Aller au contenu
Pourquijevote
Tous les transcripts
interviewfranceinfo — 8h30 franceinfo· 29 octobre 2023 18 min

Gaza : "Je refuse qu'on mène une guerre avec des massacres de civils, c'est valable pour le Hamas mais aussi pour Israël", déclare le député LFI Éric Coquerel

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

0:01
Présentateur

France Info Bonjour Eric Coquerel. Bonjour. Benyamin Netanyahou assure que la guerre dans la bande de Gaza sera longue et difficile. Israël qui considère Gaza, désormais la bande de Gaza, comme un champ de bataille. Rien ni personne dans le monde aujourd'hui ne peut empêcher cette offensive terrestre ?

0:19
Éric Coquerel

Si, je pense que les opinions publiques le peuvent. Et qu'il faut se mobiliser plus que jamais pour demander le cessez-le-feu. Trêve humanitaire, le cessez-le-feu. Là, je reprends même les termes, vous voyez, Mme Borne et Mme Colonna l'année dernière. Et puis de rouvrir des négociations, des pourparlers de paix sur la base de deux États.

0:39
Présentateur

Mais vous pensez donc qu'Israël, qui a beaucoup d'Israéliens otages du Hamas et qui, après, à mettre leur vie en danger en allant dans la bande de Gaza, peut écouter les opinions dans les autres pays ?

0:51
Éric Coquerel

Écoutez, je ne vois pas d'autre solution que de l'essayer. Parce que je ne vois pas d'autre solution que de l'essayer pour une bonne raison. C'est qu'autant on ne pouvait pas, malheureusement, anticiper les crimes de guerre du Hamas. Là, il y a des crimes de guerre sous nos yeux qui se déroulent. Et là, on les voit. Donc là, il y a le moyen au moins de protester, de s'y opposer

1:14
Présentateur

et de faire surtout des propositions pour un retour à la paix. Crime de guerre, c'est parce que, selon vous, Israël cible à dessein des populations civiles ?

1:22
Éric Coquerel

Très clairement. Ce n'est même pas moi, c'est Emmanuel Macron, il n'y a pas longtemps, qui dit que toute frappe sur des infrastructures civiles constitue un crime de guerre qui ne peut rester impuni. C'était le 23 novembre à propos des frappes russes sur l'Ukraine. Là, on est bien à ça.

1:37
Présentateur

Dans le droit international, la nuance, c'est si c'est un objectif militaire qui est visé.

1:40
Éric Coquerel

Donc c'est l'intentionnalité. Mais là, je vous rappelle que depuis le 7 octobre, il y a 7 726 personnes civiles qui sont mortes à Gaza, dont 3038 enfants. Et c'est les chiffres, non pas, comme c'est habitué de dire du ministère de la Santé du Hamas, mais ça, c'est les chiffres du Bureau de la coordination des affaires humanitaires des Nations Unies au Shah. Donc, principalement, mais à une échelle bien plus grande, ce n'est pas les combattants du Hamas qui sont en train de mourir, c'est les civils palestiniens et les gens qui bombardent de manière intensive des immeubles et autres, y compris des infrastructures de santé, y compris des journalistes.

Je vous rappelle qu'il y a plus de 27 journalistes qui sont morts maintenant depuis le début des conflits. Et des personnels humanitaires aussi. Ça fait très bien ce qu'ils sont en train de faire. Ce qu'ils sont en train de faire, c'est un nettoyage ethnique de Gaza parce que l'objectif de cette guerre, c'est ce que Netanyahou, le 22 septembre, devant l'Assemblée générale de la Nation du Kyi, présentait suite aux accords qu'il avait eus avec certains pays arabes, c'est de faire en sorte qu'il n'y ait plus de possibilités de territoire palestinien à l'avenir, ni en Cisjordanie et Gaza, et que la question palestinienne soit réglée par la question d'un grand Israël qui nie ses droits.

C'est ça qui est en train de se passer.

