Nicolas Dupont-Aignan sur CNEWS 06/04/22
Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.
Analyse automatique
Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie
Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 50 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 78 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:17OuverteÉludée
On va parler de cette élection présidentielle, J-4. Avant le premier tour, Nicolas Dupont-Aignan, on va regarder les sondages, si vous le voulez bien.
- 1:53OuverteRéponse directe
Comment allez-vous aller chercher ces voix qui vous manquent avant le premier tour ?
- 4:27OuverteRéponse directe
Est-ce que vous avez ce sentiment que ce scrutin s'est transformé en référendum pour ou contre Emmanuel Macron ?
- 8:06OuverteRéponse directe
A-t-il changé selon vous, Nicolas Dupont-Aignan, lui le président ?
- 9:34RelanceRéponse partielle
Vous ne croyez pas qu'ils peuvent accompagner les seniors sur la fin de carrière pour transformer l'emploi ?
- 11:14OuverteRéponse directe
Vous proposez de revenir au septennat. Mais un septennat particulier, un septennat révocatoire à mi-mandat.
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:32Invité politiqueFait
« Parce que les sondages sont faits sur les personnes qui sont sûres d'aller voter. »
- 1:03Invité politiqueFait
« Au régional, il y avait 10 points de plus pour le RN. Ça s'est effondré parce que l'électorat populaire n'a pas voté. »
- 2:43Invité politiquePromesse
« Je réintégrerai les soignants exclus. »
- 2:47Invité politiquePromesse
« Je supprimerai tout pass sanitaire, vaccinal, qui ne sont que suspendus aujourd'hui et toujours maintenus à l'entrée des hôpitaux. »
- 6:07Invité politiqueChiffre
« L'affaire des 300 000 euros, ça paraît accessoire, 300 000 euros. »
- 6:24Invité politiqueFait
« À l'Assemblée nationale, on a voté, tous, centristes, LR, France Insoumise, socialistes, la déconjugalisation de l'allocation handicapée. »
- 6:48Invité politiqueChiffre
« 800 millions d'euros. »
- 9:01Invité politiqueFait
« Entre 60 et 65 ans, il y a 30% des Français de cet âge-là qui travaillent. Avant 60 ans, il y en a 70%. »
- 10:29Invité politiqueChiffre
« Jacques Chirac et Lionel Jospin versaient 1 milliard par an net, en plus de ce qu'ils recevaient à l'Union Européenne. »
- 10:33Invité politiqueChiffre
« Avec Emmanuel Macron, on est passé à 10 milliards. On va passer à 15 milliards. »
- 15:10Invité politiquePromesse
« Je rétablis un impôt sur les grandes fortunes financières. »
- 17:06Invité politiqueChiffre
« Le déficit extérieur est de 85 milliards d'euros. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan68 %
- Présentateur18 %
- ?7 %
- Intervenant5 %
- Intervenant 22 %
≈ 44,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Merci Audrey, à tout à l'heure pour un nouveau point sur l'actualité. Nous sommes avec Nicolas Dupont-Aignan, candidat de Boulave France à l'élection présidentielle. Merci beaucoup d'être avec nous ce matin dans cette première partie de l'heure des pros. Bonjour et merci d'être avec nous. Gérard Carrérou, Dominique Jamais et Laurent Joffrin nous accompagnent ce matin. On va parler de cette élection présidentielle, J-4. Avant le premier tour, Nicolas Dupont-Aignan, on va regarder les sondages, si vous le voulez bien. Notre balise... Non, ça ne vous dit pas de regarder les sondages. Moi je ne
les
regarde
pas. Vous ne les regardez pas. Je demande aux Français de ne pas les regarder, pas par rapport à moi. Parce que les sondages sont
faits
sur les personnes qui sont sûres d'aller voter. Il n
'y a
jamais eu autant d'indécis.
