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Interviewfranceinfo (sur YouTube)· 1 octobre 2026 13 minComplaisantActualité / polémiqueEurope & internationalInstitutions & électionsSolidarités & familleDéfense

"J’ai raison sur la Russie, je pense qu’au fond d’eux-mêmes, mes adversaires le savent" (S.Royal)

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 40 %Attaque 30 %Défensif 30 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:39Invité politiqueFait
    « Vladimir Poutine ne donne aucun signe de volonté de négociation d'aucune manière et je ne vous ai jamais entendu répondre réellement à cette question. Comment vous négociez avec quelqu'un qui ne veut pas du tout négocier ? »
  • 1:20Invité politiqueFait
    « Il n'y a même pas un lieu avec des négociateurs qui sont à la disposition des uns et des autres qui sont là qui ne travaillent que à ça qui mettent sur la table des propositions qui vérifient que l'Ukraine est d'accord que nos que nos partenaires à Washington le sont que les autres grands pays qui peuvent peser aussi sur la Russie pour obtenir un cesser le feu. »
  • 6:48Invité politiquePromesse
    « Moi je ferai mon mouvement présidentiel si je suis désigné. L'ordre juste et la France tranquille. »
  • 7:32Invité politiqueFait
    « C'est un vote pour désigner qui sera candidate et qui sera face à l'extrême droite au second tour de la présidentielle. »
  • 8:17Invité politiqueFait
    « En 2007, qu'est-ce qui vous fait croire que cette fois-ci vous pouvez gagner ? Parce que j'espère qu'en face j'aurais pas quelqu'un qui va tricher d'abord. »

Temps de parole

  • Ségolène Royal100 %

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Ségolène Royal

Vous avez été au cœur du des échanges sur les questions internationales et notamment sur la question de l'Ukraine où vous vous êtes démarqué des autres candidat en prenant le le dialogue. Ce qui a suscité une levée de bouclier chez vos adversaires. Levouclier, je pense qu'au fond de même, ils savent que j'ai raison. C'est ce que veulent les les sur le fait de de dialoguer avec la Russie, sur le fait de chercher la paix partout sans relâche comme a dit le le pape d'ailleurs Léon X, sans relâche. Faut jamais lâcher l'espérance de paix.

Parce que je vais vous dire, quand vous regardez l'histoire, à un moment les guerres s'arrêtent et la question qu'on se pose, mais est-ce qu'on aurait pu éviter ça ? Voyez, c'est c'est c'est un drame humanitaire. Il y a combien il y a un million de morts qu'on ne voit jamais. À chaque fois, on vous dit pour négocier, il faut être enfin vos vosos vos vosos adversaires vous disent pour négocier, il faut être deux. Vladimir Poutine ne donne aucun signe de volonté de négociation d'aucune manière et je ne vous ai jamais entendu répondre réellement à cette question. Comment vous négociez avec quelqu'un qui ne veut pas du tout négocier ? Ça n'empêche pas d'essayer.

Ça n'empêche pas d'essayer d'avoir recherché pourquoi il ne veut pas négocier. C'est c'est l'essence même de la diplomatie, de la négociation.

Le problème c'est aujourd'hui c'est qu'il n'y a même pas un lieu avec des négociateurs qui sont à la disposition des uns et des autres qui sont là qui ne travaillent que à ça qui mettent sur la table des propositions qui vérifient que l'Ukraine est d'accord que nos que nos partenaires à Washington le sont que les autres grands pays qui peuvent peser aussi sur la Russie pour obtenir un cesser le feu et obtenir la un jour cette guerre va s'arrêter on est d'accord on dira mais comment ça se fait qu'on l' pas empêché comment ça se fait qu'on a au fur et à mesure des étapes de la montée en puissance des accords de mines qu'on a pas suivi.

