Nicolas Dupont-Aignan invité sur CNews (10 juillet 2020)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 77 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteÉludée
Est-ce qu'on est entre deux bonnes mains en la personne de Jean Castex et de Gérald Darmanin ?
- 1:38OuverteRéponse directe
Avec Éric Dupond-Moretti et Gérald Darmanin, ce sont des choix compliqués, voire potentiellement à risque pour Emmanuel Macron ?
- 2:37OuverteRéponse partielle
Sur le choix de ces deux personnalités, on sait que les féministes vont s'en mêler... C'est un choix risqué pour le chef de l'État ?
- 3:31OuverteRéponse directe
Vous avez pris un peu de recul sur ce remaniement. C'est Macron décide, Castex exécute ?
- 4:45OuverteRéponse partielle
Ce que dit Jean Castex, c'est qu'avec la crise économique qui menace, on a d'autres choix. C'est déjà ce qu'il a commencé à dire aux syndicats...
- 6:15ComplaisanteRéponse directe
Un mot de politique. On va regarder ce sondage Harris Interactive...
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:31InvitéFait
« on a entendu cent fois, et puis en fait il annonce 20 policiers supplémentaires pour Dijon, ce qui est complètement dérisoire »
- 1:06InvitéChiffre
« il faut 20 000 places de prison »
- 2:16InvitéChiffre
« 100 000 peines non exécutées dans notre pays »
- 4:24InvitéFait
« il faut quand même être complètement fou pour remettre la réforme des retraites sur le tapis, contre le MEDEF et les syndicats »
- 4:57InvitéChiffre
« Jean Castex nous dit « Oui, il y a 29 milliards de déficits sur les retraites, c'est dramatique et tout », mais il y a 200 milliards en tout »
- 5:14InvitéFait
« Notre plan est sous-dimensionné. Notre plan est inefficace »
- 6:05InvitéFait
« homme de dialogue est commencé par la réforme des retraites dans ce qu'il y a de pire »
- 10:00InvitéFait
« beaucoup de Républicains ont été soutenir Macron »
- 12:09InvitéFait
« j'ai été maire 22 ans, j'ai fait quasiment ça, c'est-à-dire qu'on a planté beaucoup d'arbres pour que les cours de récréation soient moins inhumaines »
- 14:13InvitéFait
« Je pense que c'est la seule bonne nouvelle de ce gouvernement. On a retrouvé un ministre de la Culture »
- 19:52InvitéChiffre
« Un plan de relance à l'allemande, c'est-à-dire cinq fois plus important pour sauver le million d'emplois qui risque de disparaître »
- 20:40InvitéFait
« il ne trouvait ni blouse ni surchaussure impossible à trouver »
Temps de parole
- Invité58 %
- Présentateur23 %
- Locuteur 15 %
- ?3 %
- Locuteur 33 %
- Locuteur 53 %
- Locuteur 82 %
≈ 23,7 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Pour commenter cette actualité, nous recevons sur ce plateau Nicolas Dupont-Aignan. Bonjour.
Je rappelle
que vous êtes député de l'Essonne et également président de Debout la France. Il fallait, comme le dit Loïc Signor à l'instant, il fallait rassurer les troupes sur le terrain, et les Français également, au passage. Est-ce qu'on est entre deux bonnes mains en la personne de Jean Castex et de Gérald Darmanin
?
Ce sont peut-être des bons communicants, mais je pense que les Français attendent autre chose que de la communication.
Ce
qui m'a surpris dans le déplacement à Dijon,
c
'est que Jean Castex fait ses belles paroles, et qu'on a entendu cent fois, et puis en fait il annonce 20 policiers supplémentaires pour Dijon,
ce
qui est complètement dérisoire, car le vrai problème de la sécurité en France, et je le dis depuis des années, c'est un problème de justice.
