Bonjour chez vous ! du 9 février 2026
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 41 %Attaque 36 %Défensif 23 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 82 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 5:18OuverteRéponse directe
De laquelle des unes de presse régionale souhaitez-vous parler aujourd'hui ?
- 5:30OuverteRéponse directe
Pourquoi les déserts médicaux sont-ils un enjeu majeur du service public en France ?
- 6:29OuverteRéponse directe
Vous êtes soulagée que Jack Lang ait démissionné de l'Institut du Monde Arabe ?
- 7:32RelanceRéponse partielle
Demandez-vous une commission d'enquête parlementaire sur l'affaire Epstein ?
- 9:09OuverteRéponse directe
La méthode de signature par décret de la PPE pose-t-elle un problème ?
- 10:11RelanceRéponse directe
La relance du nucléaire est-elle une politique anti-écolo ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:42Invité politiqueFait
« La classe politique unanime pour saluer la démission de Jack Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe. »
- 2:50Invité politiqueChiffre
« Son nom apparaît 673 fois dans les Epstein Files, ses millions de documents rendus publics par la justice américaine. »
- 5:58InvitéFait
« On a traversé de longs mois de débats budgétaires très importants. »
- 9:15InvitéChiffre
« On a près de trois ans de retard en France sur un sujet qui est un sujet absolument majeur. »
- 9:43InvitéChiffre
« Le secteur des renouvelables emploie directement ou indirectement 150 000 personnes en France. »
- 10:50InvitéFait
« Dépenser des milliards dans une technologie dont on ne sait pas à quel horizon elle va nous produire un kilowatt, puisque vous savez que l'EPR de Flamanville a quand même eu 12 ans de retard. »
- 14:54Locuteur non identifiéFait
« On est dans une hypocrisie bien française qui consiste à ne pas voir regarder la réalité en face de filières qui vont disparaître et de continuer à manger des produits qui ne seront plus produits en France. »
- 17:53InvitéFait
« Les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques, ils passent la barrière placentaire et on a des études qui s'accumulent pour démontrer le lien entre les néonicotinoïdes et toute une série de maladies, la maladie de Parkinson, etc. »
- 31:22InvitéFait
« Nous, on prend acte de cette démission et puis surtout, on va s'atteler à nommer très rapidement quelqu'un pour le remplacer. »
- 33:30InvitéFait
« Il y a une enquête du parquet financier. »
- 34:03InvitéFait
« Il y a eu effectivement toute une affaire montée de toute pièce avec des faux documents, des faux témoignages, des fausses images. »
- 36:10InvitéChiffre
« Il y a environ 700 Français qui vont au Groenland chaque année. »
- 36:10InvitéChiffre
« Il y a environ 700 Français qui vont au Groenland chaque année. »
- 36:23InvitéFait
« Très peu, très peu. »
- 37:56InvitéFait
« C'était une décision qui avait été prise avant et ce qui quelque part remet le Groenland en Europe. »
- 40:16InvitéFait
« La France a dénoncé ce qu'il se passe toujours en Iran et à quel point c'est absolument intolérable de voir des populations civiles prises pour cible. »
- 42:11InvitéFait
« Ils sont effectivement toujours à l'ambassade de France à Téhéran et cela fait évidemment partie de nos préoccupations. »
- 42:25InvitéFait
« Ils étaient dans une prison, à la prison des vignes à Téhéran. Aujourd'hui, ils sont à l'ambassade de France et nous souhaitons les ramener le plus rapidement possible. »
- 43:30InvitéFait
« Nous suivons de très près tous les dossiers qui ont trait à nos ressortissants à l'étranger, en particulier lorsque ces derniers sont incarcérés. »
- 46:15InvitéFait
« La France organise avec notamment le Kenya un sommet qui est le sommet Africa Forward, le sommet entre les pays d'Afrique et la France. »
- 46:30InvitéFait
« C'est le plus grand pays francophone au monde, c'est un pays avec lequel nous avons des intérêts communs, des partenariats en cours, des investissements aussi sous forme de prêts pour la construction de grands projets d'infrastructures, des barrages hydrauliques, des projets à impact. »
- 47:11InvitéChiffre
« Les budgets ne cessent de baisser depuis. Ils ont diminué de 48% en quelques années. »
- 47:23InvitéFait
« Ce qu'il faut regarder, à mon sens, c'est moins la quantité d'argent qui est mis sur la table mais c'est la gestion des projets existants et puis c'est surtout la stratégie politique que l'on a. »
- 48:33InvitéFait
« Aujourd'hui, nous devons faire des choix. Nous sommes face à la nécessité d'ailleurs de gérer un budget qui est moindre. »
- 49:15InvitéFait
« Je n'ai pas reçu de garantie et je n'ai pas non plus d'inquiétude particulière. »
- 50:15InvitéFait
« Le Premier ministre l'a dit, on a l'énergie. »
- 1:03:01InvitéPromesse
« Il souhaite poursuivre cet effort, s'approcher des 100 milliards d'euros. »
- 1:03:05InvitéFait
« ces 100 milliards d'euros, c'est le poids de forme du budget de la Défense. »
- 1:13:53Invité politiqueFait
« La classe politique unanime pour saluer la démission de Jacques Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe. »
- 1:15:03Invité politiqueChiffre
« Son nom apparaît 673 fois dans les Epstein Files. »
Temps de parole
- Présentateur60 %
- Invité25 %
- Invité 25 %
- Invité 34 %
- Jack M.E. Lang2 %
≈ 1,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat. Public Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Salut à tous, vous regardez Public Sénat, vous avez bien raison, j'espère que vous allez bien. C'est le début de semaine, on va y aller tout en douceur. Voici le programme de votre matinale. Fin de vie, loi agricole, programmation énergétique. Sébastien Lecornu a détaillé sa feuille de route pour les prochains mois. On en parle dans une heure avec mes camarades Elisabeth Martichoux et Yves Tréhard. À quoi sert d'ouvrir un consulat de France au Groenland ? Quel message Paris souhaite envoyer au monde ?
On posera toutes ces questions à Eleonore Carrois, les ministres chargés de la francophonie et des Français de l'étranger. Elle est mon invité dans une demi-heure. Laurent Duplom revient à la charge. Le sénateur LR a déposé une nouvelle proposition de loi visant à réintroduire des pesticides interdits. Ça fait enrager les écolos. On verra ça avec Mélanie Vogel dans un instant, sénatrice des Français de l'étranger. Voilà pour le programme. On est ensemble pendant une heure et demie. Bonjour chez vous. Et on commence par un JT. Il est tout frais. Il est préparé, présenté par Quentin Calmet. Bonjour Quentin. Salut Steve. Bonjour à tous. Le poison Jeffrey Epstein qui continue de se répandre.
Oui, et la pression qui était maximale pour Jack Lang, l'ancien ministre de la Culture, président de l'Institut du Monde Arabe, a été mis en cause pour ses liens avec le criminel sexuel Jeffrey Epstein. Il a démissionné de ses fonctions à la tête de l'IMA. C'était samedi. On fait le point sur les réactions avec Fabien Ecker.
La classe politique unanime pour saluer la démission de Jack Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe. L'ancien ministre de la Culture, dans la tourmente, depuis les révélations sur sa proximité avec Jeffrey Epstein, et l'ouverture d'une enquête concernant les liens financiers de la famille Lang avec le criminel sexuel américain.
Il faut être exemplaire. Et donc la justice, elle doit passer pour les puissants comme pour les autres. Et donc il doit maintenant se soumettre à ce temps judiciaire. Il devait partir, il devait quitter l'Institut du Monde Arabe. Parce que la démission, c'est la façon de protéger l'institution.
Plaidant la naïveté face à Jeffrey Epstein, pourtant déjà condamné en 2008 dans une affaire pédocriminelle, Jack Lang clame son innocence face aux accusations de blanchiment de fraude fiscale dont il fait l'objet. Jack Lang a peut-être, peut-être fraudé l'impôt, était peut-être, peut-être, probablement ami de Jeffrey Epstein, et en plus, il a ruiné l'Institut du Monde Arabe. À bon débarras, sincèrement. À 86 ans, Jack Lang allait achever son quatrième mandat à la tête de l'Institut du Monde Arabe. Son nom apparaît 673 fois dans les Epstein Files, ses millions de documents rendus publics par la justice américaine.
Dans l'actualité également, Quentin, une prix Nobel de la paix condamnée à six ans de prison. Oui, c'est Narges Mohamedi, la prix Nobel de la paix en 2023. Elle a été condamnée à six ans de prison. La militante des droits humains avait été arrêtée le 12 décembre dans une ville du nord-est de l'Iran avec d'autres militants, après avoir pris la parole lors d'une cérémonie en hommage à un avocat retrouvé mort. Le Portugal a choisi son nouveau président. Oui, c'est le candidat de centre-gauche qui a été élu hier, Antonio José Segura, avec 66,8% des suffrages contre 33,2% pour le candidat d'extrême droite. Les vainqueurs ce soir, ce sont les Portugais et la démocratie a réagi.
Le nouveau président portugais, écoutez.
Cette victoire n'est pas mienne, c'est la nôtre. Elle est de toute personne qui a cru et qui a l'espoir d'un Portugal meilleur, d'un Portugal moderne et juste, où tous sont égaux dans nos besoins et différents dans nos libertés. Un pays qui avance sans laisser personne derrière.
Et quand on a une date pour la panthéonisation de l'historien et résistant Marc Bloch. Eh oui, l'historien et résistant juif va faire son entrée au Panthéon. Notez la date le 23 juin prochain. C'est l'entourage d'Emmanuel Macron qui l'a fait savoir hier à l'AFP. On rappelle que Marc Bloch est l'auteur de L'étrange défaite. Il avait été arrêté à Lyon en mars 1944, emprisonné, torturé, puis fusillé le 16 juin 1944 avec 29 de ses camarades. Sa famille qui a demandé que l'extrême droite, je cite, dans toutes ses formes, soit exclue de toute participation à la cérémonie, Steve. Merci beaucoup, Quentin. On se retrouve dans quelques instants pour votre chronique. Bonjour, Mélanie Vogel. Bonjour.
Vous êtes sénatrice écologiste des Français de l'étranger. On va dérouler toutes ces actualités avec vous. Mais d'abord, comme tous les jours, je vais vous montrer trois unes de la presse régionale. On commence avec la une de Sud-Ouest, Déserts Médico, une solution qui roule. La région expérimente des camionnettes médicalisées qui vont à la rencontre des patients dans des zones qui connaissent des pénuries de spécialistes. Midi Libre consacre sa une au gaz hilarant, le fameux protoxyde d'azote qui a provoqué une série d'accidents mortels. Plusieurs élus demandent un changement de la loi. Et puis enfin, je crois que vous êtes née à Marseille, Mélanie Vogel.
La une de la Provence, nulle, nulle comme la défaite de l'OM hier en Ligue 1. 5-0 face au Paris Saint-Germain. Quelle une vous inspire ? De laquelle avez-vous envie de nous parler aujourd'hui ? Alors, je suis désolée, je ne vais pas prendre la Provence parce que pour être très franche, le football, ce n'est pas trop mon truc. Je vais prendre les déserts médicaux. Oui, alors expliquez-nous pourquoi.
Parce que c'est un enjeu majeur du service public en France, parce que la situation dans laquelle nous sommes et la raison pour laquelle on se retrouve à avoir des camionnettes qui doivent circuler en France pour combler ces vides, ce sont les décisions qui ont été prises par les gouvernements successifs ces dernières années. On a traversé de longs mois de débats budgétaires très importants et je crois qu'il faut avoir conscience que derrière ces déserts médicaux, il n'y a pas de fatalité, il y a des choix politiques. Est-ce qu'on investit dans les services publics ? Est-ce qu'on investit dans l'hôpital public ou pas ?
Et je pense que le réarmement des services publics, en particulier la santé et l'éducation, la santé fait partie des priorités des Français, ça doit être un des grands débats qui va animer la présidentielle. – L'actualité, c'est aussi, Mélanie Vauchel, cette affaire Epstein, le scandale qui se répand en France, Quentin l'évoquait tout à l'heure, c'est l'affaire du week-end. Jack Lang a annoncé sa démission de la direction de l'Institut du Monde Arabe. Vous êtes soulagé ce matin, vous dites qu'il était temps qu'il s'en aille. – Je veux dire, enfin, je ne vais pas l'applaudir pour avoir fait ce qui s'imposait.
Par ailleurs, je pense que Jack Lang est vraiment un épi phénomène dans cette histoire. L'affaire Epstein, le sujet de l'affaire Epstein, et je crois qu'il ne faut pas s'en détourner, c'est les hommes puissants et riches qui font réseau, se retrouvent dans une situation de jouissance, d'impunité. – Il n'y a pas que des hommes qui sont impliqués dans cette affaire, il y a aussi des femmes. – Il y a aussi des femmes victimes, oui. – Je pense notamment à Norvège, etc.
