Nicolas Dupont-Aignan invité du Grand Débat sur Africa N° 1
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 40 %Attaque 40 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 1:55OuverteRéponse partielle
Est-ce que les électeurs savent pourquoi ils vont voter dimanche prochain ?
- 3:55OuverteRéponse directe
Dupont-Aignan, est-ce que vous partagez ce commentaire d'Aurélien Véran ? Est-ce que la démocratie est suspendue ?
- 7:27OuverteRéponse directe
Qu'est-ce que vous pensez rapidement des mesures exceptionnelles prises par le gouvernement pour faire face à la menace terroriste ?
- 9:16OuverteRéponse directe
Parmi les mesures que vous préconisez, il y en a une qui est tout à fait originale : une contribution financière des députés pour équiper les agents de police de gilets pare-balles.
- 12:17OuverteRéponse partielle
Karim Boimran, est-ce qu'il y a quelque chose de faisandé dans la démocratie française ?
- 16:27OuverteRéponse partielle
Karim, vous ne voulez pas que je parle de l'État sécuritaire ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 7:40Invité politiqueFait
« En partie. Et je m'en suis félicité. Je regrette simplement que l'état d'urgence n'ait pas été pris quand je l'avais demandé. »
- 8:31Invité politiqueFait
« On avait demandé la saisie des ordinateurs et des portables quand on fait une perquisition. Ça a été refusé par le gouvernement et la majorité socialiste. »
- 10:09Invité politiqueChiffre
« Ce commissariat-là a 20 gilets pare-balles de nouvelle génération pour 320 agents. »
- 16:42InvitéChiffre
« 42 000 nouveaux chômeurs le mois dernier. »
- 17:08InvitéFait
« La justice a moins de budget que la culture. »
- 17:19InvitéFait
« La police a vu ses effectifs diminuer sous la droite. »
- 17:22InvitéChiffre
« La défense a vu son budget divisé par deux en 15 ans. »
- 22:22Invité politiqueChiffre
« La double boucle, elle coûte tellement cher, 200 millions d'euros le kilomètre. »
- 27:42InvitéChiffre
« 7 milliards estimés, ça veut dire 15 milliards au final. »
- 29:12Invité politiqueFait
« Nous sommes le seul pays, un des rares pays au monde à ne pas maîtriser nos frontières, notre monnaie, notre budget, nos lois. »
- 29:18Invité politiqueFait
« C'est décidé par des gens non élus à Bruxelles. »
- 29:23Invité politiqueFait
« Je suis contre le dévoiement de l'Europe. »
- 29:55Invité politiquePromesse
« Je crois qu'il faut une relance économique. »
- 30:03Invité politiquePromesse
« Nous voulons l'aménagement du territoire. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan31 %
- Invité23 %
- Présentateur19 %
- Locuteur 613 %
- ?7 %
- Locuteur 43 %
≈ 26,9 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).
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Africain numéro 1,
le Grand Débat.
Le
Grand Débat édition spéciale, élection régionale en France. Deuxième édition du Grand Débat consacrée aux élections régionales qui auront lieu en France les 6 et 13 décembre prochains. Les candidats ont encore trois jours pour convaincre les électeurs après une campagne, pas comme les autres, une campagne marquée par l'émotion suscitée par les attentats du 13 novembre dernier. Les électeurs sont-ils réellement au fait des grands enjeux de ce scrutin ? Alors qu'un dernier sondage révèle que 6 électeurs sur 10 se rendront aux urnes dimanche prochain, le taux de participation sera l'un des premiers enjeux de ces régionales.
Quels sont donc les arguments des candidats pour mobiliser les électeurs ? Réponse avec nos invités dans ce Grand Débat. L'émission est réalisée par Antoine Cruchon.
Le
Grand Débat, analyse, décryptage, coup de gueule, commentaire.
Le
Grand Débat sur Africa numéro 1. Édition spéciale, élection
régionale en France. Deuxième édition consacrée à ces élections qui auront lieu les 6 et 13 décembre prochains en France. Pour cette deuxième édition, nous recevons Nicolas Dupont-Ayant. Bonsoir. Bonsoir, monsieur. Nicolas Dupont-Ayant, candidat tête de liste Debout la République. Debout la France. Debout la France, maintenant. Oui, d'accord, vous avez changé entre temps. Debout la France, donc, député de l'Essonne et maire de la bonne ville de hier. Je n
'ai
pas dit d'hier, de hier, c'est plus précis, je crois. Aurélien Véran est avec nous. Bonsoir. Bonsoir. Tête de liste dans le Val-de-Marne, de la liste aux urnes citoyens. Tête de liste Île-de-France et Paris.
Île-de
-France, Paris, aux urnes citoyens. Président du Parti libéral-démocrate, Karim Bouamran est avec nous. Bonsoir, Karim. Bonsoir. Secrétaire nationale adjoint au Parti Socialiste, candidat à Saint-Ouen, sur la liste de Claude Bartholone.
Absolument, Saint-Ouen,
en Seine-Saint-Denis.
Très précis.
En Seine
-Saint-Denis, merci beaucoup. Aurélien Véran, alors, une campagne étrange quand même,
hein,
une campagne éclipsée par l'émotion du 13 novembre, je le disais, et aussi l'état d'urgence. C
'est
un peu particulier quand même. Est-ce que les électeurs savent pourquoi ils vont voter dimanche prochain ?
Le
14 novembre, on s'est tous réveillés avec une boule au ventre, tous chaos. Il a fallu prendre quelques jours pour prendre du recul, faire le deuil de cette tragédie qui touche toute la France.
Mais
il a fallu reprendre campagne. Moi, je constate aujourd'hui qu'il y a un jeu assez malsain
du
pouvoir,
et
peut-être d'un certain système médiatique, de fermer, de clore ce débat des régionales.
C
'est non seulement cruel pour les électeurs qui ne sont pas
du
tout informés des enjeux de la région, parce que la région, c'est de
l
'enseignement, c
'est
la formation de nos jeunes, c'est l'emploi, c
'est
l'avenir, c
'est
les transports.
C
'est aussi une victoire qu'on rend, malgré nous, à ceux qui veulent nous terroriser. La démocratie, c'est ce qui fait rayonner la France, c'est
ce
qui fait rayonner l'Occident, c'est nos valeurs, c'est dans notre ADN. Ne pas rouvrir ce débat des régionales, et ne pas donner l'ampleur qu'il mérite, c'est finalement dire aux terroristes, vous avez tellement terrorisé les Français qu'on arrête la démocratie. On est dans le jeu de l'état d'urgence, des règles d'exception, de l'état policier administratif, et déjudiciarisé. Les juges n
'ont
plus le pouvoir, c'est la police et l'administration. Ça,
c
'est un échec, et à quelques jours de ce premier tour, j'aimerais qu'il y
ait
une accélération, il y ait une vraie fenêtre de la part des
grands médias nationaux,
notamment le service public, car je rappelle que France 3 ne donne pas la parole à tous les candidats d
'Ile
-de-France. France 3, service public, payé par nos impôts de contribuables électeurs, donne la parole à des grandes listes. Je crois que Nicolas Dupont-Aignan a la chance d'être invité tout à l'heure, mais il connaît aussi les obstacles du système médiatique. Mais nous sommes plusieurs listes, dont aux ordres de nos citoyens, à ne pas avoir accès à France 3. Je ne
parle
pas des autres grands médias nationaux. Il y a aujourd'hui un plafond de verre sur cette campagne. Ce plafond de verre est malsain, il va coûter cher à la démocratie, et quand les médias hurlent au loup après le populisme, et puis le premier parti de France, qui est l'abstention, si l'abstention gagne au premier tour, imaginez les résultats, il y a une urgence démocratique qui aujourd'hui n
'est
pas respectée. J'espère que les trois derniers jours vont compter et
vont changer. Là, on vous a entendu au cas de compte du monde, rassurez-vous, je ne
sais
pas si ça peut servir à quelque chose, mais enfin, c'est vrai que ceux qui sont à l'Oumbashi ne votent pas en France, mais enfin, ça peut toujours servir. Du coup, là, Dupont-Aignan, est-ce que vous partagez ce commentaire d'Aurélien Véran ? Est-ce que la démocratie est suspendue ?
