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Podcast / conversationC à vous (sur YouTube)· 1 novembre 2024 52 minComplaisantMixteEurope & internationalImmigration & asileSécuritéTravail & emploi

Harris/Trump : le suspens jusqu’au bout - C à vous : l’intégral - 01/01/2024

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 20 %Défensif 50 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 93 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 2:00OuverteRéponse directe

    On dit que l'élection américaine de mardi se joue à 50-50. Comme les femmes sont un peu plus nombreuses que les hommes, ça laisse peut-être un peu plus d'espoir à K.Harris.

  • 5:00OuverteRéponse directe

    Cette guerre des sexes n'est pas nouvelle ?

  • 10:00OuverteRéponse directe

    Vraiment, l'argument plus que masculiniste, l'argument phallique, ça fonctionne ?

  • 15:00OuverteRéponse directe

    Si près du scrutin, c'est compliqué.

  • 25:00OuverteRéponse partielle

    La fusillade a été suivie d'une rixe entre bandes rivales. 400 à 600 personnes impliquées ?

  • 30:00OuverteRéponse directe

    Une des solutions, c'est de culpabiliser les consommateurs ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 10:00T.SnégaroffFait
    « Les journalistes disent que ce sera l'élection la plus genrée de l'histoire. »
  • 15:00P.CohenChiffre
    « Les dépenses de K.Harris, ce sont des pubs qui inondent les grands médias et qui coûtent très cher. »
  • 20:00B.RetailleauChiffre
    « Ce sont des blessés graves, même très graves. Ca a commencé par une fusillade sur un restaurant. Ca s'est achevé par une rixe entre bandes rivales qui a engagé plusieurs centaines de personnes. »
  • 25:00D.DelsenyFait
    « Il y a peut-être un problème de zéro. »
  • 30:00B.RetailleauFait
    « Vous qui prenez des rails de coke ou fumez des joints, cela a le goût des larmes et du sang. Derrière, vous avez les narcotrafiquants qui sont souvent des proxénètes, qui utilisent des gamins, des adolescents comme chair à canon. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

... - A.-E.Lemoine: Bonsoir.

Très heureuse de vous retrouver. On est ensemble jusqu'à 21h avec l'équipe. Bonsoir.

Mohamed? - M.Bouhafsi: La BD "Spirou et la Gorgone bleue" fait scandale.

Elle est sortie en 2023. Il y a maintenant une très grande polémique. - A.-E.Lemoine: Patrick? - P.Cohen: On dit que l'élection américaine de mardi se joue à 50-50.

Comme les femmes sont un peu plus nombreuses que les hommes, ça laisse peut-être un peu plus d'espoir à K.Harris. - A.-E.Lemoine: Une élection qui se joue à 50-50, donc on fait appel à un ami.

C'est T.Snégaroff. Vous êtes tous les dimanches soir à 20h sur France 5.

Vous cosignez ce livre. Vous vous interrogez sur ce qu'il reste des fondements de cette grande démocratie américaine. On parle du scrutin de mardi prochain.

Lorrain? - L.Sénéchal: Si vous voulez vous renseigner sur les vaccins et que vous cherchez des livres sur les grands sites de commerce en ligne sur les vaccins, vous risquez de tomber sur un livre antivax. - P.Lescure: 45 ans après leurs débuts, ils séduisent toujours toutes les générations. - A.-E.Lemoine: M.Laurent a choisi L.Bravo, révélé dans "Emily in Paris" pour incarner le braqueur non-violent dans un film disponible sur Prime Video aujourd'hui.

M.Chattam imagine une prise d'otages en direct à la télévision. Et R.Gasquet a décidé de mettre un terme à sa carrière après 36 ans sur les courts.

Il y était depuis l'âge de 3 ans. Il pense qu'il était temps de passer à autre chose. On commence par L'Edito de P.Cohen.

Vous nous parlez du vote des femmes qui pourrait être une des clés du scrutin américain. - P.Cohen: On ne sait pas si ce vote sera décisif, mais ce sera une des fractures entre les 2 Amériques qui vont se mesurer dans les urnes mardi pour aider à la présidence d'une femme ou d'un homme.

C'est la 2e fois seulement que ça se produit dans l'histoire après le duel Clinton-Trump de 2016. Mais cette fois, avec un écart de genre entre les 2 électorats, plus marqué encore que la dernière fois. Il faut rappeler que les hommes, les femmes, les riches, ou les pauvres...

Ils ne pèsent pas de façon homogène dans la désignation du président. Les citoyens votent dans chaque Etat pour un collège électoral qui élira ensuite le président, lequel peut obtenir la majorité du collège électoral sans avoir la majorité du vote populaire. C'est le cas désormais depuis 30 ans pour tous les présidents républicains, à l'exception de Bush pour sa réélection de 2004.

Mais le même G.Bush de 2000 avait 500 000 voix de moins qu'A.Gore.

Idem pour Trump en 2016, qui gagne avec presque 3 millions de voix de moins qu'H.Clinton. La carte électorale est à peu près la même.

Les swing states vont décider de l'élection pour quelques dizaines de milliers de voix. Dans les courses de chevaux, on appelle cela un handicap. K.Harris, comme tout autre candidat démocrate, est lestée de quelques kilos de plus. - A.-E.Lemoine: K.Harris est soutenue par une majorité de femmes. - P.Cohen: Les journalistes disent que ce sera l'élection la plus genrée de l'histoire.

Le fossé n'a jamais été aussi grand. 54 % des femmes votent K.Harris. 42 % pour Trump. 38 points d'écart chez les femmes de moins de 30 ans.