Ensuite l'annonce de l'agression russe où il y a eu aucune réactivité. Mais comment ça se fait ? Vous rendez compte ce que ça coûte cette guerre en tout le monde entier ? Mais c'est effrayant. Là, on est au bord de la faillite financière à cause de la flambée des prix, de la flambée du prix du gaz et et surtout le désespoir humanitaire dans dans en Ukraine et et en Russie. On peut être ennemi des des dirigeants mais pas des Mais est-ce que dans l'esprit de Vladimir Poutine négociation peut ne parîmer avec annexion tout simplement ? Mais je ne suis pas dans la tête de Vladimir Poutin mais le principe même d'une négociation et d'une recherche inlassable du dialogue.

Si vous rompez le dialogue vous évidemment vous pouvez pas obtenir quoi que ce soit. Le dialogue est intrinsèque à la nature humaine. Et relisez ce qu' ce qu'a dit le pape. Il est indépendant des pouvoirs. Il est pas pousinolâtre mais il a redit les fondamentaux de ce que c'est que la diplomatie, la recherche de paix. On a quand même mieux à faire sur cette terre que de se faire la guerre. Et les jeunes, j'ai entendu les jeunes devant les lycées, ils se disent "Mais comment se fait-il que ce monde des adultes ne soit pas capable de nous faire naître et grandir dans un monde en paix ? Mais comment ça se fait ? Vous rendez compte ? C'est c'est c'est dramatique.

C'est tabou parce que dès que vous parlez de paix, vous êtes immédiatement insulté. Mais ça ça existait à toutes les époques, hein. Ceux qui ont parlé de paix étaient traité de de défétiste, d'antiriotes et cetera voir assassiné comme Jean Jorè. Vous en avez écouté Jean Joré compte, il y aurait pas eu la guerre de 14 donc il y aurait pas eu la montée du nazisme donc il y aurait pas eu la choa donc il y aurait pas eu la seconde guerre mondiale parmi les bien sûr parmi les voit comme la mienne pour eu parmi les autres points de désaccord entre vous il y a la stratégie à adopter vis-à-vis de la la France insoumise.

Vous avez été interrogé au début de l'émission sur l'actualité du moment à savoir le blocage des lycéens. Vous avez tous à peu la même ligne, une condamnation des violences mais en même temps un soutien au jeunes. Qu'en est-il de la stratégie de la France insoumise ? Vous avez été interrogé sur cette sur cette question. Le gouvernement accusé LFI d'instrumentaliser ce mouvement. Je pense que le mouvement est d'abord dû à l'inaction gouvernementale he faut par vous avez tous voté en touche sur non, j'ai pas voté en touche. Moi, j'ai pas voté en touche. Je l'expliquer. Ça fait des années que les lycéens tirent la sonnet d'alarme comme les pompiers. Pas de réponse, pas de dialogue, rien.

La dégradation du classement dans le dans le classement PISA, il ils le vivent tous les jours les les lycéens. Pas de réponse. L'indifférence totale. Quand j'étais présidente de région, j'avais fait le budget participatif des régions. Donc les lycéens décident ce qu'ils allaient ce qu'on devait dépenser dans leur lycée pour faire des travaux, des activités, ce qu'ils voulaient. Et moi ça ce qui m'avait frappé c'est l'intelligence des jeunes qui toujours avaient des dépenses extrêmement opportunes. Donc il faut faire confiance aux jeunes. Faut les aimer ces jeunes au lieu de leur taper dessus.

Et j'ai dit et j'ai dit que par rapport à l'encouragement qui leur été fait de continuer manifestation, j'aurais dit non rentrer travailler. Je leur ai dit vous avez entendu ça ? Mais sur le rôle joué par la France mais sur le rôle joué par la France.

rentrer travailler comme je voulais pas que ça soit mal interprété j'ai dit rentrer travailler parce que ce gouvernement ne vous donnera rien donc n'écoutez pas ceux qui sur le rôle joué par la France des risques en vous poussant à continuer le mouvement social parce que ce gouvernement ne vous donnera rien donc n'écoutez pas la France insoumise c'est ça que vous dites mais je veux pas je veux m'exprimer comme moi j'ai envie je veux pas je veux pas qu'il y en a d'autres qui les entraînent je je m'exprime comme je j'en ai d'autres qui les entraînent On a compris sur les alliances, on comprend à peu près ce que veut faire Olivier Fortunion de la gauche à l'ancienne.

