PS : "Je propose un savoir-faire aux militants, il n'y aura pas d'erreur sur la marchandise", assure Luc Carvounas
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Questions et réponses
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- 0:19OuverteRéponse directe
Le gouvernement a-t-il fait tout ce qu'il devait faire dans cette histoire ?
- 0:49OuverteRéponse directe
Qu'est-ce qui a pas marché ?
- 1:32OuverteRéponse directe
Et les distributeurs reçus hier, qu'on venait ?
- 2:25RelanceÉludée
Et si c'est le cas, il faudra sanctionner ? Commission d'enquête parlementaire ou pas ?
- 3:35OuverteRéponse directe
Emmanuel Macron a dit hier à Rome : 'Il faut se garder des faux bons sentiments, soyons pragmatiques' en matière d'immigration. Qu'en pensez-vous ?
- 4:20RelanceRéponse partielle
Est-ce que vous avez trop de bons sentiments en matière d'immigration, Luc Carvounas ? C'est-à-dire pas assez de pragmatisme. Est-ce qu'on peut accueillir tout le monde ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:00Invité politiqueFait
« En France, dans les grandes boîtes de production, c'est elles qui font elles-mêmes leur contrôle. »
- 1:21Invité politiqueFait
« Moi, j'ai entendu, comme vous, j'imagine, le ministre Bruno Le Maire, dire qu'il va imposer le contrôle code barre, vous savez, à la caisse, pour qu'on soit sûr qu'il n'y aura pas de difficultés. »
- 2:08Invité politiqueChiffre
« Vous savez combien il y a de bonnes distributions en France ? 13 000. Donc 1 sur 5. Donc c'est un peu le tirage au sort. »
- 3:07Invité politiquePromesse
« Ce n'est pas en supprimant des fonctionnaires, c'est en recrutant plus de fonctionnaires à Bercy, à la DGCCRF, pour faire le boulot chez les distributeurs et chez les grandes boîtes. »
- 4:43Invité politiqueFait
« Cette circulaire qui marque noir sur blanc, dedans, la création d'une brigade mobile. »
- 14:02Invité politiquePromesse
« Sur le pouvoir d'achat, par exemple, je propose de lever la TVA sur les produits de première nécessité comme sur les consommations d'électricité ou d'eau. »
- 14:13Invité politiqueChiffre
« Je propose de prendre 10% de ces niches fiscales, 10% de ces niches fiscales de faire un travail, c'est-à-dire 10 milliards d'euros. »
- 14:34Invité politiqueChiffre
« 10 milliards d'euros, c'est une redistribution de 200 euros par mois pour les 5 millions de Français les plus démunis. »
- 16:29Invité politiqueFait
« nous sommes passés de près de 300 députés à 28, qu'il y a eu trahison sur trahison dans tout ce quinquennat, au plus haut niveau de l'État, et des dérobades »
- 23:56Invité politiqueFait
« Dans l'avis du Conseil constitutionnel, vous savez que le gouvernement avait très peur que la question de la TH supprimée, mais pour 80% des contribuables, pouvait être retoquée par le Conseil Constit. »
- 24:13Invité politiqueFait
« Le Conseil Constit a laissé passer la feuille de route du projet de loi de finances, mais à une seule condition, qu'à 2020, tous les contribuables ne payent plus l'impôt sur la taxe d'habitation. »
Temps de parole
- Luc Carvounas62 %
- Invité15 %
- Invité 210 %
- Présentateur5 %
- Invité 33 %
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Et notre invité ce matin est Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, candidat à la tête du Parti Socialiste, Jean-Michel Apathy. Bonjour Luc Carvounas. Bonjour.
Beaucoup d'interrogations encore autour de la contamination du lait pour nourrissons. Le producteur lactalis est en cause, la grande distribution est en cause. Le gouvernement a-t-il fait tout ce qu'il devait faire dans cette histoire ? Quelle est votre opinion et quelles sont vos réflexions, Luc Carvounas ?
Moi j'ai envie de vous dire, malheureusement, comme tout citoyen, d'abord, cela touche à des nourrissons. C'est une question sanitaire, mais pour les tout petits, petits, petits. Donc, déjà, c'est grave. Ensuite, on se rend bien compte qu'un problème sanitaire, quasiment, on chasse un autre d'une destinée à l'autre et qu'à chaque fois, on se dit, ça ne recommencera pas, on fera en sorte que les choses soient mieux contrôlées.
