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Podcast / conversationHugoDécrypte - Grands formats· 11 octobre 2026 56 minContradictoireActualité / polémiqueInstitutions & électionsJusticeSolidarités & familleEurope & international

Bardella dit que c’est faux ? J’ai interrogé Fabrice Arfi de Mediapart.

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 9 %Attaque 65 %Défensif 19 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 1:53OuverteRéponse directe

    Quel a été le point de départ de l'enquête sur Jordan Bardella ?

  • 4:05OuverteRéponse directe

    Pourquoi avoir enquêté sur Bardella spécifiquement ?

  • 6:12RelanceRéponse directe

    Pourquoi publier ces révélations maintenant, à quelques mois de l'élection ?

  • 6:50OuverteRéponse directe

    Comment avez-vous vérifié l'authenticité des captures d'écran ?

  • 18:14RelanceRéponse directe

    Pourquoi publier des messages privés ?

  • 22:29OuverteRéponse directe

    Comment réagissez-vous aux accusations de manipulation de sources ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 3:21Fait
    « Jordan Bardella à 28 ans en 2024 a déjà écrit une autobiographie »
  • 13:11Fait
    « Jordan Bardella à cette époque-là est déjà militant du Front National depuis 1 an et demi »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

0:00

Le média d'investigation Méiapart a publié une série d'enquêtes consacrée à Jordan Bardella, président du Rassemblement national, dévoilant notamment des messages ouvertement sémites tenu alors qu'il était âgé de 17 et 18 ans et qu'il débutait son ascension au sein du Front National. Soit Mediaapart a euh mis en œuvre une opération de barbous, soit une opération de barbous s montée à l'extérieur et Médiapart lui-même s'est fait enfumer aveuglé par la haine qu'il porte pour le Rassemblement national. Des révélations que Jordan Bardella conteste malgré les preuves qui ont été publiées par Miaapart dans la foulée de l'enquête. Le président du RN va même jusqu'à annoncer une reposte judiciaire. Mais alors, comment est-ce qu'un

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journaliste enquête, vérifie puis révèle de telles informations ? Et puis que répond Media Part à leurs opposants qui estime que Mediaapart est un média militant ou encore que les preuves ne sont pas suffisantes ? Et bien pour répondre à toutes ces questions, aujourd'hui, je reçois Fabrice Arfi qui est journaliste et cirecteur des enquêtes de Média Part. Il a travaillé sur certaines des affaires politiques et judiciaires les plus sensibles publiées par le média. Avant de commencer, pensez à vous abonner pour découvrir davantage d'entretiens comme celui-ci. Et je rappelle que ces échanges, ils sont aussi disponibles directement en podcast, ce qui vous permet de retrouver facilement sur le même fil les interviews comme celle-ci, les actualités du jour et en exclusivité en

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podcast les actualités culturelles. N'hésitez pas du coup à vous abonner là-bas, c'est pratique au quotidien. Allez, je vous laisse donc avec l'échange. Bonjour Fabri, bonjour. Merci d'avoir accepté de de venir ou de revenir plutôt. La dernière fois que je t'avais reçu ici, c'était il y a quasiment 2 ans. On avait fait une longue interview concernant ton enquête sur l'affaire SarkoZi Kaddafi. Aujourd'hui, on va parler de votre enquête chez Mediapart avec cette affaire sur Jordan Bardella en fil rouge en quelque sorte pour essayer de répondre à toutes les questions que les gens peuvent se poser sur ce type d'enquête. Peut-être déjà la première question que je voulais te poser, c'est la suivante sans révéler évidemment vos sources, sachance que tu es habitué à

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ça. Mais quel a été le point de départ d'une enquête sur celle-ci, d'une enquête sur Jordan Bardella ? Là, on voit la finalité, le résultat, mais généralement, comment est-ce qu'une telle enquête commence ? Oui oui, c'est une question évidemment parfaitement légitime et et normale puisque le autour du journalisme, il y a tout un tas de de fantasmes et des gens qui se demandent si on est manipulé, pas manipulé, qui sont les sources qu'on appelle maintenant des taupes euh dans certains médias, ce qui est très dangereux et je pourrais y y revenir. Euh nous, ça fait des années que Médiapart enquête sur tous les partis politiques. l'extrême droite notamment Médiapart est né en 2008 c'est Miaapart qui en 2013 révèlent les l'affaire des emploi fictif au Parlement européen qui vont valoir deux

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condamnations à Marine Le Pen en première instance en appel c'est pendant devant la la Cour de cassation on verra si elle aura un bracelet électronique pendant la campagne électorale. Médiia part qui avait révélé en 2014 les financements russes par une banque proche de Vladimir Poutine du Front National devenu Rassemblement national comme on a révélé plein d'affaires sur plein d'autres partis politiques queles que soient leur leurs étiquettes. Et évidemment, il y a ce personnage qui est devenu central dans la stratégie et si j'ose dire la vitrine du Rassemblement national qui est son actuel président, Jordan Bardella qui est le futur possible premier ministre de notre pays si Marine Le Pen accède à l'Élysée en mai prochain. Et donc il était tout à fait normal et ben de vérifier un peu la

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biographie de Jordan Bardella pour une raison simple, c'est que Jordan Bardella à 28 ans en 2024 a déjà écrit une autobiographie. Donc il s'est déjà raconté dans un livre et donc il a raconté le son parcours politique personnel et cetera. Donc on a estimé qu'on était évidemment légitime à regarder tout ça. Et ça fait des années que nos journalistes notamment Anton Roger enquête sur la porosité qui demeure entre des réseaux d'extrême droite très dur néonazi négationniste, antisémite avec des cadres du rassemblement du rassemblement national. C'est comme ça qu'il avait révélé il y a un an et demi que le directeur de cabinet actuel de Jordan Bardella avait été adhérent du mouvement du théoricien

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raciste et antisémite Alain Soral qui s'appelle égalité et Réconciliation. Et donc avec Alexandre Berta, ils ont décidé de de de regarder ce qu'il en était vraiment de Jordan Bardella. Et c'est comme ça qu'ils ont rencontré 18 té et moins différents, mener des dizaines d'entretiens depuis le printemps dernier et qu'ils ont réussi à avoir accès à des sources documentaires différentes que nous avons pu vérifier, on y reviendra, qui nous ont permis de de rendre publ ce que nous avons appelé les écrits antisémites de Jordan Bardella. Donc à la question que j'anticipe mais qui qui était arrivée, je l'avais vu dans certains commentaires, certaines réactions de gens qui disent comme par hasard il y a une élection dans 6 mois et c'est maintenant que on découvre des messages

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d'attend il y a 10 ans de Jordan Bardella. Euh vous votre réponse à ça, c'est que vous avez pas attendu la présidentielle de 2027 pour enquêter sur le RM. Non mais en fait il faut que les gens réalisent que un journaliste, il a pas accès à tout en temps réel. Euh quand je révèle le compte euh en Suisse et à Singapour de Jérôme Kausak qui est ministre en 2012, l'ouverture du compte en Suisse date de 91. Donc c'est c'est 20 ans euh plus tôt et je le sais pas depuis 20 ans. Bon euh donc la la question de du calendrier des révélations de presse sont toujours permanentes dans le débat public. Moi, la réponse à ça c'est qu'on vit dans un pays où il y a d'abord tout le temps des élections et que par ailleurs jamais le bon moment de révéler une information qui dérange quelqu'un.