– D'accord, mais majoritairement, le sujet de société que révèle l'affaire, c'est un réseau d'hommes riches et puissants qui utilisent leur richesse et l'impunité dont ils jouissent pour commettre ensemble des crimes, en particulier des crimes sexuels. C'est ça le sujet de l'affaire Epstein et c'est ça qui doit nous animer. – Vous demandez une commission d'enquête sur cette affaire comme le demande la France Insoumise ? – Je pense que c'est tout à fait un sujet qui peut faire l'objet d'une commission d'enquête parlementaire. – Que vous porterez peut-être ici au Sénat ? – Peut-être, il faut encore en difficulté, potentiellement.
– Jacques Lang, c'est aussi l'homme qui a incarné une culture politique, la culture politique de la gauche. Est-ce que cette affaire vient remettre en cause aussi peut-être un héritage politique ? – Non, comme je vous le disais tout à l'heure, je pense que l'affaire, ce n'est pas Jacques Lang, ce n'est pas la gauche. L'affaire, c'est les réseaux d'hommes riches et puissants qui se connaissent à travers le monde, qui ont des intérêts communs. Et c'est ça l'affaire, ce n'est pas… On entend tout un tas de théories complotistes autour de cette affaire qui ne doivent pas nous détourner du sujet principal.
Le sujet principal, c'est les hommes riches qui se mettent ensemble pour jouir d'une forme d'impunité et qui, à cette occasion, commettent différents crimes, dont des crimes sexuels. – L'association Innocence en danger demande la réouverture de l'enquête en France. Elle avait été clôturée, vous savez, à la suite de la mort de Jean-Luc Brunel en prison en 2022. Est-ce que vous demandez aussi la réouverture de cette enquête ? – Je ne suis pas au fait du sujet, veuillez m'en excuser, mais s'il y a des nouveaux éléments dans une enquête criminelle, évidemment qu'il faut qu'elle soit réouverte. – On va parler d'une autre actualité, la programmation pluriannuelle pour l'énergie.
La PPE, c'est la feuille de route de la France en matière de transition énergétique. Elle est attendue depuis trois ans. Elle sera signée en fin de semaine, annonce Sébastien Lecornu. Ça sera par décret, donc sans consultation du Parlement. Juste déjà sur la méthode, ça pose un problème ? – Moi, je regrette qu'on en soit arrivés là. On a près de trois ans de retard en France sur un sujet qui est un sujet absolument majeur. La PPE, la programmation pluriannuelle de l'énergie, c'est la détermination de l'avenir énergétique de la France sur les dix prochaines années. Et derrière ça, il y a l'enjeu évidemment de souveraineté énergétique, qui est aujourd'hui, nous le savons, un enjeu de paix.
Il y a un enjeu de souveraineté industrielle, et derrière ça, des emplois. Aujourd'hui, le secteur des renouvelables emploie directement ou indirectement 150 000 personnes en France. Il y a un enjeu de climat, évidemment, et un enjeu de prix. Et donc, de pouvoir d'achat. Donc, c'est un enjeu absolument majeur. Et on n'a pas été capable, pendant trois ans, d'adopter cette PPE. Donc, je regrette qu'on en soit arrivés là. – Maintenant, elle arrive. Et sur le fond, je vous donne ce qu'elle prévoit, le gouvernement va réduire la progression du solaire et de l'éolien terrestre. Et Sébastien Lecornu qui confirme la relance du nucléaire décidée par Emmanuel Macron.
Est-ce que c'est une politique anti-écolo ? Est-ce que c'est ce que vous dites aujourd'hui ? – Alors, on a un gouvernement qui, c'est évident, à travers, nous l'avons vu, la loi Grémié, etc., porte dans son cœur, en tout cas, s'allie avec celles et ceux à droite et à l'extrême droite, qui, par climato-scepticisme, par anti-renouvelable à ses primaires et par idolâtrie du nucléaire, veulent nous amener dans une direction, à mon sens, parfaitement inverse à ce que nous devrions faire.
Donc, la relance, pour moi, relancer le nucléaire, donc dépenser des milliards dans une technologie dont on ne sait pas à quel horizon elle va nous produire un kilowatt, puisque vous savez que l'EPR de Flamanville a quand même eu 12 ans de retard. Alors qu'on a des énergies, des technologies, les renouvelables qui sont matures, qui sont sûres, qui sont peu chères, qui assurent notre souveraineté énergétique et qui assurent la décarbonation. C'est irrationnel. Donc, la relance du nucléaire, pour moi, est une aberration économique absolue.
Maintenant, sur les renouvelables, nous avons, pour moi, un enjeu majeur, c'est de refuser le moratoire de fait qui était demandé par la droite et l'extrême droite. Nous avons des dizaines de milliers d'emplois en France qui dépendent des renouvelables. C'est l'avenir énergétique du continent européen. C'est ce qui nous permettra d'assurer nos objectifs climatiques. Et donc, il serait absurde de reculer. On va reparler juste du nucléaire. Je veux juste vous faire écouter Marine Tondelier, qui a demandé une convention citoyenne sur l'énergie. C'était en fin de semaine dernière. Et puis, je vous fais réagir tout de suite.
Mais si je suis candidat de la gauche et des écologistes à la présidentielle, ce que je proposerais, c'est de rendre la parole aux Français. Un truc très simple. Une convention citoyenne sur l'énergie. On tire sur toute l'énergie.
Et vous pensez qu'ils seraient contre l'énergie nucléaire ?
Je pense qu'on tire au sort 150 citoyens.
Après ce qui s'est passé depuis la guerre en Ukraine, ils seraient contre le nucléaire.
On leur explique. Les tenants et les aboutissants de manière neutre, je suis persuadée que les gens en sortent anti-nucléaire.
Vous ne lâchez pas l'affaire sur le nucléaire, Mélanie Vogène ? Non, je pense qu'il y a très peu de pays dans le monde qui choisissent d'investir des milliards d'argent public dans le nucléaire. Ce n'est pas l'avenir énergétique ni économique de notre industrie. Sur les renouvelables, ce que nous savons aujourd'hui, et je pense que c'est à ça que nous devons conclure de l'affaire de la PPE, les informations qui ont fuité, on n'a pas les décrets. Ils devront être publiés dans la semaine. Les informations qui ont circulé, c'est que nous éviterions le moratoire de fait en ayant un scénario qui n'est pas réjouissant, mais qui n'est pas totalement catastrophique pour les renouvelables.
Si c'est le cas, alors ces décrets doivent être publiés, puisque l'industrie, le secteur en a absolument besoin. Moi, je ne les ai pas vus, les décrets. J'attends de voir quels sont les chiffres. Ils doivent être publiés, mais on ne fera pas l'économie dans la campagne présidentielle d'un vrai débat sur l'avenir énergétique de notre pays. Est-ce qu'on relance le nucléaire à coups de milliards dans une technologie qui est très chère, qui n'est pas sûre et qui ne garantit pas notre souveraineté énergétique, ou est-ce qu'on fait, comme la plupart des pays européens, on investit dans le renouvelable majoritairement pour faire la transition énergétique ? Majoritairement ?
On est obligé de dépenser de l'argent dans le nucléaire parce qu'on a un parc nucléaire, donc il faut le maintenir. Par contre, je crois qu'on ne doit pas réentrer dans le nucléaire, on doit investir dans les renouvelables, et petit à petit réduire la part du nucléaire jusqu'à être sur du renouvelable uniquement. 100% du renouvelable à terme. À terme, c'est l'objectif, c'est l'objectif à terme. Mélanie Vogel, l'actualité politique, elle se fait aussi au Sénat avec le sénateur Laurent Duplon qui revient à la charge. On en parle avec vous, Quentin. L'explosive proposition de loi Duplon fait donc son retour.
Le sénateur LR a déposé un nouveau texte pour réintroduire deux molécules dans certaines filières agricoles. Exactement, le sénateur qui repart en bataille. L'idée avec ce texte déposé début de semaine dernière est de réintroduire deux molécules classées parmi les néonicotinoïdes. Le Conseil constitutionnel avait retoqué cette partie de loi Duplon. On s'en rappelle, c'était à l'été dernier. Le sénateur qui a donc modifié son texte, il propose de réintroduire ces pesticides uniquement pour trois ans, pour trois filières, betteraves, noisettes, pommes. Une manière de s'assurer que son texte ne soit pas censuré cette fois-ci. Écoutez, Laurent Duplon à notre micro mercredi.
Il rappelle que ces molécules sont autorisées dans le reste de l'Union européenne. Écoutez. On est dans une hypocrisie bien française qui consiste à ne pas voir regarder la réalité en face de filières qui vont disparaître et de continuer à manger des produits qui ne seront plus produits en France, mais qui seront produits à l'autre bout de la planète ou de l'autre côté de la frontière en Europe. Les sénateurs à l'air qui déposent cette proposition de loi au moment où le gouvernement a annoncé une nouvelle loi d'urgence agricole, sans doute en espérant que l'exécutif reprenne les articles de la loi Duplon.
Mais Sébastien Lecornu dans la presse régionale a écarté l'idée de reprendre cette proposition de loi Duplon, car je cite « si elle peut résoudre certains problèmes, elle en pose d'autres ». Et Quentin, il y a une polémique dans la polémique. Voilà. Vendredi, l'eurodéputé Rima Hassan a qualifié Laurent Duplon d'ordure sur le réseau social X. Les LR ont annoncé et lancé une procédure judiciaire contre ce tweet, en espérant notamment faire lever son immunité parlementaire. Mais on le comprend, Laurent Duplon est devenu un symbole et ses collègues LR sont en rang serré pour soutenir son combat. Écoutez, vendredi, le sénateur LR Olivier Paco. Je connais personnellement Laurent Duplon.
C'est un parlementaire très courageux, efficace, qui travaille sur ses problématiques depuis très longtemps. Il avait fait un rapport dès 2019 sur la compétitivité de la Ferme France. Il a été, à partir de l'été dernier, menacé de mort et c'est reparti. On voudrait le faire brûler en place publique comme les sorcières au XVIe siècle. C'est une honte absolue. Le dépôt du texte qui intervient alors qu'un débat doit être organisé à l'Assemblée nationale mercredi, donc après-demain, à la suite de la pétition, vous vous souvenez qu'il avait réuni 2,1 millions de signatures pour demander l'abrogation de la loi.
D'ailleurs, on a vu des mobilisations ce week-end à l'appel de plus de 80 organisations contre le retour de la loi Duplon. Alors, Mélanie Vogel, ce retour de la loi Duplon, qu'est-ce que ça vous évoque ? Est-ce que vous reconnaissez à la droite une forme de constance et d'obstination ? Ah oui, ça, c'est sûr qu'il y a de la constance. Mais la loi Duplon 2, après la censure du Conseil constitutionnel, après la pétition, pour moi, c'est un crachat à la figure des 2,1 millions de personnes qui ont signé cette pétition.
C'est un crachat à la figure du débat démocratique et du débat parlementaire, parce que le débat parlementaire, suite à la pétition, doit avoir lieu le 11 février et qu'il n'a pas attendu ça pour déposer sa version numéro 2. C'est un crachat à la figure du Conseil constitutionnel qui lui a dit que la réautorisation des néonicotinoïdes concernés était contraire à la Charte de l'environnement. Parce que mal écrite, visiblement.
Non, parce que, en fait, nous avons, dans l'état de droit, une protection du droit à vivre dans un environnement sain qui fait que réintroduire des produits qui sont dangereux pour la santé humaine, dangereux pour la biodiversité, dangereux pour l'environnement, les néonicotinoïdes sont des neurotoxiques, ils passent la barrière placentaire et on a des études qui s'accumulent pour démontrer le lien entre les néonicotinoïdes et toute une série de maladies, la maladie de Parkinson, etc. Donc, le sujet de l'agriculture française aujourd'hui, c'est un sujet de modèle.
Est-ce qu'on fait enfin la transition vers l'agroécologie et donc on sort progressivement des pesticides en changeant les usages ou bien est-ce qu'on fait ce que propose Dupont, c'est-à-dire un retour en arrière, on réautorise des néonicotinoïdes, des pesticides qui avaient été interdits pour des raisons sanitaires et on replonge encore une partie du secteur agricole dans la dépendance à la chimie. Je suis désolée, mais... Oui, vous avez vu aussi l'argument de la droite qui dit que Laurent Dupont est devenu quelqu'un qu'on vise particulièrement. On a vu le tweet de Rima Hassan, il y a eu une chasse aux sorcières aujourd'hui envers Laurent Dupont. C'est devenu la cible des écologistes.