Et
ce n
'est
pas avec Dupond-Moretti à la justice
qu
'on va avoir la
politique
pénale qui est indispensable si on veut remettre de l'ordre. Donc on peut continuer ces déplacements qu'on a vus cent fois, on va être ferme, on va être ferme, mais quand on sait le degré de laxisme judiciaire qu'il y a, quand on sait que le gouvernement précédent n'a pas construit les places de prison, quand on sait qu'il faut 20 000 places de prison, des peines beaucoup plus dures planchées sur les récidivistes, des peines planchées pour toute agression de force de l'ordre, et qu'il y a encore quelques semaines, on a libéré 13 000 policiers, 13 000 pardon, délinquants de
nos
prisons, on est en plein délire. Voilà, donc moi vous voyez, j'attends de voir le discours, parce qu'il faut attendre le discours de politique générale, mais on ne part pas du tout, avec Dupond-Moretti à la justice, dans l'indispensable fermeté qui permettrait de donner un sens à ce que vient de dire Jean Castex.
Alors justement, puisqu'on parle d'Éric Dupond-Moretti, et vous précédez un peu ma question qui allait suivre, avec Éric Dupond-Moretti et Gérald de Darmanin, ce sont des choix compliqués, voire potentiellement à risque pour Emmanuel Macron ? C
'est l'alliance de
la carpe et du lapin, quoi. Parce que le problème de la sécurité en France, c'est le problème du laxisme judiciaire, qui tient à la fois aux lois pénales, trop laxistes,
et
on en a encore une très récemment d'ailleurs, où il faut des peines alternatives systématiques, on est en pleine folie. Et puis le deuxième point, au-delà des lois pénales beaucoup trop laxistes, c'est l'incapacité de l'État
à
appliquer ces lois. Ce qui est deux problématiques différentes. 100 000 peines non exécutées dans notre pays. Et donc, moi je le vis dans mon département, mais c'est tous les jours des multirécidivistes, 50 délits, 50 délits de suite des peines avec sursis, des agressions de policiers, des peines avec sursis. Donc, si on ne change pas ça,
on
sera dans le discours. Il n
'y
aura aucun résultat sur le terrain. Et les policiers ne sont pas dupes, je peux vous l'assurer.
Sur le choix de ces deux personnalités, on sait que les féministes vont s
'en
mêler, puisqu'il va y avoir un certain nombre de manifestations, y compris normalement une grosse manifestation prévue devant l'hôtel de ville à 18h. C'était un peu le sens de ma question. C'est un choix risqué pour le chef de l'État. Vous comprenez les
craintes
de ces féministes ?
Sur l'affaire d'Armana, je ne me prononcerai pas parce qu'il y a la présomption d'innocence. Et je ne
suis
pas, moi, juge. Sur Dupont-Moretti, moi j'avoue que les paroles, le comportement de cet homme, qui est sans doute un grand avocat, mais pour moi c'est complètement ahurissant de nommer Dupont-Moretti garde des Sceaux. J'aurais aimé, par exemple, un de Montgolfier, qui était un procureur exemplaire, un transigeant de lutte contre la fraude fiscale, et pas quelqu'un qui a défendu toujours, quand même, même si, bien sûr, un avocat doit défendre ce qu'il défend. Mais enfin, quand on a défendu Balkany et Cahuzac, être nommé garde des Sceaux, c'est inconcevable pour moi.
Revenons donc quelques jours après. J'imagine que vous avez pris un peu de recul aussi sur ce remaniement. Là, clairement, c'est Macron décide, Castex exécute. On revient aux fondamentaux de la cinquième.
Oui, ça, c'est pas ça qui peut me choquer. Ça vous
choque pas,
ça
? Ce qui me choque, c'est qu'en fait, ce qui va être décisif,
c
'est de savoir
s
'il y a une vraie inflexion de politique, un vrai changement de politique, ou si c'est un changement cosmétique. Est-ce qu'il a mis Jean Castex
pour
avoir l'air de changer, sans changer ?
Ce
qui est d'ailleurs intéressant, c'est que les Français voulaient garder Philippe
et
changer de politique, si vous regardez tous les sondages. Et en fait, on s'achemine, j'attends de voir, moi, j'attends de voir le discours, j'essaye d'être le plus honnête dans mon commentaire, mais on s'achemine quand même vers la même politique, avec un exécutant plus obéissant, pour le président, et j'en prends pour preuve
l
'affaire des retraites.
Parce
qu'il faut quand même être complètement fou pour remettre la réforme des retraites sur le tapis, contre le MEDEF
et
les syndicats. Et au moment où on a besoin de recréer de la confiance et que l'épargne des Français soit dépensée, comment peut-on, à ce point, être inconscient au point de casser la confiance en annonçant une nouvelle réforme des retraites ? Il faut être fou.