Vous
savez qu'il y
a
un tiers des Français qui ne savent pas qu'il
y a
l'élection dimanche
? C
'est la bataille aujourd'hui pour tous les candidats, c'est d'aller convaincre dans ces 4 derniers jours les indécis ? Ces sondages ne veulent rien dire puisqu'ils sont faits sur ceux qui sont sûrs d'aller voter. Alors certes, ils seront
justes
s'il y
a
une abstention colossale. Ça oui, ils seraient justes. Ça
suppose que
les
indécis se répartissent tout à fait différemment de ceux-là. Eh bien les
indécis se répartissent. En général, ce n'est pas ce qui se produit. Non,
les indécis changent complètement la donne. On l'a vu au régional. Au régional, il y avait 10 points de plus pour le RN. Ça s'est effondré parce que l'électorat populaire n'a pas voté. Donc je vous en supplie, est-ce qu'on peut laisser, comme en Italie, en Italie il
n
'y
a
pas de sondage 15 jours avant, est-ce qu'on peut laisser les Français libres de leurs choix sans les intoxiquer par des sondages ? Il faudra proposer ça la prochaine
fois, lors du
prochain scrutin. Est-ce qu
'on
peut voter dans notre pays selon ses convictions ?
En
tout cas, c'est une photographie à l'instant T.
Vous l'avez vu, Emmanuel Macron est
donné à 27%, Marine Le Pen à 23% devant Jean-Luc Mélenchon, Éric Zemmour et Valérie Pécresse au second tour.
L
'écart se resserre entre Emmanuel Macron et Marine Le Pen. Vous, Nicolas Dupont-Aignan, vous êtes pour le moment, en tout cas, dans cette balise.
Et
à l'instant T, donné à 2%. La campagne présidentielle avec vous, Nicolas Dupont-Aignan, comment convaincre, justement, c'est peut-être la meilleure question aujourd'hui, dans les heures qui viennent, les indécis, ceux qui ont voté pour vous aussi par le passé, comment allez-vous aller chercher ces voix qui vous manquent avant le premier tour ? Deux choses. D
'abord, convaincre les Français, au-delà de ma personne, qu'est-ce qu'ils veulent en reprendre 5 ans de plus
avec
Emmanuel Macron ? Parce que s'il n'y a pas de participation, Emmanuel Macron risque de s'en tirer.
Est
-ce qu'ils veulent les conflits d'intérêts au sommet, des milliards d'euros pour les copains ? Est-ce qu'ils veulent la retraite à 65 ans ? C'est-à-dire la paupérisation de millions de Français ? Est-ce qu'ils veulent l'université payante ? Voilà, parce qu'est-ce qu'ils veulent 5 ans de parcs éoliens en mer ? Là, je reprends le programme d'Emmanuel Macron. Est-ce qu
'ils
veulent ça
? Moi,
je suis convaincu que les Français ne veulent surtout pas ça. Deuxième point. Est-ce qu'ils veulent une autre société ? Moi, je défends un monde de liberté, notamment sur l'affaire sanitaire. Je suis le seul candidat qui a été clair. Je réintégrerai les soignants exclus. Je supprimerai tout pass sanitaire, vaccinal, qui ne sont que suspendus aujourd'hui et toujours maintenus à l'entrée des hôpitaux. Je veux qu'on arrête cette mainmise sur notre pays, sur nos consciences, cette utilisation de la peur. Ça, c'est fondamental.
Et je dis aux millions de Français non vaccinés, par exemple, ceux qui ont eu leur passe qui est passée, ceux qui ont été astreints à résidence, je leur dis que je suis le seul candidat. Et plus j'aurai de voix,
plus
on pèsera fort. C'est important. C'est un point fondamental. Et puis, il
y
a d'autres sujets fondamentaux. L'indépendance de la France. Est-ce qu'on veut une France indépendante ou une France à l
'armée de l'Ontario ? Ça, tout le monde le dit aujourd'hui. Non, non, non.
Même Emmanuel Macron parle
de souveraineté
de retour. Non, la souveraineté laquelle ? Souveraineté européenne ? Souveraineté française. Est-ce qu'on veut une liberté du pays ? Est-ce qu'on veut le référendum ? Je demande le RIC, référendum initiative citoyen. Est-ce qu'en un mot,
on
regarde les programmes
?
