéressés par le service public ou par les questions de retraite ou de pouvoir d'achat bref donc le rassemblement national ne veut pas endosser le bilan ceci étant ce qui je pense qu'ils ont deux objectifs le premier c'est de continuer de voir leurs idées conforté par d'autres queeux même c'est le fait que reetaillot dise la même chose que le rassemblement national c'est quand même une manière de conforter le rassemblement national donc ce qui avait été amorcé avec la la réforme immigration dans quand Marine de Pen avait dit c'est une victoire idéologique je pense qu'ils en veulent d'autres des victoires idéologiques et donc ils font la pression pour avoir d'autres victoires et et cette question pour gagner la guerre en 2027 oui enfin en 2027 ou avant je ne sais pas quand ça se terminera cette affaire mais en tout cas elle leur stratégie c'est véritablement de conforter ils ont été surpris à mon avis par la vigueur du rassemblement contre eux Marine Le Pen était au côté de son papa en 2002 et on se souvient de de ses sorties puceen fait c'est là qu'elle qu'elle apparaît pour dans une une enguelade avec Mélenchon tu sais où il y a Mélenchon qui a les yeux exorbités toi pour parler comme ça comme ça et et elle était elle avait été très traumatisée par le le front la la puissance du front qui s'était opposé parce que euh euh mais euh euh Le Pen passe de 17,8 à 18,2 c'est qu'il ne fait absolument aucune voix en plus entre le premer et le deè tour donc là elle se reprend d'une certaine manière moins fort mais elle se reprend la puissance du du front opposé à leur accession au pouvoir donc elle a besoin de continuer de faire tomber les digues et sur le plan idéologique le fait que ces idées soient reprises par d'autres c'est très important ça c'est le premier enjeu le deuxième enjeu c'est que ne se rétablisse pas la barrière quand le ministre de l'Économie dit je recevrai les formations républicaines mais pas le rassemblement national pour elle c'est très très important c'est qu'elle a besoin de continuer de se banaliser de se normaliser pour que ça ne se reconstitue pas ce front et puis dernière élément c'est qu'évidemment elle elle décidera son timing c'està-dire quand elle sera prête que son programme sera remis au carré et ces troupes purgé réorganisé et cetera donc tout ça fait qu'elle a intérêt à ce que ça dure un peu c'est c'est que que que elle soit normalisée y compris par ce gouvernement-l qu'elle soit installée dans la République et aidé par les médias je suis je su d'accord j'ajouterai un élément c'est que il va encore une fois se jouer une question à la suite de gver y a la question budétaire on disait une situation catastrophique en terme de compte public l'Union européenne qui met la pression et Marine Le Pen et le rassembl national en général ont besoin d'apparaître comme un parti de l'ordre capable d'assurer la continuité économique de la politique et donc de ne pas être de ne pas participer à un blocage sur ces questions là et en fait effectivement s'il veulent il voudront pas endosser le bilan ils veulent en tout cas ne pas endosser le rôle de ceux qui empêchent la France de continuer à réduire les les déficits prendre des trajectoires budgétaires austéritair parce que on l'avait vu pendant la campagne avec des différentes conférences de presse de Jordan Baria auprès des milieux économiques il y a une volonté de rassembler enfin de d'avoir l'oreille du patronat et des milieux économique et d'affaires et pour ça ils doivent faire preuve voilà de voilà de de entre guillemets sérieux budgéaire comme on dit et ça s'est fait dans dans la suite de plein de décisions avec l'idée que quand ils voulaient sortir de l'euro ils ont recadré pour bien s'inscrire en disant quand la droite qui aura trop trop pris toutes nos idées aura échoué nous on pourra être la transition et ne vous inquiéterz pas on ne ruinera pas le pays on ne ruinera pas le patronat enfin voilà c'est des des signaux à envoyer sur le fait que ils ont ils attendent pour que la grande mais encore une fois je pense que c'est c'est un peu plus compliqué que ça parce que par exemple ce qu'ils vont faire sur la réforme des