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ChroniqueLe Média (sur YouTube)· 21 octobre 2026 22 minAutoproduitActualité / polémiqueInstitutions & électionsSolidarités & familleEurope & international

SUSPENDUE DE LCI POUR AVOIR CRITIQUÉ LA MACRONIE : LE RÉVEIL DES ÉDITOCRATES ?

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Attaque 90 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

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    « ce qui occupe les antennes, ce sont surtout les conséquences de cette colère, les images choc, les tensions, les affrontements, les réactions à chaud des uns et des autres sur lesquels on réagit en boucle »
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    « La violence a condamné, l'ultra gauche a diabolisé et elle fille à désigner comme coupable et rien d'autre. »
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    « Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Les responsables politiques de gauche, eux par exemple, ils sont quand même un peu moins surpris quand ça leur arrive. »
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    « Entre journaliste et communiquant, bah c'est justement pas exactement le même boulot. »
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    « C'est ce qu'on appelle le journalisme de préfecture ou d'État en l'occurrence, on sait plus trop. »
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    « Jean-Luc Mélenchon, tout en se réclamant de la non violence n'a jamais nettement condamné les violences du 17 octobre, ni les pillages, ni les intrusions et dégradations des bâtiments publics comme la mairie de Limoge. »
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    « Il faut savoir se tenir au centre, distribuer les torts équitablement et surtout ne jamais donner l'impression de sortir du cadre pour être embauché pour continuer à travailler. »
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    « Une enquête d'ailleurs publiée en avril 2026 par le média indépendant off investigation vient justement éclairer cette question. Elle révèle les mécanismes d'influence de la Macronie sur les médias publics »
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    « Of investigation, on a contacté une dizaine. Tous ont souhaité garder l'anonymat, mais tous nous ont confirmé que sous Air, il était devenu de plus en plus compliqué, voire impossible, de placer des sujets d'investigation ambitieux à France Télé. »
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    « La CFDT dénonce un manque de preuve, de contradiction et de contexte. La CGT quant à elle parle d'un clip de propagande, d'un procédé grossier et malhonnête et appelle carrément l'équipe du 20h à démissionner »
  • 18:49non_speechFait
    « Quand on sort des plateaux où les mêmes étiquettes tournent en boucle, et ben on découvre une réalité politique intentinée plus complexe que celle qu'on nous vend sans cesse. »
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    « Bruno Rotaillot le réclama déjà il y a quelques semaines. Gérard Larchet, le président du Sénat numéro 2 de l'État, hein quand même a remis le sujet sur la table il y a quelques jours »

Temps de parole

  • ?100 %

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Locuteur

spectateurs, spectatrices, après de nombreuses candidatures avortées à l'ARCOM, nous avons pris une décision. Nous avons décidé de candidater pour rejoindre LCI, vu qu'une place une place vient de se libérer. Voilà, en tant qu'éditorialiste, on pense qu'on pourrait faire voilà l'intérim de d'Isabelle Saporta une semaine Malo. Oui, c'est tenable. C'est tenable avec une ligne un peu modérée. Modérée mal modéré modéré, nous serons modérés. Macron et démission de départ. Po de départ de départ. [musique] Bonjour et bienvenue dans le récap. Nous sommes le mercredi 21 octobre et aujourd'hui on met notre nez dans les médias.

Depuis ce weekend, un seul objet obsède les rédactions, la colère qui gronde dans notre pays. Alors, jusque-là, tout va bien, hein. C'est la moindre des choses que les médias s'intéressent à ce qui se passe dans la rue. Sauf qu'à y regarder d'un peu plus près, bah il semble y avoir quand même quelques angles morts.

Car ce qui occupe les antennes, ce sont surtout les conséquences de cette colère, les images choc, les tensions, les affrontements, les réactions à chaud des uns et des autres sur lesquels on réagit en boucle et évidemment les petites phrases des responsables politiques qui rivalisent d'ingéniosité pour tenter de tirer un bénéfice électoral de la séquence qui est en train de se jouer. pour les revendications sociales, les explications sociologiques ou la mise en perspective historique par exemple du mouvement, bah là vous pouvez repasser hein ou alors zapper sur les médias ind.

