"La génération 49.3" : réaction au #13hMacron - MC Garin sur BFM TV
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Analyse automatique
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 86 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse partielle
Madame la députée, vous êtes apaisée après les 35 minutes du président ?
- 0:45OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a suscité la colère selon vous ?
- 1:45RelanceRéponse partielle
Le gouvernement pense que le mouvement va se calmer, vous partagez cette analyse ?
- 3:00OuverteRéponse directe
Comment sortir de cette crise politique et sociale ?
- 5:00OuverteRéponse directe
Les violences en manifestation sont-elles légitimes selon vous ?
- 6:30OuverteRéponse directe
Elisabeth Borne a-t-elle encore la confiance du président ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30MC GarinFait
« ce midi ça a été un président complètement à côté de la plaque »
- 1:30MC GarinFait
« ce 49-3 il a mis le feu aux poudres »
- 2:30MC GarinFait
« c'est la première fois dans toute l'histoire de la Cinquième République qu'on passe un texte qui n'a jamais été voté par l'Assemblée nationale »
- 9:30MC GarinFait
« on est quand même dans une impasse »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
l'objectif c'était aussi d'apaiser les esprits madame la député vous êtes apaisé puisque ce soir vous êtes apaisé ou la colère est montée d'un cran après avoir évoqué les 35 minutes non je crois que ce qui s'est passé finalement ce midi ça a été un président complètement à côté de la plaque et on nous parle d'intérêt général mais je crois que l'intérêt général c'est l'apaisement et l'apaisement bah en l'état actuel dans le dialogue social dans le pays c'est le retrait de la réforme alors on assiste à une double communication hier le président avec les députés de la majorité disait que la foule était illégitime et aujourd'hui face aux journalistes à 13h il nous explique que il entend la colère mais il y a quelque chose qui va pas là-dedans il y a une espèce d'ins sincérité qui fait que ça ne prend pas la mayonnaise ne prend pas et on ne peut pas s'attendre à ce que le discours qui a été tenu ce midi mène à l'apaisement qu'est-ce qui a suscité la colère c'est le 49-3 s'il y avait eu un vote tout aurait été différent mais ce 49-3 il a mis le feu aux poudres et pourtant ça vient d'un parti qui est si jeune mais qui a des pratiques d'un autre temps qui baignent dans la popole à l'ancienne et dont vouloir passer à tout prix la politique politicienne à l'ancienne et on a entendu effectivement ici et là qu'on aurait fait face à un président qui est droit dans ses bottes mais à quoi ça sert d'être droit dans ses bottes si ces bottes elles vont droit dans le mur personne ne peut dire comment ça va tourner ces rassemblements de jeunes qui vont de façon un peu erratique sur des parcours peu déterminés et qui se rassemblent sur des réseaux sociaux personne ne s'engage à dire comment ça va tourner mais le gouvernement pense plutôt qu'on est sur un mouvement qui qui va se passer et la grande question c'est de savoir demain si la mobilisation de jeudi va relancer le mouvement aussi au contraire c'est la dernière grande manifestation vous sentez comment en fait moi j'ai l'impression parce que la loi elle est adoptée et Emmanuel Macron veut l'appliquer assez rapidement maintenant mais le CPE avait été adopté et finalement la mobilisation c'était beaucoup moins important non mais je crois qu'il faut enfin vraiment je reviens sur cette notion d'être à côté de la plaque moi je comprends pas comment est-ce que dans le gouvernement on peut se dire ça va passer ça ne va pas passer il y a une colère mais on voit la colère des gens dans la rue le mouvement social la contestation elle ne passe pas et il faut bien comprendre qu'aujourd'hui on est quand même dans un contexte mais on est dans un contexte d'inflation ou le coût de la grève est immense mais du coup il faut bien se rendre compte de ce que ça veut dire qu'on est autant de gens qui qui vont être en grève demain alors que le coût est immense mais ce sont des gens qui pour qui c'est tellement graves cette situation qui se mobilise quand même et ne pas entendre ça c'est un mépris total en fait c'est une espèce de violence et refuser en plus de montrer que les institutions peuvent être un débouché à une crise sociale c'est aussi créer toute une génération qui va être une génération 49-3 une