Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewPublic Sénat (sur YouTube)· 8 avril 2025 27 min

Stéphane Ravier sur les droits de douane: « Il faut s’inspirer de la politique de Donald Trump »

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Stéphane Ravier. On va commencer en regardant ensemble les unes de la presse régionale. On en a sélectionné trois.

D'abord la une de West-France, un vent de panique souffle sur les bourses mondiales, une chute historique des bourses en Asie, une clôture en forte be sur les marchés européens. Les investisseurs sont préoccupés par les répercussions économiques des droits de douan américain et des représailles de la Chine. La deuxième une, c'est celle du progrès et ce dramatique euh fait d'hiver hier, c'était à Vau envelin, tué sur un point deal à 19 ans.

La guerre entre trafiquant de drogue a fait une nouvelle victime dans la région lyonnaise en début d'après-midi. Un jeune homme a été abattu sur un point de pas d'une école. Et puis la dernière, c'est celle de la Marseillaise et cette question à Marseille, Toulon et à Avignon la fin des zones à forte exclusion instauré pour lutter contre la pollution de l'air en interdisant les véhicules les plus anciens les ZFE.

Zone à faible émission dans le collimateur. Les députés vont trancher aujourd'hui. Quelle lune choisissez-vous ?

Ah, les trois mériterait qu'on s'y intéresse, mais je dirais que la deuxième, tu es sur un point de dile à 19 ans. Vous avez présenté ça comme étant un fait d'hivers. C'est un fait de société.

Euh là, ça fait la une du progrès, vous savez, à Marseille, ça faisait la une années lorsque un dealer était abattu. Maintenant, ça fait trois lignes en 4e page. C'est devenu tellement installé dans le paysage marseillais que on considère que ça ne mérite plus de tirer la sonnetée d'alarme, sauf quand il y en a deux ou trois dans la même soirée.

Alors là, il y a une petite agitation. Mais euh donc cela cela démontre que le trafic de drogue est un phénomène national. C'est plus simplement Marseille, plus simplement dans les quarties.

C'est vraiment un phénomène qui est en train de gangrainer le pays et l'on n'a pas voulu écouter ce qui tirait la sonnette d'alarme dans votre serviteur. Euh il y a une loi lout il y a une loi de lutte contre le narcotrafic qui a été votée au Sénat, qui a été voté à l'Assemblée, qui va être examiné par députés et sénateurs pour trouver un accord. C'est une bonne loi selon vous.

C'est un bon début. C'est un bon début. Monsieur monsieur Retaillou en particulier fait preuve de bonne volonté.

En tout cas dans le verbe et dans le texte. Faut-il encore avoir le courage de l'appliquer sans donner les moyens. Il aura pas le courage de l'appliquer selon vous.

Ben, c'est-à-dire qu'il il ne voit pas l'éléphant dans le couloir. En tout cas, il refuse de le voir lorsqu'il est venu à Marseille il y a il y a quelques mois sous le précédent gouvernement et bien il était flanqué du ministre de la justice socialiste à l'époque. Euh peut-être que c'est ça qui l'a empêché d'évoquer ce que les policiers marseillais mettent en avant à savoir le comment dirais-je la la responsabilité de des de la de la politique d'immigration dans ce dans ce phénomène. 50 % des petites mains du trafic à Marseille, non seulement sont des étrangers, mais des clandestins.

Des clandestins. Je n'ai pas entendu monsieur Rota ce jour-là évoquer ce phénomène. Il n'a pas parlé d'immigration, il n'a donc pas parlé d'expulsion.

Si vous ne vous attaquez pas à ce phénomène et de premier plan, et bien vous n'en sortirez jamais. Donc et et là le couple d'Armanain Retaillot, il affiche pas suffisamment de fermeté en matière de lutte contre le narcotrafic. dit qu'il commence à vider la prison de de Vandin Levil pour mettre les 100 plus gros trafiquants sur sa fin juillet.

Il affiche il y a c'est de l'affichage, c'est du bavardage, c'est de la de la on est plus que dans l'affichage, une création d'une prison de haute sécurité pour réunir tous les trafic tous les narcotrafiquants, en tout cas les 100 plus gros narcotraquement encore une fois, il faut pas il faut pas non plus voir seulement le verre à moitié vide. On peut se on pourrait observer le verre à moitié plein mais sur ces 100 trafiquants combien sont étrangers ou franco quelque chose ? Moi, je souhaite qu'elle en on s'attaque à la racine du de de ce mal, de ce trafic, de ce qui alimente en en en petite main et et même en en grande cette ce trafic.