Totalement. Ah oui ? Mais en vérité, il n
'y
a plus de démocratie dans notre pays, quelque part. Et donc, seuls les citoyens, en allant voter, peuvent la rétablir. C'est extravagant. En fait, à chaque élection, ça se passe comme ça, mais ça s'aggrave à chaque année. Là, il
y
a les circonstances tragiques, bien évidemment, mais il n
'y
aurait pas eu ce terrible attentat. Vous verrez que pendant
deux
mois, on nous dit «
c
'est trop tôt pour débattre,
on
ne
va
pas vous inviter ». Non, non, ça n'intéresse pas les auditeurs, ça n'intéresse pas les téléspectateurs. Et puis après, on nous dit « ah, c'est trop tard, il y
a
des règles très compliquées du CSA, on ne
peut
pas vous inviter, et
puis
ça n'intéresse pas ». Et puis, après la dernière semaine, ils péreurent tous sur la montée du Front National, le grave danger, et on est obligés de commenter les commentateurs.
Mais comme on dit ça,
est-ce qu'il y
a
les mains invisibles
? Non, il n'y a pas un grand complot, je ne suis pas complétiste. Un ordinateur invisible qui réjente
tout
ça ?
Non, non, mais il y a des intérêts bien compris, des sortants, des revenants, et tout ce petit monde ne se rend pas compte qu'il y
a le
péril à nos portes, au sens qu'il y
a
l'explosion de la vie politique française qui arrive, que la semon sera terrible. Je vais vous donner un exemple. Une grande radio, je ne chiterai pas, a organisé les débats de second tour avant le premier tour, notamment sur la région Nord-Pas-de-Calais, avant le 26 octobre. Les trois principaux soi-disant candidats, Marine Le Pen, Xavier Bertrand, Saint-Ignon, ils ont fait le second tour avant le premier.
Et
après, ils vont aller pleurer, la voix du Nord, le péril fasciste, etc. Tout ça est grotesque. Ils font du Front National la seule alternative politique, puisqu'ils nous font taire. Ils ne permettent pas à des gens différents, qui ont d'autres idées, qui sont tout aussi respectables, d'exister, de proposer leurs solutions. Donc je ne
vais
pas être plus long là-dessus. Proposons nos solutions. Et juste une remarque, aux États-Unis, en Angleterre, il y
a
beaucoup de problèmes, et je ne souhaite pas le système américain en France, notamment le poids de l'argent. Mais Cameroun acceptait de débattre avec un parti du Pays de Galles qui avait 0,2% dans les sondages, et il y avait 8 candidats, et ça ne choquait personne. Pourquoi en France, on n'est pas capable d'ouvrir,
d
'oxygéner ? C'est un problème majeur. Ça va très mal finir si on continue comme ça.
D'oxygéner, dites-vous. Karim Boimran, est-ce qu'il y
a
quelque chose de faisandé dans la démocratie française ? Je pense qu'il
y
a deux
choses sur ce que je viens de dire mes deux collègues. La première,
c
'est est-ce que la démocratie est plus forte que ces assassins de Daesh ? Oui, notre démocratie, notre nation, notre république est plus forte.
C
'est la raison pour laquelle on a décidé, tous les responsables politiques ont décidé de maintenir les élections. Ensuite, il y a le problème de la représentativité médiatique, et là c'est un autre sujet, des autres listes qui ne sont pas, entre guillemets, dans les partis dits traditionnels. Où là, pour le coup, c'est le seul point que je partage avec mes adversaires politiques du soir. Le seul point. Et pour le reste ? Pour le
reste, exactement. C'est pour ça que nous
sommes foncièrement démocrates, et
c
'est pour ça que nous sommes foncièrement républicains. Pour le reste, votre question c'était, quels sont les enjeux de ces élections pour le peuple ? Quels sont les enjeux de
ces élections pour les citoyens ? Je ne m'étais pas encore à ce thème, vous avez lu de ma parole. C'est ça, mais ça m'a anticiper. Ça m'a arrivé
un peu plus. Je voulais quand même que vous réussissiez. En tout cas, en termes de représentativité,
j'ai eu
un nombre de secondes de parole moindre que... Non,
mais parce que vous étiez
d'accord avec
ce qu'ils ont dit. Pour la fois que les
socialistes se
plaintent,
d
'accord. Pour le fait
que les socialistes ne peuvent moins parler, je ne peux moins parler, je ne peux moins parler, je ne peux pas s'en plaindre.
Exactement. Nicolas Dupoyen, alors
qu'est-ce
que vous pensez rapidement des mesures exceptionnelles, on ne
dit
pas d'exception, évidemment, exceptionnelles, prises par le gouvernement pour faire face à ce qu'on appelle la menace terroriste ? Est-ce que vous pensez qu'elle réponde à la demande de sécurité des Français ?
Oui,
en partie. Et je m'en suis félicité. Je regrette simplement que l'état d'urgence n'ait pas été pris quand je l'avais demandé. J'ai écouté M. Cambadélis au grand jury RTL et qui a un trou de mémoire. Il disait « Personne n'a jamais demandé l'état d'urgence ». Si, moi, je l'avais demandé le 9 janvier. Je l'avais dit au président de la République. Ça m
'a
été écrit dans plusieurs
journaux. Ça a été
rectifié sur France Info avec le vrai du faux. Ah
!
Ah bah, je le remercie. Alors, vous voyez comme quoi. Mais c'est ça qui est bien, au moins avec le temps réel des médias.
Voilà.
Mais je le dis pourquoi ? Parce que personne ne peut dire, je vais être très franc avec vous, que si l'état d'urgence avait été pris, il n
'y
aurait pas eu d'attentat. Moi, je n
'ai
pas cette malhonnêteté intellectuelle. Ce n
'est
pas vrai. Je n'en sais rien. En revanche, ce que je sais, c'est que si on avait fait ces perquisitions dès le mois de janvier, peut-être aurions-nous évité certains risques. Je ne sais pas lesquels. Deuxième point. L'état d'urgence, pour moi, il ne doit pas être permanent,
mais
il doit être plus fort. Je m'explique. On avait demandé la saisie des ordinateurs et des portables quand on fait une perquisition.
Ça
a été refusé par le gouvernement et la majorité socialiste. Comme la fouille des véhicules, je le regrette. Parce que je pense que si on ne donne pas aux policiers les moyens complets
d
'assurer l'état d'urgence, le danger,
c
'est qu'on va avoir une espèce d'état d'urgence mitigée, mi-figue-méraisin, qui risque de durer. Et là, je trouve que ce ne
serait
pas sain. Pourtant,
là, certains se plaident des abus de
l'état d'urgence pour l'instant.
Oui,
il y
a
toujours des gens qui râlent. Mais enfin, en attendant, je pense que les 130 victimes et leurs familles, elles auraient aimé. Et le meilleur hommage qu'on puisse leur rendre, c'est de mettre en place l'état d'urgence et d'être efficace. Ça ne suffira pas. Mais déjà, si on peut prendre les bonnes mesures et casser ces réseaux terroristes, c'est quand même l'urgence absolue.
Alors, parmi les mesures que vous préconisez, Nicolas Dupoyen, il y en a une qui est tout à fait originale. Vous avez demandé, vous proposez une contribution financière des députés pour équiper les agents de police de gilets pare-balles. Alors, selon vous, je vous cite, le coût d'un gilet pare-balles étant de 1 000 euros. Chaque député pourrait en financer 130 grâce à la réserve parlementaire. C'est quand même une proposition à tout le moins inattendue.
