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Podcast / conversationfranceinfo (sur YouTube)· 5 octobre 2026 16 minComplaisantActualité / polémiqueÉducation & rechercheSécuritéTravail & emploiNumérique

"Macron est en grande vulnérabilité" : Richard Werly sur le blocus des lycées

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 10 %Défensif 90 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:00OuverteRéponse partielle

    On a vu des pancartes insultantes envers Macron. Est-il aux manettes de cette crise ?

  • 0:41OuverteRéponse directe

    Macron est-il en grande vulnérabilité en fin de mandat ?

  • 1:23OuverteRéponse directe

    Les lycéens ont-ils une maturité politique ?

  • 2:45OuverteRéponse directe

    Faut-il opposer libertés et maintien de l'ordre ?

  • 5:48OuverteRéponse directe

    Les journalistes sont-ils plus exposés aujourd'hui ?

  • 7:40OuverteRéponse directe

    Y a-t-il une dimension numérique dans ces protestations ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:04Fait
    « La police était absente des abords de ce lycée. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Richard Verli. On a vu cet étudiant d'ailleurs un peu perturbé le le duplexe de Jordan Clin qui avait une pancarte avec Emmanuel Macron grimé en en jeune femme en maillot de bain. Je sais pas si vous voulez dire que le roi était nu. Deux choses d'abord. Un, on continue de s'en prendre à Emmanuel Macron alors qu'il ne semble pas directement aux manettes sur cette affaire. Et puis deux, je reprends votre édito, peut-être vous pouvez nous l'expliciter. La vérité sur la colère des lycées qui fait peur à Macron. écrivez-vous. Mais d'abord le président de la République est une des figures centrales de la protestation, même si vous l'avez dit, il est pas aux manettes ni du ministère de l'éducation ni du gouvernement, mais regardez le nombre de pancartes et le nombre de slogans qui le

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prennent à partie. Emmanuel Macron, y compris sur le plan personnel, je passerai sur certains slogans, mais qui s'adressent directement à lui de manière presque insultante. Euh la deuxième chose, c'est que bien évidemment il est le point faible, il est le talent d'Achil en ce moment, Emmanuel Macron, il est en fin de mandat, tout le monde le sait, il ne peut pas se représenter. il est dans une situation de grande vulnérabilité parce qu'il aimerait que son deuxième quinquena se termine un peu près bien et surtout il n'a pas du tout envie et ça il le dit de passer le relais soit à Marine Le Pen soit à Jean-Luc Mélenchon. Donc bien évidemment, il est celui sur lequel la pression peut s'exercer et c'est ce que font les lycéens avec une une vraie maturité et un flir politique. Et puis

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ensuite le tre, c'est qu'Emmanuel Macron, il a un passif en matière de répression ou en tout cas de mainien de l'ordre dans des situations de convulsion sociale. C'est les gilets jaunes. Rappelez-vous quand même une une violence policière qui avait été très importante durant cette période et que tout le monde a en tête. Or, les deux premières journées de manifestation, enfin plutôt les deux journées les plus fortes la semaine dernière, jeudi et vendredi, ont quand même été marqué par des affrontements. Alors, des deux côtés, les policiers ont été prises à partis de manière très voilà, mais quand même le nombre des interpellations dit quelque chose. Tout l'enjeu aujourd'hui, ce que je trouve très intéressant dans ce qu'on vient d'entendre, c'est que la police, mais on est à Paris, la police

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était absente. La police était absente des abords de ce lycée. C'est peut-être peut-être le moyen de faire retomber l'attention, d'éloigner les policiers parce qu'on voit bien que quand vous éloignez les policiers, les casseurs ne sont pas au rendez-vous mais là c'est un paris très risqué parce que bien évidemment les casseurs peuvent aussi venir et provoquer les violences urbaines. Alors Dr Youssef, il y a aussi des proviseurs qui disent quand des f quand des euh des poubelles brûlent devant chez nous, quand on s'en prend à des enseignants, bah le proviseur appelle la police parce que il faut rétablir l'ordre. Mais il y a aussi quand même la responsabilité euh de certains casseurs, j'allais pas dire lycéens, je veux dire de de casseur hein parce tout ils sont casseurs avant d'être lycéen.

