Nicolas Dupont-Aignan invité de France Info
Nicolas Dupont-Aignan Au micro : Nathalie Saint-Cricq, Virginie Malingre Source d'origine 5 locuteursTranscription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
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Questions et réponses
Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:04OuverteRéponse directe
Notre premier invité, il dit préférer l'Europe d'Orban à celle de Juncker. Il veut revoir de fond en comble le fonctionnement de l'Union, renégocier les traités, supprimer la Commission européenne, supprimer également les accords de Schengen, mais avec quelle idée, quel projet ?
- 1:41RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça ne serait pas plus clair de dire que vous êtes favorable au Frexit, au lieu de lister tout ce qui ne va pas et vouloir tout abandonner ?
- 1:57RelanceRéponse directe
L'Europe des projets Airbus, etc. Finalement, on n'a pas besoin de l'Europe pour faire Airbus. Donc, qu'est-ce qui reste de l'Europe dans votre projet ?
- 2:17FerméeRéponse directe
En quoi vous êtes européen ?
- 3:33RelanceRéponse partielle
On vous entend souverainiste, eurosceptique, populiste. Donc c'est compliqué de vous entendre dire par ailleurs 'je suis européen'.
- 4:51OuverteRéponse partielle
Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes un drôle de politique, le seul capable de mépriser autant et aussi ouvertement les journalistes du service public.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:53Invité politiqueFait
« Celle de la réconciliation, de la paix, celle d'Airbus, celle des coopérations, celle de De Gaulle, celle d'Adenauer, celle qui se protégeait, celle qui respectait les peuples. »
- 1:04Invité politiqueFait
« On a confié le pouvoir à des gens non élus, à des intérêts, à des gens corrompus, qui ont voulu, au nom de l'idée européenne, mettre en place un gouvernement de techniciens irresponsables. »
- 4:19Invité politiqueFait
« L'abdication d'une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature, soit la remise, la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique. »
- 8:10Invité politiqueChiffre
« Je ne crois pas un instant au sondage, à chaque élection, on me rabaisse dans les sondages, et je fais le double. »
- 8:31Invité politiqueChiffre
« Dernier sondage présidentiel, on m'a mis à 1%, 1% toute la présidentielle. Et quelques semaines avant, on est monté à 2, 2,5. On a fait 4,70. »
- 8:35Invité politiquePromesse
« Je suis entre 4 et 7, et bien si on fait 10, ça sera très bien, et les Français auront des députés Debout la France, gaullistes, indépendants. »
- 16:17Invité politiquePromesse
« Moi je bloquerai le budget tout ce que je peux. »
- 16:26Invité politiqueChiffre
« On donne 11 milliards d'euros net par an 2016, chiffre 2016, 2017 ça a baissé et puis ça remonte aujourd'hui. »
- 16:47Invité politiqueChiffre
« On donne 22 milliards en 2016, chiffre de la commission, on a donné 22 milliards. On a reçu 11 milliards, dont les milliards de la PAC. »
- 17:11Invité politiqueFait
« On donnait plus qu'on recevait de 2 milliards. Ça c'est normal. Solidarité. »
- 17:35Invité politiquePromesse
« Moi je vais rendre les 9 milliards sur les 11 aux Français. »
- 19:34Invité politiqueChiffre
« Il y a 500 000 travailleurs détachés. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan65 %
- ?11 %
- Intervenant11 %
- Présentateur9 %
- Locuteur 64 %
≈ 41,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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France Inter,
questions
politiques, Alibadou.
Notre premier invité, il dit préférer l'Europe d'Orban à celle de Juncker. Il veut revoir de fond en comble le fonctionnement de l'Union, renégocier les traités, supprimer la Commission européenne, supprimer également les accords de Schengen, mais avec quelle idée, quel projet ? Il va nous l'expliquer, le slogan de la liste qu'il mène aux élections européennes et le courage de défendre les Français. Bonjour Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour Alibadou. Pour vous interroger, Nathalie Saint-Cricq de France Télévisions. Bonjour Nathalie. Bonjour Messieurs. Bonjour. Virginie Malingre du journal Le Monde. Bonjour Virginie. Bonjour Alibadou. Et Karine Bécard de France Inter. Bonjour Karine.
Salut à
tous.
