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interviewfranceinfo· 24 janvier 2024 26 min

Colère des Agriculteurs : "L'objectif, ce n'est pas d'emmerder les Français"

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

[Musique] bonjour Arne Rousseau bonjour bonjour c'est vous qui avez annoncé hier le drame survenu à Pamier en Ariège où l'une de vos adhérentes une agricultrice trentenaire a perdu la vie on a appris hier soir que sa fille âgée de 12 ans a succombé à ses blessures c'est un drame qui s'ajoute au drame oui bien sûr évidemment vous vous imaginez que quand on a pris ça très tôt hier matin c'était la concernation et que ce drame évidemment il nous a tous très profondément heté je pense à la famille en ce moment et à l'ensemble de leurs collègues de laariège eu ce drame il est survenu dans des conditions qui devront être éclaircies mais en fait cette famille dormait là au moment où est arrivé cet accident et donc voilà c'est c'est c'est pour nous tous terrible le président de la République le Premier ministre est-ce qu'ils se sont manifestés auprès de vous après le drame écoutez j'ai j'ai reçu un message mais encore une fois le le sujet c'est pas c'est pas envers moi c'est envers le monde agricole envers les proches évidemment envers l'ensemble des agriculteurs qui sont sont sont sont mobilisés ce que subit cette famille c'est absolument terrible euh voilà maintenant notre engagement c'est de faire en sorte que on trouve des solutions pour l'agriculture c'est ce qu'elle était venue demander c'est ça que voulait dire sa présence à cet endroit-là et donc vous Imagineer que le degré de détermination est total est-ce que ça change quelque chose sur les modalités du mouvement qui qui a tendance à à se durcir oui je je l'ai dit et nous avons des retours depuis hier soir tous les départements vont rentrer en action avec des actions plus ou moins longes en fonction des territoires euh l'objectif c'est pas d'emmerder les Français l'objectif c'est d'obtenir des résultats rapides parce que ce métier ça fait 20 ans qu'on lui en met sur le dos et les agriculteurs aujourd'hui ils se sentent atteints dans leur liberté d'entreprendre dans la manière de faire leur métier au quotidien sur leurs exploitations et ils en peuvent plus et donc le cumul administratif les contrôles le normatif tout ça c'est c'est plus tenable je je reviens quand même sur les modalités est-ce que ça change quelque chose parce que ça pose aussi beaucoup de questions sur la sécurité des manifestants qu'est-ce que quel message vous faites passer vous bon d'abord on a fait passer depuis hier matin un message de de de de d'absolu sécurisation des site en lien avec les préfectures puisque nos manifestations sont déclarées et et je remercie l'ensemble des services préfectoraux qui qui s'activ pour sécuriser ces site on a aussi dit qu'il fallait pas de violence parce que vous savez elle est parfois pas très loin et donc là en responsabilité à l' fnsoa nous avons dit très clairement que si nous étions déterminés si nous voulions des actions concrètes la violence n'était pas une réponse à ce qui se passe en ce moment on l'a dit très clairement donc voilà sécurisation responsabilité mais encore une fois tout ça ça ne tiendra que si rapidement on a des réponses très concrètes parce que les agriculteurs sont pas plus des gens avec qui il faut jouer les les décisions politiques sont attendues en fin de semaine rese qu'au ministère de l'Intérieur Gérald Darmanin dit il n'est pas question d'évacuer les points de blocage vous entendez les écologistes qui s'étonnent d'un deux poids de mesure qui eux dès qu'ils agissent qu'il qu'ils font des des des des manifestations des points BL ils sont évacués dans la seconde non mais nous on n'est pas là pour faire de la politique nous on est là pour défendre notre métier et par ailleurs je suis conscient que personne n'a intérêt à l'escalade voilà donc je j'appelle tout le monde à la responsabilité pour autant on a des choses à dire qui sont encore une fois anciennes que l'on dit depuis longtemps et moi je m'étonne tout d'un coup de cette accès de de compréhension de l'opinion publique parce