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ChroniqueC dans l'air (sur YouTube)· 9 décembre 2024 10 minActualité / polémiqueInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & familleDéfense

Notre-Dame : Macron peut-il faire des miracles ? C dans l'air 08.12.2024

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 40 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:30E.MacronFait
    « N'oubliez jamais que durant ces 5 années de votre vie, vous avez sans doute partagé, tous ensemble, le plus beau chantier du siècle. »
  • 1:30E.MacronFait
    « L'extrême droite et l'extrême gauche se sont unies dans un front antirépublicain, et parce que des forces qui, hier encore, gouvernaient la France, ont choisi de les aider. »
  • 2:30O.FaureFait
    « Le président n'a posé aucun préalable sur aucun sujet, précisant que ça ne relevait pas de sa compétence, mais que ça devait être l'objet d'une discussion et d'un éventuel Premier ministre. »
  • 3:30L.WauquiezPromesse
    « Nous ne céderons pas à la facilité de la censure, sauf dans une telle hypothèse, celle d'un gouvernement mettant en oeuvre le programme du NFP ou comportant des députés de La France insoumise. »
  • 4:30E.PhilippeFait
    « On vit une période que je qualifie de suffisamment dangereuse et délicate pour que chacun fasse un effort dans l'intérêt du pays. »

Modèle mistralai/mistral-small-3.2-24b-instruct:floor · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

et le président ukrainien, s'entretiennent en ce moment même avec E.Macron à l'Elysée. Une parenthèse pour le président de la République après le séisme qui a fait tomber le gouvernement Barnier cette semaine. - Notre-Dame au centre du monde, le temps d'une journée.

Réouverture de la cathédrale 5 ans après l'incendie. Important dispositif de sécurité pour une cérémonie et pour l'accueil d'une cinquantaine de chefs d'Etat. Le président américain nouvellement élu, D.Trump, reçu cet après-midi à l'Elysée, où il devrait rencontrer l'Ukrainien V.Zelensky.

Une parenthèse bienvenue pour E.Macron. En début de semaine, il remerciait ceux qui ont oeuvré pour la restauration. - E.Macron: N'oubliez jamais que durant ces 5 années de votre vie, vous avez sans doute partagé, tous ensemble, le plus beau chantier du siècle. - C'est maintenant un tout autre chantier qui attend le président français: nommer un Premier ministre après la motion de censure votée mercredi contre le gouvernement Barnier.

Le lendemain soir, lors de son allocution, E.Macron commence par faire la leçon à ses adversaires politiques. - E.Macron: L'extrême droite et l'extrême gauche se sont unies dans un front antirépublicain, et parce que des forces qui, hier encore, gouvernaient la France, ont choisi de les aider. - Retour à la case départ avec la même méthode.

E.Macron consulte les groupes politiques à l'Elysée. Hier matin, les socialistes tendent la main au bloc central pour former un gouvernement.

Le rendez-vous semble les avoir rassurés. - O.Faure: Le président n'a posé aucun préalable sur aucun sujet, précisant que ça ne relevait pas de sa compétence, mais que ça devait être l'objet d'une discussion et d'un éventuel Premier ministre.

Pour garantir le changement et faire en sorte que le cap puisse être modifié, nous tenons à ce que ce soit un Premier ministre de gauche. - L'un de ses alliés du NFP se désolidarise, comme en témoigne ce tweet. - E.Macron est affaibli.

Il est presque à terre. Que peut-il faire? Nous diviser, nous affaiblir.

C'est son seul objectif. - Ecologistes et communistes iront bien à l'Elysée lundi, tandis que le RN, qui n'est pas invité, veut tout de même peser. M.Le Pen prévient.

Reçus hier soir à l'Elysée, Les Républicains ont posé une ligne rouge. - L.Wauquiez: Nous ne céderons pas à la facilité de la censure, sauf dans une telle hypothèse, celle d'un gouvernement mettant en oeuvre le programme du NFP ou comportant des députés de La France insoumise. - Traduction: la porte est ouverte aux socialistes.

Une position que ne partage pas le ministre de l'Intérieur démissionnaire, B.Retailleau. Une instabilité politique qui inquiète celui qui est déjà candidat à la prochaine élection présidentielle, E.Philippe. - E.Philippe: On vit une période que je qualifie de suffisamment dangereuse et délicate pour que chacun fasse un effort dans l'intérêt du pays.

Nommer un Premier ministre rapidement, composer un gouvernement resserré, demander leur avis aux Français par référendum, faire confiance aux organisations syndicales pour relancer le dialogue et avancer. - Mécontents de la situation, des agriculteurs s'en sont pris aux permanences de certains députés qui ont voté la motion de censure. Hier soir, ils ont ainsi muré celle de F.Hollande, en Corrèze. - A.de Tarlé: Avant de revenir à la politique intérieure, un mot sur cette image diplomatique de la journée, à l'Elysée.

