« Le prochain président de la République devra probablement dissoudre. » — Édouard Philippe.
Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.
L'ancien premier ministre maire du Édouard Philippe est l'invité exceptionnel de cet avou. Bonsoir monsieur le premier ministre. Bonsoir merci à vous.
Ça va vous merci d'avoir accepté notre invitation. Avant de vous donner la parole tout de suite l'ITO de Gelgos. [musique] Yelle, le paradoxe Édouard Philippe incontournable depuis 2017 sur la scène politique expérience locale et nationale des troupes un parti émancipé d'Emmanuel Macron.
Il coche toutes les cases mais pour 2027 les feux ne sont pas forcément ouverts. Édouard Philippe bonsoir. Bonsoir.
Votre histoire c'est celle d'un homme de l'ombre architecte de l'UMP propulsé en pleine lumière quand Emmanuel Macron à la surprise générale vous nomme à Matignon. Vertigineux. Le stress vous fait perdre à l'époque 6 kg en 10 jours.
À l'époque, les sondeurs qui testent votre notoriété constatent qu'il y a encore pas mal de confusion avec un autre Philippe acteur, celui-là, Gérard Philippe. Vous en plaisantez, pas facile de se faire un nom quand on a deux prénoms, mais vous allez vite vous en faire un. Les Normands sont certes violemment modérés, ils sont aussi parfois conquérants.
Conquérant à l'image de ce sabre que vous allez voir à l'écran qui est toujours sur votre bureau, sabre d'officier d'artillerie qui ne vous quitte jamais. cadeau de votre grand-père. Vous, c'est plutôt la boxe et ce ne sont pas les crises qui manquent sur le ring de Matignon.
Avec le Covid, la barbe blanchit en même temps que s'affirme l'homme d'État. Bien sûr, nous marquons des points contre l'épidémie. La situation s'améliore progressivement mais nous ne sommes pas sortis de la crise sanitaire.
Mais un premier ministre finalement coupé dans son élan. Oui. Trop populaire sans doute pour le président de la République qui remanitie et qui vous remercie.
Vous devenez loyal mais libre, tellement libre que vous créez votre propre partie horizon avec un S. La machine est prête pour partir à la conquête de l'Élysée. Mais ce n'est évidemment pas si simple.
Ben non, il y a comme l'ombre d'un doute de doute même au pluriel. Dans les sondages pour 2027, vous êtes le seul à sortir gagnant d'un éventuel duel face au RN. Au premier tour dans votre camp, vous êtes bien en tête mais vous ne pliez pas encore le match.
Bruno Rotaillot à droite et Gabriel Atal chez Renaissance ont faim, très faim et beaucoup s'interrogent. Quel est votre appétit réel ? Quelles sont les preuve d'envie d'y aller vraiment, de tout donner, de tout sacrifier ?
Des doutes aussi sur votre calendrier. En mars, c'était le le crash test des municipales au Havre. Passez haut la main, vous attaquez votre 4e mandat.
Les Avrés savent qu'il y a des raisons d'espérer quand tous ceux de bonne volonté se rassemblent dans un discours de vérité et qu'ils écartent les extrêmes et leurs facilités. Et derrière et derrière, vous n'accélérez pas le pied sur le frein. Les Français, dites-vous, n'ont pas la tête à la présidentielle mais ils ont des oreilles pour écouter des idées nouvelles.
Le fameux projet massif qui se fait attendre. Or, à part un plan très techno sur les impôts de production, c'est une course de lenteur. Parfois les Français vous entendent dire que vous êtes en colère comme c'est une du point l'an dernier.
Mais contre qui ? En colère contre quoi ? et la colère contre vous, c'est certains, n'est pas totalement retombée depuis la crise des gilets jaunes entre taxe carbone et réforme des 80 km/h.
