Pourquoi l’école française reste-t-elle l’une des plus inégalitaires du monde développé ?
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 71 %Attaque 23 %Défensif 6 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
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« 52 % des Françaises et des Français pensent que l'école ne donne pas les mêmes chances à tous. »
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« 18 % seulement considèrent que l'école contribue à réduire les inégalités alors que 44 % estiment qu'elle les aggrave. »
- 59:48Fait
« l'éducation c'est d'abord un investissement avant d'être un coût, c'est un véritable combat politique »
- 1:04:57Jussef KamaraFait
« Pourquoi les écoles privées au bac, les enfants réussissent 10 fois mieux que ceux des écoles publiques ? »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0,4 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Bien, bonjour. Euh, bonjour à toutes et tous mes camarades. Très heureux de vous accueillir ce matin avec nos intervenantes et notre intervenant euh que je remercie d'avoir pris de leur temps pour venir dans nos journées de de Blois. Vous remerciez aussi également pour votre présence. C'est le premier grand débat euh que nous organisons sur la question de l'éducation. Bon, la question de l'éducation, vous le savez, elle est au cœur euh du projet des socialistes et puis surtout la question éducation est extrêmement maltraité euh depuis euh 2017.
Alors, les sujets sur l'éducation sont évidemment extrêmement nombreux et nous avons fait le choix dans la préparation de nos journées de entre guillemets sélectionner deux thématiques qui font écho dans nos débats, sans doute dans vos sections, dans vos fédérations, mais aussi et surtout sur le terrain lorsque vous rencontrez des parents d'élèves, lorsque vous rencontrez des enseignants, lorsque vous rencontrez aussi des élus et vous en êtes pour un certain nombre d'entre vous, vous êtes élus. Euh et donc nous avons fait le choix de débattre ensemble d'un sujet d'un premier sujet ce matin qui est au cœur des enjeux de l'école de la République.
Et donc la question que nous posons ce matin et sur laquelle nos intervenantes et nos intervenants vont s'exprimer et puis ensuite et assez rapidement vous allez pouvoir vous exprimer aussi et échanger avec donc nos intervenantes et nos intervenants. La question elle est finalement assez simple mais elle est extrêmement aigue. Pourquoi l'école française reste-t-elle l'une des plus inégalitaires du monde développé ? Pour ce faire, je voudrais simplement vous donner deux ou trois éléments de contexte. Il y a une enquête du SVIPOF qui est sortie en 2026 et qui nous dit que 52 % des Françaises et des Français pensent que l'école ne donne pas les mêmes chances à tous. Premier élément.
Deuxème élément, il y a une perte de confiance spectaculaire dans le système scolaire de notre pays. Nous avons 81 % de la population française qui estime que le système s'est dégradé depuis ces dernières années et notamment depuis 2017. Et puis 3è élément, 18 % seulement, je dis bien 18 % seulement considèrent que l'école contribue à réduire les inégalités alors que 44 % estiment qu'elle les aggrave. On a donc là un véritable sujet qui renvoie pas seulement à la question de l'école mais bien évidemment au-delà à une question de société puisque finalement le projet que nous portons pour l'école c'est un véritable projet de société.
Et donc pour répondre à cette question, je vais donner tout de suite la parole à nos invités euh qui dans une première introduction que nous avons fixé assez courte pour que vous puissiez vous-même réagir, poser des questions, échanger. Je vais tout de suite donner la parole à Alix Rivière qui est porte-parole de la Fédération des parents d'élèves du département de la scène Saint-Denis. Alix, je te donne la parole. Bonjour à tous. Donc je vais essayer de faire cours. La chose qui est absolument égalitaire, c'est que la meilleure énergie, c'est celle qui n'est pas consommée.
Alors, nous, on a fait le choix la FCPE de d'envisager ce débat sous l'axe de du bâtis scolaire et de la transition énergétique. On va pas je vais pas revenir sur l'épisode caniculaire qui nous a tous atteint. Aujourd'hui, on sait que c'est entre les mains de toutes les collectivités territoriales de faire son schéma directeur, un plan plus réannuel d'investissement, d'adaptation au changement climatique. Là, on est carrément sur de grosses inégalités parce que certains départements sont déjà très avancés. Je pense Hollande, je pense à aussi la scène Saint-Ni euh sans passer de la brosse à reluir.
C'est vrai que les plans d'investissement pluriannuel qui ont été faits dans ce département au permis aux collégiens de ne pas être à la rue. Je remercie d'ailleurs Claude Bartelone et Stéphane Troussel de leur engagement sur ce sujet. Euh l'autre question que nous avons qui est assez peu abordée dans le débat public qui est pourtant central, c'est le confort d'été. Le confort d'été euh c'est pas de mettre de la climatisation partout. Parce que au-delà de l'impact écologique, il faut bien réfléchir à une chose, c'est que dans peu de temps, tout le monde ne pourra pas payer l'énergie, le coûte de l'énergie pour effectivement financer cette climatisation.
Donc il y a des solutions temporaires à travailler. Je pense que ça passe par un dialogue constant et et soutenu avec des points étapes réguliers au sein des communautés éducatives notamment des parents d'élèves. Je pense à l'expérimentation qui a été faite à Paris sur des relevés de mesures parce que quand je tombe par le confort d'été, vous pouvez avoir la meilleure isolation du monde, le meilleur bâtiment du monde. S'il n'y a pas de ventilation nocturne, s'il n'y a pas de brasseur d'air, s'il n'y a pas d'occultant, tout ça est réduit à un néant. Voilà, je je m'arrêterai là-dessus et je vous remercie de votre attention. Merci Alix.
Alors, je vais donner maintenant la parole à je regarde l'ordre que nous avons choisi, à Aurélie Gagier qui est costécrétaire général et porte-parole du SNUP FSU et qui va nous parler de des inégalités sociales. Tu as la parole. Je prends celu-là. Ouais, il marche. Bonjour à toutes et à tous. Alors, merci pour cette invitation et merci aussi pour le sujet, un un enjeu enfin il y a derrière ce sujet un enjeu majeur pour l'école. Tu l'as très bien dit. Euh les inégalités à l'école, moi quand on m'a sollicité pour venir ce matin, je me suis dit "Alors, on a le choix en terme d'inégalité.
L'École française, elle peut vous on peut vous parler des inégalités sociales, on peut vous parler des inégalités de genre, on peut vous parler des inégalités entre les élèves en situation de handicap et les autres et cetera et cetera." Bon euh donc comme il faut il fallait choisir un angle au départ euh je pense que c'est quand même important de parler des inégalités sociales et ça en sachant que quand on est euh élève on peut malheureusement cumuler euh plusieurs inégalités. Euh un chiffre enfin deux chiffres hein par exemple pour illustrer ça c'est que 72 % des élèves de SECPA et 80 % des élèves du Lis sont issus de milieux défavorisés.
Ce sont des élèves qui cumulent deux types d'inégalité. Voilà, c'est un parmi tant d'autres. Les inégalités sociales, les inégalités sociales et donc scolaires, socio-scolaire, elles n'ont fait que se creuser durant ces 25 dernières années. La France est un très mauvais élève de l'OCDE et et tout ça, ça a des conséquences donc sur les parcours des des élèves he des enfants et puis aussi sur l'économie. On se passe d'une partie de la population pour faire marcher l'économie. Euh mais revenons aux élèves et notamment aux élèves du premier degré, c'est-à-dire de la maternelle au CM2.
Quand on est parent actuellement et Yannick, tu l'as très bien dit quand tu as cité les chiffres, actuellement quand j'emmène mon enfant à l'école selon la classe sociale à laquelle j'appartiens, je n'ai pas la même confiance en école, je n'ai pas les mêmes espérances pour mon enfant, je ne peux pas je n'ai pas les mêmes perspectives. Et ça, ce n'est pas normal dans un pays comme la France. Ça crée euh des différences donc sur le sur ce qu'on peut espérer pour notre enfant, mais ça peut aussi créer des tensions dans les écoles.
On voit très bien que le climat scolaire dans les écoles se dégrade et c'est une source de tension parce que quand j'emmène mon enfant qu'il a besoin par exemple de de moyens de compensation parce qu'il est en situation de handicap où il est en difficulté scolaire, il a besoin d'aide pour palier ses difficultés et que l'école ne peut pas fournir ses compensations ou ses aides, et bien fort logiquement ça crée des tensions. Et qui représente l'école ? et bien ce sont ses enseignants, ses enseignantes, ses AESH, ce sont ses personnels. Donc ces inégalités, elles ont des répercussions qui vont bien au-delà de l'élève lui-même.
C'est les répercussions sur tout un système, c'est des répercussions sur un pays. Alors, je vais pas détailler, peut-être on y reviendra plus tard, mais il faut bien évidemment s'interroger sur les politiques éducatives qui ont été menées durant ces dernières décennies et je dirais particulièrement depuis 2017 où la dégradation s'est accentuée, où on voit bien que tout ce qui a été mis en place, ça n'a pas résorbé ces inégalités et bien au contraire, ça a accentué et ça a mis le monde enseignant à mal parce que en voulant faire progresser l'école, on a essayé de mettre au pas les enseignants en leur leur imposant une posture, en leur imposant une façon de faire.
Alors que nous, il y a une chose à laquelle on tient particulièrement, c'est notre liberté pédagogique. Ça fait partie de notre métier. Donc il y a une mise au pas. Il y a euh dans cette mise au pas une formation continue qui est basée uniquement sur français et math. Euh on voit bien que ce serait quand même tant que ce soit remis en cause parce que ça ne porte pas ses fruits. Et on sait alors non pas que le français et les mathématiques ne soient pas des matières importantes, hein, c'est très important, mais l'histoire géo, l'éducation artistique, le PS, ce sont des matières extrêmement importantes et particulièrement pour les élèves issus de milieu défavorisés.