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Élection ou pas, Jordan Bardella, c'est jamais le bon moment de rappeler les écrits qui étaient les siens quand il était jeune militant au Front National et on pourra discuter d'une éventuelle erreur de jeunesse ou pas de de sa part. Mais je vais même plus loin que ça. Jordan Bardellin veut devenir le prochain premier ministre, chef du gouvernement de notre pays. Bah, c'est mieux de savoir avant de voter qu'il est vraiment plutôt qu'après. Je veux dire, les les les copains et les copines du canard enchaîné qui ont enquêté sur François Fillon, révélant l'affaire des emplois victimes qui des emplois fictifs qui lui ont valu une condamnation définitive, on a dit "Ah bah comme par hasard, ça sent ça sort avant l'élection." Bah encore heureux. vaut mieux savoir avant de

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voter plutôt plutôt qu'après. Donc en fait la presse est tout à fait dans son rôle quand elle récupère des information d'intérêt général et vérifier et qu'elle les rend au public et après le public décide dans son âme et conscience. Alors, plus précisément sur cette question de de cette affaire et cette question c'est de ces messages, il y a eu l'enquête qui a été publiée, j'ai plus la date précise mais dans un premier temps, l'enquête est publiée, on voit les réactions toujours genre réaction du RN dont on va forcément parler sur leur stratégie de réponse. Réaction aussi certaines personnes qui disent "Bon, c'est des captures d'écran. Qu'est-ce qu'on peut savoir de ces captures d'écran ? Ça peut être falsifié, ça peut être fait par RIA, ça peut être je ne sais quoi, ça se trouve,

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c'est pas son compte. Vous avez quelques jours après décidé de publier la méthode et de vérification que vous avez appliqué. Est-ce que tu peux m'en parler un petit peu et essayer de de d'aller un peu plus dans le détail effectivement de comment est-ce qu'on vérifie les éléments ? Je vais essayer d'ouvrir le capot du journalisme pour montrer un peu le moteur, même s'il y a des choses qu'on peut pas montrer qui s'appelle les sources puisque le droit le droit nous autorise à protéger nos sources pour des raisons diverses y compris de de de sécurité. Ce qui compte, c'est est-ce que les informations encore une fois sont vérifiables et d'intérêt public ? Euh alors oui, d'abord on a publié un article en début de semaine, un lundi, euh fruit de 4 mois d'enquête euh sans

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sans éléments autres que des citations extraites euh des messages Messenger qui est l'application sur Facebook, mais aussi des boucles mail du Front National qu'on appelle aujourd'hui le rassemblement le rassemblement national. Alors, d'abord ce qu'il faut comprendre, c'est que quand on enquête sur un parti, sur quelqu'un, euh le quand on essaie de bien faire son travail, légalement, nous les journalistes d'information, on doit prendre à tâche avec les personnes sur lesquelles on va révéler des informations qui peuvent être parfois des informations désagréables pour recueillir leurs commentaires. C'est ce qu'on appelle, c'est un mot de notre profession, le contradictoire, le débat contradictoire. Évidemment, c'est ce que nous avons fait, c'est ce que Anton Rouget et

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Alexandre Berto ont fait donc avant la diffusion de avant la diffusion le samedi après-midi, on a attendu la fin de la messe du pape parce qu'on savait que Jordan Bardella y assistait à la Concorde avec avec Marine Le Pen. On a envoyé des questions à Jean-Darde Bardella, à son directeur de cabinet, son attaché de presse en disant "Bah voilà euh dans ce message, on disait "On va révéler des choses importantes, on aimerait bien pouvoir vous rencontrer. Euh si vous le souhaitez vous présenter les documents." Voilà. Bon euh la réponse a été ferme, catégorique, immédiate. Hors de question de vous rencontrer. Envoyez-nous des questions précises. Donc on a envoyé dans mon souvenir une dizaine de questions précises sur ce que nous allions révéler. Et le dimanche en fin

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d'après-midi, on a eu une réponse fermée, catégorique de de Jordan Bardella qui tenait en quatre phrases "Tout est faux, vous êtes manipulé, je vais vous poursuivre". Bon très bien. Il nous on oblige personne à répondre. Ils font comme ils veulent. S'ils veulent pas répondre, s'ils veulent mais vous avez un devoir de leur laisser le réponse voà et d'ailleurs la version de Jordan Bardella évidemment elle est dans l'article voilà contacté par Media Part. Le président du RN a déclaré que bon voilà, c'est c'est la règle c'est la règle du jeu. Et donc on a publié notre article le le le lundi et là il y a eu une mise en cause violente de la part du du Rassemblement national de la part de Jordan Bardella lui-même de Marine Le Pen qui dès le lendemain va à l'Assemblée nationale pour dire qu'il

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faut que nous mettions des costards en kevellard c'est-à-dire des gilets par balle pendant que à côté d'elle Jordan Bardella dit que ça va désormais être la guerre totale avec Media Part. On parle quand même d'une personne qui va être présidente de la République et de l'autre qui va être chef du du gouvernement en disant pour le contexte effectivement c'est à l'Assemblée nationale devant des député RN. C'est là elle fait une sorte de conférence de pressant parce que je suis pas sûr qu'il y avait des journalistes à l'intérieur. En tout cas elle prend la parole et décide de le faire là en disant on a dû mettre nos gilets parce que on est attaqué par Media Part, on va faire une guerre totale. Exa exactement. Alors euh Jordan l'a dit, euh nous avons euh et lui et moi enfilé nos costards en

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kevelard, hein, parce que là euh c'est du lourd là qui tombe. Et cette cette pénible euh affaire va nous permettre de démontrer le vrai visage de ce média, les violations déontologiques qui sont qui sont les leurs. Voilà. Donc maintenant euh c'est à Média Part, je crois, qu'il va falloir dire d'enfiler euh son costard en kevellard. Euh ce qui a suscité l'indignation de 40 sociétés de journalistes, toute sensibilité confondue euh en France sur la la brutalisation du débat public et ce que ça peut provoquer euh en terme de de menace pour des pour des journalistes. Euh et donc euh Jordan Bardella, lui dans le même mouvement dit que les

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documents qu'on que nous avons sont défauts, qu'il va déposer des plaintes et cetera. Bon, donc il pense nous mettre au pied du mur vis-à-vis de notre enquête et comme nous on essaie d'être transparent sur la manière dont on travaille, d'expliquer pourquoi ce qu'on a publié est soutenu par des éléments concrets, on a publié le jeudi quelques jours plus tard un nouvel article toujours par les deux mêmes journalistes expliquant et rendant public à la fois plus que les captures d'écran, on parle beaucoup de captures d'écran mais plus que les captures d'écran des messages les plus problématiques d'un antisémitisme. que je peux qualifier de compulsif et obsessionnel de Jordan Bardella. Mais en plus, comment nous les avons techniquement authentifié et comment nous les avons authentifiés

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humainement et intellectuellement. Pourquoi je dis ça ? Parce que évidemment et tu l'as dit tout à l'heure à l'air de l'IA, on sait que il peut y avoir des forgeries, des manipulations. On sait qu'un compte Messenger, il peut être il peut y avoir une usurpation d'identité, il peut y avoir un piratage, un trucage, on n pas né de la dernière pluie. Et par ailleurs, quand on publie ce type d'enquête, on met toute la réputation du journal en jeu. C'est que là, si c'est faux, vous perdez. Ah bah si c'est faux, c'est terrible pour nous, mais c'est terrible en terme de réputation, mais c'est terrible aussi juridiquement. On on a à assumer ce qu'on fait juridiquement devant le juge hein euh pénal dans le dans le journalisme. Mais moi, je trouve ça très bien parce que c'est une

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responsabilisation du travail des journalistes d'information. Donc nos journalistes euh je l'ai dit 18 et moins de l'époque, des tonnes et des tonnes d'entretien, des recoupements et cetera, l'accès à des conversations sur Messenger, deux différentes venant de deux sources différentes qui ne se connaissent pas dont sur l'une des conversations, il y a ces tomb des crits antisémites de Jordan Bardella. Alors, on dit toujours qu'il a 17 ans. La vérité, c'est qu'il a 17 ans et 11 mois. Bon, il est plus près des des 18 ans que des 17 ans. Euh et donc cette source là qui est à l'origine de cette ré pour préciser là-dessus, même à 18 ans, il est déjà alors au moment des messages précisément, tu je te laisserai