2:47
Locuteur non identifié

Il y a eu le 7 octobre entre-temps, il y a eu les attaques,

2:50
Éric Coquerel

il y a eu 1400 morts sur le sol israélien.

2:54
Locuteur non identifié

Jusqu'où va le droit d'Israël à se défendre ?

2:57
Éric Coquerel

La question c'est que dans quel conflit sommes-nous ? Est-ce que nous sommes, comme M. Netanyahou le veut depuis des années, est-ce que nous sommes dans un conflit qui est celui d'une guerre de religion, de choc de civilisation, où Israël est du côté de la démocratie et les Palestiniens du côté du mal, parallèles faits à travers le Hamas avec Daesh, Al-Qaïda et autres, et qui nécessiterait une coalition de toutes les démocraties avec eux ? Ou est-ce que nous sommes dans un conflit colonial qui dure depuis 75 ans et de plus encore depuis que M. Netanyahou le gouvernement d'extrême droite est arrivé en Israël ? Israël ne doit pas se défendre ?

Où on fait en sorte que des colonies continuent à s'implanter en Cisjordanie contre tout le roi international. Vous savez qu'il y a plus de 100 morts en Cisjordanie depuis le 7 octobre, que Zochas c'est pas le Gaza en Cisjordanie, tué par des colons. Et faire en sorte que Gaza, au bout d'un moment, les Palestiniens, c'est ce qui est en train de se passer, soient obligés de partir. Nous sommes dans ce conflit. Dire ça ne veut en aucun cas ne pas condamner absolument ce qu'a fait le Hamas, qui est une monstruosité évidente de massacre de civils que rien n'excuse.

Mais ce moment-là absolument monstrueux s'inscrit non pas dans la logique du choc des civilisations, mais c'est la logique d'une guerre coloniale que mène Israël, plus encore, je le répète, M. Netanyahou, au nom même d'ailleurs de paroles de plus en plus messiais que vous le savez.

4:21
Locuteur non identifié

Mais dire ça, c'est pas légitimer les attaques du Hamas sur le sol israélien ?

4:25
Éric Coquerel

Non, absolument pas, je légitime pas l'attaque du Hamas, y compris parce que ça se retourne d'abord contre les Palestiniens. Je légitime pas l'attaque du Hamas parce que je refuse l'idée qu'on puisse mener une guerre avec des massacres de civils. C'est valable pour le Hamas, mais c'est valable en ce moment pour les bombardements israéliens sur Gaza. Mais j'essaye de comprendre. Et pourquoi c'est important de comprendre ? Je vais vous dire pourquoi. Parce qu'il faut essayer de donner une issue à ça. Si on est dans le choc des civilisations, alors à ce moment-là, le chef de l'État, l'autre jour quand il appelle à une coalition, a raison.

À ce moment-là, la présidente de l'Assemblée qui a dit c'est dommage, il y a des victimes civiles, mais Israël a le droit de se défendre, a raison. Si on est bien dans un conflit d'abord colonial, mené par Israël pour faire en sorte qu'il ne puisse pas y avoir l'existence d'un État palestinien à ses côtés, ce que reconnaît la résolution de l'ONU, alors on demande le cessez-le-feu, la trêve humanitaire, et on essaye de résoudre la question de manière politique.

5:15
Présentateur

Mais il est peut-être possible de faire la part des choses entre le discours que vous tenez, ce regard historique, et puis l'immédiateté de la chose, les attaques du Hamas le 7 octobre, et la réponse d'Israël à ces attaques, quand la France a subi des attentats, elle a mené des réponses. Mais ce n'est pas, excusez-moi, justement, je ne fais pas le parallèle. Oui, je sais que vous, mais la question que je vous pose est, y a-t-il une réponse militaire d'Israël après ces attaques qui pourrait vous sembler légitime ? Excusez-moi.