Parce que quand on est issu de milieu défavorisé, et bien parfois la première fois où on va au théâtre, la première fois où on va au musée, la première fois où on fait du sport, c'est à l'école. Voilà. Et donc pour bien l'enseigner et bien il faut qu'on ait des formations qui soient au-delà du mathématique des mathématiques et du français. Donc là il y a quand même quelque chose à revoir euh en profondeur sur ces formations et sur le le travail enseignant. Euh on a également euh 2017 c'est aussi enfin c'est les années blancaires he c'est les années aussi de mise en place du dédoublement des classes grande section CPC1 en REP.
Euh alors qu'il y a des moyens, alors on voit que ça ne porte pas ces fruits, mais il y a des moyens qui sont euh bien plus intéressants pour que les équipes puisse travailler ensemble. Je vais pas rentrer dans dans le détail parce que j'ai assez peu de temps, mais en tout cas, il y a il y a des choses à faire. Il y a des choses à faire et ce qui a été fait ces dernières années, on voit que ce n'est pas ce ne sont pas les bonnes solutions. Le débat suivant, je crois qu'il y a un débat sur la mixité sociale, c'est aussi un des grands sujets, un des grands enjeux qui est intimement lié aux inégalités sociales.
De plus en plus, on voit une ségrégation et donc ça ne contribue pas à résorber ces inégalités. Bien évidemment, quand on parle d'inégalité sociale et scolaire, on doit passer par le sujet de la REP. euh les RP plus, sachant que la carte des REP, elle aurait dû être revue en 2019 et cela n'a pas été le cas. Donc, on voit que c'est un sujet qui a été mis de côté euh et qu'il le sera bah jusqu'à la fin du mandat bien malheureusement. Donc voilà, je m'arrête Ah si, peut-être juste un petit un petit point. Je parlais de formation continue qui doit dépasser euh le français et les mathématiques. Bien évidemment, il y a les politiques éducatives, mais il n'y a pas que ça.
Il y a aussi euh les pratiques enseignantes qui sont peut-être à travailler. Les enseignants, les enseignantes, nous nous faisons partie de la société. Donc, il y a peut-être aussi des pratiques à revoir, hein. La recherche nous montre que nous ne sommes pas neutres quand nous interrogeons nos élèves. Bon, mais ça euh on a besoin d'être confronté à la recherche, on a besoin d'avoir du temps de de de réflexion sur notre métier. Donc, ce temps-là, il faut qu'on nous le donne et il faut que la formation continue, elle soit plus riche et elle elle investisse en tout cas enfin elle mettent à contribution ses personnels pour que tout le monde puisse avancer. Voilà.
Euh les inégalités sociales, c'est pas une enfin il y a il y a de quoi lutter. Nous, on a plein d'idées. On pense que la baisse démographique, c'est une opportunité pour récupérer des moyens et les redéployer sur les remplaçants, sur les plus de maîtres que de classe. Ces postes qui étaient en plus dans les équipes et qui permettaient d'avoir du temps de travail ensemble. Il y a des choses à faire avec cette baisse démographique et on doit lutter contre les inégalités sociales. C'est un des grands défis. C'est peut-être le grand défi de l'école. Merci Aurélie.
sur la baisse démographique, on peut d'ailleurs compléter en disant que il suffirait simplement de cesser de supprimer des postes pour permettre de diminuer les effectifs dans les classes. Donc budgétairement, ça n'est pas une dépense supplémentaire, c'est simplement de maintenir l'existant et ça permettrait comme tu l'as dit de faire baisser les effectifs. on connaît l'impact des effectifs sur la réussite des enfants dans les classes et donc c'est un point sur lequel effectivement nous avançons et nous proposons dans dans le projet. Alors, on a donc eu le témoignage des parents d'élèves, un premier témoignage des représentants euh des enseignants.
Sur l'école, il y a aussi les collectivités et euh les collectivités, vous le savez, elles jouent un rôle de plus en plus important sur la question euh éducative et notamment en tant que partenaire de l'école. Et donc je vais tout de suite donner la parole à Charlotte qui est Charlotte Brun pardon Charlotte Brun qui est deuxè adjointe au maire de Lille qui est notamment tu es chargé de de la ville apprenante et tu es vice-présidente également de la métropole européenne de Lille. Charlotte, tu as la parole. Merci. Merci beaucoup Yannick. Merci de de m'avoir convié à venir témoigner ici sur cet enjeu majeur.
Je rappellerai pas les chiffres que tu as donné, mais Corélie a très bien rappelé aussi sur qui qui viennent nous rappeler à quel point l'école accentue même les inégalités les inégalités et ne remplit absolument pas sa mission, sa promesse républicaine en direction des enfants et des familles. ici au PS, ça fait des années qu'on ne parle plus d'égalité des chances mais qu'on parle d'égalité réelle.
Nous avons donc nous-mêmes posé la question depuis longtemps sur le fait qu'il ne s'agissait pas de d'être à situation d'égalité devant l'acquisition des savoirs, mais qu'il y a tout un écosystème autour de l'enfant, tout un village éducatif qui doit se mobiliser pour venir euh essayer de gommer au maximum tout ce qui fait déterminisme de terminismes sociaux. Aurélie l'a bien dit, de genre ou culturel, les trois étant extrêmement liés. On pourrait nous aussi élus des collectivités territoriales venir questionner des choix qui ont été faits par le ministère depuis 2017, des choix politiques euh qui ont accru ces inégalités devant devant le savoir.
Enfin, la place des déterminismes sociaux dans les inégalités euh dans les inégalités devant le savoir. Moi, je je pense aussi que c'est une erreur euh d'avoir bloqué les dédoublements de classe euh en grande section CPCE1. pas que ces niveaux, j'y reviendrai, ne méritent pas toute attention, mais parce que on avait extrêmement avancé auparavant sur les plus de mètres que de classe et ces moyens doivent pouvoir de être à nouveau au service de l'ensemble des enfants tout niveau confondu dans le primaire.
Je pense aussi, on n'a pas été dit, donc j'insiste, euh qu'il y a eu un effet parcours sup euh euh un effet euh gestion euh euh gestion euh euh comptable de la baisse démographique catastrophique dans le public favorisant euh l'évitement scolaire en direction du privé pendant ces dernières années. Donc les questions qu'on se pose, elles sont évidemment inypement liées aux questions de mixité sociale, aux questions de valorisation et de mobilisation pour l'école publique. Maintenant que je vous ai dit ça, je pense par ailleurs que nous ne pouvons pas extraire l'enfant, enfin l'élève de l'enfant, enfin dissocier l'élève et l'enfant.
C'est quelque chose sur lequel nous sommes extrêmement mobilisés à Lille depuis des années avec Martin Au puis aujourd'hui avec Arnaud Deslande le maire de Lille. Nous sommes convaincus que nous ne pouvons pas euh servir les apprentissages, l'épanouissement des enfants, les réussites des enfants sans se mobiliser sur tout ce qui vient euh faire des terminismes sociaux, culturel de genre et tout particulièrement dans la petite enfance. euh on sait quel est le l'importance de l'acquisition du langage.
Aujourd'hui, en France, on a parlé de des chiffres sur euh euh sur euh les conditions sociales des élèves euh euh et et les marqueurs sociaux euh au bac euh en SEPA par exemple, mais on pourrait s'intéresser au aux différents marqueurs à l'entrée en maternel ou à l'entrée en CP.
C'est-à-dire que beaucoup des inégalités scolaires rencontrées par des difficultés scolaires rencontrées par les enfants sont déjà écrites dans la petite enfance et dans l'enfance en en petite enfance ou en maternel parce que l'enfant aura plus ou moins acquis du langage, aura été plus ou moins exposé aux enfants, plus ou moins on aura plus ou moins travaillé sa confiance en lui, son rapport aux autres dans sa petite enfance. Alors, je je j'accélère un petit enfin je parle vite mais je j'en viens à d'autres idées.
Tout ça pour dire que nous euh dans les départements mais aussi euh dans les villes et les régions et c'est le cas à Lille, nous sommes extrêmement mobilisés et de plus en plus mobilisés à gauche au fur et à mesure que l'État se désengage de cet écosystème qui fait qui rappelle qu'un élève est aussi un enfant, un enfant qui a besoin de soutien y compris dans sa famille. et bien nous sommes de plus en plus mobilisés euh pour agir sur ce qui vient aider euh l'élève dans ses réussites.
quitte à accroître nous-même les inégalités en en rajoutant à à ce à ce constat d'inégalité bah une carte des inégalités territoriales des collectivités plus ou moins engagé dans le contrat républicain de la promesse républicaine scolaire et et je pense qu'il est aussi notre responsabilité de s'interroger là-dessus. Bien sûr que nous sommes mobilisés euh euh à à conviction sur l'enjeu de l'école à Lille, c'est un un enjeu essentiel. C'est le premier budget municipal, 130 millions d'euros, des programmes extrêmement euh extrêmement ambitieux.
Je pense à la gratuité des fournitures scolaires intégrales depuis 6 ans, un projet éducatif massif, un investissement clair en direction de la petite enfance. Mais parlons que de celui-là, par exemple, une classe passerelle, la mobilisation d'un EJE euh dans une classe au côté de l'enseignant et de la TSEM, et bien ça coûte un bras mais ça marche. Et donc face à cet engagement en s'appuyant sur ce qui a ce qui peut aussi être de bonne piste, hein. Moi je ne je mets pas tout à la poubelle.
les cités éducatives par exemple, ça fait partie des des de ces de ces pistes politiques travaillées ces dernières années qui nous montre que il y a effectivement besoin d'un état plus mobilisé au côté des collectivités pour pour venir corriger nous aider à corriger auprès des familles des enseignants les inégalités territoriales. Je prendrai un autre exemple, les familles monoparentales. Nous sommes un certain nombre de collectivités à travailler sur le sujet des familles monoparentales. À Lille, on vient de mettre en place une clarification spécifique pour les parents solos qui sont essentiellement des mamans solo.