Non, mais dans l'hémicycle, nous, on s'est fait traiter de cancer de la France par la droite. Donc, ça va, en fait, à un moment donné. C'est un débat politique. Il porte un modèle agricole qui est catastrophique pour la santé publique, pour l'environnement et pour les agriculteurs et les agricultrices qui sont les premières victimes de l'usage des pesticides. Donc... Est-ce que c'est normal de se faire traiter d'ordure ? Est-ce que vous apportez votre soutien quand même à M. Duplomb face au tweet de Rima Hassan ? Écoutez, c'est pas... C'est une insulte. Nous, on reçoit... Enfin, je veux dire, les écologistes se font insulter à longueur de journée. On se fait traiter de tous les noms.
Donc, vous ne dénoncez pas particulièrement le tweet de Rima Hassan ? Moi, je n'aurais pas fait ça parce que je ne traite pas les gens d'ordure. Mais on est dans un débat politique qui est... Enfin, il faut voir les modèles qui sont portés. C'est-à-dire que le modèle qui est porté par Laurent Duplomb est un modèle, pour moi, qui nous amène à la perte de notre agriculture et de la santé publique et de l'environnement. Alors, on va continuer à parler, effectivement, de cette loi Duplomb. Avec vous, Stéphane Beignet, bonjour. Vous êtes directeur de l'information de TV Rennes, en duplex depuis Rennes.
Ce week-end, Quentin le disait, des manifestations ont eu lieu dans toute la France pour s'opposer à ce nouveau texte. Certaines manifestations ont eu lieu en Bretagne. Bretagne, première région agricole de France. Quelles sont les réactions à cette loi Duplomb 2 ? Est-ce qu'elles sont unanimes dans le monde agricole ? Dites-nous.
Bonjour, Steve. Bonjour, madame la sénatrice. Oui, la Bretagne, vous l'avez signalé, véritable terre agricole n'était pas en reste de ces manifestations. Il y en avait à Cloire-Carnoët ou à Brest, où plus de 400 personnes sont venues dire non à cette nouvelle proposition de loi, vous l'avez bien expliqué, qui vise à réintroduire des pesticides interdits en France. Alors, madame la sénatrice Vogel, j'ai une question à vous poser. Ce sujet semble un peu diviser le monde agricole.
Si la Confédération paysanne est vent debout face à cette nouvelle proposition de loi Duplomb qu'elle juge destructrice pour l'environnement, mais aussi la santé publique, que dites-vous aux agriculteurs plutôt issus des rangs de la FNSEA ou de la coordination rurale qui ont le sentiment de ne pas travailler à armes égales avec des agriculteurs européens qui, eux, ont le droit d'employer ces pesticides ?
– Alors, d'abord, merci de rappeler qu'effectivement, le monde agricole n'est pas un bloc monolithique où tout le monde défendrait le même modèle. Effectivement, il y a chez les agriculteurs différents intérêts et différents modèles défendus. Ce que je vous répondrai, c'est que tout d'abord, moi, je pense qu'il est fort possible qu'à terme, l'Union européenne aille dans le sens de la France aujourd'hui et finisse, parce qu'il y a une évaluation aujourd'hui de la dangerosité de ces néonicotinoïdes, et finisse également par suivre la France.
Et donc, à mon avis, on ferait mieux d'inciter l'Union européenne toute entière à protéger davantage la santé publique en allant dans le sens de la France et en interdisant également les néonicotinoïdes plutôt qu'en faisant reculer la France pour réautoriser des produits qui sont dangereux. Et la deuxième chose, c'est que, vous l'avez dit, il y a une concurrence déloyale envers les agriculteurs français. La solution, pour moi, c'est justement de résoudre cette concurrence déloyale en ne permettant pas qu'on puisse importer en France des produits qui ont été produits en utilisant des produits interdits en France.
Ce n'est pas de les interdire en France, c'est d'empêcher qu'on importe des produits qui les utilisent. Donc, sinon, on nivelle par le bas et en fait, on ne va pas s'en sortir et les premières victimes de ça, ce sera les agriculteurs Merci beaucoup, Stéphane. Merci pour votre intervention. Salutations à toute la Bretagne. À très bientôt, cher Stéphane. Mélanie Vaugel, mercredi à l'Assemblée nationale, il y aura un débat autour de cette pétition non à la loi du plomb. Vous attendez quoi, vous personnellement, de ce débat ?
Que ça pose le sujet du modèle, ce n'est pas qu'une histoire de cette molécule en particulier, même si, encore une fois, les études scientifiques s'accumulent pour démontrer leur dangerosité. la question agricole en France, la crise agricole en France, c'est une crise de modèle. Le modèle agricole en France, il est fondé sur trois acteurs, d'un côté, l'industrie phytosanitaire, en amont, en aval, la grande distribution, et au milieu, les agriculteurs et les agricultrices qui, en fait, se font pressuriser des deux côtés et qui n'ont pas leur juste part des richesses produites par l'agriculture. – Vous n'attendez rien de ce débat, si je résume. Ce débat, il ne sert à rien, mercredi.
Il n'y aura pas de vote en plus. – Oui, d'accord. – Il y aura des manifestations devant l'Assemblée nationale, vous allez participer. – Il y aura des manifestations. – Vous y serez ? – Oui, et je pense… – Aux manifestations. – Il y aura des manifestations, les écologistes y seront. Et pour moi, ce que j'en attends, c'est qu'on pose la question du modèle agricole. La crise agricole, c'est une crise qui est liée à l'absence de revenus justes et décentes pour les agriculteurs. Et ce n'est pas en leur permettant d'utiliser des produits dangereux qu'on va régler le fait qu'ils n'ont pas de quoi se payer dignement à la fin du mois. – Quentin. – Oui, une question.
Comment va se passer le salon d'agriculture cette année ? Il doit s'ouvrir le 21 février prochain. C'est terminé le 1er mars. On peut s'attendre à des mobilisations des syndicats agricoles. Qu'est-ce que vous leur dites ? Vous n'allez pas leur dire qu'il faut qu'on revoie le modèle agricole. Eux, ils demandent des choses à court terme, des choses pour bien pouvoir travailler à court terme. – Oui, mais ce qu'ils demandent, c'est ce que je disais, la crise agricole qui a émergé en 2024, la demande des agriculteurs, ce n'était pas, s'il vous plaît, on veut des pesticides. La demande des agriculteurs, c'était, on veut vivre dignement avec des revenus justes.
Et à ça, à cette question, le gouvernement n'a pas répondu. Et la loi Duplomb, qui veut se raconter comme une loi agricole, ce n'est pas une loi agricole. Ce n'est pas une loi qui va résoudre la crise et qui va permettre aux agriculteurs de dégager des revenus. Donc ce que je leur dis, c'est que s'il y a un sujet qui doit être posé pendant le Salon de l'agriculture cette année, c'est comment on résout le fait que des agriculteurs et des agricultrices qui sont en grande difficulté, qui essayent de produire dans le respect de l'environnement et de la santé, puissent dégager des revenus dignes et décents à la fin du mois.
– Il nous reste peu de temps, Mélanie Vogel, quelques questions sur les élections qui arrivent, sur les municipales. Il y a beaucoup de tensions qui parcourent votre parti à l'approche de ces municipales. La direction des écolos a suspendu une trentaine de militants à qui on reproche d'avoir signé une tribune. Vous avez vu sur Mediapart, tribune qui dénonce l'alliance avec les socialistes. Est-ce que vous comprenez cette décision de la direction du parti ?
– En tout cas, quand on est les écologistes, on fait des choix démocratiquement dans chacune de ces villes qui ont été animés par un cap, celui de conserver pour la gauche et les écologistes les villes que nous gouvernons et celui d'essayer d'en conquérir de nouvelles. Moi, le choix qui a été fait par chacun des groupes locales écologistes dans les différentes villes, je trouve qu'ils ont fait les bons choix. – Donc, que ce soit clair, vous comprenez la décision de suspension de ces militants ? – Quand on est écologiste, moi, le fait qu'on exprime des désaccords en interne, qu'on débatte, je n'ai aucun problème avec ça. Je pense même que ça fait partie de notre force.
ça ne me pose aucun problème qu'il y ait des débats, des désaccords, y compris des divergences importantes. Maintenant, je pense que les signataires de ces tribunes font une erreur d'analyse, que les écologistes ne sont pas, puisque c'est un peu ce qui est raconté par la tribune, les écologistes, en fait, ce n'est pas une force politique qui se situe entre les socialistes et la France insoumise. Moi, je ne suis pas entre les socialistes et la France insoumise. – Vous êtes où ? – Je suis écologiste et l'écologiste n'est pas au milieu de l'insoumission et de la social-démocratie. – Marine Tondelier veut être le trait d'union entre les socialistes et les insoumis.
C'est une erreur, c'est ce que vous dites. – L'écologie n'est pas un trait d'union, c'est un projet politique qui est un projet politique en soi et qui ne se situe pas entre l'insoumission et la social-démocratie. Et quand on est écologiste, à mon avis, eh bien, on fait campagne pour les écologistes et on respecte les décisions qui ont été prises, encore une fois, démocratiquement. Et pour moi, et c'est pour moi le sujet le plus important de cette affaire, c'est que dans chacune des villes, dans chacune des villes dont on parle, à Lyon, à Paris, à Marseille, etc., les écologistes ont fait le choix qui était le meilleur pour pouvoir garder des villes et pour pouvoir en conquérir de nouvelles.
Et c'est ça qui compte. – Certains parlent de débauchage piloté par les insoumis. Vous reprenez cette formulation ? – Et qui n'est pas… – Il y a plusieurs cadres qui ont quitté votre partie. – Oui, d'accord. Ils sont au maximum une dizaine en 12 mois. Permettez-moi de dire que le débauchage est quand même léger. – Oui, mais c'est peut-être quand même un débauchage peut-être piloté par les insoumis de l'extérieur. – Nous, en fait, on ne fait pas des communiqués de presse et des tweets à chaque fois qu'il y a des militants issus de la France insoumise qui rejoignent les écologistes. – Mais ça raconte quand même une histoire peut-être.
Est-ce que les insoumis essayent de vous déstabiliser aujourd'hui ? – Oui, c'est une histoire qu'ils veulent raconter mais qui n'est pas une histoire vraie. Il y a quelques militants qui ont choisi de rejoindre… Mais on parle de 5 à 10 personnes. Pardonnez-moi. – Et donc vous reconnaissez qu'ils essayent de vous déstabiliser les insoumis ? – Est-ce qu'ils… En tout cas, ils construisent un discours pour faire croire à une fable qui serait que beaucoup… Pas du tout. Encore une fois, 5 à 10 personnes, pardon, ce n'est pas un mouvement très important. – Ce n'est pas un raz-de-marée. – Vous avez parlé de 30 personnes suspendues. Je suis désolée, ce n'est pas quelque chose de majeur.
Et moi, mon message le plus important, c'est aux écologistes qui font campagne, dans des campagnes qui sont difficiles et qui sont majeures pour nous. Parce que la question de savoir si les villes écologistes vont pouvoir continuer de changer et de changer la vie en mieux des habitants, c'est une question majeure. Et je leur apporte tout mon soutien. Ils font campagne dans des conditions difficiles. Et le rôle des écologistes, c'est de faire ces campagnes et de les faire gagner. – Petite dernière question, Mélanie Vogel, pour les prochaines élections municipales, les candidats précisément investis par LFI seront regroupés dans le bloc extrême gauche et non plus dans le bloc gauche.
Est-ce que vous trouvez ça normal ? C'est une circulaire du gouvernement ? – Alors, moi, la catégorisation des forces politiques, aujourd'hui, le Conseil d'État n'a pas classé. On verra. – Est-ce que pour vous, les Insoumis sont d'extrême-gauche ou de gauche ? Plusieurs personnalités ont réagi à ça. Olivier Fort dit non, ce n'est pas exactement ça. – Non, pour moi, quand on connaît l'histoire politique de la gauche, les Insoumis, ce n'est pas l'extrême-gauche. – C'est la même gauche que vous ? C'est la gauche écologiste, socialiste ? – Non, ce n'est pas ça. L'extrême-gauche, ce n'est pas ça. Regardez les programmes de l'extrême-gauche.
Non, la France Insoumise ne prône pas ce que prône l'extrême-gauche. Il faut un peu se renseigner sur ce que c'est la véritable extrême-gauche. Je pense que ces gens ont peut-être besoin de lire quelques manuels de théorie politique. – Merci beaucoup, Mélanie Vogel. Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin. Quentin, on se retrouve dans 20 minutes. C'est quoi le programme ? – On fera un petit point sur les municipales et on ira même voir les dossiers chauds en Corse, même en l'absence d'Oriane. On continue à regarder ce qui se passe sur l'île de beauté. – Merci Quentin, tout de suite, on accueille la ministre en charge de la francophonie et des Français de l'étranger.
– Et bonjour, Eléonore Carrois. – Bonjour. – Vous êtes ministre déléguée chargée de la francophonie, des partenariats internationaux et des Français de l'étranger. Vous connaissez Stéphane Vernet, rédacteur en chef délégué de Ouest France à Paris. Bonjour, cher Stéphane. On va notamment parler de l'ouverture du consulat français au Groenland. Mais d'abord, mais d'abord, l'affaire Epstein, cette affaire qui, c'était un peu l'affaire du week-end. La démission de la direction de l'Institut du monde arabe, est-ce que vous vous dites soulagée ce matin, madame la ministre ?
