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Podcast / conversationPublic Sénat — Bonjour chez vous ! (sur Podcast)· 15 octobre 2026 25 minContradictoireActualité / polémiqueÉducation & rechercheSolidarités & familleÉconomie & entreprisesEnvironnement & énergie

Pierre-Antoine Lévi : « Il y a des vocations parmi les enseignants, mais on les empêche »

Audio original de l'émission.

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

Générée par IA — peut contenir des erreurs. Méthodologie

Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 30 %Attaque 50 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:50OuverteRéponse directe

    Pourquoi on n'a pas su répondre avant à ces angoisses des lycéens ?

  • 2:37RelanceRéponse directe

    Êtes-vous d'accord avec lui sur le fait que la colère devient politique ?

  • 2:40RelanceRéponse directe

    Est-ce que détourner le fond du sujet et pointer systématiquement la gauche est une manière de ne pas se mettre face à ses responsabilités ?

  • 2:57RelanceRéponse directe

    Le Premier ministre a-t-il traité des problématiques que les lycéens veulent exprimer ?

  • 3:36RelanceRéponse directe

    Estimez-vous que la colère des lycéens se résume à une question de maintien de l'ordre ?

  • 4:18OuverteRéponse directe

    Vous avez donc longuement auditionné hier le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffrey. Que vous a-t-il dit ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:23Invité politiqueFait
    « Quatrième semaine de mobilisation pour les lycéens dont les représentants seront reçus aujourd'hui pour la troisième fois par Édouard Geffray. »
  • 0:42Invité politiqueFait
    « Emmanuel Macron a reconnu que la jeunesse exprime des angoisses légitimes. »
  • 2:20InvitéChiffre
    « Mille policiers blessés, moins de 300 enseignants. »
  • 4:30InvitéChiffre
    « Sur les 3 700 lycées de France, le ministre de l'Éducation nationale a indiqué que 160 lycées étaient toujours fermés. »
  • 4:59InvitéChiffre
    « 148 personnels d'Éducation nationale ont été blessés dans le cadre des événements. »
  • 7:27InvitéChiffre
    « Édouard Jeffrey a mobilisé 3 000 professeurs remplaçants qui n'avaient pas d'affectation. »
  • 7:33InvitéChiffre
    « 920 postes d'enseignants contractuels sont en cours de recrutement. »
  • 7:39InvitéChiffre
    « Actuellement, il y a 49 lycées en situation critique du point de vue de ces non-remplacements, contre 114 la semaine dernière. »

Temps de parole

  • Présentateur52 %
  • Pierre-Antoine Levi18 %
  • Invité11 %
  • Invité 27 %
  • ?6 %
  • Invité 33 %

≈ 41,2 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Présentateur

Vous écoutez Bonjour Chez Vous, un podcast de Public Sénat.

0:07
Locuteur

Public

0:08
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous.

0:15
Locuteur

Pierre

0:15
Pierre-Antoine Levi

-Antoine Lévy, vous êtes sénateur union centriste et indépendant du Tarn-et-Garonne et nouveau président de cette commission de la culture, de l'éducation, de la communication et du sport ici au Sénat, quatrième semaine de mobilisation pour les lycéens dont les représentants seront reçus aujourd'hui pour la troisième fois par Édouard Geffray. Édouard Geffray, que vous avez longuement auditionné hier au Sénat, le ministre de l'Éducation nationale, le gouvernement qui fait face à la colère des lycéens et hier en Conseil des ministres, Emmanuel Macron a reconnu que la jeunesse exprime des angoisses légitimes. Pourquoi on n'a pas su y répondre avant à ces angoisses

0:49
Locuteur

? Ça

0:50
Présentateur

fait un petit moment que la jeunesse aujourd'hui exprime des angoisses, des angoisses

0:54
Locuteur

sur

0:55
Présentateur

l'avenir. Aujourd'hui, quand on parle d'intelligence artificielle, on a des lycéens aujourd'hui qui se projettent dans 10 ans

1:02
Locuteur

sur

1:03
Présentateur

des métiers qui vont peut-être disparaître à cause de l'intelligence artificielle. Et ça, aujourd'hui, ça angoisse les gens. Vous avez également une angoisse avec le parcours sup

1:09
Locuteur

sur

1:09
Présentateur

l'orientation, la problématique de transparence, de mixité sociale. Donc, aujourd'hui, on a une colère qui s'exprime, alors, une colère et une violence qui s'expriment de cette jeunesse, raison pour laquelle j'ai voulu, avec la commission, auditionner le ministre,

1:23
Locuteur

qui

1:24
Présentateur

a répondu avec sincérité à toutes les questions. Il y en a eu de nombreuses, puisque c

1:26
Locuteur

'est

1:26
Présentateur

une audition qui a duré plus de deux heures.