On comprend que Jérôme Gedge et Raphaël Glugman, ils sont opposés. Je voudrais comprendre madame Royal, vous est-ce que vous pensez que l'union de la gauche, c'est-à-dire l'union du PS avec les insoumis, le nouveau fourre, vous appelez ça comme vous voulez, est-ce que c'est mort ou est-ce que ça doit continuer ? Nous sommes dans une élection présidentielle. Oui, mais juste après, il y aura des législatives. Mais je là pour l'instant nous sommes dans une élection présidentielle. D'accord. Certes. Donc l'élection présidentielle nécessite en en bonne stratégie socialiste et mitérandise d'abord que ça soit un socialiste qui soit qui sorte des primaires. D'accord.

Sinon le parti socialiste disparaît. Moi, je ne me résou pas. Ça c'est pour Raphaël Gluxman. Oui, mais c'est pas c'est c'est un c'est un constat. Lui, il veut que le Parti socialiste se refonde, faire des alliances avec le centre et la droite. Euh parce qu'il faut bien qu'il trouve les voix. S'il fait pas les voix avec les électeurs de gauche, faut bien qu'il les trouve à droite et mais c'est pas une attaque, c'est juste le constat d'une différence. Même si il vous faudra des alliés, non, c'est des électeurs. D'accord. Mais nous sommes dans une élection présidentielle, nous sommes pas dans une élection législative. Donc ceux qui compra bien gouverner la France.

Mais je vous parle de la présidentielle avant, faut d'abord la gagner. Je vais pas anticiper la suite car dans une élection présidentielle, il y a un mouvement présidentiel qui se met en place. François Mit fait son mouvement présidentiel. Moi, je ferai mon mouvement présidentiel si je suis désigné. L'ordre juste et la France tranquille par exemple. Donc ensuite viennent vers nous ceux qui veulent mais hors de question de se mettre derrière qui que ce soit puisque la dynamique présidentielle c'est d'être au second tour et à vos conditions bien sûr à vos conditions à mes conditions c'estàd d'abord faire alliance avec les les parties qui sont dans cette gauche là le PC et les verts.

Je pense pouvoir la faire assez rapidement cette alliance. Pourquoi je peux la faire rapidement ? parce que je suis au-dessus des conflits de congrès. Moi je suis pas rentrée dans les batailles de congrès et donc il faut que les militants socialistes comprennent que c'est pas un vote de congrès là. Ils sont pas en train de de consolider leur vote du Congrès. C'est c'est un vote pour désigner qui sera candidate et qui sera face à l'extrême droite au second tour de la présidentielle. C'est pas pareil. Ensuite le PC et les verts. Donc le PC, ils ont déjà dit que serait compliqué quand même d'aller avec Raphaël Guxman. Ils s'en sont pas cachés.

Marine Tondelier a dit que comme il avait refusé la grande alliance, ça serait difficile aussi de le soutenir. Mais ça faut faut aller les interroger eux. Moi, je vais pas parler à leur place. Et d'autre part, ça sera difficile aussi pour eux sans doute de se mettre derrière le chef d'un parti parce que vous avez vu qu'au précédente législative, ils ont pas dit à Olivier Fort de la Matignon, ils sont allés chercher je ne sais qui parce que aucun parti ne veut se mettre derrière un chef de parti. Moi je suis pas chef de parti. Moi j'ai ils ont pas d'enjeu avec moi les autres partis ils vont pas disparaître. C'est le parti socialiste sera sera stabilisé également.