Donc la la politique d'immigration, elle n'est absolument pas abordée. On parle de les de les enfermer chez nous, on ne parle jamais de les expulser ensuite. C'est pourtant ce qu'il de faire encore faut-il pouvoir le faire encore faut-il avoir le courage de le faire.

Encore, faut-il avoir la fermeté et plus simplement l'affichage et passer de la salive et que les pays acceptent de reprendre leur ressortissant. Oui, mais là aussi, il faut faire preuve de de fermeté. Je crois qu'on a quand même les moyens d'imposer à au pays d'origine des des sanctions si nécessaires en matière d'accueil des étudiants, en matière de transfert d'argent.

Euh il y a en matière d'aide au développement dont on sait que c'est un véritable gouffre. Et bien il y a les moyens je dirais de diplomatique d'abord et mais mais avec fermeté. On va parler des droits douanes.

Est-ce que selon vous Donald Trump va trop loin ? Bah, écoutez, Donald Trump, c'est quand même pas ce qu'il nous ce qu'il fait aujourd'hui. C'est quand même pas une surprise.

Ou alors les responsables politiques nationaux et européens ne sont pas encore sortis de la campagne des élections présidentielles américaines et pensent que ça va être Camala Haris qui va être élu. Parce que c'est ça le problème. Nos nos gouvernants et nos gouvernements se sont autoperadés que c'est madame Maris qui allait être élu et il n'ont toujours pas pris en en en question en compte pardon la le le candidat devenu président redevenu président Donald Trump qui avait fait savoir pendant sa campagne.

C'est c'est pas nouveau qu'il était favorable à l'établissement de de droits de douane. Donc on est là avec toute notre naïveté. Il a raison de le faire.

Bah il a raison de le faire. la raison de défendre les intérêts de son pays. Moi, je ne reproche pas à Donald Trump, même si ça attaque les nôtres parce que là ça attaque nos agriculteurs, nos viticulteurs, certaines de nos indame chers madame, c'est le commerce c'est c'est c'est une bataille voire même une guerre.

Mais vous qui êtes patriote, vous défendez pas plutôt nos agriculteurs et nos industriels ? Donald Trump protège son marché, il protège ses agriculteurs, il protège ses industriels. Comment le blâmer ?

Moi, je blâme je blâme les responsables politiques français et européens qui n'ont pas voulu protéger leurs agriculteurs, le leurs industriels. Lorsque nous parlions lorsque nous parlions il y a une dizaine d'années, voir une quinzaine d'années, et bien de nouveau protectionnisme, d'un protectionnisme intelligent, de rétablir certaines frontières économiques ou en tout cas des droits de douane de filtrer, on nous a accusé d'être des rétrogrades, d'être d'un autre siècle. Il fallait il fallait ouvrir tout ouvrir en permanence.

Nous avons voulu être les meilleurs élèves du libre échange international. Les les Américains, les Américains, ce sont des libéraux à condition que ça n'attaque pas leur marché. Ce sont nationaux libéraux.

Et bien, il faut s'inspirer de la politique de Donald Trump. On doit riposter nous aussi des droits de dole ou est-ce qu'on doit négocier ? Alors qu'est-ce qu'on fait ?

Alors on fait rien. Non mais c'est une question. Est-ce que vous est-ce que pour vous il faut roster ou il faut négocier Le le problème le problème aujourd'hui c'est que nous sommes menacés je dirais dans les heures qui viennent.

Il aurait fallu préparer bien en amont cette situation et puis on apprend que l'Europe pourrait, c'est même pas sûr, pourrait prendre des mesures. Il va falloir se mettre d'accord maintenant dans dans l'urgence à 27 alors qu'on voit que Donald Trump dans son dans son bureau oval est seul à prendre des décisions. Donc le temps que l'on se il aurait fallu réindustrialiser.

Écoutez, on a on a bien mis en place l'exception culturelle, une sorte de protectionnisme en matière de culture. Ce que les cultureux évidemment ne rappellent jamais. il y a une sorte de préférence nationale en matière de culture et bien il aurait fallu et il faut mettre en place une exception agricole, une exception industrielle sinon et bien nous serons condamnés et nous serons totalement balayés par les États-Unis et par les autres.