Si les femmes votent Harris, ce n'est pas parce qu'elle est une femme. C'est un argument qu'elle a assez peu mis en avant. Mais c'est parce que Trump est un repoussoir qui ne se lasse jamais de rappeler qu'il est repoussant. ... - P.Cohen: C'était avant-hier.

Ce n'est que le dernier d'une longue série de saillies sexistes et misogynes. Cette chronique ne suffirait pas à en faire la liste ni pour cette campagne ni auparavant. Les femmes savent aussi qu'une nouvelle présidence Trump risquerait encore de faire reculer le droit à l'avortement, notamment l'accès à la pilule abortive.

Le milliardaire s'est montré plus prudent sur ce sujet durant sa campagne, mais là où il n'a jamais molli, et même le contraire, c'est sur les symboles et les images masculinistes. Voici la photo trafiquée à l'IA qu'il a postée il y a quelques jours et qui résume la façon dont il se voit et dont il aimerait qu'on le voit. Il a des muscles et, en bas, des attributs très généreux. - A.-E.Lemoine: Dont il a très souvent parlé. - P.Cohen: C'est une véritable obsession.

Il y a 10 jours, lors d'un meeting en Pennsylvanie, il s'est lancé dans une digression sur la taille du sexe d'un ancien champion de golf. Fox News en était embarrassé. La vantardise a commencé lors d'un débat lors des primaires de 2016. ...

Rires. - P.Cohen: Il répondait à une allusion de M.Rubio, un de ses adversaires de l'époque.

B.Obama s'est moqué de D.Trump en août. ...

Rires. - P.Cohen: Si Trump verse à ce point dans le virilisme, c'est aussi par stratégie électorale, pour ramener à lui, pour susciter l'adhésion d'hommes éloignés de la politique, dont on imagine bien le profil dans l'Amérique profonde. 55 % des hommes ont l'intention de voter Trump.

En face, les femmes donneront-elles la victoire à la première présidente de l'histoire par un surcroît de participation? La participation était déjà très élevée en 2020. Il faudrait que beaucoup de femmes se mobilisent.

Et ce, par un vote de refus qui les motiverait davantage que l'électorat masculin? C'est une des grilles de lecture de ce scrutin. Ce scrutin est crucial et incertain. - A.-E.Lemoine: Vraiment, l'argument plus que masculiniste, l'argument phallique, ça fonctionne? - T.Snégaroff: Il s'est fait connaître par la Trump Tower.

Mais je suis d'accord avec Patrick. La question du genre est centrale, mais la crainte chez Harris et chez les démocrates, c'est qu'elle la porte vers la défaite. Quand on regarde l'électorat féminin...

Elle a entre 10 et 11 points d'avance, mais elle a un retard peut-être encore plus important chez les hommes. A mesure qu'elle tient des propos féministes...

C'est pour ça qu'elle n'en tient pas tant que ça. Les hommes s'éloignent d'elle, et qui sont ces hommes? Les hommes latinos et les hommes noirs, qui sont absolument essentiels pour qu'elle l'emporte.

Elle doit porter cette question du genre. Il y a une forme de consolation à une masculinité menacée et dans l'histoire américaine, c'est un leitmotiv habituel. - A.-E.Lemoine: Cette guerre des sexes n'est pas nouvelle? - T.Snégaroff: L'histoire américaine, c'est une histoire d'hommes, une histoire virile.

Le premier président à jouer à fond la carte de la virilité, c'est T.Roosevelt en 1900. C'est un intellectuel de New York.

Il arrive en se faisant passer pour un tueur de bison qui allait chercher les brigands dans le Dakota...

A ce moment-là, la conquête est terminée. Il n'y a plus ce mythe du pays pionnier. Il y a une interrogation sur ce qu'est être un Américain, et un homme américain.

Il va se présenter aux Américains avec une forme de consolation, de miroir flatteur aux Américains qui s'interrogent sur leur masculinité. Ce n'est pas le seul. On dit toujours que John Kennedy, c'est le glamour.

C'est aussi quelqu'un qui arrive dans les années 50, où les Américains vivent de plus en plus dans les villes. On est moins au grand air. Les femmes travaillent de plus en plus.

Il va offrir aux Américains un corps viril. Il dira: "Avec les Soviétiques, on a un missile gap, mais on a surtout un muscle gap." Ronald Reagan, c'est la même chose.

C'est un moment où les femmes commencent à travailler de plus en plus et ont des postes plus importants. Que devient l'homme américain? Boom, R.Reagan, qui leur vend un acteur, un cow-boy de pacotille...

Trump s'inscrit dans cette longue histoire. - P.Cohen: C'est un symbole de cette faiblesse et de ce retard chez Harris, ce spot très amusant sorti il y a quelques jours...

On voit des hommes ancrés dans la campagne, dans une salle de sport, musculeux, qui disent: "Je n'ai pas peur des femmes et je voterai Harris." - T.Snégaroff: Le mouvement MeToo est récent.

J'ai le sentiment que c'est la première grande élection...

Contrairement à 2020...

On a un mouvement MeToo très fort avec un homme qui est accusé de harcèlement sexuel...

Il a dit qu'il prenait les femmes...

Qu'il les embrassait de force...

Et en face, une procureure qui a poursuivi des prédateurs sexuels. Elle a été active dans ce travail. On a quasiment de manière chimiquement pure ce moment-là.

Les hommes et les femmes ne se déterminent pas uniquement autour de ça, mais largement. - A.-E.Lemoine: Sans surprise, au soutien de K.Harris, on retrouve des femmes célèbres américaines puissantes, comme Beyoncé ou J.Lopez. ... - A.-E.Lemoine: M.Obama a bien senti elle aussi qu'il fallait en appeler aux hommes et ne pas prendre le risque de les éloigner du camp démocrate. ...