Dans quelques minutes, Nicolas Dupont-Aignan, votre portrait, avant d'examiner quelques-uns des points clés de votre programme. Mais d'abord, que diriez-vous à un jeune Français, une jeune Française qui va voter pour la première fois, pour lui présenter simplement, en quelques phrases, votre idée de l'Europe
? Il
y a l'Europe qui a marché, qui a eu des résultats. Celle de la réconciliation, de la paix, celle d'Airbus, celle des coopérations, celle de De Gaulle, celle d'Adenauer, celle qui se protégeait, celle qui respectait les peuples. Et puis après,
il
y
a
eu un virus dans le logiciel. On a confié le pouvoir à des gens non élus, à des intérêts, à des gens corrompus, qui ont voulu, au nom de l'idée européenne, mettre en place un gouvernement de techniciens irresponsables. Les peuples ont voté contre, on ne les a pas écoutés. Et moi, je veux revenir à l'esprit d'une Europe des nations libres
et
des projets concrets. C'est-à-dire, on arrête avec la Commission, on arrête avec Bruxelles, on retrouve nos lois, nos frontières, notre budget. Mais en revanche,
on
se concentre sur les défis du XXIe siècle pour faire face à la Chine et aux États-Unis, sur les grands défis, comme on a fait avec Airbus,
dans
tous les domaines. On va examiner, justement,
quelques-uns des points clés de votre programme. Nathalie Saint
-Cricain.
Non,
j'ai une
question très courte. On a vu, et Ali Badou l'a présenté, tout ce que vous êtes contre la Commission, vous voulez qu'on négocie tout. Est-ce que ça ne serait pas plus clair de dire que vous êtes favorable au Frexit, au lieu de, en gros, lister tout ce qui ne va pas et vouloir tout abandonner ?
Non,
je complète la question de Nathalie. L'Europe des projets Airbus, etc. Finalement, on n'a pas besoin de l'Europe pour faire Airbus. Enfin, je veux dire, on peut s'allier avec tel et tel pays, ou l'équivalent d'Airbus version XXIe siècle. Donc,
qu'est-ce qui reste de l'Europe dans votre projet ? Deux questions dans l'ordre, les
mêmes visions de l'Europe. Moi, je pense que l'Europe ne peut réussir qu'en s'appuyant sur les nations libres. Vous, vous pensez que l'Europe, c'est la disparition, quelque part, des nations
et une nouvelle organisation.
En quoi vous êtes européen ?
Mais européen, parce que je crois qu'on a des coopérations à avoir ensemble, parce qu'on a des partages ensemble, mais que pour que ça marche,
il
faut respecter les peuples, il
faut
la faire sur la base du volontariat, et ça ne peut marcher qu'à 4 ou 5 pays à géométrie variable. Je prends un exemple très précis. C'est quand même stupéfiant de voir que ça fait 30 ans qu'on intègre tout, qu'on fusionne tout, qu'on essaye d'avancer, on n
'a
pas été capable de faire un géant du numérique. Si on s'y était mis comme Airbus à 3 ou 4 pays, sans la structure de Bruxelles, en intergouvernemental, ça aurait marché. Donc, je ne veux pas le Frexit, pourquoi
? Parce
que j'estime qu'on est européen, on n'a pas à fuir,
on
n
'a
pas à partir, on est l'Europe. On est l'un des principaux pays européens.
Donc
on
a le
droit
de
dire ce qu'on veut comme Europe. On n'a pas à soit être soumis, soit à partir. Je refuse ce double choix. Je crois que le seul choix possible, justement, ce n
'est
pas la fuite,
c
'est dedans, de dire maintenant on ne joue plus à ça, et on a un atout immense, c'est que les peuples sont de notre côté maintenant. Et qu'on peut le faire avec beaucoup de voisins, notamment les Italiens, des Hongrois, les Polonais, qui ne supportent plus non plus cette espèce de dictature stuff, d'institution qui ne marche pas. Quand
on vous écoute, on vous entend souverainiste,
on
vous entend eurosceptique, on vous entend populiste. Donc c'est compliqué, effectivement, de vous entendre dire par ailleurs, je suis européen. Vous
pouvez le dire,
l'ériger, mais derrière le discours qu'on entend, il
est incohérent.
C'est curieux parce que de plus en plus de gens comprennent très bien qu'on peut aimer sa nation, vouloir défendre le peuple
et
réussir des coopérations qui nous permettront de peser dans le monde. Moi, je ne pense pas que la France pourra faire tout toute seule, mais je pense qu'en revanche, la France n'a pas à recevoir d'ordre de gens non élus. Et j'ai retrouvé un texte de Pierre Mendès France, je vous invite à le lire, de 57 discours à l'Assemblée nationale sur le traité de Rome.
Et
il a annoncé tout ce qu'allait se produire. Et il dit à un moment, l'abdication d'une démocratie peut prendre deux formes, soit le recours à une dictature, soit la remise, la délégation de tous les pouvoirs à une autorité extérieure, laquelle, au nom de la technique, exercera en réalité la puissance politique. Eh bien, on est arrivé à ça, et je pense qu'au contraire, les vrais Européens
sont
ceux qui comprennent que la démocratie n'existe qu'au niveau de la nation, et que c'est les démocraties qui peuvent coopérer entre elles.