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Ouais, bien sûr parce qu'il faut bien déterminer une responsabilité mais c'est vrai que en fait il faut pas opposer les libertés au sens large du terme. C'est la liberté d'enseignement c'estd que l'école est un droit quand un établissement n'est pas fermé. C'est-à-dire qu'il peut y avoir un nombre de grévistes qui peuvent se maintenir à juste raison et les revendications, elles sont extrêmement claires. Mais dans le même temps, il y a des cours et chacun doit pouvoir accéder à l'établissement. Là, on dénombe quand même un nombre de violences dans et aux abords des établissements scolaires. C'estàd que regardez 24 éblissements vous parlez. Ce qui est frappant, c'est que c'est dans la France entière maintenant. On va voir un reportage après à Saintcham. Donc vous avez 24

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établissements qui ont été incendiés, 78 personnels de l'éducation nationale blessés dont deux proviseurs. Donc il y a effectivement nombre de violence. Donc il faut toujours distinguer effectivement ce qui relève de la présence policière pour encadrer parce qu'encore une fois les policiers faut faut faut moi je je veux bien entendre un nombre de discours sur la violence policière et cetera, mais je pense qu'il faut toujours remettre en perspective le travail du policier ou du gendarme. C'estd que le policier lorsqu'il intervient par exemple là quand on le voit c'est c'est du maintien de l'ordre. Là il y a un cortège. Les policiers sont là pour accompagner le cortège de sorte à ce qu'il y ait pas de débordement à ce que le cortège n'empiète pas sur d'autres libertés. celle d'aller venir,

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celle de commercer et cetera et cetera. Donc ça c'est le travail des policiers. Puis ensuite lorsqu'il y a des violences contre les policiers ou contre les personnels de l'éducation nationale, voilà, là il y a un face- à face, il il faut il faut reconnaître que brûler une poubelle, enfin il y a il y a aucune revendication dans brûler des poubelles. On peut dire ce qu'on veut, mais là on n plus en manifestation, on est en violence urbaine. C'est quand on a des poubelles qui brûlent, bah c'est plus la manifestation. Et donc le rôle du policier ou du gendarme, ça va être immédiatement de mettre un terme à ses violences. ça va être de mettre un terme ces violences et comment on y met un terme soit effectivement par du grenade mais surtout par des interpellations

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parce qu'il y a que les interpellation qui mettent un terme à ces violences pour que la manifestation on prend on prend le fauteur de trouble on le met dans un ce qu'on appelait autrefois un panier à salade on le on le met dans le fourgon et on on l'embarque. Ça veut dire c'est ça une interpellation possible alors oui mais c'est plus compliqué que ça parce que comme ils sont en troupe l'objectif aussi c'est de ne pas avoir de blessés voir de morts. Donc c'est aussi euh le le la précaution euh que doivent prendre les policiers et les gendarmes pour ne pas à un moment donné avoir euh y compris dans leur rangs des blessés graves. Donc c'est pour ça que je je quand on dit euh c'est c'est un métier, c'est vrai qui est pas facile mais le la manœuvre est extrêmement difficile. On a des

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policiers là on voit les policiers avec visiblement euh il y en a un qui a une une bombe près lacrymogène. Ouais. Oui. Voilà. Oui. Donc là, on peut pas, c'est vrai que quand on regarde ces scènes, on peut pas dire que la présence des policiers est inutile. Elle est provocatrice. La présence des des policiers est utile et elle va permettre effectivement de sécuriser, y compris le cortège où vous avez des gamins qui sont pas très loin et donc pour pouvoir permettre à ces gamins d'exprimer leurs idées et leurs opinions communes qui sont imagine, on venait voir une voiture une voiture blanche là un peu à gauche. Le propriétaire de la voiture blanche doit avoir des sué en imaginant dans quel en se demandant dans quel état il va retrouver sa voiture. Noémy Schulz,