Oui,
mais parce que j'ai été voir... Moi, j'ai une habitude de faire de la politique peut-être différemment de certains collègues. C'est que j'aime bien aller voir sur place. J'ai été il y a 15 jours voir plusieurs commissariats, un dans ma circonscription et puis j'ai été dans le 11e près d'ici. Et j'ai vu une situation ahurissante que les syndicats d'ailleurs m'avaient communiqué. C'est le manque d'équipement de base. Le commissariat du 11e qui a vécu un drame puisqu'il
y a
un de leurs agents qui a été assassiné devant Charlie Hebdo et qui ont vu les horreurs qu'on a connues. Ce commissariat-là a 20 gilets pare
-balles
de nouvelle génération pour 320 agents. Et encore, il est tellement mal foutu qu'ils ne peuvent pas s'asseoir dans la voiture avec. Ils ont fait des commandes le 9 janvier. Avec les directeurs, ces commandes n'ont jamais été livrées. Le ministre, d'ailleurs, s'en était mu. Le ministre de
l
'Intérieur, donc je ne fais pas de la politique politicienne. Ça aurait pu être peut-être pareil avec le président gouvernement. Le ministre s'en était mu en disant comment ? Vous n'avez pas les équipements ? Non. On a une réserve parlementaire, chaque député.
Vous
savez, le crédit ne nous appartient pas. Les gens croient qu'on a de l'argent. Non. Ça vient de l'Assemblée nationale et on l'affecte à des communes ou à des associations. J'ai dit cette année, ce serait peut-être bien. En tout cas, je ferais... C'est un beau geste de demander aux députés. Si chaque député pouvait au moins, au lieu de financer l'association de pêche à la ligne, qui est tout à fait respectable, je ne
veux
pas me fâcher avec les pêcheurs à la ligne, est-ce qu'on ne peut pas tout mettre pour que nos policiers, nos gendarmes, qui sont des héros, aient les équipements nécessaires pour lutter contre cette guerre ? C'est ça l'enjeu. Donner les moyens à nos agents de pouvoir fonctionner. Et puis que l'État soit un peu moins bureaucratique. On parle de marché d'appel d'offres, ça va durer un an. Les agents,
ils
se sont tirés dessus. Donc voilà, un peu moins de bureaucratie, un peu plus de réactivité et
de bon sens.
Un commentaire rapide, Karim Boindran,
sur
cette proposition.
Alors, on pense évidemment à la campagne et aux
enjeux de celle régionale. Oui,
oui,
j'ai bien compris la proposition originale de M. Dubont-Aignan. Maintenant, il y a deux éléments à intégrer. Les ré-propositions sur l'augmentation du nombre d'effectifs de police, de justice, ont été formulées par le président de
la
République très rapidement lors des jours qu'ont suivi les attentats du 13 novembre. Ensuite, dans une ville comme la nôtre, Saint-Ouen, les réserves parlementaires sont utilisées comme un véritable bouclier social. On a une politique de droite violente à Saint-Ouen, où les associations culturelles, les associations sportives, où tous les associations de quartier ont été complètement réduits à néant. Une politique vraiment agressive en termes de soutien. Et heureusement qu'il y a des réserves parlementaires du député socialiste qui permet de pallier tout cela. Vous
ne pouvez
pas
commenter, peut-être, Aurélien Véran ? Non, vous n'êtes plus au
gouvernement.
Je ne savais pas que les partis socialistes
ne dirigeaient pas la France.
Je suis désolé. Très bonne
question. C'est parce
que nous
sommes au gouvernement
et parce
qu'on a un député, Bruno Leroux, qui permet justement de contrecarrer la politique
du maire de droite. Réactificatif, donc. Non, du maire de
droite. Non, ce n
'est
pas
réactif. C'est un adieu. Heureusement qu
'il
y a
de temps en temps des maires de droite pour pouvoir
enlever, pour pouvoir justement
supprimer
les aides de l
'association. On
écoutera
Aurélien Véran après la pub.
Si
vous remarquez une pause, deux minutes seulement, on revient ensuite pour cette édition spéciale élection régionale en France avec nos invités Nicolas Dupont-Aignan, Aurélien Véran et Karim Bouamran. Restez avec nous. A tout de suite.
Le
grand débat, 18h-19h sur Africa numéro 1. Africa break.
Africa
numéro 1, Paris présente Africa break. Ce soir, à la Bellevilloise, venez vous réchauffer autour de showcases exceptionnels. Retrouvez sur scène, Ina Moja, Tukiman, Conti Bilang, Mario Combo et Moustap. Africa break. Ce soir, à la Bellevilloise et en direct à la radio avec Maxime à partir de 19h30. Une soirée présentée par Phil Le Montagnard et Djenéba Dembélé et ambiancée par DJ Toubassi. Tous les auditeurs d'Africa numéro 1 sont invités. Connectez-vous sur Africa1.com pour recevoir vos invitations ou venez les retirer à la radio en semaine de 10h à 17h. Africa break. La grande soirée de showcase d'Africa numéro 1. Ce soir, à la Bellevilloise, Africa break. Africa break. Le
zéro, ça vient des Grecs, non ? Mais non, le zéro, c'est les Indiens.
Tout le monde
le sait. Le zéro, c'est les Arabes ou les Chinois. Indiens.
Les
Arabes ou
les Chinois. Bah si, les Chinois. Excusez-moi. Est-ce que je vous écoute à l'inverse ?
En fait, c'est Ford.
Ah oui,
on en a parlé. Avec Ford, voyez le zéro autrement. Jusqu'au 21 décembre, découvrez le crédit à 0% sur la gamme Ford. Crédit auto 0%, 2000 euros d'apport pour 10 000 euros empruntés, puis 48 mensualités de 208,33 euros, montant total du 10 000 euros, après acceptation par Ford Credit, voire Ford.fr.
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De
18h jusqu'à 19h, le grand débat avec Francis Laloupeau sur Africa numéro 1.
Édition spéciale élection régionale en France avec nos invités. Nicolas Dupont-Ayant, candidat tête de liste debout. La France, député de l'Essonne et maire de la ville de l'IR. Aurélien Véron est avec nous, tête de liste en Ile-de-France. Liste aux urnes citoyens. Président du parti libéral-démocrate. Karim Boimran, secrétaire national adjoint au parti socialiste. Candidat à 5 points en Seine-Saint-Denis, bien sûr. Sur la liste de Claude Bartholone. Alors on va parler des enjeux de ces élections. On va peut-être commencer avec vous,
Karim. Vous ne voulez pas que je
parle de l'État
sécuritaire
? Ah ben si, allez-y.
C'est un sujet quand même grave.
Aurélien Véron. Alors on va rester quelques minutes
encore
sur la question sécuritaire. Les Français ont subi la faillite de l'État-providence avec une explosion du chômage. 42 000 nouveaux chômeurs le mois dernier. Il découvre la faillite de l'État régalien. On a un État français qui consomme énormément de ressources et d'impôts. Les Français vivent aujourd'hui un vrai ras-le-bol fiscal. Mais en même temps, il n
'est
pas capable d'assurer la sécurité des Français. Alors je rejoins Nicolas Dupont-Aignan sur le fait que cet attentat, peut-être qu'un État mieux organisé, régalien, n'aurait pas pu éviter ces attentats. Moi je constate que pendant des décennies, l'État a grossi toutes ses interventions publiques, sauf
la
justice qui est sous-dotée. La justice a moins de budget que la culture. Ça veut
dire
que le ministère de la culture, de la propagande publique, finalement, a plus d'argent que la justice. La police a vu ses effectifs diminuer sous la droite. Donc ce n
'est
pas la gauche qui est en cause. Et la défense a vu son budget divisé par deux en 15 ans. Donc nous avons rétréci l'État régalien pour dépenser tout et n'importe quoi avec nos impôts. Et aujourd'hui, il
n
'y
a
plus de stratégie de l'État régalien. La protection n
'est
pas assurée parce que les personnes qui ont commis ces attentats étaient fichées. Les renseignements généraux, enfin les successeurs des renseignements généraux qui ont changé de nom, d'acronyme, sont dans l'incapacité de suivre ces personnes qui sont ciblées, fichées, identifiées. Alors l'État vote des lois intrusives, dangereuses, comme la loi Renseignement. La loi Renseignement a fait de tous les Français innocents des présumés coupables. Mais ça n'a servi à rien, nous le voyons avec les attentats. Et donc l'État régalien n'est plus en capacité d'être sur le terrain. Les policiers sont démunis. La justice n'arrive pas à traiter les dossiers.
