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Discours / meetingUnion Populaire Républicaine· 13 octobre 2012 15 minAutoproduitFond programmatiqueEurope & internationalInstitutions & électionsÉconomie & entreprisesSolidarités & famille

Intervention de Nicolas Dupont-Aignan au Forum démocratique - 08/10/2012

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 30 %Défensif 10 %

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:15Nicolas Dupont-AignanFait
    « Ce traité qui va être voté demain est une ultime étape dans l'abaissement du pays et dans la trahison des élites. »
  • 0:45Nicolas Dupont-AignanFait
    « On nous a fait perdre le pouvoir monétaire, on nous a fait perdre le contrôle des frontières. Et bien la suite logique, c'est le contrôle de notre budget. »
  • 1:30Nicolas Dupont-AignanChiffre
    « 90 % des députés ne l'ont pas lu. »
  • 2:00Nicolas Dupont-AignanFait
    « L'article 5 du traité réforme structurelle mise en œuvre par la commission. »
  • 3:30Nicolas Dupont-AignanFait
    « Ils savent au fond que le système est condamné, que la seule chance pour survivre, c'est d'établir une dictature. »
  • 5:00Nicolas Dupont-AignanPromesse
    « Nous sommes tout à fait capables par le rassemblement des patriotes sur une ligne républicaine irréprochable à dire aux Français voilà la liberté de la France. »
  • 7:00Nicolas Dupont-AignanFait
    « On sait tous ce qu'il faut faire. Il y a 150 rapports qui ont été écrits. »

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Nicolas Dupont-Aignan

terminé à 10h. Donc je vous je vous demande d'accueillir Nicolas Dupoignant. Merci beaucoup. Bonsoir à vous tous. Alors, j'ai pas de montre sur moi. Donc à un quart d'heure pile, vous me vous m'arrêtez parce que je sais que Ah, exprimé juste après moi. Je le remercie de m'avoir passé son temps de parole tout de suite et puis Jacques Nikonov que je salue. Je crois qu'il y a eu d'autres intervenants, je sais pas si non. D'accord. Alors, par où commencer ? D'abord vous dire que ce traité qui va être voté demain est une ultime étape dans l'abaissement du pays et dans la trahison des élites. On est tous d'accord. Ce traité, je crois que vous l'avez présenté, je vais parvenir dessus.

On nous a fait perdre le pouvoir monétaire, on nous a fait perdre le contrôle des frontières. Et bien la suite logique, c'est le contrôle de notre budget. Vous le savez tous. Moi, je suis pas ici pour donner les brevets de souverainisme pur. Plus souverainiste que moi, tu meurs. On peut tous le faire. C'est facile. On peut tous avoir des succès destral là-dessus. La question n'est pas là. La question est de savoir comment on fait prendre conscience au peuple français de l'état de servitude dans lequel ces élites sont entrées et comment surtout on trouve la voie politique pour en sortir parce que on sera tous dans des cabines téléphoniques à se faire plaisir mais à ne pas réussir.

Et je crois vraiment je crois vraiment que l'enjeu aujourd'hui est de dépasser cela. On peut faire de très beaux discours sur le constat. On peut broder des heures sur la déroute. On la connaît. Mais les Français n'attendent pas de nous des monsieurs catastrophes en France. Les Français détestent ça. Les Français attendent de nous qu'on leur propose une voix crédible pour sortir de cette c'est un micro américain pour sortir de cet esclavage et vraiment j'insiste là-dessus. Alors moi je vais pas vous parler du passé, je veux pas vous parler de ça. Je pourrais vous parler de ce traité budgétaire que la Allez, Jacques est là, il contredira peut-être après.

Je dirais 90 % des députés ne l'ont pas lu. 90 % des députés ne l'ont pas lu. D'ailleurs, si vous regardez dans le petit livret qu'on nous a donné, c'est écrit faut une loupe pour le lire. Alors le plan de la commission, ah oui, ça il est écrit en gros caractère. Le traité, une loupe, on peut pas le lire. Donc ils l'ont pas lu l'article 5 du traité réforme structurelle mise en œuvre par la commission. Réforme structurelle l'article 5 n'est pas lu. L'article 7, l'article 8. Donc j'insiste, je pourrais insister des heures là-dessus. Ils n'ont pas lu le traité. Et le pire, c'est qu'il présente notamment la loi organique. Je voyais Moscov ici indiqué que c'était un acte de souveraineté.