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d'ailleurs, est-ce que vous avez vu un durcissement maintenant quand on est journaliste, qu'on va sur le terrain, il y a eu des journalistes attaqués, hein. Euh bah, on fait attention, on se protège, on y va, on dit fait attention qu'il y a 20 ans, c'était pas le cas. les manifestations contre le CPE ou le CP de c'était sous baladure ça euh était peut-être plus pacifique. Oui, les en tout cas c'est vrai que les journalistes qui couvrent les mouvements sociaux sont équipés maintenant. Vous mettez un casque, vous mettez vous emportez du sérum physiologique, des choses pour pouvoir éventuellement si vous prenez des gaz lacrymogènes. Quel effet ça fait quand on se prend une bombe lacrymogène ? Vous vous en avez déjà ? Alors moi çait ça fait très longtemps parce que c'était quand

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j'étais spécialiste éducation et que je faisais les les manifestations de de lycéen. Bah c'est très désagréable. Vous pleurez énormément. vous euh euh et la police envoie des gaz lacrymogènes. Là là quand même, pardon, je fais juste Noémie, excusez-moi, vous parliez d'accompagnement de la manifestation lycéenne. Ce que je vois et ce que l'on voit tous sur l'écran, c'est quand même des tirs de gaz lacrymogène vers ce qui semble être plutôt une foule d'étudiants. Oui, mais parce que vous avez encore une fois, si vous regardez bien euh la vidéo, vous avez des individus qui sont au milieu et qui constituent un black block et qui ont probablement jeté des projectiles sur les policiers et qu'effectivement la seule réaction aujourd'hui possible des policiers, c'est la distanciation. Et

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cette distanciation hélas ça participe à jeter des grenades à crymogène pour disperser ce mouvement. C'est comme ça. C'est des opérations de maintien de nord. Je suis pas toujours d'accord mais pour le coup c'est complètement justifié. Le maintien de l'ordre c'est une grammure de toute façon qui leur est c'est un équilibre en fait. C'est c'est un savant équilibre entre effectivement limiter au maximum la casse, les dégradations parce qu'on se souvient de d'images extrêmement choquantes de de de d'établissement lors des banques mais parfois les hôpitaux l'hôpital Neer, un hôpital des pour enfants qui avait été totalement dégradé lors d'un d'un d'une manifestation et en même temps effectivement ne pas prendre de risques, ne pas risquer d'avoir des blessés voir

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des morts. Donc il y a des moments où vous allez interpeller et puis des moments où c'est la situation est trop tendue et où vous n'interpellez pas parce que ce serait trop compliqué et pour les policiers et pour les trop risqué et pour les policiers et pour les les manifestants. Le maintien de lente, c'est tout le temps cet équilibre entre est-ce qu'on y va ? Est-ce qu'on fait en sorte que bah là on empêche de de plus de dégradation, plus de violence ou est-ce qu'au contraire on risque de mettre de l'huile sur le feu en envoyant les les policiers au contact de de manifestants ? Richard Verli voyez deux jeunes avec leur téléphone portable en train de filmer. Est-ce qu'il y a une dimension euh euh numérique dans euh ces protestations ? Je vous livre euh des

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messages qui circule sur les réseaux sociaux. Euh alors, ce sont des messages de jeunes, hein. Pov, le blocus de ton lycée n'a pas flop. Alors, PV, ça veut dire point of view. C'est comme ça que les les jeunes écrivent. Donc voilà, c'est euh commande des images. Euh et puis un autre écrit POV, donc point of view, le blocus de mon lycée a fait un flop parce qu'il n'y avait que des pancart. Sous-entendu, euh quand ça dégénère, quand il y a une poubelle qui brûle quelque part, c'est un trophée pour certains agitateurs euh qui le portent en bandouillère et qui et et qui sont fiers d'arborer cette vidéo sur leur sur leur compte Snapchat ou Instagram. Alors, vas-y. Non. Alors ce qui ce qui est intéressant évidemment c'est il se passe énormément de choses via les réseaux sociaux notamment des