Marine Le Pen qui continue de contester sa condamnation en première instance pour détournement de fonds publics et maintient qu'il s'agit d'une décision politique. On va écouter ce qu'on dit l'ancienne première ministre Ellisabeth Borne invité hier soir d'CP Assemblée nationale. qu'il est effectivement paradoxal d'avoir un parti politique qui ne cesse de réclamer plus de sévérité de la part de la justice qui a plaidé pour une une inilégibilité à vie euh pour les élus euh qui sont condamnés dans le cadre de leur fonction et qui depuis une semaine conteste les décisions de justice, s'en prend au magistrat et remet en cause finalement les principes de notre état de droit.

Donc c'est quelque chose de grave. Le principe même d'appeler à une manifestation et à une pétition contre des décisions de justice. On voit que les masques tombent.

Elle n'a pas raison. La fermeté c'est pour les autres du côté du Rassemblement national. Madame Born c'est une socialiste.

Non une socialiste. Que que madame B vi que madame B vient de faire la leçon dans ce domaine. Elle qui est héritière d'un d'un mouvement qui a été le plus corrompu de la 5e République et et dont le chef de fil un certain François Mitteran avait fait voter une loi d'amnistie. tellement tellement les représentants certains représentants de son mouvement étaient étaient corrompus jusqu'à l'oser quand même il faut quand même oser et on se demande comment son ami monsieur Kayusac bon la réalité c'est que euh Marine Le Pen est victime d'un procès politique.

D'ailleurs, ça a été motivé par les juges. Quelles sont leurs motivations ? Marine Le Pen est anti-européenne ou en tout cas anti Commission européenne et et Marine Le Pen et bien elle risque d'accéder à la présidence de la République.

Il faut l'en empêcher par tous les moyens. C'est ce qu'avait déclaré le syndicat de la magistrature et qui un syndicat de gauche militant, ouvertement militant, anti antirassemblement national et antinational. Euh c'est ce qu'il a il avait d'ailleurs appelé à l'occasion des élections législatives de juin dernier et bien à faire barrage au Rassemblement national par tous les moyens.

C'est le tribunal révolutionnaire pour la justice Marine Le Pen a fait travailler des assistants parlementaires européens au profit du Front National et du Rassemblement national. Oui vous vous vous faites bien de rappeler qu'il n'y a pas eu d'enrichissement personnel et pas eu de détournement de fonds publics pour aller dans les jeun ou des autres. Ce qui est non pas personnel mais au profit du parti.

Ce qui reproché à Marine Le Pen, c'est le travail fourni par par les collaborateurs parlementaires. Donc les collaborateurs, ils existent. Le travail, il a il a été effectué.

C'est quel travail ? Voilà. Quel est le travail qui a été effectué ?

Et pour qui il travaillait ? Est-ce qu'il travaillait pour le Parlement européen ou est-ce qu'il travaillait pour le parti ? Ils ont travaillé en faisant de la politique.

En faisant de la politique pour leurs députés qui font de la politique. Et bien c'est ce que le tribunal révolutionnaire a a jugé condamnable. Tellement condamnable.

C'est c'est 4 ans de prison. 4 ans de prison. Vous massacrez une vieille dame dans la rue, vous prenez 6 mois avec surcis.

Non mais c'est délirant. Il dit non mais il y a il y a il y a une telle disproportion entre la faute prétendue et la et la sanction que ça en devient évidemment la preuve d'un d'une justice politisée. Vous étiez présent au rassemblement entre 7 et 10000 personnes.

Est-ce que c'est pas un échec ? Écoutez euh Oui, il aurait pu avoir il y aurait pu avoir plus de monde le premier beau dimanche ensoleillé à Paris. J'étais j'étais présent.

J'étais présent. Euh le le le message en tout cas est passé, il y a quand même eu euh euh une mobilisation euh des militants, des cadres. Euh je pense que cette décision des adversaires du camp national euh va être j'allais dire contreproductive parce qu'il y a même s'il y avait je sais pas 6 7000 personnes, c'est dans les isoloirs qu'il y aura du monde. et dans les urnes que les que dans les sondages la majorité des Français ne s'oppose pas à cette décision, ne la trouve pas injuste parce que je je pense qu'il manque d'information, il pense enfin je pense qu'il manque de discernement et que l'ont fait passer Marine Le Pen dans cette situation pour une voleuse, pour quelqu'un qui a mis la la la main dans la caisse.