Moi, je dis aux Français, vous savez, une occasion comme celle-là de voter, vous n'en avez pas 50. C'est trop tard après d'aller sur les ronds-points. C'est trop tard après de râler. C'est maintenant. Et je crois quand même
que
les gens vont se cristalliser dans les derniers jours. Je crois que jamais il n
'y
aura eu autant d'indécis au dernier moment. J'étais hier au Tréport, voir les pêcheurs du Tréport, c'était intéressant. Il y en a un qui m'a dit « Ah, la campagne commence. » Ah bon ? On est en campagne ? C'est l'élection présidentielle ? J
'ai un vote dimanche pour
ceux
qui ne savent pas. Attention
à votre temps de parole,
Nicolas Dupont-Union.
Vous savez,
on
est
au chrono.
Mais je m
'en
fiche. Moi, j'ai
un message à donner. C'est est-ce que vous voulez être acteur de votre destin ou vous voulez
être
spectateur ?
Gérard Carrero, quand on entend Nicolas Dupont-Union,
quand on entend les autres candidats à
l
'élection présidentielle, on a l'impression que ce scrutin s'est transformé en référendum pour ou contre Emmanuel Macron. Est-ce que vous avez ce sentiment, vous-ci
? Oui,
en partie. Oui, je pense effectivement que ça joue. Ça jouera un rôle dans la finale que nous avons bientôt. Mais c'est souvent comme ça quand il y a un sortant. Un sortant, il a un bilan. Et à partir du moment où il a un bilan, évidemment, on juge à la fois la performance du candidat et le bilan de ce qu'il a fait pendant les cinq dernières années. Donc je pense que ça va jouer. Et il semblerait, il semblerait que le choix qui a été fait par le candidat, puisque c'est un président candidat, le choix de ne pas faire une campagne comme tout le monde, alors bien sûr,
il
y a des limitations évidentes, il y a aussi des impodérables, il y a aussi la guerre en Ukraine.
Mais
malgré tout ça, il a eu une sorte de,
comment
dire, une attitude un peu désinvolte à l'égard de la campagne. Il
a
l'air de dire, au fond, quelque part, je suis trop occupé, je suis au-dessus de ça. Et je pense qu'il paye aujourd'hui, il paye ça, et ça se voit parce que dans presque tous les instituts de sondage, il y
a
eu une érosion de son score. Écoutez,
ne pas vouloir débattre. À la rigueur, il est président sortant.
Mais
les médias pouvaient organiser des débats avec ceux qui voulaient débattre. Il n
'y a
rien eu. Deuxième point, ne même pas vouloir répondre aux questions des journalistes hier sur France 2 à 5 jours du scrutin. Participe d'un mépris
et
d'une peur. Moi,
je
crois, autant il y a le mépris, mais il y
a
aussi la peur. Parce que quand on va lui dire, mais pourquoi vous donner de l'argent public à des amis politiques ? L'affaire des 300 000 euros, ça paraît accessoire, 300 000 euros. Vous avez vu le cabinet d'études, là ? À la famille de ses très proches, témoins de mariage, mélange des genres. C'est de l'argent public.
Il
nous dit qu'il
n'y a
pas d'argent, par exemple, pour les handicapés. Moi, je me souviens à l'Assemblée nationale. À l'Assemblée nationale, on a voté, tous, centristes, LR, France Insoumise, socialistes, la déconjugalisation de l'allocation handicapée. C'est-à-dire la dignité pour les personnes handicapées qui ne dépendraient plus de leur mari. L'augmentation de
l
'allocation handicapée au-dessus. En marche, en marche, à refuser.
Alors
que les députés me disaient, on aimerait le voter, mais on a ordre de Macron de ne pas le voter. 800 millions d'euros. 800 millions. Il faut que les Français sachent que ces 800 millions, c'est moins que les cabinets d'études,
les
cabinets de conseil. Donc, il y a un moment, je dis,
quand
on est dans une telle arrogance, dans une telle souffrance des Français les plus modestes, c'est pour ça qu'il ne veut pas répondre. Il ne
veut
pas répondre de son bilan. Il ne
veut
pas aller à la télévision, qui est des questions libres. Il essaie de passer entre les gouttes. Eh bien, moi, je pense qu'il va y avoir un effet boomerang. Et j'appelle les Français à se réveiller pour une vraie justice sociale.