Enfin, qui vous connaît vraiment ? Édouard Philippe, vous refusez la pipolisation et c'est tout à votre honneur, mais la présidentielle et vous le savez, c'est aussi la rencontre intime, presque charnelle entre un homme ou une femme et un peuple. Est-ce que vous ne devriez pas vous livrer davantage ? envoyer plus de cartes postales, d'autant que les statistiques de la 5e République sont implacables.
Depuis 1958, exception faite de George Pompido et Jack Chirac, il n'y a aucun ex- premier ministre qui a réussi à gravir les marches de l'Élysée. Ces deux là vont bien. [rires] Et jamais 203.
Jamais 203. Edard Philippe, on va revenir sur tous les éléments donnés par Yel Goz parce que vous allez rester avec nous jusqu'à 20h. Mais tout d'abord, une question, une première question d'actualité.
Le parquet national financier a ouvert cette semaine une enquête pour des faits présumés de détournement de fonds publics, favoritisme et de prise illégale d'intérêt vous concernant. L'enquête porte sur un appel d'offre remporté par une association présidée par une de vos adjointes pour l'animation de la cité numérique du Havre. Depuis le début, vous contestez les faits, vous êtes confiant Édouard Philippe ?
Ah bah, je les conteste fermement, ça je peux vous le dire. Euh je peux pas trop en dire parce que moi je vais répondre à toutes les questions que me pose la justice. Je l'ai déjà fait d'ailleurs, je vais continuer à le faire.
Je le fais très sereinement. Je peux pas vous dire que ce soit très agréable d'être accusé. Et quand je dis ça, je suis plutôt, vous voyez, c'est assez désagréable.
Enfin, c'est comme ça. Donc moi, je vais expliquer à la justice pourquoi je considère que je n'ai absolument pas enfrain à la loi. Pourquoi une ex-collaboratrice qui a été recrutée avant moi et dont excollaboratrice hautre fonctionnaire, elle avait fait Lénard, enfin on en parle de gens.
Pourquoi j'ai considéré qu'elle n'avait pas véritablement le niveau, non ? Pas qu'elle était incompétente, enfin qu'elle avait pas le niveau que j'attendais. Et comment dès qu'elle l'a compris, elle a déclenché un arrêt maladie sans doute parce qu'elle allait pas bien.
Ensuite, elle a commencé à dénoncer des faits dont elle considérait qu'il n'était pas conforme à la légalité, ce que je conteste totalement. [soupir] Bon voilà, bah écoutez, la justice va faire son travail et moi je vais lui répondre le plus sereinement possible et j'espère que tout ça ira vite parce que c'est pas très agréable. On essaie de vous déstabiliser à quelques mois de l'élection présidentielle mais j'ai pas du tout le discours de du complot de la déstabilisation.
J'ai j'ai euh je vous m'avez jamais entendu dire ça et je dirai pas ça. Je je souhaiterais pouvoir, comme je l'ai fait à chaque fois que la justice l'a demandé, pouvoir m'expliquer le plus rapidement possible, le plus complètement possible afin que chacun puisse constater que non, je n'ai pas enfrain la loi dans cette affaire. Pas du tout.
Même pour vous, est-ce qu'il s'agit pour la part de l'excollaboratrice d'une manière de se venger de ne pas être pas été reconduite en CDD ? Est-ce que vous allez sur ce terrain là ? J'en sais rien.
Vous vous vous faites de de l'investigation ? Hm bah investiguer. Hm.
Ce soir, on va donc en savoir un peu plus sur votre projet pour 2027. Eddard Philippe. Ces derniers jours ont été marqués par de nombreuses fusillades tuant des innocents français faisant des victimes collatérales.