5:38
Éric Coquerel

La réponse militaire d'Israël en ce moment, je vous fais remarquer que principalement, elle vise les civils palestiniens, à une échelle évidente. Donc moi, je m'interroge. Quand, par exemple, Israël, on parle, moi je ne crois pas à cette histoire de... C'est un élément sur lequel s'appuie Netanyahou. Moi, je pense que les objets de guerre ne sont même pas les représailles. Je vous l'ai dit, c'est d'en finir avec la possibilité d'un territoire palestinien sur Gaza. C'est ça qui est l'objectif. Si Israël, son souci était avant tout la préservation des Israéliens, mais vous croyez qu'ils agiraient comme ça vis-à-vis des otages israéliens retenus aujourd'hui à Gaza ? Bien évidemment.

Rien n'est fait pour faire en sorte que ces otages... Même la population israélienne est partagée sur le sujet. Bien sûr, mais il y a plus de critiques en Israël qu'en France, ce que fait le gouvernement Netanyahou. Et ce, dès le 8 octobre, la lune de Haaretz, je vous rappelle, le 8 octobre, journal de centre-gauche. C'était le fait que le principal responsable, c'était Netanyahou. On aurait fait ça, on serait fait traiter tous les noms. Donc, on a cette situation qui est donnée. Et moi, je crois que la question ne va pas se résoudre. Qu'est-ce que vous croyez qui est en train de se passer ? Vous croyez que les civils, les enfants qui meurent sous les bombes israéliennes, ça va les calmer ?

Vous croyez que... Si c'est ça l'objectif, vous croyez que ça va les calmer par rapport à moi ? Non, ça ne va pas les calmer. Parce que l'objectif, c'est de faire en sorte qu'ils partent et qu'on atteigne l'objectif de M. Netanyahou, qui est un grand Israël, et que les droits du peuple palestinien soient partis dans les limbes de l'histoire. Et ce, au nom d'un messianisme qui, à mon avis, je vais vous le dire, en termes d'objectif, ne vaut pas mieux que le messianisme du Hamas, que je critique absolument.

7:20
Présentateur

Vous les mettez sur le même plan à ce niveau-là. Éric Coquerel, député insoumis de Seine-Saint-Denis. On se retrouve dans un très court instant. Le temps de dérouler. Le fil info à 8h40, Benjamin Recouvreur.

7:28
Locuteur non identifié

Gaza se reconnecte peu à peu au monde. Internet et les télécommunications commencent à être rétablies depuis ce matin. Ils étaient coupés depuis vendredi soir et l'intensification des frappes israéliennes. Hier soir, le Premier ministre, Benjamin Netanyahou, a prévenu que la guerre sera longue et difficile contre le Hamas. Le bilan s'alourdit à Acapulco après le passage de l'ouragan Otis dans le sud-ouest du Mexique. 39 personnes sont mortes et 10 disparus. Les dégâts matériels sont considérables. 200 000 maisons ont été endommagées ou détruites. Il a lancé des fausses alertes à la bombe dans la ville de hier, la semaine dernière dans le Var.

Un jeune homme de 16 ans a été mis en examen pour fausse alerte, menace de mort et usurpation d'identité. Il doit aussi entamer des mesures de soins. Une quatrième étoile pour l'Afrique du Sud. Après sa victoire en finale du Mondial du Rugby, hier soir contre la Nouvelle-Zélande, 12 à 11, c'est le deuxième titre consécutif pour les Springboks. Et puis, il a marqué toute une génération avec la série Friends. L'acteur Mathieu Perry a été retrouvé mort cette nuit dans son jacuzzi à Los Angeles. Il avait 54 ans. France Info. Le 830 France Info. Victoria Koussa, Jules Dequisse.

Éric Coquerel, député insoumis, président de la commission des finances de l'Assemblée nationale et l'invité du 830 France Info. Concrètement, Éric Coquerel, que faire de plus ? Est-ce que la France insoumise demande des sanctions contre Israël ?

8:54
Éric Coquerel

Déjà, le droit de manifester dans ce pays. Parce qu'on est quand même un des seuls pays où, en Europe, dans les démocraties, on interdit à des gens de manifester pour demander le cessez-vue. Pas partout, pas tout le temps.