1:28
Locuteur

Et

1:28
Présentateur

aujourd'hui, il est temps maintenant de bien entendre cette jeunesse. Et je crois que la plateforme qui a été mise en place, qui a été décréée au départ, qui aujourd'hui a recueilli plus de 100 000,

1:37
Locuteur

on

1:38
Présentateur

va dire, sollicitations, permettra peut-être de savoir exactement ce qu'attendent les lycéens aujourd'hui et répondre. C'est ça, la vérité qu'il faut aujourd'hui défendre, c'est répondre à la colère des lycéens et mettre en place des moyens.

1:48
Pierre-Antoine Levi

Colère qui devient politique est un sujet, évidemment, pour l'exécutif, le chef de l'État hier, qui a également déploré que les angoisses de la jeunesse soient exploitées politiquement et transformées en violences urbaines avec des scènes inacceptables. Je le cite, message repris hier dans l'hémicycle du Sénat par le Premier ministre Sébastien Lecornu, en réponse à une question de la présidente du groupe écologiste Mélanie Vogel.

2:09
Invité

Deux minutes, plus de deux minutes, pas une seule condamnation. de la violence.

2:14
Locuteur

Deux

2:15
Invité

minutes, pas une seule condamnation de la violence. Mille policiers blessés, moins de 300 enseignants. Où est la gauche qui défendait les enseignants et les proviseurs ?

2:28
Locuteur

Où

2:29
Invité

est la gauche ?

2:30
Locuteur

Même

2:31
Invité

pas un mot pour condamner des tirs de mortiers sur des salles de classe.

2:36
Locuteur

– Vous

2:37
Pierre-Antoine Levi

êtes d'accord avec lui

2:38
Locuteur

? – Oui, tout

2:39
Pierre-Antoine Levi

à fait. – Est-ce que détourner, parce qu'on entend ça depuis le début du mouvement, détourner un peu le fond du sujet et pointer systématiquement la gauche, l'extrême gauche, la France insoumise, ce n

2:51
Locuteur

'est

2:51
Pierre-Antoine Levi

pas un peu une manière pour le gouvernement de ne pas se mettre face à ses responsabilités

2:56
Locuteur

? –

2:57
Présentateur

Écoutez, je crois que ce qu'on a pu constater hier dans l'hémicycle du Sénat, c'est que la question qui a été posée, effectivement, la traité avec des violences policières, il n'a absolument pas traité des problématiques

3:06
Locuteur

que

3:06
Présentateur

les lycéens veulent exprimer. Le Premier ministre a répondu avec, on va dire, les franchises,

3:13
Locuteur

puisque

3:13
Présentateur

aujourd'hui, comme il l

3:14
Locuteur

'a

3:14
Présentateur

dit lui-même, il n

3:15
Locuteur

'a

3:15
Présentateur

pas d'agenda politique et donc il est un petit peu en roue libre dans ses réponses, et il l

3:20
Locuteur

'a

3:20
Présentateur

montré à plusieurs reprises. Mais je crois que les écologistes hier auraient dû aussi manifester de la solidarité envers les policiers qui ont été blessés, envers les enseignants qui ont été blessés, et envers les lycéens, il y a plus de 200 lycéens qui ont été blessés, quasiment 1000 policiers, plusieurs centaines d'enseignants, ça,

3:35
Locuteur

c

3:35
Présentateur

'est inacceptable. – Et

3:36
Locuteur

vous estimez qu'ils résument

3:37
Pierre-Antoine Levi

ça à une question de maintien de l'ordre

3:39
Locuteur

? –

3:39
Présentateur

Le maintien de l'ordre, aujourd'hui, il

3:40
Locuteur

y a

3:40
Présentateur

une question de règle de proportionnalité. Je veux dire que vous avez le droit de manifester, vous n

3:45
Locuteur

'avez

3:45
Présentateur

pas le droit de bloquer, mais aussi, il faut que la violence ne s'exprime pas de cette manière. Parce qu'aujourd'hui, quand on voit des tirs de mortier faits par des jeunes, c'est quand même grammatique.