On va l'entendre, Emmanuel Macron, qui était sur le terrain hier en Bretagne, en déplacement. Et selon lui, vous allez entendre le président candidat, le monde a changé depuis l'élection de 2017. Écoutez.
Je
vais vous parler, franchement, je ne veux pas faire 5 ans de plus pour faire 5 ans de plus.
D
'abord, parce que
la
vie est ainsi faite qu
'il
y a beaucoup de choses à faire, le monde est vaste, et que
j
'étais là il y a 5 ans pour bousculer les choses, aller face au système et essayer un peu de conjurer le sort. Et je ne suis pas là pour garder une fonction. Le monde a changé. Le monde n'est pas le même qu'il
y a
5 ans. Les engagements que j'ai pris il
y
a 5 ans,
j
'en rendais compte samedi encore, j'ai essayé de les tenir.
Et
je crois que sur beaucoup de sujets, je
les
ai tenus.
Alors
le monde a changé selon Emmanuel Macron. A-t-il changé selon vous, Nicolas Dupont-Aignan, lui le président ? Non mais moi je me
demande s'il vit, je pense qu'il vit sur une autre planète.
Je
pense que là il y
a
un problème dans le cerveau. C'est-à-dire voir Emmanuel Macron, qui est le pur produit du système, qui est aux ordres du système, il en est le télégraphiste, nous expliquer qu'il a essayé de bousculer le système, c'est stupéfiant. C'est-à-dire que là on se demande où on vit. Il est le pur produit, il est l'instrument du système. On le voit dans toutes les réformes, le calendrier des réformes. Et quand je veux revenir sur l'affaire de la retraite, qui est fondamentale, 65 ans. Alors vous, vous maintenez dans votre programme
l'âge minimum du départ à la retraite
et la durée de cotisation au niveau actuel. Vous ne
changez rien. Exactement,
je ne change rien. J'aimerais revenir à la retraite à 60 ans, évidemment. Comme Jean-Luc Mélenchon, comme d
'autres candidats.
Donc, je reste à 62 ans. Mais je veux dire aux Français ce que ça veut dire la retraite à 65 ans d'Emmanuel Macron. Parce que c'est symbolique des choix. Et c'est ça la politique, choisir. Ça veut dire que quand vous avez 30% d'une classe d'âge, ça c'est un fait objectif. Entre 60 et 65 ans, il y a 30% des Français de cet âge-là qui travaillent. Avant 60 ans, il y
en
a 70%.
Ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que si vous mettez la retraite à 65 ans, ça veut dire quoi ? Ça veut dire que les gens vont être au RSA, dans la pauvreté, obligés de quitter leur logement, dans la pauvreté. Et surtout, ce que les gens n'ont pas compris,
c
'est quand ils vont arriver à 65 ans, ils n'auront pas une retraite à taux plein.
Vous ne croyez pas
qu'ils peuvent
accompagner les seniors sur la fin de carrière pour
transformer l'emploi ?
Au
final,
ça sera sur quelques points. Ce
sera la
pauvreté ou
rien
? Ça sera la pauvreté et à 65 ans, ils auront une retraite jusqu'à leur mort de misère. Ça, j'estime que... Et au même moment, il ne veut pas changer les cadeaux fiscaux qu'il a fait aux plus riches de France. Moi, je propose, parce qu'on ne peut pas dire, j'essaye d'être honnête, on ne peut pas dire 62 ans si on ne propose pas une recette.
Parce
qu'il fait ça, comme Éric Zemmour a 64 ans, comme Valérie Pécresse a 64 ans. Et comme les Européens, nos voisins sont tous les
voisins. On n'a pas la même pyramide des âges.