Les centres de déradicalisation ferment en Seine-Saint-Denis parce qu
'il
n
'y
a plus de moyens. Et la bureaucratie a étouffé l'initiative, qui pourtant marche bien en Europe. On prend des islamistes, on les déradicalise, on les désintoxique. C'est fondamental comme enjeu. Eh bien non, la bureaucratie préfère dépenser de l'argent en assistana plutôt que dans sa mission proprement régalienne. Là, je pense qu'il y a un vrai enjeu national, et non pas régional, de à quoi sert l'État français. S'il nous taxe autant, tous les mois, si tous les ans, il augmente la pression fiscale, c'est pour quoi faire ? Eh bien moi, je me pose la question aujourd'hui. J'aimerais qu'on ait des réponses rapides parce que ce n
'est
pas en allant casser paper grill et en faisant des perquisitions par milliers après les attentats qu'on va résoudre ces décennies d'abandon de l'État régalien.
On va peut-être demander quand même à Karim Boimran de réagir à cet état des lieux. Mais
ce n'est pas que la gauche est en cause, c'est que la droite était avant lui
responsable.
Vous savez, les grands dossiers complexes, il faut essayer d'y répondre de façon la plus simple possible. La question,
c
'est pourquoi les gens
doivent
aller voter
dimanche
prochain
?
C
'est
la question. Les régionales, à quoi ça sert ? On parle de 12 millions d'habitants,
on
parle de 5 milliards de budget, on parle d'enjeux sur les questions de transport, de logement, de culture, d'éducation. Mais à moi, j'ai envie de parler de ceux que je cotoie au quotidien. Aujourd'hui, dans une ville comme Saint-Ouen,
il
y a, dans certains quartiers, plus de 40% de chômeurs.
Il
y a un ascenseur social qui est bloqué.
Il
y a de plus en plus de difficultés pour accéder au logement. Il y a de plus en plus de difficultés pour accéder à un emploi. Je ne
sais
pas si M. Dupond-Denéon a l'habitude de prendre la ligne 13 et à la comparer avec la ligne 14. Aujourd'hui, il
y a
une discrimination territoriale au regard de l'accès au transport. Voilà les enjeux. De dimanche prochain. Donc nous,
ce
qu'on propose, c'est justement une égalité des territoires. Une égalité face à l'emploi, une égalité homme-femme, une égalité en termes de sécurité. Lorsque vous regardez aujourd'hui, c'est de plus en plus compliqué pour les personnes qui vivent dans le 93 de prendre les transports en toute sécurité. Et je pense notamment aux femmes, après 21h. Donc c'est la double peine. C'est-à-dire qu'on se tape la journée au boulot, la journée au travail, je viens même dire la triple peine. Et en plus, l'insécurité dans les transports.
Donc c'est des questions très concrètes. D'accord, ce sont aussi les fondamentaux de la campagne. Le logement, l'emploi, l'emploi des
jeunes. C'est la règle pour
laquelle
? La sécurité, on
en a parlé. Je me tourne vers Nicolas Dupoyant. Parlons de votre programme qui s'intitule « Ne vous laissez plus faire ». Il s'agit de faire le ménage dans la région, dites-vous, notamment en faisant la chasse au gaspillage, revoir à la baisse des budgets du projet du Grand Paris, rendre gratuites les autoroutes autour de l'île de France, agir pour l'emploi en rapprochant domicile et travail. Alors sur ce dernier point, justement, je suis interrogé. On se demande comment vous pouvez tenir une telle promesse, c'est-à
-dire
travailler près de chez soi, dans un contexte où la question de l'emploi reste quand même, pour l'instant, difficile à résoudre. Voilà, c'est plutôt la mobilité aujourd'hui qui est au cœur de la question de l'emploi plutôt que le fait de travailler près de chez soi et qui devient finalement un luxe ou un privilège.
Eh bien justement, on a des problèmes de transport considérables.
D
'abord, premier point, moi je suis candidat parce que je suis maire d'une ville de banlieue desservie par le RERD
et
que je suis révolté depuis des années de voir passer tous les gouvernements différents, les conseillers régionaux, et que des problèmes simples ne soient pas traités. Il manque 15 rames, 15 rames,
sur
1 000, pour qu'il n
'y ait
pas de train supprimé. Il manque de l'entretien simple, il manque etc. On a chiffré
l
'ensemble des crédits pour rénover les RER, 3 millions d'usagers par jour,
à
10 milliards. D'accord ? Au même moment, la droite, Sarkozy, puis repris par la gauche, ils ont le même programme, Bartholome et Pécresse, inventent
le Grand Paris. Absolument pas.
Ils inventent le Grand Paris. Le super métro du Grand Paris. Alors c'est très à la mode et ça fait très chic. Je suis pour le Grand Paris. Je suis pour le super métro. Simplement, ce super métro du Grand Paris, il coûte 30 milliards. Personne n'a estimé sa rentabilité économique. Et il distrait les crédits publics de l'entretien, la réparation, la capacité, le bon fonctionnement déjà de ce qui existe. Donc moi, je suis candidat, avec ma liste, des luttes terrain, notamment de Grande Couronne, pour qu'à un moment,
on
se pose
et
on dise oui, il
y
a des choses dans le Grand Paris qui sont bonnes, la prolongation des lignes de métro, par exemple, la ligne EOL, la desserte des aéroports, encore qu'il faille le faire par le privé parce qu'il
n'y a
aucune raison de payer ça. Mais en revanche, j'aimerais qu'on redéploie certains crédits. La double boucle, elle coûte tellement cher, 200 millions d'euros le kilomètre, et elle ne desserre pas les plus gros besoins. Donc je veux simplement
que
l'on réoriente les crédits. D'abord, qu'on dépense moins parce que ce n
'est
pas financé, je ne
veux
pas augmenter les impôts. Et
deuxièmement, je veux qu'on réoriente... Ils ne sont
pas
définitifs encore les budgets.
Ah si, ils sont quasiment définitifs. La société du Grand Paris, elle vient d'emprunter 1 milliard dans l'opacité la plus totale. Donc je veux qu'on réoriente les crédits vers le quotidien. Ça,
c
'est le premier point. Et deuxième point, vous en parliez, je voudrais qu'on se pose la question que s'est posée le général de Gaulle il
y
a 40 ans, qui avait dit qu
'il
faut créer les villes nouvelles pour que l'emploi ne soit pas concentré a fait qu'on a levé les restrictions d'implantation, que tout le monde s'est implanté à la Défense, en pleine Saint-Denis, les emplois.
Et
si on continue
à
concentrer tous les emplois au même endroit,
on
pourra rajouter des dizaines de milliards, on n'y arrivera pas. Donc je demande qu'il
y ait
une vraie politique de délocalisation dans les différents départements de Grande-Couronne autour de Pôle, autour de Orsay, autour d'Evry, autour de Malins-Sénard, en Grande-Couronne, pour que les 6 millions d'habitants qui vivent en Grande-Couronne et des pôles d'emploi. Je demande le haut débit Internet qui peut éviter des transports, qui peut permettre de travailler chez soi, qui peut permettre de développer des activités. Bref, je voudrais qu'on prenne les problèmes de déplacement
un
peu plus en cause. Alors bien sûr, je ne vais pas vous dire d'un coup de baguette magique, je vais créer des emplois partout. Mais est-ce qu'on peut éviter la concentration des emplois au même endroit ? C
'est
vital. Sinon,
on
ne
va
pas y arriver.
C'est ce qui me gêne, Francis, et avec tout le respect que j'ai pour M. Dupont-Lagnan.
Ça, ça commence
mal quand on
commence.
On voit bien le clivage qui est entre la gauche et la droite. Pas une seule fois j'ai entendu le mot égalité.
Mais l
'égalité, elle est évidente.
Pas une seule
fois.
Attendez, l'égalité, vous ne la faites pas pour le RER. On va présenter...
Pas une seule fois. Excusez-moi, je peux juste terminer. Oui, je vous en prie.
Aucune fois j'ai entendu le mot égalité. Égalité territoriale,
égalité
homme-femme, égalité emploi. Non mais,
parlons des propositions.
Mais ce sont des grands mots,
c
'est quand même un des principes du pacte républicain,
quand même, le mot égalité. Mais bien sûr.
C'est très incantatoire quand même tout ça.