Mais le plus intéressant c'est peut-être ce qui se passe quand les médias ne se contentent plus de raconter les événements mais semblent tous converger vers un même récit. Qui a le droit de définir les causes des violences ? Qui décide des responsables à désigner ? Et pourquoi certaines explications saturent-elles les antennes pendant que d'autres peinent à trouver un peu de place ? Autant de questions qui nous amènent à nous demander si la crise politique que traverse le pays n'est pas aussi au passage une crise des médias. Et avant de continuer cette chronique, je vous rappelle que le média doit rapidement réunir 10000 donateurs mensuels pour pouvoir survivre et continuer à vous informer.

C'est à partir de 3 € par mois. Vous choisissez vous-même le montant de votre contribution selon vos moyens et vos envies et puis c'est déductible des impôts. Toutes les infos sont sur capsurdkap.lemleediatv.fr et j'insiste, c'est très important pour nous. Et je profite de cette pastie pour vous rappeler une fois encore que plus de 6000 mineurs ont été interpellés dans le cadre du mouvement lycéen. Près de 1500 d'entre elles et eux sont poursuivis en justice. Face à cette répression sans précédent, le média a lancé une pétition pour exiger une loi d'amnistie. Artiste, personnalité et organisation se mobilisent déjà.

Alors vous aussi, signez-la et faites circuler cette pétition sur amnistie-léen.fr. Fin de la réclame, on retourne au récap. Alors, la crise politique que nous traversons est-elle aussi une crise des médias ? Depuis les mobilisations du samedi 17 octobre, on assiste à un drôle de spectacle, une sorte de balai chorégraphié à l'unisson entre une bonne partie des médias mainstream qui semble s'être donné le mot pour imposer certains narratifs. C'est par exemple celui qui fait de la France insoumise le responsable politique des violences urbaines survenues dans la soirée du samedi. Même si tout porte à croire que le gouvernement manipule l'opinion à ce sujet, on en a parlé hier dans le récap.

Même chose avec les éléments de langage de Laurent Nugèz et qu' sort autour de l'inénarable ultra gauche. Le pouvoir a donné sa version des faits. Il s'est arrangé pour que sa police appuie ses propos et à partir de là et ben c'est devenu vérité absolue sur les plateaux. Mais a-t-on jamais expliqué ou questionné la stratégie du maintien de l'ordre en France ? seulement parfois mise en perspective avec des spécialistes du domaine qui ne soient pas uniquement des cadres policiers ou équivalents. Sait-on interrogé sincèrement sur la responsabilité du gouvernement dans un climat de tension qu'il contribue lui-même à entretenir en refusant de répondre aux revendications notamment de la jeunesse ?

Et bien tout ça c'est rien ou presque. À la place la même rangaine qui tourne en boucle. La violence a condamné, l'ultra gauche a diabolisé et elle fille à désigner comme coupable et rien d'autre. ou presque. Mais attention quand certains sortent du cadre la sanction est immédiate. En même temps, mesdames pas en même temps parce que c'est passionnant 10 ans 10 ans que vous êtes au pouvoir mais comment vous osez encore ouvrir en fait la bouche quoi ? Moi je comprends même pas. Moi j'aurais honte mais je me couvrirai de cendre tellement j'aurais honte à la place de la macronie. Mais continuez à nous à nous faire. Alors on va pas bouter notre plaisir hein.

Ça fait du bien d'entendre une macroniste de la première heure comme Priscatno se faire un peu renvoyer à ses propres responsabilités. Elle qui n'a jamais été avare de leçons à distribuer aux autres. Suite à cette petite explication de texte un brun musclé, l'éditorialiste Isabelle Saporta a été suspendue d'antenne pour une semaine sanctionnée donc fermement par LCI. Et il y en a une qui semble quand même complètement médusée par la scène he c'est Priscatno, l'ancienne porte-parole du gouvernement passée aussi par les ministères et pourtant une habituée des plateaux télé hein. Chaque semaine elle fait la tournée des studios de BFM à LCP en passant par C News et France info.

Mais d'ordinaire, elle est plutôt du côté de celle qui distribue les bons points et surtout les mauvais. être renvoyé à ses propres responsabilités, bah visiblement ça fait partie des expériences un peu moins familières pour elle. Et c'est là que la séquence devient intéressante parce qu'on vit à l'heure des talk show en pagaille, à l'heure où toutes les chaînes réclament de la confrontation, du clash, du trash pourvu évidemment que ça fasse du buzz. Une telle passe d'arme entre Saporta et Tevenno ne devrait donc pas être aussi inédite. Mais en fait si parce que cette grande foire à l'affrontement, elle a ses petites habitudes et surtout ses cibles privilégiées. Faut bien le dire.