retraites c'est c'est une question importante pour la gauche ce qui va se produire parce que d'abord ils font une chose c'est qu'ils seront les premiers donc à avoir une niche parlementaire puisqu'ils sont le premier groupe à l'Assemblée nationale donc ils seront les premiers à pouvoir utiliser ce droit de tirage de proposer une loi donc ils vont proposer l'abrogation de la réforme des retraites c'està-dire avec deux deux mesures qui sont assez importantes c'est c'est retour à 62 ans et retour aux 42 années de cotisation c'est-à-dire revenir avant la réforme Touren c'estàd que les socialistes ils ont une pierre dans leur jardin là qui est lancé par par le Front National et euh moi je me souviens bien que pendant la réforme des retraites on a quand même tous bien évité de parler de cette question du nombre c'estàdire que l'engu c'est pas simplement et c'est même pas prioritairement moi à mon avis l'année à laquelle on a le droit de partir évidemment c'est très important pour les gens qui ont commencé tôt mais ce qui est important et ce qui est totalement décisif c'est le nombre d'années de cotisation quand on a des des carrières qui sont fracturées et cetera c'est c'est ça qui devient très compliqué et donc eux ils disent on revient à 42 années de cotisation et a 62 ans ben ça tu vois tu peux pas juste dire que c'est pour donner des gages au grand patronat ils ont aussi ils envoient aussi des gage à leur électorat et j'ajoute un tout petit point sur cette histoire de gage à leur électorat sur lequel je crois que nous ne faisons pas assez attention quand Marine Le Pen dit vous devez respecter notre électorat elle elle dit quelque chose qu'elle place sur le terrain elle place sur le terrain politique la question du respect à un une partie de son électorat qui se sent profondément humilié et pas reconnu et quand elle fait tous ses selfies avec tous ces gens autour d'elle elle d'une certaine manière elle leur donne de la visibilité et du respect et ça je trouve que on devrait un tout petit peu faire attention et regarder ça c'est que Marine Le Pen elle travaille le monde populaire auici bien sur le symbolique autour de la question du respect de la visibilité et elle elle va faire cette affaire de la réforme des retraites qui va bien nous dans la merde en tout cas Emmanuel pardon rapidement Emmanuel Macron l'a très bien compris ça puisqueen Conseil des ministres hier il a rappeler que le gouvernement devait considérer le peuple le respecter et cetera donc il a été je pense très très sensible à ce que à ce que vous décrivez là Catherine je suis d'accord de toute façon l'incarnation de de de de chaque bloc politique elle ne peut pas se jouer en dehors d'affect d'ailleurs souvent on peut avoir raison sur le fond ou être rationnel si on n'incarne pas et qu'on ne permet pas d'être un débouché pour des gens qui se reconnaissent et qui sont touchés par l'action ça ne marche pas et sur ça l'ancrage populaire du rass national est très fort et je suis d'accord he sur C mais je pense que justement pour pouvoir son encrche populaire il est quand même lié aussi à une question xélophobie et la question qui va se poser dans cette proposition en fait pour pour pouvoir mettre comment dire un coup comment dire la gauche en difficulté c'est qu'ils vont devoir pour abroger une loi il on est obligé les les les règles l'imposent de regarder comment ce que la les économies ouais voilà comment on la finance comment les économies réalisé et donc sur ça c'est sûr qu'ils vont proposer probablement des choses absolument xénophobes pression de la me ou de toutes sortes de d'aide social comment dire ou d'accès aux aides sociales pour les étrangers pour un empêcher la gauche de la voter et dire regardez la gauche et contre la retraite à 62 ans et de en même temps travailler c encore au corps en disant bah vous voyez nous on vous a proposé cette réforme sur le dos de l'immigration ce qui est quand même enfin la démonstration de leur programme quoi un peu d'ê sociale sur le dos des étrangers pas mais pas beaucoup mais c'est c'est vraiment pour montrer Queen fait ils sont prêts à gouverner mais mais je je suis d'accord