que au mois de novembre déjà mais c'est plus ancien au mois de novembre déjà on retournait de manière pacifique les les panneaux d'entrée des agglomérations et des villages pour dire on marche sur la tête donc ça fait plusieurs semaines plusieurs mois qu'on explique ça et on a l'impression qu'il y a une forme de surdité et puis tout d'un coup voilà on est bloqué et tout le monde se dit ah bah oui effectivement moi je remercie les Français qui nous soutiennent vous vous étonnez mais vous le comprenez comment cette vous l'expliquez comment cette compréhension de de l'opinion publique ben je je comprends parce que je pense que chacun s'interroge sur qu'est-ce qu'il aura dans son assiette demain on importe un/ers de notre alimentation on a perdu 100000 agriculteurs entre 2010 et 2020 on est on est moins de 400000 le sujet de la souveraineté alimentaire de comment on se nourrit deain c'est un sujet qui à mon avis interpelle les Français mais vous parlez de surdité surdité de l'opinion publque surdit aussi du gouvernement parce qu' hier Marc fenau s'est déplacé en Arriège là où il y a eu l'accident les agriculteurs voulaient pas de sa présence il ils ont dit dans la journée on a pas envie de le voir il y a une colère contre lui contre le ministre Marc fin non mais évidemment quand quand vous avez ce type de drame la communication politique c'est pas le moment voilà donc mais mais le fait d'aller sur place pour manifester la la sympathie du gouvernement et donc des Français c'est pas forcément de la communication politique non mais enfin encore une fois je il est allé il a je crois échangé enfin c'est pas je crois il a échangé avec les responsables professionnels de de ce département euh dans un échange très court parce que le cœur n'était pas à discuter des sujets techniques de revendication voilà donc on a demandé je suis allé voir lundi avec mon collègue des jeunes agriculteurs au nom de notre syndicat euh le Premier ministre on lui a dit qu'il fallait aller sur le terrain il faut aller sur le terrain bon le ministre y va après ce drame il a dit qu'il irait donc voilà moi encore une fois je laisse organiser ces déplacements les agriculteurs ils ont besoin de comprendre que leur message est reçu 5 sur C c'est ce que j'ai vu hier à l'Assemblée dans dans la prise de parole maintenant encore une fois il faudra des résultats très concrets on entend bien ce que vous dites ce matin enuroso vous vous parlez des des revendications des des des agriculteurs votre mission c'est d'alerter les pouvoirs publics reste qu'il y a des partis politiques qui qui commente qui qui parle de ce que vous faites de vos actions et même du drame qui a eu lieu hier en l'occurrence Jordan Bardella le RN demande des comptes au gouvernement parce que les occupants de la voiture qui qui a percuté le le le le tas de foin et hier qui a provoqué la mort donc de cette agricult de cette agricultrice faisait l'objet d'une octf Jordan Bardella demande des comptes au gouvernement est-ce que c'est bien le moment écoutez Jordan Bardella est un responsable politique il est tout à fait fondé à demander des comptes au gouvernement je crois que c'est son rôle mais pardonnez-moi pour ce qui me concerne et et et l'ensemble du conseil d'administration de la FSEA nous on a été mandaté pour défendre les agriculteurs sur des RS professionnelles d'un syndicat agricole donc nous on va parler d'agriculture parce que c'est ça je crois qu'attendent les agriculteurs pour ce qui est du politique vous savez les agriculteurs ils attendent pas qu'on leur donne des consignes la FNS donne jamais statutairement elle a bien fait le distingo donc les agriculteurs ils voteront ce qu'ils ont envie aux élections européennes les hommes politiques font leur métier pour ce qui nous concerne nous dans le moment dans lequel on est on porte des revendications claires qu'on communiquera en fin de journée qui sont assez longues et ce qu'on veut encore une fois c'est des réponses précises vos revendications les réponses éventuelles du gouvernement on va en parler avec vous Arna Rousseau dans une minute le président de la FNSA est notre invité jusqu'à 9h sur France Info on