Quelles
sont les propositions concrètes ? Mais quelle est
le contenu ? Ah bah lesquelles ? Alors, sur quoi par exemple ? Faire le RERD pour que les gens
de Grande-Couronne aient
l'égalité
par
rapport à Paris ? C'est peut-être pas mal. Égalité
homme-femme,
égalité territoriale déjà.
Égalité territoriale, c'est pas normal que le temps moyen pour un séquano dionysien, c'est-à
-dire
un habitant de la Seine-Saint-Denis, c'est plus d'une heure pour aller accéder à son emploi. Et
les sommes,
c'est pire ?
C
'est une heure et demie. Ça démarne, ça peut être encore plus. D
'accord. Ok, très bien. Bon alors, l'égalité ? Pourquoi je parle des emplois ? Mais attendez, vous avez pas compris ce que je disais ? Mais
justement
!
Mais quand on parle de répartir
les
emplois, c'est pour l
'égalité ? Et on en parle après la pub. Restez avec nous. A tout de suite.
De 18h jusqu'à 19h, le Grand Débat sur Africa numéro 1. Jusqu'à 19h, le Grand Débat avec Francis Laloupeau sur Africa numéro 1.
Deuxième
édition consacrée
aux élections régionales en France. Ce sera le 6 et le 13 décembre prochain. Nous sommes accompagnés de Nicolas Dupont-Aillant, Aurélien Véron, Karim Boamran. Aurélien Véron qui n'est pas beaucoup intervenu. Oui. Aurélien
Véron,
vous êtes président du Parti libéral-démocrate. Vous êtes peut
-être
de liste en Ile-de-France. Est-ce que c'est un collectif aux Unes citoyennes ? On va dire ça comme ça ?
C
'est une plateforme
expérimentale qui
est vouée, qui est destinée à durer et qui rassemble trois mouvements. Génération citoyenne qui est présidée par Jean-Marie Cavada, Ile-de-France juste envers tous qui est présidée par Pierre Tavares et puis le Parti libéral-démocrate. Cette plateforme, elle est très diverse et je crois que cette diversité des origines de ses membres socials, on a beaucoup d'entrepreneurs, de professions libérales, de salariés, des chercheurs, des fonctionnaires et puis une diversité d'origine.
On a quand même une des listes, je pense, les plus représentatives de la diversité en Ile-de-France avec beaucoup de Français qui sont originaires du continent africain, par exemple, et qui sont des leaders dans leur domaine. Quand je regarde ce qui se passe chez les Républicains, par exemple, excusez-moi, je vais être un peu cru, mais on a un peu l'arabe de service sur la photo. Il vient tracter, on le
met
sur la photo, on le
met
en avant, mais en gros, il n
'est
pas le leader. Nous, dans notre liste,
on a des leaders.
Excusez-moi, pas à Paris. Il n'y
en
a pas. À Paris, il n'y
en
a pas. Ailleurs, oui, c'est ça que vous voulez dire. Probablement ailleurs, mais à Paris. Au PS, il
y a
quelques voix qui ont aussi tendance à s'exprimer dans ce sens-là.
Moi,
je constate
que dans notre liste, si vous me permettez cette diversité,
vous dites que
c
'est partout en France ou à Paris.
Non, non, non, c'est l'inverse.
Justement, il
n
'y en
a aucun,
il n'y en a pas un
arabe de service
à Paris, il n'y
en a
aucun. Pas de communautarisme, on est tous sur
la même ligne, mais
on est tous leaders dans le domaine,
on
est tous entrepreneurs. Et moi, ce que je constate, cette diversité-là, elle ouvre beaucoup sur l'angle d'attaque du sujet. Un, il se rend compte que le débat droite contre gauche, il est devenu stérile. Pourquoi ? Parce qu'effectivement, entre le programme de la gauche et de la droite, il n'y
a
pas de différence. Quand vous écoutez les listes qui sont, on va dire, hors du jeu institutionnel et qui arrivent des vrais projets, là, il y
a
des idées. Et donc, qu'on soit d'origine africaine, d'origine asiatique ou d'origine parisienne ou francilienne, la vision est la même. Ce qui compte, c'est ce que nous pouvons faire de l'Île-de-France et ce sont les projets qui comptent. Donc, pour se battre projet contre projet, nous avons une clé aujourd'hui qui s'appelle le référendum, le référendum régional. Nous voudrions instaurer sur un rythme d'abord annuel et éventuellement trimestriel un référendum qui permette de transcender le clivage gauche-droite qui est stérile et dire le Grand Paris, telle ligne. Ça coûte 7 milliards estimés. 7 milliards estimés,
ça
veut dire 15 milliards au final. 7 milliards estimés, ça veut dire peut-être 500 millions de frais de fonctionnement. Est-ce que vous êtes pour ? Est-ce que vous êtes contre ? Voilà le pour, voilà le contre. On a un an et dans un an, les franciliens votent.
Ce
système de référendum, il apporte un outil de démocratie en continu. Les élus détestent ça parce que les élus, ils n'ont pas confiance dans les Français. Moi, je préfère m'adresser aux Français pour ces questions. Des démocraties très apaisées près de chez nous comme la Suisse vivent du référendum de manière très régulière. Eh bien moi, pour l'État de France, je veux ce système référendaire. C'est la démocratie semi-directe qui a des chances de soigner cette maladie terrible que nous vivons qui est la démocratie représentative où les représentants ne font pas leur job, sont absents, empochent et cumulent leur mandat et ne sont pas sur le terrain.
Le référendum, c'est d'avoir rendu à tous les citoyens. Ça, c'est une mesure qui nous rassemble tous, Pierre Tavares, Jean-Marie Kiavada et moi. Et peut-être aussi Nicolas Dupont-Irnau.
Le référendum, oui. Il y en a un qui est pour le référendum.
Et la votation suisse.
Non, non, je préfère que vous votiez pour moi quand même.
Alors parlons
de Debout la France, justement Nicolas Dupont-Irnau. Est-ce que votre parti parvient à trouver sa juste place dans cette compétition ? Parce que votre parti, finalement, a du mal un peu à le saisir.
Il
y a beaucoup de commentaires autour de votre parti. Souvent, d'ailleurs, dans les interviews, vous précisez, vous rectifiez, évidemment, ce qu
'on
peut projeter sur le parti comme commentaire. Alors on parle d'un parti souverainiste, plutôt opposé à l'architecture européenne actuelle. C'est vrai qu'à part ça, votre positionnement sur la scène politique reste confuse pour une bonne partie de l'opinion.
Bon, écoutez, moi je suis un parti gaulliste. Gaulliste, ça veut dire quoi ? C'est que nous sommes pour l'indépendance du pays. Car nous sommes le seul pays, un des rares pays au monde à ne pas maîtriser nos frontières, notre monnaie, notre budget, nos lois. C'est décidé par des gens non élus à Bruxelles. On me critique en me disant que je suis anti-européen. Non, je suis contre le dévoiement de l'Europe. Je pourrais une Europe des nations, des projets. Ça,
c
'est la base de notre engagement parce que à quoi ça sert
d
'élire des gens s'ils ne servent à rien et qu
'ils
vont prendre leurs ordres chez Mme Merkel, M. Obama ou M. Juncker maintenant ? Ça n'a aucun sens et la démocratie, pour moi, c'est vidée de son contenu en France parce que nos dirigeants, Gauche-Droite, ont signé des traités
que
les Français avaient d'ailleurs contestés parce qu'ils avaient voté non. Donc,
c
'est le point fondamental de mon engagement. Ensuite, je suis un parti gaulliste social. C'est-à-dire que je crois qu'il faut une relance économique. Je crois qu'il faut plus de liberté pour les PME et vraiment développer notre économie, nos emplois. Nous voulons l'aménagement du territoire. Nous voulons la participation de
l
'entreprise. Vous savez, il y a un million de Français qui votent pour nous à chaque échéance, un peu plus, alors que je suis en permanence critiqué sur les médias. en m'assimilant soit au Front National, soit au ceci. J'ai jamais vu quelqu'un dans ma vie venir devant moi dans la rue me disant vous êtes comme le Front National. Les gens font très bien la différence. Mais ce qui me désole aujourd'hui, c'est qu'on enferme les Français dans un faux choix. Soit vous continuez avec les nuls qui nous ont gouvernés depuis 20 ans, soit vous partez à l'aventure avec le Front National. Et d'ailleurs, les nuls qui nous gouvernent depuis 20 ans, il y
a
des gens très bien parmi, ce n
'est
pas contre vous cher ami.