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préciser, mais peu de temps après, il a déjà des responsabilités à l'échelle. Ah oui, alors euh Jordan Bardella à cette époque-là est déjà militant du Front National depuis 1 an et demi. Il s'apprête à devenir à à 18 ans hein le président d'une section départementale du Front National dans son département de SINE et quelques mois plus tard, il sera élu au conseil régional du du Front National. Et c'est d'autant plus légitime que Jordan Bardella a toujours fait de sa précocité son identité politique. Donc à 17 ans et 11 mois, il était déjà présent sur Twitter. il il et d'ailleurs certains de de ces tweets aujourd'hui remontent comme une espèce de confirmation de ce qu'on a écrit et donc cette cette source nous nous donne

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accès au à la conversation avec Jordan Bardella. Alors évidemment nous on veut voir toute la conversation donc la personne fait dérouler l'intégralité de la conversation et donc on voit Jordan Bardella écrit ce ça ceci la source écrit cela et cetera. Bon mais ça nous suffit pas. On estime que il y a peut-être un risque de de manipulation lié à cette conversation. Donc en réfléchissant, on a vu qu'il y avait une disposition de la loi européenne sur la protection des données qui permet à n'importe quel utilisateur de Facebook et de Messenger de demander à Meta, Meta, c'est la société qui détient aux États-Unis Facebook, de demander ce qu'on appelle une extraction depuis les serveurs de méta, depuis les archives de

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méta une extraction de l'intégralité de l'origine de la conversation. Et donc la source a accepté de faire ça dans le courant du mois d'août, donc bien avant nos révélations de la fin septembre. Et ça nous a permis d'avoir un une confirmation d'un point de vue technique d'abord crucial. Euh c'est bien le compte d'un Jordan Bardella sur Messenger qui provient de de de Facebook. En 2013, Jordan Bardella n'est pas connu publiquement, hein. Il est pas il est pas du tout dans la carrière qu'on lui connaît aujourd'hui, même s'il est engagé politiquement. Mais en plus, ça nous permet de savoir que les conversations n'ont pas été modifiées depuis 2013. Donc, en quelque sorte, elles sont intègres. Mais ça

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suffit pas. Il faut qu'on puisse démontrer intellectuellement que le contenu des conversations provient bien de Jordan Bardella. Et donc Jordan Bard voilà la question qui se pose, c'est est-ce que Jordan Bardella de Messenger en 2013, c'est Jordan Bardella président du RN en 2026 ? Et alors là, il y a quelque chose de de d'extraordinaire, c'est que dans cette conversation, mais dans d'autres conversations Messenger, ce Jordan Bardella raconte plein de choses de sa vie privée, raconte plein de choses et des anecdotes très précises sur son parcours familial, son parcours scolaire au lycée, aux études supérieures qu'il essaie de faire, ses engagements dans des associations, les pétitions qu'il lancent à tel et tel endroit. C'estàd qu'on n pas tout publié parce qu'il y a des choses qui sont

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protégées par la vie privée. Mais alors il y a quelque chose qui nous a permis, un objet qui nous a permis de vérifier que Jordan Bardella de 2013 était bien le Jordan Bardella d'aujourd'hui. C'est l'autobiographie de Jordan Bardella lui-même. Pourquoi ? Parce que dans son autobiographie de 2024, donc 11 ans après, il raconte exactement les mêmes anecdotes. Ça, c'est ce qu'on a rendu public. Il y a en plus plein de choses de la vie privée qu'on n pas rendu public parce que ça appartient à la vie privée mais ça nous a permis de vérifier l'exactitude de ça. Et en plus, pardon d'être un peu long mais en plus on a demandé aux sources qui correspondaient avec Jordan Bardella à l'époque sur Messenger et qui le voyait que la l'hypothèse du piratage ou de l'usurpation d'identité est nulle.

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C'estàd que l'espace pour le doute est réduit à à néant. Mais en plus de ça, désolé d'être encore plus long, nous avons eu accès à d'autres documents, des boîtes mail, deux boîtes mail différentes de Jordan Bardella quand il était euh il avait des responsabilités au Front National qui montre et qui confirme qu'il baignait dans un environnement d'antisémitisme, de négationnisme dans les années qui ont qui ont suivi. Tout ça mis bout à bout nous a apporté la certitude à 100 % pas à 99,9 à 100 % que les documents étaient authentique que nos informations étaient vérifiées d'intérêt général et donc on les a publié et on a expliqué comment on a travaillé effectivement et tout est d'ailleurs détaillé sur le sur le site de Média part avec tous les tous ces sujets-là

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qui ont été évoqués. Juste un point quand même parce que l'idée dans cet échange c'est aussi de d'essayer de de répondre à certaines questions qui reviennent souvent. Euh il y a eu certains retours de gens qui disaient euh oui mais là euh de gens du coup qui prenaient la défense de Jordan Mala et qui disaient mais là c'est des échanges privé, c'est pas des propos qu'il a tenu publiquement donc euh c'est de la vie privée. Euh la médiia part s'y mise dans les messages privés de Jordan Bardella. Euh voilà donc euh bon globalement ce retour là. Euh qu'est-ce que tu réponds à ce à à ce retour qu'on a pu entendre parfois de ça c'est de la vie privée, c'est des messages euh alors d'abord la la sur la correspondance euh privée, d'abord c'est son interlocuteur, cette source qui rend

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publique cette conversation. Bon, ce qui compte c'est le contenu. Est-ce que le contenu, vu la personne qu'il est devenue et la position politique qu'il tient sur la question de l'antisémitisme est d'intérêt public ? Même si ça provient d'une conversation privée dans l'histoire du journalisme et la justice l'a jugé des centaines de fois, il y a dans des conversations privées, dans des échanges mail des éléments d'intérêt public. Il faut pas simplement regarder l'origine d'un document, il faut regarder son contenu. Et c'est justement ce contenu qu'on met en relation avec des intérêts publics. C'est pour ça que dans ces conversations, il y a des choses privées mais nous ne les rendons pas nous ne les rendons pas publics. Alors pourquoi cet argument qu'on peut

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bien sûr soulever en disant c'est une conversation privée que je récuse ne ne tient pas. Mais parce que toute l'histoire du parti politique que dirige aujourd'hui Jordan Bardella s'est construite pendant des décennies sur l'antisémitisme. Enfin, les les plus jeunes qui nous regardent doivent savoir que le Front National qui est devenu le Rassemblement national est un parti qui a été créé par des gens qui ont collaboré avec l'Allemagne nazi et même par des vafun SS, c'est-à-dire des nazis. Bon, nazi, c'est très très antisémite he nazi. Bon et toute l'histoire du du père de Marine Le Pen, Jean-Marie Le Pen qui a été le fondateur du Front National, c'est d'avoir été antisémite et même d'avoir été condamné

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pour contestation de crime contre l'humanité dans les années 80, dans les années 90. Moi, je suis né en 80. J'ai grandi avec l'antisémitisme de de Jean-Marie Le Pen. Et ce qui est intéressant, c'est qu'à partir de 2013, il y a un élu du Front National important qui est maire de Perpignan aujourd'hui qui s'appelle Louis Aliot qui a théorisé l'idée que le dernier verrou à faire sauter pour le Front National pour accéder au pouvoir, c'était l'antisémitisme. Il disait "En fait, on a un problème, c'est l'antisémitisme. Il faut qu'on arrive à montrer qu'en fait on n'est pas antisémite si on veut arriver au pouvoir." ce qui soit ditit en passant est vraiment très suspect. C'est une vision très utilitariste des juifs. Il faut le problème c'est pas de l'avoir été, c'est pas qu'il faut qu'on change