C'est une guerre qu'il faut mener contre le narcotrafic comme la guerre qu'on mène contre le terrorisme avec les mêmes peines. Ce sont vos mots. Eddouard Philippe, je considère que le narcotrafic et la lutte contre le terrorisme et le terrorisme ce ne sont pas évidemment de choses parfaitement identiques, mais que la menace que font courir ces ces deux dangers à la fois sur la population, sur la société, sur nos enfants et sur notre état est d'une gravité comparable et que lorsque la France a été confrontée à la lutte contre le terrorisme, enfin au terrorisme, elle a su progressivement se doter de moyens supplémentaires d'une organisation nouvelle de procédures nouvelles et elle a su monter son niveau de jeu, pardon, de le dire de façon presque un peu triviale parce que le sujet est grave mais nous avons su nous adapter et ben on doit faire la même chose sur le narcotrafic.
Il y a des choses qui ont été faites jusqu'à présent. C'est pas assez, je crois qu'on y consacre pas assez de moyens qu'on a pas tous les instruments qu'il faut. Je je ne je vois bien qu'un certain nombre de gens ont pris la mesure du danger que ça représente.
On voit bien que à Marseille, à Nant, à Brest, à beaucoup de villes de France, à Lyon, le niveau de violence, les règlements de compte euh qui interviennent euh euh inquiète à juste titre terriblement nos concitoyens. Mais je ne suis pas sûr que le sujet est perçu comme à ce point une menace contre notre société et notre état. Et donc je dis il faut le traiter massivement.
Vous président, vous mettez quoi en place vous président ? Je j'ai proposé un un plan en en trois axes euh qui repose sur trois piliers. Le premier pilier, c'est s'inspirer de tout ce que nous avons fait et qui fonctionne en matière de lutte contre le terrorisme pour l'appliquer à la lutte contre les narcotrafic.
Ça veut dire des peines qui sont plus sévères, moins aménageables, mieux exécutées. Ça veut dire la possibilité sur certaines partie du territoire pendant un un moment de temps limité et sous le contrôle du juge, de mettre en place un état d'urgence narcotrafic de façon à disposer d'instruments dont on ne peut pas disposer en temps normal parce que la la situation le justifie. Ça veut dire mettre en place avec la même exigence des instruments de criblage, de vérification, de lutte contre les tentatives de corruption ou de pression. euh qui s'exerce contre euh les dockers, les personnels portuaires, la police, la gendarmerie.
Mettre en place aussi, parce que je le dis, la lutte contre les narcotrafic, ça passe pas simplement par la lutte contre les gars qui tiennent la rue, il faut le faire. Ça passe aussi par une lutte sévère contre toutes celles et ceux qui utilisent l'argent du trafic pour le réinjecter dans l'économie légale, si j'ose dire normale. La lutte contre le blanchiment d'argent, ça doit être une priorité et c'est une lutte qui se qui se qui s'exerce aussi contre l'école blanc si je dis. depuis des mois et des mois pardon Édouard Philippe que ce soit Géral de Darmanin Laurent Nunes et ben ils ont fait des choses mais je pense qu'il faut qu'on fasse beaucoup plus et l'état d'urgence que je propose il n'existe pas ce combat il est redoutablement difficile à conduire et je suis pas sûr qu'on réussisse à le mener ou plusement je suis pas sûr qu'en le menant on réussisse à le gagner mais je suis certain qu'il faut le livrer parce qu'on peut on peut le contraindre on peut limiter l'impact de ces narcotrafiquants. peut vérifier que la corruption ne se diffuse pas dans la société et dans l'État français.
Et pour ça et ben il faut changer de registre. Donc moi je dis pas que ce qu'a fait Gérald Darmanain au contraire était est mal inspiré. Il raison.
Bruno Rotaillot a fait des choses. Laurent Lunez a fait des choses. Moi j'ai fait des choses quand j'étais premier ministre et avant moi d'autres ont fait des choses.
Prenons la situation là où on en est. Aujourd'hui, il y a une vague de produits stupéfiants et une vague de violence qui l'accompagne. Si on ne monte pas notre niveau de jeu, si on se dote pas de nouveaux instruments, ça va très très mal se terminer.