vous retrouve juste après le fil info 8h40 Sophie et Chen les agriculteurs poursuivent leurs actions aujourd'hui avec des blocages en ce moment un peu partout en France au sud de Toulouse dans leurô loise en Bretagne l'objectif n'est pas d'emmerder les les Français dit sur France Info le président de la FNSEA Arthur Arnaud Rousseau l'objectif c'est d'obtenir des résultats rapides car les agriculteurs se sentent atteints dans leur liberté de faire leur métier au quotidien le projet de loi visant à faire inscrire l'IVG l'interruption volontaire de grossesse dans la Constitution arrive à l'Assemblée cet après-midi si l'adoption du texte semble probable c'est au Sénat que ça risque de coincer hier son président Gérard Larcher a dit son opposition sur France Info estimant que l'IVG n'était pas menacé en France les États-Unis ont mené deux nouvelles frappes sur les outils au y mne cette nuit les Américains disent avoir visé au sol des missiles antinavir dirigés vers la mer Rouge l'Algérie est éliminée de la CAN la Coupe d'Afrique des nations les fénc ont perdu hier soir contre la Mauritanie qualifié elle en 8e de finale pour la toute première fois de son histoire France Info le 830 France Info Jérôme chapui sia brac toujours avec le président de la FNSA Arnaud Rousseau vous disiez juste avant le fil info que vous aviez préparé une liste de revendication que vous alliez publier ce soir combien de revendications d'abord on va réunir ce matin le le conseil d'administration de la FNSEA puis ensuite l'ensemble de nos représentants territoriauxx parce que ce qui est important pour nous c'est que nos revendications elles collent à ce que les agriculteurs attendent donc c'est la raison pour laquelle on a besoin d'un peu de temps et qu'on travaille depuis ce weekend pour faire remonter ensuite ce soir on communiquera il y en aura un peu plus d'une quarantaine qui sont encore une fois le le fruit de l'histoire de la sédimentation de l'accumulation de ce qu'on subit elles ont en gros trois thématiques tout ce qui relève de de la dignité du métier il faut qu'on change d'état d'esprit l'agriculteur vous savez c'est c'est quelqu'un qui a envie de faire son métier qui est plein de bon sens et qui veut pas qu'en permanence on le flique donc tout ce qui est autour de la dignité de la reconnaissance du métier on aura de un deuxième grand thématique autour du juste revenu c'est tout le sujet des prix on est en pleine négociation en ce moment qu'est-ce qu'on est capable de dire de de la protection de la matière première agricole qu'est-ce qu'on est capable de dire sur la protection des moyens de production la question de l'eau la question des produits phytosanitaires les investissements sur la recherche et l'innovation et puis la troisième grande thématique ce sera autour de l'exercice du métier sur les contrôles sur le suivi sur la suradministration sur les normes permanentes donc tout ça sera décliné de manière très précise on aura aussi un timing parce que des choses dont on a besoin tout de suite mais il y a aussi des choses du cadre européen et on sait très bien que ce sera pas TR jours qui suffisent alors justement les choses dont vous avez besoin tout de suite la votre homologue de la Coordination Rurale nous disait tout à l'heure qu'après son rendez-vous avec Gabriel Atal hier elle avait reçu des promesses qui disait-elle pourrait être annoncé par le gouvernement dès vendredi concernant des trésor la trésorerie des aides à la trésorerie des exploitations agricoles est-ce que vous avez reçu les mêmes engagements est-ce que vous pouvez nous confirmer que vendredi on peut s'attendre à des annonces sur ce point-là écoutez nous avons vu le premier ministre lundi soir il nous a dit que il souhaitait prendre quelques jours pour pouvoir aller en profondeur évidemment il attend aussi ce que sont nos demandes donc tout le monde travaille je ne sais pas si ce sera vendredi c'est ce que j'entends mais encore une fois ce qui nous intéresse c'est pas de savoir si c'est vendredi matin aprèsm mais sur la trésorie parce que vous parliez voilà éit structurel et puis il y a les urgences aussi bien sûr les urgences elles concernent