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Discours / meetingLa Philature· 3 décembre 2025 15 minContradictoireActualité / polémiqueSantéBudget & impôtsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Clouet démasque De Montchalin : le clash qui révèle tout sur le budget de la Sécu

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 70 %Défensif 20 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:00Chiffre
    « On peut pas raconter qu'il y a eu de l'argent en moins. C'est faux. C'est le plus haut taux de croissance hors les deux années de Covid depuis 2010. »
  • 1:11Fait
    « Le premier ministre, monsieur le cornu, avait annoncé que le parlement aurait le dernier mot. Alors pour le concrétiser, il a coupé la parole. »
  • 1:47Chiffre
    « Le projet initial du gouvernement prévoyait une taxe sur les mutuelles à 2,25 %. »
  • 2:28Fait
    « On l'a rejeté en commission et dans cet hémicycle. Donc ça part au Sénat qui l'a rétabli dans un effort incroyable presque de l'humanitaire. »
  • 3:13Fait
    « Faire des économies n'a jamais été un projet de vie. Soigner les gens, oui. »
  • 5:15Fait
    « La diminution des dotations établissement français du sang qui a déjà bien du mal à sauver des vies au quotidien. »
  • 5:53Fait
    « On s'est battu avec les pharmaciennes et les pharmaciens pour sauver ce qu'on appelle le plafond de remise générique. »
  • 7:04Fait
    « Il manque au moment où on parle par exemple du pruante pour les personnes à risque cardiaque, du rifataire quand la tuberculose. »
  • 7:38Promesse
    « On crée un pôle public du médicament. »
  • 8:15Fait
    « Taxe sur les médicaments par décret à la main de la ministre. Durée des arrêts de travail par décret à la main des ministres. »
  • 10:09Chiffre
    « Il y a 30 milliards d'euros de dettes des hôpitaux. »
  • 10:50Chiffre
    « Il y a 1 milliard d'euros de charge d'intérêt qui est versée tous les ans dans des hôpitaux comme celui de Toulouse. »
  • 11:21Chiffre
    « Des crédits ont été annulés. 267 millions annulés dans les hôpitaux, 125 millions dans le médico-social, 116 millions dans les ÉPADES. »
  • 11:55Chiffre
    « La Fédération hospitalière de France tous les ans vous alerte, comme c'était le cas en 2025 sur les plusieurs milliards d'euros qu'il manquent. »
  • 13:02Chiffre
    « En France, la mortalité infantile c'est 4,1 enfants pour 1000 qui meurent avant l'âge d'un an. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

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Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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On peut pas raconter qu'il y a eu de l'argent en moins. C'est faux. C'est le plus haut taux de croissance hors les deux années de Covid depuis 2010. Je suis très heureux d'entendre la ministre nous dire que tout va bien parce qu'en fait elle est la seule à être au courant. Mais c'est vrai, vous avez raison. Moi je vois dans la rue il y a il y a des patients qui font la fête, ils ont un portrait d'Emmanuel Macron comme ça en disant "C'est super, il y a des soignants qui brûlent des sierges à son image. Enfin vraiment tout va bien. Les hôpitaux français presque vous vous un culte, vous avez l'air de l'ignorer mais vraiment les gens sont ravis. C'est l'allégresse partout. Le budget de la SQ ultra austéritaire et déjà rejeté par l'Assemblée nationale passe en seconde lecture. Si vous n'avez

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pas suivi comment le gouvernement compte vous faire les poches et détruire notre système de santé, Adrien Cllo vous résume la situation. La peste ou le choléra, c'est ce que vous nous demandez de choisir entre un texte de la droite macroniste et un texte de la droite sénatoriale. Faux dilemme puisqu'il reste une alternative, celle consistant à rejeter ce projet mortel pour la sécurité sociale. Oui, assez clairement, entre deux mots, nous n'en choisissons aucun. Non, les insoumises et insoumis n'ont pas envie de choisir entre taxer des malades ou fermer des lits d'hôpital. Ils n'ont pas envie de choisir entre baisser le salaire des soignants ou baisser le salaire des apprentis. Nous ne voulons pas discuter de savoir comment plumer les gens dans un pays où une poignée de