Et je n'ai aucune envie qu'on habitue nos concitoyens ou qu'on s'habitue nous-même à des défaites de la République dans des quartiers, dans des villes parce que on aurait pas su trouver les moyens de répondre à cette menace. Nous sommes attaqués, nous devons nous répondre, nous défendre et nous devons répondre. On va revenir sur votre projet Eddard Philippe et votre ambition présidentielle.
Mais la priorité aujourd'hui des Français, elle est notamment à la pompe. Jeudi Sébastien Lecnu annoncé de nouvelles aides. Doublement des primes grands rouleurs, revalorisation des indices kilométrique.
Il faut pas les emmerder les Français. Voilà, c'est c'est très grave ce qui se passe. Euh ça peut durer.
On n'est pas là pour leur faire la leçon. On n'est pas là pour expliquer comment ils doivent vivre. Il a raison.
On ne doit pas emmerder les Français. Il faut passer du quoi qu'il en coûte au cas par cas. Je pense qu'il faut faire beaucoup avec avec ce qu'on a.
On a peu. Il y a des pays qui pendant des années ont eu des gestions budgétaires et financières extrêmement rigoureuses qui leur ont permis de dégager des marges de manœuvre et puis comme ils ont des marges de manœuvre, bah ils les utilisent face à des difficultés. Nous les marges de manœuvre objectivement on en a plus beaucoup, on en a même pas vraiment.
Est-ce que vous étiez gr vous ? Donc bah écoutez, moi en 3 ans, j'ai diminué le déficit assez sensiblement, voyez-vous. Je l'ai trouvé à 3,2, il est terminé à 2,1 quand je suis parti.
Et dans le même temps, on a augmenté euh euh l'attractivité euh et les investissements en France et on a diminué le chômage. Je je j'ai pas tout bien fait, vous savez. Je j'ai suffisamment de lucidité sur moi-même et sur la difficulté de la situation pour savoir que j'ai pas tout bien fait.
Enfin, je me permets d'indiquer que le dernier budget de la sécurité sociale que j'ai fait voter, c'était 700 millions d'euros de déficit. Aujourd'hui, on a 24 milliards. Donc quand même, on était plutôt dans la bonne direction, voyez-vous ?
Donc et je pense qu'on peut y revenir mais aujourd'hui le fait est on est à 5 % au mieux de déficit on n'est pas dans une bonne situation financière. Donc Sébastien Lecnu, il a raison de dire que ce que subissent les Français à raison de l'augmentation du prix de l'essence est un vrai problème pour eux pour beaucoup d'entre eux dans leur activité professionnelle dans leur capacité à à à bouger. Mais qu'on doit apporter des réponses qui sont celles que l'on peut apporter.
Et je trouve que essayer de dire dans toute la mesure du possible, on va concentrer nos moyens sur la poursuite de l'activité, c'est-à-dire sur l'accompagnement des activités professionnel qui ont le plus besoin d'être accompagné face à ce choc. Plutôt que de faire un chèque finalement pas très important à tout le monde, je pense que c'est de bon sens. C'est probablement un peu moins populaire à expliquer que si on disait "Allez euh le quoi qu'il en coûte, le chèque pour tout le monde." Mais je pense que c'est plus responsable et donc je pense qu'il est dans le vrai.
Vous pointez régulièrement les blocages euh français et la méthode pour lesver intéresse les Français. S'il était élu, qu'est-ce qu'il ferait sur cette première semaine euh d'élection euh pour marquer les Français ? Il y a une chose que le prochain président de la République devra probablement faire, c'est dissoudre.
Il va se trouver le prochain président de la République, quel qu'il soit dans cette situation d'avoir un parlement dans lequel il y a pas de majorité et dans lequel il y a aucune hypothèse où il aura une majorité quelle qu'il soit. Bon, donc il va falloir qu'il prononce une dissolution et donc qu'il choisissent la date de cette dissolution. Il peut le faire immédiatement élu ou attendre de à 3 semaines, ce qui lui donne un petit peu de temps, notamment pour organiser un référendum dès le début de son mandat.