Qu'est-ce qui a pas marché ?
Moi, je crois sincèrement qu'il y a un problème au niveau du producteur. En France, dans les grandes boîtes de production, c'est elles qui font elles-mêmes leur contrôle. D'abord parce que l'État, aujourd'hui, n'a pas assez de fonctionnaires à la DGCCRF, la répression des fraudes, pour pouvoir contrôler tout cela. Donc, en fait, l'autorégulation est portée par le producteur. Et puis ensuite, donc, dysfonctionnement à ce niveau-là, je pense qu'il faut regarder de quelle manière ce contrôle doit être fait. Et puis ensuite, on s'en rend bien compte, il y a un problème au niveau du distributeur.
Moi, j'ai entendu, comme vous, j'imagine, le ministre Bruno Le Maire, dire qu'il va imposer le contrôle code barre, vous savez, à la caisse, pour qu'on soit sûr qu'il n'y aura pas de difficultés.
Et les distributeurs reçus hier, qu'on venait ?
Moi, je vous dis, ici ce matin, il y a déjà une enseigne, Monoprix, qui l'a déjà mis en place, qui veut dire que lorsque l'on a pointé du doigt d'autres distributeurs, parfois, il y a une erreur humaine, de bonne foi. Mais il y a aussi peut-être, et puis voilà, c'est l'opinion publique qui pense cela aussi de temps en temps, une suspicion sur la recherche du profit à tout crin, où on ne fait pas le job au niveau du point de distribution pour retirer les boîtes. Après, je ne vais pas être trop long sur cette question, mais quand le ministre l'a aussi dit, on va contrôler 2600 points de distribution, vous savez combien il y a de bonnes distributions en France ? 13 000. Donc 1 sur 5.
Donc c'est un peu le tirage au sort. Je crois qu'il faut mettre des règles claires. Et je pense que c'est le rôle, pour le coup, de l'État, qu'il soit intrusif, dirigé sur les grandes boîtes et sur les distributeurs.
Donc vous dites que beaucoup de gens dans la grande distribution, pour des raisons de profit, ils n'ont pas mis en place des systèmes qui auraient pu permettre d'éviter ça. Et si c'est le cas, il faudra sanctionner ? Commission en cas de parlementaire ou pas ?
On ne va pas commencer à faire de la politique politicienne. Non, non. Moi, je suis un parlementaire. Sur ces questions sanitaires, je pense que cette question, elle n'est ni de gauche ni de droite, elle est de bon sens. Et j'attends du gouvernement qu'il prenne des mesures, qu'il prenne des sanctions, s'il doit y avoir des sanctions. Et surtout qu'on mette enfin en place, avec beaucoup de volonté politique, un système qui fasse que cela ne se reproduise pas. Et vous savez, in fine, mais on va me dire encore, ça y est, le socialiste veut recruter des fonctionnaires. À mon sens, comment l'État pourra faire son job ?
Ce n'est pas en supprimant des fonctionnaires, c'est en recrutant plus de fonctionnaires à Bercy, à la DGCCRF, pour faire le boulot chez les distributeurs et chez les grandes boîtes. Des poursuites pénales ? On attend d'avoir les conclusions. Aujourd'hui, l'État prend les choses visiblement à bras-le-corps. On attendra d'avoir les intentions. Moi, je ne vais pas commencer à être dans l'incantation. Je vous ai dit ce que j'en pensais.
Un autre débat est actuellement présent devant nous. Il concerne l'immigration. Vous êtes candidat au poste de principal dirigeant socialiste. Vous allez nous dire ce que vous pensez, notamment de cette phrase qu'Emmanuel Macron a prononcée hier à Rome.
Sur ce sujet, vous savez, il faut se garder des faux bons sentiments. Il faut se garder de toute brutalité. Et il faut avoir cette exigence chevillée au corps.
Alors, il faut se garder des faux bons sentiments, soyons pragmatiques, en matière d'immigration, dit Emmanuel Macron.
Donc, le président de la République visait le prix Nobel de littérature, si on comprend bien.
D'une certaine manière, c'était directement à lui.
Le Clésio, qui a publié une...