Le cher ami, j
'ai
eu
l'adoubement de M. Dupont
-Aignan. Non,
mais c'est ce que je veux dire par là. On
a pris deux points dans les
fondages. Je ne vise pas les personnes, je vise un système. Soit le système, soit les extrêmes. Eh bien, je suis convaincu qu'il faut présenter aux Français une autre alternative patriotique, d'un patriotisme équilibré, serein, crédible, sérieux. parce que s
'il
n
'y
a pas d'alternative sérieuse rapidement, eh bien, il va y avoir des problèmes. Et ça, ça gêne parce que le système, il veut absolument qu'il y
ait
le Front National. Ça leur permet, c'est le dernier motif qu'ils ont pour que les gens votent pour eux. Et donc, ils jouent avec le Front National jusqu'au jour où ils seront embarqués par la vague. Et je supplie les électeurs qui m'écoutent d'aller voter. Il y a le choix. Il y a plusieurs listes.
Il
y a la liste de M. Véron. Il
y
a la liste que je présente. Il y a d'autres listes parce que si on ne fait pas vivre la démocratie,
eh
bien, ça va mal finir.
Parlons de la liste de ceux qui gouvernent aujourd'hui. Parlons du PS Karim Bouamran. Jusqu'à présent, le PS a co-géré la région avec les écologistes. Aujourd'hui, c'est plutôt le divorce. On parle de cette gauche qui part, non régionale, plutôt divisée. Alors, il y
a
eu ce référendum interne de la gauche qui a été initié par Jean-Christophe Clamadélis. Référendum, évidemment, je dirais, qui a fait long feu puisque finalement, il y
a
eu très peu de votants. pour que des gens qui ont envie de se séparer s'unissent forcément au forceps. Alors, il y
a
eu ensuite l'appel de Manuel Valls à une fusion de la liste de droite et de gauche pour barrer la route au Front National. Tout cela, évidemment, n
'est
pas parvenu à ressouder la gauche. Finalement, l'état clinique du PS n'a jamais été aussi critique à la veille d'une élection. Est-ce que vous vous sentez quand même... Comment vous vous sentez à
la
veille de cette élection au PS
? Alors,
plusieurs choses. Le référendum qui a été initié par Jean-Christophe Clamadélis ça a été un succès. La preuve,
on
a parlé de ça pendant trois semaines.
On a même cherché
à nous... On
en a parlé pour se demander à quoi ça servait. C'est ça ?
Ça servait.
À vous parodiez peut-être.
Pardon ? À vous parodiez peut-être, mais c'était quand même plus drôle que sérieux.
Non, absolument
pas. On parle, vous parlez de référendum populaire, vous parlez de consultation populaire et lorsque
notre parti en lance une,
là vous parlez de parodie. C
'est extraordinaire. C'était le thème du
référendum.
J'ai pas compris la question de renvoyer sur la question
comment
se
trouve le PS.
On
nous mettait en dessous de 20% avant l'été.
Et
là, en moyenne,
on
est à 25%. On nous disait c'est la mort du PS. On est le parti leader à gauche. Dans quel état ? Aujourd'hui. Dans quel état ?
Dans
un bon état. On a réussi notre congrès, le congrès de Poitiers l'an dernier. Il y
a
une
diversité d'opinions. C'est moins
détendu que
vous.
Pardon ? C'est moins détendu que vous. C
'est
normal, le Premier ministre. Il gère la France. Non, il gère la France.
On est dans une vraie radio en plein des journalistes.
Heureusement. Heureusement. Et au regard des funestes et des malheureux événements, il
y
a de quoi ne pas être détendu. Je le serai pas moins à sa place. Donc, sur la question des enjeux, parce que c'est ça. De
la division de la gauche. C'est ma question.
Premier tour. Premier tour. On choisit son offre politique à gauche. Second tour, on se rassemble. Parce qu'effectivement, contrairement à
ce
que disait M. Véran, je reste convaincu qu'il y
a
une différence entre la gauche et la droite. Et on le voit au quotidien. On le voit au quotidien. Quand vous êtes un élu terrain, quand vous êtes un militant terrain, vous voyez la différence qu'il
y
a entre la gauche et la droite. La droite enlève. La droite réduit la puissance publique. La droite de Pécresse, contrairement à ce que disait M. Dupont-Aignan, a un projet foncièrement différent d'une autre. Valoriser les territoires riches, réduire la puissance publique, augmenter les impôts. Et on le voit en direct live, si je peux m'exprimer ainsi, dans ma ville, comme Saint-Ouen.
Alors, c
'est extraordinaire.
J'avais du mal quand même à répondre à ma question.
On ne sait pas très bien où est le projet. On sent bien le calcul politique,
les alliances, mais
on ne voit pas le projet.
Moi, en tant que citoyen,
vous voyez, ce qui m'intéresse, c'est comment les transports vont
évoluer. Non,
non.
Si je puis
le permettre, le projet,
je l'ai évoqué, les transports, l'emploi, l'égalité territoriale.
Mais ça, c'est un
contrat de
droit.
En revanche, priorité à l'emploi, on
est tous pour la priorité à l'emploi.
Je suis prêt à entendre le vôtre parce qu'à part la proposition référendaire et cette
espèce de multiculturalisme
politique, gauche-droite, il n
'y a
plus de gauche-droite. Je n
'ai
pas très bien compris. L'outil
référendaire permet
de rendre le pouvoir
au peuple. Non, non, je parle du projet. Je ne parle pas d'un plan
constitutionnel. Vous parlez des transports. Effectivement,
en Paris, c'est une gablue. Moi, je parle du
projet. On parle de propositions.
Ce matin, rappelez-moi,
Aurélien Véran, ensuite,
je voudrais parler de propositions. Uberisons les
transports. Uberiser les transports, ça veut dire appliquer le même paradigme qui était appliqué à la corporation des taxis.
C
'est de dire que des jeunes qui ont le sens de l'initiative qui sont auto
-entrepreneurs. Vous voulez privatiser les transports publics ? Créer leur
boîte.
Non. On garde les transports publics. La
libéralisation, c'est ça ? Non,
non,
non.
C'est économique collaborative. Laissez-moi proposer mon projet. Je ne sais pas, vous parlez du libéralisation. Si vous voulez le prendre,
vous vous en parlez, mais là, c'est le mien. Alors, on garde le transport public, on les
renforce. Je croyais des investissements à envisager. En revanche,
en complément des transports publics existants payés par le Navigo, nous ouvrons à la concurrence libre et non faussée tous les transports complémentaires. Parce que quand vous êtes au fond de l'Essonne, au fond de Seine-et-Marne, où il n
'y
a pas de transport public, votre passe Navigo à 70 euros, c'est de
l
'escroquerie. Vous avez une ligne de bus et une ligne de RER quand elle marche. Quand vous êtes dans Paris, vous avez tout le métro, tous les bus, vous avez toutes les lignes de RER. Au fond de Seine-et-Marne, il n'y a rien. Laissons les concurrents, laissons tous les entrepreneurs, les auto-entrepreneurs, ceux qui aujourd'hui conduisent des VTC, montez leur ligne de bus, de navettes, d'express,
c'est
une mesure concrète,
c
'est une mesure qui intéresse tous les jeunes dans les banlieues qui n'ont pas notre job et qui ont du mal à trouver un employeur qui veuille d'eux. Moi, à Paris, je travaille en binôme avec Magat Diop. Magat Diop, c'est une femme absolument extraordinaire qui anime avec moi la campagne parisienne qui est quand même très lourde, 2 millions d'habitants.
Qui est présente
dans le studio, d'ailleurs.