– Nous, on prend acte de cette démission et puis surtout, on va s'atteler à nommer très rapidement quelqu'un pour le remplacer parce que cette institution, l'Institut du monde arabe, c'est un endroit incroyable où on construit des ponts entre la France et le monde arabe sur sa culpabilité, sur est-ce que je suis soulagée, est-ce que non. – Vous prenez acte,
mais c'est quand même l'exécutif qui l'a poussée à la démission. Donc vous êtes soulagée parce qu'il s'accrochait un peu au gouvernail.
– Je n'ai pas du tout dit ça. Moi, ce que je veux vous dire, c'est que je suis certes ministre, mais je suis d'abord avocate. Et dans l'administration de la preuve, le maniement de la preuve et la recherche de culpabilité, je ne m'en remets pas aux médias, à ce que l'on peut voir dans les réseaux sociaux, je m'en remets à des enquêtes qui en ce moment sont en cours. – Pour l'instant, il est innocent. – Tout le monde est présumé innocent jusqu'à ce qu'il soit trouvé coupable. Donc ne me faites pas dire ce que je ne dis pas, surtout sur ce dossier. Après que ce dossier émeuve, interpelle, nous interroge tous, ça c'est un fait.
Et puis surtout, moi je pense aux victimes, à ces victimes qui aujourd'hui se retrouvent sur les réseaux sociaux, qui ont déjà vécu tout ce que l'on sait et qui aujourd'hui se retrouvent avec ce tribunal médiatique. Je pense que Jacques Lang
– Vous parlez de tribunal médiatique pour Jacques Lang ?
– Pas du tout pour Jacques Lang. Je vous parle de l'affaire Epstein en général. Et sur Jacques Lang, ce que je vous dis, c'est qu'il a décidé de démissionner. Eh bien nous en prenons acte et il va falloir nommer son remplaçant rapidement. Mais je ne veux pas politiser une affaire qui est avant tout une affaire judiciaire et dont nous saurons très rapidement s'il est coupable ou s'il est innocent.
– Stéphane ? Qui pour succéder à Jacques Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe ? On évoque Jean-Yves Le Drian, peut-être Audrey Azoulay. Vous avez une idée ?
– Je n'ai pas de scoop ce matin, j'en suis navrée. En revanche, ce que je vais vous dire, c'est que ça doit être une personnalité qui connaisse évidemment le Moyen-Orient. Là, il y aura un conseil d'administration qui vient d'être convoquée dans les sept jours vers la nomination d'un président par intérim et il faut que très rapidement quelqu'un le remplace parce qu'il faut incarner cette institution. C'est vraiment un endroit très important au-delà des magnifiques expositions dont certaines en ce moment, c'est vraiment un lieu de culture, d'apprentissage de la langue important.
– Les associations demandent la réouverture de l'enquête sur cette affaire Epstein en France. Elle avait été clôturée à la suite de la mort de Jean-Luc Brunel. C'était en prison, c'était en 2022. Est-ce que vous aussi vous demandez la réouverture de cette enquête ?
– Il y a une enquête du parquet financier, si je ne me comprends pas. – Parquet financier, oui. – Exactement. Donc ça, c'est déjà en cours et puis par ailleurs, vous avez l'enquête qui a lieu aux Etats-Unis. Et encore une fois, pour être très claire sur Jacques Lang, moi je ne me prononce pas ni sur sa culpabilité parce qu'il ne m'appartient pas de le faire. Ce que je fais, c'est que je constate qu'il démissionne et je me dis que mon rôle, en revanche, en tant que ministre délégué en charge de la francophonie, c'est de s'assurer que très rapidement ce poste soit pourvu.
– Il y a une opération d'ingérence russe destinée à faire croire à une implication d'Emmanuel Macron dans cette affaire, dans l'affaire Epstein. Est-ce que vous pouvez nous en dire plus aujourd'hui ?
– Oui, tout à fait. Il y a eu effectivement toute une affaire montée de toute pièce avec des faux documents, des faux témoignages, des fausses images et c'est pour ça que je vous parle de faire attention à ce que l'on voit sur les réseaux sociaux et en l'occurrence, il s'est avéré que tout était complètement fabriqué. C'est Viginum d'ailleurs qui a lancé l'alerte qui nous avons aujourd'hui qui s'appelle French Response qui est un compte sur les réseaux sociaux qui permet de réagir extrêmement vite y compris à des fausses informations qui deviennent virales.
Et ça, c'est le ministre de l'Europe et des Affaires étrangères Jean-Noël Barraud qui avait beaucoup investi pour que cet outil puisse avoir lieu et on voit qu'il marche aujourd'hui et qu'on est capable de détecter les fausses informations et d'y répondre très rapidement. – Viginum, dans son alerte, cite un ancien shérif américain qui vit en Russie et qui pourrait être à l'origine de cette opération-là. – Viginum, effectivement, a donné un certain nombre d'informations et ce qui est intéressant, c'est que vous voyez la combinaison des différents instruments.
C'est à la fois détecter, pouvoir aujourd'hui, et ce n'était pas le cas il y a quelques années, quelques mois, détecter, identifier les potentielles sources de ces campagnes de désinformation. – Ça, c'est Viginum, alors que French Response,
c'est le quai d'Orsay, c'est ça ?
– Exactement. Et French Response, que fait French Response ? – Il faut expliquer
pour ceux qui nous regardent ce que c'est.
– Exactement. Donc, c'est un compte sur les réseaux sociaux qui va répondre à des fausses informations avec des faits et qui va y répondre, y compris de manière un peu inattendue. – Parfois avec beaucoup d'humour et ça marche très fort, en fait, sur les réseaux. – Justement, parce que ça permet d'être vu, vous savez comment marchent les algorithmes. Et en fait, il faut, lorsqu'on dit, est-ce qu'on répond à la désinformation avec les mêmes armes ? Alors, on répond toujours avec la vérité, toujours avec les faits, mais parfois avec des réponses qui deviennent, elles aussi, virales. Et c'est ça, toute la force de French Response.
– Madame la ministre, la France a inauguré vendredi son consulat au Groenland. Vous y étiez, je crois. Quel est le message que vous cherchez à faire passer avec cette ouverture ?
– Alors, je n'y étais malheureusement pas, mais effectivement, c'est un consulat. C'était prévu bien avant toutes les déclarations de Donald Trump sur le Groenland. – Mais c'est avant la crise.
– C'était avant la crise.
– Oui, c'était avant la crise et vous avez des consulats généraux qui sont ouverts, déjà pour répondre aux populations sur place, mais aussi aux Français qui sont de passage. Il y a environ 700 Français qui vont au Groenland chaque année. Et au-delà de ça, c'est parce que ça représente aussi un intérêt stratégique. On l'a vu justement avec la crise que c'était une bonne idée d'avoir une présence forte, une présence européenne. – Combien de Français qui vivent en permanence au Groenland ? – Très peu, très peu. Et c'est d'ailleurs pour ça qu'on distingue des consulats qui répondent vraiment à des besoins de population qui vivent sur place à des consulats qui ont des intérêts stratégiques.
Vous en avez par exemple à Monterey, vous en avez dans d'autres endroits où vous avez des populations limitées et des volontés d'être présents sur le plan.
– Mais justement, effectivement, il y a très peu de Français présents. Je crois que c'est neuf. Alors je ne sais pas si vous pouvez confirmer ce chiffre. – Justement, avec la réalité. – Neuf Français qui vivent au Groenland. Quel va être le rôle de ce nouveau consul au Groenland ? Au jour le jour ? Il n'a même pas de bureau, je crois.
– Mais je voulais vous faire la distinction, vous expliquer la distinction entre des consulats généraux qui répondent à des populations où vous avez des grandes communautés françaises et des consulats qui ont en réalité des visions beaucoup plus stratégiques. Et je vous donnais l'exemple de Monterrey au nord du Mexique. Vous avez peu de Français qui vivent à Monterrey mais vous avez un endroit très stratégique avec du nearshoring de la part des États-Unis et des entreprises françaises qui s'installent et une volonté d'être encore plus présents.
Le Groenland, dans des proportions différentes et des contextes différents, répond aussi à cet enjeu stratégique et c'est la raison pour laquelle avant la crise, il avait été décidé d'avoir une présence diplomatique française.
– Mais il y a un message politique, Madame la Ministre, dans cette ouverture. – Clairement. – Quel est le message que vous voulez envoyer au monde et peut-être à Washington ?
– Le message que l'on envoie, c'est que l'Europe est intégrée, l'Europe est forte, on a conscience des lieux qui sont stratégiques et ce sont des lieux européens, groenlandais et danois en l'occurrence et donc c'est important que les autres pays européens soient présents.
– Stéphane. – C'est aussi pour dissuader Donald Trump, en fait il y a une dimension très symbolique dans cette ouverture.
– Encore une fois, c'est pour ça que je vous disais, c'était une décision qui avait été prise avant et ce qui quelque part remet le Groenland en Europe, ce qui peut être symbolique, ce sont les opérations, les déclarations conjointes de pays européens qui rappellent que le Groenland appartient aux Groenlandais et au Danemark. Après, sur la question du consulat, moi je pense que c'est une bonne chose, que vu le contexte, eh bien ça tombe bien.
– Ça fait partie d'un continuum en fait, de dissuasion diplomatique, on va dire ça comme ça.
– Ça aurait été le cas si ça avait été vraiment décidé post-crise. Moi je pense que c'est un intérêt stratégique d'être présent au Groenland, nous l'avions identifié avant, aujourd'hui c'est une bonne chose et puis ce consul général, il aura beaucoup de choses à faire et il aura une dimension beaucoup plus politique que ce qu'il a pu imaginer initialement.
– Puisqu'on parle de ce symbole, est-ce que vous savez à quoi ressemble le drapeau du Groenland ?
– Je l'ai déjà vu, oui, tout à fait.
– Quelle couleur, vous savez à peu près, parce qu'on va le montrer à l'antenne, vous savez à peu près à quoi ça ressemble ?
– Écoutez, je ne sais pas si je serais voulu le dessiner, mais oui, il y a du rouge, il y a du blanc.
– Voilà, il y a du rouge, du blanc, c'est très symbolique, il est très beau, c'est un symbole d'autonomie et d'identité nationale, c'est très important pour les Groenlandais. Est-ce qu'en guise de solidarité justement avec cette population, ce ne serait pas intéressant, je ne sais pas, de l'afficher sur la tour Eiffel, sur les mairies, est-ce que ce ne serait pas aussi un beau symbole ? Est-ce que vous appelez, vous, peut-être les maires à pavoiser leurs édifices avec ce drapeau ?
– Alors le pavoisement des mairies, des lieux publics, etc., c'est quelque chose qui revient très souvent chez certains élus. Moi honnêtement, je pense que nos mairies, elles sont très bien avec le drapeau français, le drapeau européen et qu'on peut montrer son soutien de mille autres façons.
– D'accord, donc vous n'êtes pas forcément pour ce symbole. – Mais de manière générale,
et je sais que ça revient à chaque fois, à chaque fois qu'il y a une crise, on dit pavoiser les mairies avec le drapeau 2, je n'y vois pas forcément l'utilité à titre personnel.
– La crise n'est pas terminée avec les États-Unis, un accord doit encore être conclu entre Américains, Groenlandais et Danois. Est-ce que la France est tenue informée heure après heure de l'avancée de ces négociations ? Est-ce que vous avez des informations à nous donner ce matin ?
– Aucune information particulière à vous donner ce matin, non, malheureusement.
– On passe à l'Iran, Stéphane ? – Oui, l'Iran qui négocie actuellement avec les USA, notamment autour du nucléaire et du programme balistique. Est-ce qu'on peut vraiment négocier avec un régime qui tue 20 000 de ses concitoyens en 48 heures ?
– La France a dénoncé ce qu'il se passe toujours en Iran et à quel point c'est absolument intolérable de voir des populations civiles prises pour cible. Après, sur la question de la négociation, je ne me prononcerai pas aujourd'hui, je pense que ce n'est pas l'objet. Ce qu'il faut, de toute façon, en diplomatie, de manière générale, c'est trouver aussi des voies de passage, c'est trouver des moyens de maintenir le dialogue, y compris avec des personnes qui sont en violation des droits humains pour arrêter des situations. Donc, je ne me prononcerai pas sur ce qui se passe en ce moment.
– Est-ce qu'on joue un rôle, nous, Français, dans ces négociations ?
– Nous, on peut jouer un rôle lorsque l'on reconnaît, par exemple, un régime comme étant coupable, justement, de ces violations, lorsque l'on dénonce…
– Le régime terroriste, vous dites régime terroriste, aujourd'hui, régime iranien ?