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de logiciel politique par rapport à ça. Il faut qu'on donne l'impression en tout cas que nous ne sommes plus pour pouvoir accéder au au pouvoir. Et donc c'est le début de ce qu'on va appeler la dédiabolisation qui est un mot très problématique est un mot d'extrême droite la dédiabolisation parce que ça veut dire que quand on dit que le FN et Jean-Marie Le Pen étaient antisémite que c'était de la diabolisation. C'est pas de diabolisation, c'est un fait. Donc déjà dire la dédiabolisation, c'est vouloir faire croire que l'on a aggravé leur cas euh quand ils quand ils étaient condamnés pour contestation de de de crimes contre l'humanité. Évidemment, c'est pas le cas. Et donc ce qu'on découvre avec ces messages et d'autres enquêtes que nous avons fait avant,

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c'est que nos informations, de mon point de vue, font voler en éclat 15 ans de dédiabolisation accompagné d'ailleurs par une partie de la classe politique, par une partie des médias. Le Front National, Rassemblement national, Marine Le Pen dit être aujourd'hui le bouclier pour les juifs contre l'antisémitisme. En vérité, quand on creuse, on voit beaucoup d'antisémites et de négationnistes autour d'elle encore aujourd'hui, au-delà de Jordan Bardella. Je suis un peu long mais c'est pour expliquer pourquoi ces conversations privées sont les pièces d'un puzzle beaucoup plus large qui nous permet de montrer que la vitrine de Marine Le Pen et de Jordan Bardella concernant la lutte contre l'antisémitisme est de mon point de vue une arnaque une supercherie.

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Il me semble que tu parles de de stratégie de dissimulation. Exactement. Moi je pense que cette enquête doit nous permettre collectivement, évidemment c'est je le mets en débat hein, je demande pas aux gens d'être d'accord avec moi, mais qu'on remplace le mot de dédiabolisation par dissimulation. Et donc le un des retours qui revenait effectivement des des critiques, on va dire, de l'enquête, c'était cette question de de du caractère privé ou non de ces la question de l'intérêt général. On a parlé de la question de l'âge de l'âge ici. On a parlé de la question du timing à l'instant. Il y a quelques jours, Jordan Bardella a essayé de discréditer votre enquête en s'appuyant sur le témoignage d'un ancien d'un de ses anciens camarades présentés comme une source qui aurait été

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manipulée par les journalistes de Mediaapart. Quelle a été ta réaction, votre réaction ? Est-ce que tu nous en parlais un petit peu ? Oui, bien sûr. Euh pour moi, ça a été le signe d'une immense panique. C'est comme s'il y avait des gens qui se noyaient et qui pour essayer de s'en sortir se raccroche à des brins d'herbe. Euh alors, quelle est l'histoire ? L'histoire c'est que il y a pas du tout une source, il y a un protagoniste de l'époque qui était dans l'entourage de Jordan Bardella que nous avons appelé Laurent G he on a mis juste la première lettre de son de son nom de famille qui est littéralement un adepte de Gbel he l'un des principaux nazis avec Adolf Hitler de l'historien négationniste Robert Forisson quelqu'un

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qui a inondé les boîtes mails de Jordan Bardella qui s'en est jamais plein d'écrit négationnist antisémite soralien de ce théoricien sur la même période sur la période 2014-25 en cohérence et en corrélation avec les écrits messengers qui datent de fin 2013 et qui continuent qui continuent après et ce l'oranger qui fait partie des gens que nous avons interviewé dans le cadre de notre enquête parce que évidemment si on s'intéresse à l'extrême droite ben on va rencontrer des gens d'extrême droite. Le journalisme c'est le propre d'aller y voir. On fait pas des enquêtes sur Google. Bon et donc nos journalistes ont ont interviewé l'Oranger et l'Oranger bah racontait notamment que Jordan

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Bardella quand il était jeune était convaincu que Hitler était encore vivant, queil avait parmi ses livres de chevé un livre sur la réserve fédérale américaine qui est en fait un livre totalement complotiste et antisémite et cetera. Bon et ce l'oranger il va sur une un site d'extrême droite sur YouTube pour dire "Oh là là Media Part ma je suis la source principale de Méia Partin clé comme l'appellera ce site et j'ai été complètement manipulé ils ont truqué mes propos et cetera bon évidemment que nous avons la preuve que ce qu'il nous a dit et ce que nous avons diffusé il nous l'a bien dit donc il a menti dans cette émission mais ce qui est siidérant c'est qu'il y a une chaîne

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de télévision C News qui donne beaucoup d'audience à ce pétard mouillé et le lendemain tous les députés RN mais Jordan Bardella lui-même repose. Faut faut bien prendre la mesure de ce dont on parle pour contester son antisémitisme de au moins de ces années-là, Jordan Bardella repose sur une fausse source de vra de médiapart, mais un vrai antisémite adepte de Gubbels qui vient dire qu'il n'a pas tenu des propos dont don dont dont nous détenons la preuve qu'il nous les a tenu. Bon, ce qui est fou, ce qui est fou, moi ce qui me paraît fou, c'est qu'il y a autant de gens, il y a bien des gens rationnels quand même au Rassemblement national, il y a des gens qui sont élus représentants de la nation à l'Assemblée nationale. C'est que des

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gens sautent là-dessus en disant tout s'écroule, média flop parce que voilà, Jardin Bardella à à défaut de à défaut de de dire ce qu'il conteste, il il fait il fait des blagues. Et donc sa principale réplique à Média Part quand même, c'est de nous appeler média flop. Bon bah très bien. Donc voilà où on en est concernant l'Oranger. Et plus largement sur cette question, comment est-ce que tuexplique la stratégie du Rassemblement national aujourd'hui ? C'est-à-dire que il y a eu la stratégie dans la foulée de la révélation. On je me souviens de la quand Marine Le Pen était en déplacement, je ne sais où d'ailleurs, je crois c'est c'est un salon le bâtiment salon du bâtiment du bâtiment. Donc forcément forcément les journalistes viennent la voir en lui posant la

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question sur cette enquête. Elle dit que c'est une dinguerie. Elle qu'elle elle croit à 100 % Jordan Bardella et cetera et cetera. Jordan Bardella on l'a dit, a eu la même stratégie à répondre au tac au tac et dire tout ce que vous dites est faux. C'est encore globalement le cœur de la la réponse. Comment est-ce que tu l'analyses cette ? Moi, je suis pas dans le secret des âmes et notamment de la relation duo Bardella Le Pen dont on verra si ça deviendra ou pas un duel parce qu'il paraît que la la les tensions sont réelles depuis plusieurs semaines entre les deux. Je je suis convaincu de manière informée, je crois que Marine Le Pen n'avait pas été elle informée de l'exactitude de nos révélations avant

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qu'elles sortent. Voilà. Peut-être Jordan Bardella lui avait dit "J'ai Jordane, j'ai Miapart sur les côtes, t'inquiète pas Marine, je gère." Voilà. Mais je pense qu'il y a quelque chose d'extrêmement sincère chez elle quand elle dit "C'est une dinguerie, c'est pas en fait c'est une dinguerie d'apprendre ça comme ça devant des micro tendus et cetera." Bon mais d'une certaine manière, j'ai envie de dire c'est un problème entre et eux. Ça nous concerne pas beaucoup. Ce qui est certain pour répondre à ta question, c'est que Jordan Bardella le dimanche soir a choisi un axe de défense qui est moi, j'appelle ça maximaliste. C'est-à-dire qu'il il dément en bloc en disant tout est faux, je vais poursuivre mais il ne dit rien en détail. C'estàd que ça fait quand

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même maintenant 10 jours qu'on lui demande "Mais qu'est-ce que vous démentez ? Qu'est-ce qui est faux dans notre enquête ? Quel point précis vous contestez ? Est-ce que est-ce que vous aviez un compte Messenger ? Est-ce que vous avez été piraté ? Est-ce que quelqu'un s'est fait passer ? Au moins qu'on sache quelle est sa position. Bah lui, c'est surtout de ne pas répondre. Pourquoi ? Parce que s'il commence à s'avancer factuellement, il ne fera que des faux pas. Pour une raison simple, c'est ce que nous avons écrit, c'est la vérité. Les écrits sont de la main de Jordan Bardella et nous cesserons de le dire et de le démontrer y compris devant la justice. Mais il y a une autre dimension, je pense, à la réponse à à ta question, c'est que bien sûr, il y avait une