De la même manière, vous savez, depuis huit mois, quand l'INSEE dit que l'impôt ménage en France va augmenter de 4,5 milliards, vous avez Christophe Castaner... Restons sur l'immigration. Non, mais c'est important ce que je vais vous dire. Dès qu'on n'est pas d'accord avec ce pouvoir en place, c'est de la faute des autres qui n'ont rien compris.
Est-ce que vous avez trop de bons sentiments en matière d'immigration, Luc Carvounas ? C'est-à-dire pas assez de pragmatisme. Est-ce qu'on peut accueillir tout le monde ?
Écoutez, chacun porte sa part, à commencer par ma collectivité, lorsque nous avons eu à devoir accueillir des réfugiés. Moi, je vais vous dire, je vais reproviter de ce plateau pour réitérer ma demande de retrait de la circulaire du 12 décembre dernier. Vous savez, cette circulaire qui marque noir sur blanc, dedans, la création d'une brigade mobile. J'ai demandé au ministre de l'Intérieur ce qu'il entendait par brigade mobile, qui va rentrer dans le champ du logement d'urgence, donc dans le champ du social. Aujourd'hui, on attend un texte qui va être présenté au Conseil des ministres fin février. Je vois qu'il y a des remous même dans la majorité.
On mélange tout, excusez-moi, donc vous demandez le retrait de la circulaire. Moi, je demande le retrait de la circulaire. Parce que Jean-Michel Apatisse, ça n'a jamais existé dans l'histoire de la 5ème République. Sur la loi elle-même, 21 février, comment on régule l'immigration. Christophe Castaner était notre invité hier et il parlait de l'immigration comme ceci. Je crois qu'il faut faire la différence entre justement les réfugiés. Ceux qui, comme Leclésio, il le raconte, ont dû fuir des territoires de guerre pour survivre. Il nous faut les accueillir et mieux les accueillir. Et ensuite, il y a l'immigration économique.
C'est un faux rêve qu'on vend à ces gens-là de leur dire « Vous, si vous avez la possibilité, en passant par la Libye aujourd'hui, de venir en Italie et en France, vous allez trouver le bonheur ». Ça n'est pas le cas. Ça n'est pas le cas parce que nous ne sommes pas en mesure, en capacité de bien accueillir un million de personnes qui actuellement sont en Libye. Migrants politiques, migrants économiques, est-ce que vous acceptez cette distinction ?
Déjà, il oublie ceux qui seront demain les migrants climatiques. Moi, j'aimerais qu'on ait un vrai débat à l'occasion de cette loi sur le sujet et que la France porte sa part. Moi, je compare ce que nous faisons aujourd'hui en France sur l'accueil des autres vis-à-vis d'autres pays beaucoup moins riches que nous et qui font eux le job.
Est-ce que vous acceptez la différence entre migrants politiques et migrants économiques ?
Moi, j'accepte cette différence, mais je veux surtout un débat.
Mais vous acceptez la différence. On ne peut pas les traiter de la même façon.
Il faut que l'on regarde d'abord comment on peut aider sur un co-développement à l'international et avec les pays méditerranéens pour faire en sorte que les personnes qui veulent quitter leur pays pour des raisons économiques, on puisse aider au co-développement. Ça, c'est un autre sujet. Mais aujourd'hui...
Mais accepter cette distinction, c'est exactement ce que dit la circulaire Colomb.
Non, moi, je demande le retrait de la circulaire Colomb qui donne l'ordre à des fonctionnaires de préfecture d'entrer dans le logement d'urgence pour trier les migrants. Et quand le président de la République nous annonce la main sur le cœur au mois de juillet dernier qu'il ne veut plus voir de personnes dormir dans les bois, etc., moi, je lisais ce que disait la présidente du Secours catholique, qu'au contraire, cette circulaire va provoquer une telle défiance que les associations ne pourront plus faire leur job, donc les associations ne pourront même plus travailler avec les services de l'État.
Et aujourd'hui, ce que je constate avec cette circulaire, c'est que c'est la ligne dure qui l'a emportée à Beauvau.
8h40, vous restez avec nous, bien sûr. Voici l'Essentiel de l'Info avec Edwige Coupès.
