Olivier FAURE pulvérise cette journaliste anti LFI sur le 24 Octobre
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 45 %Attaque 40 %Défensif 15 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 84 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:00RelanceRéponse partielle
Pourquoi ne parlez-vous que de réponse sécuritaire ?
- 2:02OuverteRéponse directe
Quelles réponses concrètes proposez-vous pour les lycéens ?
- 2:40OuverteRéponse directe
Quelles mesures pour les lycées dans le projet de budget ?
- 3:19OuverteRéponse directe
Est-ce que quelqu'un est prêt à négocier ?
- 3:52OuverteRéponse directe
Comment répondre à tous les mouvements (lycéens, gilets jaunes, etc.) ?
- 4:32OuverteRéponse directe
Faut-il augmenter les salaires et le SMIC ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 2:40Chiffre
« On a la réduction de 7 milliards des crédits aux collectivités locales qui ont la charge justement de rénover les écoles les collèges. »
- 3:52Fait
« Il y a une majorité pour dire que il faut remettre de l'argent sur l'école, sur l'enseignement supérieur, sur les lycées. »
- 4:32Promesse
« Il faut augmenter le SMIC. »
- 5:09Fait
« On a là une crise qui est devenue multidimensionnelle. »
- 6:31Fait
« Ce qui m'inquiète, c'est la banalisation de l'extrême droite. »
- 9:07Fait
« La faute consistera à participer soit à un attroupement malgré les sommations en pleine connaissance de ses membres, soit un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations. »
- 10:31Fait
« Le gouvernement veut ponctionner les allocations familiales du montant du butin de ces casseurs. »
- 16:25Chiffre
« Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a dépassé les 5 %. »
- 17:04Fait
« Si les taux d'intérêt à 10 ans ont passé la barre des 5 %, c'est tout simplement parce que c'est le désordre. »
Temps de parole
- ?100 %
≈ 0 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Les intervenants ne sont pas encore identifiés sur ce transcript — l'identification des locuteurs est en cours de traitement et apparaîtra prochainement.
Mais voyez Agat Lambré ce que vous faites depuis le début de cette émission, c'est que vous ne me parlez exclusivement que de réponse sécuritaire. Alors pas du tout parce qu'on vous a demandé ce que vous alliez dire à Maton et qu'est-ce qu'il fallait faire sur le fond notamment pour les lycéens. Vous non vous avez dit pour les lycéens qu'il fallait rénover les lycées, revoir la réforme du bac. Là je vous interroge. Vous dites qu'il faut protéger les commerçants. Mais oui mais l'essentiel vous comprenez bien que vous soutenez Olivier fort pas une question. Le problème n'est pas d'avoir un dispositif massif mais un dispositif adapté. Et le gouvernement cherche là évidemment à réparer ce qu'il n'a pas fait le weekend dernier et donc donner le sentiment que cette fois-ci il
a pris la mesure de ce qu'il s'est passé. Bon, moi j'espère que tout ça se passera dans le calme parce que je ne veux pas que les violences, les dégradations, les pillages viennent invisibiliser un mouvement social qui a des revendications qui sont claires, qui sont légitimes et que le gouvernement aurait dû entendre depuis longtemps. La meilleure façon pour qu'il n'y ait pas de casse, pour qu'il n'y ait pas de pillage, c'est tout simplement de répondre politiquement à une crise qui est une crise sociale et politique. Mais au point où on en est, on sait pas si une première réponse du gouvernement pourrait euh résoudre la crise du jour au lendemain. En attendant, à court terme, il faut rétablir l'ordre. Il y a aussi des villes qui dès aujourd'hui ont interdit des manifestations soit
partout, soit dans certains secteurs. D'autres villes comme Rouan, Leavre, Toulon où les interdictions de manifester concernent même la journée de samedi. Est-ce qu'il faut en arriver là selon vous pour retrouver le calme ? Mais vous voyez bien qu'on vient dans une situation où le gouvernement glisse progressivement d'une réponse politique nécessaire à une réponse sécuritaire et exclusivement sécuritaire. Il a la possibilité de répondre. Il a reçu hier les syndicats. Il ne leur a rien dit. Cet après-midi. Il reçoit les partis politiques. J'y serai à 14h30. J'espère qu'à ce moment-là, il aura la bonne idée de dire ce qu'il entend faire et quelles sont les réponses qu'il entend apporter à ces différents mouvements. On ne peut pas traiter uniquement de manière