tout le sujet sanitaire les urgences elles concernent les agriculteurs qui ne sont pas payé de leur de leur compensation de la politique agricole commune qui aurait dû être versé au 15 octobre il y en a près de 6 à 7 % aujourd'hui qui ne sont pas payé donc ça c'est pas tenable parce qu'ils ont pas rempli les bons formulaires qu'est-ce qui s'est passé pas du tout c'est c'est par exemple des gens qui ont purgé un régime de retraite parce qu'ils ont travaillé une ou deux années au début de leur carrière dans un hôpital par exemple et aujourd'hui ils ont une retraite de 100 € par mois ou 50 € par mois de leurs deux premières années d'activité professionnell et quand vous avez purgé un régime de retraite vous n'avez pas le reste donc tout ça c'est de l'administratif voyez ça c'est très concret ça rend fou et ça c'est pas possible ce est concret aussi Arnaud Rousseau c'est ce qui se passe en ce moment les négociations commercial sur le papier les lois égalim sont censé assurer garantir un bon prix au aux agriculteurs aux éleveurs est-ce que dans la réalité c'est le cas comment ça se passe en ce moment là les négociations là aussi on a fait des des lois égalim pour protéger le la matière première agricole tout le monde comprend qu'on peut pas produire sur une ferme en dessous de ses coups de production sinon ça ne dure pas et bien on explique d'un côté que il faut des prix bas et j'entends le sujet de pouvoir d'achat des Français on est évidemment nousmêmes concernés mais de l'autre ça se traduit par des importations là on est dans le moment de la la fin des négociations d'ici 15 jours une première partie a été finie moi je dis à Bruno lumer c'est pas des contrôles il faut passer tout le monde au peigne fin il faut regarder chez tout le monde si on respecte la loi et j'appelle vraiment en respons ilité l'ensemble des représentants de la grande distribution à ne pas jouer sur ce sujet le moment et pas du tout à des négociations difficiles après Mar fa arrêter les marges moi je je me concentre sur la matière première agricole voyez-vous après ce qui se passe c'est autre chose et il y a pas que de la matière première agricole dans un produit hein il a aussi sa transformation le le kilo de sucre le kilo de farine le litre de lait il est aussi passé par une industrie et c'est aussi une des raisons pour lesquelles il faut qu'on regarde en filière mais on a besoin que le producteur soit rémunéré ce qui se passe sur le lait en ce moment n'est pas tolérable on peut pas payer des producteurs laitiers avec des écarts importants entre différentes entreprises donc on a besoin que sur le lait notamment chez le leader de la production laitière française on est désavancé est-ce que ce leader Lactalis est-ce que ce leader a des négociations difficiles je ne sais pas à mon niveau je ne sais pas en revanche j'appelle tout le monde à la responsabilité parce que ça à Bruno Le Maire là clairement qui met qui qui met pression mais Bruno Le Maire il est ministre de l'Économie moi je je je suis pas son conseiller voilà je je dis juste que mais pourquoi vous dites qu'il tient un double discours mais parce que quand vous expliquez que vous voulez défendre la matière première agricole mais que de l'autre côté vous expliquez que on veut juguiler l'inflation et que les prix soient bas ben il y a un moment il y a une quadrature du sec est pas possible voilà mais comment on en sort ça parce que là pour le coup hier on avait quelqu'un sur France Info qui nous disait producteur et consommateurs sont main dans la main on voit bien avec ce que vous venez de dire que c'est pas le cas bien comment on fait on respecte la loi puisque dans le cadre des lois égalim il a été écrit en dur dans la loi que on ne peut pas attaquer la matière première agricole c'est dans la loi donc moi je demande juste elle est pas respée cette loi aujourd'hui bien non elle est pas respectée clairement pas respectée enfin il y a des contrats par exemple qui doivent être mis en place il y a des gens qui disent très clairement aujourd'hui dans les négociations la matière première agricole c'est pas notre problème voilà donc on a besoin d'avancer et là où encore