Ce que dit Jean Castex, c'est qu'avec la crise économique qui menace, on a d'autres choix. C'est déjà ce qu'il a commencé à dire aux syndicats,
aux
partenaires sociaux hier, avant même que d'entamer des relations multilatérales.
Quand Jean Castex nous dit « Oui, il y a 29 milliards de déficits sur les retraites, c'est dramatique et tout », mais il y a 200 milliards en tout. Donc l'enjeu, c'est pas de regarder la conséquence de la panne économique.
Ce
déficit est la conséquence d'une panne. L'enjeu, c'est de tout faire pour relancer l'économie comme le font les Allemands. Notre plan est sous-dimensionné. Notre plan est inefficace. Il faut sauver des centaines de milliers d'emplois et
si
on sauve ces centaines de milliers d'emplois, la question des retraites sera réglée. Mais au moment où il y
a
une épargne colossale qui a été accumulée par les Français, qui sont très inquiets, leur faire encore plus peur avec une réforme des retraites dure est absurde. Même le MEDEF le dit. Alors pour que le MEDEF soit d'accord avec la CFDT, c'est quand même qu
'il
y
a
du bon sens à retrouver. Et là, vous voyez ce qui est inquiétant, et c'est ça qui m'inquiète le plus. C'est qu'Emmanuel Macron a en fait appris Jean Castex parce qu'il va lui obéir, j'allais dire, totalement. Et que c'est une espèce de fuite en avant. Alors au début, ça plaît parce qu'il a l'air sympathique, il a un bon accent.
Il se présente comme un homme de dialogue.
Il a cessé de
marteler ce message.
Excusez-moi, homme de dialogue est commencé par la réforme des retraites dans ce qu'il y
a
de pire. C'est curieux. Bon, on va voir.
Attendons, pour l'instant c'était un tour de chauffe et il n
'a
pas encore prononcé son discours politique
général. Oui, on verra. Enfin,
c'est quand même curieux. Tout ça me paraît très bizarre.
Un mot de politique. On va regarder ce sondage Harris Interactive qui, dans la perspective d'un premier tour où Bruno Rotaillot serait en lice, vous place, en fait, si on pouvait l'avoir ce sondage à l'écran, ça serait pas mal pour le commenter, qui vous place, en fait, regardez, à jeu égal avec Bruno Rotaillot,
c
'est-à-dire à 6%, tandis qu'Emmanuel Macron serait en tête avec 32%, suivi de Marine Le Pen à 27%, Jean-Luc Mélenchon en troisième position, 13%. Yannick Jadot, on notera évidemment la poussée des verts lors des municipales, 8%. Ça va faire de vous un homme courtisé, si on en croit ce sondage, et dans ce cas de figure, évidemment.
On
critique suffisamment les sondages pour quand ils sont déshonorables, pour quand ils commencent à frémir, ne pas en faire simplement l'alpha et
l
'oméga,
et
là, simplement, ce que je veux dire,
c
'est que je vois en ce moment beaucoup de gens adhérer à Debout la France, venant des Républicains. Et
quand
je vois ça dans mon parti, j'ai fait beaucoup de tours, là, après le Covid, pour revoir les militants, etc., et je leur pose la question, pourquoi vous venez ? Et ils me disent tous la même chose. Ils me disent, on n'en peut plus
de
ne pas savoir ce que les Républicains défendent. Un coup, ils soutiennent Macron, un coup, ils ne soutiennent pas, il n
'y a
pas de ligne. Et chez vous, depuis que vous avez quitté les Républicains, parce qu'en fait, c'est mon ancienne famille, j'étais à l'UMP ou RPR,
vous
l'avez quitté sur la souveraineté.
Et
je pense que la crise du Covid a fait prendre conscience aux Français que la souveraineté, ce n'était pas un discours ringard, comme on a voulu me caricaturer, ce n'était pas un discours dépassé, c'était l'avenir. Une souveraineté intelligente, pas une souveraineté extrémiste. Et je vois que beaucoup de Républicains sont en train de venir à Debout la France.