Applaudissements. - A.-E.Lemoine: Elle appelle les hommes à prendre conscience de ça. - T.Snégaroff: Les discours qu'on retient le plus sont des discours que ne prononce pas K.Harris, mais des femmes fortes autour d'elle.

Ca dit aussi la faiblesse de sa campagne et de sa difficulté à imprimer. Trump, c'est matin, midi et soir. C'est une campagne qui coûte 2,6 milliards.

Vous vous rendez compte? E.Macron en 2022, c'est 16 ou 17 millions.

Il y a un plafond...

Mais c'est énorme. Sauf que D.Trump dépense beaucoup moins parce qu'il n'a pas besoin de dépenser beaucoup plus.

C'est de la publicité gratuite permanente. On parle toujours de lui. - P.Cohen: Les dépenses de K.Harris, ce sont des pubs qui inondent les grands médias et qui coûtent très cher. - A.-E.Lemoine: D.Trump met lui aussi en avant les femmes.

Hier, en Arizona, une ancienne démocrate devenue républicaine a répondu à la polémique du moment, quand J.Biden a qualifié les partisans de Trump d'ordures. ...

Acclamations. - A.-E.Lemoine: J.Biden aurait mieux fait de se taire? - T.Snégaroff: H.Clinton avait qualifié en 2016 les électeurs de Trump de "déplorables".

Ca avait été une catastrophe. La défaite s'explique peut-être par ces mots. "Ordures", c'est "poubelle".

Il a dit ça parce qu'au Madison Square Garden, un humoriste a dit que Porto Rico, c'était des ordures. J.Biden aurait mieux fait de se taire.

D.Trump a mis un gilet jaune pour être en tenue d'éboueur...

Il joue à fond la carte de "je suis celui qui défend votre honneur". C'est une idée importante chez lui. "Vous êtes méprisés par l'élite et je suis votre défenseur." C'est catastrophique et rigolo.

Lui-même est l'élite. Mais peu importe. Les mots de J.Biden, c'est une faute.

Ca va nourrir la rhétorique et le discours politique de D.Trump. - A.-E.Lemoine: Si près du scrutin, c'est compliqué. - P.Cohen: Le fond de la campagne de Trump reste l'immigration.

C'était encore le cas hier soir en Arizona. On va voir un extrait de ce discours et la réplique de K.Harris. ... - P.Cohen: Le discours de Trump, il a déjà été connu, imprimé dans l'histoire américaine.

Vous le rappelez dans votre livre. - T.Snégaroff: C'est ça qui est important quand on lit le livre et qu'on pense à Trump.

On l'inscrit dans un temps long d'une vision de la démocratie. Chacun des 2 dit: "Si je suis élu, la démocratie américaine sera sauvée. Si l'autre est élu, elle sera détruite." Tous les 2, et ça dit à quel point cette campagne est violente...

Quand on dit "moi ou le chaos", personne n'a envie du chaos. C'est 2 conceptions de la démocratie. K.Harris, c'est une conception inclusive, avec une démocratie qui s'est nourrie de vagues migratoires.

La démocratie de Trump est davantage excluante. Elle est resserrée autour d'une identité blanche. C'est un courant nativiste.

Il a aussi des origines très anciennes. Je parlais de T.Roosevelt.

C'est aussi un président qui tient des propos atroces sur les migrants européens, mais méditerranéens. Il dit que ce sont des sous-races. Il y a une histoire.

Quand Trump raconte ça...

Ce n'est pas un ovni. Il faut le rappeler. Il s'inscrit dans une histoire.

On va peut-être parler aussi de toute la querelle autour du terme "fascisme", dont il est l'un des héritiers. - M.Bouhafsi: 65 millions d'Américains ont déjà voté par correspondance ou de manière anticipée.

On évoquait des publicités. Il faut convaincre ces autres Américains. Les candidats dépensent des milliards en publicités politiques. ... ... ... - M.Bouhafsi: 7 milliards de dépenses de publicité à la télévision.

A part faire la fortune des patrons de chaînes, ça sert encore à quelque chose? Ca peut faire basculer pour l'un ou pour l'autre? - T.Snégaroff: Dans la mesure où chacun est dans sa bulle cognitive, les pubs à la télé n'ont que peu d'intérêt.

En revanche, là, c'est YouTube. Là, c'est intéressant. Avec les algorithmes, ça peut toucher les gens qu'on veut toucher.

Ca peut jouer. A la marge, mais dans une élection où tout se joue à la marge...

Tout va compter. Ce sont des sommes délirantes avec des discours souvent simplistes. Mais c'est très important pour K.Harris...

C'est la présidente qui a eu la campagne la plus courte de l'histoire américaine. Fin juillet, J.Biden dit qu'il n'ira pas.

Vous avez encore entre 20 et 25 % des Américains qui disent qu'ils ne la connaissent pas assez pour voter pour elle. Toutes les pubs pour Harris ne sont pas des pubs. Ce sont des pubs pour se faire connaître.

Trump, tout le monde le connaît. Il peut être plus sur le message et le discours viriliste. Un mot sur l'immigration.

Il y a un vrai sujet immigration aux Etats-Unis. Il ne faut pas imaginer que c'est juste un délire raciste de D.Trump.

Les Américains sont concernés par la question de l'immigration. 2 millions d'immigrants sont rentrés sur le sol américain. On n'avait jamais vu ça en un an dans toute époque contemporaine.