une fois les négociations ne sont pas terminées pour les grandes entreprises mais les grandes entreprises font ce qu'elles veulent moi ce qui m'intéresse c'est comment on s'assure j'ai pris l'exemple du lait mais il y en a d'autres je pourrais parler de la viande bevine donc on s'assure que le prix p au producteur respecte les ratios le le le prix interprofessionnel défini sur les coûts de production Arnaud Rousseau parmi les sujets de colère il y a aussi la question des normes européennes les normes écologiques vous demandez une pause environnementale est-ce que ce mouvement est un mouvement contre l'écologie non d'abord la pause environnementale elle a été portée par le Président de la République lui-même voilà montre la lui-ême avit par pause environnementale discsjà il y a déjà plusieurs mois il y a déjà plusieurs mois mais il avait suscité un tolé hein en en je voilà moi ce que j'explique c'est qu'aujourd'hui opposer agriculture et environnement c'est stérile mais pour accompagner les transition pour pouvoir décarbonner demain si on n pas les moyens de le faire on le fera pas donc la question c'est le rythme c'est la faisabilité quand on demande aux agriculteurs très concrètement au niveau européen de mettre dès cette année 4 % de leur terres en jacher alors même que l'Ukraine importe massivement alors même que l'année dernière on a importé deux fois plus de céréales que l'année d'avant les gens se disent on marche sur la tête mais ça y a c'est un point important parce qu'on rappelle les objectifs qui sont fixés par l'Europe à l'horizon 2030 he pas pour cette année mais - 50 % pour les pesticides - 30 % pour les engrais 25 % d'agriculture bio en Europe est-ce que ces objectifs à horizon 2030 ils sont atteignables mais la réponse est non dans le moment dans lequel on est prenons l'agriculture biologique elle représente aujourd'hui à peu près 10 % de des des surfaces françaises cultivées 15 % des agriculteurs en ce moment il y a une crise terrible dans l'agriculture biologique les agriculteurs ils s'en sortent pas nous ce qu'on veut c'est sauver les entreprises pourquoi ils s'en sortent pas parce que la baisse de consommation des produits en agriculture biologique n'est pas au rendez-vous on en importe un/ers des produits d'agriculture biologique qui est consommé donc vous voyez qu'il y a l'importation il a la production et le marché je suis désolé mais est quand même à prendre en compte et donc dire on sera à 25 % dans 6 ans alors qu'on se bat pour conserver les entreprises en agriculture biologique je crois qu'il faut être cohérent mais qu'est-ce que vous répondez aux écologistes qui vous disent si on repousse sans cesse les échéances ces objectifs on y arrivera jamais non mais enfin moi je suis agriculteur sur la ferme de mes parents de mes grands-parents de mes arrièr-gs-parents donc la durée euh ça nous dit quelque chose voilà donc on est conscient vous savez le changement climatique les adulteurs le voient bon donc on a envie de faire ça simplement ça peut pas être un contantatoire quand vous expliquez à un éleveur qui a arrêté l'élevage qu'il faudra continuer à à à réimplanter des prairies c'est pas possible quand vous expliquez à un producteur de de volaille ou un producteur de porc qui a une taille d'une exploitation familiale en France qui va être en concurrence avec une exploitation chinoise ou ukrainienne ça n'est pas possible et dans ces cas-là est-ce qu'il faut verser dans le protectionnisme obliger les collectivités par exemple les collectivités publiques toutes les commandes publiques à se fournir chez les agriculteurs français vous demander cela dans les annonces qui vont être faites par Gabriel Atal mais là encore c'est dans la loi vous voyez la loi prévoit que c'est 50 % c'est pas forcément fait l'état ne respecte pas le propre cadre qui s'est imposé voilà mais tout le monde le sait donc on doit pouvoir avancer moi il faut aussi redonner des perspectives parce que la colère qui s'exprime là elle doit aussi permettre de d'aller de l'avant avec une forme d'énergie demain mais là dans le moment dans lequel on est qui a un moment de ralbol total il faut qu'on ait des