sécuritaire un sujet qui est un sujet d'abord politique. Et si il y a des gens qui continuent à manifester, c'est parce qu'ils ont le sentiment de ne pas avoir été entendu. Sur votre propre antenne, quand on écoute les lycéens, quand on écoute les étudiants, quand on écoute les salariés du public et du privé, que vous disent-ils ? Ils vous disent on veut des réponses, on narrive pas à Mais quel type de réponse Olivier ? Qu'est-ce que vous allez dire au premier ministre ? Vous allez lui dire Sébastien, vous connaissez en plus vous avez l'habitude de discuter ensemble est-ce que qu'est-ce que qu'est-ce qu'il peut lâcher ? Qu'est-ce qu'il doit qu'est-ce que vous voulez obtenir ? Mais je veux simplement obtenir qu'on entende ce qui a été demandé. Oui, mais concrètement vous dites des
réponses. Donc concrètement, il faut un plan de rénovation pour les lycées, pour les collèges. Faire en sorte que il ne fassent pas trop froid l'hiver, trop chaud l'été. Il faut faire en sorte qu'il des enseignants devant les élèves, c'est quand même extraordinaire. Voilà des élèves qui nous disent "On veut des professeurs mais on devrait quand même tout simplement les entendre." Ry dans le projet de budget, je finis juste là-dessus. Dans le projet de budget qui va être qui est en transform en discussion, on a la suppression de 1500 postes de professeurs. On a la réduction de 7 milliards des crédits aux collectivités locales qui ont la charge justement de rénover les écoles les collèges. C'est au députés de travailler là-dessus. Mais les les députés, il travaillent simplement. Euh je vous
rappelle que nous ne sommes pas majoritaires et donc qu'il a la la nécessité pour le gouvernement de dire quel est sa copie et puis de faire en sorte que majorité relet de négociation euh entre le les députés. Pour l'instant, est-ce que vous avez le sentiment que quelqu'un est prêt à négocier ? Mais simplement Olivier Fort, vous parlez des lycéens, vous parlez des des étudiants, mais dans la rue, il y a pas du tout que des lycéens et des étudiants. Il y a des personnes qui vous l'avez dit, des salariés du public, il y a des personnes qui se qui se plaignent de leur pouvoir d'achat, il y a aussi des militants écologistes. Il y a comment comment on peut répondre et des gilets jaunes aussi ? Comment on peut répondre à tout le monde ? Ça paraît impossible à 6 mois d'une présidentielle.
Bon, vous pensez qu'on peut pas répondre à tout le monde mais ça s'est raconté. on pas de majorité et pas d'argent, ça peut paraître compliqué mais il y a une majorité pour dire que il faut remettre de l'argent sur l'école, sur l'enseignement supérieur, sur les lycées. Ça, il y a une majorité pour le dire. Et donc si le gouvernement est prêt à répondre à cette demande là, nous y sommes prêts nous aussi. Si la question est de savoir si aujourd'hui il faut augmenter les salaires parce que les gens n'arrivent plus à vivre, y compris quand ils sont salariés. C'est quoi le mouvement des gilets jaunes au départ ? Ce sont des gens qui travaillent mais qui n'arrivent pas à vivre de leur travail, qui ne peuvent plus payer les frais courants, qui ne peuvent plus payer à leurs enfants des
loisirs, des vacances. Et il faudrait qu'on qu'on s'en satisface, qu'on dise oui, OK, c'est comme ça. Donc, il faut augmenter les salaires comme le réclame la CFDT, augmenter le 100 € les salir sûr, bien sûr. Il faut augmenter le SMIC. Il faut aussi faire en sorte que toute l'échelle salariale soit revue et comment comment ça se décrète pas non plus. C'est pas le gouvernement qui va décider d'augmenter tous les salos. C'est le gouvernement. Dire qu'on réindexe les salaires sur l'inflation, c'est le gouvernement. Tout ça c'est possible. Il y a d'autres pays qui le font. Donc pourquoi est-ce que nous nous le ferions pas ? Vous voyez bien que ce qui se passe aujourd'hui on a aussi une situation économique qui est complexe, peu une croissance qui est à des entreprises qui sont en difficulté,
