Aller au contenu
Tous les transcripts
Discours / meetingNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 17 septembre 2015 5 minAutoproduitActualité / polémiqueEurope & internationalDéfenseÉconomie & entreprisesInstitutions & élections

Intervention de Nicolas Dupont-Aignan à l'Assemblée Nationale

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 95 %Défensif 5 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:52PrésentateurFait
    « Elle le paye très cher en Syrie où vous avez été ridiculisés. »
  • 0:55PrésentateurFait
    « Elle le paye très cher sur l'affaire du contrôle des frontières où l'Allemagne vous méprise et vous ridiculise une fois de plus. »
  • 1:02PrésentateurFait
    « C'est bien la première fois qu'un gouvernement obéit aux coups de sifflet des Pays-Baltes et de la Pologne. »
  • 1:53PrésentateurFait
    « Vous avez été au point de nier la réalité de la Crimée, qui a toujours été russe, mais vous le savez très bien. »
  • 3:37PrésentateurChiffre
    « Faute économique avec un coût considérable de plus d'un milliard d'euros au moment où les francs paient toujours plus d'impôts. »
  • 4:08PrésentateurFait
    « les exportations des États-Unis augmentent vers la Russie. »
  • 4:20PrésentateurFait
    « Nous faisons chuter nos exportations et leurs exportations augmentent. »

Temps de parole

  • Présentateur91 %
  • ?9 %

≈ 111,6 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

La parole est à M. Dupont-Aignan pour cinq minutes. M. le Président, M. le Ministre, Mme la Présidente, Depuis le Général de Gaulle

0:13
Locuteur

et

0:13
Présentateur

le début de la Vème République, tous les présidents de la République,

0:18
Locuteur

de

0:18
Présentateur

Charles de Gaulle à François Mitterrand à Jacques Chirac, ont eu à cœur de défendre une parole libre et indépendante de la France.

0:25
Locuteur

Et

0:25
Présentateur

cet accord que nous examinons aujourd'hui est le signe, le symbole,

0:29
Locuteur

de

0:29
Présentateur

la fin de cette politique, de la soumission totale

0:33
Locuteur

de

0:33
Présentateur

votre présidence et de votre gouvernement

0:36
Locuteur

aux

0:37
Présentateur

ordres,

0:37
Locuteur

aux

0:38
Présentateur

petits ordres

0:38
Locuteur

des

0:40
Présentateur

États-Unis d'Amérique, de la Pologne, des Pays-Baltes.

0:42
Locuteur

La

0:42
Présentateur

France n'est plus la France avec vous.

0:45
Locuteur

La

0:45
Présentateur

France a abandonné cette politique

0:47
Locuteur

et

0:47
Présentateur

elle le paye très cher

0:49
Locuteur

sur

0:49
Présentateur

l'ensemble de la scène internationale. Elle le paye très cher en Syrie où vous avez été ridiculisés. Elle le paye très cher sur l'affaire du contrôle des frontières où l'Allemagne

0:59
Locuteur

vous

1:00
Présentateur

méprise et vous ridiculise une fois de plus.

1:02
Locuteur

Elle

1:03
Présentateur

le paye très cher en Russie et en Ukraine.

1:07
Locuteur

Oui,

1:07
Présentateur

c'est bien la première fois qu'un gouvernement obéit aux coups de sifflet des Pays-Baltes et de la Pologne.

1:12
Locuteur

C

1:12
Présentateur

'est bien la première fois qu'un gouvernement obéit aux ordres de Bruxelles et de Mme Kelle qui n'a plus rien à faire de votre parole.

1:20
Locuteur

C

1:21
Présentateur

'est une faute stratégique,

1:23
Locuteur

économique

1:23
Présentateur

et financière.

1:25
Locuteur

Une

1:25
Présentateur

faute stratégique car vous le savez très bien, la Russie est notre partenaire.

1:31
Locuteur

Nous

1:32
Présentateur

pouvons avoir des désaccords avec Poutine,

1:36
Locuteur

mais

1:37
Présentateur

Poutine passera, la Russie restera. Et ça, vous ne l'avez toujours pas compris.

1:41
Locuteur

Vous

1:41
Présentateur

avez préféré,

1:42
Locuteur

pour

1:43
Présentateur

de mauvaises raisons, obéir à un gouvernement ukrainien avec des partenaires racistes, xénophobes. Et là, ça ne vous gêne pas soudain.

1:51
Locuteur

Ça

1:52
Présentateur

ne vous gêne pas.

1:53
Locuteur

Vous

1:53
Présentateur

avez été au point de nier la réalité de la Crimée, qui a toujours été russe, mais vous le savez très bien.

1:58
Locuteur

Vous

1:59
Présentateur

êtes dans une politique du deux poids deux mesures.