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possibilité pour Jordan Bardella de dire c'était une erreur de jeunesse. On a le droit, on peut avoir été ceci dans sa vie et changer. On peut avoir été antissémite et ne plus l'être. Mais ça implique de regarder son histoire en face. Ça implique de faire un chemin. On se réveille pas un jour en disant je suis plus antisémite. Ça implique quand même un gros travail. Et pourquoi je pense que la thèse de l'erreur de jeunesse, et ça rejoint la réponse à la question ne tient pas la route 2 secondes, c'est parce que ça n'est pas que l'histoire de Jordan Bardella en 20135. Pourquoi ? Parce que Jordan Bardella en 2015 son premier employeur politique si j'ose dire au Parlement européen, c'est un heureux député qui s'appelle Jean-François Jalqu tenu dans les années 80 et 90 dans la

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presse d'extrême droite et c'était connu quand Jordan Bardella devient son assistant parlementaire des propos et des écrits antisémites terribles. C'est un homme qui a été accusé d'avoir été négationniste. vanté la rigueur et le sérieux du travail du du père des historiens négationnistes qui conteste l'existence des chambres à gaz qui s'appelle Robert Forisson. Mais Jean-Darne Merda, c'est aussi quelqu'un qui en 2023, donc c'est il y a 3 ans, dit que Jean-Marie Le Pen, alors qu'il a été plusieurs fois condamné pour contestation de crime contre l'humanité pour antisémitisme, dit que Jean-Marie Le Pen n'est pas antisémite. Comment il est possible de

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dire en 2023 que Jean-Marie Le Pen n'est pas antisémite si soi-même on n pas un problème avec ça ? Et je le dis d'autant plus tranquillement qu'à ce moment-là, l'écrivain et philosophe Bernard Henry Lévi avait été interrogé sur un plateau de télévision sur les propos de Jordan Bardella qui avait dit que Jean-Marie Le Pen n'est pas antisémite. Et bien BHL avait dit "Mais il faut être certainement antisémite pour dire ça." Jordan Bardella a dit "Je poursuis en diffamation. Nous avons révélé que quelques jours avant le procès, Jordan Bardella a retiré sa plainte contre contre contre contre Bernard Henry Lévi qui avait dit certainement antisémite. Et donc il a dit attention je je poursuis je poursuis et juste avant le procès, il ne va pas défendre son honneur devant la justice pour dire vous

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pouvez pas dire certainement antinissémite chacun en tirera la conclusion qu'il veut mais ça va encore plus loin. le même Jordan Bardella, président du RN, vice-président puis président du groupe parlementaire du RN au Parlement européen a financé à financé avec l'argent de son parti qui est de l'argent public he c'est de l'argent public qui finance les partis en France en en grande partie il a financé des sociétés qui une galaxie de société qui appartiennent à un homme ou à ses proches qui s'appelle Frédéric Châtillant dont les services secrets français nous avons révélé des notes le qualifie de néonazi convaincu de national socialiste. Ça veut dire de ça veut dire nazi. Et donc c'est pour ça

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que pour moi c'est très difficile pour eux de plaider l'erreur de jeunesse. C'est compliqué pour Marine Le Pen de se détacher de ça parce que Frédéric Châtillon c'est son ami depuis la fac parce que Jean-François Jalc aussi son assistante parlementaire parce que ça a été le l'un des plus proches de son père. Donc c'est en fait Jordan Bardella, c'est la chose de Marine Le Pen. Et donc c'est compliqué à mon sens pour elle de se détacher pour pas que l'affaire Bardella ne devienne une affaire Le Pen et en même temps la manière dont elle colle à Jordan Bardella puisque il y a un moment donné la justice ou je ne sais qui va bien dire que oui ce qui écrit Média part est vrai bah ça va lui ça va ça va l'éclabousser elle et à mon avis fortement en fait admettre ça c'est

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faire remonter tous les égûts de l'histoire du Front National et du Rassemblement national que Marine Le Pen essaie de cacher par de la com et d'ailleurs c'est hyper intéressant parce Parce que dans les messages Messenger, le jeune Bardella qui vrai est précoce, on peut pas lui enlever ça, il dit à ses troupes de la Fédération de SC Saint-Denis juste avant des élections, il leur dit attention la politique c'est de la com et justement il leur dit faites attention à vos comptes Facebook hein, vous pouvez penser ce que vous voulez mais il faut pas que ça sache. Donc nettoyer et c'est en fait c'est comme si c'était la substantifique moelle, le résumé la parfait de ce qu'est la la stratégie de la de la de la dédiabolisation. Je dis ça parce que il y a un an à Media

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Part avec Anti Rouger tous les deux, on avait révélé 30 ans 30 ans d'écrit homophobe, négationniste, antisémite, raciste d'une députée du Rassemblement national qui s'appelle Caroline Parmentier qui est une intime de Marine Le Pen qui même qui est même la vice-présidente du groupe à l'Assemblée nationale. Bah, ça a eu aucune conséquence pour elle. Alors que des petits candidats pour des élections dont on découvre qu'ils avaient sur Facebook des propos antisémites, eux ça coûte pas cher de les renvoyer pour dire "Regardez, nous on fait le message avec les brebis Galeuses" mais en fait on découvre que le berger des brebis galeuses bah en fait c'est Jordan Bardella. Tu as parlé de la question des des menaces de poursuivre en justice de

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porter plainte et cetera. Il y a des annonces comme ça qui ont été faites par Jordan Bardella dans la foulée des révélations. Où est-ce qu'on en est là-dessus ? Est-ce qu'on a des informations ? Est-ce qu'il y eu un dépôt de plainte pour diffamation ou pour voilà ? Ouais. Alors moi d'abord je tiens toujours à dire que c'est normal qu'on poursuive des journalistes si des gens estiment que avec nos informations on a porté atteinte indument à leur honneur et à leur considération. On a le droit de porter atteinte à l'honneur et à la considération avec des informations qui dérangent. La la la justice regarde si on avait des raisons de le faire, des éléments de le faire ou pas. En gros, est-ce que les éléments sont factuels et vérif ? Exactement. Est-ce qu'il y a une base

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factuelle ? et cetera. Bon, sérieux de l'enquête, des documents, des témoignages. Bon, très bien. Et donc moi, je vais pas crier au procès Billon parce que Jordan Bardella décide de poursuivre Miaapart en diffamation. C'est son droit le plus ultime et c'est normal que ce soit à nous de montrer la qualité du de notre travail devant un juge. Un juge en France, il est garant de la répression, mais parce qu'il est garant de la répression, il est aussi garant de la liberté. Et la liberté de la presse, c'est normal. C'est bien les juges qui peuvent dire grâce à une très vieille loi qui est une très belle loi qui date du 29 juillet 1881 qui est un peu le le manuel de déontologie des journalistes. Voilà, ils ont bien travaillé, ils ont pas bien travaillé. Néanmoins, Néanmoins, il y a plusieurs

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voies procédurales qui sont possibles quand on veut poursuivre un journal. Il se trouve que Jordan Bardella a choisi la voie procédurale qui lui assure un procès dans 2 ans ou 3 ans. Il aurait pu choisir au moins deux autres voies procédurales qui lui auraient permis qu'il y ait un procès contre médiia part dans quelques semaines avant l'élection présidentielle. Manifestement, il ne le souhaite pas. J'ai cru comprendre que cette plainte avait été déposée en diffamation mais le procès sera donc en fait il veut il moi c'est mon analyse on a le droit de la contester. Je pense qu'il fait de la com sur le dos de la justice pour enjamber l'élection présidentielle et voilà mais et cette plainte il pourra on verra si c'est le cas mais il pourra la retirer s'il le souhaite comme il l'a fait