Je peux parler avec des démocrates...

Ils sont inquiets par la question. C'est coup double pour lui. Taper sur l'immigration, c'est taper sur K.Harris parce que c'était son sujet.

A la Maison-Blanche, elle n'avait pas 50 000 dossiers. Elle en avait 1: l'immigration. - A.-E.Lemoine: Il considère que c'est un échec de sa part s'il y a eu une recrudescence de l'immigration... - T.Snégaroff: Après, il va trop loin quand il dit que les migrants sont tous des criminels, mais il y a un sujet migratoire dans le pays. - A.-E.Lemoine: "Etats-Unis, anatomie d'une démocratie".

C'est pour comprendre les enjeux démocratiques de ce scrutin qui va se jouer à la marge. Personne ne se risque à un pronostic. Vous restez avec nous jusqu'à 19h50.

La Story de M.Bouhafsi. - Je tiens entre mes mains une des BD les plus racistes de 2024.

Ce sont des personnes blanches. Ce sont des humains. Attention, ça va de pire en pire. - Personne ne se dit que c'est un peu raciste... - A quel moment, en 2023 ou 2024, on se dit que ça, c'est bien? - Le dessinateur n'a pas été foutu de dessiner un homme noir correctement.

Mais il n'a pas oublié de faire un gros décolleté à la dame! - M.Bouhafsi: C'est une bande dessinée sortie en 2023 mais qui ne fait scandale que depuis quelques jours.

Les éditions Dupuis ont décidé de retirer de la vente cette BD, "Spirou et la Gorgone bleue". La maison d'édition a fait face à un torrent de critiques sur les réseaux. La représentation des personnes noires et des femmes choque.

Pour cette personne, le scénario pose problème aussi. - Au-delà du choc des images que j'ai découvertes au début, il y a vraiment le scénario qui vient appuyer encore plus le message négrophobe. Une blague vraiment choquante de la commandante de l'USS Obama, qui dit que le porte-avions est entièrement furtif parce qu'il est tout recouvert de noir et que l'équipage est aussi furtif parce que l'équipage est noir...

On est vraiment sur une blague raciste premier degré. Le seul ressort humoristique, c'est le fait que les personnages sont noirs. On se moque de leur couleur de peau.

C'est un problème. - M.Bouhafsi: C'est le dessinateur belge Dany qui a fait les dessins.

Il a 81 ans. Il est connu depuis la fin des années 60. Il est spécialiste de l'humour érotique.

Il ne s'est jamais caché d'être un des héritiers d'Hergé, lui aussi si souvent décrié. Cet historien n'est pas surpris de cet héritage. - Depuis toujours, la BD cultive les stéréotypes.

Ca fait partie de l'univers visuel de la BD et du dessin animé. Reconnaître l'autre, c'est le stéréotyper. Ca a été dans la culture de l'univers de la BD d'avoir cette pratique.

Si vous regardez les BD produites dans les années 30 ou 40, il y a beaucoup de stéréotypes. Ca faisait partie de l'univers de l'époque et donc des BD. On aurait beaucoup de mal aujourd'hui à pouvoir les regarder sans avoir une lecture critique.

Ca ne vaut pas que pour la BD. Le cinéma fait quelque part aussi débat par rapport à certaines représentations. - M.Bouhafsi: A plusieurs reprises dans cette BD, on voit les visages des personnes racisées grimées en singes. - Quand on regarde un peu son travail, on se rend compte qu'il est très influencé justement par la BD franco-belge et par tout l'imaginaire colonial lié à cette BD.

Ce qu'ils ont fait dans ce livre, c'était vraiment assumer cette histoire, cet héritage et dire: "On le fait encore aujourd'hui." C'est comme une provocation, pour moi. C'est important et salutaire que les gens réagissent sur les réseaux sociaux.

Peu importe notre couleur de peau, on ne peut plus accepter cela. - M.Bouhafsi: Des planches de la BD ont été présentées dans une librairie. - On dirait des singes, quasiment. - C'est peut-être un peu choquant. - C'est d'un autre temps. - C'est considéré comme de la caricature mais c'est basé sur des clichés racistes. - C'est mieux que ce soit retiré. - Ca n'aurait pas dû être publié. - Interdire n'est pas forcément la bonne solution.

Il faut remettre ça dans une époque différente. Quand j'étais petite, j'ai lu "Tintin au Congo" et je n'ai pas pensé à tout ça. - M.Bouhafsi: En 2023, Dany avait indiqué avoir montré ses planches à son éditeur qui les avait validées.

Il a dit ceci. ...

Le dessinateur s'est expliqué du côté de nos confrères belges. Il s'est dit désolé, tout en revendiquant une simple caricature, que défendent d'autres dessinateurs de presse. - La caricature, c'est grossir le trait.

Les Chinois, on les peint en jaune, entre guillemets, alors qu'ils ne le sont pas plus que nous. On essaie de prendre certaines des caractéristiques les plus flagrantes et de les mettre en avant pour que ce soit immédiatement reconnaissable. - M.Bouhafsi: Tout comme le dessinateur, les éditions Dupuis ont présenté leurs excuses, précisant que cet album s'inscrit dans un style de représentation caricaturale héritée d'une autre époque. - A.-E.Lemoine: Votre sentiment? - T.Snégaroff: J'entends ce que dit le dessinateur à la fin, mais pourquoi on ne caricature jamais les Blancs? - A.-E.Lemoine: Oui... - T.Snégaroff: Il dit qu'on caricature les Asiatiques très jaunes, les Noirs très noirs comme les singes...

Si on ne caricature pas tout le monde, ce n'est pas que de la caricature. C'est un regard biaisé qui raconte une histoire...