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super riche se gave. Le premier ministre, monsieur le cornu, avait annoncé que le parlement aurait le dernier mot. Alors pour le concrétiser, il a coupé la parole. Effectivement, ça marche mieux comme ça puisque en première lecture, madame la ministre de Montchalin a discuté jusqu'à minuit pour dépasser le délai du vote. Magnifique démocratie parlementaire. On bavasse, on bavasse et puis à la fin, vous partez avec l'urne. Vous nous prenez pour des bues avec l'aller-retour à Assemblée nationale Sénat. Vu que personne ici ne voulait du texte initial, je dis bien personne. On a eu des votes avec zéro voix pour quand même vu que personne ne vou du texte initial qui comporte pour rappel le gel des pensions de retraite, le déremboursement des affections longue

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durée, et bien vous l'avez envoyé à vos complices du Sénat qui évidemment ont fait encore pire. C'est tel qu' des charges augmentant de 12 jours la durée de travail annuelle, repoussant d'un an le congé supplémentaire de naissance. Et donc après cette petite blague recevant la copie, vous avez des députés qui disent "Oh là là, revenons au texte du gouvernement puisque l'autre est encore pire." Et donc ils s'apprêtent à voter un texte ne voulait pas au début. Formidable tour de passe. Mais pardon, ce n'est pas du travail parlementaire sérieux que de procéder ainsi. C'est de l'arnaque de première catégorie. Le projet initial du gouvernement prévoyait une taxe sur les mutuelles à 2,25 %. Alors traduction pour celles et ceux qui écoutent taxe sur les mutuelles égale taxe sur vos

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cotisations qui vend la mutuelle et donc toutes les personnes qui cotisent vont payer plus. Bref, le gouvernement mettait une taxe à 225 %. On l'a rejeté en commission et dans cet hémicycle. Donc ça part au Sénat qui l'a rétabli dans un effort incroyable presque de l'humanitaire. C'est dire c'est plus 2,25 % qu'on payera c'est 2,05 %. Et donc certains disent mais c'est génial super bravo. Écoutez nous ne sommes pas d'accord avec le fait de recevoir un coup sur la tête. Alors deux encore moins. Donc ce texte est composé exclusivement de ce type de manœuvre. Vous faites une horreur ça part au sénat ça dev une abomination ça rentre chez nous. Vous votez pour l'horreur en question. Ce texte n'a en l'espèce pas d'autre sens que de faire des économies comme c'est annoncé par les ministres.

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Mais enfin, faire des économies n'a jamais été un projet de vie. Soigner les gens, oui. Développer la recherche médicale, oui. Protéger les enfants également. Mais faire des économies n'est pas un projet déjà pour une raison très simple, c'est qu'il y a plusieurs manières de faire des économies. Ce n'est pas pour faire des économies que vous imposez une taxe sur les mutuels puisque vous en feriez bien plus en intégrant les complémentaires privés à la sécurité sociale. Je rappelle que sur 100 € dont on s'acquite à une complémentaire privée, 20 € partent en frais de gestion. Alors que sur 100 € dont on s'acquite à la sécurité sociale, 4 € seulement partent en frais de gestion. Donc vos politiques de déprotection sociale coûte cher au pays. Et lorsqu'on transfère une charge de la

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sécurité sociale à des complémentaires privés, à de l'assurance privée, et bien on perd 16 € au passage par tranche de 100 € de cotisation. Donc la réalité est inverse. C'est parce que vous voulez des rembourser les soins que vous mimez la recherche d'économie et ce à Forcei dès lors que vos coupes budgétaires coûtent extrêmement cher. Ou car oui, dépouiller l'hôpital public ça coûte cher. Refouler des gens aux urgences comme on le voit par exemple au CHU de Toulouse, ça coûte extrêmement cher. Abandonner des entreprises de production médicale ou sanitaire, ça coûte extrêmement cher. Une pensée pour LDR médical à côté de 3. Une entreprise qui produit des prothèses de disque cervical modèle mondial 150

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brevets à son actif qui est liquidé par un fond de pension nord-américain dans l'abandon total du gouvernement jusqu'à présent. Et donc à chaque fois vous vous félicitez en disant "Regardez, on a économisé 1 million ici et l'économie coûte 100 millions par là." Vous vous fichez totalement des équilibres budgétaires. Le fond du texte et du projet consiste à gaver des fonds de pension et quelques grandes fortune. Alors, je sais pour reprendre le grand écrivain Catebassine que l'absence d'itinéraire abolit la notion du temps. Donc vous pensez nous perdre et qu'on oublie les délais, les agendas, mais enfin le calendrier on l'a en tête. Dans une semaine, vous pourrez procéder par ordonnance pour imposer le budget que vous voulez et d'ici là, vous négociez un 493 avec ceux qui ont envie de