Et moi j'ai indiqué, j'ai indiqué l'année dernière, je le dis parce que tout à l'heure vous disiez que je je ne faisais pas souvent état de ce que je voulais faire, mais dès l'année dernière, j'ai indiqué que le prochain président de la République pouvait avoir à sa disposition la possibilité très tôt dans l'exercice de son mandat de déclencher un référendum. Combien c'est votre volé ? Bah, il peut en faire un ou il peut en faire plusieurs, vous pouvez pas en faire trop parce que vous savez d'abord il faut matiellement, il matériellement il faut les organiser hein.
Il faut quand même des urnes, il faut quand même des bureaux de vote. Bon, c'est compliqué et puis il faut que le débat public soit clair. Vous p mais vous pouvez en organiser.
Ben, il y a un sujet, la règle d'or, par exemple. La règle d'or en clair, c'est de limiter à 1 % le déficit public à compter de 2032 et de l'inscrire dans la Constitution. D'abord, d'abord, j'ai pas trop de problème avec le mot rigueur, mais je préfère le mot sérieux.
On peut se fixer comme règle d'être sérieux. Vous arrivez à éviser votre permettez-moi de vous dire que ça devrait rassurer tout le monde qu'un qu'un quelqu'un qui aspire à devenir président de la République dise "Ce que je vous propose c'est de commencer par être sérieux." Moi moi je trouve ça plutôt rassurant.
En tout cas, je pense que ça peut s'entendre. Et le sérieux avec l'argent public, le sérieux avec les comptes de l'État, c'est pas une obsession de comptable. J'ai beaucoup de respect pour les comptables, c'est des gens importants, mais je suis pas comptable dans l'âme.
Le souci de l'argent public, c'est très exactement ce qu'on disait tout à l'heure. C'est la capacité à financer les efforts dont on a besoin. C'est la capacité à créer les marges de manœuvre dont on va avoir besoin un jour.
Et c'est aussi la capacité à être libre. Parce que vous connaissez tous ça, tous les Français savent ça dans leur vie. Quand vous êtes soumis financièrement à quelqu'un, vous êtes pas libre.
Donc être endetté, c'est possible, mais ne plus pouvoir contrôler votre endettement, rentrer dans une spirale où vous n'êtes plus libre de vous-même pour un état, c'est dangereux. Il y a des gens bien plus intelligents que moi, bien plus glorieux que moi qui l'ont dit avant moi, mais je m'en inspire. Pierre Mindes France disait ça, il le disait plutôt à gauche.
Général de Gaul disait ça, il le disait plutôt à droite. Bah dans les deux cas, ça me va bien parce que dans les deux cas, c'est vrai. Votre première décision, on a compris, c'est de dissoudre l'Assemblée nationale si vous êtes élu, président de la République, de faire un référendum, inscrire pourquoi pas la règle d'or.
Vous en avez d'autres en tête de référendum ? Je pense que celui-là peut être utile. On verra s'il en faut d'autres et ensuite j'aurai des priorités.
Retraite, non, pas de référendum retraite. On verra. Mais ensuite, j'aurai des priorités.
Les priorité de mon mandat, elles sont aujourd'hui au nombre de trois euh et elles concernent d'abord l'école qui à mon avis le problème qui s'il n'est pas réglé qui s'il n'est pas réglé nous interdira de régler tous les autres et notamment de les régler durablement. J'aurai pendant la campagne l'occasion de faire beaucoup de propositions. Ça veut dire quoi ? plus de moyens, plus de personnel, plus de ça ça voudra dire probablement plus de moyens consacrés à l'école.