qui sont inquiètes y compris à cause de la situation politique. Oui. Et vous croyez que les solutions qui sont présentées depuis 10 ans par ce gouvernement là ont résolu quoi que ce soit. On a là une crise qui est devenue multidimensionnelle alors même que on pourrait si vous voulez relancer la consommation mais il faut donner de l'argent aux gens. Et donc ce qui se fait, je prends l'exemple espagnol avec Pedro Sanchez président du gouvernement socialiste espagnol mais qu'est-ce qu'il a fait ? Il a augmenté le SMIC. Alors pas en un an et on rappelle que les salaires en Espagne ont très peu augmenté ces 20 dernières années. Olivier Fortnite. Oui mais enfin là en l'occurrence le SMIC il augmenté de 60 %. Et donc vous voyez bien que ce qui a tiré la croissance espagnole, c'est la consommation
populaire. Et donc vous ne pouvez pas chercher à étouffer les contestations alors même que elles sont l'une des réponses aussi à la crise économique que nous vivons. Et s'il y a pas de réponse tout à l'heure à Matillon, vous faites quoi et est-ce que vous irez manifester vous samedi ? Ben samedi, je serai à Orléan avec toute une série d'organisations pour euh faire face à au discours de Marine Le Pen et au discours de l'extrême droite dont on sait qu'il peut être euh l'année prochaine euh le euh le refuge de nombreux d'électeurs. Et donc euh je ne serai pas dans les manifestations contre la vie chère et pour le respect des revendications des lycéens et lycéennes, mais je serai effectivement dans le mouvement aussi d'une autre façon. Moi ce qui m'inquiète
c'est la banalisation de l'extrême droite. Ce qui m'inquiète c'est le fait que personne ne veuille voir que ce parti l'année prochaine peut effectivement exercer le pouvoir et qu'il peut instaurer une xénophobie d'état. Voilà ce qui m'inquiète et que j'aime j'aimerais que Donc vous n'êtes pas inquiet qu'il y ait des violences parce que c'était ça ma question. Olivier, je ne souhaite aucune violence. Je ne participerai à aucune violence et je les condamne si elle devait exister. Ce que je dis simplement, c'est que vous ne pouvez pas non plus maintenant en arriver à interdire des mouvements qui sont là simplement pour rappeler ce qui est à la fois notre histoire, ce que sont aussi les dangers. Je vois aussi Donald Trump qui s'ingère maintenant dans la vie politique française qui
appelle à l'élection de Marienne Le Pen. Je vois pas tout à fait ce qu'il a dit hein. Il a dit que Marine Le Pen était représenté la ligne conservatrice en France. Il l'a pas il a dit qu'il ne la connaissait pas pareil. Il ne la connaît pas personnellement mais chacun a bien compris ce qu'il faisait et chacun a bien compris quelle était sa préférence pour l'année prochaine. Elon ses amis et cetera, les libertariens de manière générale, l'extrême droite américaine est venu déjà perturber à plusieurs reprises des élections dans toute l'Europe. Oui mais attendez parce que là là on vous parle du RN qui fait son congrès ce weekend. C'est pas un parti légitime pour vous ? Mais je ne demande pas interdire le le Rassemblée national. Je ne dis pas qu'il faut empêcher son congrès. Je dis
simplement que moi je suis là pour rappeler ce qu'est cette force politique et ce qu'elle représente dans notre histoire et potentiellement dans notre avenir. Et donc qu'il y a des gens qui viennent rappeler ce qu'elle est, qui viennent dire quels sont les dangers, les menaces que représente l'extrême droite en France. Si vous pensez que c'est l'extrême droite qui peut rétablir l'ordre en France, vous vous trompez. Ils vont instaurer le désordre. Le vrai désordre Albert Camu, le vrai désordre c'est l'injustice. Et bien, il faut [grognement] en revenir à ça. Et moi, je ne veux pas d'un parti qui instaure l'injustice dans notre pays. La loi Casseur Payer fait partie de ses réponses, même si euh c'est une autre crise qui en est à l'origine. Elle vise à faire payer les dégâts à toute