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discuter avec vous. Alors certes pour amuser la galerie, on a entendu parce qu'on les a pas vu des discussions obscures entre le gouvernement et des socialistes. Au final, que s'est-il passé ? Quel est le bilan de la séquence ? Le gouvernement n'est pas bougé et le PS a gobé proposition macroniste. L'attaque sur les mutuels que j'évoqué tout à l'heure. La diminution des dotations établissement français du sang qui a déjà bien du mal à sauver des vies au quotidien. les sanctions financières aux hôpitaux qui acceptent trop de patients. Le PS était contre il y a 2 semaines, il a voté pour samedi dernier. Ce n'est pas de la négociation, c'est de la macronisation et encore pire avec l'enthousiasme des nouveaux convertis. Pour négocier, vous expliquerez votre

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position après. N'hésitez pas à prendre le micro si jamais votre groupe vous laisse faire. Car pour négocier, il faut parler à des ministres de la République et pas et pas à des interlocuteurs qui mentent de façon pathologique en portant procuration pour toute la bourgeoisie française. Les engagements pris dans cet hmicycle ont toujours et systématiquement disparu quelques heures après. On a entendu dire "Nous respecterons les votes faux." Exemple, on s'est battu avec les pharmaciennes et les pharmaciens pour sauver ce qu'on appelle le plafond de remise générique. Une manière pour elle et pour eux d'avoir les revenus suffisants pour survivre. ce plafond de remise essentiel de chiffre d'affaires, vous déposez un amendement du gouvernement pour le supprimer. Alors, vous venez de dire

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c'est nous qui l'avons fait, c'est vous qui déposez la suppression. Donc, lisez ce que vous faites. Franchement, je vous demande même pas de le comprendre, je vous demande de le lire. Autre exemple, à l'hiver dernier 2025, la ministre de la santé, madame Vrain, donc ex-ministre de la santé pour ceux qui suivent proposait un deal aux entreprises pharmaceutiques. Elle disait : "S'il baisse le prix du médicament, et bien ils ne payeront que 1,6 milliards d'euros d'impôts au titre de la clause de sauvegarde, une taxe spécifique au secteur." La même ministre en juin nous annonce "Il n'y a pas d'accord, on ne l'a pas trouvé, il ne le respecte pas. Pourtant, vous signez le chèque. Pardon, mais lorsqu'on négocie aussi mal, il faut arrêter hein, vraiment parce que

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vos enfants soient contents quand ils négocient l'argent de poche, j'imagine vu vos facultés dans le rapport de force. Mais là, on parle de nos impôts qui filent dans les caisses du patronat pharmaceutique. Et le bilan, on le connaît, c'est le bilan des pénuries générales de médicaments. Et pas de la faute des petites TPE. Il manque au moment où on parle par exemple du pruante pour les personnes à risque cardiaque, du rifataire quand la tuberculose. Tous les deux sont produits par Sanopi. Une entreprise qui préfère gaspiller 5 milliards d'euros en dividant nos actionnaires que de faire son boulot produire des médicaments qui soignent. Il faut donc s'extraire d'un débat pourri sur l'industrie pharmaceutique consistant à se demander est-ce qu'on les gave ou est-ce qu'on

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les arrose ? Bah non, ni l'un ni l'autre. On crée un pôle public du médicament. Regardez ce que font d'autres pays, États-Unis d'Amérique où une centaine d'hôpitaux sont associés de manière coopérative et non lucrative pour fabriquer eux-mêmes les médicaments. Regardez le Brésil où le ministère vient une fondation publique produits générique et vaccin. Ces pays n'arrosent pas des multinationales qui délocalisent ou des multinationales qui arrosent les actionnaires. Elles payent elles-mêmes les lignes de production. Elle recrute des chercheurs et des chercheuses, des ouvriers, des techniciennes, des techniciens et fabriquent ce dont on a besoin. Et avec tout ce passif qu'on vous avez avec vous, vous osez encore nous présenter un texte budgétaire dont la moitié des

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dispositions dépendent de décret, c'est-à-dire de vos décisions à vous dans des alcaves derrière des rideaux. Taxe sur les médicaments par décret à la main de la ministre. Durée des arrêts de travail par décret à la main des ministres. Niveau des cotisations sociales à la main des ministres. Réforme du budget établissements médicaux-sociaux par décret à la main des ministres. Mais il faut que vous compreniez qu'on n'a pas confiance en vous. Même lorsqu'on vous sert la main, on recomte les doigts. Donc on va pas vous confier par voix de décret l'ensemble des choix importants du pays et remettre nos compatriotes à votre arbitraire et à votre discrétion personnelle. D'autant que notre niche parlementaire à la France insoumise a montré qu'une victoire politique ne

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dépend jamais de magouille en salon, mais de la mobilisation dehors et de la lutte implacable ici. Non, nous n'avons rien nous n'avons rien revu de nos positionositions politiques lorsque cette assemblée a voté contre l'accord du Mercosour de Libre échange pour l'égalité des tarifs postaux avec nos compatriotes ultramarins ou pour nationaliser Arcelor Mital. Nous n'avons rien rabattu mais nous nous sommes battus de bout à bout et nous avons gagné. Pour conclure, comme le disait le grand écrivain José Saramago, je vois que certains ont des problèmes de concentration. Donc vraiment concentrez-vous parce que le débat ça va durer un peu plus. Comme disait l'écrivain José Saramago, ce sont les rêves qui maintiennent le monde sur orbite. Et bien commençons ce soir par

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dissiper nos cauchemars et renvoyons votre texte. On n'est pas forcément contre le compromis. Seulement le seul compromis que vous nous proposez, c'est de choisir qui des malades, qui des jeunes, qui des retraités, qui des travailleurs ou qui des modeste devra se serrer la ceinture et devra payer pour pris pour protéger ceux que vous protégez vous depuis des années. C'est choisir qui de Catherine en affection longue durée. Latitia est soignante en ÉPAD, Mohamed qui est apprenti. Lequel de ces trois devra se serrer la ceinture pour poursuivre les cadeaux et les exonérations de cotisation sociale pour les plus grandes entreprises ? Ce n'est pas un compromis quand vous proposez d'enlever 6 milliards d'euros à notre système de santé qui est déjà à l'agonie. Ce n'est

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pas un compromis quand vous demandez à Lilia qui travaille à Boisseuil qui a deux emplois de choisir entre se chauffer ou manger. Ce n'est pas un compromis quand Mathieu Ambasac a peur de sortir sa voiture parce que si elle tombe en panne ça le met en difficulté financière. Ce n'est pas un compromis quand Nevine qui a déjà aussi de travail, elle ne peut pas dépasser un repas par jour et va être taxée sur ses frais de santé. Ce n'est pas un compromis, c'est une véritable dégradation des conditions d'existence de nos compatriotes et ce texte doit être envoyé là d'où il vient. On peut pas raconter qu'il y a eu de l'argent en moins. C'est faux. C'est le plus haut taux de croissance hors les deux années de Covid depuis 2010. Je suis très heureux d'entendre la ministre nous dire que tout va bien

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parce qu'en fait elle est la seule à être au courant. Mais c'est vrai, vous avez raison. Moi je vois dans la rue, il y a il y a des patients qui font la fête, ils ont un portrait d'Emmanuel Macron comme ça en disant "C'est super, il y a des soignants qui brûlent des sierges à son image. Enfin vraiment tout va bien. Les hôpitaux français presque vous vous un culte. Vous avez l'air de l'ignorer mais vraiment les gens sont ravis. C'est l'allégresse partout. Bon parlons un peu sérieusement. Il y a 30 milliards d'euros de dettes des hôpitaux. Il y a 1 milliard d'euros de charge d'intérêt qui est versée tous les ans dans des hôpitaux comme celui de Toulouse, on renvoie les gens des services ambulatoires. On leur dit "Non, il y a pas de place, on ne peut même pas

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vous accueillir." Enfin, je suis désolé de faire intervenir le monde réel dans un débat métaphysique qui semble vous passionner, mais on est là quand même en France pour parler de la situation de notre pays. Des crédits ont été annulés. 267 millions annulés dans les hôpitaux, 125 millions dans le médico-social, 116 millions dans les ÉPADES et puis alors les tours de bon tau, on peut aussi en parler. L'année dernière, la Fédération hospitalière de France vous disait qu'il manquait plusieurs milliards, vous ne les mettez pas. Donc, ce sont des milliards qui manquent. Et puis on on va pas non plus vous expliquer l'inflation, le fait que l'inflation augmente, que les charges pour les hôpitaux, elles elles augmentent. Et donc du coup, il faut monter les budgets. Et quand la

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Fédération Hospitalière de France tous les ans vous alerte, comme c'était le cas en 2025 sur les plusieurs milliards d'euros qu'il manquent et que vous ne les mettez pas, c'est de l'argent qui manque pour l'hôpital. Franchement, on va pas devoir vous réexpliquer le fait que tous les ans les besoins augmentent. Il y a un vieillissement de la population, il y a une ép une épidémie de maladie chronique qui qui prolifère partout dans le pays. Il y a la technologie aussi qui augmente. Donc il faut mettre plus de moyens et donc vous allez pas nous dire maintenant qu'effectivement vous avez enlevé de l'argent. Tous les ans, il faudra mettre plus de moyens pour l'hôpital. Mais si même ça vous le savez pas, franchement on est bien mal embarqué. Là où vous avez raison, c'est que nos

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établissements de santé connaissent des déficits. Monsieur Monnais parle de 66 %. Pour moi, il y en a 61 % et ça représente en déficit 2,65 milliards. Donc oui, on peut pas fermer les yeux là-dessus. Et euh s'ils sont en déficit, c'est qu'effectivement euh par rapport à leurs besoins, il faut qu'on puisse résoudre la question des moyens et c'est là où les réformes structurelles dont on a tant besoin euh il faut qu'elles arrivent. Dans cette belle réalité que vous décrivez sur l'hôpital avec notamment les belles hausses de moyens dont vous nous parlez mais dont les so que les soignants ne voient pas. Sachez que dans le pays depuis 30 ans, la mortalité infantile augmente. On est un des rares pays d'Europe d'ailleurs où la mortalité infantile augmente à tel point qu'on est

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passé de la 3e place à la 25e et 27e place juste après la Bulgarie. En France, la mortalité infantile c'est 4,1 enfants pour 1000 qui meurent avant l'âge d'un an. En Haut de Vienne chez moi, c'est 5,2 pour 1000. La moitié de ces décès, ils sont dans les 28 premiers jours, c'est-à-dire la période néonatale. Par exemple, quand quand il y a aujourd'hui des enfants dans un grave état qui doivent aller en réanimation néonatale, sachez qu'aujourd'hui 23 % des bébés qui vont en réanimation néonatale ne peuvent pas être acceptés parce qu'il n'y a pas de place suffisante. Il y avait un fond qui était fait pour augmenter les capacités de réanimation néonatale. Et bien là, dans ce budget, dans cet article 3, vous baissez le fond qui est censé augmenter les capacités en réanimation néonatale.

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Ça veut dire qu'on a fait on a un président qui nous dit qu'il faut réarmer démographiquement et cetera le pays mais en même temps vous n'êtes même pas capable de donner les moyens pour faire grandir et naître les bébés. Donc aujourd'hui, il faut mettre ces moyensl et quand on voit que dans PLFSS il y a une baisse de budget pour le coup il y a une baisse de ce fond. Ça n'est pas acceptable. Monsieur Monnais, vous vous parlez du des besoins des hôpitaux et sur le déficit qui est important 2,3 mil. Madame Lebont et madame Runel vous et madame Rousseau d'une certaine manière là vous allez dans le dans le dispositif en lui-même c'està-dire qu'on est sur cet article qui supprime enfin qui qui baisse de 60 millions la dotation au fond de modernisation et d'investissement en santé. Bon moi je

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vais pas vous mentir cette baisse elle a déjà été actée. Elle a été actée le 8 juillet. Donc j'allais dire l'argent euh il a déjà été baissé le 8 juillet de de cet été. Euh donc en fait, on ne vient que retranscrire dans la loi, mais c'est presque un souci de sincérité. Monsieur Clou à l'heure nous disait "Les comptes sont insincères." Bah en on Alors après, est-ce que je je suis je suis à l'aise avec ce tour de pass-p budgétaire ? Non, j'aurais préféré que qu'on ne l'it pas. Cette première partie, c'est une photo de ce qui a été fait en 2025. On peut contester la photo, on peut considérer que nous l'avons pas bien fait. Mais malheureusement, quand on est le 2 décembre, bah on peut plus changer la réalité de ce qui s'est passé depuis en l'occurrence le 1er mars. Yes.