Tout le monde n'est pas logé à la même enseigne. Les responsables politiques de gauche, eux par exemple, ils sont quand même un peu moins surpris quand ça leur arrive. Ils connaissent déjà par cœur le parcours du combattant que peut devenir une interview. Ils ont l'habitude d'être en minorité, entouré de gens qui ne sont pas d'accord avec eux, voire carrément rudoyer. À à voir comme slogan "La police tue, la police sborgne, les CRS tapent, les CRS gazent". À un moment donné, vous avez une responsabilité aussi dans ce qui s'est passé hier. Et moi, je le mettrai pas sur le le la notion de race, mais sur votre action politique depuis 15 jours. Vous la racaille aujourd'hui. Merci Elsa Marcel.

Merci Charles Conil. Donc c'est une racaille qui est à côté de vous. Attention, vous êtes en danger sinon nous sommes deux sur le plateau. C'est vous qui l'avez dit c'est pas moi. Écoutez, moi j'en voie une beaucoup plus que moi mais Édouard Philippe aussi qui vous accuse d'avoir nourri cette violence avec des discours, notamment quand Jean-Luc Mélenchon explique "Abattez la citadelle, n'écoutez jamais personne qui vous dira de reculer, d'arrêter de céder, d'amolir." Non non, abattez ce système. Pour vous ces mots, ça ça ne signifie pas en aucun cas avoir recours à la violence. Mais non. Non.

Alors, pourquoi les personnalités de gauche sont-elles si souvent prises pour cible sur les plateaux télé ? Qu'est-ce qu'elles incarnent pour susciter une telle hostilité médiatique, parfois avant même d'avoir fini leur première phrase ? Alors de Sandrine Rousseau à Elsa Marcel, il y a peut-être quand même un point commun, notamment le refus de se plier au récit dominant celui qui consiste à réduire la séquence politique actuelle, par exemple aux violences de samedi soir plutôt que de parler du mouvement social qui a rassemblé plus de 800000 personnes dans les rues le 17 octobre ou de la jeunesse de ce pays à qui on a retiré toute perspective d'avenir.

Et c'est là que le rôle des médias devient franchement problématique car au lieu d'incarner leur rôle premier de contrepouvoir, ils deviennent eux-mêmes les garant de la stratégie de communication du gouvernement. Entre journaliste et communiquant, bah c'est justement pas exactement le même boulot. On sait bien qu'il y a une forme de porosité parfois. Regardez la présence de Raphaël Arnaud dans le groupe de la France insoumise. Il y a de la porosité entre l'Ultra gauche et LFI parfois. Ah bon ? Bah si on sait bien alors c'est réglé. C'est d'ailleurs exactement ce dont je vous parlais hier dans le récap.

Suite aux révélations de Méia Part, le gouvernement a désigné un bouquet émissaire politique. Il s'est arrangé pour que les services de l'État corrobor ce mensonge et les médias l'ont resservi en boucle sans le questionner. Et même quand médiia part lèvent le lièvre, certains comme Nathalie Saintcric et ben ils s'accrochent encore au narratif initial. C'est ce qu'on appelle le journalisme de préfecture ou d'État en l'occurrence, on sait plus trop. C'est une mécanique de post vérité que les insoumis et la gauche radicale en général connaissent par cœur.

On enterre les débats de fond, on tort les faits, on inverse les rôles et pour finir bah on accuse de tous les mots ceux qui refusent de reprendre la version officielle qui a versé carrément dans les fausses informations à l'occasion. Dernier exemple, on date sur France info. Jean-Luc Mélenchon, tout en se réclamant de la non violence n'a jamais nettement condamné les violences du 17 octobre, ni les pillages, ni les intrusions et dégradations des bâtiments publics comme la mairie de Limoge. C'est moi qui doit m'expliquer lorsque il y a de telles méthodes. Alors que j'ai toujours appelé à la non violence.

Écoutez, entre le début du mois de septembre et l'heure à laquelle nous parlons, j'ai déjà fait 10 fois un discours sur la nécessité d'en recourir à la non violente. Est-ce que vous connaissez un seul responsable syndical ou politique qui en est fait autant que moi dans ce domaine ? Vous voyez, aller mettre le feu à la mairie de Limoge, c'est un crime parce que c'est notre symbole collectif. C'est la maison du peuple, elle est à tout le monde. Et la même chose pour la mairie de Marseille où on a laissé à l'abandon, je veux dire, le maire s'est retrouvé tout seul avec des gens qui essayaient qui ont enfoncé la porte avec un bélier. Enfin bref, vous le condamnez très clairement.