On n'a pas la même pyramide des âges. Il le fait pour quoi ? Il le fait pour gagner 5 milliards à 8 milliards d'euros. Moi, je dis aux Français une chose simple. Je prends l'argent que je verse à l'Union Européenne. Jacques Chirac et Lionel Jospin versaient 1 milliard par an net, en plus de ce qu'ils recevaient à l'Union Européenne. 1 milliard.
Avec
Emmanuel Macron,
on
est passé à 10 milliards. On va passer à 15 milliards. Eh bien, je prends une partie de cet argent pour le rendre aux retraités.
Et
donc, mon plan de maintien de la retraite à 62 ans, il est financé.
Et
ça, c'est un choix. Emmanuel Macron pourrait très bien, s'il n'était pas le candidat du système,
dont
il prétend être le bousculé, il pourrait très bien dire, je maintiens la retraite à 62 ans, et cet argent, je vais le prendre dans la poche des plus riches de France, je vais le prendre à Bruxelles, je vais le prendre ailleurs. Non. Donc, en fait, je mets en garde les Français, vraiment. Il y a des choix politiques. La politique, ça sert à choisir.
Et justement, c
'est
ce que vont faire les Français dimanche,
si
j'avance
sur
votre programme, Nicolas Dupont-Aignan, et notamment du point de vue des institutions. Vous proposez de revenir au septennat. Mais un septennat particulier, un septennat révocatoire à mi-mandat. Si vous êtes élu,
le
24 avril prochain, vous proposerez, à mi-mandat,
d'être révoqué par les Français. Je propose, en fait, de revenir à l'esprit de la cinquième. Ça paraît paradoxal, ce que je vais vous dire. C'est pas vraiment voliste,
la révocation. Non, je
vais vous dire. La cinquième République, c'est d'immenses pouvoirs au président. Immenses.
Il faut
être honnête.
Mais
il y avait la contrepartie du référendum. Depuis 2005, ce référendum violé, bafoué, par la classe politique, par le Parlement,
il
n'y a plus la contrepartie. 17 ans sans référendum. Donc les institutions sont totalement déséquilibrées. Je veux les rééquilibrer. Moi, je veux garder la cinquième avec un président fort. C'est important pour la place de la France dans le monde. Je veux le septennat parce que je pense qu'il faut de la durée. Mais en revanche, je vois bien qu'il
y a
un problème d'oxygénation démocratique. Donc, référendum sur les grands enjeux, Union européenne, immigration, code pénal. Ça, de la volonté du président. Mais les Français disent qu'on n'est pas obligés de le croire. Ils doutent de tout. Les Français doutent de tout. Ils disent pourquoi croire M. Dupont-Aignan plus que M. Macron qui nous a menti. Et on le voit dans les pronostics concernant l'abstention. Mais tout le monde. Donc je dis, je m'engage sur le RIC, référendum d'initiative citoyenne.
Donc c'est la demande des
Gilets jaunes, on s'en souvient,
ce
référendum
d
'initiative citoyenne. C'est à la Suisse, des votations. La Suisse est un pays bien gouverné, qui fait confiance au peuple. Et des États américains, il
faut
que consulte les Américains au niveau local. Et puis, deuxièmement, j'ai repris cette proposition du septena. Mais pour éviter de le déséquilibrer, il y a le système californien d'un référendum révocatoire à mi-mandat, d'initiative populaire. Alors, il ne faudra pas 500 000 signatures, bien sûr. Il faudra peut-être mettre 2 millions, 3 millions de signatures.
Vous n'avez pas le
barème aujourd'hui ? Vous n
'avez pas réfléchi au ? 500 000.
500 000 pour le RIC, mais plus pour un référendum révocatoire, bien sûr. Et qui permet à mi-mandat, si vous avez un président qui se comporte mal, que le peuple
ait
l'initiative d'un vrai rendez-vous. Ça s'est fait en Californie il y a deux mois, je crois. C'est pas le même niveau, c'est pas la même échelle. Il
y a
50 millions d'habitants. C'est pas réévoqué le président des États-Unis. Ah oui,
mais
enfin,
c
'était un... Eh bien, il y a eu un vote.