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appels à la mobilisation mais pour vous disiez certains vont s'en servir de trophées. Le jeune qui a été interpellé hier pour avoir roué de coup enfin avoir été un de ceux qui a frappé ce policier à Bfort, le jeune de 17 ans, le premier celui que que justement le policier tentait d'interpeller, il a il a commencé à le menoter au moment où il a été ensuite pris à partie par d'autres jeunes. ce ce lycéen qui a 17 ans, bientôt 18, on en garde à vue, on a regardé ce qu'il y avait dans son téléphone portable et on a notamment trouvé la photo d'une l'est républicain. Sur cette, on voit un casseur en train de jeter un projectile. Il est il est cagoulé, il est pas il

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était pas identifiable, mais le jeune a dit au policier, "C'est moi." Et je voulais garder un souvenir de cette photo. Il était très fier d'avoir fait la une de de la presse locale. Il en avait gardé la preuve numéqu en avait gardé la preuve numérique et il a il a eu l'honnêteté de reconnaître que c'était que c'était lui. Donc oui, effectivement que bien sûr que c'est beaucoup plus spectaculaire et que sur les et que sur les réseaux sociaux. Euh si vous montrez un feu et pas que sur les réseaux sociaux, y compris sur les les chaînes d'information, les les les feux tout de suite. C'est c'est spectaculaire parce que parce que ça fait des c'est c'est impressionnant, c'est des images et puis quand même rappeler qu'un incendie, on sait jamais comment ça peut comment ça peut tourner.

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C'est quand même extrêmement dangereux. Donc oui, un un blocus va être plus spectaculaire et on voit qu'ils sont tous en train de filmer. Donc une des raisons notamment pour lesquelles il ils font ils mettent le feu. Ouais. Said Youssef, est-ce qu'il y a une fascination pour la violence mais même pour la délinquence véhiculée, je sais pas moi, par une certaine culture et et qui fait que bah voilà mettre le feu à une poubelle, c'est un trophée et on en est fier et il peut y avoir un effet de groupe d'ailleurs qui vous pousse à faire des choses que vous n'imaginiez pas faire le matin en vous levant. Oui, il y a il y a à la fois un effet groupe et un phénomène de transgression qu'on l'a vu y compris d'ailleurs et très justement cité tout à

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l'heure le mouvement dit des gilets jaunes. Beaucoup d'interpellations de gilets jaunes des individus qui n'étaient pas connus des services de police ni des services de renseignement et donc ils étaient effectivement entraînés dans cette spirale de violence par des individus qui contient de Blackb et qui sont des professionnels du désordre et qui sont venus eux pour commettre des exactions. Donc là quand on voit effectivement on a beaucoup de lycéens qui ont c'est vrai un masque chirurgical, c'est tout à fait normal parce que quand vous avez du gaz lacrymogène. Mais vous avez aussi beaucoup d'individus qui lorsque les policiers on le voit d'ailleurs sur on l'a vu sur cette vidéo il y a quelques minutes, il y a quelques secondes, quand les policiers opérent un retrait et ben

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vous avez immédiatement des individus qui sont un peu grimés, masqués et qui avancent. Et dans ce mouvement d'avancement, j'ai envie de dire et ben il y a les autres qui suivent. Donc il y a les autres derrière qui suivent parce que bah on avance et ben on avance. Et donc c'est là où ça peut générer de la confrontation avec les forces de l'ordre. Donc ce mouvement viennent en découdre et qui arrivent à entraîner derrière. Non, c'est pas qui arrive qui sont qui ont pour objectif d'entraîner derrière eux. C'est pas qui arrivent, c'est c'est leur objectif c'est d'entraîner avec eux du monde. Ben oui, bien sûr. Quand on les voit au milieu d'une manifestation, on le voit bien parce que la guerre des boutons en balançant des pavés. Ceux qui sont des spécialistes du maintien de