C'est un vieux monsieur, Dany. - M.Bouhafsi: Les femmes sont aussi très caricaturées. - A.-E.Lemoine: Elles ont des grosses poitrines... - T.Snégaroff: Elles sont très sexualisées.

Je ne suis pas un censeur par nature, mais comment ça a pu arriver jusqu'aux librairies? Il y a une question qui se pose, mais lui-même se défend en disant qu'il a fait valider...

C'est la question de l'édition qui pose un sujet ici. - P.Lescure: On repart aux Etats-Unis.

Depuis 7 semaines, un des symboles de l'industrie américaine, Boeing, est en grève. Mais avec le compte à rebours électoral, on en parle à peine. Les salariés demandent de substantielles hausses de salaires. ... - P.Lescure: Boeing vient de proposer l'augmentation de 38 % aux salariés qui produisent son avion vedette, le 737, mais aussi le 777 et le 767.

Les grévistes votent lundi sur la proposition. Ce choc de Boeing qui va de crise en crise depuis que certains de ces appareils ont été remis en doute...

Trump a joué aussi. - T.Snégaroff: Boeing est le symbole américain.

C'est le symbole de l'industrie américaine. L'entreprise date de 1916 et a explosé avec les commandes de la Première Guerre mondiale et est passée dans une autre dimension avec la Seconde Guerre mondiale. C'est une entreprise liée à l'Etat et à la puissance de l'Etat.

Forcément, les difficultés de Boeing sont celles de l'Amérique et, nécessairement, l'adversaire du pouvoir en place s'en nourrit. On a aujourd'hui des mauvais chiffres de l'économie américaine qui s'expliquent en partie par le blocage de Boeing. Boeing, c'est Boeing plus des millions de salariés qui travaillent pour les sous-traitants.

Quand Boeing s'arrête, c'est une grande partie de l'Amérique qui est à l'arrêt. A quelques jours de la présidentielle, aussi serrée que nous l'avons dit, tout peut jouer un rôle. C'est un symbole très puissant. - A.-E.Lemoine: C'est dans un quartier de Poitiers connu pour trafic de stupéfiants qu'a éclaté hier une fusillade aux abords d'un restaurant.

Des coups de feu, 5 blessés, dont un adolescent de 15 ans touché à la tête, entre la vie et la mort. - Un jeune est venu nous voir. J'étais avec mes amis.

Il nous a dit qu'ils s'étaient fait tirer dessus. J'arrive le 1er sur les lieux. Je fais les gestes de 1ers secours sur la victime qui s'est pris une balle dans la tête.

Il était là pour manger. C'est à ce moment-là que l'individu est arrivé avec son arme et qu'il a tiré à plusieurs reprises. Les jeunes couraient et il continuait à tirer.

Ils ont couru jusqu'à l'autre bout du centre commercial. Ils auraient pu s'arrêter là. Quand ils couraient, l'individu continuait à tirer.

Il voulait vraiment tuer ou je ne sais pas...

Il y avait de la détermination. - A.-E.Lemoine: La fusillade a été suivie d'une rixe entre bandes rivales qui aurait impliqué entre 400 et 600 personnes, selon le ministre de l'Intérieur. - B.Retailleau: Ce sont des blessés graves, même très graves.

Ca a commencé par une fusillade sur un restaurant. Ca s'est achevé par une rixe entre bandes rivales qui a engagé plusieurs centaines de personnes. Le préfet a fait un compte rendu et c'est situé entre 400 et 600 personnes. -4 à 600 impliqués dans une rixe? - B.Retailleau: Oui. - A.-E.Lemoine: Bonsoir, D.Delseny.

Merci de votre présence. Selon toute vraisemblance, après avoir consulté le rapport de police, il y a un petit problème de zéro dans le constat du ministre de l'Intérieur? - D.Delseny: Il y a surtout une confusion.

Les événements se sont passés en plusieurs fois. Il y a d'abord la fusillade. Ensuite, il y a eu un attroupement parce que tout le monde se regroupe.

C'est un quartier où tout le monde se regroupe. Quand les 1res forces de l'ordre interviennent, il y a une bagarre qui oppose 2 groupes un peu périphériques à ce qui se passe. Il y a une 3e série d'affrontements qui ont lieu un peu plus tard car il y a eu un enlèvement après, qui était une forme de représailles à la soirée. 500 ou 600, ça paraît beaucoup en une seule fois.

Ce n'était pas une foule spécifiquement hostile aux forces de l'ordre. - A.-E.Lemoine: Il y a peut-être eu une quarantaine ou une cinquantaine de personnes. - D.Delseny: C'était plutôt une rixe pour des motifs qu'on ne maîtrise pas.

Il y a sans doute une petite exagération sur les chiffres. - A.-E.Lemoine: Volontaire ou une erreur? - D.Delseny: Il y a peut-être un problème de zéro. - A.-E.Lemoine: Il a fallu une présence policière importante, des renforts sur place toute la nuit pour éviter des expéditions punitives.

Certains voulaient se faire justice eux-mêmes dans la foulée de cette fusillade? - D.Delseny: Dans ces quartiers, il y a toujours une force de la rumeur.

C'est ce qui s'est passé hier soir. Une personne a été interceptée, en quelque sorte séquestrée et enlevée. Les policiers ont réussi à la récupérer après.

C'est un peu les secousses qui suivent ce genre de règlement de compte. - A.-E.Lemoine: Ce soir et demain, l'unité de CRS spécialisée dans les violences urbaines et de lutte contre le trafic de stupéfiants sera à Poitiers.

