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interviewEurope 1· 13 février 2026 4 min

Bruno Retailleau joue la carte du "Président sérieux" (Vincent Trémolet de Villers)

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

L'hésit politique sur europe 1 avec le Figaro. Bonjour Vincent Trémolet de Viller. Bonjour Dimitri.

Bonjour Anissa. Bonjour à tous. Vent.

Bonjour. Alors Bruno Rota a déclarer officiellement hier qu'il était candidat à l'élection présidentielle et il dévoile d'ailleurs les grandes lignes de son programme cette semaine dans le Figaro magazine. C'était le bon moment vous pensez Vincent ?

Alors, vous savez Dimitri, en politique comme en amour, il n'y a pas de bon moment pour se déclarer. On trouvera toujours des commentateurs pour dire "El est dans les chou, la présidentielle n'est pas encore dans les esprits, il ne fallait pas faire comme ça et pas maintenant." "La en conseiller foisonne", dit le poète. "A-il besoin d'exécuter ?

On ne rencontre plus personne." Bruno Rostaillot a décidé d'y aller. Il l'a fait avant tous ses concurrents.

Au lendemain du procès Le Pen qui plonge le RN dans de long moins d'incertitude, ce qui n'est pas maladroit. Et dans la forme, ce mélange de réseaux sociaux et de méd et de médias traditionnels, et ben l'exercice est réussi. Mais vous savez Dimitri, l'élection présidentielle avant d'être la rencontre entre un homme et un peuple, c'est d'abord la rencontre entre un homme et lui-même.

Pour comprendre cela, il faut lire l'excellent article de Claircruit dans le Figaro Magazine. Et on mesure à quel point cette décision chez Bruno Retaillot n'était pas du tout évidente. Si l'homme a certainement de l'amour propre, il n'est pas dévoré d'ambition.

Chez lui, le ressort narcissique est introuvable et la folie des grandeurs encore moins. On dit souvent qu'il faut être fou pour se lancer dans une telle aventure politique. Il me semble au contraire que chez Rota ce n'est pas une névrose mais plutôt le choix de la raison et de la sagesse.

Donc vous diriez Vincent qu'il y va plus par devoir ou à reculon. Je dirais qu'il y va avec gravité et un très grand sérieux. Vous savez, après le quinquena Sarkozy marqué par la personnalité hors norme du président, François Hollande avait inventé l'oxyort du président normal.

Et bien, après deux quinquena marqués par le briot, le baroc, mais aussi la légèreté et l'inconséquence, après l'interminable badinage d'Emmanuel Macron avec la politique, Bruno Rotaillot propose d'être un président sérieux et de faire la preuve que ce n'est pas un oxyort. Un président sérieux, ça veut dire que la situation française et mondiale est trop préoccupante pour que l'on continue à jouir du pouvoir et à jouer avec les institutions. On ne verra donc pas Retaillot revêtir tous les costumes, porter des lunettes de James Bond ou faire des roulades sur la pelouse avec McFly et Carlito.

Si la campagne est hystérique ou une trumpienne, le vend n'aura aucune chance. Il ne sera pas l'instrument de la colère des Français. Si au contraire nos concitoyens sont lassés des grandes gueules, des bonimenteurs, des influenceurs, si les électeurs veulent éteindre la boule à facette de la politique spectacle, il y aura un espace pour le président sérieux.

Alors aujourd'hui dans les sondages, Bruno Retaillot aussi l'autour de 8 %. Oui, 15 mois avant le scrutin, il n'est évidemment pas le favori mais il peut se dire qu'à leur époque Jacques Chirac, François Holland et Emmanuel Macron n'étaient pas non plus. ALR son parti qui a tellement déçu, il a plus d'adversaires que d'amis et la droite ni liste n'a déjà qu'un but, le détruire.

Enfin euh Retaillot a dérouté ses propres partisans avec sa dimission illisible du gouvernement. Vous voyez donc que c'est loin d'être gagné. Pourtant, le candidat conserve encore quelques solides points d'appui.

D'abord, sa ligne politique autorité, frontière, travail, simplification. C'est ce qu'attendent les Français. Marcel Guchier dit que nos concitoyens veulent majoriter le programme régalien du RN, mais qu'ils sont aussi une majorité à ne pas vouloir du RN au pouvoir.

Bien Bruno Rotaillot, s'il arrive à convaincre qu'il peut reprendre le contrôle sur l'immigration et sur les comptes publics, peut surmonter cette contradiction et réunir cette fameuse majorité silencieuse. Sa personne ensuite est un atout. Elle est marquée par l'expérience, une compétence reconnue et des convictions solidement ancrées.

Et il peut jouer l'expérience et la compétence face à la jeunesse de Jordan Bardella. Et il peut jouer les convictions et la sobriété face aux héritiers du macronisme qui n'en sont pas encombrés de conviction. La grande question est celle du lien qu'il parviendra à établir avec les Français et ça c'est la campagne qu'il dira.

Bruno Rota assir vouloir dire la vérité sur le pays. Le pays va découvrir dans les mois qui viennent la vérité d'un homme. L'édito politique sur Europe.

Merci beaucoup Vincent Trémolé de Villè à la une du Fig.