Si
vous ne redonnez pas confiance aux Français par le vote,
notre
démocratie va crever. Vous aurez toujours plus d'abstention. Les gens ne nous croient plus. Vous, journalistes, moins hommes politiques. Et si on ne comprend pas qu'il y
a
besoin soit d'une 6e République, soit d'une 5e République réaménagée, on n'y arrivera pas.
Je vous coupe une seconde, Nicolas Dupont-Aignan. C'est l'heure du Point Info avec Audrey Berthoud. Alors, Nicolas Dupont-Aignan, je vous ai entendu réagir sur le premier titre du journal d'Audrey, sur ces 18 centimes de rabais proposés par le gouvernement, effectifs dans les stations-services de France. Qu
'en
auriez-vous fait, vous, face à cette inflation galopante, face à ces prix de l'énergie qui grimpe, à cause notamment de
la guerre en
Ukraine ?
Qu'est-ce que vous
auriez fait ? Il
faut quand même que les Français sachent que le gouvernement, c'est le rapporteur de l'Assemblée Macroniste qui l'a dit, le gouvernement avec la hausse des prix a gagné 8 centimes déjà. Donc il rend...
Avant le rabais.
Oui, il a gagné avec la hausse des prix de l'argent. Donc en fait, le rabais, il est de 10 centimes. Et en plus, Emmanuel Macron a augmenté le prix du gazole, la taxe, de 19 centimes sous son mandat. Donc, ce qu'il rend, c'est rien. Et ce que j'aurais proposé, c'est un plafonnement à 1,70 euro immédiat, et une TVA à 0% sur une vingtaine d'articles que j'avais proposé par une proposition de loi en avril 2019 pour alléger le panier de la ménagère tout de suite. Sur les produits de première nécessité ? 20 produits. Il y en a déjà à 5,5, ce qui est bien, je les passe à zéro. Et il y en a d'autres à 20%. Je prends l'exemple des couches. Personne ne sait que les couches, eh bien c'est 20% de TVA.
Je les passe à zéro. Ce qui allégerait le panier, on a fait un essai avec 100 euros dans un caddie, ça ferait 10 euros d'économie tout de suite. Alors vous allez me dire, ça coûte de l'argent bien sûr. On l'estime à 3 milliards, et pour l'essence, entre 7 et 20 milliards selon le prix du baril.
Je
rétablis un impôt sur les grandes fortunes financières. Je taxe les grandes entreprises, les profits exceptionnels, pendant une période provisoire. Provisoire. Car j'estime là aussi... Provisoire c'est quoi ? C'est un
quinquennat ? Il y a
des crises tous
les ans. Regardez depuis 2017,
les crises se sont succédées. On voit bien l'affaire Ukraine, j'ose espérer qu'on va arriver à une solution de paix. Donc on va bien arriver à un moment que ça se calme. Il s'agit de quoi ? De faire un bouclier pour les Français qui travaillent. Et je veux dire aux chefs d'entreprise, notamment du CAC 40, qui ont accumulé des profits gigantesques,
que
s'ils ont des profits quand même,
c
'est parce qu
'il
y
a
des gens chez eux qui travaillent.
C'est intéressant Nicolas, du point d'une nuance que vous dites.
Quand
vous développez votre programme, je vous ai entendu chez des
confrères... Ils ne peuvent plus travailler.
Je vous ai entendu chez des confrères dire que vous avez plus de respect pour Jean-Luc Mélenchon que pour Emmanuel Macron, et que si Jean-Luc Mélenchon était au second tour face à Emmanuel Macron, vous appeleriez...