Je sais qu'il y a d'autres villes qui réfléchissent et bien ces inégalités on ne saurait accepter que se dessine de fait une une inégalité aussi forte dans les réponses territoriales. Alors et je termine juste là-dessus, je suis d'accord avec Aurélie, faisons de la baisse démographique un enjeu positif. C'est une opportunité extraordinaire d'améliorer l'accompagnement des enfants dans la classe, mais aussi de transformer nos écoles là où on voudrait nous imposer une logique comptable, combien d'école vous allez fermer. Euh voilà.
Et bien, faisons justement de ces lieux des lieux qui qui deviennent des nouveaux lieux de service public dans le quartier, des lieux qui accueille mieux les familles, des lieux qui euh euh permettent aux enfants d'encore mieux accéder euh aux offres culturelles, aux offres de loisirs qui viennent nourrir l'entrée dans les apprentissages. Merci. Merci Charlotte. [raclement de gorge]
[applaudissements]
deux deux remarques euh tout d'abord sur le le déterminisme social qui est quand même malheureusement une spécificité de notre système. En France, 7 enfants sur 10 d'ouvriers, c'est pas du tout péjoratif, vous l'avez bien compris, mais 7 enfants sur 10 d'ouvriers seront ouvriers et se enfants de cadre sur 10 seront cadres. Donc il y a bien dans notre pays par rapport à cette question un véritable sujet et c'est d'ailleurs Camille Penny dans un petit ouvrage dans un ouvrage à la République des idées qui décrit très bien que les cartes qu'un enfant trouve dans son berceau vont déterminer pour une très grande part son futur parcours.
Et deuxième élément puisque Aurélie et et Charlotte ont évoqué cette question de la mixité sociale et je rajouterai scolaire sur cette question de la mixité sociale en tant que socialiste, nous considérons que l'école ne peut pas transmettre une appartenance commune à la République sur des processus d'exclusion ou de ségrégation. Et donc on a besoin que les enfants, nous croyons que au moins le temps de la scolarité obligatoire, tous les enfants, quel que soit l'endroit où ils vivent, le milieu d'où ils viennent, et bien doivent partager un commun sur les mêmes bancs d'une même école.
Ça renvoie à un véritable projet société qui est un projet de l'altérité, qui est un projet aussi de la coopération et puis également de la fraternité. Voilà, je donne tout de suite la parole à Ellisabeth Alain Morenau du syndicat des enseignants UNSA. Merci Yannick. Bonjour à toutes et à tous. Euh je voudrais commencer par dire que cette question des inégalités scolaires en elle ne peut pas se poser dans notre pays de la même façon qu'ailleurs. La France a une histoire une histoire de sa construction, de ses frontières.
Elle a une grande diversité de territoire et je ne parle pas que de la différence entre l'hexagone et l'extrahexagone, y compris au sein de l'hexagone qui fait que chaque enfant de notre pays quand il rentre à l'école, il a déjà des distinctions, des conditions d'apprentissage, un bagage culturel, un bagage langagier qui est très différent des autres enfants. Et ça c'est une réalité française à prendre en compte. C'est ce qui définit les défis que nous avons à relever, nous acteurs de l'éducation nationale et que je représente ici avec toute la communauté éducative.
C'est un sacré défi mais c'est un beau défi parce que c'est ce défi qui va effectivement pouvoir permettre de répondre à la promesse républicaine. Sauf que nous sommes confrontés à deux obstacles majeurs. Le premier c'est celui des choix, les choix budgétaires et derrière bien sûr le choix de société que l'on veut. Euh et le second, c'est celui du modèle éducatif français. Alors sur les choix budgétaires, je vais pas trop m'attarder parce que euh malheureusement on connaît tous les constats et les réalités.
Euh derrière les choix que l'on fait euh pour euh l'investissement que l'on fait euh dans l'école, hein, même si pour malheureusement pour certains c'est un coût, il y a effectivement un modèle de société. Ça depuis 2017 tous les choix qui ont été faits pour l'école traduisent un modèle de société. C'est-à-dire que ce que je viens de nous rappeler sur les différences entre les élèves que l'on accueille dès la petite section de maternel, ça ne dérange pas tout le monde. Que un enfant naisse dans un couloir de nage et qu'il y reste tout au long de sa vie parce qu'on considère qu'après tout un modèle social ça peut être fait aussi de gens qui ne vivent pas dans les mêmes conditions.
Ça ne dérange pas tout le monde. C'est d'ailleurs porté et parfois même assumé. Alors nous on y est complètement opposé évidemment mais c'est une réalité. Et je vais citer quelques exemples des choix qui ont été faits. Le surinvestissement dans l'école privée. Alors je vais pas aborder le débat de la table ronde qui va suivre parce que on va en parler. Bah c'est un choix de société derrière. Quand on installe des groupes de niveau au collège, là on veut bien maintenir aussi chaque élève dans son couloir de nage.
Quand oninvestit absolument pas sur la maternelle alors que justement c'est le premier lieu où on peut aller justement peut commencer à lutter un petit peu contre ces bagages différents avec lesquels les élèves sont accueillis. Ça c'est tout ce que l'on subit depuis 2017 dans la politique éducative sous Emmanuel Macron. quels que soient les ministres qui se sont succédés. Évidemment, je vais m'attarder davantage sur le modèle éducatif français. Euh pour moi, il est totalement à refondre. Alors, vous allez me dire, vous êtes bien placé Parti socialiste pour avoir porté la refondation.
Malheureusement, le temps a été trop court parce que la refondation, elle est indispensable et il faudra qu'on continue à la porter ensemble en n'oubliant pas d'associer tous les acteurs de la communauté éducative parce que les mesures qui avaient commencé à être prises allaient dans le bon sens et malheureusement, il aurait fallu avoir plus de temps, peut-être plus de moyens aussi parce que éducation nationale ne veut pas dire éducation uniforme. C'est pas parce que on a l'ambition qui est indispensable de vouloir donner à chaque élève les mêmes droits, les mêmes chances et surtout, je vais dire la même ambition pour son pays.
devenir le même citoyen éclairé, porter la même République et la même, je vais dire idéologie de ce qui est un pays juste, uni, en paix, serein, avec une justice sociale. C'est ça pour moi le côté national de l'éducation nationale. C'est ce qu'on doit réussir à faire. Mais par contre, ça ne peut pas se traduire sur l'uniformisation qu'aujourd'hui euh en tout cas euh a le fonctionnement de l'École française. Je vais prendre quelques exemples. Euh au niveau des moyens, les moyens sont distribués comme si partout les réalités, les besoins étaient les mêmes.
Ça fait plusieurs années maintenant que je participe aux instances qui préparent les rentrées scolaires et on raisonne toujours de la même façon. Combien de profs pour tant d'élèves, combien d'heures de prof pour tant d'élèves ? comme si on avait des élèves qui étaient tous identiques dans des conditions identiques et donc forcément comme l'ont dit mes prédécesseurs cette prédécesseuse bah moins d'élèves, moins de moyens. Non. Est-ce qu'aujourd'hui un élève il a besoin que d'un prof ? Non. Il a besoin d'un médecin scolaire, d'une infirmière scolaire, d'une ancienne sociale, d'un psychologue, d'un CPE, d'un AED, d'un AESH.
et on continue à raisonner de façon complètement virtuelle sur une école qui ne peut plus fonctionner aujourd'hui avec ce raisonnement. Donc nous ce que l'on demande vraiment c'est que l'on puisse adapter justement le fléchage des moyens à la réalité des besoins des élèves et des territoires. Pareil pour la formation des enseignants, qu'elle soit initiale ou continue, on déverse un contenu identique quel que soit le territoire et quelle que soit la structure dans laquelle on enseigne. Mais quand on enseigne dans en éducation prioritaire, quand on enseigne en ruralité, quand on enseigne à Mayotte, on peut pas avoir la même formation. C'est impossible.
Et depuis 2017, ça s'est aggravé cette uniformisation. Elle est même devenue virtuelle la formation. Donc elle est encore plus uniforme. Les programmes, même chose. Le socle commun pour nous, il est indispensable. C'est un bagage nécessaire pour chaque citoyen français. Mais de là à avoir une uniformisation et même un agrément de manuel où on dit euh on apprend à des élèves de la Guyane qu'il y a quatre saisons que les fruits et légumes les plus consommés, c'est les tomates, c'est les aubergines. Voilà. Mais c'est ça que qu'on la réalité aujourd'hui de notre modèle éducatif, y compris sur le soutien aux collectivités. je vais pas développer parce que ça rejoint la question du bâti scolaire.
Euh on peut pas considérer qu'on va donner le même budget partout. Les besoins sont différent et ça c'est que le systémique parce qu'il y a aussi le structurel. Et j'en viens aussi justement à la refondation qui avait qui avait débuté. On ne peut pas raisonner sur ce que l'on enseigne sur comment on l'enseigne sur ce que l'on moyenne ou comment on le moyenne de la même façon. Sinon, les inégalités effectivement, on les creuse. L'organisation du temps de l'enfant ne peut pas être uniforme. L'organisation des enseignements non plus. Le fonctionnement en cycle, il est indispensable.
On peut pas avoir quelque chose d'uniformisé partout, sinon on ne s'adapte pas justement aux besoins des enfants et on continue à creuser les inégalités. Je prends un exemple tout simple. Euh dans le premier degré, les activités pédagogiques complémentaires pour accompagner justement les élèves les plus en difficulté. Pareil, on uniformise solution magique, on met des APC et comme ça on va accompagner. Mais il y a des endroits souvent même peut-être qu'une heure de concertation en équipe ou de dialogue avec les familles sera beaucoup plus efficace qu'une heure avec l'élève. Il y a d'autres endroits où ce sera peut-être un temps de décloisonnement.
qui sera plus indispensable et plus utile pour pouvoir aider les élèves les plus en difficulté. Et donc on est dans un système rigide qui n'a jamais été suffisamment questionné et qui aujourd'hui serait vraiment vraiment nécessaire à refondre parce que comme je l'ai dit éducation nationale ça doit garantir demain une société juste unie mais par contre ça ne doit pas nier les inégalités parce que sinon c'est un mirage d'éducation nationale parce que les inégalités on les aggrave. Merci Ellisabeth. Avant de donner la parole à Stéphane, je vais faire un tout petit peu de provocation comme ça dans le débat vous pourrez réagir.