3:54
Locuteur

Vous

3:54
Présentateur

avez des étudiants, des lycéens qui veulent venir rentrer en cours parce qu'il

3:58
Locuteur

y

3:58
Présentateur

en a qui veulent venir bosser, il y

3:59
Locuteur

en a

3:59
Présentateur

qui veulent venir étudier, on les empêche de rentrer. Alors, il

4:02
Locuteur

y

4:02
Présentateur

a des violences policières, effectivement, et je crois qu'il

4:04
Locuteur

y a

4:04
Présentateur

des enquêtes de l'IGPN,

4:05
Locuteur

il

4:05
Présentateur

y en a 18 à ce jour.

4:07
Locuteur

Toute

4:07
Présentateur

la lumière sera faite sur ces violences et l'IGPN dira si elles sont disproportionnées. Mais j'aurais bien aimé aussi entendre le groupe écologiste condamner les violences de toute nature.

4:18
Pierre-Antoine Levi

– Et vous avez donc longuement auditionné hier le ministre de l'Éducation nationale, Édouard Jeffrey. Alex, on va voir ça avec vous. Devant les sénateurs, le ministre qui a d'abord fait le bilan des blocages des lycées et des violences.

4:28
Invité

– Sur les 3 700 lycées de France, le ministre de l'Éducation nationale a indiqué que 160 lycées étaient toujours fermés, soit parce qu'ils ont été partiellement détruits, soit pour cause de menaces de violence envers ces établissements et son personnel. Et d'ailleurs, Édouard Jeffrey est revenu sur le bilan des blessés du côté du personnel de l'Éducation nationale. On l'écoute.

4:49
Locuteur

–

4:49
Invité

Normalement, si vous voulez, ce que je vais dire là, et ce que j

4:51
Locuteur

'ai

4:51
Invité

déjà dit dans l'hémicycle, devrait collectivement déclencher une onde de choc

4:56
Locuteur

qui

4:56
Invité

n'a pas été déclenché depuis 10 jours, 148 personnels d'Éducation nationale ont été blessés dans le cadre des événements, la plupart

5:04
Locuteur

dans

5:05
Invité

le cadre d'actions délibérées.

5:08
Locuteur

J

5:08
Invité

'ai des proviseurs aujourd'hui qui ne peuvent plus habiter leur logement de fonction

5:12
Locuteur

parce

5:12
Invité

qu'avec leur famille, ils ont été menacés.

5:16
Locuteur

On

5:17
Invité

en est là quand même.

5:18
Locuteur

–

5:18
Invité

Pierre-Antoine Lévy, le ministre, estime qu'il n'y a pas eu d'onde de choc dans ce mouvement lycéen par rapport aux enseignants blessés. Est-ce qu'il y

5:26
Locuteur

a

5:26
Invité

une forme de banalisation de cette violence qui concerne l'éducation nationale, qui concerne les enseignants

5:30
Locuteur

? –

5:31
Présentateur

Écoutez, ça fait maintenant la quatrième semaine, je crois qu'on était au cinquième acte

5:35
Locuteur

de

5:36
Présentateur

ces manifestations lycéennes. On a tendance effectivement à banaliser la violence alors qu'aujourd'hui, elle s'exprime de toutes les manières.

5:42
Locuteur

Vous

5:42
Présentateur

avez parlé en début de journal de l'attaque du lycéen de 14 ans qui a tiré à Aubagne, qui a blessé une proviseur et une enseignante. C'est dramatique, puisque aujourd'hui, on ne peut rentrer en classe avec des armes. On peut tirer sur des enseignants. Et donc, cette violence, elle se banalise. Je vous dis, on parlait des tirs de mortier des lycéens, mais elle n

6:01
Locuteur

'est

6:01
Présentateur

pas suffisamment condamnée. On condamne effectivement

6:04
Locuteur

le

6:05
Présentateur

manque de réponses que le gouvernement

6:06
Locuteur

ne

6:08
Présentateur

veut pas exprimer, mais on ne condamne pas suffisamment ces violences. On ne peut pas répondre

6:12
Locuteur

à

6:13
Présentateur

des demandes par la violence, on ne

6:15
Locuteur

peut

6:15
Présentateur

pas répondre par le silence non plus, mais il faut que ça soit proportionné. Et aujourd'hui, moi, je condamne toutes ces formes de violences, je le dis de manière très

6:22
Locuteur

claire.