Or, ce n'est absolument pas le cas. La pense que vous pensez que les Français, ils ont pas compris la réalité de la décision. Pensez que les Français, ils ont pas compris la réalité de la décision.

Bah écoute, il suffit d'écouter madame Borne euh et et ses et ses amis euh pour être désinformé, pour que la réalité de ce dossier soit ne soit pas présentée telle telle qu'elle est. À partir de là, euh on pourrait penser qu'il s'agit d'une faute grave. Or, ce n'est pas le cas.

Ce n'est pas le cas. Encore une fois et s'il doit y avoir une sanction politique, ce n'est pas au juge à décider qui doit vous dites toujours que c'est pas une faute, c'est il y a quand même un détournement de l'argent du Parlement européen pour au profit du Front national. C'est c'est un c'est encore une fois euh moi je ne suis pas au Rassemblement national, voyez.

Donc je dis en toute indépendance euh que il s'agit simplement d'une d'une approche dirais technique du travail fourni par les parlementaires. Et donc j'ajoute par les par leurs collaborateurs et j'ajoute que ce n'est pas un juge ou ni même à trois juges de décider qui doit être candidat ou pas à l'élection présidentielle. Il y a une sanction financière qui a été infligée à Marine Le Pen.

S'il doit y avoir une sanction électorale, c'est aux électeurs à l'appliquer cette sanction, à ne plus voter pour Marine Le Pen, à estimer qu'elle a été victime d'une véritable chasse aux sorcières en et en lui apportant un un soutien plus fort encore. Donc la peine d'éibilité doit plus exister selon vous. La peine d' de plus avoir de sanction de l'illégibilité.

Je suis assez favorable à ce que mes chers collègues se nous nous réunissions pour que effectivement le politique reprenne le pouvoir dans ce pays. Donc vous c'est même plus supprimer l'exécution provisoire, c'est aller au-delà, c'est carrément supprimer les peines d'illégibilité. Oui, je pense que l'innégibilité que la peine de mort politique c'est encore une fois complètement disproportionné.

Il y a il y a eu un pas un précédent mais un cas qui qui est pas tout à fait similaire. Hubert Falco, le maire de Toulan, qui lui avait eu aller au conseil départemental et oublié de payer les factures de ses déjeuners, je crois, de son pressing pendant des années. Bon là, c'est une sorte de détournement de fond.

Bon, il a il a donc là, il faut exécution provisoire, il a remboursé, il a payé l'amende. Hubert Falco, c'est un adversaire du camp national. Et bien je lui reconnais je lui reconnais que une euh j'allais dire une exagération que la peine de mort politique qu'il a subi est euh est une exagération.

C'est complètement disproportionné. Voilà. Euh je ne vois pas pourquoi les les potiques parce vous personnellement si je si si je ne fais pas mon boulot, les électeurs me sanctionner me sanctionneront.

Si vous vous ne faites pas votre boulot, j'imagine que le président de cette chaîne euh vous vous congéra. Et bien il y a une seule catégorie de gens dans ce pays qui n'ont aucune sanction qui euh qui qui applique lorsqu'ils le souhaitent une décision politique. Ce sont les juges.

Les juges eux, ils sont toujours au-dessus de tout, au-dessus de toute sanction. Et bien moi, je pense qu'il faut leur retirer ce moyen qui est leur encore aujourd'hui que de mettre à mort des politiques qui souvent ne le méritent pas. On va parler des municipales, elles auront lieu dans moins d'un an.

Mais quel sera le mode de scrutin dans votre ville à Marseille ? Une proposition de loi pour le modifier à SIC qu' à Paris et à Lyon est examiné aujourd'hui à l'assemblée. On voit ça avec Vietta. [Musique] Bonjour André.

Bonjour. Bonjour. Bonjour.

Et Audrey les députés examin donc ce soir une proposition loi pour réformer le mode de scrutin à Paris Lyon Marseille. De quoi s'agit-il ? Il s'agit de réformer la loi PLM pour Paris-Lon-Marseille depuis 1983.

Dans ces trois métropoles, on ne vote pas comme dans le reste des 36000 communes de France. Dans ces trois villes, les électeurs votent pour des conseillers d'arrondissement ou de secteur. Parmi ces élus, certains sont envoyés au conseil municipal central et ce sont eux qui élisent le ou la mer.