Mais ça c'est toujours le grand mot, condamner. Allez, d'accord, je vais condamner. Ça change quoi madame ? Ça c'était donc l'œuvre d'Alix Bouillagué, éditorialiste politique sur le service public. Ce n'est pas la première fois qu'elle se fait épingler pour ses mensonges, notamment visant le mouvement insoumis. Juste après la victoire de Zoran Mamdani à la mairie de New York, elle était face à Manuel Bompard et visiblement là encore les faits avait un peu de mal à se frrayer un chemin jusqu'au plateau. Il est ouvertement polycinien et il a repris en son temps un slogan.

Le slogan mondialiser l'intifada en clair faire la guerre aux juifs partout dans le monde et quand on lui demande de condamner le 7 octobre et bien souvent il botte en touche, il répète que le problème c'est l'occupation d'Israël. Est-ce que ça ça ne vous choque pas ? Il y a trois fausses informations dans ce que vous venez de dire. D'abord, le fait que ça voudrait dire faire la guerre aux juifs partout dans le monde, je vais corriger vos trois contre informations avant de répondre à votre question. Deuxièmement, il n'a pas utilisé ce slogan. Ça c'est une deuxième contreinformation. Si si il a utilisé la repris, il l'a pas utilisé.

On lui a posé la question de savoir si ça le choquait que des jeunes personnes l'utilisaient. Il a dit "Je ne suis pas là pour faire la police des mots." Et vous traduisez ça par le fait que lui a utilisé ce slogan. Pardon madame de vous le dire. Pardon madame de vous le dire mais je crois que vous êtes ici pour informer les gens et pas les désinformer. Et là en l'occurrence par votre question vous les désinformez. Il a effectivement eu des formules imprécises et et parfois inexactes.

Si j'ai pu heurter euh les auditeurs et les téléspectateurs, je m'en excuse mais il n'y a eu de ma part aucune intention partisane, aucune volonté de déformer euh les faits sur des questions qui sont effectivement extrêmement complexes. Alors faut-il conclure qu'il existe une volonté délibérée de nuire à la France insoumise et aux forces de gauche jugé un peu trop à gauche dans les médias. Alors, au vu traitement médiatique réservé aux partisans de Mélenchon pour ne citer que lui, la question mérite d'être posée, hein, mais le problème est peut-être un peu plus profond qu'une simple hostilité personnelle ou qu'une volonté concertée de leur nuire.

Il faut aussi regarder du côté d'un vieux dogme du journalisme à la française, la neutralité et l'objectivité. Dans les écoles de journalisme, on apprend encore qu'il faudrait pouvoir observer le monde sans être influencé par sa propre position sociale, son milieu d'origine, ses représentations de classe, ses préjugés ratiaux ou de genre comme si les journalistes étaient des genres d'êtres humains livrés sans logiciel idéologique préinstallé. Sauf que cette neutralité absolue, bah c'est un fantasme. Tout le monde a des biaiss, y compris celles et ceux qui prétendent n'en avoir aucun. C'est peut-être même les premiers.

Et c'est précisément là que le mécanisme devient intéressant puisqu'il est impossible d'être parfaitement neutre. Comment donner l'impression de l'être ? Et bien c'est simple, en se plaçant au centre de l'échiff politique ou plus exactement en adoptant les idées considérées comme raisonnables, acceptable et compatible avec le consensus dominant. Dans leur tête, bah c'est le juste milieu. Le problème c'est que le centre politique, bah il a rien de spécialement juste ou d'universel.

Et quand on prend ses propres repères pour la mesure de toute chose, bah celles et ceux qui s'en éloignent deviennent forcément de grands extrémistes, même quand ils ne font que contester un ordre établi ou proposer une autre vision du monde. Et cette obsession du juste milieu n'a rien d'anodin quand l'extrême droite pèse autour de 30 % dans le paysage politique, que ces thèmes sont repris en boucle par la droite, le centre et parfois même jusqu'à une partie de la gauche. se réfugier au milieu de tout ça, est-ce vraiment faire preuve de neutralité ou est-ce contribuer même sans le vouloir à banaliser les idées de l'extrême droite ? Posons la question autrement.