Ah GNov c'est un oui de résistance. au traité mais avec des résistants comme ça, on serait mal barré. Donc tout ça pour vous dire que si c'était pas sourire, c'est tragique. Nous allons avoir des élus de la nation qui vont signer un traité qui les met sous tutelle notre pays, le budget, l'Assemblée nationale, les représentants du peuple pour transférer des pouvoirs à des gens nonus commission C de justice qui en plus nous ont mis dans le mur et se sont trompés depuis 20 ans. Non seulement on abandonne le pouvoir du parlement, du peuple, mais en plus pour mener une politique qui a échoué et on voit l'échec devant nous en Espagne, en Grèce et Rilleur.

En vérité, c'est une tentative désespérée parce qu'ils savent qu'ils vont dans le mur. une tentative désespérée pour maintenir à flot l'euro pour maintenir un système qui ne marche pas mais qui nourrit le savez un système financier, un système monétaire et cetera et cetera. Leur seul objectif c'est de gagner du temps et ils sont prêts pour cela à aller à la dictature c'est-à-dire à faire une croix définitive sur le pop. déjà il vous parle, vous l'avez vu, du futur traité fédéral car leur seule issue, exactement comme en Union soviétique, quand le communisme échouait, il fallait à chaque congrès communiste être plus communiste encore et aller plus loin vers le paradis universel.

On le voit, c'est exactement la même logique qui est à l'œuvre. Ils savent au fond des mêmes que le système a échoué. Et j'étais en commission des affaires étrangères la semaine dernière et il y a une personnalité de l'UMP qui était assise à côté de moi et je lui dit en comme ça après qu'il ait fait un grand discours sur l'euro, je lui dis mais franchement comment tu peux croire un instant ce que tu as dit ? Est-ce que tu crois vraiment ? Comment tu peux croire dans ce système qui est condamné d'avance qui est mort ?

il est mort devant nous l'euro et il me dit "Mais tu as totalement raison de toute façon l'euro c'est fini c'est plus un sujet je vous jure c'est vrai je dis non mais je crois que tu as été ministre oui oui oui mais déjà comme un ministre je savais que c'était fini c'est-à-dire qu'on est dans un système fou et je parlerai pas d'autres personnalités qui m'ont dit exactement la même chose à gauche donc c'est ce système fou vous voyez les représentants du peuple perdre abandonner la souveraineté alors qu'il y a pas de char allemand sur la place de la concorde alors que abandonner la souveraineté pour des gens nonus à Bruxelles alors même qu'il partage le constat que ce système est déjà mort.

C'est complètement ahurissant dans l'histoire. On a eu peu d'exemples de démission spontanée de d'abandon total de leur responsabilité. Tout ça pour dire bref qu'ils savent au fond que le système est condamné, que la seule chance pour survivre, c'est d'établir une dictature. C'est je dirais l'alcoolique qui voit le bar ouvert et qui sait qu'il faut arrêter mais qui va aller voir le dernier verre. Ce faisant ce faisant bien évidemment c'est pas ça qui est intéressant pour nous en tout cas si nous voulons avoir un coup d'avance.

Ce qui est important parce que les Français au fond d'eux-mêmes, je une parenthèse, moi je le vois sur le terrain dans ma circonstruction et ailleurs les Français ont bien compris que cette alternance permanente PSUMP était morte et condamnée à la déroute. Simplement, nos concitoyens sont des gens raisonnables. Les Français ont une vieille sagesse populaire et les Français n'abandonneront le système UMPS que lorsqu'ils trouveront la personnalité et le projet politique capable de les sortir de là avec bon sens, avec raison, sans excès, sans division.