9:05
Présentateur

Il y a eu des manifestations autorisées.

9:06
Éric Coquerel

D'accord, mais à Paris, on les interdit. Rassemblement interdit. Au nom de choses très étonnantes. C'est-à-dire, non pas d'un problème de maintien de l'ordre, le préfet le reconnaît, mais au nom d'une question morale. Moi, j'ai vu l'appel. Je n'ai eu aucun appel si c'est ça la question.

9:20
Présentateur

Il y a aussi une question de maintien de l'ordre. Pour hier, en tout cas, c'était le fait que ça passe dans des quartiers. Ça a été interdit. Oui, mais les motivations de l'arrêt, c'est ce que vous mettez en avant, je me permets de le préciser. Mais c'est que le tracé de la manifestation, il y avait une déambulation et que ça passait dans des quartiers où il pouvait y avoir des centres culturels.

9:36
Éric Coquerel

Le préfet Nunez a reconnu lui-même la question prioritaire, c'est qu'il estime que c'est une question, dit-il, morale et immatérielle. Alors qu'il n'y a aucun des appels, je les ai lus, qui appellent évidemment à un quelconque soutien du Hamas, etc. Donc, on n'a pas le droit dans ce pays. Je ne sais pas si c'est la concrétisation de la coalition à laquelle a appelé bien imprudemment le président Macron avant de revenir, heureusement, à la raison. Manifestement, il a eu un moment assez étonnant au contact de Bibi, comme il dit, je ne sais pas si c'est ça, mais c'est très bizarre. Écoutez, qu'est-ce que c'est d'autre ?

Rendez-vous compte, nous sommes dans la seule capitale européenne où les gens ne peuvent pas manifester pour demander la paix, le cessez-le-feu et la reconnaissance des droits palestiniens. C'est ahurissant. Donc ça, je m'y oppose totalement. Donc la première chose, c'est d'avoir le droit de manifester, je vous réponds. Et la deuxième chose, c'est de faire tout en sorte déjà que notre gouvernement ait une seule ligne. Voilà. Moi, la ligne, malgré une série d'attaques, parce qu'avant ça, il faut évidemment attaquer France Insoumise, les calomniers et autres, mais la ligne de Mme Borne et Mme Colonna à la fin de la semaine dernière me va. D'accord ?

Bon, c'est-à-dire cesser le feu, enfin, trêve humanitaire vers cesser le feu, fin des colonisations, reconnaissance du problème de la colonisation et puis revenir, enfin, pour parler de paix avec deux États, droit à la sécurité pour Israël, droit à un État pour la Palestine. Et sur ces points-là ? Mais ce n'est pas ce qu'a fait Emmanuel Macron. Déjà, si on obtenait ça, ça serait bien. Et puis après, si ça continue... Ça ne dépend pas que de la France. Oui, mais enfin, d'accord, mais la France, dans le passé, quand elle a eu une voix forte dans ce sens-là, excusez-moi, ça a compté. Voilà. Donc, j'aimerais bien que la France, ça compte.

Et puis, si il y a plusieurs États qui vont de la même manière, peut-être que les États-Unis d'Amérique y vont encore un peu plus nettement et qu'on évitera, parce que c'est de ça dont il est question, on évitera peut-être un conflit généralisé aux proches et Moyen-Oriens. Éric Coquerel, aujourd'hui, on en est là.

11:30
Locuteur non identifié

Au vu de tout ce qui s'est passé à gauche depuis l'attaque du Hamas en Israël, l'éclatement de la nuit, est-ce que vous regrettez aujourd'hui d'avoir braqué vos partenaires ?

11:37
Éric Coquerel

Mais encore, on a braqué nos partenaires. Excusez-moi, on a un de nos partenaires qui nous a dit qu'on était les idiots utiles du Hamas. D'accord ? Alors que je sache... Vous faites référence à Jérôme Guège, le député socialiste. Parce que vous vous faites remarquer qu'on est quelques-uns à recevoir des menaces de mort comme ça, avec ce genre d'attaque. Vous trouvez que c'est braqué

11:54
Locuteur non identifié

des partenaires ?