Il faut aussi que nous en tant que socialiste, on regarde les choses de manière un peu, je vais dire quel adjectif je vais trouver un peu forte. Voilà, je prends un exemple sur le financement puisque le financement a été évoqué à plusieurs reprises aujourd'hui dans notre pays et ça n'est pas d'aujourd'hui. Ça fait plusieurs années et je vais même dire pour ça que je disais que je fais un peu de provoque même avant 2017 l'état pour un enfant qui vit en éducation prioritaire dans le département que Stéphane Troussel évidemment connaît bien et puis également moi-même puisque j'y vis et j'y milite. L'État investi pour un enfant sur les activités périscolaires 18 € 18 € par an.
Pour un élève qui est en classe prépa, nous n'avons rien contre les classes prépa. Bien évidemment, il en faut. C'est pas moi qui a fait ce calcul, c'est Jean-Paul de la dans dans un livre qui est sorti il y a quelques temps maintenant. Il a calculé que pour l'école du samedi matin, en deux mots, l'école du samedi matin que les étudiants passe, l'État investit 45 fois plus 45 fois plus financièrement. Donc politiquement, à un moment donné, il faut aussi que nous nous posions un certain nombre de questions. Est-ce que nous considérons comme normal que il y ait un tel déséquilibre entre le financement pour un enfant qui vit en éducation prioritaire et un étudiant en classe prépa ?
Encore une fois, je le dis, j'insiste hein, nous n'avons évidemment rien contre les classes prépa. Il en faut et c'est important. Mais je pense que cette questionlà euh c'est un peu d'ailleurs comme la question du public et du privé où dans le projet nous faisons et c'est très bien nous avons avancé sur cette questionlà avec des propositions très fortes mais je voulais aussi attirer notre attention collectivement sur ce sur ce sujet-là.
Je vais tout de suite donner la parole donc à Stéphan Troussel qui est président du conseil départemental de SN Saint-Denis pour vous dire que dans ce département la question de des de l'indice de position sociale vous connaissez ce ce critère nationalement il est de 102,7. L'indice d'opposition sociale, c'est le profil des élèves qui sont dans un établissement en scène Saint-Denis, 61 % des écoles et 57 % des collèges dont Stéphane donc a la responsabilité en tant que président du département, 57 % 61 % des écoles ont un IPS inférieur à 90. Donc inférieur à 9.
Donc on voit bien que il y a des territoires, Charlotte l'a évoqué tout à l'heure et ça nous paraissait important que Stéphane, tu puisses sur cette question nous donner à la fois ta vision de la problématique et en même temps également ce que tu mets en œuvre parce que il n'y a pas de fatalité. Il n'y a pas de fatalité. C'est comme sur la question de la mixité sociale et scolaire, mes camarades. Il y a pas de fatalité. Nous avons dans des territoires des choses qui se sont mises en place et qui fonctionnent.
Notre camarade Sébastien Vincini qui est président du département de Haute Garonne et son prédécesseur font des choses sur les questions de mixité sociale et scolaire et ça fonctionne et donc il y a pas de résignation, il y a pas de fatalisme, il y a une volonté politique qui peut se mettre en œuvre dans des territoires comme celui du département de la Sainte Saint-Denis. Stéphane, tu as la parole. Merci. Merci Yannick. Bonjour à toutes et à tous. Merci pour l'organisation de ce cette table ronde.
La première chose par laquelle je voudrais commencer, c'est de dire que finalement, et je vais pas reprendre les chiffres indiqués à l'instant par Yannick, ils sont assez révélateur, mais finalement se poser cette question de des inégalités, de l'échec de de l'école française de de oui de de cette école qui est une des plus inégalitérise comme une des plus inégalitaires aujourd'hui dans le monde. à la fois un échec mais un c'est un paradoxe et un échec pour notre pays parce que plus qu'aucun autre pays, nous avons fait dans la République française de l'école le principal levier d'émancipation et de cohésion sociale. C'est pas le cas dans toutes dans les autres pays.
Il y a d'autres mécanismes pour émanciper, unifier, assurer de la cohésion. Mais en France, dans la République française, elle a l'école a toujours été au cœur du projet républicain. À tel point et c'est d'ailleurs une un des une des questions qu'on pourrait se poser aujourd'hui, à tel point que il a été fixé à l'école en fonction des périodes historiques des grandes ambitions. Sous la 3e République, l'école était chargée de former des petits républicains. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, l'école était chargée de contribuer à la reconstruction du pays. Dans les années 80, l'école participait de cet enjeu de la démocratisation et d'une forme d'égalisation dans la société.
Quel est aujourd'hui le grand dessin de l'école ? Bon, on pourrait déjà se demander quel est le grand dessin du pays tout entier et de la République elle-même, mais quel est le grand dessin de l'école par rapport aux objectifs que le pays s'est fixé ? Et si on devait illustrer l'absence de dessin de l'école par rapport à l'enjeu du pays tout entier, il suffit de regarder effectivement je vais pas revenir sur ce qui a été dit par les unes et les autres enfin par depuis 2017 mais enfin quand même on a des ministres qui ont fait leur rentrée scolaire sur l'abaya ou l'uniforme.
Je ne dis pas que la question ces questions ne peuvent pas se poser à l'échelle de certains territoires ou de certaines écoles, mais est-ce que c'est à la hauteur de l'enjeu justement par rapport à ce qu'on ce que je viens de dire sur le sens qu' a toujours eu l'école dans le projet républicain ? on a chaque année alors que il y a quand même des grandes questions qui se posent et où l'école va devoir y répondre. Comment ? Qu'est-ce qu'on va faire de l'intelligence artificielle dans l'école d'aujourd'hui ? Qu'est-ce qu'on va faire ? a été dit avant moi de la baisse démographique qui va caractériser notre pays vieillissant aujourd'hui.
Et bien jamais aujourd'hui on a le sentiment d'avoir répondu à ces questions avec une valse des ministres qui en dit long quand même depuis 2017 sur justement ce que représente l'école pour Emmanuel Macron et l'ensemble de ces de ces gouvernements. Bon, j'ai pas démarré mon compteur, donc du coup, je me suis je peux toujours commencer maintenant mais bon. Donc n'hésite pas à m'interrompre Yannick.
Et donc euh forcément euh dans les compte tenu de la diversité de notre pays et des territoires et bien l'absence de grand dessin l'absence euh de de d'enjeux mobilisateur fait que forcément et bien les inégalités elles sont elles s'expriment encore plus fortement dans un certain nombre de territoires et donc dans un département pour vous parler de la scène Saint-Ni à la fois jeune et populaire où nous, à la différence du reste du territoire, on continue à avoir une hausse démographique, non seulement parce que le département est déjà jeune aujourd'hui, mais aussi parce qu'il est en pleine mutation, en pleine transformation.
Pour les participants, le il y a un grand projet de de métro autour de Paris, 200 km de métro autour de Paris, un tiers de toutes ces nouvelles gare de ce métro sont en scène Saint-Denis. Donc, on peut raisonnablement penser, par exemple, que les équilibres démographiques à l'intérieur du Grand Paris et de l'Île-de-France vont être complètement bouleversé. Il y a une baisse démographique à Paris. Aujourd'hui, Paris, c'est à peu près 2200000 habitants. La scène Saint-Denis 177. On pense plutôt quand même que Paris va continuer sa sa baisse démographique quand la scène Saint-Di va continuer d'augmenter et toutes les structures doivent évoluer mais sauf l'éducation nationale.
Moi j'ai je fais une proposition. Vous savez, on on nous dit de toujours, nous les élus locaux, oh là là, le le 1000 feuilles territorial, les organisations administratives, enfin au contraire politique doivent changer et cetera mais les organisations administratives, elles ne se posent aucune question sur leur organisation. L'académie de Créteille est doit être une des plus grosses académies de France, je pense qui comporte trois départements. Le 93, le 94, la Sémarne. C'est la deuxième après après Versailles. Bon bah voyez, on en a déjà on a déjà les deux plus grosses en Île-de-France. À l'inverse, Paris doit être une des plus petites des plus petites.
Bah moi, je dis pourquoi justement dans ce moment où il y a une baisse démographique à Paris et une hausse démographique euh dans un territoire comme celui de la scène Saint-Di pourquoi on reverrait pas la carte des académies ? Ça me permettrait peut-être de pouvoir faire quelques comparaisons parce que j'ai il y a des élus parisiens et je les adore mes amis mes socialistes parisiens mais je suis bien obligé de constater qu'il y a pas eu besoin du dédoublement des classes dans l'éducation nationale pour qu'il y ait des CP ou des CE1 à une quinzaine d'élèves dans le centre de Paris.
Quant nous, il a fallu attendre le dédoublement des classes ou le plus de maîtres que que de classe pour justement faire baisser la moyenne d'élèves dans les dans les écoles élémentaires de scène Saint-Denis. Bon donc premier exemple, deuxème exemple, on a vécu tous de manière extraordinairement réjouissante les Jeux Olympiques et paralympiques. On a tous dit à cette occasion que il fallait faire du de l'activité physique et sportive, du développement de du sport et notamment du sport à l'école. Là encore, impossible pour moi d'avoir de faire des comparaisons entre le nombre de classes à aménager pour faire du sport dans les collèges de Sandyni et dans les collèges parisiens.
