RMC dans vos villes : À la rencontre du maire de Carcassonne, Christophe Barthès - 20/07
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 10 %Attaque 60 %Défensif 30 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:30OuverteRéponse directe
Que change-t-il dans le quotidien des habitants ?
- 1:03OuverteRéponse directe
Pourquoi préférer une photo de Marine Le Pen à celle du président Macron ?
- 1:13OuverteRéponse directe
Pourquoi avoir retiré le drapeau européen ?
- 1:24RelanceRéponse directe
Pourquoi avoir arrosé des militants syndicaux avec un tuyau ?
- 1:44RelanceRéponse directe
Pourquoi vouloir expulser les syndicats de la Bourse du Travail ?
- 2:34OuverteRéponse directe
Pourquoi couper les partenariats avec La Dépêche du Midi ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 1:03Invité politiqueFait
« Vous comprenez que je préfère avoir ma patronne au-dessus de la tête que le président de la République. »
- 1:13Invité politiqueFait
« Le drapeau européen était au milieu et je l'ai retiré. »
- 1:29PrésentateurChiffre
« 10 millions de vues pour cette vidéo dans laquelle le maire de Carcassonne, tuyau à la main, arrose des militants syndicaux. »
- 1:47InvitéFait
« Il est sorti, il nous a jeté des cartons avec du scotch en disant, commencez à préparer vos cartons. »
- 2:07InvitéFait
« La seule interdiction qu'il y a eu, c'était pendant le régime de Vichy. »
- 2:34Invité politiqueFait
« Ils écrivent ce qu'ils veulent. Je ne m'attaque pas à la liberté de la presse. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Je pars du principe qu'on ne mord pas la main de celui qui vous nourrit. »
- 3:15Invité politiqueFait
« Jusqu'à présent, Paris ne m'a rien dit. Il ne m'a pas appelé pour me dire ralenti. »
- 3:24PrésentateurFait
« Quant à son surnom de Trump Occitan, il répond « Je l'accepte avec grand plaisir ». »
Temps de parole
- Présentateur40 %
- Présentateur 223 %
- Christophe Barthès20 %
- Invité12 %
- Invité 24 %
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Modèle mistral-small-latest · prompt v1· les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
Vous écoutez RMC. RMC. Dans vos villes. Nouveau rendez-vous tout l'été sur RMC. On va parcourir la France avec les reporters d'RMC. Nous sommes allés à la rencontre de vos élus, ceux qui ont été élus ou réélus maires au mois de mars, quatre mois après les élections municipales. On est retourné les voir pour suivre leur premier pas, leur première décision, leur première mesure concrète. Que change-t-il dans le quotidien des habitants ? Direction Carcassonne ce matin. Chez un maire qui fait beaucoup parler de lui, il est d'ailleurs surnommé le Trump Occitan. Christophe Barthez, le nouveau maire RN, qui détonne avec son franc-parler, ex-député, ex-viticulteur.
Il multiplie les provocations et les polémiques. Vous allez voir Sonia Gobry du service politique RMC. C'est vous qui êtes parti à Carcassonne et ce maire Christophe Barthez vous a accueilli dans sa mairie. Quand je rentre dans le bureau, la première chose qui saute aux yeux, c'est la photo de Christophe Barthez et Marine Le Pen en train de se serrer dans les bras à la place du portrait du président Macron. C'est pourtant une tradition républicaine.
Vous comprenez que je préfère avoir ma patronne au-dessus de la tête que le président de la République.
Autre mesure symbolique. Derrière la fenêtre suspendue au balcon, le drapeau français, celui de la région Occitanie. Et entre les deux, rien.
Le drapeau européen était au milieu et je l'ai retiré.
Christophe Barthez s'est filmé, il a partagé la vidéo sur les réseaux sociaux.
Manière de faire un peu de buzz.
Et des buzz, il y en a eu d'autres ces trois derniers mois. 10 millions de vues pour cette vidéo dans laquelle le maire de Carcassonne, tuyau à la main, arrose des militants syndicaux venus manifester sous ses fenêtres. Il les traite de siphonnés.
Ils peuvent tamper des pieds, ils ne me feront pas affaiblir.
En conflit avec les syndicats, Christophe Barthez veut les expulser de la Bourse du Travail, un local municipal. Et là encore, la décision a été mise en scène. Sophie Trochet, secrétaire départementale de la CGT de l'Aude, raconte.
Il est sorti, il nous a jeté des cartons avec du scotch en disant, commencez à préparer vos cartons. Donc voilà tous les cartons. Et on en fera de jolis pancartons de rois vindicatifs pour la prochaine fois qu'on ira manifester. Puisqu'on demande à ce qu'il y ait un respect de l'état de droit.
Et des libertés syndicales, parce que pour elle, le maire RN de Carcassonne envoie un signal très inquiétant.
La seule interdiction qu'il y a eu, c'était pendant le régime de Vichy. Sous Pétain, c'est la seule fois où les syndicats ont été interdits et où les locaux ont été repris. Mais ce n'est pas ce qui fera reculer Christophe Barthez.
Il ne manifeste pas contre l'extrême droite, comme on a dit, non. Il manifeste contre le maire et contre la politique du maire. Alors que ce même maire leur met des locaux gratuits à disposition. Ça ne peut pas durer.
Il a aussi stoppé l'achat de pubs et les partenariats culturels avec le groupe de presse locale La Dépêche du Midi. Pas assez neutre, selon lui.
Ils écrivent ce qu'ils veulent. Je ne m'attaque pas à la liberté de la presse. Je pars du principe qu'on ne mord pas la main de celui qui vous nourrit.
Argument utilisé aussi pour couper les subventions. La Ligue des droits de l'homme qui a attaqué son arrêté anti-mendicité. Toutes ces mesures et le style très cash du maire et reine divisent les carcassonnés. Certains applaudissent, d'autres comme Christian sont exaspérés.
Pour moi ça reste le Front National. Ce n'est pas le RN, c'est le Front National. Ces gens-là sont un danger. Il n'y a qu'à le regarder pour comprendre ce que je vous dis.
A un an de la présidentielle, Christophe Barthez a conscience qu'il peut être gênant pour son parti.
Peut-être que je n'y mets pas les formes que certains voudraient que j'y mette. Il y a certains de mes collègues, de mes amis qui passent sur les plateaux télé. Il va falloir qu'ils expliquent certaines mesures que je mets en place. Jusqu'à présent, Paris ne m'a rien dit. Il ne m'a pas appelé pour me dire ralenti. J'ai eu Jordan Mordela il n'y a pas longtemps. Il m'a parlé d'autre chose, mais pas de ça. Ils ont compris qu'il ne fallait pas me le dire parce que ça ne marcherait pas.
Quant à son surnom de Trump Occitan, il répond « Je l'accepte avec grand plaisir ». Sonia Gobry à Carcassonne pour RMC.
Christophe Barthès