personne appartenant à un groupement ayant commis des dégradations. Aujourd'hui, c'est l'État qui est civilement responsable des dégâts et et dommages résultant de ses attroupements. Est-ce que vous trouvez ça légitime et est-ce qu'il faut en passer par là ? Cette loi, elle a déjà existé. Elle a été abrogée en 81 par François Militéran. Pourquoi ? Parce que il est complètement irresponsable de justement rendre responsable des gens qui n'ont commis aucun fait. Si vous vous trouvez au milieu d'une horde qui casse un magasin et que vous donnez le sentiment de ne pas chercher à vous échapper, vous pouvez demain être tenu justement comptable de ces dégradations. C'est Oui. Alors précisément la la faute
consistera à participer soit à un attroupement malgré les sommations en pleine connaissance de ses membres, soit un groupement formé en vue de commettre des violences et des dégradations. Mais euh tout ça c'est dans la pratique qu'il faudra le voir. Comment voulez-vous arriver à vous avez des gens qui sont parfois y compris euh euh nc sont vous vous fait pas confiance aux juges pour arriver à distinguer ce qui euh ce qui est ce qui en relève ou ce qui n'en relève pas de de cette disposition. Moi, je n'aime pas l'idée d'une responsabilité collective avec des gens qui sont coupables de rien. Donc, je suis pour qu'au contraire on individualise les peines, qu'on fasse en sorte que les gens qui soient qui sont appréhendés parce qu'ils ont commis des délits puissent là répondre de leurs
actes. Mais je ne veux pas que d'un seul coup, on est là, un gouvernement qui euh cherche à maintenant condamner, j'allais dire, dans la mêlée pour ne pas répondre de ses propres actes. Et c'est là la difficulté du moment, c'est qu'on voit bien qu'il y a une dérive sécuritaire de ce gouvernement qui a décidé de complètement invisibiliser toutes les revendications qui sont portées. Vous pensez, pardonnez-moi Olivier Fortseurs payent pour ce qu'ils ont dégradé en plus ce serait dans la limite de 10000 € ça les Français n'y sont pas favorables mais que les casseurs soient appelés à non mais revenons sur le principe de la voilà vous êtes sur le principe vous êtes d'accord mais les casseurs mais moi ce que je vous dis c'est que quand on commence à avoir d'un seul coup une
spécialité collective avec des gens qui sont dans un attoupement et qui se retrouvent là parfois par hasard vous savez pas pour dans quelle pour quelle raison ils n'ont pas pu s'échapper pourquoi ils sont enfin c'est pas Ça vous trouvez ça excessif ? Mais en revanche qu'on demande parce que là à court terme c'est ce que le gouvernement veut faire, il y a quand même 3000 commerces qui ont été touchés, des centaines de millions d'euros de dégâts. Le gouvernement veut ponctionner les allocations familiales du montant du butin de ces casseurs. Ça ça vous paraît plus légitime ? Mais Gathlandr un gouvernement qui est coupable d'inaction et qui maintenant cherche à se rattraper de son inaction en cherchant à condamner des gens qui n'y sont pour rien, qui n'ont pas commis de délit et des gens
qui ont volé pardon. Enfin, quand vous dites que vous allez condamner une famille parce qu'il y a un des enfants qui a commis un délit, pardon, ça s'appelle une punition collective. Mais alors, c'est à qui de payer ? C'est c'est au français. Mais je dis que effectivement il faut que celles et ceux qui pillent qui volent qui cassent cela ait à répondre leur sont mineurs. Mais mais si sont mineurs, c'est ça le c'est c'est ça l'objet de la proposition du gouvernement. Mais qu'est-ce que vous voulez faire ? Vous voulez maintenant que enfin représentez-vous bien les choses. Vous vous êtes là avec des familles qui en général sont déjà dans la difficulté financière. Vous avez un des enfants, mais si vous avez un enfant, un mineur de 14 15 ans qui est parti voler des baskets
et que vous vous retrouvez avec une amende à payer où où on prive en fait toute la famille avec des frères, des sœurs, une fraterie qui eux-mêmes vont se retrouver dans la difficulté, vous pensez qu'on aura résolu quoi ? Enfin franchement, je demande à ce qu'on réfléchisse un instant aux actes que l'on le commet aujourd'hui. En fait, on a l'impression que ce gouvernement-là n'a qu'une seule réponse, c'est d'aller chercher à dévier en fait de sa responsabilité la dévier vers les autres. Moi, ce que je veux, c'est un gouvernement qui agisse, qui protège les commerçants, qui protège aussi les manifestants et qui répondent aussi quand les questions lui sont posées, qui répondent tout simplement. Comment expliquez-vous le fait que vous ayez là un gouvernement, un premier ministre qui