C
'est un début, il ne
faut
que ce n
'est
pas gagné encore, parce qu'ils veulent sortir de
l
'ambiguïté, ils veulent des gens clairs, sincères. Et les Républicains sont trop ambigieux avec Emmanuel Macron, d'ailleurs, ils ont fait plein d'accords municipaux avec eux. Et deuxièmement, sur des questions fondamentales de souveraineté, de frontière, de sécurité, Debout la France, on a eu le mérite depuis des années, même dans le désert, parce qu'au début, ce fut dur. J'ai quitté pour des convictions, on a ramé, mais je vois que ça frémit. Et je suis convaincu
que
le patriotisme humaniste que je propose est l'avenir pour battre Macron. Parce que l'enjeu, c'est de battre Macron.
Oui, mais à partir du moment où sur la ligne de départ, vous avez un candidat à les Républicains, un candidat à la Rassemblement National, un candidat à Debout la France, vous êtes exactement dans le même schéma que la gauche. Vous êtes morcelé et vous n'avez aucune chance. On n
'a
jamais aucune
chance.
Vous savez, en 2016, quand j'ai lancé ma campagne présidentielle, pour 2017, j'étais à 1%. Les Républicains étaient à 20. Et Marine était à 30 à l'époque. Très haut. On a fait nos 5%. Ce
n'est
pas grand-chose, mais c'est toujours ça. Moi, je suis convaincu qu'on ne pourra battre Macron et traiter les problèmes du pays. Parce que c'est ça l'enjeu, ce n
'est
pas de battre Macron. C'est de traiter les problèmes à la racine. Sécurité, économie, indépendance de la France. On ne pourra le faire que si on réconcilie des électorats et qu'on fait l'union allant des Républicains au Front National. J'en suis convaincu. Je l
'ai
toujours plaidé. Et pour ça, il faut être au bon centre de gravité. Moi, je veux le faire. Après, on verra. Mais je suis convaincu qu'on peut le faire. Et je suis convaincu que le duel qu'on nous annonce là, Le Pen-Macron,
les
Français n'en veulent pas.
J
'en suis convaincu. Alors, aujourd'hui, il est très fort, ce duel. Mais si on arrive à exprimer une voix patriotique, sérieuse, crédible, je pense qu'on peut bouleverser les choses comme les écologistes à gauche peuvent bouleverser des
choses.
Les écolos d'un côté, les souverains de l'autre, si je puis dire, les souverainistes ou ceux qui veulent l'indépendance du pays pour résoudre les problèmes. C'est vital. Alors, moi, c'est mon combat, mais depuis tellement longtemps.
Si c'était à refaire, l'alliance avec Marine Le Pen, puisqu'on parle de la perspective présidentielle, vous le referiez
?
Justement,
je
veux... Cette alliance n'a pas abouti à vaincre Macron. Je ne regrette pas de l'avoir soutenue parce que moi, j'ai été clair. C'est pour ça qu'il y a des Républicains qui viennent. Parce que moi, je n
'ai
pas été soutenir Macron. Or, beaucoup de Républicains ont été soutenir Macron. Et les électeurs de droite ne veulent pas d'un soutien à Macron, d'une droite gaulliste, d'une droite souverainiste. Maintenant, si c'est pour faire réélire Macron avec le duel Le Pen-Macron, ça ne sert à rien. Donc, c'est tout l'enjeu des prochains mois, c'est d'offrir un patriotisme qui permet de gagner un jour.
Je
vais vous faire réagir à nouveau sur d'autres sujets d'actualité. J'imagine que vous aurez quelque chose à dire sur celui-ci. Regardez ce sujet. On va parler d'un maire, en l'occurrence, le nouveau maire écologiste de Grenoble, Éric Piolle, qui veut dégenrer la cour de récréation. Fini le terrain de foot qui est occupé le plus souvent, on le sait, par les garçons, ou encore l'espace corde à sauter pour les filles. Regardez ce reportage d'Olivier Madigny sur place.
Débitumisé, dégenré, végalisé et potagisé. C'est avec ces mots que le maire de Grenoble décrit son projet pour révolutionner les cours de récréation.
À
Georges Clemenceau, le concept, a été étudié pendant six mois. Ce sont les élèves qui ont réfléchi à une nouvelle répartition des espaces.
Quelles activités ils avaient dans la cour, qui occupait quel espace de cours, pour quoi faire. Et d'ailleurs, du coup, cette émergence d'un sujet qui est à la fois la question des rapports filles-garçons, mais pas que, notamment les enfants extravertis, les enfants qui ont plutôt des jeux calmes. Donc tout ça a été un travail très intéressant.