– Écoutez, encore une fois, les symboles, les mots peuvent être importants, mais ce qui compte aujourd'hui, c'est comment est-ce qu'on est en mesure d'apporter un soutien à une population, comment est-ce qu'on est en mesure de reconnaître les faits, de les dénoncer, de les énoncer, et puis surtout, d'appliquer des mesures, des sanctions, des sanctions en européen, d'avancer réellement. Et donc, encore une fois, je ne rentrerai pas dans des négociations qui sont en cours, surtout lorsqu'il s'agit de tiers, mais rappelez quand même que la diplomatie, c'est de maintenir un dialogue, un dialogue exigeant, un dialogue y compris dans des conditions…
– On est à quel niveau de dialogue aujourd'hui avec les Iraniens ? Est-ce que l'ambassadeur de France comme les autres ambassadeurs, comme d'autres ambassadeurs d'États membres a été convoqués à Téhéran la semaine dernière, si je me souviens bien ? Donc, j'imagine que les choses sont très tendues. Il y a un canal qui existe encore ?
– Vous avez raison de dire que les choses sont tendues et que les relations sont complexes et vous voyez très bien ce qui se passe en ce moment en Iran, raison pour laquelle je m'abstiendrai de commenter cette situation.
– Alors, madame la ministre, vous êtes ministre des Français de l'étranger. On a deux Français qui sont toujours bloqués à l'ambassade de France à Téhéran, Cécile Collère et Jacques Paris. Est-ce que vous pouvez nous donner des nouvelles d'eux ?
– Ils sont effectivement toujours à l'ambassade de France à Téhéran et cela fait évidemment partie de nos préoccupations. La diplomatie, elle est avant tout là pour protéger les Françaises et les Français et cela fait partie de notre mission. Ils étaient dans une prison, à la prison des vignes à Téhéran. Aujourd'hui, ils sont à l'ambassade de France et nous souhaitons les ramener le plus rapidement possible, en effet.
– Vous avez également le prix Nobel de la paix, Narges Mohamadi, qui a été condamné à une nouvelle peine de prison, de six ans de prison hier en Iran. Qu'est-ce que la diplomatie française peut faire pour elle ? Est-ce qu'il y a la possibilité d'émettre des messages ou ça fait partie des sujets sur lesquels vous préférez rester ?
– Absolument, pour des raisons que je suis sûre que vous comprendrez. Je pense que je ne vais pas rentrer dans ces détails, mais vous dire encore une fois notre attachement à dénoncer tous ces crimes contre une population civile, notre attachement aussi à décrire les faits et à participer à des négociations, à des discussions, à tout ce qui peut permettre d'améliorer cette situation pour les victimes civiles qui sont d'ailleurs les premières dans nos pensées.
– Il y a le journaliste Christophe Gleize qui est toujours incarcéré arbitrairement par le régime algérien. Il a récemment été transféré dans une prison près d'Algé. Est-ce que vous avez des nouvelles aussi de sa santé ? Est-ce que vous suiviez ce dossier ?
– Nous suivons de très près tous les dossiers qui ont trait à nos ressortissants à l'étranger, en particulier lorsque ces derniers sont incarcérés. Il y a des visites qui se font dans plusieurs géographies de la part de nos services consulaires. Ça fait d'ailleurs partie de ce que font nos consulats et moi je salue ce travail parce que c'est un travail qui est extrêmement difficile dans certains pays. Et nous sommes évidemment mobilisés pour la libération.
– Mais est-ce qu'il va bien ? C'est quand le dernier échange, de quand date le dernier échange entre la France et ce journaliste incarcéré ?
– Là encore, vous comprendrez que je ne vous donne pas de détails sur…
– On peut juste nous dire « il va bien » ou « il ne va pas très bien ». On l'a eu hier, avant-hier. – Moi je ne l'ai pas eu hier.
En tout cas, si vous voulez, on a le centre de crise, on a des informations qui nous sont remontées, on a aussi le poste diplomatique qui est mobilisé. Et ce n'est pas que je n'ai pas envie de vous répondre dans les détails, mais notre priorité, c'est vraiment de pouvoir libérer ces personnes qui sont aujourd'hui retenues dans des pays extrêmement compliqués. Et donc, il ne m'appartient pas sur un plateau télé de vous livrer des informations qui pourraient nous permettre…
– Vous pourriez vous rendre personnellement à Alger ? Il est question de ce déplacement de Laurent Nunez dans les prochains jours. D'ailleurs, je ne sais pas si vous avez une date pour ce déplacement, mais vous, personnellement, vous souhaiteriez y aller ?
– Moi, je pense que tout ce qui permet de rétablir un dialogue d'avancée est positif. Ce qu'il faut voir, c'est à quel moment, quelle est l'utilité. En tant que ministre en charge des Français de l'étranger, moi je suis évidemment aussi aux premières lignes avec Jean-Noël Barraud pour la sécurité de nos concitoyens, nous ressortissants partout dans le monde. – Donc la réponse, c'est oui. – En l'occurrence, la réponse est Laurent Nunez prévoit de s'y rendre. Je pense qu'il faut faire les choses de manière aussi séquencée et intelligente et je ne vais pas vous donner non plus de date. – Mais il faut y aller
au plus vite, vous pensez ? Sans donner de date, mais il y a urgence.
– Y aller pourquoi ? Y aller dans quel but ? Pour rencontrer qui ? Ce qu'il faut, c'est faire absolument tout ce qui nous permette de faire avancer des dossiers qui sont extrêmement sensibles et protéger l'intégrité physique, morale, le bien-être de nos ressortissants à l'étranger en particulier lorsque ces derniers sont incarcérés.
– Stéphane, sur l'international, les relations internationales, Jean-Noël Barraud a fait une tournée au Moyen-Orient
en fin de semaine, mais vous-même, vous étiez en République démocratique du Congo tout le début de semaine. Vous êtes resté plusieurs jours à Kinshasa. Quel était l'enjeu de ce déplacement ? – Oui, absolument. Vous savez, la France organise avec notamment le Kenya un sommet qui est le sommet Africa Forward, le sommet entre les pays d'Afrique et la France. Donc déjà, le but était de mobiliser différents pays africains pour qu'ils puissent participer à ce sommet qui sera une rencontre très importante non seulement entre chefs d'État et de gouvernement mais aussi entre sociétés civiles, jeunesse, diaspora, monde des affaires.
Donc je retourne là cette semaine à Addis Abeba où il y aura le sommet de l'Union africaine pour toujours mobiliser et je me rendrai aussi au Kenya. Et au-delà de ça, avec la RDC, c'est le plus grand pays francophone au monde, c'est un pays avec lequel nous avons des intérêts communs, des partenariats en cours, des investissements aussi sous forme de prêts pour la construction de grands projets d'infrastructures, des barrages hydrauliques, des projets à impact. Et donc c'était important qu'en tant que ministre chargé de la francophonie, des partenariats internationaux et évidemment des Français de l'étranger, je puisse m'y rendre.
Stéphane, sur l'AFD. Oui, alors on va parler des partenariats internationaux. En fait, il y a une mission qui est très importante et que vous gérez,
c'est l'aide publique au développement et le budget 2026 de cette mission a été amputé à nouveau de 803 millions d'euros par rapport à 2025.
Une loi avait été adoptée en 2021 qui prévoyait une augmentation progressive
du budget de l'aide publique au développement et en fait, c'est l'inverse qui s'est produit. Les budgets ne cessent de baisser depuis. Ils ont diminué de 48% en quelques années. Pourquoi ? Vous savez que dans le contexte économique contraint dans lequel nous sommes, tous les ministères ont dû faire des efforts et c'est une réalité. Maintenant, sur l'aide publique au développement qu'il faudrait d'ailleurs appeler investissement dans le développement parce que c'est un vrai investissement ce que l'on fait.
Ce qu'il faut regarder, à mon sens, c'est moins la quantité d'argent qui est mis sur la table mais c'est la gestion des projets existants et puis c'est surtout la stratégie politique que l'on a. Moi, je veux apporter dans ce ministère aux côtés de Jean-Noël Barraud, davantage d'impact, choisir les géographies dans lesquelles on est pertinent parce qu'on est attendu, parce qu'il y a un intérêt aussi pour la France à s'y trouver, continuer à investir dans tout ce qui est la santé, l'éducation, là où finalement c'est nécessaire d'aller et puis la santé mondiale, c'est un bien commun, c'est-à-dire que la santé, typiquement en RDC, peut avoir un impact sur la santé en France.
Sachez que c'est là-bas qu'ils ont découvert Ebola par exemple et le vaccin contre Ebola, j'ai rencontré d'ailleurs... Vous voulez dire que l'idée, c'est de dépenser moins d'argent mais que ces dépenses ou ces investissements soient plus efficaces ? En tout cas, éviter toute forme de saupoudrage, aller sur des projets à impact. C'était le cas avant ? Il y avait du saupoudrage ? Il n'y avait pas du saupoudrage volontaire mais par la force des choses, lorsque vous aviez... Des pertes en ligne ? Non, pas vraiment des pertes en ligne mais vous aviez beaucoup de projets qui se superposaient, chacun avec leur pertinence. Aujourd'hui, nous devons faire des choix.
Nous sommes face à la nécessité d'ailleurs de gérer un budget qui est moindre. Moi, je pense qu'il faut vraiment s'atteler à regarder ce que l'on a fait auparavant, à accompagner ces projets jusqu'au bout, à en tirer aussi tous les bénéfices parce qu'on l'a fait aussi parce qu'il y avait des intérêts pour la France et puis à continuer en choisissant nos géographies et en choisissant nos projets pour qu'ils aient toujours de l'impact et garder en tête la sécurité des Français.
Il nous reste très peu de temps. C'est parce que c'est un sujet
qui me passionne. J'ai compris. Sébastien Lecornu
a accordé une interview à nos confrères de la presse régionale. Je vous invite à lire Ouest France. Je l'ai lu. Vous l'avez évidemment lu. Et Sébastien Lecornu qui annonce un ajustement pour ne pas dire un remaniement ministériel dans les heures qui viennent. Est-ce que vous, vous avez reçu des garanties personnellement ?
Je n'ai pas reçu de garantie et je n'ai pas non plus d'inquiétude particulière. Je pense qu'aujourd'hui, chacun doit travailler sur son portefeuille. C'est en tout cas ce que je fais. Moi, je suis vraiment concentrée. Comme je vous le disais, j'ai des portefeuilles qui me passionnent avec des enjeux, investissements solidaires, des enjeux des Français de l'étranger. Et puis, évidemment, la francophonie dont on n'a pas parlé. Mais j'espère que vous me réinviterez parce que ça aussi... Vous réinviterez, évidemment.
Rachida Dati va quitter le gouvernement. Vous êtes triste ? Vous êtes déçue ?
Elle va le quitter. Elle est en pleine campagne. C'est son choix. Et je pense qu'il correspond peut-être à ses besoins. Honnêtement, je n'ai pas de commentaire à faire.
Vous n'avez pas d'opinion là-dessus ?
En tout cas, j'ai beaucoup d'autres choses dont je dois me préoccuper aujourd'hui plutôt que de regarder les municipales. vu tout ce que je dois gérer par ailleurs.
Très rapidement, si vous aviez un grand sujet à mettre en avant pour ces prochains mois pour le gouvernement Lecornu d'ici à la présidentielle, c'est quoi la priorité numéro un ?
Le Premier ministre l'a dit, on a l'énergie, mais je ne vais pas vous en dire une seule. L'énergie, France Santé, je pense que c'est fondamental que l'on puisse avoir une santé au plus proche de nos concitoyens. Et puis, lorsqu'il parle de réforme de l'État, de collectivité territoriale, de mieux organisée, finalement, c'est assez transversal. C'est comment est-ce que l'on fonctionne ? Comment est-ce que les collectivités fonctionnent ? Et je pense que ça, surtout ici au Sénat, c'est quelque chose qui pourra être compris.
Merci beaucoup. Merci Elénore Carrois d'avoir répondu à nos questions ce matin. Merci Stéphane. La une de Ouest France aujourd'hui, c'est les JO, la France qui lance ses Jeux avec cette médaille d'or remportée au relais mixte du biathlon. Vous suivez les Jeux, j'imagine ? Absolument. C'est important, c'est un instrument de soft power, c'est ça ?
C'est important. Et puis en plus, j'adore les Jeux, donc c'est au-delà de l'intérêt.
La matinale continue. On va tout de suite ouvrir une page municipale avec cette question. Mais au fait, qu'est-ce qui se change pour les électeurs de Paris, Lyon et Marseille ? La réponse en image avec Romain David. Regardez.