Pardon de vous rappeler de mauvais souvenirs mais vous avez perdu en 2007. Qu'est-ce qui vous fait croire que cette fois-ci vous pouvez gagner ? Parce que j'espère qu'en face j'aurais pas quelqu'un qui va tricher d'abord. Bah quand même il y a une tricherie. Ça c'est pour Nicolas Sarkoi. Oui quandme une très grave tricherie. On était pas égal premièrement donc ça c'est quand même grave. Il a triché dans les urnes. Il a triché comment ? Il était condamné financièrement. Il a été condamné. Là il y a l'appel qui va tomber au mois de novembre. Donc on était pas en mes égal financièrement. Donc ça c'est quand même un problème. Et puis ensuite j'avais pas le soutien de la totalité de mon camp.

déjà et enfin je pense que le fait d'être une femme c'était difficile encore mais je je j'espère que depuis les les électeurs se sont habitués plus confiantes pour [rires] je vous dire je vais même vous dire parce que ce que je vais dire au socialistes c'est cette révolution qui consiste à porter une femme à la présidence de la République il faut pas que ça soit l'extrême droit qui est la face merci beaucoupen royal de nous avoir accordé ces ces quelques mots comment vous avez jugé Antoine la la prestation de Coline Royal ce soir d'abord je voulais commencer par une petite touche d'humour.

Il y a eu un moment dans ce débat où chacun et s'est entendu pour dire que les éléphants socialistes avaient fait beaucoup de mal au Parti socialiste et Solan Royal n'a pas pu s'empêcher de dire "J'en sais quelque chose." Alors, je ne sais pas si le message est passé mais c'était la petite touche d'humour de ce soir. Pour le reste effectivement, je pense que la ligne qui est celle de Segolen Royal aujourd'hui qui est de dire que il faut avoir une diplomatie inventive audacieuse face à Vladimir Poutine et que ce conflit était évitable est très difficilement audible.

très difficilement audite parce qu'on comprend trop bien qu'aujourd'hui pour Vladimir Poutine une négociation rimmerait avec l'annexion de l'Ukraine et que cette paix serait en été une paix honteuse. Donc de ce point de vue-là, je crois qu'elle s'est pas mal affaiblie même sur même si les questions internationales elles sont elles sont essentielles, même si la question de la stratégie adoptée ensuite vis-à-vis de la la France insoumise est essentielle. Malgré tout, les candidats, ils sont attendus sur le quotidien des Français, sur le pouvoir d'achat, sur cette crise du pouvoir d'achat historique.

Et ce soir, alors même s'il a eu débat effectivement autour de la CSG, le fait de rapprocher le bruit du net, j'ai l'impression qu'on est quand même resté un peu sur notre fin par rapport aux propositions et par rapport aux différences entre les candidats. Vous avez raison mais je ne suis pas certain que les électeurs regardent très même les électeurs socialistes, même ceux qui sont encartés à place publique ou au Parti socialistes regardent à ce stade très précisément les propositions. Je pense que à ce stade de désignation d'un candidat, donc quoi qu'on dis Emmanuel Moral, il a assez peu de chance de figurer au deuxème tour de l'élection présidentielle. Les électeurs cherchent une densité.

Les électeurs cherchent quelqu'un qui est capable de le redonner la fierté socialiste, d'effacer les 1,74 % d'Annie Dalgo et de quelqu'un dont ils disent voilà, il va faire le poids et je p Voilà, je pense qu'il regardait davantage ça, qui est capable de faire le poids plutôt que les propositions précises sur la CSG. Quel est le moment Antoine ? S'il y avait un moment à retenir de ce débat, le moment le plus marquant. J'ai été particulièrement marqué par le débat sur Gaza parce qu'en réalité il n'est pas besoin sur la thématique de Gaza d'évoquer la France insoumise pour qu'en réalité elle soit partout la thématique de la France insoumise dans l'emploi du motogénocide.

C'est bien la France insoumise en tant que mouvement qui a planté le drapeau en premier et qualifié ce qui se passait à Gaza génocide. Lorsque Jérôme Ged notamment dit que l'usage de ce mot correspond pour lui à une nazification de l'État d'Israël, on voit combien les fossées se sont creusées à l'intérieur même du Parti socialiste sur la question du conflit israel au-alestinien. Alors certes, il subsiste certains consensus.

la solution à deux états, même si aujourd'hui elle apparaît plus que jamais obsolète, la suspension de l'accord d'association entre l'Union européenne et Israël là-dessus sont d'accord mais ce mot le simple mot absolument et un mot qui veut dire beaucoup on sait pour toute une génération de gauche quand même. Mm.