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visiblement dans le passé. Mais je pense qu'on le poursuivra pour procédure abusive parce que ça nous coûte de l'argent nous nous défendre et et c'est normal d'aller au tribunal mais allons-y vraiment he mais mais il y a une deuxième plainte qu'il a promis qui est une plainte pour fou. Bon, il a dit c'est à l'examen, attention, vous allez voir, on va la déposer. À ma connaissance, pour l'instant, elle a pas été déposée. Mais quandbien même elle le serit, j'ai envie de dire qu'on est un peu impatient à Mediap parce que c'est précisément cette enquête soi-disant pour faux qui permettra de démontrer que nos documents sont authentiques. concernant ces dépôts de plaintes ou ces procès, est-ce qu'il y a un décompte du côté de Méiapart vous avez dû avoir pour diffamation et

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sur le les conclusions de chacune de ces ou bien sûr je crois pouvoir dire ça fait un peu orgueilleux mais qu'on a probablement le taux de relaxe le plus élevé de la presse française dans l'histoire de Méia Part en 18 ans. Je crois que nous en sommes à 350 procès et nous en av en diffamation et et d'autres types de procédures qui parfois contournent le droit de la presse et qui sont là des procédures plus problématiques parce qu'en fait elles sont faites pour trouver nos sources et donc là ça nous rend en colère he là ça nous met un peu les abeilles là on n'est pas trop content avec ce genre de de procédure contrairement à la diffamation et sur les 350 sauf erreur de ma part je crois qu'on en a perdu définitivement quatre ou cinq dont les plus anciennes

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remontent à plus de 10 ans. jamais dans une affaire plus récente plus ancienne les plus anciennes c'est qu'on n pas on n pas été condamné définitivement à diffamation depuis peut-être 13 ans ou ou 14 ans et on n' jamais été condamné dans une affaire politique importante. Par exemple, il a été dit sur des plateaux de télé qu'on avait été condamné suite à une plainte de Vincent Bolloret. Il y a une plainte de Vincent Bollorayet. On a définitivement gagné notre procès. Moi à titre personnel, ça fait 27 ans que je fais ce métier. J'ai été beaucoup poursuivi. Je touche du bois. Je n'ai jamais été condamné et y compris poursuivi par l'ancien président, on en avait parlé d'ailleurs, Nicolas Sarkozy et cetera. On a gagné tout tous nos procès. Dans toutes les grandes affaires de Mediapart, nous

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avons gagné tous nos procès. Mais je dois même préciser qu'on a été poursuivi Médiapart par le Rassemblement national. On a été poursuivi par Marine Le Pen, on a été poursuivi par Louis Aliot quand on avait révélé les l'affaire des assistants des assistants parlementaires. On a gagné définitivement nos nos procès. Donc, on comprend qu'il soit un peu un peu tendu vis-à-vis du du journal. Ils veulent nous faire passer pour militant mais c'est plus eux qui ont un problème avec nous que l'inverse. Et si on recule un petit peu au-delà de cette affaire en tant que telle, euh on parlait de l'histoire de cette personne avec qui vous avez échangé avec sur cette sur Jordan Bardella qui après a fait cette interview en disant que qu'il avait été manipulé. Si jamais une

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véritable source qui a réellement témoigné, qui a donné des éléments revient sur ces déclarations, en gros se ravise en disant voilà finalement non mais j'ai jamais dit ça et cetera. Comment est-ce que vous réagissez ? Si se passe ça et que ça fragilise l'enquête, c'est que l'enquête est pas bonne. Pourquoi ? Parce que ça veut dire que l'enquête reposerait sur les déclarations d'une source ou d'une personne ou d'un témoin. Mais ça c'est pas bon. Il y a un adage dans le journalisme qui dit que une source c'est pas de source. Voilà. Et donc le propre d'une bonne enquête c'est le recoupement. Et donc bien sûr qu'il peut y avoir un témoignage de quelqu'un mais il faut que ce témoignage il soit corroboré par d'autres témoignages éventuels par des éventuellement par des

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documents et cetera. Et donc ça peut arriver que pris dans la panique, ayant peur pour son travail, sa sécurité, sa réputation, quelqu'un voilà. Mais il faut qu'on ait la possibilité de démontrer que en fait si la personne se rétracte, c'est pour des mauvaises raisons. Dans les retours et et de de certains critiques à cette à cette enquête sur Jordan Bardella, il y a eu aussi le c'est un coup monté, il y a des personnes, je crois que même la formulation était soit volontairement Médiapart manipule, soit ils sont médiart et sont eux-mêmes manipulés par d'autres personnes qui veulent nous faire descendre, qui veulent faire en sorte qu'on soit qu'on soit cuit. Euh ça pose une question plus large qui est la question de la motivation d'une source à à témoigner, à transmettre des

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informations, des éléments. Euh est-ce que cette question la motivation d'une source, c'est un sujet pour vous ? Est-ce que ça allait pas en tant que journaliste de dire euh ouais est-ce qu'il fait ça euh pour descendre quelqu'un ou est-ce qu'il fait ça euh innocent ? Alors question fondamentale, je vais peut-être surprendre, peut-être même choquer avec ce que je vais dire, mais c'est crucial pour comprendre le journalisme. J'ai participé à un entretien croisé pour la presse belge avec le journaliste du canard enchaîné, Christophe Nobili qui a révélé l'affaire François Fillon. Et Christophe a eu une formule formidable, les sources n'ont pas d'odeur. C'est-à-dire qu'un bon journaliste, c'est quelqu'un qui ne se bouche pas le nez vis-à-vis des sources.

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Si vous voulez enquêter sur des voyou, sur le crime organisé, il vous faut des sources dans le crime organisé. C'est pas quand vous enquêtez sur la gauche, c'est pas à droite que vous trouvez des sources sur la gauche. C'est à gauche. Si vous enquêtez sur la droite, les bonnes sources, elles sont pas à gauche. Elles sont elles sont à droite. C'est valable pour l'extrême droite. Mais c'est pas parce qu'il faut pas se on se bouge pas le nez vis-à-vis d'une source qu'on n'est pas vigilant. Une source, elle peut être m par un intérêt de bien public. L'information du public, je veux que ça sorte. Et il y en a beaucoup plus qu'on ne le croit partout. Partout. Mais il y a des sources parce que l'âme humaine est ainsi faite qu'elles ont une forme d'intérêt dans le

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le parler à un journaliste. D'ailleurs, ça parfois il y a les deux. L'intérêt d'une source peut rencontrer le le le bien commun. Évidemment nous journalistes, il faut qu'on comprenne quel est cet intérêt, qu'on n soit pas otage et prisonnier de cet intérêt, que nous ne soyons pas les communiquants de l'agenda, de l'intérêt de de la source. Mais ce qu'on doit faire, c'est voir si ce qui nous est dit est vérifiable, si c'est d'intérêt général. Et si c'est recoupé d'intérêt général et vérifié, et ben, on le publie. On le publie. Et donc bien sûr que moi je me fais un honneur, un honneur dans mon carnet d'adresse. Moi je m'intéresse tout particulièrement à la corruption mais je parle à des

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corrompus, des corrupteurs, des gens qui ont fait de la prison, des gens qui leur courent après, des ministres, des syndicalistes, des gens de peu, des gens de rien, des gens de très haut, des gens c'est mais notre métier consiste à raconter le monde. On n'est pas on n'est pas policier, on n'est pas juge, on n'est pas là pour nous pour amener des gens devant un tribunal. Il se trouve que parfois nos enquêtes ont des conséquences, mais c'est pas comme ça qu'on juge le le journalisme. Et donc pour raconter le monde tel qu'il est, et ben on doit parler on doit parler à tout le monde. Mais les manipulations, ça existe. Et donc là où il y aurait un scandale, c'est si des sources mal intentionnées nous filent des mauvaises infos et que parce queon travaille mal,

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on les publie. Ça c'est un problème. Je je reprends l'exemple pour pas parler de médiia part du canard enchaîné François Fillon. Bon, on avait dit "Oh là là, comme par hasard et puis ils sont manipulés puis en fait c'est les sarquesistes, en fait c'est le cabinet noir de François Hollande qui est derrière et tout ça." Mais les infos, elles sont vraies. C'est tout tout est parfaitement vrai. Donc donc tout va bien. En fait là le le journalisme a rempli sa fonction démocratique. Oui. C'est aussi là encore une forme de stratégie de diversion potentiellement qui ça dire mais qui a révélé, pourquoi est-ce qu'on a révélé ? C'est le rideau, c'est le rideau de fumée. C'est vous savez quand vous êtes à la plage, vous vous baignez quand il y a beaucoup de vagues, il y a du reflux.