Entre le fascisme et l'antifascisme, entre un projet politique qui s'attaque aux droits et aux libertés et ceux qu'il combattent, le journaliste doit-il absolument renvoyer les deux camps d'ados pour préserver sa précieuse neutralité ? Et à force de vouloir paraître impartial à tout prix, ne finit-on pas par offrir une respectabilité médiatique à des idées qui hier encore étaient considérées comme infréquentable ? Vous connaissez déjà la réponse. Et pourtant, dans le petit monde des éditorialistes, bah cette posture, elle reste une condition quasi indispensable pour être jugé soi-même fréquentable.

Il faut savoir se tenir au centre, distribuer les torts équitablement et surtout ne jamais donner l'impression de sortir du cadre pour être embauché pour continuer à travailler. C'est le prix à payer pour défiler sur les plateaux. Quit à confondre au passage neutralité journalistique et neutralisation du débat politique. Et c'est cela qui explique aussi la perméabilité des médias à des candidatures comme celles de Raphaël Gluxman ou encore précédemment d'Emmanuel Macron en 2017. Plus vous êtes proche du centrisme politique, plus vous incarnez une candidature adaptée aux tonalités attendues de la part du système médiatique.

C'est ce qui crée une proximité, voire une complaisance entre la macronie pour ne citer quel et les médias mainstream. Une enquête d'ailleurs publiée en avril 2026 par le média indépendant off investigation vient justement éclairer cette question. Elle révèle les mécanismes d'influence de la Macronie sur les médias publics et dessinent les contours d'une emprise politique qui interroge directement l'indépendance de l'information. Elle est faite comme Macron, madame Mernot. Et ces gens-là, ce sont des libéraux et et ces gens-là, si vous si vous leur passez un coup de fil, et bien évidemment qu'ils vont faire attention à l'actionnaire. Elle elle elle est comme madame veille à Radio France.

Ces personnes-là, ce sont des gens qui sont euh soit issus de l'ENAR euh soit qui sont des femmes ou des hommes d'affaires qui n'ont aucun problème avec la gestion d'un audiovisuel public en façade qui est qui est un service public. Alors alors alors qu'en réalité c'est un c'est un ça ça ça ça se comporte quasiment comme un service privé TF1 ou de M6 et à l'instar des patrons de chaînne privée avec qui elle lance des collaborations. Ern ne va pas se montrer très fan de l'investigation. à la hauteur. En 2017, elle n'était pas parvenue à externaliser et envoyer spécial et complément d'enquête.

Mais en 2019, Delphine Ernut va réussir une chose, décourager l'investigation dans les cases documentaires. Ces plages horaires réservé à la diffusion de films de société et qui sont souvent alimentés par des producteurs extérieurs. Of investigation, on a contacté une dizaine. Tous ont souhaité garder l'anonymat, mais tous nous ont confirmé que sous Air, il était devenu de plus en plus compliqué, voire impossible, de placer des sujets d'investigation ambitieux à France Télé. Dimanche soir, France 2 diffusait une édition spéciale intitulée "La France sous le choc". Au programme des casseurs, des poubelles en feu, des policiers épuisés en boucle sur un fond de musique anxiogène.

Et la jeunesse qui manifeste là-dedans, elle était où ? Et bah presque invisible. Dans un reportage de 4 minutes au total, une lycéenne a le droit à 6 secondes et les manifestation pacifique à 24 secondes. Puis sans transition, après la peur et le chaos, la caméra passe directement à [souffle coupé] Jean-Luc Mélenchon qui salue la mobilisation des jeunes. Le message est à peine sous-entendu. Les insoumis seraient donc derrière les violences. Et ce ne sont pas des militants qui le disent hein, ce sont les syndicats de France Télévision eux-mêmes. La CFDT dénonce un manque de preuve, de contradiction et de contexte.

La CGT quant à elle parle d'un clip de propagande, d'un procédé grossier et malhonnête et appelle carrément l'équipe du 20h à démissionner sa conclusion. Le 20h weekend a choisi son camp. Alors, loin de moi, l'idée est de vous vendre du tous pourri, hein. Heureusement, il reste des journalistes qui font encore leur boulot et certains le font même très bien. Simplement, ce ne sont pas toujours celles et ceux qu'on retrouve en boucle sur les immenses plateaux des chaînes d'info en continu. Comme quoi, le journalisme ne se résume pas forcément à cinq éditorialistes qui se coupent la parole pendant 2 heures. Départ, le Sébastien Lecnu a dit c'est la France insoumise et c'est proxy.