génération passage en force une génération qui ne va plus croire au vote et après beaucoup notamment chez les jeunes mais moi je reçois des messages ces jours-ci de personnes de ma génération donc à peu près 25 30 ans qui viennent me dire pour la première fois je vote à toutes les élections depuis que j'ai 18 ans pour la première fois je me dis que ça ne servira plus à rien et le problème avec tout ça c'est que dans quelques temps dans quelques années la majorité va venir nous voir avec la larme à l'oeil en nous disant attention il faut lutter contre l'abstention il faut faire barrage à l'extrême vous engagez ne jamais utiliser 49-3 chez écologistes mais si j'arrive au pouvoir enfin si la gauche et les écologistes dans l'histoire c'est que République et c'est un député pour faire tomber 49-3 on a besoin d'une vraie forme de nos institutions et d'aller vers une sixième on voit bien on s'engage à faire une réforme des institutions et à ouvrir la Sixième République c'est le mot qui est revenu le plus le plus souvent aujourd'hui après l'intervention du chef de l'État mode Brison mépris je pourrais vous redire ce que j'ai dit tout à l'heure c'est [Musique] leur dire que le système fonctionne bien que le système est qu'elle est avec équilibre et qu'on peut continuer à avancer comme ça que ça ne pose pas de problème ça au fond ça aurait été un grand mépris d'abord pour notre génération parce qu'on est globalement de la même génération on a quelques années d'écart c'est pour nous qu'on fait cette réforme c'est précisément pour nos générations et pour celles qui suivront et effectivement c'est pas facile pour revenir à la question des manifestations effectivement faut distinguer des manifestations qui sont légitimes avec des gens des salariés des retraités des jeunes qui manifestent dans le calme dans la sérénité et je respecte tout à fait ça donc certains se disent il faut il faut maintenant être violent pour obtenir une cause minorités qui ont des comportements qui sont absolument inacceptables qui sont inacceptables et qui ne sont pas condamné d'ailleurs par l'intégralité de la classe politique moi j'aimerais entendre les syndicats condamnés beaucoup plus clairement les violences qu'on a pu constater ces dernières jours ces dernières semaines les menaces à l'encontre des élus qu'on a pu subir j'aimerais entendre l'extrême gauche le faire et donc oui face à ça en fait on assume être du côté de l'ordre quand une partie de l'extrême gauche aujourd'hui et du côté de la bordelisation permanente du pays et c'est pas comme ça qu'on peut avancer parce que on a tous une responsabilité et je terminerai là-dessus dans la façon dont on arrive même dans des moments de tempête même dans des moments de grand désaccord à conserver du liant dans la société et à continuer à essayer même si c'est dur d'avancer ensemble et c'est pas ce genre de comportement fonctionne le fait qu'il y ait pas eu de vote ça crée une violence sur les gens qui est extrêmement forte c'est la première fois dans toute l'histoire de la Cinquième République c'est Apolline de Malherbe qu'il a rappelé ici à la raison c'est la première fois dans toute l'histoire de la Cinquième République qu'on passe un texte qui n'a jamais été voté par l'Assemblée nationale alors ça n'est jamais arrivé je juge pas non mais je veux juste je juge pas la réforme juge pas moi je suis en train de parler après mais je juge pas pourquoi pas cette réforme simplement c'est très violent et dans le contexte ça revient à ce que dit l'écrivain Nicole Nicolas Mathieu ça revient à confier des allumettes à des enfants vous êtes en train d'allumer un brasier qui va durer des semaines et on sort du covid on a la guerre en Ukraine on a l'inflation sur le dos c'est pour ça que les gens sont exaspérés de la communication qu'on leur fait c'est on va vous pourrez encore un peu plus de quotidien et ben il devrait j'entends même pas ce que vous me dites vous êtes en colère je l'ai pas entendu on va continuer comme avant Elisabeth borde elle fait super bien son boulot et c'est juste pourquoi vous avez les journalistes ont essayé plusieurs fois moi je trouve qu'ils ont été remarquables dans cette interview de dire au Président Monsieur le Président pourquoi vous n'apaisez pas la situation pourquoi vous n'êtes pas dans votre rôle d'unités il faut des actes ça suffit pas effectivement il qui temporise ce réforme peut-être qu'il faudrait qu'ils disent qu'est-ce qu'on a pas dit