Votre portrait, Nicolas Dupont-Aignan, signé Karine Bécard.
Nicolas Dupont-Aignan, pardonnez-moi, vous êtes un drôle de politique, le seul capable de mépriser autant et aussi ouvertement les journalistes du service public, que vous traitez, je me permets de vous citer, de marxiste ou de macroniste. Entre nous, c'était Ali Badou la dernière fois que vous êtes venu. Marxiste.
Donc
je continue. Entre nous, politiquement parlant, il faudrait choisir entre marxiste et macroniste, parce que c'est assez différent. Mais ce qui est vraiment fascinant, c'est que malgré cette torture idéologique, vous êtes étonnamment toujours prêt à revenir quand on vous invite. Pour ce quatrième portrait, donc, oui, c'est mon quatrième portrait de vous, Nicolas Dupont-Aignan, aucun autre élu n'a été dans notre studio sur ce plateau aussi souvent reçu.
Il faut rappeler vos incontestables succès électoraux, très tôt, à 34 ans seulement, vous décrochez du premier coup la méridière, un fief de gauche qui pendant 22 ans va rester le vôtre, et puis à 36 ans, vous enchaînez, vous devenez député, député de l'Essonne, et vous en êtes déjà à votre cinquième mandat. Reste un dernier marqueur important dans votre parcours politique, l'accord que vous avez passé avec Marine Le Pen entre les deux tours de la dernière élection présidentielle, le 29 avril 2017, officiellement, avant vous, jamais personne n'avait encore pactisé avec la patronne du FN.
Nous nous sommes rencontrés à plusieurs reprises cette semaine. Eh bien, cette feuille de route,
nous
l'avons rédigée en quelques minutes,
parce
que c'était évident.
Parce que c'était évident. Manifestement, ça l'est un petit peu moins maintenant. À 58 ans, Nicolas Dupont-Aignan, vous n'avez finalement jamais cessé au fil des années de vous radicaliser. L'ancien RPR que vous avez été aime rappeler qu'il a été façonné par Charles Pasqua et surtout par Philippe Séguin, même si les séguinistes disent qu'ils ne s'en souviennent pas, donc souverainiste aujourd'hui. Mais vous avez d'abord été centriste, jeune conseiller auprès du ministre François Bayrou, puis chez Michel Barnier, un européiste. Et pour être tout à fait complet, vous avez même été de sensibilité rocardienne pour commencer.
En fait, depuis toujours, Nicolas Dupont-Aignan, vous cherchez comment vous propulser et vous restez persuadé que votre moment finira par arriver. Pour l'instant, à un mois des élections européennes, vous êtes crédité de 4%. Décidément, même en étant outrancier, ça ne suffit pas pour s'imposer.
Réaction, Nicolas Dupont-Aignan ? Oh, c'est un peu outrancier, je pense aussi, comme chronique. Vous savez, j'ai toujours défendu mon idée de la France. Philippe Séguin m'a confié les fédérations du RPR quand j'étais jeune député, donc je n
'ai
pas rêvé,
et
vous pouvez le vérifier. Et j'ai été fidèle, je lui ai été fidèle toujours, à la différence de beaucoup d'autres. Je crois que le progrès social auquel je tiens
n
'est compatible que dans la défense de la nation. Et je ne renie en rien ce que j'ai fait au second tour de la présidentielle. Et j'ai bien eu raison quand on voit le bilan du macronisme. Pour autant, j'ai toujours dit que j'étais indépendant, et que Debout la France était un parti gaulliste indépendant. D'ailleurs, c'est curieux, quand M. Bellamy, M. Wauquiez soutiennent Emmanuel Macron, tout le monde trouve ça normal. Et quand ils reprennent leur indépendance, si je puis dire après, on trouve ça normal. Mais comme moi, je fais exactement la même chose avec Mme Le Pen, tout le monde s'étonne. Moi, ce que je vais vous dire, d'abord, je ne crois pas un instant au sondage,
à
chaque élection, on me rabaisse dans les sondages, et je fais le double. Donc, si on me met entre 4 et 7%, à chaque fois. Dernier sondage présidentiel, on m'a mis à 1%, 1%,
toute
la présidentielle.
Et
quelques semaines avant, on est monté à 2, 2,5.
On
a fait 4,70.
Je
me souviens des européennes de 2014, 0,5.
On
a fait 4.