Qui est présente à mes côtés et qui mène la campagne sur le terrain très activement. Elle est dans la réinsertion. Elle est en train de... Son métier, c'est de conseiller les gens qui se sentent qui n'ont plus d'estime d'eux-mêmes, qui n'ont plus confiance en eux-mêmes, de leur dire vous avez des talents, vous allez y aller. Ce qui compte pour eux, c'est la formation. C'est leur redonner confiance, non pas en les assistant, mais en leur donnant des outils pour qu'ils apprennent à se valoriser eux-mêmes et à trouver leur job. Eh bien, une voie,
ce
n
'est
pas forcément l'être salarié parce que le salariat, c'est très dur. Notamment quand on est noir, arabe, eh bien, les employeurs ont du mal à vous prendre parce qu'il y a une
vraie banale à l'emploi.
Surtout qu'on est une femme. Auto-entrepreneur
et en plus une
femme,
c
'est encore plus compliqué.
Auto-entrepreneur, c'est un métier qui
est ouvert à tous parce qu'on a son propre emploi. Eh bien, les transports collectifs que nous proposons ouverts à la concurrence, ça s'adresse à tous ces gens qui sont prêts à monter leur boîte, à proposer des services à des clients. Et ce que je propose, c'est que les franciliens ne soient plus des usagers captifs de monopoles
publics qui
sont délabrés, qui ne
sont
pas fiables, qui sont souvent en grève, mais qui soient les clients de services privés tenus par des gens qui ont le sens de l'entreprise.
Ça, c'est l
'avenir de la région Île
-de-France.
Merci Aurélien Véran, tête de liste en Île-de-France. Liste aux urnes citoyens. Nicolas Dupoyan, vous voulez intervenir
?
Oui, je crois que sur la région, il faut une liste de gens qui connaissent déjà les problèmes
et
qui les vivent. Moi, je suis très fier que les... Vous
avez
le sentiment que vos voisins connaissent les problèmes ou pas ?
Je ne me permettrai pas. Ils les connaissent, bien sûr, parce qu
'ils
sont candidats. Et en plus, ils sont tous les deux de terrain. Mais ceux qui gouvernent, malheureusement, que ce soit le PS ou l'UMP républicain, dit républicain, soi-disant républicain, ne connaissent pas les problèmes.
Ils
sont enfermés dans... Ils sont hors sol. Moi, je vais vous dire, sur les transports, quand je vois que M. Delarue, qui est vraiment le président des associations d'usagers, nous a soutenus, ce n
'est
pas par hasard.
C
'est parce que notre liste, ce sont des élus de terrain, des petites villes, des responsables associatifs
qui
veulent changer le fonctionnement de la région. À Paris, c'est Stéphanie Gibault, qui est une lanceuse d'alerte,
qui
n'appartient pas, d'ailleurs, pas à mon parti. Elle reste indépendante, mais qui
est
une lanceuse d'alerte qui a dénoncé le scandale UBS, qui est notre tête de liste à Paris. en Seine-Saint-Denis,
c
'est Eugène-Henri Moret. Moret, Moret.
Moret,
oui, Moret. Je dis Moret, mais c'est Moret. Vous
avez raison.
Il est bien vivant. Il est... Oui,
oui. C'est Eugène
-Henri Moret, qui est un type extraordinaire, qui était d'ailleurs au front de gauche et à la Courneuve. Au PC, oui, absolument. Et qui nous a rejoints, qui mènent une belle campagne avec une proposition, par exemple, très concrète, la seconde chance. Tiens, vous me parliez, qu'est-ce que c'est mon idée politique ? C'est
ça.
Je suis un humaniste gaulliste. C'est quoi la seconde chance ? C'est que dans notre pays, un gamin
qui
échoue
à
15 ans, 16 ans, qui
a
une crise d'ado, ça existe, on a tous eu des... On a des enfants, parfois. Et en tout cas, quand on a des enfants, c'est ce que c'est. Les crises d'ado. Et un enfant, en France, quand il part sur le mauvais côté, il n
'y a
pas la capacité de le rattraper. C'est un drame pour le pays. Pour lui et pour le pays. Ma seconde chance,
c
'est quoi ? C'est que chaque enfant qui arrête les études aurait un crédit
de
formation professionnelle de 2 ans d'études. Car celui qui fait 10 ans d'études, il coûte cher à l'État. Et pourquoi celui qui quitte, il n'aurait pas le droit d'un retour ? Aujourd'hui, on s'aperçoit que la formation professionnelle, c'est la compétence de la région. Ça va, pour faire des cours d'anglais au cadre des multinationales, c'est gaspillé 300 millions par an. Moi, je veux qu'on réoriente. On n'aura pas plus d'argent, on en aura moins. Donc, comment on fait pour réorienter les dispositifs régionaux vers l'urgence ? L'urgence, c'est qu'un gamin
qui
a 20 ans, 22 ans, veut revenir dans le droit chemin, on lui redonne une chance. Ça, c'est vital. Parce que vous parliez d'égalité tout à
l
'heure. J'aime autant l'égalité que vous. Personne n'en a le monopole. Le problème de notre société française,
et
je suis élu de banlieue, et j'ai beaucoup de jeunes de banlieue dans ma ville, je vois ce qui galère, c'est qu'ils sont bloqués, soit dans la cistana, soit dans la révolte, soit dans le trafic de drogue, pour une minorité. Ça, je ne
peux
pas l'accepter. Il faut redonner une chance. Redonner une chance,
c
'est une société de responsabilité. Eux, on redonne la possibilité à un jeune de refaire sa vie. Voilà un exemple concret, la carte de la seconde chance.
Je suis un des seuls à le proposer. On va rester sur la société de responsabilité. On va marquer une dernière pause. On revient ensuite pour la conclusion provisoire, forcément, de ce débat. A tout de suite.
Le
grand débat jusqu'à 19h sur Africa numéro 1.
Édition spéciale élection régionale en France. Nous en parlons avec Nicolas Dupont-Aignan de la liste Debout. La France, députée de l'Essonne et maire de la ville de hier. Candidat, bien sûr, à cette élection, à ces élections régionales. Aurélien Véran est avec nous, au tel de liste en Ile-de-France. Liste aux urnes citoyens, président du Parti libéral-démocrate et Karim Boameran, secrétaire national, adjoint du Parti socialiste, candidat à Saint-Ouen, sur la liste de Claude Barthelonne. Juste une petite parenthèse. Il nous reste très, très peu de temps, mais je ne voulais pas laisser passer...
Enfin, je me tenais à vous poser la question des collègues du Pauvinien parce que c'est une originalité dans votre programme. C'est la protection des animaux. Alors, vous voulez soutenir les refuges, créer des centres d'accueil pour les chevaux ou pour les âgés. C'est quand même plutôt inattendu, non ?
Oui, vous savez, moi, je faisais partie de la fondation Brigitte Bardot. Ah,
c'est pour ça. J'ai fait dans
ma
ville plein de choses pour
les animaux.
Je
ne
vois
pas pourquoi on ne devrait pas le dire. Bon,
je
n'en fais pas. Il faut d'abord s'occuper des êtres humains. Il y a tellement de souffrance et de malheur. Mais on peut très bien s'occuper des êtres humains et enlever les souffrances. Ça ne veut pas dire qu'on doit maltraiter les animaux. Voilà. Donc, il y a tout un volet animaux que
j
'ai fait dans ma ville.
Je suis très fier de ce qu'on l'a fait.
Alors, pour ceux qui ont des chevaux et des pônes âgés, il faut
aller... Voilà. C
'est une association qui m'a proposé ça. J'ai dit pourquoi pas.
Il n'y a
pas que ça.