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l'ordre et qui ont travaillé la question depuis qui travaillent cette question depuis de nombreuses années voit bien que lorsque par exle vous avez une manifestation dans uner ma bloc de d'individus ce qu'on appelle un black block qui se constitue au milieu des manifestations et qui commence à entraîner et qui commence à entraîner en applaudissant les mains en en essayant d'entraîner les gens. Pour ça que le service d'ordre de la CGT maintenant est parfaitement rompu à ces techniques et vont les extraire eux-mêmes du cortège pour les [ __ ] dehors parce qu'ils sont là pour entraîner. Ce qui est euh on s'est beaucoup interrogé au début de du mouvement en tout cas quand il a commencé à avoir des violences sur est-ce que euh les les les casseurs est-ce que les casseurs sont des sont

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des lycéens ou est-ce que ce sont des des personnes un peu plus âgées, plus aguéries qui ont l'habitude de venir dans les mouvements sociaux mettre le bazar ? Ce qu'on constate là, c'est qu'il y a eu 5000 interpellations depuis le début du mouvement. 85 % sont des mineurs et 85% des mineurs et en grande majorité ce sont des lycéens des lycées euh des lycées qu'ils off qui se laissent entraîner qui se laissent entraîner qui n'ont pas d'antécédent judiciaire pour reprendre encore le le le le profil des deux jeunes qui ont été interpellés pour avoir porté des coups à ce policier à à Bfort 15 ans 17 ans. tous les deux élèves au lycée Courbet aux abords duquel avait lieu ce rassemblement et tous les deux sans antécédent judiciaire, le plus âgé a été placé en détention provisoire au regard de la

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gravité des faits. De la même manière, le jeune qui asperge une femme avec un à Marseille avec une bombe aérosol enflammée et miraculeusement, elle n'a été que légèrement blessée au visage. Là encore, on est sur un profil d'un mineur qui n'était pas connu de la police et de la et de la justice. Donc oui, clairement là on voit que ce sont des des lycéens qui n'étaient pas identifiés comme étant particulièrement comme posant des problèmes particulier qui et d'ailleurs le jeune en garde à vue qui a porté les coups aux policiers dit qu'il regrette qui qui alors le jeune à Marseille là le qui celui alors il a dit son avocat dit en saisissant la portée de son acte il

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exprimait de profonds regrets mais voilà trop tard le le le sou mais c'est quelque chose que vous voyez très souvent compris pris en compar immédiate. Alors, vous pouvez pas avoir de comparé pour des mineurs mais quand vous avez des des personnes qui sont arrêtées pour des faits de dégradation de violence dans de n'importe quelle manifestation, quand ils sont majeurs, ils peuvent être ils sont généralement renvoyés et jugés en comparition immédiate. C'està-dire immédiatement dans les jours qui suivent à l'issue de la garde à vue. Et vous avez souvent des gens qui vous disent "Mais je comprends pas, je je j'avais jamais j'avais jamais fait ça." Vous avez des gens qui sont connus de la police et de la justice et puis vous en avez d'autres vraiment effectivement

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c'est la première fois qu'ils se retrouvent devant devant un juge et ils sont même en peine. Ils sont pas vraiment capables de vous expliquer pourquoi ils ont fait preuve de cette violence. Et il y a un effet effectivement un effet d'entraînement de il y a une colère parfois qui est qui qui qui vont ressentir à un moment donné. C'était vrai pendant le moment des gilets jaunes, le sentiment d'être agressé par les par les forces de l'ordre. Mais c'est des personnes qui, si vous les sortez de ce contexte-là ne sont pas euh ne sont pas particulièrement ils ont l'impression que leur vie va basculer à cause de cette bêtise qui peut être très grave hein parce que la s la la la la la vie bascule parfois et pour la et pour la victime s'il y a une victime et pour eux parce que parfois

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ils partent ils partent en prison là regardez ces mineurs qui sont en détention provisoire euh en prison hein. Ils sont en prison absolument. Donc un quartier pour mineur mais ils sont en prison.