Je
suis entre 4 et 7, et bien si on fait 10, ça sera très bien, et les Français auront des députés Debout la France, gaullistes, indépendants.
Bon, mais les sondages ne font pas
l
'élection passant
au point clé de votre programme, justement. Et au
contenu, il reste un mois, de toute façon,
pour que les Français
fassent leur choix. On verra bien le 26 mai, au soir. Une question pour nous expliquer avec qui vous comptez vous allier au Parlement européen, puisque c'est une question essentielle, lorsque l'on veut peser comme heureux députés. Et vous avez raison,
et on en parle peu. Et bien moi, dès le 28 février, il n'y avait pas beaucoup de journalistes présents, j'ai réuni à Paris, c'est la première fois qu'un souverainiste réunissait à Paris 23 partis politiques. 23.
Du
troisième groupe
du
Parlement européen aujourd'hui, dont on ne parle jamais, qui s'appelle le groupe ECR. Conservateurs et réformistes européens. Exactement. Avec des partis qui gouvernent, notamment en Pologne. Et c'est la première fois qu'un gaulliste, qu'un souverainiste réunissait et arrivait à desserrer l'étau, c'est-à-dire à sortir du corner. Parce que ça ne sert à rien de faire tes très beaux scores au Parlement pour l'élection européenne en France, si on se retrouve isolé au Parlement. Moi, je considère, et c'est pour ça que j'y vais, et que je quitte l'Assemblée nationale si les Français me font confiance, et que je veux aller à Strasbourg. Parce que les temps ont changé.
En 2005, quand les Français ont voté non, on nous disait « vous êtes isolé ». Mais
une chose après l'autre, justement. Aujourd'hui, ça vaut dans
toute l'Europe. Et on a rédigé un projet
d
'Europe de la subsidiarité, c'est-à-dire qu'on rend aux nations leur argent, leurs lois, leurs frontières.
Et c'est dans les 23 pays d'accord. Pour que tous ceux qui nous écoutent comprennent, c'est la
première fois.
Ce groupe, les conservateurs et réformistes européens, c
'est un groupe de droite antifédéraliste. Ce
qui est assez
curieux, c'est que c'est un groupe, par exemple, où siègent les conservateurs britanniques.
C
'est un groupe qui est favorable au libéralisme économique profondément. C'est un groupe qui est atlantique, puisque ses membres, et en tout cas les plus importants, les terroristes britanniques soutiennent la politique étrangère des Etats-Unis, et pourtant vous alliez avec eux. Mais parce que
nous avons un point d'accord,
qui
est que justement, les politiques nationales ne sont pas européennes, et que si les conservateurs ont envie de soutenir les Etats-Unis, c'est leur droit, mais les Français sont gaullistes et n
'ont
pas envie de soutenir les Etats-Unis. Je vais vous donner un exemple. Je veux qu'on supprime les sanctions contre la Russie.
Et
je leur ai dit, je leur ai dit, est-ce que vous savez que nous, nous voulons absolument rétablir des relations avec la Russie ? Eux,
ils
sont très antiques.
Très
antiques pour certains. Très antiques
pour certains. Donc très antiques Poutine, atlantistes et libéraux, tout ce que vous n'avez pas. Ils ne sont pas
fédéralistes. Chacun est libre de sa politique. Nous voulons la fin d'une politique unique, absurde, qui ne marche pas. Nous voulons rendre aux nations leur pouvoir et leur argent. Mais en revanche, nous sommes d'accord sur un point, et c'est écrit, on a rédigé une charte et on est les seuls, entre nous. Nous sommes d'accord sur un point, c'est que nous voulons des projets à 4 ou 5 pays pour affronter la Chine et les Etats-Unis sur les projets scientifiques, technologiques, qui décideront de la hiérarchie des nations. Et deuxième point,
les
socialistes, excusez-moi, que ce soit les socialistes, dans leur groupe socialiste, est-ce que vous croyez qu
'ils
sont d'accord
?
Est-ce que vous croyez que M. Bellamy est d'accord avec tout ce que dit le PPE, où il y a M. Orban d'ailleurs ?
Et M. Juncker.
Et M. Juncker. Donc, il n'y a aucun parti politique, soyons très précis, il n'y
a
aucun parti politique français qui est d'accord à 100% avec les membres de son groupe. Ça n'existe pas. M. Bellamy... C'est quand même une curiosité. Mais non, c'est une curiosité demandée aux socialistes.
M. Gluchman, évidemment. On leur posera la question, ne vous inquiétez pas, mais c'est là du point édient. Mais pardonnez-moi, pour une raison très simple,
je finis ma phrase, pour une raison très simple, c'est justement que les faits me donnent raison, il n'y a pas de politique européenne, ça n'existe pas. Les socialistes allemands ne pensent pas du tout pareil que les socialistes français.