Vous savez aujourd'hui le budget de l'éducation nationale augmente une bonne partie de la dépense intérieure d'éducation c'estàdire l'ensemble des dépenses publiques des collectivités territoriales de l'État et et des privés reste stable en pourcentage du PIB mais au prix d'une part croissante accordée aux pensions et on ferme des classes par exemple enfin ça c'est très concret pour les élèves, on a un nombre d'élèves qui diminuent. Il peut arriver qu'on ferme des classes, peut arriver qu'on ferme des écoles, mais à la fin de la fin euh euh notre système éducatif, il n'est plus, je sais pas comment il faut le dire, parce que on n'est pas dans une compétition, il n'est plus compétitif par rapport aux autres. Il accroit les inégalités sociales plutôt qu'il ne les réduit.
C'est quand même gênant quand vous dites que l'école, c'est l'école de la République. La vérité c'est que il y a pas un système éducatif dans tous les pays de l'OCDE qui soit à ce point inégalitaire socialement. C'est quand même un truc, on devrait en avoir honte collectivement.
Bon, vous voyez bien que le niveau, c'est compliqué de de regarder la question du niveau. C'est difficile. Vous avez toujours les vieux schn qui vous expliquent que le niveau baisse, mais enfin peut-être que moi aussi je suis en train de basculer vers les vieux schn c'est ça aussi avoir un peu d'expérience mais enfin n'empêche que vous voyez bien parler d'orthographe.
Première priorité l'école et d'origè priorité le financement de notre modèle social. C'est là que le bablesse. Il faut pas du tout se séparer du modèle social.
On a besoin d'un modèle social français. On est fier de notre modèle social. La sécurité sociale c'est une des grandes œuvres du 20e siècle.
On doit en être fier. On a envie de la défendre. On a envie de faire en sorte que les retraités puissent vivre dignement.
On a envie que lorsque vous êtes confronté à la maladie, à la souffrance ou à des accidents de la vie, il y ait collectivement un organisme qui vous accompagne évidemment. Mais nous sommes en train de faire financer la totalité de notre modèle social par des actifs qui sont de moins en moins nombreux et qui financent de plus en plus de dépenses pour des gens qui ne sont plus actifs ou qui ne sont pas actifs qui sont de plus en plus nombreux. Le truc il pardon dire le truc ça ne tient c'est vrai pour les retraites c'est vrai pour tous les autres domaines de la ça ne tient pas et comme ça ne tient pas ben on le finance par de la dette elle s'accumule et au fur et à mesure qu'elle s'accumule et que les taux d'intérêt augmentent on doit la rembourser et ça ça se fait bah ça se fait en en taxant de plus en plus les actifs donc en nous rendant de moins en moins compétitifs par rapport à d'autres économies mais je vous parle même pas de la Chine je vous parle pas du Vietnam je vous parle de l'Allemagne de l'Espagne de l'Italie Donc si on règle pas cette question de l'organisation et du financement de notre modèle social, on va au devant de très grandes déconvenus.
Et puis le troisème la troisème priorité, c'est la justice. La justice, c'est le D'autres sujets juste après Philippe. Bah excusez-moi, je suis un peu long mais en même temps, si je commence à expliquer ce que je veux faire, on me dit ouais tu es gentil mais tu es long.
Et si je le dis pas, on me dit tu es gentil mais tu dis rien. Il y a un moment où j'ai bien compris que j'étais gentil mais je vais pas me dire ce que [rires] j'ai envie de dire. OK.
Donc 3è sujet, 3è priorité, la justice. La justice parce que c'est le maillon faible de l'autorité de l'État, c'est le maillon faible de notre de notre système qui doit garantir l'ordre à nos concitoyens. Non pas du tout parce que les magistrats seraient incompétents ou probablement parce que pendant très longtemps, ils n'ont pas eu assez de moyens.