Bon, donc vous voyez, c'est ça la réalité d'aujourd'hui. Et je suis assez d'accord avec ce que dit Charlotte, ce que disait à l'instant Charlotte dans son intervention sur le fait que et je vais revenir si j'ai pas trop dépassé le timing sur ce que justement a pu faire le département sur le et et c'est presque comment dirais-je très provocateur dans une assemblée de socialiste de dire que finalement bah les choix des collectivités et d'une certaine manière la décentralisation, reconnaissons-le, paradoxalement, elle crée aussi des inégalités supplémentaires et et certes Nous avons des volontés.
Mais là encore, c'est pas que c'est pas que je veux regarder ce qui se passe de l'autre côté du périphérique, mais je suis bien obligé de constater que les moyens de la collectivité parisienne fait que dans les dans les dans toutes les classes parisiennes, il y a des intervenants musicaux parce que la ville de Paris peut les payer. Il y a des intervenants sportifs supplémentaires parce que la ville de Paris peut les payer. Bah vous croyez que mon collègue de la de la mairie de Clichésois ou le maire de Clici Sousbois ou vraiment il aimerait pas pouvoir le faire mais il ne peut pas le faire.
La la ville de Paris fait en sorte que les transports soient gratuits, gratuit pour les gam pour les enfants jusqu'à 18 ans. Or, on sait très bien que les questions de mobilité non seulement pour aller à l'école mais pour aller pratiquer du sport, pour aller faire de la culture, pour organiser le déplacement des gamins pour sur le temps scolaire parce que en l'occurrence Valérie PCR à la tête de la région Île-de-France, elle fait pas en sorte que il y ait une uniformisation de la tarification à l'échelle de l'Île-de-France. même pas sur le temps scolaire avec des dispositifs adaptés.
Et donc il faudra bien que nous aussi socialistes décentralisateurs et il y a pas une campagne des socialistes présidentiels qui ne commence pas par on va faire un nouvel acte de décentralisation. Bon, moi je veux bien qu'on fasse un nouvel acte de décentralisation, mais je voudrais d'abord qu'on fasse le bilan actuel de la décentralisation et y compris des question de moyens qui sont posés depuis un certain nombre d'années parce que la réalité des actes de décentralisation depuis au moins 20 ans, c'est quand même surtout un état qui se décharge de ces d'un certain nombre de responsabilités, y compris scolaire.
D'ailleurs, il y a pas un projet d'éducation artistique et culturelle aujourd'hui qui ne peut exister s'il n'y a pas le financement des collectivités locales. Le ce qui fait que par exemple le département de la Saint-Di a fait cette question un axe majeur de ses engagements. On a un projet éducatif pour nos collèges où on mobilise 10 millions d'euros par an. 10 millions d'euros par an pour faire de l'éducation artistique et culturelle, pour financer des voyages scolaires à l'étranger, pour faire des classes euh sur la démoc la la l'accès au médias et la lutte contre la désinformation pour faire des classes sportives dans un certain nombre de nos collèges.
Bon, mais là aussi ça crée de fait des inégalités parce que un certain nombre de départements qui n'ont pas le même niveau de ressources que celui de la Sandy, malgré nos contraintes et bien au-delà même des choix des des capacités à faire ne peuvent ne le font pas de la même manière. Donc voilà, toutes ces questions, je pense que je suis à peu près dans les temps, Yannick, toutes ces questions là et je veux juste revenir là-dessus. la question du séparatisme scolaire. Je pense qu'aujourd'hui on a atteint un niveau de de séparatisme scolaire qui est problématique dans la République où effectivement pour assurer la cohésion de la société.
Oui, je crois que les enfants de la République doivent apprendre et grandir ensemble dans les mêmes établissements. Et donc, il faudra bien qu'on fasse preuve d'une d'un grand volontarisme politique et qu'on soit euh là aussi hein, c'est toute la société qu'il faudra mobiliser sur cet enjeu parce que sinon n'importe quel gouvernement échouera sur cette question de la lutte contre le séparatisme scolaire s'il n'y a pas si on en fait pas un enjeu politique majeur. et continuer d'avoir c'est c'est le meilleur moyen pour qu'on ait une école à deux vitesses avec disons les choses les enfants de riches d'un côté les enfants de pauvre de l'autre et ça c'est la fin du projet républicain.
[applaudissements]
Merci merci Stéphane. Je vais donner la parole à Agath sur cette question.
On a beaucoup parlé de de mixité ce matin et c'est vrai que dans nos discussions et peut-être vous allez vous-même évoquer ces situations là, mais cette question de la mixité et de cette nécessaire hétérogénéité pour une véritable altérité, c'est pas simple quand on rencontre des parents d'avoir ces discussions là avec eux parce que les parents, bon tous les parents veulent que leur enfant réussisse bien évidemment et la aujourd'hui la dégradation de l'école de la République finalement alimente cette anxiété, cette angoisse des parents qui essaent par des moyens divers de trouver et c'est la question de de l'évitement scolaire.
Et donc le cœur du sujet pour nous, c'est la qualité de l'école de la République. Parce que le jour où l'école de la République permettra à chaque enfant là euh où il vit de réunir les conditions dont vous venez de parler ce matin euh pour que l'enfant réussisse, la question de l'évitement, elle se posera manière différente. Mais aujourd'hui, l'enseignement privé, par exemple, se nourrit des carences de l'enseignement public. C'est aujourd'hui une réalité.
Et donc sur cette question de la mixité euh en fait le ce qu'il faut aussi arriver à faire passer comme message et j'ai observé que c'était difficile c'est que le mélange des élèves euh qui aux performances scolaires et aux origines sociales différentes, ça n'est pas une menace pour la réussite individuelle. Et ça c'est un message qui est compliqué à faire à faire passer que cette hétérogénéité, elle est bonne pour tout le monde, elle est bonne pour les enfants qui sont en difficulté mais elle est bonne aussi.
pour ceux qui n'ont pas de difficulté parce que ils sont sur d'autres compétences d'accompagnement, de mentorat, de tutorat et ça aussi ça contribue à la construction d'une véritable citoyenneté. Je vais donner tout de suite la parole à Agath que je remercie également d'être venu et Agath qui a travaillé auprès d'un certain nombre de nos camarades ministres de l'éducation nationale Vincent Payon, Benoît Amont et Najad Valelcassen qui participera à la prochaine table ronde tout à l'heure. Et donc Agath, je te remercie d'être là et je te donne tout de suite la parole. Merci Yannick. Bonjour à toutes et à tous.
Si on en est là aujourd'hui sur les 10 dernières années, c'est parce que clairement l'école ne porte plus une ambition. Le projet politique porté par l'école ne porte plus une ambition qui est pourtant une ambition relativement simple, c'est de faire en sorte que l'école de République donne à l'ensemble des enfants les moyens de leur émancipation scolaire, donc de leur émancipation sociale. Cette vision, il faut pas l'aborder euh de manière naïve.
Aujourd'hui, il y a des défenseurs d'une vision héréditaire de l'école qui ne vont pas porter ce projet en défendant les mots vision héréditaires de l'école, mais qui se payent d'autres mots et mettent en place cette école du tri socio-économique qui exclut une grande partie des enfants en raison du territoire où ils habitent, en raison de la catégorie socio-économique à laquelle appartient leurs parents. en raison également sur certaines disciplines du genre des du genre des enfants. Et cette exclusion, c'est une exclusion qui leur va extrêmement bien. Pourquoi ?
parce que ils ont théorisé une sorte de compétition scolaire qui devrait extrêmement tôt bien avoir la fin de la scolarité obligatoire décider qu'il y a un certain nombre de vainqueurs et c'est beaucoup plus facile d'être les vainqueurs d'une compétition scolaire qui excluent une grande partie des enfants de la République une fois que vous avez exclu euh une partie des enfants de la République en fonction du territoire, en fonction du genre, en fonction euh de l'origine socio-économique des familles. Alors oui, vous pouvez dire "Mais regardez, mes enfants sont formidables et ils font partie de l'ultraélite de ce pays.
Ils ne l'ont eu que du fait de leurs efforts et que du fait de leur travail. Alors qu'on sait bien que le déterminisme social, le déterminisme territorial et le déterminisme de genre sont le déterminant majeur de ce qui est en train de se passer pour l'école aujourd'hui. Et le problème Yannick pour moi aujourd'hui, c'est pas la question de l'évitement. La question de l'évitement, on pourra la travailler avec les familles, on pourra aussi la travailler avec les enseignants parce que c'est extrêmement dur pour des enseignants. Il faut leur donner les moyens de gérer des classes hétérogènes. C'est pas quelque chose aisé. Mais la question de l'évitement, on pourra la travailler.
La question de la confiance dans l'école publique, de la République, on pourra la travailler. Le problème aujourd'hui, c'est que l'argent public, l'argent des contribuables, l'argent des contribuables les moins aisés finance le séparatisme scolaire. Et le séparatisme scolaire, c'est pas l'évitement. Le séparatisme scolaire, c'est la théorisation d'une école héréditaire, c'est-à-dire d'une école qui donne énormément à une élite qui considère qu'elle ne fait plus partie du reste de la société parce qu'elle est à part et qui donne beaucoup moins que ce qu'elle devrait à une grande majorité des enfants de la de la République aujourd'hui avec certaines personnes politiquement.
Il est très dur de s'accorder sur des choses qui pourraient nous apparaître nous extrêmement simples comme le fait que normalement dans l'école de la République ce qui est bon pour certains est bon pour tous. Ce qui est bon pour certains est bon pour tous, ça veut dire que les enseignements généraux comme la philosophie qui sont des outils indispensables pour former les citoyens. Si c'est bon pour les élèves des lycées généraux qui suivent des parcours scientifiques, c'est bon pour les élèves des lycées professionnels.
Jean-Paul de la l'a écrit quand il a dit "Pourquoi vous ne défendez pas les élèves des lycées professionnels, vous qui écrivez des tribunes dans la presse et cetera et qui défendez le moindre mouvement sur un quart d'heure de philosophie en enseignement général ? Parce que vous considérez que finalement ce qui est bon pour vos enfants doit rester bon pour vos enfants et pas bon pour l'ensemble des autres élèves." C'est ça l'organisation. payé par l'argent public du séparatisme scolaire.