Et c'est ça l'enjeu et je veux le faire comprendre parce que je sais ce qu'on dit, j'entends, je lis sur les sites internet du Pignan, il est peut-être pas assez souverainiste. Ou là là, est-ce qu'il est vraiment comme si ? Est-ce qu'il faut faire ça ? Nous, on veut être dur de dur et on avant la musique. Non mais je suis désolé, il faut déjà se faire élire. Euh et moi j'étais confronté peut pas dire j'étais élu avec l'UNP cette année. Bon, il y avait un candidat UMP, un candidat socialiste, un candidat Front National, un candidat mode, un candidat frond gauche, un candidat et cetera. Ça veut dire quoi ?

Ça veut dire que ce que je sais, ce dont je suis certain et que je veux vous dire ce soir, c'est que l'enjeu aujourd'hui, il est exactement et je me prends pas pour le général de groupe, purez-vous, d'autres prennent pour lui. Donc, il y a pas de souci, il y a de la concurrence. Je veux vous le dire très clairement, les français euh volent comme le général de Gaulle en 40. Si vous relisez l'appel du 18 juin, l'appel du 18 juin, c'est pas un appel catastrophiste. C'est pas un appel qui passe sa vie à débiner les autres. Certes, ils disent, on trahit. Oui, mais il parle de quoi ? L'appel du 18 juin, c'est un formidable appel à l'espoir.

Parce que l'appel du 18 juin, il dit aux Français qui sont dans l'ombre, dans le désastre, euh dans l'effondrement, il leur dit notre la force mécanique des alliés est plus forte que la force des Allemands et donc il y a un mécanisme et cetera et cetera et cetera. Et donc le message le message d'indépendance nationale, le message de souveraineté du peuple, c'est de redonner espoir au peuple français, de lui transmettre le chemin critique qui nous permettra de sortir de cela. Et ce chemin critique, il passe aujourd'hui par la liberté de la France et par la coopération européenne.

Coopération européenne qui a été dénaturée par l'Union européenne et ce n'est pas chez François Linot euh bien évidemment l'autre Europe qui ne vaut rien parce que l'autre Europe c'est la tarte à la crème du PS et de l'UMP pour passer les élections les unes après les autres. L'Europe sociale, ils nous ont refait encore le coup il y a pas longtemps à la télévision. euh l'Europe des frontières pour Sarkozi alors qu'il les a tout enlevé. Enfin bref, vous connaissez le le cirque de l'autre Europe. C'est pas l'autre Europe, mais c'est pas non plus on sort de tout et puis on verra. Ça ça marchera pas vis-à-vis des Français. Et moi, je vous le dis parce que j'en suis convaincu.

Nous sommes tout à fait capables par le rassemblement des patriotes sur une ligne républicaine irréprochable à dire aux Français voilà la liberté de la France, ça veut dire quoi ? Ça veut dire un on renégocie tous les traités. Ça veut dire qu'on sort de l'UE mais qu'on le formule autrement. On renégocie tous les traités. C'est-à-dire exactement ce qu'avait fait le général de Gaulle qui avant de sortir de l'OTAN avait envoyé un mémorandum aux alliés et avait dit comment je vais voir le temps et il avait laissé le temps aux Américains de répondre. Ils n'ont pas répondu il est parti. C'est la même démarche moi que je pense nécessaire de faire vis-à-vis de l'Union européenne. Nous on joue plus.

On joue plus. Ça veut dire qu'on ne signe plus. On ne trouve plus valable, c'est traité. Mais on propose autre chose. On propose autre chose. On propose quoi ? Une Europe, des nations démocratiques libres qui coopérent entre elles sur les grands projets du 21e siècle. Et je suis absolument convaincu qu'on est capable à ce moment-là de renverser la charge de la preuve et de montrer aux Français que tout ce qu'ils disent sur nous, ah, ils vont être seuls, vous allez être seul, vous allez souffrir, ce sera la catastrophe. Non, ça ne sera pas la catastrophe. C'est leur politique qui nous mène à la catastrophe.

Et nous nous allons présenter un projet qui rétablit la liberté de la France dans la gestion de ces affaires, mais qui ne qui tend une main aux autres peuples d'Europe parce qu'il n'y a pas que le peuple français qui aujourd'hui veut s'en sortir. Il y a le peuple espagnol, j'ai été voir les Indigers à Madrid. Il y a les Grecs avec les forces politiques qui émergent en Grèce. Il y a les anglais avec Natchol Farage. Il y a en Italie des forces du renouveau. Il y a en Allemagne même euh des gens qui ont compris que cette Europe là était morte. Donc la France tel qu'elle l' France libre, elle ne doit pas être recrevillée sur elle-même. Elle doit parler aux autres.