On voit D.Trump, E.Macron et V.Zelensky.

L.Haïm disait tout à l'heure qu'elle se demandait si D.Trump, qui aime bien faire des coups, n'irait pas demain à Moscou à la rencontre de V.Poutine.

Peut-être qu'aujourd'hui est en train de se tramer une sortie, ou une tentative de sortie de crise, de guerre en Ukraine. - R.Werly: Si D.Trump va à Moscou, et c'est absolument énorme...

Je rappelle que V.Poutine, même si les Etats-Unis n'ont pas signé les statuts de la CPI, est poursuivi par la CPI. Si D.Trump fait ça...

Je rappelle qu'il n'est pour l'instant que le président élu. Il n'est pas président des Etats-Unis. Ca lui donne une liberté.

Il engage quand même son pays. Pour ce qui concerne cette rencontre à l'Elysée, il faudrait savoir ce qu'ils se sont dit, les 3 présidents, mais c'est un vrai coup diplomatique pour E.Macron.

On n'a pas senti D.Trump très à l'aise quand il est arrivé. On verra comment il est en sortant de cette rencontre.

E.Macron a une obsession, que la France et l'UE ne soient pas absentes des négociations que va mener D.Trump avec la Russie pour régler la question de l'Ukraine.

C'est une obsession pour E.Macron, et elle est justifiée. Il faut que l'UE soit à cette table, sinon, ce serait tragique pour le continent.

Il oeuvre donc à cela. - A.de Tarlé: On voit un E.Macron revenu au centre du jeu, A.Bouilhaguet.

Tous les regards sont tournés vers l'Elysée pour savoir qui il nommera à Matignon. A-t-on l'impression d'un retour à la case départ? On est revenu en juillet dernier quand, chaque jour, on attendait que le président Macron nous donne le nom du gouvernement. - A.Bouilhaguet: Le discours de jeudi soir, il aurait pu le prononcer il y a 3 mois, avec les mêmes pistes pour en sortir, les mêmes protagonistes.

C'est bis repetita. Sauf que M.Barnier, et il le dit lui-même, et il l'a dit à son entourage, a essuyé les plâtres.

Il y a eu une forme de décantation, un avant et un après. L'après est très notable, notamment du côté de la gauche. Elle est en train De faire un gros bougé, notamment le PS, qui parle de concessions réciproques.

O.Faure, entendre ça de sa bouche, alors que le 5 septembre, c'était motion de censure avant même que M.Barnier ait ouvert la sienne, c'est quand même assez fort.

Est-ce que ça veut dire qu'O.Faure ressent vraiment ça? Est-ce qu'il y a une pression de la part de certains socialistes?

Il y aura un congrès des socialistes l'année prochaine, peut-être avec un nouveau chef. Toute une branche veut se détacher des insoumis. Ils ont mis aujourd'hui sur la table une stratégie qui ressemble à celle qui était celle du RN à une époque.

Pas de censure, a priori, sous conditions, c'est-à-dire avec quelques garanties programmatiques, et une volonté de placer le gouvernement sous surveillance. Il ne faut pas l'oublier, on a toujours regardé du côté du RN. Les 66 députés socialistes, sans eux, pas de motion de censure qui passe. - A.de Tarlé: Vous avez vu que F.Hollande a vu sa permanence en Corrèze murée par des agriculteurs en colère, lui reprochant la censure, de l'avoir votée.

Les agriculteurs en veulent beaucoup aux socialistes d'avoir voté la censure. - A.Lambret: Bien sûr.

Ils les avaient mis en garde. Les agriculteurs avaient demandé aux députés de ne pas voter cette censure car ils avaient besoin de ce budget. Je pense qu'il y a 2 choses.

Déjà, il faut se racheter, pour le PS.. Ils ont voté une censure avec La France insoumise et le RN en disant: "Ne vous inquiétez pas, ça va bien se passer." Mais ils n'avaient pas de nom à proposer pour Matignon et rien à proposer derrière.

Et il y a un congrès du PS dans quelques mois. O.Faure est très contesté, notamment parce qu'on estime qu'il est dans l'allégeance à LFI.

Il est donc aussi en train de jouer sa place à la tête du PS. On attend un début d'autonomisation de LFI. Le PS se dit prêt à faire des compromis, mais ils mettent des lignes rouges d'emblée.

F.Bayrou est quand même un centriste. P.Kanner a dit qu'il n'y aurait aucune participation de socialistes au gouvernement.

Ca n'est pas très constructif dans la période que l'on vit. Autre ligne rouge que met le PS: la réforme des retraites. Ils ne parlent plus d'abrogation, mais qu'est-ce que ça veut dire,