elle joue sur les deux tableaux c'est fin dans la période on on va devoir conclure je vous propose peut-être Catherine avoir le le mot de la fin à l'issue de de ce débat qui portait donc sur l'avenir de ce gouvernement Barnier beut-il tenir face à une gauche en tout cas pour l'instant encore uni en tout cas qui le sera dans le cadre de la motion de censure et comment aussi bah remobiliser le terrain qui s un petit peu oui oui moi je crois que l'enjeu c'est de on a un tout petit peu de temps pu de toute façon il y aura pas de dissolution avant un an donc on a un tout petit peu de temps pour essayer de résoudre les problèmes de fond qui sont posés à la gauche et qui sont des problèmes encore une fois je pense qu'on on les a on en a un peu évoqué plusieurs aujourd'hui et et qui me semble essentiel c'estàd comment élargir sa base c'est ce n'est pas qu'un question d'appareil ce n'est pas qu'une question de groupe parlementaire et de dirigeants de partis politiques c'est beaucoup plus que ça la gauche et la le nouveau front populaire doit être beaucoup plus que ça ça je pense que c'est vraiment une question fondamental la deuxième question c'est comment on fait permettre permettre à chacun d'exister dans sa diversité parce que sans ça ça peut pas marcher c'estàd que chacun existe c'est les syndicats il peuvent exister les associations et les différents partis qui compose le nouveau front populaire c'est l'esprit d'égémonie je pense que ça c'est c'est juste pas possible et puis le dernier point c'est comment est-ce qu'on peut essayer d'avancer pour être un peu plus solide dans nos propositions qui ne peuvent pas être enfin je ne fais aucun reproche que le nouveau front populaire se soit mis d'accord en 4 jours il fa y avait pas de plus de temps que ça mais enfin si on veut aller au gouvernement il faut avoir des idées qu'on qu'on les qu'on les partage qu'ell soi un peu plus peut-être novatrices je trouve que celle que l'on porte je les trouve voilà je trouve qu'on on manque un peu on est un peu classique et ça manque un peu de ça manque un peu de de de modernité de je sais pas quoi mais en tout cas voilà je je trouve que on a réussi quelque chose mais il faut quand même prendre la mesure de de notre affaiblissement structurel à mon avis une une phrase juste en plus de ça il va falloir se saisir de problématique et d'être par exemple les relais de la lutte contre la vie cher en Martinique de continuer de soutenir on vous en parliez tout à l'heure la situation en kanaki est absolument explosive il y a eu deux morts la semaine dernière et qu'en fait voilà il faut qu'il y ait une traduction politique contre le coup de force institutionnelle mais en dehors de ça bah la politique concrète qui continue la vie des gens he et se saisir voilà être les relais des mobilisations et et de et des problématiques qui touchent la la vie des gens au plus concret quoi merci beaucoup paulec chroniqueur politique omédiia Merci à VOUS Catherine trico directrice des éditions regard on vous garde encore quelques minutes on vous invite à regarder à découvrir l'extrait de notre programme humoristique l'heure des briques dans cet épisode vous retrouverez notre ancien ministre de l'Intérieur Gérald Moussa d'armanin qui a fait ses adieux à Bovo retrouver la vidéo en entier sur notre chaîne YouTube des 20h30 ou des la fin de cette émission si vous nous regardez à la télé très bonne soirée à demain je suis venu te dire que je m'en vais et tes larmes n'y pourront rien changer c'est à cause du lacrimau ça va je sais je suis venu te dire que je m'en vais c'est retaillo qui me remplace et tu [Musique] pleures parce qu'il est pire que moi plus à droite que lui tu meurs moi je vais à l'Assemblée oui je suis au regret te dire que je m'en vais tu m'aimais pas oui mais je suis venu te dire oui c'est bon G on a compris vaend maintenant mais mais j'ai pas fini oui mais nous me revoilà cette fois-ci c'est terminé pour de bon en tout cas ce soir toujours de bout c'est terminé merci à vous d'avoir suivi cette édition vous êtes déjà plus de 55500 à avoir signé notre pétition pour une 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