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On voit pas le fond de l'eau, on voit pas le sable. Bah c'est ça qui se passe. C'est du reflux. C'est opération reflu. Voilà, comme ça, on voit pas le fond de la mer, on voit pas le sable. Nous, ce qu'on veut montrer, c'est le sable. Et là, il y a de l'agitation, il y a du troupe pour qu'on voit pas le sable. Bon, ça viendra, j'en j'en suis sûr, ça viendra. de médiia part ce genre de c'est quelque chose et c'est c'est alors une autre question que que je vois qui revient souvent ça une question c'est plus une réaction d'ailleurs que j'ai vu beaucoup au moment du premier article des révélations que j'ai moins vu au moment des des des preuves qui ont été qui qui ont été publiées par Miaapart c'est ce retour qui est consistant dire c'est révélé mais Jordan Bardella a dit que

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c'est faux maintenant il y a la justice donc on va voir ce que dit la justice et en fonction bah je saurai ce qui est vrai et ce qui est faux c'est un retour qu'on voit quand même assez souvent dès qu'il y a une révélation dans un dans un média sur d'ailleurs n'importe quel n'importe quel sujet, n'importe quel en tête. Euh quel regard est-ce que vous portez sur ce discours là ? Comment est-ce que tu vois tout ça ? Alors moi je je à la fois je comprends, à la fois je suis prudent. Je comprends parce que les les magistrats, les magistrates, les enquêteurs, les enquêtrices, ils ont des techniques d'enquête parfois invasives qui permettent d'avoir accès à des éléments probants que le journalisme n'a pas et encore heureux. Et encore heureux, nous on fait pas de

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perquisition, on n'écoute pas les gens, on peut pas faire des réquisitions à méta pour qu'ils répondent et qu'ils Bon euh d'un côté, je comprends parce que les enquêtes peuvent aider à produire produire de l'information d'autres éléments qui sont d'intérêt public. Là où je suis prudent, c'est que je trouve que dans notre société, on fait beaucoup trop reposer par l'acheter, par l'acheté personnel, par l'acheté citoyenne, par l'archeté politique. On fait beaucoup trop reposer sur les épaules de la justice à qui on demande d'être le régulateur social de tout. Voilà. Et en fait la justice elle elle regarde s'il y a des faits, si les faits rencontrent une définition offerte par le code pénal et s attribuables,

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imputables à une personne, auquel cas il y a un délit. Mais on ne peut pas juger la qualité du journalisme à l'ône de la décision judiciaire. Ça veut pas dire que quand quelqu'un est relaxé, le journal avait quand même bien travaillé, quand il est condamné et cetera. Je dis pas ça, je dis qu'il faut regarder au cas par cas. Et donc l'idée que la décision judiciaire est l'arbitre du journalisme pour moi est une idée dangereuse. Mais pourquoi ils font ça les politiques ? Ça c'est pas que les gens d'extrême droite, c'est bon. C'est parce que c'est très commode de faire ça. On délègue à la justice. Du coup on dit après présomption d'innocence. On est condamné une première fois. J'ai fait appel représomption d'innocence. Les années passent parce que les procédures sont longues. On est condamné

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définitivement. J'ai purgé ma peine, j'ai payé. Voilà. Mais non. Et alors on en parle quand du coup des faits et donc à chaque fois à chaque fois c'est un peu comme le Torero avec sa moulet on agite ça pour ça décale un petit peu pour que l'opinion publique ne discute pas ou du fond de la mer. Voilà et donc et donc voilà. Mais pour autant, bien sûr qu'il faut s'intéresser à ce que fait la justice, respecter les décisions judiciaires, mais on a aussi le droit de critiquer les décision judiciaire. ont dit on a pas le droit de critiquer une c'est pas vrai ça. On a le droit de critiquer, on a pas le droit de porter atteinte à l'honneur des magistrats. Et et effectivement ce que ça veut dire aussi du coup c'est que vous avez le droit aujourd'hui et on a le droit

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collectivement en tant que journaliste de si on a une information vérifiée de dire ceci est vrai et on l'affirme sans avoir besoin d'attendre que une enquête enfin que que qu'un procès ou autre détermine si effectivement tout ça est est exactement. Et d'ailleurs le le la justice si elle est saisie par rapport à une information qu'on publie, elle est pour vérifier si on avait raison de publier cette information, si on avait assez d'éléments pour le pour le faire. Ouais. Deux trois questions en plus. Là, on parle d'une nouvelle enquête sur Jordan Bardella avec, on l'a vu sur les réseaux sociaux, des journalistes qui ont fait face à des des insultes, mais parfois beaucoup plus que ça. On a parlé aussi tout à l'heure des propos de Marine Le Pen. Comment est-ce que on fait pour protéger

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ces journalistes contre ces menaces du harcèlement, l'exposition publique après la publication d'une enquête ? On a atteint un niveau très inquiétant. Voilà, je je et je dis pas ça pour alarmer ou mais c'est alarmant euh quand la personne qui veut devenir présidente de la République dit à des journalistes "Mettez vos gilets par balle" et que son putatif euh premier ministre dit "La guerre est totale, je peux dire que ça a allumé dans des esprits dangereux et très dérangés des choses qu'il ne doivent pas exister en démocratie." Voilà, vis-à-vis du du journal. Et en plus, et en plus les mêmes euh vont sur des plateaux de télé et d'heures à grande écoute traiter certains de nos

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journalistes de terroriste ou lié au terrorisme. Enfin, je veux dire c'est une des accusations effectivement qu'on a vu. Ouais. Ouais. C'est délirant. On est chez les fous. C'est c'est inadmissible. Pour ne pas répondre, il y a cette ce réflexe désormais qu'on pourrait dire Trumpien de faire basculer le débat public dans ce que Trump avait appelé les vérités alternatives. C'est même plus la post vérité. La post vérité c'est quand la vérité n'est plus qu'une opinion comme une autre. C'est une post réalité. C'estd que des gens qui ont la puissance de la communication politique créent une réalité parallèle à un monde à eux, un monde imaginaire dans lequel ils sont. Mais comme ils ont des chambres d'écho gigantesques sur cette radio, certaines

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télé, et bien ce monde imaginaire devient l'espace mental de plein de gens qui ont envie de les croire, qui les aiment bien et sauf que ça efface la frontière entre le vrai et le faux. Et donc la civilisation disparaît quand la frontière entre le vrai et le faux disparaît. Et donc c'est pour ça que nous on considère que là on a atteint un point qui qui n'est pas acceptable dans le débat public. Et encore une fois, on peut critiquer médiapart. On doit critiquer médiia part si on n'est pas d'accord avec médiia part. Le la civilisation, c'est de ne pas être d'accord de manière civilisée entre nous. Mais pour qu'on soit pas d'accord de manière civilisée, il faut qu'on soit d'accord sur les faits, sur le fait que deux et deux font quatre. C'est cette phrase merveilleuse dans le livre de