Mais pardon de vous.
Donc, Nathalie
Sinclair... Justement
pour essayer d'avancer dans les programmes.
Tout à fait.
Qu'est-ce qui me ferait avoir envie de voter pour vous, notamment concernant Schengen ? Le Front National, le Rassemblement National, pardon, parle d'une passoire, en disant qu'on rétablit les frontières. M. Bellamy parle d'une maison, comme Emmanuel Macron, en disant que quand on veut avoir une maison à soi, il faut avoir des portes. Qu'est-ce qui vous différencie de ces deux autres candidats, M. Bellamy et M. Bardella ?
Avec M. Bellamy, ce
qu'il différencie,
c'est la pratique, c'est la cohérence. C'est que M. Hortefeux, Mme Alliomari, M. Dangean, qui est troisième de liste, ont voté tous, tous les accords qui ont supprimé les frontières.
Ils
ont voté avril 2018 le pacte de Marrakech, ils ont voté la répartition obligatoire des migrants, ils ont voté tout l'élargissement. Nous,
on a toujours été clair. Donc c'est
important... Aujourd'hui,
si je
peux finir
ma phrase, Mme
Sincré... Je vous laisse terminer, tout le monde fait un agionamento,
tout le monde dit ce genre de choses. C'est tellement facile.
Vous faites quoi de différence
?
Attendez,
ce que je fais de différence, c'est que je tiens mes engagements. Moi, la différence de M. Bellamy et des Républicains, et c'est pourquoi j'ai quitté l'UMP, je ne
dis
pas une chose et je ne
fais
pas le contraire.
Il faut
dire que vous n'avez pas eu
à voter au Parlement européen puisque vous n'avez pas été
élu
au
député. Mais nous avons des
députés.
Nous
en avons deux, M. Monod
et Mme
Godine, qui ont voté contre à chaque fois.
Et qui font
partie de l'EFDD.
Tout à fait. Mais oui, il y a M.
Farage, tout à fait. Et nous allons...
Non, mais
vous auriez pu choisir l'EFDD,
ce parti-là, Non, parce que je voulais un
parti le plus large possible.
Le
CA. Les
tauris vont sans doute partir par ailleurs. Mais bon, quoi est le différent entre vous et l'ERN sur les accords de Schengen ?
Sur les accords de Schengen. Donc, le point très important. C'est comme une copropriété.
Les
accords de Schengen, dans un immeuble, c'est comme si chez vous, vous habitez dans un immeuble, dans un appartement. On a supprimé les portes aux appartements et on n'a pas mis de porte à l'immeuble. Ce qui fait que c'est un squat et que les gens viennent dans notre frigidaire. Moi, je veux rétablir les portes aux appartements,
c
'est-à-dire les frontières nationales. Mais, premier point.
On
dit la même chose au
Rassemblement National et chez les Républicains. C'est formidable,
ça veut dire que j'avais raison avant les autres. Alors,
quoi de différent ?
Mais la différence, c'est que nous,
on
le fera et qu'on aura justement à la différence du Rassemblement National qui est très isolé à Strasbourg, et vous le savez bien, nous aurons 23 pays qui ont fait alliance avec nous, 23 parties.
23 parties
de 16 pays. Non,
23
parties, il y a 30 parties exactement de 23 pays parce qu'il y a les membres du groupe ECR, mais il y a aussi les nouveaux, Thierry Baudet, du Forum pour la démocratie, des Pays-Bas et d'autres parties qui s'allieront. Et mon ambition, et c'est très important pour les Français pour qui votent pour nous, c'est de savoir qu'une fois élus, vous pouvez élire beaucoup de députés, mais s
'ils
sont isolés comme l'ont été le
Rassemblement National. C'est juste un problème d
'alliance et de stratégie à l'échelon européen et
non pas un problème de programme. C'est très important
d'avoir des efficacités. Car, pourquoi les Français ne votent plus aux élections européennes
? Parce
qu'ils ont vu les Républicains UMP dire on va faire ça, ils ont fait l'inverse. Ils ont vu les socialistes dire on va faire l'Europe sociale, ils ont fait l'inverse. Ils ont vu le Rassemblement National être très isolé et ils se disent... Le
Rassemblement National a le même
discours que vous, Nicolas Dupont-Aignan,
il me disait des années dans
toute l'Europe. Mais je m'en réjouis et je vais vous dire comme exactement M. Bellamy a le même discours que Mme Loiseau sur beaucoup de choses. Et alors ? Et M. Glucksmann a le même discours que M. Jadot sur beaucoup de choses. Pour autant, il y a les discours,
il
y a l'intégrité, il y a la pratique, il
y
a les alliances, il y a les personnalités. J'ai Stéphanie Gibault comme deuxième de l'IS, lanceuse d'alerte dans l'affaire UBS, qui est une femme d'un courage inouï, qui a lutté pour rapatrier 12 milliards d'euros en France grâce à son courage. J'ai Benjamin Cochy, ancien gilet jaune, qui se bat à nos côtés. J'ai Marie-Josie Merman, Qui
disait en novembre que les gilets jaunes
étaient apolitiques. Oui, et il a décidé face à la dérive violente
de
certains d'anciens collègues de s'engager. Et il dit une chose très juste.