réponses et et l'Europe a une part de responsabilité l'Europe c'est aussi notre avenir je je le dis parce que il faut rester équilibré c'est la politique agricole commune c'est un certain nombre de de de de d'air de sécurité donc on a besoin de protéger ça mais il faut qu'il y ait de la cohérence et moi j'entends le monde de l'écologie j dire il faut que ça aille plus vite il faut mais il y a une réalité de de de de la vie de nos territoires donc l'agriculteur il se dit pas tous les matins je vais me lever pour massacrer le le l'endroit où je vis depuis que je suis né c'est ça c'est c'est c'est c'est un décalage complet qu'on vit aujourd'hui l'agricultur est dit moi je veux bien continuer les transitions je veux bien regarder le sujet décarbonation mais encore faut-il que j'ai les moyens de vivre or au moment où on se parle c'est difficile pour un certain nombre de collègues et puis je veux le dire aussi il faut arrêter avec cette image de l'agriculteur qui forcément doit être un pauv si on veut attirer demain des talents alors qu'on est des métiers où on bosse 60 heures par semaine où on gagne mal notre vie il va falloir qu'on donne des perspectives parce que vra le vrai sujet demain c'est qu'est-ce qu'on a encore une fois dans nos assiettes en France Arna Rous le président de la FNS é avec nous jusqu'à 9h on laisse passer le fil info on vous retrouve dans une minute 8h51 Sophie etchen Donald Trump se rapproche un peu plus de l'investiture républicaine avec sa victoire à la primaire du New hampsher hier contre Nicky suite à cela Joe Biden a prévenu notre démocratie nos libertés individuels notre économie tout est en jeu c'est ce qu'a dit l'actuel président américain le mouvement de colère des agriculteurs continue de prendre de l'ampleur en France avec des actions dans tous les départements français d'ici demain le degret de détermination est total dit sur France Info le président de la FNSEA Arnaud Rousseau il appelle chacun à la responsabilité afin d'éviter tout escalade en déplacement dans le pas decalis hier le ministre de la transition écologique Christophe Béchu a évoqué la possibilité du rachat par l'état de certaines maisons très endommagées après les deux crus records dans le département par ailleurs les communes impactées qui n'avaient pas été classé en catastrophe naturelle le seront aujourd'hui vous planifiez peut-être déjà vos vacances de pâack ou vos pont du mois de mai bonne nouvelle la vente des billets de train pour le printemps est ouverte depuis ce matin pour la période allant du 25 mars au 22 mai France Info le 830 France Info Jérôme chapui Salia Braca Arna rousse président de la FNSE il y a une question qui revient régulièrement dans cette crise que nous traversons notamment posé par le rassemblement national est-ce qu'il faut sortir des accords de libre échange en tous les cas il faut de la réciprocité c'està-dire qu'on ne peut pas tolérer que quelque part on est des normes parmi les plus élevés des standards de la planète et qu'on importe des produits qui viennent du reste du monde et qui et qui n'applique pas nos normes et qui n'applique pas nos normes parce que on entend beaucoup ça il faut nous donner des exemples précis je vais vous donner un exemple très précis le Mercosur prévoit l'importation donc c'est c'est l'accord de libre échange avec les pays voilà Argentine Brésil h cet accord prévoit il est pas signé au moment où on se parle et vous avez compris qu'on y est très hostile prévoit d'importer 99000 tonnes de viande bovine en Europe la consommation en France de viande bovine c'est environ 1500000 tonnes et on importe 25 % de ces quantités alors que on saurait faire plus pour peu qu'on soit payé et notre élevage est essentiellement à l'herbe au Brésil vous pouvez utiliser des hormones vous pouvez aller voir un élevage brésilien de fedlots c'est entre 3000 et 5000 animaux il y a des sujets de déforestation pas partout mais il y a des sujets de déforestation et vous voyez bien que quand on dit ça et qu'on nous demande d'être d'accord pour importer de la viande bovine et ça c'est un accord qui est pas signé mais dans actuellement actuellement est-ce qu' y a desende