Et on revient sur l'affaire Lactalis. Vous ne vous prononcez pas en tant que député PS. Les Républicains, eux, réclament une commission d'enquête parlementaire. Les parents, quant à eux, les parents des victimes, envisagent de porter plainte contre les distributeurs après la vente de près de 2000 produits potentiellement contaminés. Le ministre de l'Économie réclame, lui, des garanties pour que cela n'arrive plus. Bruno Le Maire convoque le PDG de Lactalis cet après-midi. Faut-il une loi pour lutter contre les fake news en période électorale ? C'est ce que veut Emmanuel Macron. Il l'a annoncé lors de ses voeux à la presse. Une initiative qui est saluée par 8 Français sur 10.
C'est le résultat d'un sondage au Doxa d'Ensou Consulting pour France Info et Le Figaro. Ultime réunion aujourd'hui entre Edouard Philippe et les élus de Nantes et de Loire-Atlantique avant la décision finale sur Notre-Dame-des-Landes à la fin du mois. Si le projet est abandonné, l'État devra verser de grosses indemnités au concessionnaire Vinci. Alors pour y échapper, le gouvernement envisage, selon les informations de France Info, de contester le contrat sur le plan juridique. Pas question pour Donald Trump d'accueillir des migrants venant de pays de merde. C'est l'expression fleurée, employée par le président américain pour désigner Haïti, le Salvador et des pays africains.
Des propos tenus hier lors d'une réunion avec des sénateurs républicains et démocrates. Et la Maison-Blanche n'a pas démenti.
France Info.
Luc Carvounas, député du Val-de-Marne, candidat à la tête du Parti Socialiste et l'invité de France Info, Jean-Michel Apathy.
Vous êtes candidat et vous avez des concurrents, c'est normal ?
C'est normal a priori, jusqu'à là rien de neuf.
Et on va les écouter si vous voulez bien, on va écouter dans l'ordre Stéphane Le Foll et Olivier Faure.
Je serai candidat, le Parti Socialiste a besoin à la fois de se renouveler, de s'adapter, d'être à nouveau entendu.
Je souhaite être celui qui peut rassembler les socialistes et ensuite s'ouvrir à d'autres, faire en sorte que nous puissions demain à nouveau incarner une alternance possible.
Allez, un autre candidat, Emmanuel Morel, qui est repéré depuis longtemps, dans ce qu'on dit être à la gauche du Parti Socialiste. Qu'est-ce qui vous différencie précisément de Stéphane Le Foll et d'Olivier Faure ?
Écoutez, c'est très simple, mon parcours est ce que je propose aux militants.
Votre parcours, c'est-à-dire ?
C'est-à-dire que moi, je suis candidat depuis maintenant des mois, dans ce Tour de France que j'ai voulu entamer au mois de septembre dernier. J'ai essayé d'être dans un discours de vérité, d'aller à la rencontre des militants, sans leur cacher mes intentions et en leur faisant des propositions. Et quand je parle de mon parcours, vous savez, Jean-Michel Apathy, je vous posais une question. Il y a beaucoup de journalistes en France. Pourtant, c'est vous et Bruce Toussaint qui êtes intervieweur du matinale. Aujourd'hui, ça lève. Pourquoi ? Parce qu'on a considéré que vous étiez sûrement les meilleurs. Aujourd'hui, on a plusieurs candidats pour relever le gant. Non, pour relever le gant.
Jusqu'ici, ça va. Jusqu'ici, on vous voit bien la compagnie. On est d'accord avec vous. J'y arrive, j'y arrive, j'y arrive, j'y arrive. C'était mes bons voeux de début d'année. Non, mais plus sérieusement, aujourd'hui, je suis candidat pour restructurer le Parti Socialiste. Et je suis candidat pour emmener les socialistes jusqu'aux élections municipales. Mais qu'est-ce qui vous différencie ? Eh bien, je vais vous le dire.
Moi, je suis militant socialiste. Pourquoi je vous le réponds plutôt que pour l'autre ?
Quand il faudra réorganiser le Parti Socialiste, il vaut mieux avoir peut-être, dans son parcours, avoir été secrétaire de section, premier secrétaire fédéral et secrétaire national, pour bien connaître les arcanes du fonctionnement de ce Parti. C'est Stéphane Le Foll, il est connu. Quand on parle beaucoup des territoires en ce moment, et qu'il faudra aller parler à des maires, à des conseillers départementaux, des conseillers métropolitains, il vaut mieux peut-être avoir été maire, vice-président d'un département, vice-président de la métropole du Grand Paris.