C'est la grande nouveauté des municipales de Mars. Dans les trois plus grandes villes de France, Paris, Marseille et Lyon, les règles du scrutin changent. Pour la première fois, les habitants vont pouvoir voter directement pour leur maire. Mais pour comprendre les enjeux de ce changement, un petit retour en arrière s'impose. Depuis 1982, les électeurs de ces trois villes votaient pour des listes de conseillers dans leurs arrondissements de résidence. Les élus, placés en tête des listes victorieuses, siégés au sein du conseil municipal qui élisait ensuite le maire de la ville. Désormais, c'est le principe un électeur égale une voix qui va prévaloir dans ces trois villes.
Le même jour, Parisien, Lyonnais et Marseillais vont devoir voter deux fois dans deux urnes différentes. Un premier bulletin pour la liste d'arrondissement et un second bulletin pour le conseil municipal comme dans toutes les autres communes de France. Cette réforme vise à uniformiser le mode de scrutin entre les communes. Mais elle a été très critiquée car certains redoutent qu'elle amoindrisse le rôle des arrondissements. Surtout, elle réduit la prime majoritaire accordée aux gagnants. Aujourd'hui, la liste qui gagne emporte 50% des sièges au sein du conseil municipal. Cette proportion va être abaissée à 25% à Paris, Lyon et Marseille ce qui mathématiquement va renforcer les oppositions.
Il s'agit d'améliorer la représentation des équilibres politiques au sein des conseils municipaux mais certains redoutent que ces trois villes deviennent plus difficiles à gouverner.
Les municipales, c'est bien évidemment sur Public Sénat. On est avec vous Quentin Calmet. On va faire un point sur la presse qui parle encore aujourd'hui beaucoup des élections municipales. Racontez-nous. Oui, on part à Toulouse avec ce dossier sur les villes à surveiller. La dépêche du midi qui propose un zoom sur les 20 points chauds en France. 20 villes où la bataille pour la mairie sera âpre avec des bascules potentielles à droite ou à gauche. Avec ce prisme un petit peu un journal du sud de la France. Beaucoup d'intérêt pour des villes du midi. Béziers, Montauban, Narbonne, Perpignan mais aussi Marseille, Nice et Nîmes.
Dans le nord de la France, on note que le journal dit qu'il faut surveiller le Havre où Édouard Philippe joue peut-être son avenir. Strasbourg qui pourrait être une des villes qui échappent aux écologistes. Roubaix, une des grandes villes dans le viseur de la France insoumise. On parle logement à la Lune de Corse ce matin. Journal qui nous raconte ce matin que la crise du logement s'est imposée au cœur du débat municipal. À Ajaccio, la construction de logements sociaux était une des ambitions en 2020. Six ans plus tard, la municipalité qui revendique avoir créé 1140 logements sociaux dont seuls 641 correspondent à des constructions neuves. la mairie qui s'explique sur ce bilan.
Le maire sortant Stéphane Zbragia qui parle de la réfaction du foncier, des prix qui explosent, des délais incompressibles aussi de la construction. Mais donc, on le voit, Steve, un des grands enjeux des municipales en Corse. Une ville très importante, c'est Vernon. À Vernon, le RN est hors jeu, c'est ça ? Voilà, coup de tonnerre à titre ce matin Paris-Normandie. La tête de liste RN hors jeu pour mauvais document, je cite. Franck Prallon, la tête de liste RN aurait utilisé en effet une fausse attestation d'assurance. Le RN dit ne pas vouloir quitter la course à la mairie pour autant. Le parti qui va donc représenter une nouvelle liste dans les prochains jours.
Mais cet incident marque la campagne dans cette ville où le Premier ministre est candidat. Et on termine avec Perpignan, Quentin ? Bras de fer à gauche. Le PS national qui retire l'investiture à Mathias Blanc pour le donner à la candidate place publique Agnès Langevine. Mathias Blanc a annoncé se maintenir dans la course. Une décision des cadres nationaux qui intervient après plusieurs semaines d'attente et qui va à l'encontre aussi du choix fait fin janvier par les militants socialistes des Pyrénées orientales qui avaient eux majoritairement soutenu Mathias Blanc. On continue de parler de ces élections municipales au plus près du terrain.
Je vous redonne cette date, celle de la date limite du dépôt des candidatures pour le premier tour. Ce sera le 26 février. Retenez cette date le 26 février. Bonjour Guy Pennec. Vous êtes maire de Plourin-les-Morlais dans le Finistère et vous, votre liste est déjà prête et attention, attention, elle comporte des écolos et des agriculteurs. C'est bien ça ?
Tout à fait.
Pour la troisième fois, je mène une liste unique composée de diverses sensibilités de personnes qui veulent œuvrer au service de la commune et pour le bien de la commune tout en se projetant dans les problèmes du quotidien mais aussi dans les sujets et les questions de l'intercommunalité et des débats régionaux ou nationaux tels la question du vieillissement, la question des services de proximité, le désengagement des services de l'État malgré une complémentarité du personnel d'État et des fonctionnaires de la fonction d'État qui sont toujours en complémentarité mais qui manquent de moyens et donc nous, nous sommes amenés à suppléer cette proximité et à étendre notre clause de compétence générale, je dirais.
Comment vous faites cohabiter tout ce beau monde ? Les écolos, les agriculteurs, parfois ce n'est pas toujours simple. Comment vous faites ?
Il y a une cohésion sociale sur notre commune comme dans beaucoup de communes rurales bretonnes. C'est à la fois l'histoire mais c'est aussi la question du portage des valeurs. Il faut toujours dire ce que l'on fait, ce que l'on est, les valeurs que l'on porte et l'engagement que l'on est prêt à assumer au quotidien. Il n'y a pas de LFI
et pas de RN sur votre liste. Je ne me trompe pas. Est-ce que vous pouvez nous expliquer pourquoi ?
C'est ce que j'ai déclaré dans l'OS France. Je ne voulais pas de gens, de personnes dogmatiques qui fassent des sujets politiques d'ordre national en débat communal. Ce n'est pas productif et lorsqu'on est en liste unique, on travaille main dans la main, ensemble, avec les différentes sensibilités, en s'écoutant et en recherchant le meilleur dénominateur commun au service de notre population.
Merci beaucoup Guy Pennec pour ce témoignage. Vous êtes maire de Plourin-les-Morlais dans le Finistère. Merci d'avoir témoigné ce matin sur Public Sénat. Quentin, on se plonge à nouveau dans les quotidiens régionaux. Qu'est-ce qu'il y a à la une ce matin ? On continue avec le retour de la loi Duplon. Ça fait aussi la une ce matin de la presse quotidienne régionale. Le courrier Picard qui titre sur ce sénateur qui insiste sur les pesticides. Il est d'ailleurs l'invité de la FDSOA de la Somme demain pour soutenir la réintroduction de la stamipride notamment qui est appliquée aux betteraves. Dans l'Union, on lit cette une pour eux. La loi Duplon, c'est non.
Journal qui donne la parole à ses citoyens opposés au retour du texte. Alors dans les pages intérieures du courrier Picard, Laurent Duplon répond à ses critiques. Il dit que l'interdiction de ces molécules est davantage une question politique que scientifique et que c'est d'ailleurs ce que dit le directeur de l'ANSES, l'agence de sécurité sanitaire, qu'il a dit en audition à l'Assemblée nationale. le sénateur qui appelle ainsi à être raisonnable. Le rapte d'un juge et de sa mère à Grenoble. Oui, c'est à la une du Dauphiné libéré. Six arrestations dans ce dossier. Jeudi, une juge et sa mère étaient kidnappées à Saint-Martin-le-Vinou avant d'être libérées 30 heures plus tard dans la Drôme.
Le compagnon de la magistrate dirige une société lyonnaise de crypto-monnaies. Et donc, cela relance le débat sur cette crypto. Aujourd'hui, en France, Steve, entre 10 et 15% de la population possède ce type d'actifs avec parfois des fuites d'informations sur Internet qui mènent à ce type d'affaires spectaculaires. Autre titre ce matin, Quentin, Sud-Ouest qui revient sur la lutte contre les déserts médicaux. Voilà, on termine avec une solution qui roule. Zoom ce matin sur cette camionnette médicalisée, une expérience menée dans la région. Il s'agit de proposer des consultations en dermatologie dans des départements qui sont sous-dotés en spécialistes.
On lit dans le journal d'ailleurs qu'il reste environ que 2 800 dermatos dans toute la France dont 30% ont plus de 60 ans. D'où l'importance, Steve, de ces services alternatifs. Merci beaucoup, Quentin, Quentin Calmet, pour toutes ces informations et cette revue de presse. L'actualité au plus près de chez vous, c'est aussi avec nos partenaires de la presse régionale. On est avec Baptiste Bize, en duplex, directeur des rédactions de Nice ce matin. vous avez eu, cher Baptiste, l'opportunité d'interviewer le Premier ministre. Déjà, racontez-nous, déjà bonjour, et puis déjà racontez-nous comment s'est passée cette interview. Voilà, Sébastien Lecornu qui sort de la séquence budgétaire.
Dans quel état vous l'avez trouvé ?
Alors effectivement, on l'a trouvé très détendu, pas lui, d'ailleurs pas que lui, parce qu'on a aussi vu sa chienne Tiga, qui a manifestement pris ses aises dans les salons de Matignon et qui salue tout le monde très agréablement. Le Premier ministre, lui aussi, est apparu très détendu. Alors il s'exprimait devant la presse régionale. On constate que Sébastien Lecornu apprécie la presse régionale parce qu'en septembre dernier, juste après son arrivée à Matignon, c'est déjà dans la presse régionale qu'il avait choisi de s'exprimer. C'était sa première interview. Donc cinq mois plus tard, après le vote du budget, il a choisi le même format.
Lui et ses équipes de communication connaissent l'impact de la presse régionale pour parler à des audiences populaires les plus larges possibles. Et donc j'étais un des huit journalistes pour Nice Matin et Var Matin. J'étais un des huit journalistes qui a participé à cet entretien. Et alors sur le plan politique, qu'est-ce qu'on peut en retenir ? Déjà qu'il est très sévère avec l'FI et le RN qui se sont, dit-il, opposés au fonctionnement même du Parlement en refusant la recherche de compromis. Lui, il assume d'avoir pris des décisions contraires à ses convictions personnelles dans l'intérêt du pays. En tout cas, il semblait soulagé surtout d'avoir doté la France d'un budget.
Un budget qui tient l'objectif de réduction de déficit à 5% sans hausse d'impôts avec un peu plus d'un mois de retard seulement. Si on lui avait dit ça en septembre, il aurait signé tout de suite, dit-il.
Pour le reste,
Sébastien Lecournu a surtout profité de cet entretien pour montrer qu'il restait dans l'action et que 2026 serait une année utile. Dès hier, des décrets sont parus au journal officiel pour lutter contre la fraude à l'aide médicale d'État. Il veut montrer qu'il est possible d'agir en matière d'immigration. Sa formule, évitons les slogans et travaillons aux actes efficaces. La principale annonce de cette interview parue dans Nice Matin et Var Matin hier et qui est toujours disponible sur nos sites, concerne la programmation pluriannuelle pour l'énergie. On parle de ce dossier depuis trois ans. Ses prédécesseurs l'avaient repoussé parce qu'on sait qu'il est épineux.
Les décrets paraîtront cette semaine. C'est la méthode qu'a choisi Sébastien Lecornu pour avancer vite. Dans ce texte, on retrouvera la construction de six nouveaux réacteurs nucléaires, des EPR de nouvelle génération, avec une option pour huit autres. Il n'oublie pas non plus les énergies renouvelables. Des investissements seront prévus dans l'éolien offshore, le photovoltaïque et puis même l'éolien terrestre dont on sait qu'il est controversé, parfois mal accepté par les populations locales. Et dans ce domaine, Sébastien Lecornu annonce qu'on va plutôt opter pour des motorisations plus puissantes dans les parcs existants pour éviter le mitage du territoire.
Surtout, le Premier ministre insiste sur le fait qu'il refuse d'opposer nucléaire et énergie renouvelable. On a besoin des deux, dit-il, pour nous décarboner. Alors, il y a un enjeu climatique et environnemental évident. Il insiste surtout sur la dimension géopolitique avec les tensions internationales et puis un enjeu d'indépendance nationale pour la France, puisque nos fournisseurs de gaz et de pétrole ne sont pas nos alliés les plus fiables. Donc, ancien ministre des Armées, Sébastien Lecornu n'oublie pas non plus le budget de la Défense. Il rappelle que ce budget entre 2017 et 2027, il aura déjà été doublé pour atteindre 57 milliards d'euros cette année.
Il souhaite poursuivre cet effort, s'approcher des 100 milliards d'euros. Il dit, il y considère, en tout cas le Premier ministre, que ces 100 milliards d'euros, c'est le poids de forme du budget de la Défense.