sur Jacques Chirac incapable de réformer dans la rue quand vous prenez une baffe quand vous prenez une baffe comme il est en train de s'enfondre parce que c'est une baffe qu'on le veuille ou pas qui est en train de se prendre un manuel Macron il est en train de perdre ses capacités politiques pour la suite de son mandat il a pris l'inverse quand vous prenez une baffe vous prenez une baffe elle est là de toute façon je leur dose la popularité si vous remarqué ce qu'il a dit il a aussi dit je vais passer des réformes qui ne sont pas forcément des lois donc je pense qu'il a déjà intégré qu'à l'Assemblée il aura plu de majorité il a sacrifié sa capacité d'action pour cette réforme dans ses propres conseillers au corps au Comité d'Orientation des Retraites nous explique qu'elle était pas nécessaire mais c'est pas cette réforme communication de A à Z il pourrait refaire les choses et retisser quelque chose il va bien falloir qu'on ait une sortie de crise cette crise justement alors qu'on n'est pas complètement réussi à convaincre je vais pas essayer de vous expliquer le contraire ange que cette réforme n'est pas un système comment on sort de cette crise parce que là il y a une crise politique une crise sociale comment on en sort viens on continue à faire ce que je fais là essayer d'expliquer pourquoi est-ce qu'on fait des choses essayer de le faire avec humilité effectivement on entend les craintes on entend les colères on entend les doutes et en même temps oui il faut continuer à avancer parce que la politique c'est avoir le courage de faire des réformes qui sont dures parfois sur le moment mais qui sont nécessaires sur le long terme regardez l'ensemble des réformes de retraite aucun président n'est revenu sur des réformes antérieures la gauche s'est battu contre la réforme de Nicolas Sarkozy en 2017 est-ce qu'elle est revenue sur cette réforme non elle a même voté la réforme Touraine les députés socialistes nulsent avec lesquels j'arrive au pouvoir je refais une autre fois je défais de la vraie forme j'ai compris qu'elle était son projet en fait puisque les fins la notion de la retraite de Marine Le Pen change d'année en année donc ensuite et vous avez raison de le dire il y aura un après réforme des retraites et moi je ne crois pas que le Président de la République en soit un moment où il est bloqué je pense qu'au contraire on a d'une part au Parlement la capacité d'aller chercher des forces en dehors de notre culture et notamment du côté par exemple des républicains vous continuez à vouloir séduire la République ça vous a pas réussi la première fois c'est qu'il y a plus de choses qui nous rassemble que quelque chose qui nous séparent face à l'extrême gauche et à l'extrême droite et puis ensuite il y a d'autres grands chantiers le président de l'AS dit la question de la santé la question de l'école la question de l'écologie la question des services publics c'est des chantiers qui doivent permettre de mettre du lion dans la société et autour duquel on doit réussir à travailler et à agglomérer l'ensemble des forces vives j'ai retenu cette phrase il dit je demande à Madame board de bâtir une majorité élargie c'est justement son échec elle n'a pas réussi à bâtir cette majorité pour faire passer la réforme pourquoi la réussirait demain ce qu'elle a échoué à faire hier il prononce cette phrase j'espère que ça fonctionnera c'était très intéressant le passage sur Elisabeth parce que d'abord il y a le traditionnel bien sûr oui je lui renouvelle ma confiance parce que en réalité le président de la République ne peut pas vraiment dire autre chose mais au fond à travers cette phrase je ne dis pas qu'il signe la fin du bail d'Elizabeth borne mais du moins il envoie un message qui n'est pas franchement un message de confiance pour deux raisons la première c'est qu'Elisabeth borne dans sa méthode politique à échouer il faut le dire elle avait fait le choix d'expliquer qu'elle réussirait à ne pas passer par le 49-3 et à convaincre précisément les députés les républicains en leur faisant tout un tas de concessions en espérant avoir leur vote donc ça donne une deuxième chance et il lui donne une deuxième chance en disant voilà il faut aller sur l'élargissement aussi loin que possible et j'espère que ça marchera mais aussi loin que possible élargissement là on en est un rétrécissement puisque précisément les quelques députés les républicains avec lesquels ils pouvaient espérer travailler et bien ne