Ici, pour la rentrée de septembre, il n
'y
aura plus de bitume, mais des arbres, des plantes, ainsi qu'un potager. Un projet écologique qui permet également de faire baisser la température.
Nous savons maintenant que les enfants peuvent passer pratiquement trois mois d'école avec des températures relativement élevées, mai, juin, et puis septembre. Ça pourra même être encore plus important.
Autour de ce projet, bien plus qu'un exercice, la cour de récréation est aussi un lieu pour apprendre
qu'il
faudra mieux vivre ensemble.
Dégenrer et végétaliser, si j'ose dire, ce sont des mesurettes. On est à côté de la plaque. Qu
'est
-ce que vous en pensez ?
Je vais vous surprendre. Moi, sans le terme qui n'a aucun sens, mais dans ma ville, il y a dix ans, j'ai été maire 22 ans, j'ai fait quasiment ça, c'est-à-dire qu'on a planté beaucoup d'arbres pour que les cours de récréation soient moins inhumaines. Et surtout, je voulais qu'il y ait toujours un espace plus tranquille pour les enfants qui n'ont pas obligatoirement envie de jouer au foot et qui peuvent avoir envie de regarder une bande dessinée. Mais simplement, moi, je
n
'appelais pas ça dégenrer parce que c'était... En
tout cas, ce n'est pas l
'apanage des écologistes.
Voilà ce que je veux dire. Ce qu'il faut comprendre, je crois que vraiment, en tout cas à droite,
il
y
a
eu un vrai lacune. Moi, j'étais un des premiers dans ma ville à faire de l'écologie concrète. Simplement, on n'a jamais su le vendre. Et les Verts, avec leur idéologie derrière, ont kidnappé l'aspiration à l'environnement. Or, je pense qu'on peut faire des cours de récréation beaucoup plus agréables sans pour autant parler de dégenrer. Parce que d'abord, moi, j'ai deux filles qui adorent jouer au foot et puis vous avez des garçons qui peuvent avoir envie de lire une bande dessinée tranquille. Donc, arrêtons un peu toute cette espèce de militantisme politique. En revanche, améliorer la vie des gens dans les cours de récré des enfants, pourquoi pas ?
On
va reparler des ministres sur le terrain mais dans un autre genre cette fois. Roselyne Bachelot est à Strasbourg aujourd'hui. Une nouvelle ministre de la Culture qui est en visite dans cette capitale alsacienne pour promouvoir une opération qui s'appelle la traversée de l'été après une visite de la cathédrale Notre-Dame. Elle doit rencontrer des agents de la direction régionale des affaires culturelles.
Je
vous propose d'écouter ses premiers mots tout à l'heure à
l
'arrivée.
Quand on interroge les Français sur ce que symbolise pour eux la culture, ils commencent par dire le patrimoine. C'est quelque chose qui structure le conscient et l'inconscient de nos concitoyens. Et puis cette visite elle a lieu à un moment très symbolique puisque hier la commission nationale du patrimoine et de
l
'architecture a décidé de restaurer Notre-Dame de Paris à l'identique, enfin a proposé et cet avis le président de la République a dit qu'il la suivrait, qu'il suivrait cet avis et j'en suis évidemment tout à fait partisane.
Alors
on a bien senti Nicolas Dupont-Aignan que vous n'étiez pas convaincu par les choix de Gérald Darmanin ni Éric Dupond-Moretti. Qu'en est-il de Roselyne Bachelot ?
Est
-ce qu'elle fera l'affaire ?
Je pense que c'est la seule bonne nouvelle de ce gouvernement. On a retrouvé un ministre de la Culture.
Qui soit vraiment versé dans ce genre de... Oui
et
puis qui est l'autorité politique je pense pour dire les choses. Moi vous savez
quand
il y a une personnalité qui dit des choses même si elle n
'est
pas de mon bord politique et qu'elle a... Enfin
elle l'a
été. Elle l'a été mais qu'importe qu'elle suit malheureusement un gouvernement qui fait du mal au pays mais si elle elle peut faire un peu de bien dans cet océan de mauvaises décisions ça sera toujours ça de pris.