Alors, comment on détermine qui est envoyé ? D'abord selon la démographie de l'arrondissement. Plus il est peuplé, plus on envoie de conseillers.

Mais il y a aussi une prime à la liste arrivée en tête dans chaque arrondissement. Je vous donne un exemple 100 conseillers. S'il y a 100 conseillers, c'est beaucoup mais c'est pour vous donner un exemple.

La liste arrivée en tête, alors on obtient 50 d'office minimum même si elle n'a eu que deux points d'avance sur la liste suivante. C'est un peu comme le principe des swing states aux États-Unis. Arrivé en tête permet de remporter la majorité de l'arrondissement.

À l'origine, ça a été créé officiellement pour décentraliser l'action publique, même si d'autres avancent que ça a été plutôt fait à l'époque par le ministre de l'intérieur socialiste Gaston De Fer, pour qu'il puisse s'emparer de la ville de Marseille. Ce qu'il a réussi à faire entre parenthèses. Quoi qu'il en soit, cette loi, elle a des effets de bord.

On peut être élu maire même avec moins de voix que son opposant. Et quand on est dans un plus petit arrondissement ou plus petit secteur, et bien on est moins bien représenté. C'est pour cela que l'exécutif a voulu changer ce mode de scrutin.

On écoute. La seule chose que je veux pour Paris, c'est que un électeur puisse avoir les mêmes droits et compter autant à Paris qu'à à Miin, à Beson ou ailleurs. Et donc que le gouvernement et le parlement puissent décider d'une réforme en profondeur de la loi Paris Lyon Marseille pour revenir au droit commun.

Dans les faits, si cette loi est adoptée, il y aura deux urnes dans ces villes. Une pour élire les conseillers d'arrondissement, une autre pour les conseillers municipaux et ce dès 2026. Autre réforme, la prime à la liste dont je vous ai parlé passerait de 50 % à 25 % Orien.

Et c'est une D qui divise. Oui, ceux qui veulent la réforme et ceux qui sont contre s'accusent les uns et les autres de tripatouillage électoral. Il y a même des dissensions au sein des partis chez les socialistes.

Annie Dalgot est vend debout contre une réforme qu'elle juge taillée pour la droite parisienne. Benoît Paillant, le maire socialiste de Marseille, lui n'y est pas opposé. Quoi qu'il en soit, au Sénat, la réforme est loin de faire l'unanimité.

Beaucoup estiment qu'il est bien trop tard pour changer le mode de scrutin à moins d'un an de l'élection. Euh monsieur Ravier, finalement, qu'est-ce que vous en pensez de cette révision de la loi PLM ? Est-ce que c'est du tripatouillage électoral ? il est jamais trop tard pour bien faire.

Et moi, je me souviens que le scrutin des élections encore appelé cantonal devenu départemental euh une particularité de ce de ce mode de scrutin avait été modifié le 30 décembre, je crois qui précédait l'élection quelques semaines, quelques mois plus tard. Donc vous voyez que on est on en est pas encore tout à fait là. Et effectivement, c'est bien le ministre de l'intérieur de fer qui nous a taillé cette loi pour euh faire en sorte que le maire de Marseille, Gaston de Fer, conserve sa ville.

Euh puisque alors chez nous, il y a il y a encore une particularité. Il y a il y a euh des mairies par arrondissement à Paris et à Lyon et c'est les mairies de secteur à Marseille, c'est-à-dire des groupes de deux arrondissements. Vous voyez que Gaston, sacré Gaston, a fait un découpage maison.

Bon et bien moi je suis je suis tout à fait favorable à ce que les Marseillais, les Lyonnais, les Parisiens élisent directement leur mère parce que le tripatouillage, les magouilles, c'est entre le 2e et le 3e tour. C'est et on a on l'a parfaitement subi à Marseille en en 2000 en 2020. Euh donc c'est au moment où le conseil municipal de l'îmer selon lorsque les les conseillers municipaux se réunissent nous sommes 101 à à Marseille et bien madame Galie et et ses et ses quelques élus ont passé la journée vous vous en souvenez peut-être euh la fumée blanche ne sortait pas du conseil municipal on attendait l'élection du maire et pourtant ça ne venait pas alors que ça aurait dû être une une formalité pour la gauche et bien madame Gal a passé sa journée à aller du bureau de monsieur Paillant de madame Ruby Rola et aller dans les bureaux de ces de ce qui aurait pu devenir ses nouveaux amis de droite pour monayer ses voix.