sont pas forcément aussi fiables qu'il le croit sur la loi immigration ou les républicains devaient aider ça finalement c'est repoussé en expliquant qu'on saucissonne donc au fond il y a cette idée que on donne trois quatre semaines à Elisabeth borne pour essayer d'élargir mais souvenez-vous c'était déjà la même demande qu'il avait pu faire il y a un an en me mettant sur la table tout un tas de scénarios à la fin des fins ces scénarios là n'avaient pas pu fonctionner donc je vais vous dire quand on pose la question à un certain nombre de conseillers l'exécutif en disant mais au fond cette phrase ça veut dire que peut-être dans la projection à deux trois quatre ans c'est pas forcément Élisabeth borne on a une sorte de silence gêné au téléphone qui veut dire à peu près l'inverse de ce qu'a voulu dire Emmanuel Macron sur la confiance avec un président qui doit reprendre la parole c'est ça si d'ici trois semaines de manière plus solennel mais on se demande bien pour la nouvelle méthode pour nous dire quoi alors à ce moment lui se demande aussi parce que quoi dire aujourd'hui il aurait dit une nouvelle méthode un nouvel agenda de réforme pour l'instant et c'était d'ailleurs pareil juste après sa réélection Emmanuel Macron annonçait une nouvelle méthode et finalement il a sorti le CNR le Conseil national de la Fondation ce qui a déçu tout le monde et auquel les syndicats aujourd'hui ne veulent pas participer parce qu'il trouve que c'est un objet complètement vide donc par un remaniement en effet un changement de Premier ministre pour essayer d'impulser quelque chose on ne voit pas très bien vers quoi Emmanuel Macron se dirige et encore parce qu'il demande l'impossible à son nouveau Premier ministre élargir la majorité par où enfin dans la mesure où les républicains se sont les seuls avec lesquels il peut travailler aujourd'hui ont bien montré qu'il n'était pas fiables et ne voulait pas participer donc partant de là on est quand même dans une impasse à moins de trouver la personne miracle qui ferait que tout d'un coup des LR accepteraient de se rallier on ne voit pas qui est cette personne c'est compliqué le seul point positif juste pour finir dans cette interview c'est qu'Emmanuel Macron n'apparaît pas comme quelqu'un qui est complètement abimé qui est complètement cabossé non mais il arrive au moins à cristallise quand même beaucoup de rancune voire de haine dans les cortège Emmanuel Macron c'est certain pas besoin de traverser après la crise politique dans laquelle on est on pourrait voir comment on voyait Elizabeth borne quelqu'un de plus essoufflé et quelqu'un de plus abîmé au moins dans l'image ça n'est pas le cas une capacité de rebond le chef d'État parce que quand même il y a eu la crise gilet jaune et puis finalement il a réussi à se faire élire là il y a une crise compliquée est-ce qu'il va pas rebondir comme il l'a fait à chaque fois on est sorti assez brillamment en faisant le grand débat parce qu'il a il a chassé de l'actualité les gilets jaunes il a fait ce que très peu de leaders quand même 6 7 heures de télévision en direct on répondra à toutes les questions c'était Alexa ou Google home c'était un mélange entre les deux donc il avait une réponse à chaque question là il a tous les leviers en main il peut toujours faire un référendum il peut toujours faire une dissolution il a un pouvoir en réalité très fort pour sortir de tout ça peut-être même par le haut s'il trouver le chemin démocratique comme il dit pour pour réunifier le pays autour d'un projet comme c'est ça l'enjeu de son intervention ça devrait être ça qu'est-ce que je peux dire dans trois semaines pour réunir les gens apaiser faire en sorte qu'on a un projet commun tous ensemble et on se rend bien compte que vous vous rendez compte quand je suis en train de lire que le chemin parcourir quand même pendant trois semaines il va être long voilà dernier mot brièvement enfin la nouvelle méthode on nous l'a vendu comme vous le disiez au lendemain des élections et en fait on en a pas vu la couleur ça a été 49-3 sur 49,3 nous on le voit en tant que personne on a travaillé tout le travail qu'on a fait en commission etc il a été balayé dans systématiquement mais aujourd'hui on a un président qui est tout petit et qui gouverne seul qui est isolé on parle quand même d'une réforme c'est quoi cette ambition réformatrice pour une pauvre petite réforme comptable qui ne vaut rien et dont personne ne se
Marie-Charlotte Garin