2:02
Locuteur

Car

2:02
Présentateur

vos amis d'Arabie Saoudite et du Qatar, qui décapitent, qui financent des mouvements terroristes,

2:08
Locuteur

qui,

2:09
Présentateur

je n'ai pas cité Sarkozy tout à l'heure dans la liste de mes présidents de la République gaulliste, ces intérêts d'Arabie Saoudite qui vous font oublier les droits de l'homme dans ces pays. Mais en revanche, dès qu'il se passe quelque chose en Russie, et le gouvernement français ouvre les yeux et obéit encore une fois aux Etats-Unis d'Amérique, qui veulent diviser le continent européen. Alors,

2:35
Locuteur

c

2:36
Présentateur

'est une grave erreur stratégique. Mais c'est une d'autant plus grave erreur qu'elle a des répercussions sur la parole de la France dans le monde. Un ministre allemand, en visite à l'Inde, quelques jours après l'annulation du contrat des Mistrales, vos partenaires, vos amis, disaient, vous n'avez pas à signer des contrats avec la France. Elle n'a plus de parole. Ils ne respectent plus ces contrats. Voilà ce que disent vos amis allemands, en qui vous faites confiance, et auprès duquel vous êtes soumis, couchés. C'est un terme que je reprends. Et la réalité, c'est cela aujourd'hui. Et les Français le comprennent.

Donc, nous allons perdre beaucoup de contrats, puisque la France n'est plus indépendante, puisque la France n'est plus que le petit toutou des Américains, et qu'elle obéit, et que les Américains lui préfèrent d'ailleurs la Pologne et les Pays-Baltes. Cela veut dire très clairement que vous commettez une erreur stratégique majeure dans un monde multipolaire, et que la force de la France était son indépendance. C'est ce qui compensait une taille peut-être moins importante que les Etats-Unis et la Chine, parce que la voix de la France était respectée. Elle ne l'est plus aujourd'hui.

3:33
Locuteur

C

3:34
Présentateur

'est une grave erreur économique et financière.

3:37
Locuteur

Faute

3:37
Présentateur

économique avec un coût considérable de plus d'un milliard d'euros au moment où les francs paient toujours plus d'impôts.

3:44
Locuteur

Faute

3:44
Présentateur

morale vis

3:45
Locuteur

-à-vis

3:45
Présentateur

des ouvriers de Saint-Nazaire. Pas une fois,

3:47
Locuteur

vous

3:47
Présentateur

n'avez eu un mot pour ces ouvriers qui ont travaillé dur, ces millions d'heures de travail. Pas une fois,

3:52
Locuteur

vous

3:53
Présentateur

n'avez eu le respect de leur travail, comme ceux des ouvriers russes qui ont travaillé ensemble avec un transfert de technologie. Mais ça n'intéresse personne, les ouvriers de Saint-Nazaire, ici.

4:03
Locuteur

Pas

4:03
Présentateur

un mot non plus

4:05
Locuteur

sur

4:05
Présentateur

l'augmentation des exportations américaines

4:07
Locuteur

qui

4:08
Présentateur

m'ont été confirmés par le président de

4:09
Locuteur

la

4:09
Présentateur

République dans un entretien que

4:10
Locuteur

j

4:10
Présentateur

'avais eu avec lui. Et je lui avais dit « C'est curieux, monsieur le Président, les exportations des Etats-Unis augmentent vers la Russie.

4:16
Locuteur

»

4:17
Présentateur

Eh oui. C'est-à-dire que les Américains décident

4:19
Locuteur

« Nous

4:20
Présentateur

faisons chuter nos exportations et leurs exportations augmentent. »

4:24
Locuteur

C

4:24
Présentateur

'est curieux. Mais ça,

4:25
Locuteur

ça

4:25
Présentateur

n'intéresse personne. Pas un mot sur la chute de nos exportations agricoles, sur la perte de nos marchés, sur ces agriculteurs qui se suicident parce qu

4:32
Locuteur

'ils

4:32
Présentateur

n'ont plus rien à manger pour eux-mêmes. Ah non, ça,

4:36
Locuteur

ça

4:36
Présentateur

n'intéresse pas le gouvernement de la France. Alors,

4:38
Locuteur

quand

4:39
Présentateur

on est capable de jeter par la fenêtre un milliard d'euros et plus d'un milliard,

4:43
Locuteur

au

4:43
Présentateur

moment où la France est dans une telle difficulté, nos concitoyens souffrent, quand on est capable, pour obéir à ses maîtres, d'annuler un contrat, de détruire des bâtiments parce qu'il va falloir ôter tous les équipements russes

4:54
Locuteur

et

4:55
Présentateur

vous ne chiffrez pas le coût de la réinstallation des équipements pour revendre ces mistrales que vous allez brader peut-être à vos amis Qataris ou Séudiens. Voilà la réalité de votre politique. C'est la fin

5:06
Locuteur

d

5:07
Présentateur

'une politique indépendante. C'est un quai d'Orsay qui n'est plus que l'ombre de lui-même. C'est une honte pour notre pays. Merci. La discussion générale est désormais...