Nous nous avions quitté le conseil municipal pour ne pas nous mêler à c à à ce tripatouillage à cette à cette insulte faite aux électeurs. Donc il faut clarifier la situation. Ça me semble être le meilleur moyen.

Même si même si encore une fois il y a une particularité marseillaise comme je vous le disais. Pourquoi cette réforme ne prévoit-elle pas à Marseille une mairie par arrondissement ? Et puis deux urnes, deux urnes.

Déjà qu'à Marseille euh alors là c'est pas du tripatouillage mais le bourrage d'urne et la magouille ce jour-là, le jour des votes, est une véritable tradition. Et moi je suis un homme de tradition mais celle-là je m'en passerai bien. J'en j'en ai j'en je l'ai subi à l'occasion des dernières élections municipales.

J'avais porté l'affaire au tribunal administratif et le tribunal administratif a reconnu j'ai perdu de 390 voix a reconnu que 150 150 signatures étaiit était le résultat de d'un bourrage d'urne. Bon bref donc deux urnes, c'est pas fait pour sécuriser le vote. J'ai bien peur que les que les ça ne convain pas totalement les Marseillais mais sur le sur la forme je suis plutôt plutôt favorable.

Et on continue à parler des municipales à Marseille. Guillem Ricaville va nous rejoindre. Bonjour Guillem.

Merci beaucoup d'être avec nous. Directeur éditorial de Var Matin. On va évoquer avec vous les municipales à Marseille.

Guillem, si on vous entend Guillem, visiblement on a on a un petit problème de connexion. Est-ce que vous nous entendez ? Non, j'entends plus Orian.

Non. Ah, vous nous entendez, Guillem ou pas ? Orian.

Bon et ben on va Oui, tout à fait. Allez-y, c'est parti. Vous aviez une question ?

Oui, j'avais une question. Bonjour Stéphane Ravier. Vous vous avez longtemps été Stéphane Ravier la figure du Rassemblement national à Marseille.

Vous êtes sans doute l'élu de ce parti qui est qui était le plus connu à Marseille et et dans la région. Est-ce que vous n'allez pas payer au prix cher lors des prochaines municipales ? votre infidélité en quelque sorte en ayant rejoint pendant 2 ans le mouvement reconquête d'Éric Zémour.

Est-ce qu'aujourd'hui on retour en grâce au sein du Rassemblement national vous semble possible pour porter une liste au municipal à Marseille ? Euh cher Guilemme, vous disiez que j'étais j'étais la figure représentative du Rassemblement national. Euh même si je ne suis plus au Rassemblement national, euh je reste la figure la plus reconnue euh par les Marseillais euh si l'on en croit le dernier sondage euh de de notoriété pour 33 % des Marseillais et bien je suis le candidat de droite le candidat de droite le plus à même de diriger cette ville loin devant le le candidat potentiel du rassemblement national.

Je crois que les Marseillais reconnaissent en moi pas seulement un homme de parti. J'ai créé mon propre parti, le Marseille d'abord qui compte des élus, des militants, des soutiens nombreux euh des des réseaux à Marseille. Mais ce qu'il reconnaissent en en votre serviteur, c'est justement quelqu'un qui les sert au quotidien, qui sert Marseille, qui est sur le terrain.

Alors aujourd'hui, je suis ici au Sénat pour défendre Marseille, les bouches mais je suis, j'étais encore hier dans le 11e arrondissement dans le quartier dans le village des Aates où monsieur Paillan, le maire de Marseille, qui nous dit que Marseille doit être plus verte, et bien va saccager euh s'apprête à saccager une zone verte pour y construire 65 logements, dont 30 % de logements sociaux. Euh monsieur monsieur Paillon qui nous qui communique qui communique beaucoup sur la sécurité en nous faisant savoir qu'il emploie qu'il recrutait des policiers municipaux mais les Marseillais ne se sont jamais sentis autant en insécurité. Monsieur Paillant qui nous dit que Marseille doit être plus juste mais qui est dans le délire fiscal, un véritable braquage fiscal permanent qui est un artisan non seulement d'une immigration complètement débridée mais d'une islamisation.