Il
dit ça ne sert à rien de faire des manifestations violentes, vous feriez mieux d'aller voter. Parce que ce que je veux dire, c'est que si on change
les
directives européennes, qu'on bloque par exemple le budget, soyons très concrets, les députés votent le budget. Moi je bloquerai le budget tout ce que je peux. Parce que j'en ai assez, qu'on donne 11 milliards d'euros net par an 2016, chiffre 2016, 2017 ça a baissé et puis ça remonte aujourd'hui. On donne des milliards d'euros dans une organisation
qui
favorise les délocalisations. Alors que ces milliards d'euros, je veux les rendre aux retraités français. Je veux développer le pouvoir d'achat des français. Là on a un gisement d'argent. Il faut... Et donc on refuse les milliards de la PAC
?
Non, puisque c'est le net. On refuse de... Mais non, excusez-moi.
Ça c'est à l'avenir, c'est pas encore le cas. Non, je peux
reprendre. Excusez-moi,
là faut être très précis.
On donne 22 milliards en 2016, chiffre de la commission, on a donné 22 milliards.
On
a reçu 11 milliards, dont les milliards de la PAC. Sous Jacques Chirac, on donnait, qui n'était pas un anti-européen, reconnaissez-le, on donnait 2 milliards net.
2 milliards net.
L'appel de Cochin, vous auriez pu le signer, Nicolas
Dubon-Aignan. Ça c'est clair. Mais Jacques Chirac a
gouverné, il a signé des traités.
Est-ce que je
peux... Non, attendez,
allons au
bout des choses. Parce qu'il faut que les Français comprennent. On donnait 2 milliards net à l'Union Européenne, c'est-à-dire on donnait plus qu'on recevait de 2 milliards. Ça c'est normal. Solidarité. Aujourd'hui c'est 11 milliards.
Ça
sera même plus si on accepte le programme de Mme Loiseau.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que cet argent, il est gaspillé. Et plus... J'ai vu là que M. Macron ne trouvait pas d'argent pour les smicards, ne trouvait pas d'argent pour les retraités suffisamment. Eh bien, moi je vais rendre les 9 milliards sur les 11 aux Français. Je bloquerai le budget. Nos députés voteront non. Parce qu'il y en a assez de voter des crédits pour la Turquie. Il y en a assez de voter des crédits pour les Balkans.
Il y en
a assez de voter... 14 milliards
le prochain programme. 14 milliards. C'est pour les Français. Pas tous en même temps. Nicolas Dupont-Aignan, question de Karine Bécard. Je veux reprendre ce point financier.
C'est concret pour les Français. Est-ce qu'on continue à gaspiller ? Est-ce qu'on continue à gaspiller
11
milliards d'euros dans une organisation qui favorise les délocalisations en Pologne ? J'ai été visiter les ouvriers d'Arjo Wiggins dans la Sarthe. Il y a eu un suicide d'ailleurs ce week-end. Terrible. L'usine part. L'usine de Bordeaux. On subventionne nos concurrents. On subventionne le dumping social. Pour moi, l'Europe, c'est pas ça. L'Europe, c'est de faire des Airbus dans l'industrie numérique, la lutte contre le cancer, la lutte
contre le Alzheimer. Même si Airbus ne
dépend pas de
l
'Union Européenne, mais c'est une autre histoire.
Mais justement,
vous donnez un exemple qui ne rentre absolument pas dans le cadre de l'Union. Mais justement, c
'est
très intéressant ce que dit M. Ali Badiou. On va
avancer. Non mais c'est très intéressant ce que M. Ali Abadiou dit.