6:24
Présentateur

Je souhaite également que le gouvernement entende le mouvement des lycéens, apporte des réponses. Le ministre, hier,

6:29
Locuteur

a

6:30
Présentateur

commencé à ébaucher un certain plan de mesures qu'il va annoncer dans les jours à venir. J'espère que ces mesures seront de nature à rassurer les lycéens, parce qu'on ne peut pas laisser s'installer

6:39
Locuteur

cette

6:40
Présentateur

colère

6:41
Locuteur

qui

6:41
Présentateur

prend des proportions qui vont être difficiles à arrêter. Et on le voit aujourd'hui avec la manifestation de samedi.

6:47
Locuteur

Les lycéens vont se

6:47
Présentateur

joindre à ce grand mouvement national. Et donc, il faut maintenant mettre les moyens en face.

6:54
Locuteur

Il

6:54
Présentateur

y

6:54
Locuteur

a

6:54
Présentateur

quelques réponses qui ont été apportées. Elles sont, moi, n'évite pas suffisante.

6:57
Locuteur

On

6:58
Présentateur

en parlera sur les moyens, sur le bâtiment, sur…

7:00
Pierre-Antoine Levi

On va y venir, puisque l'un des problèmes soulevés par le mouvement lycéen, Alex, c'est le non-remplacement des professeurs. Et là encore, le ministre a donné des chiffres.

7:09
Invité

Oui, si on regarde la dernière année scolaire, 2025-2026, 5,9% des heures d'enseignement n'ont pas été remplacées dans les lycées, contre 8,6% pour l'année précédente, 2024-2025. Donc,

7:21
Locuteur

il

7:21
Invité

y

7:21
Locuteur

a

7:21
Invité

une progression, même si cette situation n'est pas du tout satisfaisante. Alors, dans l'urgence de ce mouvement lycéen, Édouard Jeffrey a mobilisé 3 000 professeurs remplaçants qui n'avaient pas d'affectation. 920 postes d'enseignants contractuels sont en cours de recrutement. Et actuellement, il y a 49 lycées en situation critique du point de vue de ces non-remplacements, contre 114 la semaine dernière. Pierre-Antoine Lévy, il vous a convaincu, le ministre, avec ses 3 000 professeurs remplaçants qui n'avaient pas d'affectation, qui sont mobilisés comme ça, tout d'un coup, alors que ce problème des non-remplacements, il est assez vieux.

7:55
Présentateur

Ça ne date pas de ce ministre, les problèmes de non-remplacement. Moi, dans mon département, j'ai eu des cours entiers où il n

8:01
Locuteur

'y a

8:01
Présentateur

pas eu de professeur de français pendant toute l'année. C'est pas faute d'avoir sollicité. Vous avez dit, on a une amélioration,

8:08
Locuteur

on

8:08
Présentateur

va dire, en termes de pourcentage. Par contre, entre 2018 et 2025, on avait 490 000 journées longue durée, on va dire, de professeurs. C'est passé à 949 000 en 2025. Donc on a un nombre important

8:23
Locuteur

de

8:24
Présentateur

journées non-remplacées.

8:26
Locuteur

Ce

8:26
Présentateur

que je trouve inacceptable,

8:27
Locuteur

c

8:27
Présentateur

'est que quand on arrive en cours, le collégien ou le lycéen n'est pas de professeur face à lui.

8:33
Locuteur

Il

8:33
Présentateur

y

8:33
Locuteur

a

8:33
Présentateur

une perte de chance très importante. Et donc, l'annonce qu'a faite le ministre,

8:37
Locuteur

elle

8:37
Présentateur

arrive un peu tard, parce qu'aujourd'hui, 3 000, j'ai l'impression que c'était une réponse avec

8:41
Locuteur

un nombre donné. Mais surtout, vous la

8:41
Pierre-Antoine Levi

comprenez, parce que comme vous le dites, ça fait longtemps que

8:43
Locuteur

les

8:44
Pierre-Antoine Levi

élèves, que les parents, que les profs alertent sur ce manque de professeurs. Et là, on trouve 3 000 professeurs remplaçants d'un coup.

8:49
Locuteur

Vous comprenez que ça interpelle

8:50
Pierre-Antoine Levi

quand même ?

8:51
Présentateur

Ça interpelle, bien sûr. Ça interpelle parce qu'on aurait dû le faire avant. Alors, il y a des disciplines où il est très difficile de trouver un professeur au pied levé pour remplacer un professeur absent.