Non, je n'ai pas dit ça. Vous avez
plus de respect en tout cas pour le leader de la France insoumise. Et quand je vous entends développer votre
programme,
un
impôt sur la fortune, quasiment une sixième république, le référendum,
l
'initiative citoyenne, tout ça c'est dans le programme de Jean-Luc Mélenchon. Oui,
mais Jean-Luc Mélenchon,
je suis en désaccord avec lui sur deux points fondamentaux, et vous le savez, c'est qu'avec lui ce serait immigration open bar, donc une déstabilisation du pays. Et deuxièmement, la différence de Jean-Luc Mélenchon, c'est que moi j'ai écrit un livre sur des économies budgétaires, 100 milliards, je veux faire le ménage dans les fausses cartes vitales, je veux arrêter la pompe aspirante migratoire et son coût, je veux arrêter des choses que Jean-Luc Mélenchon, honnêtement, ne propose pas. Donc, moi ce que j'aimerais, c'est ça être gaulliste, c'est des efforts, oui des efforts collectifs,
mais
un partage social. Je crois qu'on ne se rend pas compte à quel point la société française est en train d'exploser sur les inégalités. Vous avez vu le récent témoignage des Restos du Coeur, 40% des personnes au Restos du Coeur ont moins de 25 ans. Nos jeunes sont dans une situation de précarité épouvantable. Donc, je crois que le pays s'est affaissé parce qu'on ne produit plus en France, le déficit extérieur est de 85 milliards d'euros. Donc, moi j'ai un programme raisonnable d'économie et de relocalisation, mais une fois qu'on crée de la richesse, je veux qu'on la partage. C'est ça le gaullisme social. C'est pas tout pour les uns et rien pour les autres.
Ça va péter, je vous le dis, ça va péter. Je suis
très
transparent avec vous et vous
savez,
il y a des règles,
il
nous reste très peu de temps. Il vous reste très peu de temps de parole. Juste un dernier mot, parce qu'on a évoqué en filigrane la guerre en Ukraine, je vois dans votre programme, stopper les sanctions à l'égard de la Russie et sortir du commandement intégré de l'OTAN. Est-ce que c'est viable aujourd'hui dans la crise que nous vivons ? Bien sûr.
D'abord, je condamne la Russie pour son attaque, c'est évident. Je demande une commission d'enquête internationale sur ces atrocités. Mais je dis
ce
que j'ai dit depuis 2015. Et je suis à la commission des affaires étrangères. Et même M. Le Drian nous le disait à huis clos il y a six mois que l'Ukraine n'avait pas respecté l'accord de Minsk non plus, comme la Russie d'ailleurs. Et je dis que la neutralité de l'Ukraine, l'autonomie du Donbass sont la seule solution pour sortir de ce drame abominable. Et que si l'Europe
continue
cet engrenage en Ukraine, nous aurons les atrocités
et
l'Europe sortira de l'histoire. La Russie va basculer vers la Chine. L'Europe sera dépendante des Etats-Unis. Et ce n
'est
pas l'Europe que je veux. Je veux une Europe européenne, de l'Atlantique à l'Oural. Et vous verrez qu'un jour, comme il y
a
eu la réconciliation franco-allemande, l'avenir de l'Europe passera par la réconciliation entre l'Europe de l'Ouest et la Russie. Poutine va passer. Poutine passera. Il a commis une très grave erreur. Mais il va passer et la Russie sera éternelle. Et l'intérêt de la France, c'est cette grande alliance à terme. Donc il faudra surmonter les atrocités, comme on a surmonté les atrocités franco-allemandes. Et
j'aimerais
que la classe politique française et les médias français voient un peu plus loin. Ce qui n'interdit en rien
de
poursuivre ceux qui commettent des atrocités des deux côtés.
Et justement, des enquêtes vont être diligentées
avec l'aide de la France. Et qu'on attend le
résultat des enquêtes avant
de se prononcer facilement. Et la France va apporter son aide dans ces enquêtes. Merci Nicolas Dupont-Aignan. J'espère qu'on a pu détailler quelques mesures de votre programme
dans le temps qui nous était imparti. Les éditorialistes
vont prendre le relais et commenter. On va rester sur la guerre en Ukraine. On va écouter ce que disait hier le président ukrainien Volodymyr Zelensky aux Nations Unies. Lui, contrairement à vous, demande plus de sanctions
à l'égard de Moscou. Une
seconde, qu'on écoute la position d'Israël qui est très intéressante. On l'écouterait et on l'écoute parfois parce qu'elles sont évidemment
partie
prenante dans les
négociations. Merci en tout cas d'être venu
ce matin dans l'ordre de Nicolas
Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan