Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:52PrésentateurFait
« Elle le paye très cher en Syrie où vous avez été ridiculisés. »
- 0:55PrésentateurFait
« Elle le paye très cher sur l'affaire du contrôle des frontières où l'Allemagne vous méprise et vous ridiculise une fois de plus. »
- 1:02PrésentateurFait
« C'est bien la première fois qu'un gouvernement obéit aux coups de sifflet des Pays-Baltes et de la Pologne. »
- 1:53PrésentateurFait
« Vous avez été au point de nier la réalité de la Crimée, qui a toujours été russe, mais vous le savez très bien. »
- 3:37PrésentateurChiffre
« Faute économique avec un coût considérable de plus d'un milliard d'euros au moment où les francs paient toujours plus d'impôts. »
- 4:08PrésentateurFait
« les exportations des États-Unis augmentent vers la Russie. »
- 4:20PrésentateurFait
« Nous faisons chuter nos exportations et leurs exportations augmentent. »
Temps de parole
- Présentateur91 %
- ?9 %
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La parole est à M. Dupont-Aignan pour cinq minutes. M. le Président, M. le Ministre, Mme la Présidente, Depuis le Général de Gaulle
et
le début de la Vème République, tous les présidents de la République,
de
Charles de Gaulle à François Mitterrand à Jacques Chirac, ont eu à cœur de défendre une parole libre et indépendante de la France.
Et
cet accord que nous examinons aujourd'hui est le signe, le symbole,
de
la fin de cette politique, de la soumission totale
de
votre présidence et de votre gouvernement
aux
ordres,
aux
petits ordres
des
États-Unis d'Amérique, de la Pologne, des Pays-Baltes.
La
France n'est plus la France avec vous.
La
France a abandonné cette politique
et
elle le paye très cher
sur
l'ensemble de la scène internationale. Elle le paye très cher en Syrie où vous avez été ridiculisés. Elle le paye très cher sur l'affaire du contrôle des frontières où l'Allemagne
vous
méprise et vous ridiculise une fois de plus.
Elle
le paye très cher en Russie et en Ukraine.
Oui,
c'est bien la première fois qu'un gouvernement obéit aux coups de sifflet des Pays-Baltes et de la Pologne.
C
'est bien la première fois qu'un gouvernement obéit aux ordres de Bruxelles et de Mme Kelle qui n'a plus rien à faire de votre parole.
C
'est une faute stratégique,
économique
et financière.
Une
faute stratégique car vous le savez très bien, la Russie est notre partenaire.
Nous
pouvons avoir des désaccords avec Poutine,
mais
Poutine passera, la Russie restera. Et ça, vous ne l'avez toujours pas compris.
Vous
avez préféré,
pour
de mauvaises raisons, obéir à un gouvernement ukrainien avec des partenaires racistes, xénophobes. Et là, ça ne vous gêne pas soudain.
Ça
ne vous gêne pas.
Vous
avez été au point de nier la réalité de la Crimée, qui a toujours été russe, mais vous le savez très bien.
Vous
êtes dans une politique du deux poids deux mesures.
Car
vos amis d'Arabie Saoudite et du Qatar, qui décapitent, qui financent des mouvements terroristes,
qui,
je n'ai pas cité Sarkozy tout à l'heure dans la liste de mes présidents de la République gaulliste, ces intérêts d'Arabie Saoudite qui vous font oublier les droits de l'homme dans ces pays. Mais en revanche, dès qu'il se passe quelque chose en Russie, et le gouvernement français ouvre les yeux et obéit encore une fois aux Etats-Unis d'Amérique, qui veulent diviser le continent européen. Alors,
c
'est une grave erreur stratégique. Mais c'est une d'autant plus grave erreur qu'elle a des répercussions sur la parole de la France dans le monde. Un ministre allemand, en visite à l'Inde, quelques jours après l'annulation du contrat des Mistrales, vos partenaires, vos amis, disaient, vous n'avez pas à signer des contrats avec la France. Elle n'a plus de parole. Ils ne respectent plus ces contrats. Voilà ce que disent vos amis allemands, en qui vous faites confiance, et auprès duquel vous êtes soumis, couchés. C'est un terme que je reprends. Et la réalité, c'est cela aujourd'hui. Et les Français le comprennent.
Donc, nous allons perdre beaucoup de contrats, puisque la France n'est plus indépendante, puisque la France n'est plus que le petit toutou des Américains, et qu'elle obéit, et que les Américains lui préfèrent d'ailleurs la Pologne et les Pays-Baltes. Cela veut dire très clairement que vous commettez une erreur stratégique majeure dans un monde multipolaire, et que la force de la France était son indépendance. C'est ce qui compensait une taille peut-être moins importante que les Etats-Unis et la Chine, parce que la voix de la France était respectée. Elle ne l'est plus aujourd'hui.
C
'est une grave erreur économique et financière.
Faute
économique avec un coût considérable de plus d'un milliard d'euros au moment où les francs paient toujours plus d'impôts.
Faute
morale vis
-à-vis
des ouvriers de Saint-Nazaire. Pas une fois,
vous
n'avez eu un mot pour ces ouvriers qui ont travaillé dur, ces millions d'heures de travail. Pas une fois,
vous
n'avez eu le respect de leur travail, comme ceux des ouvriers russes qui ont travaillé ensemble avec un transfert de technologie. Mais ça n'intéresse personne, les ouvriers de Saint-Nazaire, ici.
Pas
un mot non plus
sur
l'augmentation des exportations américaines
qui
m'ont été confirmés par le président de
la
République dans un entretien que
j
'avais eu avec lui. Et je lui avais dit « C'est curieux, monsieur le Président, les exportations des Etats-Unis augmentent vers la Russie.
»
Eh oui. C'est-à-dire que les Américains décident
« Nous
faisons chuter nos exportations et leurs exportations augmentent. »
C
'est curieux. Mais ça,
ça
n'intéresse personne. Pas un mot sur la chute de nos exportations agricoles, sur la perte de nos marchés, sur ces agriculteurs qui se suicident parce qu
'ils
n'ont plus rien à manger pour eux-mêmes. Ah non, ça,
ça
n'intéresse pas le gouvernement de la France. Alors,
quand
on est capable de jeter par la fenêtre un milliard d'euros et plus d'un milliard,
au
moment où la France est dans une telle difficulté, nos concitoyens souffrent, quand on est capable, pour obéir à ses maîtres, d'annuler un contrat, de détruire des bâtiments parce qu'il va falloir ôter tous les équipements russes
et
vous ne chiffrez pas le coût de la réinstallation des équipements pour revendre ces mistrales que vous allez brader peut-être à vos amis Qataris ou Séudiens. Voilà la réalité de votre politique. C'est la fin
d
'une politique indépendante. C'est un quai d'Orsay qui n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est une honte pour notre pays. Merci. La discussion générale est désormais...