Merci. Aurélien Véran, alors rapidement, le Front National, vous le savez, est devenu une sorte de curseur comme ça de la vie nationale. On a réussi à ne pas en parler depuis le début de l'émission. Juste un moment. Je voulais justement votre réaction sur cette déclaration de Marion Le Pen qui a déclaré hier à Toulon que je cite, « Si les Français peuvent être de confession musulmane, c'est à la condition seulement de se plier aux mœurs et au mode de vie que
l
'influence grecque, romaine et 16 siècles de chrétienté ont façonné. »
Est
-ce que ce genre de propos a sa place dans le débat des régionales
? Écoutez,
je trouve ça... Excusez-moi, c'est complètement débile. Les Franciliens s'attendent à l'emploi, à la question d'emploi, de formation, d'échéance, d'école. On est en train de parler de la Grèce et de l'esclavagisme en Grèce. On est en train de parler des païens, de... Nous avons des racines, on ne
va
pas les nier, mais ce n
'est
pas un sujet de régional. Les régionales, c'est notre quotidien, c
'est
l'emploi. Et moi, pour revenir à l'Île-de-France, Nicolas Dupont-Aignan a parlé de son département de l'Essonne. Nous avons des pépinières de Talon, le plateau de Saclay, la Vallée de la Bièvre jusqu'à Évry, qui sont sous-exploités. On pourrait avoir des dizaines de milliers d'emplois si ces plateaux, si ces vallées, si ces compétences étaient correctement exploitées. La région d'Île-de-France et toutes les régions de France d'ailleurs doivent évoluer. Aujourd'hui, être élu, ça veut dire dépenser l'argent public, lever les impôts, faire de la dette. Je dépense, donc je suis. Eh bien ça, c'est fini.
Aujourd'hui, être au conseil régional, à mon avis, c'est la notion de réinvention de la région. Un conseil régional doit travailler sur la fertilisation des talents. Qu'est-ce que c'est que la fertilisation
des talents ? Il n'y a
pas d'entreprise, il n
'y a
pas de valeur ajoutée,
il
n
'y a
pas de création d'emplois. Vous mettez ces 8000 chercheurs avec des entrepreneurs, avec des ingénieurs. Et en France, et en Ile-de-France particulièrement, nous avons les meilleurs ingénieurs au monde. Vous les faites travailler ensemble. Et là, la région a un rôle d'entremetteur, de faire rencontrer ces talents. Vous faire devenir des startups, des incubateurs de startups, ça ne coûte rien. Ils viennent avec leur argent. Je
vais renvoyer les investisseurs à votre
site internet parce
que sinon, vous avez des dizaines de l'emploi derrière et l'Ile
-de-France devient rayonnante de toute l'Europe. Ce n
'est
pas le cas. On
a des indications précises sur votre programme, rassurez-vous. Bien entendu,
ils
vont...
Mais l'emploi, l'emploi, ça c'est concret. sur
votre site internet Nicolas
DuposurneauCitoyens
.fr
Quel point positif vous trouvez-vous ? Un ou deux simplement au bilan de Jean-Paul Huchon,
de
l'équipe sortante de l'Ile-de-France ?
Le tarif, le pass Navigo tarif unique que j'avais proposé en 2010 et je me réjouis qu'il ait été voté parce que c'est eu tellement du bon sens que je ne
vais
pas que critiquer. Mais vous savez, malgré tout, le bilan, il n
'est
pas brillant. Franchement. Et je pense que quand on voit les dépenses qui sont faites et le résultat dans les transports, je pense qu'on peut faire vraiment mieux. Et je crois que c'est le mot de la fin. Moi, ce que j'aimerais, c'est que les électeurs sachent qu'il y
a
déjà deux tours de scrutin, que c'est un scrutin à la proportionnelle, qu'il
y a
la liberté de vote, qu'ils arrêtent... Je prends souvent une image. Vous savez, quand deux restaurants se font face à face et empoisonnent leur clientèle, est-ce que vous y retournez ? Jamais. Vous n'allez jamais dans un restaurant qui vous a empoisonné. Et pour autant, on vote en France toujours pour les mêmes. Eh bien, moi, je suis un petit bistrot de quartier avec des produits du terroir, moins connus, mais la cuisine est bonne et en tout cas, elle
est
honnête. Alors, j'aimerais qu'au premier tour, eh bien, ceux qui nous écoutent fassent émerger de nouveaux talents, de nouvelles responsabilités. Parce que sinon, on n'y arrivera pas. Voilà une conclusion savoureuse, en tout cas, un gage mental. Il
faut changer un peu. Qu'est-ce
qui
arrive à Boimbran
?
Juste, en tant que responsable politique, c'est important de penser à l'avenir de nos enfants et on pense à la COP21 et aux enjeux. L'île-de-France,
c
'est 12 millions d'habitants, c'est 700 000 personnes qui vivent sous précarité énergétique. Concrètement, ça veut dire quoi ? Ça veut dire qu'elles payent 10 à 20 % de facture
en
plus chaque mois. Donc un des enjeux, c'est justement de réduire la facture énergétique via un enjeu écologique. Et ça, c'est une des questions de la COP21. Ce n
'est
pas simplement sur les stratosphères, c'est des questions très concrètes, notamment les transports, le logement et évidemment la nourriture bio parce que la nourriture bio, c'est inaccessible pour les classes populaires.
Donc voilà les enjeux de la COP21.
Difficile de convaincre les électeurs quand on représente un parti qui est au gouvernement, surtout aujourd'hui en France.
Non, non, non, non. Si on a la foi en ce qu'on fait et si on a nos convictions et si on est présents sur le terrain,
si
on est déconnectés des sondages et surtout en croissant ce qu
'on
fait, ce n
'est
pas du tout difficile. Et comment réagissent les électeurs que vous rencontrez ? Très bien. Très très bien. L'enjeu, c'est simplement la mobilisation. C'est la mobilisation, la mobilisation, la mobilisation.
Aurélien Véran, vous avez su rencontrer vos électeurs vous parce que cette plateforme aux Unes citoyennes c'est tout à fait nouveau.
C'est des centaines de kilomètres pour parcourir tous les départements parce qu'il faut animer toutes les listes. Laetitia Brossard et Mactar Kamara dans l'Essonne et tous les départements. Donc c'est beaucoup de terrain. C'est beaucoup d'écoeurements. Je vois des électeurs qui sont vraiment écoeurés par la politique. Et
quand on leur dit mais si vous
voulez... Oui, mais c'est une réalité.
C'est
qu'aujourd'hui le premier parti de France c'est l'abstention. Il a raison. Et c'est dramatique parce que l'abstention ou le Front National ce n
'est
pas une alternative sérieuse. Et au final, les vieux partis traditionnels verticaux, hiérarchiques au service de clans et de chefs sont en train de mettre la main sur notre démocratie. Cette démocratie, elle s'affaisse, elle s'étiole et j'ai peur pour l'avenir. Donc je suis d'accord sur ce premier tour.
C
'est fondamental que les franciliens se disent il y a d'autres voix que les partis au pouvoir qui se partagent le pouvoir avec cette belle gamelle très bien rémunérée et qui est fermée. Il faut que les médias, les grands médias publics, RTL, Europe 1 et puis les médias publics donnent la parole aux autres voix parce que ce débat c'est un débat de fond. Aujourd'hui, nous sommes là pour proposer des idées nouvelles.
On n'est pas forcément d'accord
mais au moins il
y a
des idées.
Moi, calculer les écolos, l
'EPS, le FNR, je m'en fous complètement. Moi, ce qui m'intéresse c'est comment on va vivre demain, comment on va se projeter dans l'avenir de l'île de France. Et bien ça, aujourd'hui, il n
'y a
que vos chaînes à vous qui avez le courage de mettre des débats sur les plateaux et je vous en félicite. Mais je constate que les grands médias sont toujours au service d'une même ribombelle de copains et il y
a
une sorte de connivence qui est exaspérante et ça, je le sens sur les marchés tous les jours.
On fait notre boulot, c'est tout. Oui,
mais vous êtes aussi
nombreux. C'est courageux. Nicolas Dupoyant, merci d'être venu. Merci
à vous. Bonne
campagne. Merci beaucoup Aurélien Véran, merci d'être venu. Karim Ouamran, merci. Bonne campagne également. Merci de
m
'avoir invité. Et merci à toute l'équipe du Grand Débat, à Stéphanie Hartmann pour la production et avec notre stagiaire Yacine Alami. Merci également à Antoine Cruchon, bien entendu, pour la réalisation. Vous pouvez réécouter cette émission dès demain en podcast sur notre site africa1.com à la rubrique Le Grand Débat. Rendez-vous donc demain et bonne soirée à toutes et à tous à l'écoute d'Africa numéro 1 et prenez grand soin de la beauté des choses. Essayez en tout cas.
Nicolas Dupont-Aignan