Aller au contenu
Tous les transcripts
Audition parlementaireFrance 24 (sur YouTube)· 17 mai 2025 12 minContradictoireActualité / polémiqueJusticeInstitutions & électionsSolidarités & famille

Affaire Bétharram : François Bayrou face à une commission d'enquête parlementaire • FRANCE 24

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 72 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:43RelanceÉludée

    Qu'est-ce qui explique vos variations sur votre connaissance des faits de violence ?

  • 1:26RelanceRéponse partielle

    Vous accusez d'avoir protégé des pédocriminels ?

  • 2:54OuverteRéponse directe

    Quelle stratégie a adopté François Bayrou lors de cette audition ?

  • 3:33OuverteRéponse directe

    Qu'est-ce qu'il risque juridiquement ?

  • 4:15OuverteRéponse directe

    Politiquement, qu'est-ce qu'il risque ?

  • 5:31OuverteRéponse directe

    Pourquoi cette intervention d'Emmanuel Macron ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:43Fait
    « Qu'est-ce qui explique qu'en 7 jours vous faites varier à quatre reprises votre version concernant votre ignorance ou manifestement votre connaissance des faits de violence physique que vous constatez à partir du 15 février et sexuel le 18 février ? »
  • 1:26Fait
    « Vous, dans ma vie, on m'a accusé de beaucoup de choses rarement de fait aussi ignominieusement graves. »
  • 6:13Chiffre
    « 71 % des Français ont évalué négativement son action après 8 ans au pouvoir. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

On va vous faire sortir dans une seconde. Bonjour à tous, soyez les bienvenus dans votre magazine. La semaine en France marquée par cette séquence. Le premier ministre auditionné pendant 5h30 ce mercredi devant une commission d'enquête à l'Assemblée nationale. Soupçonné d'avoir été informé dès les années 90 des violences physiques et sexuelles à Betaram, il est reproché à François Bairou d'avoir su et de s'être tu. Florence Mathieu et Sylvain Ripau 5h30 d'échange très musclé l'audition de François Bairou a viré au duel avec le corpporteur de la commission l'insoumis Paul Vanier.

Monsieur Vanier, euh j'ai déjà décrit votre méthode qui consiste à essayer de tirer euh la réalité pour nourrir un procès en scandale. Le Premier ministre n'a cessé de dénoncer ses méthodes, brandissant le livre enquête sur LFI la Meut. Il s'est défendu de toute faute face à un député qui n'a rien lâché. Qu'est-ce qui explique qu'en 7 jours vous faites varier à quatre reprises votre version concernant votre ignorance ou manifestement votre connaissance des faits de violence physique que vous constatez à partir du 15 février et sexuel le 18 février ? Vous m'interrogez vous en montant à la tribune pour m'accuser d'avoir protégé des pédriminels.

Vous, dans ma vie, on m'a accusé de beaucoup de choses rarement de fait aussi ignominieusement graves. À 22h30, à l'issue de cette audition, les ressentis étaient pour le moins différents. Pour moi, c'était un moment un peu libérateur. Je l'ai trouvé confus. imprécis, parfois même grossier. Paul les passants rencontrés n'étaient pas convaincus par la prestation de leur mère. Pour moi, il était au courant de certaines certaines choses qui s'est passé là-bas. Ce qui est regrettable, c'est que aujourd'hui cette affaire apparaisse que maintenant alors que les faits sont manifestement condamnables.

Patrice Poli, l'une des victimes de Betaram, a écouté lui aussi les explications de l'ancien ministre de l'éducation. Donc je me sens une une 1è fois humilié parce que on n pas le droit de de nier ce qui s'est passé. Et ce que j'ai vu hier, c'était une pièce de théâtre et c'était une un sauvotage politique. Donc il en a oublié les victimes, il en a oublié la gravité des faits. Comme Patrice Poli, près de 200 victimes disent avoir connu l'enfer derrière les murs de Betaram. Et on a le plaisir de recevoir sur ce plateau ce samedi Lucas Sarafian. Bonjour Lucas. Bonjour. Journaliste politique à politice. Vous étiez présent à l'Assemblée nationale au moment de cette très très longue audition.

Quelle a été la stratégie adoptée par le Premier ministre à ce moment-là ? Il voulait jouer sa survie politique. Donc il est allé sur le terrain politique. Il a ciblé Paul Vanier, le crapporteur insoumis. Il a dit que cette commission d'enquête n'était pas objective selon lui. Il s'en est pris à la conduite de Fati Kelwaashi, la présidente de cette commission d'enquête parlementaire. Il a pris la meute, il l'a montré, il a il a donc c le livre sur l'enquête sur la France insoumise dans lequel Paul Vanier est cité. Il a montré du doigt Paul Vanier, il voulait jouer l'affrontement politique en disant que il est il serait victime de ce procès politique instrumentalisé par les insoumis.

