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Discours / meetingJean-Luc Mélenchon (sur YouTube)· 2 février 2018 2 minAutoproduitFond programmatiqueSanté

POUR UN DROIT À L'EUTHANASIE ET AU SUICIDE ASSISTÉ

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 95 %Attaque 3 %Défensif 2 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 2:00Locuteur 2Fait
    « nous ne pouvons confronter que nos pauvres raisonnements devant l'énigme absolue, constante de l'identité humaine qui est qu'un jour ça s'arrête. »
  • 4:00Locuteur 2Fait
    « la liberté individuelle s'est toujours présenté comme un refus de la nature »
  • 6:00Locuteur 2Promesse
    « Nous ne prétendons pas imposer nos principes Nous prétendons ouvrir cette liberté à ceux qui se réclament du principe de la libre disposition de soi. »
  • 8:00Locuteur 2Fait
    « la dignité humaine c'est que lorsqu'on ne peut plus rien contre quelque chose, vous êtes libre parce que vous pouvez y mettre un terme par votre mort. »
  • 10:00Locuteur 2Fait
    « la pensée, ce sera toujours plus que le corps pensant mais ça ne sera jamais sans le corps pensant et quand le corps ne peut plus penser autrement que dans la douleur C'est lui qui vous domine et non plus vous qui le dominez. »

Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

Je remercie tous les collègues qui ont accepté je crois d'assez bonne grâce cette idée que dans ce débat Il n'était pas certain que les lignes de fractures dans les points de vue passent par les groupes politiques. Je félicite ma collègue Caroline Fiat de nous avoir permis de l'avoir dans ces termes là, ce débat. D'une manière réaliste et mesurée en sachant que nous ne pouvons confronter que nos pauvres raisonnements devant l'énigme absolue, constante de l'identité humaine qui est qu'un jour ça s'arrête.

Et que c'est face à cette détermination que se présentent tous les principes philosophiques dont nous nous réclamons les uns et les autres, pas davantage monsieur. Je regrette que pour la motion de rejet on et se soit senti obligé de faire une telle caricature ceux qui parlent d'euthanasie ou de suicide assisté n'ont naturellement jamais souhaité imposer une telle attitude à qui que ce soit. Au demeurant voyez vous, la liberté individuelle s'est toujours présenté comme un refus de la nature De même quand on a refusé aux femmes le droit de disposer de leur corps, on arguait est soit de la nature soit du fait que leurs enfants appartenaient aussi éventuellement à leur époux ou à leur famille ou à tout ce qu'on voudra.

Jusqu'au moment où ce qui s'est imposé c'est qu'en définitive elles s'appartenaient à elles même. Et pour s'appartenir à soi même, il faut que le principe d'individuation puisse aller jusqu'au bout. Nous ne prétendons pas imposer nos principes Nous prétendons ouvrir cette liberté à ceux qui se réclament du principe de la libre disposition de soi.

Devant quoi ? Devant ce que les stoïciens appelaient les événements contre lesquelles on ne peut rien. La dignité humaine c'est que lorsqu'on ne peut plus rien contre quelque chose, vous êtes libre parce que vous pouvez y mettre un terme par votre mort.

Alors oui nous réclamons le droit au suicide assisté et oui nous réclamons l'euthanasie. Je finis par Spinoza : Monsieur, mes chers collègues la pensée, ce sera toujours plus que le corps pensant mais ça ne sera jamais sans le corps pensant et quand le corps ne peut plus penser autrement que dans la douleur C'est lui qui vous domine et non plus vous qui le dominez.