Il s'agit d'un règlement de compte entre trafiquants de drogue. La drogue est partout, y compris dans des villes moyennes comme Poitiers. - D.Delseny: C'est la tendance la plus lourde de ces derniers mois et la plus inquiétante aussi.

On a connu une période où ce type de règlement de compte était réservé à Marseille, Lyon ou à la banlieue parisienne. Depuis plusieurs mois, on voit Besançon, Poitiers, Clermont-Ferrand, Saint-Etienne, Grenoble, toutes les villes françaises de petite ou de moyenne taille être frappées par des règlements de compte. On pourrait presque parler de gangsterisation par le bas.

Les gens sont plus jeunes, complètement désinhibés par rapport à l'utilisation de la violence, l'utilisation des armes présentes dans chaque règlement de compte. Maintenant, géographiquement, c'est étalé sur tout le pays, et les groupes sont de plus en plus jeunes. A Poitiers, ils étaient dans une voiture et ils rafalaient au hasard.

Le but, c'est de terroriser le quartier adverse ou le trafiquant adverse. On sait à peu près où ils se regroupent, on tire à vue. Il n'y a pas de ciblage particulier. - A.-E.Lemoine: Un enfant de 15 ans a été blessé à la tête.

Il est entre la vie et la mort à Rennes. - B.Retailleau: Je veux m'adresser aux consommateurs.

Vous qui prenez des rails de coke ou fumez des joints, cela a le goût des larmes et du sang. Derrière, vous avez les narcotrafiquants qui sont souvent des proxénètes, qui utilisent des gamins, des adolescents comme chair à canon. A Marseille, il y a quelques semaines, un gamin de 14 ans ou 15 ans, 50 coups de couteau.

Ils l'ont brûlé vif. Quand on consomme de la drogue, on se rend complice de ça. - A.-E.Lemoine: Une des solutions, c'est de culpabiliser les consommateurs? - D.Delseny: Les solutions, on ne les a pas du tout.

La solution qui serait de dire qu'on ne s'attaque au réseau mais au trafiquant...

La guerre est perdue. Aucun homme politique ne le dira. Tous les policiers vous disent qu'ils sont dépassés.

Le volume est trop important. Après, qu'est-ce qu'on fait? Tant qu'il y aura de la demande, il y aura de l'offre.

En France, on consomme beaucoup de résine de cannabis. On est un des plus gros consommateurs en Europe. - A.-E.Lemoine: C'est assez ubérisé.

C'est très facile. - D.Delseny: Ces réseaux sont très forts.

Ils savent s'adapter à l'économie. Depuis le covid, on est livrés à domicile. On n'a plus besoin de se déplacer.

Tout ça est très organisé. Ce qu'il a dit, E.Dupond-Moretti l'avait dit il y a quelques mois en tant que garde des Sceaux.

Cette fameuse drogue douce qu'on nous vend depuis des années, le cannabis qui aurait plutôt un effet de drogue récréative...

C'est peut-être récréatif, mais en bout de chaîne, il y a du trafic, des morts et des millions d'euros. - A.-E.Lemoine: Une des solutions, c'est de relancer le débat sur la légalisation du cannabis. - D.Delseny: A l'heure actuelle, tous les débats doivent être ouverts à partir du moment où on constate que ce qu'on fait depuis des années ne marche pas.

Le trafic s'est étendu. Il est de plus en plus violent. On n'arrive pas à faire baisser la consommation.

On arrête un des réseaux mais le lendemain matin, un autre réseau se met en place. On voit des gens piloter des réseaux depuis leur cellule de prison. Dans ce cadre, on ne peut pas faire l'économie d'un débat...

Cette guerre est perdue. Ce n'est pas moi qui le pense. Je m'attache à ce que disent les policiers de terrain et moins à ce que peuvent dire des ministres qui ne sont pas franchement là pour ça.

Les policiers vous disent qu'ils sont en espadrilles seuls contre des types armés par centaines. Ils disent ne pas avoir les moyens ni la force pour lutter contre eux. - A.-E.Lemoine: Ca casserait le business.

Il y a aussi une question sociale, de santé publique, avec la consommation de drogue aujourd'hui en France. - D.Delseny: On est un pays qui lutte beaucoup contre la consommation de tabac et d'alcool, un peu moins contre la résine de cannabis, qui sera un problème de santé publique dans quelques années.

Cette génération fume jusqu'à 20 joints par jour. Elle aura des problèmes de santé dans les années à venir. On ne peut pas faire sans les 2 jambes.

Il faut taper sur les vendeurs, sur les réseaux, les trafiquants, mais il faut agir sur la consommation aussi. - M.Bouhafsi: Un général a été nommé à la tête de la gendarmerie nationale.

C'était sur proposition de B.Retailleau. E.Macron a validé les 2 propositions du ministre de l'Intérieur qui revendique en privé une grande victoire stratégique.

Que faut-il penser du choix de Louis Laugier à la tête de la gendarmerie? - D.Delseny: Ce n'est pas à moi d'en penser quoi que ce soit.

Ces personnels sont jugés sur les faits et sur ce qu'ils font ensuite. Je n'ai pas d'a priori sur la nomination de ces 2 personnes. C'est une forme de logique.

Ils remplacent 2 personnes parties à la retraite. Le trafic de drogue a l'air d'être une priorité absolue de B.Retailleau.

C'est un enjeu. Se dire qu'on va gagner la guerre contre le trafic de drogue aujourd'hui en France, c'est quand même un défi important à relever. Pour ces nouveaux chefs aussi. - T.Snégaroff: Je suis toujours étonné que dans ces débats, il n'y ait que le ministre de l'Intérieur et de la Justice qui soient cités.