Ceci dit elle disait il
n'y a
pas si longtemps encore que la politique et elle c'était fini. Nicolas Dupont-Moretti pardon oh là là avec les Dupont
on va
faire beaucoup d'erreurs. Éric Dupont-Moretti disait peu ou prou la même chose et sur la même antenne il me semble. Il
y
a un peu d'hypocrisie quand même.
Ça pose un problème de crédibilité parce qu'on voit sur les réseaux sociaux toutes ces vidéos passées et cela prouve qu'on doit faire attention à ce qu'on dit et ce qu'on fait. Écoutez moi j'ai toujours essayé de mettre en accord mes paroles et mes actes mais je ne
vais
pas critiquer ce qui n'est pas critiquable ce qu'elle a annoncé sur la flèche de Notre-Dame je l'ai défendu depuis le terrible incendie on s'est mobilisé avec des milliers dizaines de milliers de français on était face à un mur et puis tout à coup on voit que quand on insiste ça peut porter ses fruits.
Justement on va en parler de Notre-Dame de Paris cette fois cette image qui a marqué évidemment le monde entier la flèche s'effondrant en direct au moment de ce terrible incendie qui l'a frappé en avril 2019 et bien figurez-vous qu'elle sera reconstruite et à l'identique s'il vous plaît ainsi on a décidé le président de la République il a donné son feu vert alors qu'une restauration plus contemporaine dirons-nous avait été évoquée et bien on va retrouver sur le parvis de la cathédrale Clémentine Perraudot est
-ce
que vous pouvez nous en dire plus sur cette décision qui a motivé le chef de l'Etat pourquoi s'est-il ravisée au point
?
Ah bah finalement ce n'est plus un geste architectural contemporain pour restaurer la flèche Notre-Dame les parisiens sont habitués depuis maintenant près de 15 mois c'est un parvis totalement bloqué qui dresse Notre-Dame de Paris impossible d'accéder à la cathédrale depuis plus de 15 mois regardez on a choisi cet endroit parce que comme vous pouvez le voir au niveau des échafaudages en fait c'était ici que se dressait la fameuse flèche de plus de 93 mètres de haut qui était donc constituée de bois de chêne et de plomb hier une réunion de plus de 4 heures a eu lieu avec Emmanuel Macron le président de la république a enfin tranché sur la question le joyau gothique sera restauré selon les plans originaux de l'architecte Violet Le Duc donc il n'est plus question d'un concours architectural une décision qui semble cependant être plus raisonnable pour respecter les délais d'une reconstruction en 5 ans avec une réouverture en 2024 Merci
beaucoup Clémentine Perraudeau en direct de Notre-Dame Nicolas Dupont-Aignan c'est plutôt une bonne nouvelle C
'est
une
très bonne nouvelle et ouf parce que la mégalomanie et le délire allaient aboutir à quelque chose d'abominable donc moi je suis ravi je me suis battu qu'est-ce qu'on nous a critiqué quand on a commencé à militer pour ça ça prouve que le
bon sens revient c'est
peut
-être
parce que les élections approchent aussi
c
'est au moins le
mérite
On va parler on reste dans la politique mais vous allez voir on va
en
faire un pas de côté c'est une prise de parole assez rare celle de l'épouse du président de la République Brigitte Macron elle s'est confiée chez nos confrères de France Info sur ce qu'était son statut sa vie elle existait son couple également sans embâche d
'abord
je ne me sens pas première dame je suis l'épouse du chef de l'état j'essaie au mieux d'honorer cette fonction qui m'est tombée dessus mais si j'avais voulu continuer mon métier d'enseignante peut-être que j'aurais pu le continuer mais c'est très très compliqué parce que vous êtes sans cesse sous le regard des autres vous avez une sécurité qui vous accompagne partout vous avez une énorme responsabilité tout ce que vous dites peut retomber sur le chef de l'état donc vous faites extrêmement attention
c
'est délicat évidemment de vous demander un commentaire mais enfin néanmoins sur la personne Brigitte Macron vous trouvez que c'est une femme qui est bien dans son rôle ou pas de rôle
qu
'elle n
'est
pas amenée à en jouer un
ce qui est sûr c'est que c'est sans doute une des positions les plus difficiles à occuper sous la 5ème qu'elle occupe sous la 5ème république et toutes les femmes de présidents ont essayé de trouver leur place ce qui n
