"Sur l'économie, Bardella et Le Pen ne sont quasiment d'accord sur rien" (Antoine Comte)
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Et donc Marine Le Pen qui lance sa campagne à Len Baumont avec une promesse he parler au portefeuille des Français mais derrière le discours attendu aujourd'hui euh dans son pouvoir d'achat les baisses d'impôts et la protection sociale est une question demeure. Comment financer alors de la dette et du budget sous tension l'économie est-elle le talon d'Achile du Rassemblement national ? C'est notre débat du jour. D'abord Cassandre à quoi ressemble le programme économique du RN pour 2027 ? Et bien le programme du RN en fait il pour l'instant il il y a quelques grandes priorités si vous voulez, c'est le pouvoir d'achat, la baisse des impôts et des charges, la priorité donnée à la production française et la réduction du déficit. Alors sur le pouvoir d'achat, euh le Rassemblement national veut
notamment faire baisser la TVA sur l'énergie de 5,5 % contre 20 % aujourd'hui. Ça c'est vraiment leur plus grosse annonce, on va dire. Le parti veut également alléger la fiscalité qui pèse sur les entreprises, notamment euh en supprimant certaines taxes de production avec évidemment l'objectif de favoriser l'investissement et la réindustrialisation. Et puis l'autre pilier et bien euh c'est la préférence nationale hein dans l'économie hein. Le RN, il veut notamment favoriser les entreprises françaises dans certaines commandes publiques et réserver certains dispositifs également aux français. Et puis bien sûr, il y a le sujet des retraites, hein, un sujet qui devient particulièrement sensible parce que là le RN veut revenir sur la réforme des
retraites, mais la proposition et bien en fait, elle n'est plus exactement la même entre Marine Le Pen et Jordan Bardella. Justement, où sont euh les différences qui assemblent entre les deux ? Est-ce qu'on a aujourd'hui deux programmes économiques au sein du Rassemblement national ? Bien, si vous voulez, sur le fond euh ils défendent toujours la même philosophie ou même la même économie, hein, si je peux dire. c'est-à-dire moins d'impôts, plus de pouvoir d'achat et une préférence pour la production française. Mais en fait, on remarque plutôt une différence de ton et surtout euh quelques divergences sur certaines mesures. La plus importante et bien elle concerne les retraites. He Marine Le Pen défend toujours le retour à 62 ans avec la possibilité de partir à 60 pour ceux
qui ont commencé à travailler tôt. En fait, elle veut conserver cette mesure sociale très populaire auprès de l'électorat du RN. Et Jordan Bardella, bien lui, il se montre beaucoup plus prudent. Il considère que le système actuel n'est pas soutenable financièrement. Et puis il y a aussi la question des super profits. Vous savez, on en parle plutôt régulièrement. Marine Le Pen, elle veut toujours les taxer. C'est-à-dire que lorsqu'une entreprise réalise des bénéfices exceptionnels, elle considère qu'une partie peut revenir à la collectivité. Alors que Jordan Bardella, bah là encore une fois, il est plus prudent. Donc on voit bien que derrière ces différences, il y a deux stratégies qui sont différentes. Marine Le Pen, elle veut préserver le volet social et populaire du RN. Jordan
Bardella, lui, il veut davantage envoyer un message aux entreprises, aux investisseurs, un RN qui se veut désormais un peu prousiness finalement avec Jordan Bardella. Antoine, il y a une fracture clairement entre Jean Bardella et Marine Le Pen marqué notamment par le départ surprise du conseiller aux questions économique François Durv, lui qui était présent justement pour rassurer les j'allais dire les milieux économiques. Clairement Marine Le Pen souhaite davantage axer sa campagne sur les questions sociales. En fait, ce qui est intéressant au sein du Rassemblement national, alors bien évidemment, ils vous diront que tout va bien dans le meilleur des mondes, sauf que c'est vraiment pas le cas entre Jordan Bardella et Marine Le Pen sur plein de sujets, mais sur l'économie euh
sur le volet économique, euh ils sont quasiment d'accord sur rien. Euh alors bien évidemment, Jordan Bardella va vous dire "La candidate, c'est Marine Le Pen et je suis finalement sa ligne et je ferai sa campagne." Euh mais Jordan Bardella, c'était lui préparé à être le candidat et il avait passé son temps à [raclement de gorge] tenter de séduire les milieux économiques, les patrons et ça marchait plutôt pas mal. Il y avait des bons retours. On se rappelle de Patrick Martin, le patron du MEDF qui avait eu plutôt des phrases assez enfin on va dire qu'il saluait plutôt le le le le on va dire les ambitions et la présentation du programme économique à la façon Bardella. Euh même si le il il avait pas apporté son soutien à Jordan Bardella, mais en tout cas euh il avait