On parle de gamins qui sont des collégiens ou de jeunes lycéens qui sont dans une forme de déréalisation totale. Quels sont les modèles? Où a-t-on merdé?

Je me mets dedans, en tant que prof. On n'a pas su offrir un autre horizon culturel, social, politique à cette jeunesse. Justice, bien sûr.

Intérieur, bien sûr. Mais n'oublions pas la Santé et l'Ecole. - P.Cohen: Sur la santé, la question a été posée ce matin à B.Retailleau.

On lui a demandé pourquoi on faisait des campagnes contre le tabac et l'alcool...

Il a répondu que c'était interdit, le cannabis et le truc... - A.-E.Lemoine: Des campagnes de prévention contre un produit illégal... - D.Delseny: C'est presque dépénalisé, de fait. - P.Cohen: D'où la question de la dépénalisation qui peut revenir dans le débat public. - T.Snégaroff: J'ajoute un 3e ministère, celui du Travail.

La cocaïne se développe dans plein de milieux: les chauffeurs routiers, les chalutiers, les gens qui travaillent de nuit, pour tenir. Ce n'est pas que dans le showbiz, c'est partout. - A.-E.Lemoine: Je n'en ai jamais vu.

Des gens qui ont des métiers très pénibles. - T.Snégaroff: Il ne s'agit pas de les déresponsabiliser, mais de mettre autour de la table d'autres ministères. - A.-E.Lemoine: Merci, messieurs.

On continue avec L.Sénéchal. En Espagne, c'est toujours le chaos dans la région de Valence après les inondations meurtrières. - L.Sénéchal: Ils manquent de tout.

Ici, des sinistrés ont trouvé un robinet qui fonctionne encore. - C'est de l'eau potable? - Oui. - On a pris toutes les bouteilles qu'on a trouvées.

On veut juste se laver un peu, manger et utiliser nos toilettes, le minimum. - L.Sénéchal: 3 jours après, les images du drame sont toujours aussi saisissantes.

Paiporta a été inondée en quelques minutes. C'est impressionnant, la rapidité avec laquelle l'eau arrive dans cette rue. On comprend mieux comment les victimes ont pu être surprises dans leur voiture en pleine heure de pointe, en seulement 10 ou 20 minutes.

Tout est inondé et les voitures sont emportées. ... - L.Sénéchal: Aujourd'hui, 3 jours après, regardez à quoi ressemblent les rues.

Ce sont des images de France 2 de ce matin. De nombreux habitants de la région de Valence sont toujours coincés chez eux. Ces personnes sont sans eau courante. - Là, avec la voiture contre la porte, on ne peut pas sortir. - Ce sont des personnes âgées.

Elles ne peuvent pas sortir tant que tout cela n'a pas été enlevé. Ils ont besoin d'aide. Ils ne peuvent pas descendre. - Pour l'eau et pour manger, on a de tout, beaucoup de gens et des volontaires nous en ont apporté. - L.Sénéchal: La région entière autour de Valence est dévastée.

La boue a remplacé les rues. Les axes qui conduisent à Valence sont coupés, détruits. Les rails sont jonchés de voitures.

La ligne qui mène à la capitale va mettre plusieurs semaines à rouvrir. Des autoroutes et des ponts sont en lambeaux. Des milliers de personnes se retrouvent à marcher.

Véritable transhumance à travers la région de Valence pour se mettre à l'abri, pour trouver des vivres ou parfois chercher des proches dans des décombres. Il reste encore des dizaines de personnes disparues, sans doute prises au piège. 205 morts selon le dernier bilan, toujours provisoire.

On voit ici la Cité de la justice de Valence qui s'est transformée en morgue. Les voitures transportent des corps à l'intérieur. 1700 soldats sont déployés.

Des dons par milliers attendent d'être distribués. Des cyclistes espagnols se sont portés volontaires pour apporter des vivres aux sinistrés. - A.-E.Lemoine: A Taïwan, une course contre la montre pour éviter un désastre écologique. - L.Sénéchal: Des images encore impressionnantes.

Les intempéries ont fait couler un cargo chinois. 300 t de carburant à bord qu'il faut siphonner avant que tout ne s'écoule dans la mer. Il faut aussi aller chercher l'équipage.

C'est très compliqué. C'est un des plus gros typhons à avoir touché Taïwan ces 2 dernières décennies. Il a arraché des arbres...

Aéroport fermé, près de 200 vols annulés. Un autre avion n'a pas pu atterrir parce que c'était trop dangereux. - A.-E.Lemoine: Les géants du commerce en ligne sont accusés de favoriser les ouvrages complotistes. - L.Sénéchal: Ces livres complotistes seraient bousculés par les algorithmes des géants du e-commerce.

Chez le géant français qui commence par F, 2 ouvrages complotistes. Les géants du Web portent une lourde responsabilité. - Un vendeur, son objectif, c'est de vendre.

On peut imaginer que les algorithmes sont optimisés pour obtenir le plus de ventes possibles. Les conséquences de ce genre de recommandations...

Je vais sur Amazon pour me renseigner sur les vaccins. 100 % des contenus que l'on me propose sont antivaccins, je vais finir par en acheter. Ca finit par une appréciation biaisée. - L.Sénéchal: Un des moyens de garder le contrôle, c'est de se rendre en boutique ou en librairie. - Un certain nombre d'éditeurs sont assez complaisants avec le complotisme.