c'est un accord qui nous plane audessus de la tête et dans lequel pour le moment à part la France il y a pas grand monde qui a envie de se battre donc il faut des closesoir à chaque fois et je je je dis en tous les cas que il faut qu'on puisse continuer à commercer parce que là aussi restons lucide quand on boit un café le matin à 7 he-ci ce sera pas une production française demain donc on n'est pas en train de dire qu'il faut fermer les frontières on dit simplement qu'on peut pas avoir des standards élever et considérer que pour le reste c'est pas un sujet il faut que vous aussi en fait vous bénéficiez de ces accords de libre échange mais on continue à commercer on exporte des céréales on exporte des vins et spiritueux on exporte des produits laitiers transformés donc le sujet n'est pas de de se refermer sur soi le sujet c'est simplement dire que par exemple quand on interdit une molécule chimique en France et bien ça veut dire qu'elle est dangereuse et elle est dangereuse pour un Allemand elle est dangereuse pour un Belge est dangereux est-ce que aujourd'hui il y a des produits qui sont importés en France et qui ne respectent pas les norme environnementale que respectent les agriculteurs français bah bien sûr de la viande je vous ai dit de la viande qui parce que là vous nous parliez d'un accord encore une fois avec le mercosour qui n'est pas signé mais aujouri pardonnez-moi il y a déjà de la viande brésilienne qui rentre en France avant cet accord voyez c'est ça c'est c'est c'est très conscient mais je vous donne un autre exemple sur les légumes ou sur les fruits la cerise qui est en train de se popériser dans le sillon rodanien avec des gens qui arrachent leur cerisier parce que il y a une petite un petit insecte qui s'appelle la drosophile Suzuki qui vient rendre les serizes impropres à la consommation on av un produit qui permettait de les contrôler ce produit on l'a plus donc on a du mal à produire les Seris arrivent de Turquie par exemple dans des conditions de production qui sont pas les mêmes mais je peux vous en donner longtemps des exemples comme ça hein ro il y a un autre sujet qui touche le quotidien des agriculteurs c'est le Gazo non routier le bouclier tarfire c'est fini c'est ce qu'a dit le gouvernement la fiscalité repart à la hausse sur le gazol non routier vous avez demandé vous au gouvernement d'y renoncer on a demandé en tous les cas une simplification vous savez quand il y a une négociation au mois de juin dont tout le monde parle l'idée c'était évidemment de protéger puisque cette niche qui représente niche fiscale qui représentait à l'époque un peu plus d' 1,4 milliard nous y tenons beaucoup pour un sujet simple c'est que c'est un sujet de compétitivité de nos exploitations et Bruno Le Maire au moment de la discussion souhaitait l'arrêter complètement nous on voulait donner au signe aussi un signe que la décarbonisation est là les compensations ne conviennent pas au moment où on se parle sont pas suffisantes on a besoin de quoi là aussi je voudrais être très concret aujourd'hui quand vous êtes un agriculteur et que vous achetez vous vous appelez votre marchand de fou pour vous faire livrer sur votre ferme vous payez le prix donc en ce moment de l'ordre de 1 € d'ailleurs les prix du pétrole baissent et c'est une bonne chose et vous avez plusieurs mois après la possibilité de demander le remboursement d'une taxe qui représente de l'ordre de 15 centimes du litre et près de 35 à 40 % des agriculteurs ne demandent pas ce remboursement parce que c'est des papiers c'est un logiciel c'est pas toujours accessible c'est compliqué et bien là très concrètement ce qu'on demande c'est que dès qu'on achète son carburant son GNR on puisse avoir tout de suite une remise sur la facture ce qui évite de faire des déclarations supplémentaires et puis on a besoin effectivement que cette niche elle soit conservée il nous reste un tout petit peu de temps pour évoquer notamment la question de l'eau puisque vous faites désormais face à des périodes de sécheresse plus longuees plus fréquente le gouvernement a communiqué sur la mise en place d'un fond hydraulique est-ce que ça va dans le bon