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George Orwell 1984. Le héros dans son journal intime, il écrit la liberté. C'est la liberté de dire que deux et deux font quatre, qu'on nous l'accorde et le reste suivra. C'est beau qu'on nous l'accorde et le reste suivra. Bien aujourd'hui, il y a des gens qui disent que de et de ça fait pas 4. Et ben quand on rate ça, c'est comme quand on tombe de l'escalier, on rate la première marche et après on dévale tout tout l'escalier. Donc il y a ces attaques là dont on don parle et on a parlé ici le accusation même oui de financement de terrorisme je sais plus quoi que j'avais vu passer j' passer. Alors, par ils disent aussi il y a des journalistes de Méia Part qui ont été condamnés pour avoir financé le djihadisme. Il y a aucun journaliste de Mediaapart qui a été condamné pour avoir

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financé le journalisme. Il y a eu une histoire avec des journalistes indépendantes qui travaillaient pour plein de médias différents de rédaction nationale différents des radios, des télé, des quotidiens et même parfois des quotidiens conservateurs qui se sont retrouvés prises dans une histoire où pensant aider des familles de djihadistes ont été condamnés pour financement du terrorisme. Ça n'a rien à voir ni de près ni de loin avec avec Media Part. Donc on crée comme ça des des des calomnies pour affaiblir le journal et ces mêmes journalistes sont par ailleurs le le le la cible d'un cyberharcèlement parfaitement euh scandaleux. Et puisqu'on est là-dessus, juste pour reboucler sur toutes ces ces questions qui peuvent revenir souvent, y compris d'ailleurs de personnes qui sont pas

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forcément euh des militants de tel ou tel camp, mais simplement qui se posent des questions sur le le fonctionnement des enquêtes et tout. Une des critiques qui peuvent revenir parfois, c'est le côté oui, mes médias partent, ça reste un média militant, euh c'est un média qui a sa ligne éditoriale, qui est euh qui est à gauche et qui du coup révèle des choses sur l'extrême droite et cetera. Euh pareil, qu'est-ce que qu'est-ce que tu réponds ? Bien sûr. Là, c'est alors ça c'est vraiment, j'ai envie de dire, le le contre Cames le plus le plus classique vis-à-vis du du journal, mais vis-à-vis de la presse en général, c'est qu'on est toujours militant de quelqu'un quand on révèle des informations qui perturbent ses convictions. Alors, est-ce que médiers, on a une très bonne source, enfin on un

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très bon médiia. Par contre, on est adoré quand on publie des informations, compris Jord Bella qui avait qui avait cité adoré part quand on faisait des des révélations sur des gens de gauche ou d'ailleurs. Mais je dois dire quelque chose de très important là-dessus. Est-ce que Méia Part c'est un journal qui défend des valeurs progressistes humanistes qu'on met sur les chiquiers politiques plutôt à gauche qu'à droite ? Oui. Il s'engage pas. Oui. Et alors voilà, est-ce que ça nous empêche d'enquêter, de révéler des informations sur des camps qui appartiennent au même champ de conviction ? Non. Le journalisme se juge sur pièce. Méapart a révélé les affaires financières de la France insoumise, ce qui est devenu aujourd'hui l'affaire

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Chikirou. Médiapart n'a pas tremblé quand il y a eu les polémiques sur les déclarations cochant des des tropes de l'antisémitisme parfois au sein de la de la de la France insoumise. Médiapart a révélé le compte en Suisse du socialiste Jérôme Kzac. Méapart avait révélé l'affaire Beupin qui était le vice-président écologiste euh de l'Assemblée nationale Méia Part. Bon ben c'est vrai que sur Sarkozi on a on a fait beaucoup mais parce que comme on s'intéresse au aux atteintes à la probité avec Sarkozy, ça donne beaucoup de ça donne beaucoup de de sujets. Et donc ce que je veux dire par là, c'est qu'on on doit nous juger en regardant nos nos archives. Après, on a le droit d'être pas d'accord avec certaines convictions que peut défendre par ailleurs dans des éditoriaux ou des

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parties prix médiia part. Mais le plus beau compliment qu'on puisse faire au journal, c'est "Je suis pas toujours d'accord avec votre ligne éditoriale avec Pensé, mais vos enquêtes, c'est carré, elles sont sérieuses." Voilà, elles sont elles sont elles sont sérieuses. Et et de la même manière qu'on ne on ne réduit pas quelqu'un à ses fautes, hein, encore une fois, on a le droit de changer. Ce qu'on essaie avec ce journalisme là, bah c'est que on puisse regarder l'histoire en face, regarder la réalité en face. on en discute et puis c'est comme en mathématiques, on nous pose des problèmes à l'école et puis bah c'est comme ça qu'on progresse. Ouais. Et plus largement l'investigation c'est un monde parfois de secret, de sources qu'il faut protéger, de rendez-vous discret, de révélations

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après qui sont faites, de menaces, on l'a dit, que un journaliste peut peut recevoir. Euh c'est un métier qui peut exiger en tout cas en apparence une forme de paranoïa à la fois professionnel et personnel de dire euh je dois être tout le temps tout le temps au zagé. Euh alors, je sais que toi en l'occurence tu es assez discret sur sur tout ça et je sens qu'à l'époque c'était déjà un peu le le sujet, mais euh quand on vit ce type de de vie et de et de de type de métier, euh quel impact est-ce que ça a quand même sur notre quotidien en tant que en tant que journaliste ? C'est que Ouais, pour que ça n'en ait pas, je n'en parle pas. Pour que ça en est moins, je n'en parle pas. Euh mais parce que comment dire je moi j'ai très à cœur comme plein d'autres gens au

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journal de défendre le journal dans l'espace public. Donc on on va dans les espaces médiatiques pour défendre notre travail. Mais c'est pas c'est pas un plaisir égotique, c'est pas un plaisir d'orgueil. Ça ça ça flatte pas ça du tout chez moi. Pourquoi je dis ça ? Parce que en fait je ne suis pas le sujet. Je ne suis pas le sujet. Je je oui, je me montre avec d'autres euh au sein de la rédaction parce que désormais dans notre espace public, ça fait partie du métier de journaliste que de défendre le journalisme. Donc on on n'est pas simplement là sur notre chaise, derrière notre écran, dans notre journal, on a publié débrouillez-vous avec ça. On nous

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depuis le début, on s'est dit voilà, il appelait ça la morale du boxeur. On donne des coups avec nos infos, on en prend, on réponde. Mais il faut qu'il y ait des règles du jeu. Voilà, faut qu'il y ait des règles du jeu. Là, on est très au-delà des règles du jeu. Mais donc mais mais c'est pas pour montrer notre trombine ou ou qu'on nous reconnaisse dans la rue. C'est vraiment pas ça le propos. Le propos, c'est de défendre ce qu'on pense vraiment important dans dans notre métier. Alors après quand on dit ça, je sais dire là média part, il sauve la démocratie ou je sais pas quoi. Pas du tout, mais juste on croit vraiment, on aime vraiment ce métier vraiment. et et et donc c'est bien sûr que ça peut avoir des conséquences mais mais euh commencer à en parler, c'est alimenter

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ce qu'on ne veut pas. Donc je je suis très précautionneux par rapport à ça. Merci beaucoup. Bah merci à toi. Merci beaucoup. On a essayé d'aborder un maximum de un maximum de choses. Euh interview peut-être quelques minutes plus courtes que celle qu'on avait fait sur l'affaire sur l'affaire SarkoZi àfi pour l'instant mais bon il y a quand même beaucoup de choses à voir et je pense que c'est un un bon cas on va dire pour essayer de cette enquête-là pour essayer de de comprendre le fonctionnement d'une enquête comme celle-ci. Oui. Puis SarkoZi euh Kaddafi d'abord c'était 15 ans de de de d'enquête et là l'affaire Bardella n'est pas terminée. Ah c'est ce que tu dis aujourd'hui. Ouais. On verra. Non ben on verra on verra on verra on verra. Moi je les les journalistes sont interdits de futur.

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Voilà, nous on passe du temps à essayer de savoir ce qui s'est passé avant. Voilà. Et donc on verra pour la on suivra on suivra tout ça. Merci en tout cas pour Merci beaucoup.