C'est là que le rôle du libraire est plus important que celui d'Amazon. Des algorithmes mettent en avant des livres pour faire des ventes, donc qui sont bêtes et méchants, qui n'ont pas de discernement. - L.Sénéchal: Je crois que c'est arrivé dans votre entourage, Patrick. - P.Cohen: Ma fille cherchait un bouquin sur la terreur stalinienne des années 30.

Elle a fait une recherche simple à la Fnac. On parle des vendeurs en ligne, mais à la Fnac, parfois...

En physique...

Il y a des recommandations qui peuvent être douteuses. Elle m'a proposé un ouvrage américain d'un auteur complotiste un peu connu qui disait que Staline avait raison et qu'il n'y avait jamais eu de terreur. - L.Sénéchal: Comment faire face à ça, T.Snégaroff, vous qui êtes historien? - T.Snégaroff: Pourquoi ils sont mis en avant dans les Fnac?

Parce que ce sont les livres les plus vendus, car ce sont les plus clivants. La réponse se trouve dans vos 2 premiers sujets. C'est l'incertitude de demain qui fait que les gens vont se rassurer autour de gens qui ont des explications simples à des problèmes compliqués.

Un des slogans de Trump, c'est "on va réparer ça", tous les problèmes! La paix, l'immigration...

Dans un monde incertain, dans lequel on entre tous en klaxonnant, ceux qui vont en tirer profit, ce sont ceux qui offrent des réponses simples à des problèmes compliqués. - L.Sénéchal: C'est ce qu'on appelle la niche des partis d'opposition, qui ont la main sur le programme dans l'Hémicycle et qui poussent leurs propres textes.

Cette niche parlementaire du RN a fait exploser la stratégie qu'avait réussie l'extrême droite, la stratégie de la cravate. - Désolée...

S'il vous plaît! C'est vraiment pénible. - Ce sont des méthodes de voyous, des méthodes totalitaires, des méthodes dictatoriales. - C'est une piètre image qui est donnée de l'Assemblée nationale. - En permanence, vous êtes dans le "ouin-ouin". - Le RN organise la bordélisation des débats. - C'est une forme de bordélisation des débats. - L.Sénéchal: Les rappels à l'ordre contre le RN se sont multipliés toute la soirée.

L'insoumise S.Chikirou accuse le RN de bordéliser. - On assiste à une véritable bordélisation de sa propre niche parlementaire.

On ne comprend pas cette hilarité et ce comportement totalement immature. C'est un sujet qui mérite un peu de sérieux. C'est votre propre texte.

Essayez au moins de ne pas être aussi guignolesque que votre rapporteur. - L.Sénéchal: Il y a eu aussi des dérapages côté LFI.

Le député T.Portes profère des insultes et des menaces à l'encontre de L.Jacobelli du RN. - Ce qui se passe au Proche-Orient, c'est la colonisation, un génocide et la généralisation du conflit au Liban. - L.Sénéchal: Ca, c'était aux questions d'actualité, avant la niche parlementaire.

Le RN n'est pas parvenu à rallier la gauche à lui sur l'abrogation de la réforme des retraites, notamment, même si le texte avait été vidé de sa substance en commission. Ca oblige le RN à soutenir le texte insoumis. - M.Le Pen: Nous savions qu'ils étaient extrêmement sectaires.

Ils sont prêts à trahir leurs électeurs pour ne surtout pas voter autre chose que le texte qu'ils ont eux-mêmes déposé. On n'est pas comme ça. Nous, on pense aux Français.

Par conséquent, l'abrogation de la loi d'E.Macron sur les retraites, nous la voterons. - L.Sénéchal: Ca devrait passer le 28 novembre prochain en 1re lecture à l'Assemblée. - A.-E.Lemoine: L.Marchand continue, après avoir survolé les JO. - L.Sénéchal: Il y a, en ce moment, les championnats du monde petit bassin.

L.Marchand a pulvérisé le record du monde du 200 m 4 nages. - Voilà le premier record du monde de L.Marchand!

Record du monde pulvérisé. Il a pris son chrono, l'a jeté contre le mur... - L.Sénéchal: Il est décidément le roi de la natation.

Ca mérite bien une couronne de lauriers. Il a aussi battu hier le record du monde dans le 100 m 4 nages. - Peut-être le record de France, le record d'Europe, peut-être les 50 secondes...

Le 2e homme sous les 50 secondes! Record de France! Record de la Coupe du monde. - L.Sénéchal: A.Boyon, regardez ce que ça donne quand on est son collègue au bureau.

Petit clin d'oeil de C.Grès. - Peut-être le record de France, peut-être les 50 secondes...

Oui, le 2e homme sous les 50 secondes! Record de France! - A.-E.Lemoine: Il n'est pas à Singapour. - L.Sénéchal: Il est à Paris. - T.Snégaroff: Ca fait du bien, ce petit shoot de JO. - A.-E.Lemoine: Halloween, c'est fini.

Maintenant, c'est Noël. - L.Sénéchal: Au Mexique, il y avait des présentoirs pour les enfants avec des bonbons.

Un ours est venu grignoter. Il est venu se servir tranquillement. Heureusement, le sucre ne lui a pas donné de mauvaises idées.

Halloween, c'est terminé. Maintenant, c'est Noël. ... - It's time! ... - P.Cohen: On n'est pas obligé... - A.-E.Lemoine: C'est parti pour un mois et demi. - L.Sénéchal: M.Carey l'a dit! - A.-E.Lemoine: On célèbre les fêtes de fin d'année, quand même!

Tous les jours, torture...

Merci beaucoup, T.Snégaroff. Je rappelle: "Etats-Unis, anatomie d'une démocratie".

Merci, D.Delseny, de toujours venir partager votre expertise