n'a toujours pas reçu les lycéens et les étudiants ? Comment c'est imaginable ? Comment c'est imaginable que on nit pas encore compris qu'il y a un problème de salaire dans ce ils ont été reçus au ministère de l'éducation mais c'est vrai ils n'ont pas été reçu par BTIon. Vous dites il faut protéger les commerçants. Est-ce que vous soutenez les couvre-feu ciblés qui ont été instaurés en France depuis quelques jours ? Mais voyez Agat Lambré ce que vous faites depuis le début de cette émission c'est que vous ne me parlez exclusivement que de réponse sécuritaires. Alors pas du tout parce qu'on vous a demandé ce que vous alliez dire à Matignon et qu'est-ce qu'il fallait faire sur le fond notamment pour les lycéens. Vous non, vous nous avez dit pour les lycéens qu'il fallait rénover
les lycées, revoir la réforme du bac. Là, je vous interroge. Vous dites qu'il faut protéger les commerçants. Mais oui, mais l'essentiel, vous comprenez bien que couv qu'il n'y ait plus de couvre-feu, si vous voulez qu'il n'y ait plus de manifestation, si vous voulez que le calme revienne, ce que je souhaite du plus profond de moi-même, il faut répondre sur le fond. Mais en attendant Olivier Fort, si vous étiez au pouvoir et que vous vous faisiez suite à des scènes des meutes comme ça, est-ce que vous auriez mis en place des couvre-feux ? Est-ce que vous soutenez ces couvre-feux ? Mais vous voyez bien que les couvre-feux, ils sont la réponse à l'inaction de la semaine passée et que si on avait eu des effectifs suffisants, si on avait réussi à faire en sorte de protéger les
commerces, les bâtiments publics et ça, cette question ne se serait même pas posée. En l'occurrence, elle se pose Olivier espèce, moi je suis pour que l'on préserve à la fois les libertés publiques et notamment celle de manifester, celle de s'exprimer tout en protégeant et bien évidemment les biens publics comme les biens privés. Et donc il peut y avoir la République Ag c'est pas en même temps c'est la République c'est ça la République c'est de défendre protéger les biens les personnes et en même temps protéger en fait les libertés publiques. C'est ça la république. Donc comment alors avec ou sans couvre-feu ? Mais vous pouvez avoir des couvre-feux qui soient très partiels et très temporaires. Euh ça peut être une façon de faire souffler les forces de
sécurité, mais euh comprenez bien que ça n'est pas une réponse qui peut être une réponse durable. Vous vous rendez compte qu'on est en train de mettre en place tout ce que les régimes ilibéraux mettent en place dans euh des régimes qui sont justement des régimes que nous condamnons qui sont des régimes autoritaires le pouvoir macroniste devait au contraire, c'était la promesse initiale devait être un pouvoir progressiste. Il devait permettre de s'opposer justement à tous ces régimes illibéraux que qui sont apparus dans l'Europe entière. Et voilà qu'aujourd'hui nous sommes devenus malgré nous un modèle pour les libéraux. Ça ne va pas. Mais en quoi en quoi ces couvre-feux sont illibéraux ? Et vous trouvez ça normal qu'il y a des couvre-feu dans notre pays ? Vous trouvez que c'est
peut-être il y a peut-être des explications à ça aussi ces derniers jours. Mais rien avec je vous dis pas que on ne peut pas en avoir du tout. Je vous viens de vous dire que on pouit avoir des couvre-feu temporaires et très localisés. Mais mais c'est ce qui se passe d'ailleurs dans des centresvilles avec juste pour les mineurs. Ça peut pas être une réponse durable. Ça ne peut pas être la façon dont on organise la sécurité dans notre pays. On ne peut pas être dans un pays où on attendait des manifestations. On est au contraire dans un pays où les forces de sécurité, les forces de l'ordre gardien de la paix ont pour mission de garantir des droits constitutionnelation dans aujourd'hui. Euh les manifestations interdites dans certains centrvilles aujourd'hui, vous dites ça n'est pas normal.
