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Conférence de presseCNEWS (sur YouTube)· 27 octobre 2026 5 minComplaisantActualité / polémiqueInstitutions & électionsJustice

Michel Fayad : «Un micro n'est pas une arme, un journaliste n'est pas un assassin»

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

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Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:42Fait
    « Un micro n'est pas une arme, un journaliste n'est pas un assassin et un désaccord n'est pas une complicité. »
  • 1:26Fait
    « Il dit que certains médias nourrissent un climat de haine, n'a-t-il pas le droit de le ? »
  • 2:06Fait
    « En janvier 2025, il écrivait "Il faut interdire CNews." »
  • 3:23Fait
    « Les manifestants ont scandé "BFM, CNews, assassins." »
  • 4:44Fait
    « La libre communication des pensées est un des droits les plus précieux de l'homme. »

Temps de parole

  • ?100 %

≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.

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Mais vous savez, euh, enfin, il a il a obtenu en plus ces propos-là devant euh des journalistes dans la la l'endroit de l'Assemblée nationale, donc euh la salle Quatre Colonnes, où justement les journalistes l'interrogent. Et euh Personne n'a tiqué, vous voulez dire. Et euh vous savez que euh ce qui ce ce qu'il y a expliqué, c'est que nous serions nous un groupe dont l'objectif est de diffuser dans notre pays le racisme et la violence. Et il a ajouté qu'il y a des commanditaires idéologiques à ce qui s'est passé. Alors euh c'est pas un mot qui a été lâché sous le coup de l'émotion parce que vendredi déjà, à quelques heures après l'attaque, il avait déjà écrit que les racistes qui ont libre antenne à longueur de journée ont du sang sur les mains. Il avait pas nommé encore CNews,

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mais le soir même, il a écrit "Il faut fermer CNews." avec un mot-clé trappe. Alors euh il dit que il parle de sang sur les mains, sur quelle ? Aucune. La justice enquête depuis vendredi et lui avait déjà rendu euh euh son verdict le jour même. Donc imaginez-vous euh imaginez un député de droite qui viendrait dire "Moi je parle pas avec France Inter." euh et euh euh comment dire euh euh nous nous on pas enfin on parlerait d'une d'une atteinte à la liberté de la presse et on serait en train de défendre ce journaliste de France Inter si c'était le cas. Et euh le journaliste de CNews, lui, a tendu son micro, posé sa question et il a écouté. Un micro n'est pas une arme, un journaliste n'est pas un assassin et un désaccord n'est pas une complicité. Mais il dit que certains médias

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nourrissent un climat de haine, n'a-t-il pas le droit de le ? Rappelons qu'il y a 1000 radios, 300 chaînes télé en France. Mais bien sûr qu'il en a le droit et on devrait euh défendre son droit même quand il nous attaque, mais c'est toute la différence justement entre lui et nous. Euh parce qu'écoutez bien ce qu'il trouve pénible, parce que c'est le mot qu'il a utilisé. Il trouve pénible qu'on tolère ce logo, je cite, "dans le temple de la République." Le temple de la République, monsieur le député, c'est justement l'endroit où, comme je le disais, un journaliste a le droit d'interroger un élu, même un journaliste que l'élu n'aime pas, surtout celui-là. Et ce n'est pas nouveau. En janvier 2025, il écrivait "Il faut interdire CNews." Le plus savoureux, c'est ce qui

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s'est passé en mai 2025, le la ministre de l'agriculture Annie Gennevards avait dit devant les agriculteurs, je cite "Il faut cibler les élus de gauche." Elle expliquera qu'elle voulait dire "Allez les convaincre." Benjamin Lucas, lui, a saisi immédiatement la la justice et a dénoncé une désignation à la vindicte. Euh et euh donc pour un verbe, il a saisi la justice et lui il écrit "Du sang sur les mains." pour nous. Et euh et il ne voit pas de problème. Sa méthode aussi, il faut quand même la la voir ce qu'il a montré depuis lundi. Il a écrit que le Rassemblement national doit s'expliquer comme le terroriste euh comment le terroriste s'est-il procuré ces ? Quelques heures plus tard, le procureur a démenti et Lucas est est donc a écrit "Mea culpa, il semblerait que le

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terroriste n'avait pas de tracts du RN dans sa voiture." Et il a ajouté "Juste les idées du RN dans son cerveau." Donc voilà la méthode, on accuse, on se trompe et on accuse quand même. Il faudrait aller lui découper le cerveau après parce que sinon après on va ? C'est dire c'est euh là c'est on rejette à chaque fois la responsabilité sans avoir de preuves. Ah absolument. Pour l'instant, l'enquête n'est pas terminée. Bien sûr et il y a quelque chose aussi qui est très important, Christine, c'est qu'hier soir, lors de l'hommage aux victimes, les manifestants ont scandé "BFM, CNews, assassins." Je dis pas que Benjamin Lucas on est responsable, ce serait faire exactement ce que je lui reproche. Je dis qu'un élu devrait peser chaque mot quand des journalistes sont

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déjà traités d'assassins dans la rue. Alors, CNews a pourtant été sanctionnée par l'Arcom, le gendarme de l'audiovisuel, la seule chaîne en France de l'histoire de l'audiovisuel qui a des sanctions financières. Où placez-vous la limite, bon, monsieur Christine, c'est la loi. Et euh il faut être donc par exemple, son son argument est le suivant "Une chaîne utilise une fréquence publique qui appartient à tous les Français et elle a des obligations en échange." Certains propos, dit-il, tombent sous le coup de la loi. L'argument a l'air sérieux, mais il ajoute "Dans la plus dans la plus totale impunité." Là, c'est faux. Parce que l'Arcom contrôle CNews comme toutes toutes et l'a déjà sanctionnée. On peut contester ses décisions, mais elle prouve une chose,

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les manquements sont examinés selon des procédures prévues par la loi et non selon les préférences politiques d'un député. Ce n'est pas l'impunité, c'est l'État de droit. Et l'État de droit sanctionne une faute, il ne ferme pas une chaîne qu'on déteste. Dernier point, dans son intervention, il explique qu'il y a deux camps, d'un côté celui de la République et de l'autre celui du racisme, du RN, de ceux qui veulent abattre la République. Un parti pour lequel votent des millions de Français, une chaîne de télévision que regardent des millions de Français, renvoyés du même côté. Pardon, mais depuis quand un député distribue-t-il des certificats de la ? Elle n'appartient ni à lui ni à moi, elle appartient aux Français. Et en 1789, l'article 11 de la Déclaration des

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droits de l'homme proclamait que la libre communication des pensées est un des droits les plus précieux de l'homme. Tout citoyen peut parler, écrire, imprimer librement et il abuse de cette liberté et s'il abuse de cette liberté, pardon, il en répond dans les cas déterminés par la loi, par la loi, donc, et non par un député. Et une dernière chose, Christine, c'est Monsieur Lucas, on peut l'inviter sur le plateau, je pense qu'on serait tous heureux de de discuter avec lui. Et s'il veut pas venir, eh bien, il a un objet merveilleux, une télécommande, il peut changer de de chaîne et regarder une autre et en tout cas laisser les Français libres de regarder notre chaîne.