11:56
Éric Coquerel

Mais en quoi nous avons tergiversé ? Votre premier communiqué et le fait de ne pas qualifier de terroriste le Hamas. Je vais vous refaire le film. Nous avons, évidemment, nous avons toujours, dès le début, pleuré les victimes civiles israéliennes. Mais nous avons aussi pleuré les victimes palestiniennes parce que depuis le début de l'année, il y a eu presque 300 Palestiniens de tués. Ça ne fait pas une ligne dans l'actualité. Je pense qu'on n'a pas passé... Vous n'avez pas passé beaucoup de temps avec des invités à commenter ce sujet-là avant le 7 octobre. Non, non, vous pouvez regarder. A mon avis, ce n'est pas des sujets qui font la une de l'actualité en France. Donc nous avons dit ça.

Aussitôt que nous avons eu connaissance des massacres sur France Info, je l'ai fait sur France Info, dès que j'ai eu connaissance, nous avons condamné ces actes de terreur. Et lundi, ici, même à ma place, le lundi 9 octobre, Manuel Bompard a été un des premiers hommes politiques à parler de crime de guerre. Alors si vous trouvez

12:49
Locuteur non identifié

que ça ne s'est pas condamné... Je vais jusqu'au bout. Moi, je vous pose une question simple. Est-ce que l'Union peut se faire aujourd'hui sans Jean-Luc Mélenchon ? C'est ce que demandent vos partenaires ?

13:00
Éric Coquerel

Écoutez, ce n'est pas ça la question. La question n'est pas là. Ce n'est pas sans Jean-Luc Mélenchon. Arrêtons de personnaliser. Quand nos partenaires demandent ça, c'est qu'en réalité, ils veulent revenir sur quelque chose qui s'est passé en 2022, qui est le fait que la gauche se rassemble sur un problème de rupture que nous incarnons et que Jean-Luc incarne. Sauf qu'il n'y a pas que vos partenaires. Il y a des voix au sein de votre parti aussi. J'en sens bien, mais il y a des voix au sein de mon parti qui en ce moment vont sur ce thème se trompent parce qu'ils pensent que la question qui serait un frein, c'est Jean-Luc Mélenchon.

Je vous dis que la question qui se pose aujourd'hui, c'est est-ce que la gauche peut se rassembler dans ce pays sur un problème de rupture qu'il a incarné parfaitement à 22% ou pas ? Et c'est ça que certains de nos partenaires, mais plus encore d'ailleurs ceux qui n'étaient pas d'accord avec la NUPES, que ce soit Fabien Roussel qui dès le départ n'était pas d'accord avec la NUPES ou des gens au PS qui n'étaient pas, c'est ça qui est en train de se jouer.

Et je regrette que Olivier Faure, je vais jusqu'au bout, ou d'autres partenaires qui eux sont, à mon avis sincèrement pour la NUPES, qui ont passé, j'allais dire, ce guet qui est l'idée que la gauche ne peut pas continuer à incarner une alternative si elle a le même programme finalement que tous les tenants du système libéral. Je regrette qu'ils répètent la même petite musique et qu'ils laissent penser que nous avons eu des ambiguïtés.

Nous avons condamné le Hamas, nous considérons que c'est des actes de terreur et je vous ai expliqué comme l'AFP et l'AFIR pourquoi le mot terroriste n'est pas dit parce que sinon ça nous renvoie au choc des civilisations alors qu'on pense que c'est un conflit politique. Voilà tout.

14:23
Locuteur non identifié

Est-ce qu'on peut avoir une parole libre en interne au sein de LFI très rapidement ? Bien sûr. Si je vous pose la question c'est parce que votre collègue insoumise Raquel Garrido est convoquée très bientôt par des cadres insoumis pour s'expliquer parce qu'elle a critiqué Jean-Luc Mélenchon

14:38
Éric Coquerel

sur des plateaux. Ce n'est pas pour ça. Il y a des questions qui se sont posées vis-à-vis du comportement de Raquel. Moi je n'ai pas envie de passer du temps parce que pour moi dans le moment qu'il nous est posé la vie interne du groupe de France insoumise n'est pas une question fondamentale.