Mais quand ce sont des manifestations déclarées, quand ce sont des manifestations qui sont spontanées et cetera, évidemment que on ne peut pas autoriser le chaos. Mais en revanche, quand vous avez un syndicat qui dépose un parcours qui le fait avec la préfecture, oui, effectivement, on ne peut pas l'interdire. Olivier fort et d'ailleurs vous verrez que à chaque fois que c'est le cas, il y aura la saisine du juge des référés et que le juge des référés systématiquement revient sur les décisions l'interdiction qui sont exagérées. Olivier Fort nous regarde, les marchés, les investisseurs s'inquiètent de cette instabilité en France, de ces violences. Le taux d'emprunt de la France à 10 ans a dépassé les 5 %. C'est du jamais vu depuis 2002. Euh dans ce contexte, le
gouvernement euh cherche un budget pour 2027 et vous depuis le début vous menacez euh de censurer euh l'exécutif. Qu'est-ce que vous qu'est-ce que vous faites ? Est-ce que vous pouvez vous permettre de de rajouter une crise politique à la crise sociale et économique ? Non, mais c'est trop facile. Vous avez là des gens qui sont eux-mêmes la cause de la crise et ensuite qui viennent nous expliquer que c'est nous qui devrions réparer. Mais moi, je veux dire une chose très simple. Si les taux d'intérêt à 10 ans ont passé la barre des 5 %, c'est tout simplement parce que c'est le désordre. Et les ordres, il est lié à quoi ? Il est lié et ça va coûter très cher puisque là en fait c'est euh la charge vaêtre qui va augmenter très sensiblement et ça se compte en dizaines
de milliards 90 milliards effectivement. Et bien si vous voulez en fait éviter que la charge de la tête augmente, il faut répondre et ça coûtera beaucoup moins cher. Là vous allez avoir une augmentation qui va être très supérieure à ce qu'aurait coûté par exemple les 10 milliards que demandent les lycéens. Ben moi je vous dis fait en sortez tout à l'heure vous az dit ah donc vous vous dites il faut lâcher les 10 milliards au lycéens les 10 milliards que demande certaines certains syndicats lycéens il faut les don 10 milliards c'est que c'est pas 10 milliards cette année c'est 10 milliards qu'il faut étalonner pourquoi parce que échelonner pardon parce que tout simplement en fait même si vous disiez on met 10 sur la table on va pas rénover tous les lycées en même
temps, on va pas rénover tous les collèges en même temps parce que y compris le BTP ne suivrait pas complètement paradoxal Au moment où Agath Lambret vous parle des taux à à 5 %, vous dites "Bah faut lâcher 10 milliards." Mais on est en train de lâcher 10 milliards là. Ils sont en train de lâcher plus de 10 milliards. Vous comprenez bien que quand les taux augmentent à ce niveau-là, c'est plus de 10 milliards de charge à dette qui va Oui, mais c'est aussi dû à l'instabilité politique et vous le savez bien des forces politiques d'accord. Pardon mais moi je veux bien tout ce qu'on veut Adrien Bec mais ce que je vois c'est que vous avez un gouvernement qui depuis un mois est confronté à des mouvements sociaux. Il n'y répond pas. il ne reçoit personne et ensuite on
s'étonne que le mouvement se radicalise. Moi je dis simplement que quand on est un gouvernement responsable qui ne veut pas parce que là on est en plein dépôt de bilan pardon mais enfin si vous voulez que les choses se passe bien et bien il faut tout simplement répondre à une crise politique par des réponses politiques. Yeah.
Olivier Faure