Merci beaucoup, Baptiste Bize. Enfin, sur un plan plus politique. Baptiste, oui, merci beaucoup pour toutes ces annonces. On va les détailler en plateau. Merci beaucoup pour toutes ces précisions. Merci de nous avoir rendu compte de cette interview de Sébastien Lecornu et puis bonne journée du côté de chez vous à Nice. Merci beaucoup, Baptiste. La suite, le remaniement, les annonces de Sébastien Lecornu. On en parle avec mes camarades tout de suite. Bonjour, Elisabeth Martichoux.
Bonjour à vous. Très, très content
d'être avec vous, éditorialiste politique, public Sénat et puis, monsieur Yves Tréard. Bonjour, Yves. Bonjour, Steve. Directeur adjoint de la rédaction du Figaro. Juste déjà peut-être sur la forme de cet entretien accordé par Sébastien Lecornu. Il fait peu de télé, quand même, Sébastien Lecornu. C'est une stratégie délibérée, Elisabeth ?
Carrément. Il ne fait pas du tout de télé. Il fait des perrons. À l'ancienne, on l'a bien noté, avec une certaine gourmandise. C'est le style sans esbrouf. Voilà, c'est le style Lecornu qu'il cultive avec beaucoup de soin. Ça n'a rien du hasard. Donc, il a fait un plateau de France 2. Il a fait des perrons et il a commencé, c'est ce que disait notre confrère, il a commencé par la PQR, il poursuit par la PQR, voilà, pour surtout trancher sur... La période, quand même, il l'a bien compris, commande un peu de modestie. Donc, il s'est donné un mal fou pour rester là où il est et que la France est un budget, ce qui n'est pas rien. Et maintenant, il annonce un programme sans trop de risques.
Il n'y a toujours pas de majorité, Sébastien Lecornu. Mais en tout cas, sur le style, oui, pas de télé, ce n'est pas la peine de rouler des mécaniques. Il cultive encore ce style avec son pull, son petit pull, sa veste à l'ancienne. Donc, c'est le plus jeune à l'ancienne. Mais il n'est pas là non plus, comme dirait son patron Emmanuel Macron, pour peigner la girafe. Et donc, il est venu dire dans la presse quotidienne régionale ce qu'il contient. Montefaire.
Figaro, il ne vient pas. Pourquoi il ne vient pas chez vous, Sébastien Lecornu ? Il pourra venir. Bien sûr, les portes sont grandes ouvertes et il est notre invité permanent, si je puis dire. Et d'ailleurs, on parle beaucoup de lui, que ce soit à la télévision, même s'il n'y vient pas. Et donc, c'est une stratégie, effectivement. Mais c'est une stratégie. Lui, il fait peu d'interviews, mais on parle beaucoup de lui. Oui, ce n'est pas son option. Son option, c'est effectivement, comme l'a très bien dit Elisabeth, c'est une espèce de modestie et qui est conforme aussi, je pense, à ce que demandent les Français.
Et puis, il est en, je dirais, d'une certaine façon, il cherche à se démarquer par rapport à ses prédécesseurs. François Bayrou a fait beaucoup, beaucoup de médias. lui, ce n'est pas son style d'action ou de parole. Et aussi, vis-à-vis peut-être du président de la République, c'est une façon d'être qui est beaucoup moins dans le show-off que peut l'être le président de la République quand il prend la parole où on sent qu'il aime le chance de la mise en scène.
C'est l'anti-nette-le-soleil. C'est l'anti-francheur. C'est vraiment... Là, il y a une complémentarité totale.
Oui, peut-être une envie effectivement de se démarquer aussi, de mettre des points dans l'opinion sur les annonces, sur le fond. Alors, on peut dérouler toute la feuille de route, mais déjà, Sébastien Lecornu nous parle d'ajustement ministériel à venir dans les prochaines heures. Pourquoi ce terme ? Pourquoi on ne parle pas de remaniement ? C'est quoi la différence entre un ajustement ministériel et un remaniement ministériel ? Oui, alors avant,
on disait remaniement technique et puis c'était par communiqué que c'était annoncé. Là, pour le coup, pas de secrétaire général de l'Elysée qui vient annoncer un remaniement. C'est vers cela qu'on s'oriente. Parce qu'en fait, c'est Rachid Haddati qui est obligé de partir pour la mairie de Paris, qui oblige à ce mouvement. Il y a deux autres ministres qui, pour des raisons aussi liées aux municipales, doivent partir. Monsieur Fournier, Madame Ferrand. Donc, toujours pareil, dans le fond, ce n'est pas d'esbrouf. Les ministres doivent travailler. Il y en a certains, sans doute, qui auraient voulu bouger à l'intérieur du gouvernement. Ils ne sont pas très contents de leur portefeuille.
Mais je pense qu'il va faire le minimum, minimum, ne pas mettre de projecteurs particuliers sur le gouvernement. Le départ de Rachid Haddati met suffisamment la lumière sur un mouvement qu'il voudrait extrêmement modeste. donc, elle va partir pour essayer de gagner la mairie de Paris. Elle sera remplacée, dit-on, par Catherine Pégard, qui est dans le paysage. Alors, qui a souhaité
ses conseils culturels à l'Elysée ?
C'est la conseillère culturelle d'Emmanuel Macron, mais elle a très longtemps présidé Versailles, le château de Versailles, l'établissement public château de Versailles. Elle a travaillé avant avec Nicolas Sarkozy. C'est une ancienne consoeur. C'est une ancienne consoeur.
C'est une journaliste du Point, brillante éditorialiste. Mais qui ne sera pas dans le même style que Rachid Haddati. C'est autre chose. Si ils sont longs, ce n'est pas fait. Non, c'est pas fait. Il ne faut pas aller trop loin, quand même. Par respect pour elle et pour la fonction, ce n'est pas la peine. Mais alors, sur ce remanier ministérieliste... Non, c'est un ajustement. Je crois que, de toute manière, je vais vous dire une chose. Les Français, à part effectivement le cas de Rachid Haddati, qui a une notoriété nationale voire internationale, je défie quiconque de me donner le gouvernement de mémoire, de connaître tous les ministres et tout. Même nous, on est bien embarrassés.
Parfois on en découvre. Évidemment. Donc, je pense que ce n'est pas vraiment le souci des Français. C'est le cadet de leurs soucis, même, je vais vous dire. Ce qu'ils veulent, c'est payer moins d'impôts, c'est avoir plus de pouvoir d'achat et que leur sécurité soit assurée. Et le reste, ce n'est vraiment pas leur problème. Et que ce soit M. Tartemuche ou Mme Tartempion qui occupe telle fonction, c'est vraiment secondaire pour eux, à mon avis. Et d'ailleurs, c'est ce qui s'est produit depuis qu'Emmanuel Macron est là. Depuis qu'Emmanuel Macron est président de la République, on a retenu le nom des premiers ministres. Mais après, il y a eu un défilé de ministres permanents.
Beaucoup de technos, mais il y avait aussi peut-être plus politique en prenant le premier mandat. C'est une figure de premier plan qui était connue nationalement. Donc, ça a été de ce point de vue d'ailleurs assez particulier sous la cinquième république.
On peut donner ce point à Sébastien Lecornu, c'est qu'il prend en compte ce que vous dites. Pour les Français, ils sont très très loin et ça fait quand même plusieurs gouvernements dont on ne connaît que deux, trois ministres. Les autres sont restés inconnus. Il en prend acte, il en tient compte. D'autres peut-être auraient voulu donner un peu plus d'éclat à un mouvement. Il ne le fait pas. Ça, ça fait partie des qualités, en tout cas de la lucidité politique de Sébastien Lecornu.
Là où il prend le contre-pied de François Bayrou d'ailleurs qui lui voulait des poids lourds. Vous vous souvenez, il avait dit qu'il voulait des poids lourds autour de lui. Mais il y a quand même des annonces. Il y a eu des annonces de Sébastien Lecornu pour les prochains mois. Loi d'urgence agricole, décentralisation, PPE. Ça, c'est l'énergie. Est-ce que selon vous, c'est un programme satisfaisant, consistant ? Est-ce que ça va intéresser les Français pour reprendre la formule de Yves-Élisabeth ?
Alors, la PPE, c'est compliqué de comprendre exactement quelles sont les... Je pense que je défie là aussi quiconque y compris nous d'expliquer exactement quels sont les enjeux. Or, c'est important puisque c'est évidemment le programme énergétique de la France. C'est très attendu. Ça a été différé. Je dirais que c'est un programme plus globalement. Donc, il y a la PPE, il y a une petite mesure. Quand je dis petite, c'est comme ça qu'elle sera regardée par une grosse partie de la droite sur l'AME. Et ça, c'est pour quand même...
L'aide médicale d'État.
Voilà, pour donner satisfaction en partie à LR. Il y a deux décrets qui ont été publiés hier. Enfin, en tout cas, ça a été annoncé comme tel au journal officiel pour avoir une perspective de 180 millions d'économies en luttant contre la fraude sur l'aide médicale d'État. On rappelle qu'elle coûte un milliard d'eux. Donc, il y a cette mesure-là. Et il y a effectivement la loi agricole. Je dirais que Sébastien Lecornu, dans sa situation, il essaie de faire avancer des dossiers sans risque. Parce qu'il ne peut pas chercher à chaque fois des majorités comme il l'a fait sur le budget. Sans risque, oui. Mais il y a quand même des sujets sensibles. Il y a quand même des sujets sensibles.
La fin de vie, c'est parlementaire. Vous avez vu qu'il n'y a pas à pocorder énormément de place hier dans l'interview. Parce que maintenant, c'est après le Sénat qui a vidé une partie de la loi. c'est à l'Assemblée nationale. Donc, il fait ce qu'il peut faire, lui, à Matignon, c'est-à-dire des décrets. Et la PPE, par décret, il ne passe pas par le Parlement. Eh bien, c'est une façon d'essayer d'être efficace sur ce sujet, quand même.
Ici, à la présidentielle, c'est un an et demi. On est quoi ? Un an et deux mois. Donc, ça va être une année utile, selon vous, ou une année inutile ? C'est toujours l'éternel débat. On sait très bien que l'année entière ne sera pas complètement utile parce que, nécessairement, il y aura la présidentielle, la campagne qui va s'installer, qui va s'inscrire dans le temps et qui empêchera le gouvernement, d'une certaine façon, de prendre certaines dispositions. Bon, là, c'est vrai qu'il a raison. Il passe par décret. En plus, c'est un sujet extrêmement polémique. Tout le monde n'est pas d'accord dans la classe politique, dans le personnel politique, sur l'énergie.
Quel est le rapport entre les énergies renouvelables et les énergies et le nucléaire ? C'est un peu ça, l'objet du débat. Bon, ils ont décidé de revenir en arrière. C'est là où l'incohérence est totale. Après des années et des années où on a ralenti le nucléaire dans notre pays sous la pression des verts, aujourd'hui, on s'aperçoit que dans le contexte géopolitique que nous vivons, c'est quand même bien pratique d'avoir l'énergie nucléaire qui, en plus, est décarbonée et que la France a la chance d'avoir ce dispositif qu'il faut moderniser, améliorer et qui coûte cher, bien sûr.
– Qu'on pense que Nicolas Hulot, ministre de l'Environnement, annonçait la fin du nucléaire. Vous vous rendez compte ? – On a changé de monde. – On a changé de monde.
– C'est ce qui rend
furieux les Français
vis-à-vis des politiques parce que c'est des changements de pieds qui sont inexplicables et qui sont d'ailleurs injustifiables. – Autre sujet qui suscite la colère ou en tout cas l'incompréhension des Français, c'est l'affaire Epstein, le poison de l'affaire Epstein. Il continue de se répandre en France. Ce week-end, après plusieurs jours d'appels en ce sens, Jacques Lang a finalement démissionné de la direction de l'Institut français du Monde Arabe. On voit les détails avec Fabien Recker.
– La classe politique unanime pour saluer la démission de Jacques Lang à la tête de l'Institut du Monde Arabe. L'ancien ministre de la Culture dans la tourmente depuis les révélations sur sa proximité avec Jeffrey Epstein et l'ouverture d'une enquête concernant les liens financiers de la famille Lang avec le criminel sexuel américain.
– Il faut être exemplaire et donc la justice, elle doit passer pour les puissants comme pour les autres et donc il doit maintenant se soumettre à ce temps judiciaire. – Il devait partir, il devait quitter l'Institut du Monde Arabe parce que la démission, c'est la façon de protéger l'institution.
– Plaidant la naïveté face à Jeffrey Epstein, pourtant déjà condamné en 2008 dans une affaire pédocriminelle, Jacques Lang clame son innocence face aux accusations de blanchiment de fraude fiscale dont il fait l'objet. – Jacques Lang a peut-être, peut-être fraudé l'impôt, était peut-être, peut-être, probablement ami de Jeffrey Epstein et en plus, il a ruiné l'Institut du Monde Arabe à bon débarras sincèrement. – À 86 ans, Jacques Lang allait achever son quatrième mandat à la tête de l'Institut du Monde Arabe. Son nom apparaît 673 fois dans les Epstein Files. Ces millions de documents rendus publics par la justice américaine.