La Commission
Européenne a été incapable de faire un beau projet. Et c'est l'intergouvernemental, ce sont des nations qui coopèrent entre elles qui peuvent faire des beaux projets. Je propose 10 agences qui permettront dans des programmes ciblés où la Chine et les Etats-Unis sont en train de nous marcher dessus de mettre nos moyens en commun. La lutte contre le cancer, la lutte contre la maladie d'Alzheimer, l'intelligence artificielle, le programme méditerranéen. Donc contrairement à l'image que vous voulez faire passer de moi,
nous sommes beaucoup
plus européens que ceux qui multiplient des milliers de pages de règlements qui ne servent à rien et qui n'ont pas fait un projet commun pour affronter la Chine et les Etats-Unis. Ce n
'est
pas être contre l'Europe, c'est vouloir une Europe radicalement différente.
Le message
est passé. Vous voulez également supprimer la directive travailleurs détachés, c'est une question importante.
Fondamentale, parce qu'il y a 500 000 travailleurs
détachés.
Je peux vous poser
une question à Nicolas
Dupont-Aignan ? Oui, je vous en
prie. Que faire du coup des 132 000 travailleurs français qui eux sont détachés ailleurs dans un pays de l'Union
?
Comment ça se passe quand il y
a
un travailleur français qui est détaché aux Etats-Unis, en Norvège ou en Suisse ?
Ça
marche très bien, il a un système que payent les grandes entreprises qui va très bien. Donc, je reviens exactement comme pour les pays hors Union européenne, mais je n'accepte pas que des artisans français, maçons, plombiers, électriciens, perdent tous les marchés parce que 500 000 travailleurs détachés ne payent pas les charges sociales françaises.
C
'est un drame pour la sécurité sociale, c'est un drame pour l'emploi en province, dans les petites villes moyennes. Tous les Français le savent.
Mais pour qu'un Français puisse travailler aux Etats-Unis, il
lui faut une carte verte, les procédures
sont assez compliquées. Qu'est-ce qu'il faudra
justement qu'il demande
des visas de travail et des permis de travail ailleurs dans les pays de l'Union ?
Mais bien évidemment, il faut arrêter cette libre circulation qui nuit au travail en France, qui a fait que notre pays s'enfonce dans le sous-emploi, dans la misère des salaires. Il faut arrêter avec ce dumping social. Et je vais vous dire, je vais vous provoquer, vous allez dire que je vous en veux. Mais si un jour, vous êtes remplacé, on vous dit, tiens, on va vous remplacer par une journaliste roumaine qui ne paye pas les charges sociales en France. Ça nous arrivera à tous, Nicolas Dupont
-Aignan. Vous, si un jour, vous serez remplacé à l'Assemblée nationale, vous
rigolez. Je ne rigole pas. Vous rigolez, mais est-ce que vous pensez aux chômeurs, aux plombiers,
aux maçons, aux laiticiens ? On avance, on avance, Nicolas Dupont-Aignan. Vous n'avez pas le monopole du cœur. Nathalie Dupont-Aignan, Nicolas Dupont-Aignan. Moi, je ne me moque pas de ça.
J'ai compris votre argument de se mettre à 4 ou 5 pour lutter contre les Chinois. Je vous demande concrètement,
puisque
c'est quelque chose qui est très intéressant dans cette campagne, en matière d'écologie. Vous faites tout tout seul ?
Non, pas du tout. Vous considérez qu'il
y
a
des frontières de manière à ce que les particules fines...
Pas du tout.
Je considère au contraire s
'il y a beaucoup de choses, notamment la rupture des accords de libre-échange qui favorisent l'importation de produits depuis très longtemps, très loin, avec un coût environnemental
considérable. Comme la liste de la publique.
C'est-à-dire, exactement, il faut une taxe carbone aux frontières pour rééquilibrer avec les pays volontaires. Nous avons un programme de lutte contre l'évasion fiscale très précis défendu par Stéphanie Gibault qui vise à ne pas donner accès aux marchés français, aux Etats qui font ce qu'on appelle des rescrits,
c
'est-à-dire des accords financiers avec des grandes entreprises comme l'a fait le Luxembourg, l'Irlande, les Pays-Bas. C'est-à-dire qu'un pays qui fait du dumping fiscal et qui fait que... Et il y
a
eu l'arrêt Google, là, où le gouvernement a perdu parce que la règle européenne...
Mais parlons
de
l'environnement. Je
parle de l'égologie.
Mais c'est
lié.
Vous pensez bien à l'environnement
?
Complètement lié. Parce que si vous laissez
un libre-échange... Moi, je suis fait à plusieurs pour l
'écologie.
Si vous laissez un libre-échange dérégulé, complet, eh bien, tout ce qui est produit localement et qui pollue moins, parce que c'est produit localement, perd du terrain face à ce qui est importé. Dernier point, un grand programme, et là, on le propose tous, mais simplement, nos partenaires n'en veulent pas. Et il faudra le faire nous-mêmes. Un grand programme de crédit à taux zéro pour l'isolation des millions de maisons qui sont des passoires énergétiques. Et plutôt que de financer les banques par des crédits à 0%, il faut financer des objectifs d'intérêt national mis en place d'une vraie isolation thermique en France.