En gros, je suis en train de vous dire que ce que je propose, c'est à la fois un programme, mais c'est aussi un savoir-faire aux militants. Il n'y aura pas d'erreur sur la marchandise. J'ai une expérience, et c'est ce que je veux mettre au service de mon Parti.
Alors, Michel Sapin, qui était notre invité mercredi, lui s'est demandé s'il n'y avait pas beaucoup d'égo dans cette histoire, et il le formulait de la manière suivante.
Il ne faut pas que cette profusion de talents, ou ces volontés d'être présents dans ce débat, aboutissent à des différenciations qui ne seraient pas des différences de fond. Profusion ne doit pas être différenciation, comme certains aujourd'hui l'écrivent dans la presse, guerre des égaux.
Est-ce que vous allez discuter avec Stéphane Le Foll, Olivier Faure, pour essayer de vous entendre avant la date du dépôt des candidatures ?
Bien sûr. J'ai même rencontré Michel Sapin. Moi, vous savez, je fais une... Pour essayer de faire en sorte qu'il n'y ait aucun candidat parmi vous. Mais vous avez complètement raison, bien sûr. Moi, avant Noël, depuis plusieurs mois, j'ai rencontré tout le monde, Jean-Michel Apathy, parce que dans ce qui nous attend, de là où nous partons, il faut être clair. Et donc, moi, j'ai proposé aux uns et aux autres un dispositif avec les meilleurs au poste de ce dispositif. C'est pour ça que j'avais fait le choix de soutenir, à un moment donné... Vous pourriez vous retirer à leur conflit ? Non, moi, je fais une campagne depuis des mois. Vous savez, je suis dans une construction avec des temps.
J'ai lancé ma campagne le 30 novembre. Je vais mettre dans quelques heures, maintenant, en ligne, le prétexte que je veux déposer le 27 avec mes signataires. Samedi prochain, le 20, j'ai une réunion de travail à Créteil avec mes amis de province et d'Île-de-France. Et je continue mon tour de France. Je vais à Lille à la fin du mois et puis à Marseille. Moi, je propose la clarté et une ligne politique claire sur les alliances et ce que je veux faire de mon parti. Et donc, les militants... Et moi, il n'y a que ça qui m'intéresse. Nos militants trancheront. Et c'est eux... Vous savez, c'est un calendrier en trois temps. C'est ce que je dis souvent.
Premier temps, celui, évidemment, du Congrès, des propositions, du fond. Deuxième temps...
Vous ne voulez pas nous donner une proposition, une idée ? J'espère qu'il y a quelque chose qui vous différencierait, comme vous l'a demandé tout à l'heure, Jean-Michel Apathy. Est-ce qu'il y a un thème qui vous paraît important, que vous avez envie de mettre en avant ? Social, économique ?
Moi, je crois au clivage gauche-droite. Et parce que je crois au clivage gauche-droite et que la question du progrès est consubstantiel à l'histoire de la gauche et de ma famille politique, c'est nous qui avons porté l'abolition de la peine de mort, les congés payés, les 35 heures, la CMU ou encore récemment le mariage pour tous. Je définis comme cap et comme méthode pour les militants socialistes et les militantes l'idée que le progrès peut être partagé par tous sans opposer progrès technique, scientifique... Et concrètement, alors ?
Et concrètement, moi je définis l'idée que nous puissions sur un socle avec des partis politiques rose-rouge-vert nous adosser sur une méthode et nous ouvrir... C'est pas très concret. Nous ouvrir, mais... Oui, mais Jean-Michel Apathy... C'est un peu une mesure concrète que vous attendiez.
Je ne sais pas, vous voulez que nous parliez de logement, de pouvoir d'achat, de chômage, de... Est-ce que vous avez une idée, une envie que vous allez mettre sur la table ?
Sur le pouvoir d'achat, par exemple, je propose de lever la TVA sur les produits de première nécessité comme sur les consommations d'électricité ou d'eau. Sur le pouvoir d'achat, je propose de reprendre complètement le code général des impôts qui est l'homme malade de ce pays en s'attaquant notamment aux 457 niches fiscales qui représentent plus de 100 milliards d'euros par an plus que ce que revient rapporte le revenu, l'impôt sur le revenu en France. Et je propose de prendre 10% de ces niches fiscales, 10% de ces niches fiscales de faire un travail, c'est-à-dire 10 milliards d'euros.