Donc il y a eu une demande d'explication on en est là c'est tout le point qui sera faite et pour l'instant ça en reste là et ça ne va pas plus loin et bien évidemment on a une parole libre parce que vous croyez que je n'ai pas une parole libre de ce que j'ai envie de dire et de ce que j'ai envie de prononcer bien évidemment et que je sache d'ailleurs si je regarde les journaux y compris la place qui est accordée aux gens qui ont des critiques à faire qui est quand même importante et bien personne n'est avare de ces paroles donc bien sûr qu'elle peut être possible mais la question elle est à un moment donné elle est politique moi par exemple je vais vous le dire je l'ai fait je l'ai dit j'ai eu des critiques sur le fonctionnement de France insoumise ces derniers mois mais là en ce moment ce qui se joue ce n'est pas ça ce qui se joue c'est le fait de minoriser de diaboliser la principale force d'opposition qui est sur un problème de rupture et qui est du côté de la paix dans le conflit qui nous est posé donc moi je regarde ça avec cette échelle-là et pas l'échelle

15:46
Présentateur

d'explication dans un groupe entre des camarades Eric Coquerel à l'Assemblée nationale le texte immigration arrive bientôt que va pouvoir faire la France insoumise pour essayer de peser sur ce texte quand on a l'impression que ça se joue essentiellement entre la majorité et les républicains vous l'avez dit ça se joue

16:02
Éric Coquerel

principalement là-dessus

16:03
Présentateur

vous savez pourquoi

16:05
Éric Coquerel

ça se joue principalement là-dessus mais ça a peut-être aussi un lien avec comme ça le soutien à un moment donné quasiment inconditionnel de certains avec un gouvernement d'extrême droite en Israël qui comporte des racistes parce qu'on a une évolution une extrême droitisation du paysage politique français qu'incarne d'ailleurs quelqu'un comme monsieur Darmanin vous êtes sûr

16:23
Présentateur

qu'ils vont tomber d'accord la majorité

16:25
Éric Coquerel

et les républicains ? j'ai plutôt l'impression qu'en tout cas la majorité va laisser beaucoup aux républicains avec cette idée qui était celle au départ du rassemblement national qui arrive à se disperser dans tout l'espace politique français et quand est-ce que vous allez vous emparer de ce sujet à gauche de l'immigration ?

toute la question le problème dans ce pays serait l'immigration voilà et que ce serait y compris d'ailleurs il faudrait à travers une loi sur l'immigration c'est une loi massive l'immigration traiter la question du terrorisme islamiste dans ce pays d'accord en faisant un signe d'égalité ce qui est exactement ce que voulait le rassemblement national donc vous me permettrez de dire que moi je vais m'y opposer de manière frontale je pense que la question principale des français dans ce pays n'est pas la question de l'immigration d'accord la question principale c'est le pouvoir d'achat c'est l'emploi c'est l'égalité c'est l'égalité sociale c'est le fait que on a quelques personnes très très riches qui accumulent des richesses et qui ne cotisent plus à l'intérêt général par l'impôt etc c'est pour moi bien plus important

17:17
Présentateur

merci à vous Eric Coquerel député la France Insoumise de Seine-Saint-Dip prémison de président de la commission des finances aussi on n'a pas parlé de budget voilà c'est vrai qu'on n'a plus le temps de parler de tout voilà de toute façon c'est réglé par un 49.3 certainement à venir en début de semaine prochaine il y a des débats quand même

17:33
Éric Coquerel

y compris la majorité minoritaire

17:36
Présentateur

on aura le temps d'en reparler dans les jours qui viennent sur France Info merci à vous d'avoir répondu à l'invitation de France Info dans le 8.30 avec Victoria Koussa