Et il faut saluer tout ce qui a été fait depuis 10 ans pour l'augmentation massive des moyens en matière de justice, mais pour plein d'autres raisons encore, raisons de carrière, des raisons de formation peut-être, des raisons d'organisation, ça c'est certain. Euh aujourd'hui, on a une justice et pas simplement une justice pénale, on a un outil carcéral qui est devenu presque inutilisable tellement il est euh euh soumis à à une pression euh euh démographique. Mais mais on a une justice qui est trop lente.
Euh justice commerciale, justice familiale, euh justice civile qui est trop lente et et qui devient donc encore une fois sans que les magistrats ne le souhaitent un facteur de désordre plutôt qu'un élément d'ordre. Donc il faut que sur ces trois points on agisse massivement. Sur d'autres aussi.
Permettez-moi de dire peut-être que en disant ça, je m'avance mais enfin si véritablement dans les 5 ans qui viennent on a réglé la question de l'école, on a réglé la question du financement et du modèle social et on a réglé la question de la justice, moi je fais confiance aux Français pour inventer la vie qui va avec hein. Et il ils sont plein de talent, ils sont plein d'énergie. Partout vous allez en France, partout vous voyez des initiatives qui sont exceptionnelles, des compétences, des talents, des enthousiasmes, des solidarités exceptionnelles, mais les Français, ils vont inventer la vie qui va avec.
Mais simplement, il faut régler ça parce que si on le règle pas, on va continuer à et d'aller dans la semoule. Vous êtes candidat à l'élection présidentielle en 2027, vous êtes candidat depuis septembre 2024. On vous reproche d'ailleurs un certainisme, un ri poussif aujourd'hui.
C'est Gabriel Aattel qui a annoncé qu'il était candidat à ééle éction préentielle. apaiser, élever, s'élever, grandir, conquérir, renouer avec un un optimisme parce que moi je n'en peux plus de cette politique française où ces 50 nuances de gestion du déclin et c'est parce que j'aime profondément la France et que j'aime profondément les Français que oui, cher Pierre, j'ai décidé d'être candidat à la présidence de la République. Vous l'entendez cette petite musique chez vos opposants.
Certains comparent votre duel à celui entre Jacques Cherac et Édouard Baladur de 95. Vous seriez Édouard Baladur, on avance dans les sondages mais lui est moins bon en campagne et il est conventionnel. Alors euh je crois que je crois pas que Gabriel dit ça mais je sais que ses équipes disent ça.
Euh je vais vous dire moi j'ai été chirraakien. Voilà une différence avec Gabriel. Moi j'ai été chirraakraquien.
En bon shirraquien. Je vous dirai assez volontiers que ça m'en touche une me remu l'autre. [grognement] Moi j'aime les campagnes.
Gabriel est candidat très bien. Bruno Rillot est candidat très bien. Une campagne ça se prend au sérieux.
C'est un bon moment une campage. Moi, je fais partie des gens qui pensent que les campagnes électorales, ça sert à quelque chose. Ça sert à dire ce qu'on veut faire.
Ça sert à dire qui on est et ce qu'on veut faire. Ser toujours à ça une campagne. Moi, j'adore ça.
Des campagnes, j'en ai fait beaucoup depuis depuis 2002. J'en ai perdu quelques-unes, puis j'en ai gagné quelques autres. J'adore ça et j'en ai gagné des difficiles parce que gagner au Havre quand on s'inscrit dans euh [grognement] ma lignée politique quand euh on dit des choses qui sont parfois impopulaires, c'est difficile.
Donc j'adore les campagnes. Moi, je vois ça avec beaucoup de sérénité et je vais à mon rythme et peut-être qu'il y a des gens qui trouvent que je vais trop lentement. Vous affirmez encore une fois ce soir que vous êtes contre la primaire du socle commun de la primaire elle n'aura pas lieu et j'ai j'ai dit pourquoi pas du tout parce que je serais contre par principe les primaires.