10 milliards d'euros, c'est une redistribution de 200 euros par mois pour les 5 millions de Français les plus démunis. Vous voulez des propositions concrètes ? Je vous invite à aller cliquer dans quelques heures et vous aurez mon programme.
Voilà, on n'est jamais aussi bien servi que par soi-même. Le parti que vous voulez diriger a une histoire, évidemment, et c'est de ses rangs qu'est issu le précédent président de la République qui commentait fin novembre sur RTL son bilan de la manière suivante. On écoute François Hollande.
Je pense avoir été un président honnête, courageux, dans des circonstances très difficiles et qui a mis l'intérêt général au-dessus de toute autre considération. Je laisse effectivement un pays dans un meilleur état que celui que j'ai trouvé.
Honnête, courageux, le pays était dans un meilleur état que quand je l'avais pris en charge. Vous partagez, il a raison de dire les choses comme ça ?
Honnête et courageux, je pense qu'on peut tous être d'accord pour définir l'ancien président de la République. Sur l'état du pays ? L'état du pays, preuve est de constater qu'aujourd'hui, si on retrouve de la croissance, je veux bien comprendre que nous avons un président de la République très apprécié aujourd'hui par l'opinion publique, mais ce n'est pas en huit mois qu'on retrouve le pays dans l'état d'aujourd'hui. Ça veut dire que quand même, la présidence de majorité à laquelle j'ai appartenu a fait un peu le job. Ça a été un bon président, François Hollande ? Après, moi ce que je propose...
C'est une question difficile ça pour vous ?
Ça a été un bon président ou pas ? Non, mais preuve est de constater que le bilan du quinquennat... Est-ce que ça a été pour vous un bon président ou pas ? Il n'a pas pu se représenter, donc c'est...
Ce n'est pas ma question. Après, il n'a pas pu se représenter, c'est un bon stat.
Mais je ne suis pas là pour distribuer des bons et des mauvais points. Moi, ça vous embête un peu. Non, ça ne m'embête pas. C'est que ce travail-là, d'introspection des cinq dernières années, il faut le faire avec les militants, sereinement, ouvertement.
Si on commence avec vous ? Moi, je vais vous le dire. Vous avez été un bon président ou pas un bon président ?
Pour moi, je considère qu'à partir du moment où le président de la République sortant ne peut pas se représenter, où je considère que nous sommes passés de près de 300 députés à 28, qu'il y a eu trahison sur trahison dans tout ce quinquennat, au plus haut niveau de l'État, et des dérobades, moi je considère que le bilan de ce quinquennat sur le plan politique est mauvais. Et que je propose aujourd'hui... Vous n'espérez pas son soutien, François Hollande.
Je propose aujourd'hui un diagnostic serein de pourquoi on en est arrivé là, et ma candidature, Jean-Michel Apathy, par rapport aussi à d'autres candidatures, c'est une candidature de rupture avec le passé, de changer un peu les choses, changer les pratiques, c'est changer les visages. Vous n'espérez pas le soutien de François Hollande ? Mais je ne le lui demande pas. Vous l'avez rencontré ? J'ai rencontré le président de la République ancien. Oui, je l'ai rencontré. Mais moi, je fais une campagne en rencontrant tout le monde.
Mais s'il vous appelle pour vous dire, bon, je vais te soutenir, vous lui dites, oulala... Surtout, François, ne fait pas ça. Non mais je vais vous dire,
je trouve respectueux, respectueux, quand on est en campagne pour le poste de premier secrétaire du Parti Socialiste, avec l'histoire que cela sous-entend, d'aller expliquer la démarche à tout le monde. Pour autant, moi, je ne demandais le soutien à personne. Les soutiens, mes soutiens, vous les aurez le 27 janvier prochain, en bas de la motion que je présente.
Vous restez avec nous, bien sûr, 8h50, l'essentiel de l'info de Vive Coupaise.
Des débrayages ce matin dans les prisons françaises, à l'appel du syndicat majoritaire UFAP, une sape au justice, pour dénoncer l'agression extrêmement violente hier à la prison de Vendin-le-Veil, dans le Pas-de-Calais. Un détenu islamiste a blessé trois surveillants à coups de ciseaux et de couteaux. Ancien d'Al-Qaïda, il est soupçonné d'avoir formé les pilotes du 11 septembre. Le PDG de l'Actalis, convoqué cet après-midi à Bercy, il doit s'expliquer sur le scandale du lait contaminé. Pour l'ONG Foodwatch, sur France Info, il faut très vite établir les responsabilités pénales de chacun, de l'Actalis, mais aussi des distributeurs.