Elle doit dire voilà, chaque pays assure sa gouvernance, sa liberté, sa souveraineté mais en même temps nous sommes capables de coopérer pour gagner la bataille du 21e siècle. Et gagner la bataille du 21e siècle, c'est bien sûr la bataille industrielle. la bataille scientifique et ça on peut le faire à plusieurs pays. Oui, on peut le faire à la carte. Trois pays sur un projet, deux pays sur un autre, cinq pays sur un troisème projet. Pourquoi ne serions-nous pas capable ? Ce qu'on a fait avec Airbus de le faire dans une quinzaine de projets, nanotechnologie, voiture propre, biotechnologie, lutte contre le cancer.

Il faut redonner un motif d'espérance à nos compatriotes en leur montrant que ce sont nous eux qui sommes capables de sortir la France de la crise, que ce soit nous qui sommes capables de mettre en place un protectionnisme. Et Philippe, tu es assez attaché. Que sommes bien sûr, c'est nous qui allons sortir la France de l'euro, mais de toute façon, l'euro va s'effondrer naturellement et il faudra réorganiser les choses avec pourquoi pas un système monétaire européen, mais avec des monnaies libres qui peuvent se réactualiser en fonction de la productivité. Bref, on sait ce qu'il faut faire. On sait tous ce qu'il faut faire. Il y a 150 rapports qui ont été écrits. Vous, il y a pas besoin.

Vous questionnent tous, vous savez tous ce qu'il faut faire. La question c'est comment comment on trouve le chemin critique pour enlever le poids médiatique ? cette espèce de dictature qui s'est mise en place, cette dictature des intérêts. Et pour ça, il faut être malin, il faut séduire l'opinion, il faut la convaincre, il faut inlassablement donner ce motif d'espoir. Et je rentre pas dans les détails parce que j'ai pas le temps, mais vous verrez, on le présentera aux élections européennes. J'espère tous rassembler parce que les élections européennes pour parler politique parce que c'est noble la politique et le suffrage, les élections européenne de juin 2014 sont une occasion fantastique.

Au moment où les Français vont voir la vérité de leur Dieu, au moment où tout ce que vous avez dit vous depuis 20 ans, tout ce qu'on a fait depuis 20 ans va apparaître, et bien aux élections européennes, nous devons être capables de présenter des listes patriotiques qui présentent une autre vision de la France, qui libère la France et qui en même temps lui permettent de servir de guide dans le monde de demain et d'apporter une vraie valeur ajoutée, de mieux comprendre les choses et et de changer les rapp rapport de force.

Voilà l'enjeu, c'est un enjeu bien plus vaste que simplement de marteler nos thèmes qui nous font plaisir à nous mais qui ne convaincront pas l'opinion si nous ne réussissons pas à dépasser cela. Voilà ce que je voulais vous dire ce soir. Sur le traité, il y a eu beaucoup de moi, je voudrais pour conclure mon propos, une première note. Je suis optimiste. Ça va vous paraître curieux. Je suis optimiste parce que nous n'avons pas encore atteint le fond de bouffe. Et attendez la suite. Non non, ça vous fait rire. Mais bientôt ce que vous savez vous, tous les Français vont le comprendre parce qu'ils vont payer l'adition.

Et à ce moment-là, tout ce qu'on a investi, tout ce qu'on a dit, tout ce qu'on a depuis 20 ans et qui je sais certains se découragent, vous verrez d'un jour à l'autre apparaîtra tellement évident, tellement de bon sens à nos compatriotes. Et c'est à ce moment-là que les efforts que nous avons fait permettront au peuple français de se libérer. Le peuple français dans l'histoire, vous la connaissez notre histoire hein de Charles VI au général de Gaulle, a toujours réagi à la dernière minute. Et bien, il faut attendre cette dernière minute et puis au moment qui sera le bon, vous verrez, on y arrivera parce que la France ne peut pas mourir parce que la France c'est la France. Elle est termelle.

Merci.