Naj Valou Belkassem, tu l'as cité, s'est battu contre vent et maré pour qu'on mettre en place quelque chose qui était extrêmement simple, c'est-à-dire la deuxième langue vivante pour tous les élèves en classe de 5e. Pourquoi est-ce qui était bon pour 5 % des élèves n'allait pas être bon pour l'ensemble des élèves ? Ça a été un combat politique et un combat idéologique. Et les adversaires qu'on combattait, c'était ceux qui pensaient que l'école française pouvait se satisfaire de cette organisation d'un tri socio-économique qui aboutit à une forme de séparatisme. C'est extrêmement négatif pour les dégâts que ça fait sur un nombre incalculable en dizaines de milliers d'élèves par an.
C'est extrêmement mauvais également par le pays pour le pays hein parce que c'est pas en extrayant une microélite qui a fait une compétition scolaire avec absolument personne sauf entre elle-même euh qu'on est en train de construire euh les forces vives économiques et l'élite économique dont notre pays a besoin dans une compétition internationale qui est une compétition internationale acharnée. Donc il y a une question aujourd'hui qui est très simple qui est une question d'ambition politique. une question d'ambition politique et qui est une question de vision véritablement sur l'école qu'on veut.
Est-ce qu'on veut se donner une ambition qui a déjà été écrite en 1947 dans le plein Levin dans le plan Langevin Valallon ? On le cite beaucoup. Il faut vraiment le lire. Les premières pages de ce plan, c'est d'une modernité incroyable par rapport à ce qui est en train de se passer aujourd'hui. Mais ce niveau d'ambition politique là, c'est le niveau d'ambition politique du Conseil national de la Résistance, c'est-à-dire une vision la société qui pensait véritablement une capacité transformatrice. On en a vraiment besoin aujourd'hui vu l'état du déterminisme social dans notre école. Et cette ambition politique, elle doit s'accompagner d'une ambition de moyen.
Ça a été dit par l'ensemble de la table ronde. On a aujourd'hui une opportunité démographique qui est exceptionnelle. Cette opportunité démographique, elle doit financer un choc de moyens.
Il faut arrêter de discuter aujourd'hui, d'essayer de couper des bouts de chandelle en disant "Ah bah c'est génial, comme il y a la chute démographique déjà, on va expliquer que bah les concours enseignants recrutent parce qu'on va les couper par trois." Non, c'estàdire qu'il faut recruter des enseignants, continuer à recruter des enseignants, pas se servir de la chute démographique pour expliquer que comme la profession enseignante a été tellement financièrement et socialement dévalorisée, elle est plus attractive, don qu'on recrute mieux. Mais c'est pas c'est pas grave parce que on a besoin de moins d'enseignants dev voir les élèves.
Non, on a besoin d'autant voir plus d'enseignants dev voir les élèves et ça sera bon pour le pays. Ça a été chiffré notamment par l'Institut des politiques publiques avec les enseignants aujourd'hui qu'on a, vous les mettez dans les classes avec plus d'enseignants, ça va faire gagner au pays près de 5 milliards sur les 10 prochaines années en croissance économique et près de 3 milliards de recettes fiscales. Ces moyensl faut les mettre. Les moyens aujourd'hui notamment l'école primaire, ils sont catastrophiques. On va se dire la réalité. C'estàdire qu'on est en train de se dire on va profiter de la chute démographique.
Certains portent ça politiquement pour essayer de récupérer un peu d'argent sur l'école. Alors que l'école aujourd'hui primaire, elle a pas les moyens qu'elle devrait en France. L'école primaire en France c'est 10 % de moins de moyens que la moyenne de l'OCDE. C'est des enseignants, vous le savez en primaire, qui sont parmi les moins bien payés de l'Union européenne avec un rapport de 1 à 2 par rapport à l'Allemagne. Et aujourd'hui, qu'est-ce qu'on entend dans le débat public ? C'est qu'on va comparer à l'euro près le salaire des enseignants à différents moments de carrière entre la France et le Portugal pour dire c'est pas si mal. Si c'est catastrophique aujourd'hui.
Donc on a les moyens financiers de réaugmenter les enseignants, faut les mettre. On a des enseignants aujourd'hui en primaire qui ont un nombre de cours parmi les plus élevés de l'Union européenne et un nombre d'heures de formation qui est parmi plus les plus faibles. Donc on a besoin de ce choc de moyens là et ces moyens là faut les concentrer de manière extrêmement forte.
Il faut prendre les moyens enseignants, continuer à les augmenter et se servir de la baisse démographique, non pas pour essayer de faire des économies sur le de l'école, mais pour aussi mettre autour des enseignants l'ensemble des équipes dont on a besoin, des équipes administratives, des équipes médicales, des équipes de suivi des élèves, des équipes d'orientation. Bref, l'école a besoin qu'on investisse sur elle massivement. Ça sera un gain pour la société, ça sera pas un coût.
Et cet investissement là doit aller pour l'école de la République, l'école publque, l'ensemble des enfants, pour une école qui permet la réussite de l'ensemble des enfants au même niveau d'ambition jusqu'au bout de la scolarité obligatoire. Ceux qui parlent de peur de nivellement par le bas, c'est ceux qui n'ont absolument aucune ambition, la capacité à faire monter au plus haut niveau l'ensemble des élèves jusqu'au bout de leur scolarité obligatoire. la France là et si elle l'a pas aujourd'hui, la France va l'avoir. Et si on fait ça, ça sera un fondamental et politiquement à côté, il faut combattre le séparatisme.
Il faut combattre le séparatisme scolaire qui est intolérable dans l'école de la République. Il faut arrêter de financer, il faut arrêter de l'organiser parce que sinon ce qu'on fait c'est la dernière fracture qu'on pourra imposer à ce à ce pays. Et les dizaines centaines de milliers de jeunes qui sont en train de subir les conséquences de cette fracture là ne le pardonneront pas ni à leurs aînés, ni au pays, ni aux promesses que la République a pu leur faire un moment.
[applaudissements]
Bien merci euh Agath. On a effectivement des combats politiques à mener face à la droite et face à l'extrême droite pour faire paisser cette idée que l'éducation ça a un impact économique sur le pays et qu'un pays qui démantelle son système éducatif, c'est un pays qui perd sa place dans le système euh euh économique international. Et donc l'idée de dire que euh l'éducation c'est d'abord un investissement avant d'être un coût, c'est un véritable combat politique.
Parce que Agath vient d'en parler, on a des opposants politiques, la droite, l'extrême droite, qui sont à calculer ce qu'ils peuvent retirer parce qu'ils considèrent que l'éducation ça n'est pas un investissement mais que c'est d'abord et avant tout une une dépense. Je donne un seul exemple, je on revient sur la question de l'éducation prioritaire que Aurélie évoquait tout à l'heure. On nous dit toujours notamment par rapport à notre département Stéphane que la scène Saint-Ni qui est un des départements qui a le plus d'éducation prioritaire coûte cher. Mais en fait non. En fait non.
Parce que la masse salariale des enseignants dans un département qui majoritairement sont des enseignants en début de carrière font que financièrement et bien le département de la Saine Saint-Di ne coûte pas plus qu'un autre département. Et ça, ce sont de véritables combats politiques. Et puisque tu évoquais les les enseignants euh Agade, comme ça a été fait tout à l'heure, moi je voudrais là aussi on a un combat politique, mes camarades, parce que il y a une volonté aujourd'hui de la droite, de l'extrême droite de démanteler et de casser cette image et cette légitimité de nos enseignants qui est absolument inacceptable.
On a un prof bas bing aujourd'hui qui est absolument catastrophique dans ce pays. Alors que nos enseignants et ça il faut qu'on le dise, qu'on le répète partout, ce sont les moins bien formés des pays de l'OCDE, ce sont les moins bien rémunérés des pays de l'OCDE, ce sont ceux qui ont le plus d'élèves dans leur classe et ce sont ceux qui ont également qui font le plus d'heures contrairement à ce qu'on veut bien nous dire. Et là, on a un véritable enjeu parce que à force de de de dénigrer euh le corps enseignant, après on s'étonne, on dit "Bah oui, euh il y a plus de candidats au concours." Bah évidemment, il y a plus de candidats au concours.
Qui veut se présenter euh à un concours aujourd'hui, notamment par rapport à ce que je viens de dire ? Et là politiquement, il y a un véritable enjeu dans la période qui s'ouvre avec de sur croix des ministres qui infantilisent aujourd'hui et qui maltraitent quelque part aussi le corps le corps enseignant. Voilà, on va maintenant vous donner la parole. Euh si vous avez des questions ou des remarques, on va vous demander d'essayer pour prendre un maximum d'intervention dans le temps qui nous est imparti pour que ensuite nos intervenantes nos intervenantes et notre intervenant puissent réagir. Alors je vois et on va faire on va alterner hein mes camarades.
On va prendre une un ou un une mais je vais faire très attention à ça. Tu as la parole. Alors vous nous dites également d'où d'où d'où vous venez. C'est important. Merci à vous. Département de la Creuse. Alors, je je suis d'accord avec tout ce que vous avez dit, mais il y a quelque chose quand même qui me gêne, c'est que l'école a tellement apporté aux enfants d'immigrés italiens, espagnols, aux enfants d'immigrés du Maghreb et leur ont permis de sortir d'une condition qui était difficile au départ. Quand je vous écoute, je trouve ça très enfin euh la plupart du temps, c'est assez négatif ce que vous dites.
Certes, je peux rien dire contre les chiffres, mais moi qui étais dans l'éducation nationale, j'ai vu tout ce que les enseignants ont pu apporter aux enfants. Donc je suis un peu un peu pas sceptique, mais n'oublions pas qu'à une époque, pour accéder à une classe de 6e, il fallait passer un examen. N'oublions pas qu'à une époque très peu accéder au baccalauréat, sachant que maintenant une majorité d'enfants accèdent au baccalauréat.