Il a il s'est attaqué donc vous le dites aussi la crédibilité de cette commission d'enquête à la crédibilité aussi de certains témoins. On précise Lucas qu'il a témoigné sous serment. Qu'est-ce qu'il risque le premier ministre ? Alors juridiquement euh s'il fait un faux témoignage euh oui, il y a des risques juridiques. Bon la commission d'enquête parlementaire ce n'est pas une organ un organe judiciaire. Euh néanmoins les prérogatives de la présidente Fatia Kelloashi euh elle peut saisir la justice au nom de l'article 40 si elle trouve que il y a un fait qui est susceptible d'être une infraction et potentiellement euh François Bairou euh peut avoir fait un faux témoignage.

Donc à ce moment-là, oui, c'est une infraction. Donc oui, ça relève du pénal. Ça relève du pénal à Oui, ça relève du pénal évidemment, mais ensuite elle peut saisir le parquet. C'est ensuite le parquet qui fera une enquête. D'un point de vue politique, cette fois, qu'est-ce qu'il risque ? Est-ce qu'il y est la quelque part cette menace de censure qui passe sur lui ? Alors après cette audition, cette audition n'a eu aucune conséquence politique claire en tout cas pour François Bairrou au sein de la France insoumise, bien sûr qu'on pensait déjà à la censure, mais on pensait déjà à la censure avant même l'audition.

Et puis tout le monde est conscient que pour défendre une motion de censure, une motion de censure c'est un pistolet à un coup. C'est ce que me disait un proche de Jean-Luc Mélenchon avant avant les auditions. Là pour le coup, la question de sa démission, la question d'une motion de sensuelle, elle s'est pas assez implanté dans le débat public. Politiquement, oui, il sort de la séquence fragilisée parce qu'il n'a pas réussi à s'expliquer clairement lors de cette audition. Néanmoins, c'est conseillers et au sein de l'exécutif, tout le monde est conscient que les équilibres politiques n'ont pas radicalement changé au lendemain de cette audition.

Et dans tous les cas, les conclusions de cette enquête sont attendues pour le mois de juin prochain, en fin juin. Euh en tout cas, les rapporteurs ont annoncer à la fin de cette audition là que le rapport sera remis fin juin et Violette Spillbou a ouvert la voie potentiellement une proposition de loi qui découlera ensuite de ce rapport parlementaire. Et on suivra ça avec attention à la veille de cette audition. Lucas, le chef de l'État, cette fois Emmanuel Macron était l'invité de nos confrères de TF1. 3h d'interview, 6 millions de téléspectateurs au moins devant leur poste au départ. Pourquoi cette intervention et qu'est-ce qu'il faut en retenir Lucas ?

Il ne faut en retenir pas grand-chose. C'est une espèce de de grande opération communique de communication. C'est ça signe le grand retour d'Emmanuel Macron sur la scène politique nationale. On peut le lire comme une volonté du président de challenger son premier ministre François Bairou en difficulté sur les questions de politique nationale. Sur le fond, aucune annonce, rien. Sa volonté de de d'évoquer plusieurs référendums sur plusieurs sujets en même temps, mais sans dire les sujets, il a euh ouvert la voie potentiellement un référendum sur la fin de vie. C'est une manœuvre complètement illisible puisque le texte sur la fin de vie est actuellement débattu à l'Assemblée.

Donc comment va-t-il faire ? Il a enfin appelé, il a fait son éè appel sur la construction d'une coalition la plus large possible. Mais au fond, il a surtout essayé de défendre son action pendant 8 ans. Il a répété deux fois "J'ai essayé de faire de mon mieux". Donc il a essayé sans annonce de défendre son bilan compliqué. et et ce qu'on ce que l'on sait en tout cas en se référant à certains sondages d'opinion, c'est qu'il n'a pas franchement convaincu. Si on en citait un par exemple au Doxa, 71 % des Français ont évalué négativement son action après 8 ans au pouvoir. Ce n'était pas seulement ce moment d'interview, mais de manière générale son son bilan.

Oui, c'était son bilan qui était en jeu. Il a essayé de le défendre un peu coûte que coûte à coup de chiffres, de palettes, de diagrammes. Euh mais au fond, ces 3h, c'était le grand spectacle de son impuissance. Il a voulu nous raconter l'histoire de ce de ce qu'allait être le Emmanuel Macron pendant 2 ans. Au final, la grande histoire, elle se fonde sur pas grand-chose, c'est-à-dire pas aucune annonce, rien à l'exception d'un référendum possiblement sur la fin de vie si les débats s'en lisent à l'Assemblée nationale. Mais là encore, il n'a pas été clair. On lui a on l'a interrogé sur la question, il a dit qu' alors voilà ce qui je souhaite que l'on puisse aider à partir dans la dignité.