– Chéri, vous faites votre une au Figaro sur cette affaire Epstein et notamment sur cette démission de Jacques Lang. C'était devenu, on voit la une à l'écran, c'était devenu intenable pour Jacques Lang ? – Oui, ça paraissait difficile si vous voulez qu'il puisse continuer. Il y avait une pression unanime de tous les partis politiques qui étaient… Et puis, je pense que là aussi vis-à-vis des Français, ce n'était pas possible.
Surtout que ce qui a ajouté, si vous voulez, de la pression à la pression existante qui s'exerçait, c'est qu'on n'avait pas compris il y a trois ans pourquoi le président de la République s'obstine à renommer un homme qui malgré tout, c'est la vie, mais avait 83 ans, avait déjà fait plusieurs mandats, alors qu'il fallait renouveler, si vous voulez, la présidence de l'Institut du Monde Arabe. Donc là, on n'avait pas bien compris comment et pourquoi le président de la République avait voulu reconduire Jack Lang. C'était, vous savez, on dit tout ça que la République a ses fromages, c'était un fromage qui était pour Jack Lang.
Donc, ça a évidemment beaucoup interrogé, et puis, bon, là, les doutes qui pèsent et qui l'entourent font que il n'avait pas d'autre solution. Alors, je vous écoute attentivement et je vous lis très attentivement aussi, parce que j'ai lu votre livre ce matin. Est-ce que, voilà, Yves dit et écrit que ça entache d'une certaine manière aussi un peu la gauche, cette affaire, puisque Jack Lang était le symbole de cette gauche culturelle, de cette gauche des années 80. Est-ce que selon vous, Elisabeth, voilà, ça écorne un peu l'image du Parti Socialiste et des socialistes de manière générale ?
Oui, alors, c'est l'ancienne gauche. C'est la gauche de François Mitterrand. La gauche caviar. Évidemment, oui, c'est la gauche caviar, si vous voulez. C'est la gauche. Il ne faut pas non plus jeter le bébé avec l'eau du bain. Je sais que ça a été très contesté par une partie de la droite, mais la politique culturelle de Jacques Lang a fait quand même rayonner le pays, comme peu d'ailleurs. C'était assez comique parce qu'à chaque fois qu'il était quelque part, Jacques Lang, il éclipsait le ministre de la Culture du moment. Parce qu'effectivement, il a eu des actions marquantes en termes de culture et qui sont dans notre vie quotidienne.
Alors maintenant, effectivement, c'était aussi une gauche qui vivait dans un sentiment d'impunité. Le mot est délicat à employer puisqu'il n'y a pour l'instant aucune accusation criminelle à proprement parler qui peut l'associer aux activités pédocriminelles d'Epstein. Ça n'est pas un problème d'argent. Il faut savoir ce qui est devenu l'argent qu'Epstein a donné à Jacques Lang puisque ça a été dans des paradis fiscaux et qu'on ne sait pas du tout dans quelle poche c'est tombé finalement. Est-ce qu'il y a eu des contreparties ? C'est ça les questions et la justice doit répondre pour défendre les victimes. Est-ce qu'il faut rendre justice aux victimes d'Epstein ? Donc, la justice doit passer.
Pour le reste, c'est la vieille gauche qui pensait à Jacques Lang dans l'illustration qui vivaient sur la République, sur l'argent de la République et des amis et du mécénat. C'était autre chose. Aujourd'hui, le Parti socialiste, outre qu'il fait un 75% à la dernière présidentielle, si vous voulez. Je précise
qu'Olivier Fort a salué la démission précisément de Jacques Lang, démission qu'il demandait. Les Insoumis, eux, demandent une commission d'enquête parlementaire sur toute cette affaire. Vous y êtes favorable, Yves ? Oui, maintenant, c'est la mode. Sur n'importe quel sujet, on fait des commissions d'enquête parlementaire. Simplement, ces commissions d'enquête parlementaire, à quoi servent-elles ? Sinon, est-ce qu'elles ont une issue ? Est-ce que ça débouche sur des décisions, sur des réformes ? C'est ça qu'il faudrait aussi. Une référence à la commission sur l'audiovisuel public qui se transforme dans autre chose.
Il faudra faire une commission sur les commissions, un jour, vous savez, pour savoir ce que ça donne. Parce que, bon, une commission, pourquoi pas une commission d'enquête parlementaire ? Non, mais Jack Lang, si vous voulez, c'était l'esprit de cour, c'était la courtisanerie, c'était la monarchie socialiste, quoi, d'une certaine façon, avec tous les abus que ça pouvait comporter, ce qui était assez cocasse, d'ailleurs, quand on sait combien François Mitterrand, au début, n'appréciait pas les institutions de la Ve République. Il en a bien profité. Le coup d'État permanent. On passe à un autre sujet, les amis.
Jordan Bardella qui lance la campagne pas celle de la présidentielle, quoique non, celle des élections municipales. Le chef du RN était ce week-end en déplacement dans les Rôles et à Carcassonne pour soutenir des candidats du parti. Écoutez-le.
On rentre dans la dernière ligne droite de la campagne. Les élections municipales, en tout cas, le premier tour sont dans 5 à 6 semaines. Donc, l'objectif maintenant, c'était de mobiliser les Français, mobiliser nos électeurs et de faire passer le message que l'alternance commence dans les communes françaises. Le Rassemblement national veut gagner des communes en nombre et c'est évidemment une marche supplémentaire à franchir avant l'accession au pouvoir. Nos maires seront des maires intransigeants face à l'insécurité et ils se battront pour la paix fiscale.
Alors, Elisabeth, là, on ne le voit pas forcément sur ces images mais il y a une vraie ferveur autour de lui, difficile même de l'approcher, Jordan Bardella. Comment vous expliquez cette effervescence ?
Il y a un effet groupi qui est extravagant quand même, il faut le reconnaître. Le combo, la combinaison entre la structure très solide du vote RN et la personnalité de Jordan Bardella fait qu'aujourd'hui, effectivement, c'est très efficace, y compris dans les sondages. À Carcassonne, les reporters racontaient qu'il avait du mal à progresser vraiment de centimètre en centimètre tellement il y avait, comme vous dites, de ferveur, il y a un caractère un peu sacré dans le mot, en tout cas, d'enthousiasme, voilà, on a envie de voir Bardella, de faire les fameux selfies, c'est l'homme aux selfies sans doute le plus, qui les dégaine le plus dans le paysage politique.
Donc, il y a un phénomène Bardella, populaire, qui aujourd'hui joue à fond. Et en plus, il a l'air de poser quelques pièges, quelques bombinettes à LR comme il a fait cette semaine-là.
Alors, ce que disent aussi les reporters, c'est qu'on voit ces images, beaucoup de ferveur ou d'enthousiasme, mais il ne s'arrête pas pour discuter avec les gens, pour échanger avec les gens, pour recueillir un peu les impressions sur le terrain. Ça veut dire quoi ? Il n'a pas grand-chose à dire, c'est juste un phénomène médiatique, Yves ? Il faut qu'il apprenne peut-être, il est jeune. Non, on va voir, je ne sais pas, moi, je n'étais pas à Carcassonne, donc je ne peux pas ou... Mais je pense que quand même, il a le souci d'aller au devant des gens et il n'a même pas besoin d'aller au devant parce que c'est les gens qui vont vers lui.
mais vous savez, la campagne va être très très longue parce que là, on parle de la campagne municipale, mais lui, c'est quand même le début de la campagne présidentielle. Là, c'est ça qui joue là ? Évidemment, on ne va pas se raconter de l'histoire, je pense que Marine Le Pen, malheureusement pour elle, ça paraît assez compliqué qu'elle soit présente à l'élection présidentielle, donc il s'y prépare d'une façon ou d'une autre et il prépare le terrain.
Donc là, les élections municipales, c'est un tour de chauffe pour lui, il va soutenir des candidats ici ou là, à droite, à gauche et ça lui permet aussi de commencer à enraciner sa campagne dans le territoire auprès des gens et on voit que ça marche puisqu'il y a beaucoup de monde. Et Bardella qui dit ne pas exclure des listes d'union au second tour pour faire battre l'extrême droite, c'est une manière aussi de tendre la main au LR. Les LR, justement, vous aviez Michel Barnier qui était chez vous, chère Elisabeth, et pour lui, l'union des droites. Jamais de la vie. Écoutez, Michel Barnier sur LCI hier.
J'entends ce que disent les leaders des uns et des autres. Moi, je ne plaide pas et je ne plaiderai jamais pour une alliance avec les formations d'extrême droite. M. Bardella, pas plus que quiconque les propriétaires de ces voix.
Ce n'est pas pour tout de suite l'union des droites quand on entend Michel Barnier. Xavier Bertrand dit la même chose.
Il est un peu traumatisé. Ils sont tous traumatisés par l'élection de Haute-Savoie qu'ils ont perdu à plate-couture face à un candidat patriotiste LR. Le président LR de ce FIEF de Haute-Savoie n'est même pas allé voir M. Wauquiez et Retailleau quand ils sont allés soutenir leurs candidats. Il n'a pas appelé à voter LR au second tour. C'est ça qui se passe. Ça se passe comme ça par exemple dans le Sud-Est à Bas-Bruits mais il y a énormément de conseillers ou de maires LR qui sont obligés de prendre des candidats plus ou moins RN déclarés sur leur liste pour arriver à se faire élire. Donc c'est très compliqué. Ils sont effectivement piégés.
Alors est-ce qu'il y aura vraiment des listes communes pour le second tour ? Je ne sais pas mais ça travaille ça travaille à la base c'est évident.
Ça travaille la poutre-travail c'est ça ? Oui parce que de toute manière ça va se faire par les électeurs ça ne va pas se faire par les têtes. L'uneur est droite mais vous dites ça va se faire c'est ce que vous dites. Je ne sais rien je ne sais pas si ça va se faire mais si ça doit se faire ça ne se prend par là. De toute manière vous avez toute une ancienne garde je dirais de la droite traditionnelle républicaine classique héritière de De Gaulle de Chirac c'est absolument impossible pour eux qui pactisent avec le Rassemblement National impossible vous interrogez Mme Pécresse M. Copé M. Barnier M.
Bertrand tous ces anciens qui ont été ministres de Jacques Chirac mais regardez Éric Ciotti Éric Ciotti ce n'est pas la même génération attention c'est une question générationnelle il n'a jamais été ministre de Jacques Chirac Éric Ciotti si vous me permettez l'exprison c'est un petit jeune par rapport à il sera content Éric Ciotti est un petit jeune je veux dire par là
c'est la punchline
du jour je veux dire par là c'est qu'il n'a pas il n'a pas été il n'a même pas été ministre de Nicolas Sarkozy et Dieu sait
s'il espérait
il espérait donc ça n'a rien à voir c'est pas du tout le même état d'esprit Éric Ciotti il a d'une certaine façon il a fait ce geste là parce que il n'en pouvait plus de ne pas avoir été ministre de ne pas avoir il pensait qu'il serait ministre quand il a rallié le rassemblement national entre les deux tours ou juste avant l'élection législative vous voulez dire
si le RN avait gagné
ah oui exactement donc non non ça n'a rien à voir mais l'union des droites si l'union des droites il y a elle ne pourra se faire que par la base par les électeurs mais bon jusqu'à un certain point ce qui veut dire quand même parce que vous avez quand même une large partie d'électeurs de droite qui économiquement ne peuvent pas concevoir qu'un qu'une figure du rassemblement national soit la tête du pays regardez le budget le comportement qu'ils ont eu pendant le budget ils ont voté des taxes en voiture voilà bon on en reparlera j'imagine de cette union des droites ou pas en attendant c'est l'histoire du jour les amis l'histoire du jour c'est toujours beaucoup d'amour sur Public Sénat aujourd'hui je vous présente Sophie Valdès une pyrénéenne de 43 ans secrétaire médicale de formation mais qui a tout envoyé valser pour se consacrer à sa passion la vaisselle ancienne et les décorations vintage elle a monté sa boîte de location et propose de sublimer vos tables les plus banales pour un mariage un baptême un repas de fête un anniversaire Sophie a toujours la solution plusieurs personnalités politiques ont fait appel à ses services dont Emmanuel Macron himself la belle histoire est-à-dire dans la dépêche c'est pas aujourd'hui mais c'était il y a quelques jours vous pouvez le retrouver sur le site internet merci beaucoup Elisabeth merci beaucoup Yves peut-être qu'on peut voir la une du Figaro elle est consacrée en tout cas à l'affaire Epstein et à Jack Lang à cette démission merci beaucoup à tous les deux d'avoir été là ce matin merci à vous devant votre écran ce soir vous retrouvez Thomas Hugues pour Sens Public excellente journée à tous sur Public Sénat bye bye Public Sénat en partenariat avec la presse régionale vous a proposé Bonjour chez vous Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat Sous-titrage Société Radio-Canada
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