sens oui vous savez il y aura pas d'agriculture sans eau voilà donc il faut la stocker quand elle est en quantité importante et je peux vous dire que depuis quelques mois je pense notamment à nos collègues du pas decalais de l'eau il y en a HM ça passe par les méga bassines non de l'eau il y en a et qui de l'au il y en a et encore une fois les bassines sont le modèle quand on est dans le marépid deevin mais il y a des endroits où il y a autre chose parce qu'il y a du collinaire des réserves collinaires on aura besoin de stocker l'eau on a des projets par exemple dans la Vienne aujourd'hui des projets qui ont une autorisation de permis construire un permis qui est purgé et les gens là-bas sur la du CLIN disent encore on n'arrive pas à s'en sortir parce qu'on nous demande des papiers des papiers et si d'ici quelques mois on n pas résolu la totalité des problèmes notre permis tombera bien moi je dis c'est pas possible ça fait 12 ans qu'ils sont en route est-ce qu'à un moment on peut stocker de l'eau on l'a fait dans les années 60 de manière apaisée si la scène coule à Paris c'est parce qu'il y a des grands lacs qui permettent de relaruer de l'eau toute l'année donc c'est une question de bon sens Arna Rousseau il y a une question qui revient souvent depuis le début de cette crise la FNSEA c'est le premier syndicat agricole et vous vous êtes l'un des dirigeants du groupe avril géant de l'agroalimentaire 7 milliards d'euros de chiffre d'affaires et on entend des critiques sur le fait que voilà la FNSEA est pas forcément la mieux placé pour défendre le monde paysan dans toute sa diversité écoutez d'abord moi s'il y a des gens qui sont mieux placés que moi pour être efficace j'ai pas de problème voilà parce que dans le moment d'cé d'abord je voudrais dire que tous les agriculteurs ne sont pas syndiqués et tout le monde attend des résultats et donc moi les cœurel de boutique en ce moment ne m'intéresse pas trop je voudrais dire qu'à la FNSEA on a toutes les productions tous les profils et moi je suis calier du bassin parisien mais ma prédécesseur Christian Lambert est éleveuse de porortc Jean-Michel le méteiller était éleveur de lait mon Belin était aussi comme vous Xavier Belin pardon au au groupe avril absolument vous savez pourquoi peu de gens le savent parce que le groupe avril en fait il sera toujours présidé par quelqu'un de la FNSEA parce que ce sont ses statuts parce que ce groupe a été construit par des agriculteurs il y a 40 ans et que son modèle économique c'est de pas verser dividende et de réinvestir tout au profit du monde agricole donc on peut critiquer le groupe avril moi je demande quand même que les gens que ça intéresse a voir ce qui'est ce modèle économique et je vous le dis parce que le modèle du groupe avril c'est c'est les huiles et proté c'est ça le cœur de métier sur les huiles et sur les protéines cette filière elle a permis notamment d'être performante et redonner du prix donc on peut critiquer mais moi je vous le dis vous en fait vous connaissez pas forcément le quotidien des petits paysans qui 500 € par mois je peux vous dire que je suis sur le terrain tout le temps et que je vois bien qu'on voudrait opposer le nord au sud l'éleveur au seralier la montagne à la plaine je je le sais moi je je vais sur le terrain je discute avec tout le monde après si vous voulez je suis aussi quelqu'un de très assumé je vous ai expliqué moi j'habite sur ma ferme depuis que je suis né je je suis ce que je suis je suis fier de mes parents de mes grands-parents qui m'ont transmis ça et je ne me cache jamais voilà donc je je je fais pas la leçon euh j'essaie de d'avancer nous portons collectivement parce que il y a un conseil d'administration à la fnso une ambition et après ceux qui s'y retrouvent nous accompagnent ceux qui ne s'y retrouvent pas peuvent aller ailleurs en tous les cas dans le moment dans lequel on est les querelles de boutique ne me semblent pas à la hauteur des enjeux Arnaud Rousseau le président de la FNS a été l'invité du 830 France Info merci d'avoir été avec nous

Colère des Agriculteurs : "L'objectif, ce n'est pas d'emmerder les Français" — Sandrine Rousseau · Pourquijevote