C'est une loi d'humanité, de fraternité et peut-être une voix pour débloquer aux français et aux françaises de se prononcer. Quand il dit ça, vous vous dites que c'est pas si clair. Le référendum peut être une voix pour débloquer peut débloquer la situation, mais lui il ne se prononce pas, il ne fait pas d'annonce si les débats s'en lisent je je partirai sur un réferndum. Il voit ça comme une possibilité, il ne l'annonce pas et en même temps cette ce cas de figure est très très compliqué. S'il fait un référendum, sur quel sujet ? Est-ce que un référendum sur la fin de vie euh ça se réduit à un oui ou un non ?

Donc là aussi, il faut qu'il consulte ces constitutionnalistes qui sont sur la question et qui et qui et qu'il fasse une vraie annonce sur cette question. Merci beaucoup Lucas. Merci pour ces éléments de compréhension et l'analyse de ces séquences politiques en France. Autre information à retenir de cette semaine écoulée en France, Nicolas Sarkozi qui s'est vu cette semaine retirer son bracelet électronique. Il ne l'a porté que 3 mois. L'ancien président de la République a été condamné en décembre dernier un an d'emprisonnement ferme dans l'affaire des écoutes invoquant son âge 70 ans. Il bénéficie désormais du régime de la libération conditionnelle.

Elle est venue témoigner en personne devant la cour d'assise de Paris Kim Kardashian entendu dans le procès à des hommes soupçonnés du braquage dont elle avait été la cible en octobre 2016 dans sa chambre d'hôtel à Paris. Cette nuit-là, 9 millions d'euros de bijoux lui avaient été dérobés. Au chapitre judiciaire, toujours la condamnation à 18 mois de prison avec surcis pour Gérard Pardieu. L'acteur est reconnu coupable d'agression sexuelle sur deux femmes. Absent au moment de cette décision de justice, il a fait savoir qu'il ferait appel Peggy Moget et Olivier Gardette. À l'énoncé du jugement, le large sourire de l'une des victimes de Gérard Pardieu.

L'acteur est officiellement reconnu coupable d'agression sexuelle, épilogue d'un procès extrêmement tendu. Je suis ému, satisfaite de cette décision, très heureuse, assez fière même, je vais utiliser le mot, je suis assez fière et je voudrais redonner espoir à toutes les femmes qui sont en attente de procès. En tournage à l'étranger, Gérard Pardieu ne s'est pas présenté à l'audience. Ce matin, le tribunal l'a condamné à 18 mois de prison avec surcis pour des agressions commises sur deux femmes lors du tournage du film Les volets verts. L'acteur est également inscrit au casier des auteurs d'infraction sexuelles.

Euh j'espère que c'est la fin de l'impunité d'un artiste dans le milieu du cinéma. Je crois qu'avec cette décision là, on ne peut plus dire qu'il n'est pas un agresseur sexuel. Dans son délibéré, le juge a aussi souligné la brutalité avec laquelle les plaignantes ont été traitées durant l'audience par la défense, qualifiant les victimes de menteuses hystériques. À ce titre, le comédien est condamné à leur verser à chacune 1000 € supplémentaires. C'est une négation des droits de la défense. C'est-à-dire que le fait de remettre en cause la véracité des accusations qui sont portées contre vous, c'est une agression supplémentaire.

Le fait de considérer que une personne qui vous met en cause ment, c'est une agression supplémentaire. Hasard du calendrier, la condamnation de la star du cinéma intervient le jour de l'ouverture du festival de Cann. Plusieurs actrices dont la présidente du jury ont réagi. Quand on est désacralisé de comme il est comme il est en ce moment, bah ça veut dire que voilà ça ça fait réfléchir sur le pouvoir qu'on certaines personnes. Le corps des femmes, ça n'est pas un buffet sur lequel on peut servir lorsqu'elles travaillent. Je pense que les femmes doivent les jeunes femmes doivent pouvoir travailler en sécurité.

L'avocat de Gérard Pardieu a annoncé son intention de faire appel de sa condamnation. Cette décision de justice avait été rendue le jour du coup d'envoi du festival de Cann 78e édition du genre ont défilé sur le tapis rouge Tom Cruise, Cécile de France, vous allez les apercevoir à l'image ou encore Milen Farmer. Ce festival s'achèvera le samedi 24 mai prochain avec la remise de la fameuse Palme d'or. Voilà pour les temps forts de la semaine écoulée en France. Merci de votre attention. C'est la fin de ce magazine.

11:47
Non speech

[Musique]