C
'est la première
source. Et en
Roumanie, en Lituanie, en Pologne, partout. Mais moi, je m'occupe de la France, monsieur
le Président. que l'Union Européenne, elle s'occupe de l
'Europe. Vous proposez... Oui,
mais
moi, je veux défendre justement... Ça fait des années qu'on a des dirigeants
français... Il y
a
des
dirigeants français qui favorisent le développement des autres pays au détriment du développement des Français, de leur pouvoir d'achat. Et je pense qu'il faut un rééquilibrage et que ça ne veut pas dire ne pas aimer les autres. Ça veut dire arrêter de subventionner ceux qui nourrissent le chômage en France. Bon, je pense que
c'est quand même la priorité.
Oui, mais justement, il faut le faire au Parlement européen.
Virginie Malin, c'est que ce sont les votes
au Parlement européen qui aujourd'hui ont une influence très concrète sur le niveau de vie des Français. Et c'est pourquoi je les invite à voter. Car s'ils ne votent pas là,
on
ne pourra pas régler les problèmes français si on ne change pas les causes des malheurs français.
Virginie Malin, vous proposez la suppression de la
commission.
Ça veut
dire plus de directive ?
Ça veut dire comment ça se passe ? Ça se passe qu'on revient à un système intergouvernemental qui marche très bien en Suisse. Il n
'y a
pas besoin de directive.
Nous concentrons
l'action de l'Union européenne sur des projets là où la France ne peut pas le faire seule.
Mais vous comparez le
fonctionnement de la Suisse et le fonctionnement d'une union de 28 États
de 500 millions d'habitants ?
C'est curieux. La Suisse n'a pas de chômage, a un budget en équilibre, consulte ses habitants par le référendum d'initiative citoyenne.
C'est un modèle
européen.
Oui. Et je pense que l'Europe sera beaucoup plus forte si chacun des pays est épanoui. C'est comme dans une famille. Ce n
'est
pas en étant tous pareils. c'est en faisant en sorte que chaque membre de la famille soit épanoui, heureux, libre, que la famille est forte. Et c'est à travailler ensemble sur des projets. Car l'enjeu, et vous vous trompez d'enjeu, l'enjeu, ce n
'est
pas qu
'on
soit tous pareils. L'enjeu, c'est qu'on règle le problème de la surpopulation africaine qui est la cause des migrations. L'enjeu, c'est qu'on pose le problème du numérique où la Chine et les États-Unis sont en train d'être des pays
dominants. Je vous rappelle
qu'on vote pour des eurodéputés, Nicolas Dupont
-Aignan. Mais il faut changer le fonctionnement de la surpopulation en Afrique si
vous voulez résoudre les
problèmes
français.
C'est
important.
Et les problèmes allemands et italiens. Car vous avez peut-être
quand même remarqué que tous les peuples sont en colère.
Les Anglais
s'en vont, les Italiens
ont voté compte. Est-ce qu'on peut poser
des questions, M.
Dupont-Aignan ? Parce que c'est le principe de l'émission.
On essaye.
Réussirez
-vous, pour terminer, à être officiellement candidat. Vous avez présenté 23 candidats seulement.
Il
vous en reste 56
à trouver. Est-ce que vous les avez ?
Bien évidemment, depuis longtemps. Et ils seront présentés le 1er mai. Les 79 candidats. La liste d'ailleurs va être déposée lundi, demain.
Dernière question, Nicolas Dupont-Aignan, parce que c'est quelque chose qui a pu alerter, sidérer, choquer certains quand vous avez mis l'idée que l'incendie de Notre-Dame pouvait être non pas un accident, mais que ça pouvait aussi être un attentat. Quand vous avez réclamé le droit de pouvoir poser des questions, qui vous a interdit de poser ces
questions-là ? J'ai vu la
réaction hystérique du pouvoir. Posez une question que tous les Français se sont posées.
Non, pas tous les Français. Demandez une
enquête
indépendante. Mais vous savez qu'il y a des questions qui ne sont pas posées pour avoir une
réponse, mais pour
diffuser le soutenu. Je peux finir ma
phrase ? Bien sûr. N'en déplaise les inquisiteurs de notre pays. J'estime qu'on est encore en liberté de parole. Tous les Français se posent la question.
Je demande,
je demande, si je peux finir ma phrase, une enquête indépendante, car la
réaction hystérique de
Mme Loiseau et de M. Castaner montre sans aucun doute que le pouvoir cache quelque chose.