Mais moi, je suis désolé. Proxy NPA ou les Non, mais d'accord mais excusez-moi mais je suis désolé. Après, si vous regardez dans détail, si vous suivez un peu les mouvements, ce qu'on appelle l'ultra gauche aujourd'hui, les autonomes, les anarchistes, les les enfin les partisans de la révolution et de la révolution armée violente et cetera, je suis désolé mais pour eux, pour ces gens, la France insoumise qui est un parti républicain pour eux, c'est un parti de bourgeois en fait et je il y a à aucun moment ces gens n'iront prendre leurs instructions auprès de la France insoumise. Ça c'est ça correspond pas à la réalité si vous voulez mais vraiment.

Et cette petite bouffée d'oxygène sur le plateau de France Info, on la doit à Stéphane Vernet, rédacteur en chef chez Ouest France. Et ça fait du bien d'entendre autre chose que la rangaen habituelle des chaînes d'info en continue. Parce qu'à force de nous présenter LFI comme le grand épouvantail de l'ultra gauche, on finirait presque par oublier que pour une bonne partie de cet extrême gauche, disons là, le mouvement de Jean-Luc Mélenchon est au contraire trop réformiste, pas assez révolutionnaire. Les relations entre ces courants et les insoumis, bah ils sont loin d'être vraiment au beau fixe, hein.

Comme quoi, quand on sort des plateaux où les mêmes étiquettes tournent en boucle, et ben on découvre une réalité politique intentinée plus complexe que celle qu'on nous vend sans cesse. Il suffit de voir les relations entre Révolution permanente et Bali Bagayoko à Sand par exemple. Alors que dit réellement cette crise politique de nos médias ? Et bien qu'à force de vouloir se placer au centre de l'échiquier politique, il participe activement à la diabolisation de la France insoumise orchestrée par le gouvernement. Et c'est pas nouveau. Comme au moment de l'affaire de rent, la droite et le centre affichent clairement leur objectif obtenir la dissolution du parti de Jean-Luc Mélenchon.

Bruno Rotaillot le réclama déjà il y a quelques semaines. Gérard Larchet, le président du Sénat numéro 2 de l'État, hein quand même a remis le sujet sur la table il y a quelques jours, ce qui n'a pas évidemment manquer de faire réagir le candidat insoumis qui répond avec la verve qu'on lui connaît, que quand on est le président du Sénat et qu'on est dans une période de crise sociale qui par transcendance de la crise sociale est devenue une crise politique et qui par transcendance de la crise politique parce que le président parle pour ne rien dire et s'en va pendant 4 jours. jour pourrait devenir une crise de régime.

Alors, il doit se rappeler que si par extraordinaire le président de la République, considérant les événements comme ils sont, venaient à conclure que les 6 mois qui arrivent sont de trop et qu'il s'en va avant, c'est lui qui sera président de la République par intérim, Gérard Larcher. Écoutez, non, faites pas où c'est la loi, c'est la Constitution, c'est lui. Donc je lui demande de ne pas se comporter comme le petit télégraphiste et perroquet de monsieur Rotaillot, le chef de son parti.

20:35
Non speech

[applaudissements]

20:36
Locuteur

Pourquoi je lui dis ça ? Parce que comme on lui a demandé son avis, il a répondu que oui, la question de notre dissolution se pose. Voilà pourquoi je vous ai dit camarades, c'est des jours importants qui se déroulent là. Alors, le jour où la France basculera officiellement, du moins dans l'autoritarisme, les journalistes qui auront refusé de se mouiller pourront-ils se réfugier derrière leur habituelle et si confortable neutralité ? Auront-ils seulement conscience d'avoir accompagné ce basculement ? Et ben, rien n'est moins sûr. Mais une chose est sûre, en revanche, si l'extrême droite arrive au pouvoir dans quelques mois, elle n'aura pas besoin de faire le ménage dans l'audiovisuel public.

Une partie du travail aura déjà largement été faite. Merci d'avoir regardé cette nouvelle édition du Recap. N'hésitez pas à nous laisser vos impressions en commentaire ou par email. Si vous voulez nous aider à faire durer l'aventure du média et c'est urgent, j'insiste, rendez-vous sur capsurd.v.fr pour devenir un de nos 10000 donateurs mensuels. Puis si vous aimez particulièrement le recap, et ben moi je vous attends pour discuter ensemble sur le canal Instagram dédié à l'émission. Le lien pour le rejoindre est dans la barre d'info YouTube. Un grand merci à vous et une très bonne soirée sur le média. [sifflotement] Bonjour. [musique]