Il ne se passe pas une semaine sans que monsieur Paillant nous annonce la construction d'une d'une nouvelle mosquée. Euh donc la la réalité c'est que les Marseillais me reconnaissent cette cette ce combat ce combat quotidien face à une face à une gauche qui est en train de tuer la ville de tuer de la tuer sur le plan identitaire sécuritaire et Guillem question sur la droite. Il a une autre question sur la droite sur les droites.

Non, moi je je suis celui qui est le plus reconnu par dans dans le dans le camp je dirais de la droite dans le sens large du terme. Pas seulement c'est large jusqu'où ? C'est large jusqu'où le camp de la droite ?

Mais c'est-à-dire que il n'y a plus de il y a plus personne à droite. Monsieur Muselier lui a rejoint la Macronie de façon tout à fait officielle et madame Vassal la présidente du conseil départemental et de la métropole nous dit qu'elle est de divers droites. Or elle est plutôt d'une droite à la dérive.

Elle a appelé à voter Emmanuel Macron dès le premier tour. Donc c'est vous voulez aussi représenter les LR vous. Le se le seul qui se qui se présente comme étant un candidat de droite national populaire ça va de reconquête à Ren le LR votre droite.

Moi j'ai toujours les amis chez Reconquête. J'ai des amis chez au Rassemblement national il constituent les les les membres actifs de de mon mouvement. Et je dis encore une fois je répète au rassemblement mais est-ce que vous tendez la main au RN ?

Est-ce que vous tendez la main à Fran Alis que je tends la main ? Mais qu'est-ce qu'il vous dit Franck Alisio ? Il réfléchit il réfléchit. que je pense qu'il doit une candidature commune avec vous, une liste commune. je je lui dis que une division ça ne fait que rarement le résultat d'une addition et que euh ma mon notorié, mais pas seulement ma notorité en tant que personne mais en tant qu'acteur de la de la de l'action à Marseille, je crois que on nous avons pu démontrer à la mairie de secteur même si n nous n'avons pas pu la conserver, nous avons fait plus de 49 % seul face à à l'ensemble du système et et face à la fraude et au clientélisme.

En tout cas, nous avons pu démontrer que nous étions des gens sérieux, que j'étais un maire sérieux, que j'avais une équipe et qu'elle est toujours et qu'elle est prête à à rempiler à rempiler au sein d'une d'un rassemblement marseillais, mais vraiment un rassemblement marseillais auquel je souhaite participer parce que je n'ai qu'un qu'un qu'un seul but, qu'un seul objectif, servir ma ville, empêcher cette gauche et cette ultra gauche de la conserver avec cette ce ce la France insoumise qui est extrêmement menaçante. Moi je n'ai pas envie. Je n'ai pas envie que le drapeau du Hamas et du Esbola flotte sur le front de la ville de Marseille.

Donc je dis pas un peu vous exagérez pas un peu là Stéphan ? Non mais écoutez, il suffit d'écouter monsieur De Logu, il suffit de monsieur pour monsieur De Logu, vous savez le Has c'est un mouvement de résistance donc la réalité c'est celle-là. Donc il faut s'unir, il faut s'unir dans l'intéri des marseillais.

Quel que furent le les les mots des uns et des autres il y a des années, la réalité d'aujourd'hui veut que l'on soit intelligent euh pour Marseille, pour les Marseillais parce que c'est c'est une une c'est une question vitale pour Marseille. Très rapidement Guillem. Oui, je moi je travaille dans un département Levare et c'est le cas dans les Alpes Maritimes où le Rassemblement national parle avec la droite républicaine.

Est-ce que à Marseille dans les bouches du Rône un dialogue est possible entre l'ELR et le Rassemblement national ou en tout cas au plus largement l'extrême droite ? Est-ce que vous appelez de vos vœux justement un rapprochement entre les républicains et le rassemblement national pourquoi pas mener campagne commune pour les municipales ? et très vite hein le rassemblement de tous les Marseillais de bonne volonté qui n'en peuvent plus de cette gauche et qui ne veulent pas de l'ultra gauche à Marseille qui veulent retrouver une une Marseille marseillaise provençale française où l'on peut vivre en sécurité et fier de son identité à tous celaoup merci on a compris le message.

Merci Stéphane Ravier merci Guillem d'avoir été avec nous. On accueille tout de suite Vinambr.