plutôt séduit par euh par euh sa sa prestation. Et en fait depuis que Marine Le Pen euh est officiellement candidate, finalement et qu'elle est finalement candidate, euh vous avez en fait cette ligne sociale qui euh désormais domine euh le le les débats au sein du du RN. Alors après euh Marine Le Pen euh il suffit qu'on remonte il y a 5 ans 2022 euh elle je le disais tout à l'heure elle se prénommait enfin elle se présentait comme la la candidate du du pouvoir d'achat. En fait, vous avez euh des sujets qu'elles maîtrisent très bien et c'est vrai qu'elle maîtrise très bien les sujets liés au social, hein, le logement, euh toutes ces thématique là et d'ailleurs, ça va être les trois/4 de son discours tout à l'heure. Après, elle va évidemment parler aussi d'immigration, d'insécurité euh parce
que c'est quand même le fond de commerce du du rassemblage national aussi. Mais euh il y a vraiment deux lignes aujourd'hui au sein de ce parti. une ligne très libérale incarnée par Jordan Bardella et une ligne beaucoup plus sociale incarnée par Marine Le Pen et celle qui est en train de reprendre le dessus, celle qui est en train de gagner parce que Marine Le Pen la candidate, c'est la ligne sociale. Anthony, si le Rassemblement national arrivait au pouvoir, sa politique économique serait immédiatement confrontée à Bruxelles, au marché et à nos partenaires européens. [raclement de gorge] Alors ça ça j'invente rien. C'est un article qui a été publié, c'était hier dans le Financial Times, le grand quotidien des affaires britanniques qui a lu un peu par toute le l'élite euh européenne euh
de et mondiale d'ailleurs hein de la de la presse. Donc c'est c'est un article passionnant parce que et d'abord ça s'est publié dans le F du weekend donc c'est fait pour être lu sur le long terme, c'est un long papier et qui explique comment en fait l'ensemble des gouvernements de l'Union européenne est en train en ce moment de se mettre au carré pour faire vite vite vite vite passer l'agenda européen des 5 ou six prochaines années avant qu'on n'arrive éventuellement au pouvoir le Rassemblement national. Alors, c'est pas eux les gouvernements européens qui ont eu cette idée-là. C'est le gouvernement français d'après le Financial Times qui s'est qui se qui en ce moment essaie d'accélérer la euh la vitesse en expliquant effectivement que l'arrivée de Marine Le Pen au gouvernement
pourrait euh bloqué à tous les dossiers qui considèrent que l'actuelle présidence française ou que les gouvernements très proeuropéens de l'Union européenne considèrent comme essentiel. Je veux dire par là euh le dossier sur les voitures euh les voitures à à moteur à combustion, le le RN a toujours n'a pas jamais fait secret du fait qu'il voulait revoir cette norme qui oblige en fait les constructeurs européens à passer petit à petit à l'électrique et ceux dans les délis très cours. Voilà. Euh le dossier aussi euh euh pardon le dossier sur la marché du carbone, vous savez ces fameux euh droit de polluer d'une certaine façon que l'on s'échange et que le le Ren voulerait revoir. Et puis aussi tout simplement le prochain budget parce que là on est en train de discuter il faudra et ça va
venir des six prochaines années de budget de l'Union européenne. Il y a une volonté à la fois Paris de Paris, il y a une double volonté. Paris dites vite s'il vous plaît parce queà partir de l'année prochaine et si onobtient pas un bon deal, on ne négociera pas et ce sera le prochain gouvernement qui le fera et ce sera peut-être le Rassemblement national. Et en le disant, il se réserve aussi la possibilité de mieux négocier. Bien sûr, c'est aussi une bonne guerre. C'est faire vite pour favoriser les intérêts de Paris. On peut évoquer aussi ce matin le précédent Georgia Méloni qui a dû composer avec Bruxelles et les contraintes budgétaires une fois au pouvoir. Est-ce que le Rassemblement national pourrait faire la la même chose, une normalisation pragmatique en
quelque sorte ou est-ce qu'il assumerait une confrontation suscepti susceptible de renchérir le coût de la dette française ? Alors si je puis me permettre là, je peux répondre très clairement. C'est pas du tout Georgia Meloni qui a eu l' Georgia Meloni n'a jamais fait n'a jamais voulu sortir de l'Union européenne. C'est la cof industria, c'estàd l'équivalent du MEDEF italien qui est allé la voir dans son petit bureau pour lui dire madame vous allez arriver au pouvoir. Il y a deux choses qu'il faut que vous sachiez. C'est un, pas question d'antagoniser l'Union européenne. Et de merci de de régulariser 500 à 600000 personnes tout de suite parce que nous en avons besoin pour faire tourner l'économie euh l'industrie italienne qui je le rappelle madame est la deuxème d'Europe. Elle
s'est euh elle s'est comment dire euh elle s elle a otempéré le petit doigt sur la couture du pantalon. Elle était pas là depuis 2 jours qu'elle a effectivement annoncé la régularisation dans un premier temps de 400000 personnes, dans un 2e temps de de 600000 à 1 million de personnes. Merci beaucoup à tous les trois.
Marine Le Pen