Alors, c'est vrai que il y a une différence dans dans certaines dans certains départements, mais moi ce que je constate par exemple en Creuse, c'est que les enfants accèdent assez facilement à l'école primaire, assez facilement au collège, un petit peu au lycée, très peu à l'enseignement supérieur parce que parce que bah il y a des problèmes au niveau des transports, parce qu'il y a des problèmes pas pécunies, mais c'est plutôt le fait que il y a un manque d'ambition aussi Et cette ambition là n'émane pas de l'école, elle émane très souvent des parents, des parents qui n'ont pas nécessairement cette ambition.
Donc voilà, moi ce que je voulais dire, c'est que euh pour moi l'école c'est quelque chose de de d'important et le travail qui est fait à l'heure actuelle par les enseignants est un travail remarquable, même si au niveau des chiffres, vous avez dit qu'on était derrière derrière derrière derrière. Mais je moi je suis très je je je trouve admirable le travail qui est fait par l'ensemble des enseignants et ce que l'école nous a apporté et nous apporte à tous. Bien sûr qu'il faut poursuivre. Bien sûr que c'est pas satisfaisant ce qui se passe à l'heure actuelle mais malgré tout c'est pas mal ce qui se passe encore. Bien nos intervenants réagiront.
On va prendre plusieurs interventions et ensuite vous réagirez. Euh je te tiens. Ouiussef Kamara je viens de Paris. Paris 12e. Ma question est la suivante. Pourquoi les écoles privées au bac, les enfants réussissent 10 fois mieux que ceux des écoles publiques ? Si si si si si. J'ai été à l'école privée, je vérifie comment ça se fait que dans les écoles publiques, il y a moins de réussite au bac que dans les écoles privées. Bon, il y aura des réponses à ça tout à l'heure parce que alors essayez voilà. Euh oui, bonjour, je suis Jean-Lucis Dianga, je viens de la Sainte Saint-Uni donc merci beaucoup à tous, merci infiniment.
L'école, c'est vraiment quelque chose d'extraordinaire mais je voulais parler de la violence dans à l'école publique parce que aujourd'hui on pointe l'école du du doigt, un doigt inquisiteur mais c'est l'école qui a fait de nous ce que nous sommes aujourd'hui. Je suis désolé, sont des enseignants extraordinaires qui nous ont apporté c ce savoir là et on peut que leur dire merci. On peut pas frapper sur eux. Merci. J'ai l'impression en tant que parent qu'il y a plusieurs Frances de l'éducation. Très rapidement, j'ai habité à Montmartre.
Évidemment, Montmartre, ce magnifique village, il y avait des enfants de Richard Berry, des grands acteurs pour ne pas citer les contemporains, des grands acteurs dont je me sentais en France lorsque j'étais à Montmartre. Quelques années plus tard, je suis descendu à la goutte d'or. Je parle de Paris hein. Et je n'étais plus en France. Je passe à à vol d'oiseau le 18e arrondissement. La bon martre et la goutte d'or, c'est c'est quelques encablures mais on a l'impression j'avais l'impression de vivre dans deux phrases dans deux Frances différentes. La France d'en haut, c'est le cas de le dire et la France d'en bas.
Et c'est à l'école publique où j'ai senti ma colère parce que j'étais ghettoïée dans un environnement qui me ressemblait. Et c'est là que ma fille a été poignardée à l'école publique et qu'elle est aujourd'hui en situation de handicap. Alors juste pour vous dire une chose, c'est que il y a une corrélation entre logement, environnement tant que on va ghettoïer un certain type de population. On se comprend tous ici, on est tous socialistes. On se comprend. Tant qu'on va nous parquer toujours ensemble, je vous assure que on va pas si on n pas une force ou une ouverture d'esprit, nos enfants ne pourront pas s'épanouir dans une France.
Ils vont toujours rester entre eux à ressasser les mêmes problèmes. Les parents vont toujours rêver de rentrer un jour ou l'autre en Afrique plutôt l'autre. Mais vraiment l'école en France est à l'image de son environnement. Merci. Merci. On va prendre encore une intervention pour les premières réponses et on fera une deuxième série, hein. Voilà. Et et là, comme c'est une camarade qui s'est exprimée, je vais prendre un camarade. Fait voilà, merci de lui passer le micro et ensuite une première série d' réaction. Tu as la parole. Je vais faire enfin je vais essayer de faire très vite. Moi je suis enseignant et je suis dans un lycée polyvalent.
Donc, il y a à la fois un lycée professionnel, il y a des filières technologiques et il y a des filières générales. Et on parle beaucoup effectivement des inégalités, de la ségrégation entre publique et privé. Vous avez évoqué la question du pro. Je vais vous donner un exemple qui est très parlant. Euh à la fin de la seconde, on a donc une étape d'orientation supplémentaire après celle de 3e et on se retrouve, j'aime pas procéder de cette manière-là, mais les inégalités sont à ce moment-là absolument visuelles. Vous avez des classes de première générale dans lequel vous avez une mixité à tout point de vue.
Je suis dans un établissement très mixte, sur un territoire très mixte du sud Saint-Emarne. Vous allez dans les filières professionnelles de l'industrie, vous n'avez que des garçons, que des garçons qui sont issus principalement d'une immigration nord-africaine, qui sont pour beaucoup socialement très défavorisés et c'est les filières on va voir le plus de problèmes qu'on va régler quasi systématiquement, disciplinairement. C'est ça va être la réponse. Après, on a des filières professionnelles du monde du design, du monde plus artistique et là on retrouve une mixité beaucoup plus forte et c'est des filières qui sont beaucoup plus valorisées.
Si vous passez sur le technique, le technologique, on retrouve la même chose. Et moi qui suis prof, mais dans la partie générale, mon métier devient totalement différent du métier de mes collègues qui sont dans le même lycée et qui sont dans les lycées professionnels. Et ces stratégies d'orientation, on les renvoie systématiquement au choix des élèves comme s'ils avaient vraiment choisi pour la plupart. On les renvoie systématiquement à la responsabilité des parents. Euh systématiquement d'ailleurs, c'est les mamans avec qui on est en contact, hein. Les parents, on les voit quasiment jamais.
Les papas, pardon, on les voit quasiment jamais et ils sont souvent très absents sur ces questions-là quand ils sont encore là en réalité. Bref, on a toute la conjonction des inégalités qui sont présentes au moment de l'orientation à la fin de la 3è et à la fin de la seconde et dans nos discours, dans le discours de notre établissement, je veux dire dans qu'on va tenir, c'est systématiquement sur les enfants et sur les parents qu'on va faire tomber cette responsabilité. C'est ce témoignage là que je voulais porter aussi. Bien, grand merci à toi. Alors, plusieurs réactions suite à vos interventions.
Je voulais vous dire aussi qu'il est 10h55 et que du coup, on va être évidemment pris par le temps. Euh plusieurs réactions donc par rapport à à nos camarades qui ont pris la parole. On peut on commence peut-être Alix, tu voulais réagir par rapport à la à la camarade de la Creuse ? C'est ça Isabelle ? Bon, j'ai l'ambition de comparer effectivement la Creuse et la scène Saint-Denis, on a clairement les mêmes problèmes. Maintenant, nous on n pas des classes double niveau. Moi, je te rejoins complètement sur le côté positif réellement. C'est-à-dire que aujourd'hui l'école, elle tient avec des bouts de ficelles.
On va pas revenir sur ce qui a été dit sur les 10 ans, mais euh on a plus on sent plus la l'ambition de l'émancipation parce que les enseignants euh et les élèves sont en permanence confrontés à des évaluations avec une obsession du ministère de faire remonter de la data pour faire de la communication politique notamment et donc on n plus le temps de faire tout ce que l'école faisait précédemment. Bon et je parle même pas des absences non remplacées euh qui sont euh qui sont vraiment un drame aussi bien dans la ruralité que par exemple en scène Saint-Ni. Alors moi je suis complètement d'accord avec toi.
Oui, il y a beaucoup de choses positives mais là effectivement on fait un constat inégalité a priori c'est quand même un mot qui est chargé de de négativité. Donc on est obligé aussi de faire des constats pour trouver des pistes d'amélioration et des solutions. Merci Alix. Aurélie, tu voulais aussi réagir ? Oui, je voulais faire un petit effectivement je veux bien compléter pour réagir par rapport à la camarade de la Creuse.
Euh moi je suis fille d'ouvrier et effectivement mes parents mes parents à l'époque ils avaient confiance en l'école, ils avaient voilà, ils avaient des croyances et puis effectivement j'ai pris l'ascenseur social puisque je me retrouve professeur des écoles donc il y a il y a quand même une progression. l'ascenseur social, il a fonctionné encore que euh mes prétentions n'ont pas été de faire médecin ou de faire avocate parce que ça faisait pas partie des perspectives. Bon voilà, il il y avait quand même des limites à ça. Malgré tout, l'ascenseur, il a eu mieux fonctionné qu'actuellement.
Et euh il y a des chiffres he qui euh bon bah qui qui nous le disent he aux évaluations PISA par exemple les évaluations internationales. Euh on voit bien que la France en dans ses résultats, l'écart entre les élèves de milieu défavorisés, le plus défavorisés et les et ceux issu le milieu les plus favorisés, l'écart est de 114 points en moyenne. Euh dans des pays comme l'Allemagne, la Finlande ou le Canada, on est dans un écart entre 75 et 85 points. Donc il y a quand même des chiffres des chiffres qui n'ont fait que s'accentuer enfin ces écarts qui n'ont fait que s'accentuer durant ces 25 dernières années.
Donc il y a quand même des constats, je dirais statistiques et chiffrés sur lesquels on se base. Après il y a des choses qu'on peut mettre en corrélation. Le métier d'enseignant il est devenu beaucoup plus complexe qu'auparavant. Citons notamment quelques une date clé 2005 la loi sur le handicap. euh cette loi qui est très bien, qui est une bonne chose, qui dit que chaque enfant, quel qu'il soit en situation de handicap de handicap ou non, doit trouver sa place à l'école. L'inclusion au sens très large, c'est une bonne chose pour une société, sauf que les moyens n'ont pas suivi.
Il a fallu de plus en plus faire classe euh avec des moyens de plus en plus restreints et euh le le métier s'est complexifié. Ajoutons et là je vais c'est juste succin, j'y reviendrai, je vais pas y revenir en détail mais les écrans qui ont fait leur apparition dans la vie de tous les jours des petits français, des petites françaises. Et donc tout ça, tous ces paramètres là euh se sont ajoutés au fur et à mesure des décennies et on doit composer avec cé alors que les moyens ont régressé. Donc c'est important de baisser les effectifs, on en a beaucoup parlé. C'est important de refaire mixité scolaire. C'est un un enjeu primordial pour essayer d'améliorer les choses. Merci Aurélie.
Euh donc Stéphane, tu voulais réagir ? Non, mais moi aussi je voudrais réagir à ce qui a été dit par personne de la Creuse pour par rapport à la travail formidable des enseignants. Moi, je partage ce point de vue et comme d'autres avant moi l'ont dit, moi aussi je suis issu d'un milieu très populaire. Je le premier de ma famille à avoir obtenu le baccalauréat. Je j'ai grandi dans la cité des 4000 à la Courneuve. J'ai je n'ai été scolarisé que dans les écoles de la Courneuve. mes garçons l'ont été aujourd'hui. J'en ai un qui est aujourd'hui agrégé d'histoire.
Donc je sais ce que je dois à l'école de la République et oui, je suis d'accord que des générations de des milieux populaires, des générations d'enfants d'immigrés ont été émancipés, ont réussi grâce à l'école de la République, mais la réalité, elle est pas tout à fait la même aujourd'hui. Euh les écarts se sont accrus et je ne suis pas sûr que euh la un un parcours comme le mien, bah il soit tout à fait possible aujourd'hui de la même manière. Euh je suis pas sûr, je n'en suis pas sûr du tout, même si bien sûr ça continue il continue à avoir des réussites et et et des parcours tout à fait positifs.
Et je veux ajouter aussi, alors peut-être que c'est une manière de nuancer par rapport à à ce qu'on fait peser sur l'école, c'est il y a pas que la question de l'école qui est posée bien évidemment et si l'école elle est en difficulté, c'est non seulement parce qu'on a décrit un certain nombre l'absence de choix ou de vision, mais c'est aussi parce que de je pense profondément ça, c'est c'est la société toute entière qui est plus inégalitaire. pas seulement l'école et notamment la ségrégation territoriale, elle s'est aussi accrue euh entre les territoires.
Euh les les questions de logement, les questions de discrimination à l'emploi, les questions d'accès à la santé, c'est tout l'environnement autour de l'école qui ne fait plus forcément de l'égalité la perspective de la société. Deuxième chose que je veux dire, c'est par rapport à à la question de monsieur. Bah, j'ai envie de dire les choses sont assez Je crois pas du tout, excusez-moi, je ne crois pas du tout que ce soit une question des enseignants qui seraient meilleurs dans le privé. J'ai presque envie de vous dire, c'est plutôt l'inverse parce que c'est plutôt ceux qui n'ont pas réussi à dans l'école publique qui vont dans l'école privée.
Mais c'est tout simplement plus facile d'obtenir de meilleurs résultats dans ces établissements tout simplement parce qu'ils ont trié à l'entrée, ils ont trié les élèves, ils ont pris plutôt les bons élèves et plutôt les élèves des milieux favorisés. Il suffit de regarder les chiffres et donc c'est plus facile de réussir quand on trie à l'entrée que quand on prend tous les élèves de la société. Et je vais même me me permettre de compléter ce que tu viens de dire. Euh ça a été mesuré par l'OCDE et c'est une excellente nouvelle et j'ai envie de dire parfois ne dépensez pas d'argent pour rien.
Euh à niveau socio-économique égal des enfants, l'école publique obtient des meilleurs résultats scolaires pour l'ensemble des enfants que l'école privée. Donc voilà, on peut la saluer aussi pour ça. On peut la saluer aussi pour ça. Merci Agath. Je sais qu'avec Stéphane, vous allez devoir vous rendre dans un autre débat. Ellisabeth, tu voulais aussi rager. Oui, ben merci Agath parce que c'est exactement ce que j'allais rappeler effectivement. Donc c'est très important de le faire savoir davantage justement. Et je vais revenir effectivement sur votre réaction mais merci de l'avoir eu parce que je pense que on est euh on s'entretient dans ce tableau noir.
Euh alors pour plusieurs raisons, mais je vais juste donner deux chiffres. Ça fait 14 ans qu'au niveau de l'UNSA éducation, on a un baromètre auprès des personnels où plusieurs dizaines de millieux répondent. Donc c'est très révélateur. Euh à la question euh est-ce que vous faites confiance dans l'avenir du système éducatif français ? Seul 0,3 % disent oui 0,3 %. Donc ce constat qu'on vient de dresser en fait, c'est celui de tout la quasi majorité des personnels de l'éducation nationale. Et quand on parle des inégalités sociales et scolaires, quelle est la capacité pour vous acteurs de l'école du système éducatif de lutter contre les inégalités ?
Ils sont 8 % à dire que le système est capable.
Donc, il y a bien une perte de confiance dans le système pour pouvoir relever ses défis parce que je partage et ça a été d'ailleurs mon proposiminaire, on ne peut pas regarder les inégalités scolaires en France comme dans d'autres pays parce que l'histoire du pays, sa construction, ses frontières, son histoire coloniale, son histoire, ses flux migratoires font que on a des défis bien plus élevés que dans d'autres pays et effectivement, on peut saluer la les personnels de l'éducation nationale au sens large parce qu'il y a les profs mais il y a pas que les profs de pouvoir juste justement réussir de faire réussir des élèves pour qui on pourrait avoir une fatalité dès le départ et dire bah c'est c'est gris de toute façon voilà étant donné le milieu dans lequel il est il est né ou les conditions dans lesquelles il grandit et ben l'école publique est laïque elle donne ses chances et elle donne ses réussites à ses élèves.
Sauf que là il y a une accélération mais une vraie accélération qui s'explique à deux niveaux de ces dernières années. Il y a le détricotage depuis 2017 de tout ce qui avait été mis en place précédemment, même si c'était pas suffisant, c'était discutable, c'était perfectible, il y avait encore des choses à améliorer. Mais depuis 2017, nous on vit un vrai détricotage de ce qui a été tenté euh de mettre en place dans l'école. Et donc, on revient en arrière et c'est pas en revenant en arrière queon va pouvoir répondre aux exigences de la société de demê parce que effectivement, Aurélie l'a dit, la société elle change et les besoins changent.
Et il y a aussi une accélération de l'environnement de l'école. Et aujourd'hui, en tant qu'acteur, on est impuissant. D'où les chiffres, on se sent en incapacité de répondre à ce que la société, le monde du travail exige. La lutte contre le harcèlement, la lutte les atteintes à la laïcité, la lutte contre les le la dépendance aux écrans et aux réseaux sociaux de nos et je pense que c'est cette accélération qui nous inquiète et qui dit si on réagit pas maintenant, il y a un moment où on aura plus le choix et on arrivera plus justement à trouver des solutions. Et je pense que là on est vraiment et on est en plus sur une échéance déterminante pour notre pays, les présidentiels.
On est à un moment très important et si il n'y a pas la majorité des Français et on doit faire partie des acteurs qui doivent faire avoir cette prise de conscience qui réalise que là c'est on est on est le moment opportun justement pour pouvoir euh attraper au bon moment la nécessité de peser sur les choix politiques éducatifs du pays. Moi, je suis très inquiète pour l'avenir du pays vraiment parce que l'accélération fait que la montre tourne très vite et que l'heure nous est vraiment compté. Merci Ellisabeth Charlotte juste pour rebondir à mon tour d'abord ici ce qui nous réunit avec vous c'est vraiment cette foi en l'école de de la République.
moi-même je suis encore enseignante et aussi le fruit de de l'école républicaine et et je pense que au moment des bouleversements sociétés que nous rencontrz à que nous rencontrons à l' à l'aube de l'IA aussi il faut vraiment qu'on puisse ici dire que parler de l'école c'est parler du contrat républicain il n'y a pas plus grand sujet politiqu si nous pouvons avoir ce sentiment d'être un peu démunis pour autant nous serons nous sommes sommes convaincus ici que nous avons cette capacité d'agir. Nous pouvons agir. Il n'y a pas de fatalité quand on parle de d'école, quand on parle de projet éducatif. Non, il n'y a pas de fatalité.
Et par exemple, je pense que nous pouvons ici se dire que euh nous considérons que sans déshabiller les autres niveau, oui, il faudra euh massifier notre engagement en direction du primaire et tout particulièrement en direction des maternels. Parce que là où en troisème et bien on va péner ici à rédiger ces 30 lignes de paragraphe argumenté en histoire géo et bien ça ça aura été écrit dès la maternelle et tout particulièrement dans des dans dans le parcours éducatif d'enfants qui rencontrent des difficultés autour de l'école.
Donc oui, rappelons ici fortement et dans le capre du projet que nous allons parler que l'école est un sujet éminemment politique, qui que c'est au travers de l'école que nous nous engageons dans dans ce projet de société que que nous voulons construire, que nous avons confiance euh dans les enseignants, que nous avons confiance dans cette détermination de tous les acteurs du village éducatif, mais que nous avons donc besoin de d'y mettre plus de moyens et de lutter contre contre le séparatisme. Bien merci Charlotte.