En 2016 j'ai participé plus exactement j'ai participé à l'organisation d'une primaire et j'ai accompagné un candidat dans une primaire. Je suis pas contre le principe des prières. Je dis juste que aujourd'hui dans le dans le spectre politique tel qu'il existe aujourd'hui, il y a pas de place pour cette primaire parce que le champ politique est beaucoup trop large et la confiance entre les partis est beaucoup trop faible.
Et donc euh euh si euh Gabriel Atal gagnait cette primaire, je crois pas du tout que euh monsieur Zémour euh ou que euh monsieur Lisnard ou que monsieur Retaillot considérait que bah oui, il a gagné donc on va le soutenir. et inversement d'ailleurs. Donc je pense qu'il faut dire des choses aux français, conserver le principe de réalité, le principe de responsabilité en tête parce que pour le coup, je pense qu'il y a énormément de gens qui considèrent que un second tour de l'élection présidentielle où il faudrait choisir entre la France insoumise et le Rassemblement national, c'est un cauchemar.
C'est ce que je pense. Et donc on va dire des choses aux Français, les Français vont écouter, ils vont poser les questions, il va y avoir un débat. Ça me paraît extraordinairement important qu'il y ait ce débat.
Moi, je suis un grand frustré de l'élection de 2022 où je trouve qu'il n'y a pas eu de débat. Et puis ensuite, il y aura un principe de responsabilité. Chacun prendra ses responsabilités pour savoir qui à la fin peut porter les couleurs.
Et ben ça me paraît très sain. Et Glantine, vous avez annoncé une grande consultation des Français via des réunions d'appartements. 1000 réunions en simultané pour rassembler 15000 français.
C'est une initiative qui forcément rappelle quelque chose. Une voiture anonyme et sans escorte, un coup de sonnette discret à la porte d'entrée. Le président et madame Giscard Destin ont répondu à l'invitation des Bachou.
Le président voulait se rendre compte de ce que pouvait être l'ambiance dans une famille nombreuse. Je crois que maintenant on le on le voit encore plus simple parce que nous avons pu bavarder très très facilement avec lui. On a sou ici mais c'était quand même c'était pareil pour moi.
Qu'est-ce qui t'a fait rire ? avec ces histoires drôles. Oui, je pourrais dire après mes petits enfants si j'en ai moi j'ai dîné avec le président de la République c'est Valérius Cardestin qui vous m'avez sorti Jacques Chirac George Compilier maintenant Valé Régis Cardestin c'est toute une lignée c'est toute une lignée écoutez c'est ils ont fini président oui ça m'a pas échappé et euh ces réunions d'appartement c'est le b àabas de la politique locale.
Parfois quand on regarde que la politique nationale on l'oublie parce que la politique nationale c'est des plateaux de télévision c'est des grands meetings. Très bien, ça existe. Pourquoi pas ?
Enfin, quand vous êtes maire et moi je suis maire, bah vous faites des réunions d'appartement et vous demandez à des gens que vous connaissez pas forcément bien d'ailleurs de réunir chez eux 10, 15, 20 personnes autour d'une bière ou d'un café, ça dépend ce que vous préférez, parfois les deux, pour discuter, pour poser des questions, pour pour parler d'une certaine façon, un peu comme on parle ici. C'est extraordinaire. Moi, j'ai fait des centaines de réunions d'appartement dans ma vie et j'ai observé que ces petits formats très tranquilles permettaient de poser le débat public souvent un peu mieux que les grandes messes, il en faut, ou que euh les plateaux et les débats, il en faut aussi.
Donc, euh, j'en ai fait beaucoup pendant mes campagnes municipales. Ça m'a plutôt bien réussi, voyez-vous. Donc je considère que c'est pas un instrument inutile dans une campagne présidentielle où il faut réussir à poser un certain nombre de constats et à discuter un certain nombre de solutions.
Bah je vais le faire avec cet instrument et pas seulement avec celui-là. Merciorp d'avoir accepté notre invitation.
Édouard Philippe