'est
pas facile voilà moi vous savez ce qui m'importe aujourd'hui
c
'est qu'on rétablisse la sécurité dans le pays qu'on ait un emploi pour les français un peu de pouvoir d'achat suffisant ce qui est très loin du compte et que la France retrouve sa fierté
alors
je sais que les élections approchent malgré tout parce qu'on va rentrer très vite dans la période 2022 et qu'on va essayer de nous distraire on va essayer de nous distraire et je pense que Brigitte Macron est un atout pour le président de la république dans cette campagne et que bien évidemment elle va jouer son rôle d'atout et moi ce qui m'importe c'est qu'on arrive à traiter les problèmes du quotidien de nos concitoyens et on n'y arrivera pas s'il n
'y a
pas un changement radical de politique mais de cap complet là on est en train de partir dans l'iceberg c'est vraiment le Titanic je souhaite qu'on change de cap avant qu
'il
ne soit trop tard et c'est mon seul boulot de leader politique
puisque c'est l'actualité quasi immédiate en tout cas imminente ce discours de politique générale que prononcera Jean Castex le 15 juillet donc si vous deviez attendre de ce discours une ou deux choses une ou deux idées fortes dont j'imagine bien que vous ne nourrissez pas particulièrement d'espoir on
l'a bien compris mais
qu
'est
-ce qui pourrait vous satisfaire de sa part ?
Un plan de relance
à
l'allemande c'est-à-dire cinq fois plus important pour sauver le million d'emplois qui risque de disparaître ça c'est l'urgence absolue parce qu'on a déjà une situation d'insécurité terrible dans le pays qui est cachée
de
délinquance extrême et si on plonge avec un million de chômeurs de plus dans les six mois qui viennent je ne réponds plus de rien sur l'état du pays donc moi je dis au gouvernement et je l'applaudirai si c'était le cas il faut doper le plan de relance
qu
'importe le coût parce que c'est la relance qui financera ce plan en revanche si on rentre dans ce qu'on est en train de voir aujourd'hui
on
le paiera très cher donc j'aimerais ça et puis j'aimerais deuxième point la relocalisation qui est interdite par Bruxelles malheureusement mais le Japon le fait investir pour relocaliser les productions notamment en matière sanitaire parce qu'on n'est pas sorti du Covid et j'ai été voir un professionnel de santé hier
il
ne trouvait ni blouse ni surchaussure impossible à trouver donc on est maintenant au terme on est dans une période calme si je puis dire par rapport
au Covid
tout
relative
tout relative mais ça peut revenir et là aussi j'aimerais pas j'aimerais qu'on profite de l'été pour avoir les équipements nécessaires en cas de deuxième vague qu'on ne se retrouve pas dans l'état d'amateurisme scandaleux qu'on a vu lors de la première vague parce que ça on l'oublie un peu mais il y a des comptes à rendre notamment sur les 30 000 morts qu'il y a eu
un mot quand même puisque vous parlez d'un tout dernier mot du plan de relance à l'allemande quid du Ségur de la santé c'est 180 euros de plus pour les personnels non médicaux c'est pas suffisant il faut que le gouvernement rallonge l'enveloppe
pour le coup si déjà les 7 milliards sont vraiment versés
le
nombre d'annonces qu'on a eu jamais versé si les 7 milliards sont versés ce sera déjà très bien pour les non médicaux
les
syndicats demandent 15 milliards
oui je sais mais moi je vais pas être là je suis pas là pour distribuer ce que j'aimerais c'est qu'on lutte contre les fausses cartes
vitales 15
milliards par an 2 millions de fausses cartes vitales et là si on récupère ces 15 milliards des fausses cartes vitales on peut monter comme le demandent les syndicats à 15 milliards sans oublier les médecins parce que les 100 000 médecins sont oubliés et notamment les médecins hospitaliers les internes qui portent le système hospitalier et qui sont complètement négligés donc moi je suis pas là pour dire il faut de l'argent en plus si on n
'est
pas capable d'aller chercher l'argent on peut aller le chercher sur les fausses cartes vitales et le redistribuer au secteur hospitalier et de la médecine de ville
merci
beaucoup d
'avoir accepté
notre invitation aujourd'hui Nicolas Dupont-Aignan député de l'Essonne président de Debout la France