L'ONG lance d'ailleurs une pétition pour qu'ils rendent des comptes après avoir vendu des lots interdits. Un nouvel impôt, plus juste pour compenser la suppression de la taxe d'habitation. C'est ce qu'a annoncé, peut-être un peu vite, la ministre Jacqueline Gourault, hier soir dans l'émission Question d'Info sur France Info, elle a fait marche arrière ensuite sur Twitter, confirmant que la taxe d'habitation était bien définitivement abolie et qu'elle ne serait pas remplacée. Début de l'Euro de Handball en Croatie avec un match de prestige. Ce soir, France-Norvège, la même affiche qu'en finale du Mondial l'an dernier. Les experts avaient alors décroché le titre.
Cette fois, ils visent un quatrième sac européen.
France Info. Luc Carvounas, qui est député du Val-de-Marne, candidat à la tête du Parti Socialiste et l'invité de France Info, Jean-Michel Appétit.
Des femmes, sans précisément, Catherine Deneuve en était l'une des principales, ont réclamé le droit d'être importunées. C'était un appel signé dans le journal Le Monde. Cette semaine, on va voir un extrait de la phrase publiée que je vais lire. Cette fièvre a envoyé les porcs entre guillemets à l'abattoir. Loin d'aider les femmes à s'autonomiser, sert en réalité les intérêts des ennemis de la liberté sexuelle. Elles redoutent une espèce de moralisme, ces femmes-là. Est-ce que vous partagez leur opinion et leur manière de voir les choses ?
Je vais vous dire, j'ai été déçu. Déçu parce que Catherine Deneuve est une formidable actrice, une personnalité reconnue par tous les Français. Et l'avoir signé ce texte à un moment où, au contraire, chacune et chacun a pu constater qu'enfin, sur ces questions d'agression ou d'abus sexuels, la parole se déliait sur les questions d'égalité femmes-hommes, revenir sur le devant de la scène au travers de ce type de texte en disant finalement que tout continue comme avant, ce n'est pas l'idée que je me faisais être Catherine Deneuve. Voilà. Donc, je préfère avoir en mémoire pour moi la comédienne que la signataire de cette tribune que je trouve
un peu déplacée. Donc, vous ne partagez pas l'esprit de cette tribune ? C'est ce que l'on comprend. Christophe Castaner hier mettait en garde tout de même, disait-il. Réfléchissons à ce qui se passe autour de cet appel et de ce que cela peut provoquer. On écoute le ministre chargé des relations avec le Parlement. Quelle est la limite d'une société qui devient de plus en plus standardisée où des mots sont interdits où l'humour est interdit où la blague potache peut être interdite ?
Moi, j'ai toujours peur de la standardisation des comportements, du modèle unique de comportement, une sorte d'américanisation que l'on connaît où jamais un homme aujourd'hui peut prendre un ascenseur avec une femme. Je pense que notre société a besoin d'un débat apaisé là-dessus. Est-ce que ça, c'est un risque, la standardisation des comportements politiquement correct ?
Non, mais je ne sais pas ce qu'il est en train d'expliquer. Vous savez, à un moment donné, sur des questions de société extrêmement importantes où justement les lignes bougent, la stratégie du « et » en même temps, ça ne fonctionne plus. Donc, essayer de dire « oui, il faut accompagner les femmes ou les hommes qui sont victimes d'abus et en même temps entendre ce qui se passe par ailleurs dans le texte signé par Catherine Donneuve, ça ne fonctionne pas. Ce n'est pas audible dans l'opinion publique. Voilà. À un moment donné, notre société, je suis pour l'égalité, il s'est passé quelque chose d'extrêmement important cette fin d'année dernière.
Il faut au contraire relever le gant, essayer de comprendre, donner des moyens. Vous savez, aujourd'hui, dans tous les commissariats de France, il n'y a pas un fonctionnaire de police dédié pour enregistrer les plaintes. Le premier problème de ces femmes qui peuvent être les victimes, c'est que même si elles voulaient faire la démarche, elles ne peuvent même pas faire la démarche institutionnelle au travers d'un commissariat. Donc, moi, je laisse Christophe Castaner sur ses analyses un peu fumeuses, pardon, sur une question comme celle-là. Vous vous définiriez comme féministe, vous ? Complètement.
Et d'ailleurs, dans les propositions concrètes, je propose une nouvelle gouvernance pour le Parti Socialiste avec un premier secrétaire national qui ne soit pas seul à diriger, mais avec trois premiers secrétaires nationaux dont un premier secrétaire ou une première secrétaire nationale déléguée aux questions de l'égalité femmes-hommes pour que ce soit dans le patrimoine génétique de la future cartographie politique que je propose pour mon parti.
On note d'ailleurs, mais là, vous n'en êtes pas responsable, il y a quatre, il y en aura peut-être cinq candidats à la tête du Parti Socialiste.
Ça, je suis d'accord avec vous. Et en même temps, c'est moi qui vais le faire, il y a à peine dix jours, tout le monde disait qu'il y avait une formidable candidature femme qui pouvait balayer tout sur son chemin. Elle n'y est pas allée et maintenant, on nous fait le procès qu'il n'y a pas de femmes. C'est compliqué pour nous. C'est un constat.
Est-ce qu'on vous a pris la main dans le sac du sexisme, Luc Carvounas ? On se pose la question, vous êtes passé sur RTL il y a une dizaine de jours, le Lab d'Europe 1 a repéré et donc, on a vérifié ça, on va vous présenter le montage, que vous parlez des hommes d'une certaine façon et d'une femme d'une autre façon. On vous écoute, Luc Carvounas.
Gérard Collomb, Emmanuel Macron, Édouard Philippe, Christophe Castaner, Jean-Christophe Cambadélis, un certain Richard Ferrand. Moi, je me suis exprimé sur Nadjad, j'ai toujours dit que c'est une femme qui a beaucoup de qualités. Je n'imagine pas cet avenir de la gauche française sans la présence en son sein de Nadjad.
Voilà, alors c'est Nadjad et les hommes, ils ont le droit au nom et au prénom. Oui,
mais moi, ça m'a fait sourire ce tweet du Labo Repin. D'abord, le Labo Repin, je ne sais pas ce qu'ils ont avec moi, mais dès que j'ouvre la bouche, il me faut un procès d'intention. Mais ce n'est pas grave.
Ah, ce n'est pas un procès d'intention. Vous citez le nom et le prénom des hommes et le prénom des femmes.
Et pourquoi ça m'a fait sourire ? C'est quoi le distinguo ? C'est que je parle d'une amie avec qui on a convenu pendant les fêtes de Noël de dîner ensemble avec nos moitiés respectives. Les autres ne sont pas des amis. Donc c'est vrai, parfois, quand on parle d'amis, on l'appelle par son prénom.
À l'instant, Bruno Le Maire, le ministre de l'économie qui indique sur BFM TV avait dit que la taxe d'habitation serait remplacée par autre chose. Vous le croyez ?
Non, parce que je vais vous expliquer quelque chose. Je suis sûr que vous vous en êtes rendu compte. Dans l'avis du Conseil constitutionnel, vous savez que le gouvernement avait très peur que la question de la TH supprimée, mais pour 80% des contribuables, pouvait être retoquée par le Conseil Constit. Le Conseil Constit a laissé passer la feuille de route du projet de loi de finances, mais à une seule condition, qu'à 2020, tous les contribuables ne payent plus l'impôt sur la taxe d'habitation.
Ce qui veut dire qu'aujourd'hui, le formidable coup de com' du président de la République pendant sa campagne, pour qu'il puisse ne pas se faire retoquer par le Conseil Constit, il a une obligation de trouver, de trouver quoi ? Trouver de l'argent. Et l'argent, il ne l'a pas. Et donc, à partir du moment où on a fait un joli coup de com' en disant d'un côté on supprime la TH, ce que dit la ministre Gourault, qui est une femme honnête que je connais bien, je l'ai côtoyée au Sénat, elle a raison, il faut à un moment donné le 1 pour 1, 1 euro pour 1 euro que l'État a évoqué, il ne pourra pas le trouver.
Donc, à toutes celles et tous ceux qui nous écoutent, la taxe d'habitation, certes, elle sera supprimée, mais certes, il y aura un nouvel impôt pour remplir les caisses et permettre aux collectivités l'autonomie fiscale.
Merci beaucoup, Luc Carvenas, bonne journée.
Luc Carvounas