9:00
Locuteur

Il

9:01
Présentateur

y a des disciplines où on peut trouver facilement un remplaçant.

9:03
Locuteur

Il

9:04
Présentateur

faut les mettre en place de manière rapide. Mais aujourd'hui, on va dire que la réponse est arrivée un peu tard. Et ce qui a encore plus attisé la colère des lycéens. Alors, moi, ce que j'attends de voir maintenant, c'est le déploiement de ces 3 000. On en

9:15
Locuteur

a

9:15
Présentateur

2 000 qui sont en cours. Il en reste un millier. Ça ne suffira pas. Ça ne suffira pas. Il faut absolument que dans tous les lycées de France, on ait des lycéens qui commencent les cours avec un professeur face à eux. Il y a 49 lycées

9:28
Locuteur

en

9:29
Invité

situation critique. Toujours en situation critique. Toujours en situation critique. Sur ces non-remplacements, alors le ministre évoque effectivement un nouveau logiciel qui va arriver, des problèmes de gestion des effectifs. Mais est-ce que, selon vous, c'est la cause suffisante ou est-ce qu'il y

9:41
Locuteur

a

9:41
Invité

aussi un problème de moyens ? C'est-à-dire qu'on n

9:43
Locuteur

'a

9:43
Invité

pas assez de professeurs pour pouvoir réagir et remplacer, notamment faire les remplacements de longue durée ?

9:48
Présentateur

C'est un petit peu le cas. On a également une question d'attractivité du métier, je pense aussi.

9:52
Locuteur

On

9:53
Présentateur

y avait répondu un petit peu par l'augmentation des salaires de base d'entrée pour les professeurs. Mais il y

9:57
Locuteur

a

9:57
Présentateur

une question d'attractivité du métier. Mais est

10:00
Locuteur

-ce que c

10:00
Pierre-Antoine Levi

'est lié ? Est-ce que, par exemple, le système d'affectation aujourd'hui des profs contribue au manque d'attractivité du métier ? Quand vous commencez votre carrière, vous êtes envoyé souvent loin de chez vous pour une durée indéterminée. Est-ce que, globalement, il faut revoir ce système d'affectation des

10:13
Locuteur

professeurs ? Bien sûr.

10:15
Présentateur

J'ai un cas particulier dans mon département où j'ai un professeur des écoles qui était une vocation, qui a repassé le concours à 35 ans,

10:26
Locuteur

qui

10:26
Présentateur

est en Haute-Garonne et qui a voulu travailler pas loin de chez elle puisqu'elle a des enfants en bas âge. On l'a envoyée à une heure et demie de route de chez elle.

10:34
Locuteur

On

10:34
Présentateur

a essayé de négocier pour la ramener dans le département de Haute-Garonne.

10:38
Locuteur

On

10:38
Présentateur

n'y est pas arrivée. La personne a démissionné. Vous voyez, on a une question de vocation

10:41
Locuteur

et

10:42
Présentateur

après, une question de lourdeur administrative. Je veux dire, c'est une grande machine, l'éducation nationale. Il faut absolument revoir les mécanismes d'affectation des professeurs parce qu'on a des vocations, mais souvent, elles ne

10:52
Locuteur

s

10:52
Présentateur

'expriment pas

10:53
Locuteur

puisque

10:54
Présentateur

quand vous êtes à deux heures de chez vous, effectivement, quand vous n'y arrivez pas, vous abandonnez.

10:58
Pierre-Antoine Levi

Alex-Édor Giffray est également revenu sur la plateforme Parcoursup, plateforme d'orientation des lycéens vers l'enseignement supérieur qui est très décriée par le mouvement.

11:06
Invité

Et le ministre a malgré tout plutôt défendu le bilan de cette plateforme d'orientation Parcoursup avec une baisse du taux d'échec en licence, un taux qui est actuellement de 50% contre 60% avant la création de Parcoursup. Et cette plateforme, elle réserve 150 000 places pour les boursiers dans des formations où ils n'auraient pas forcément été retenus. Alors, Parcoursup a été défendu par le ministre Édor Giffray, même s'il travaille au sein du gouvernement sur des améliorations de Parcoursup, notamment sur l'expérience utilisateur qui est très stressante pour les lycéens.

Et puis ensuite, Édouard Giffray s'est exprimé sur le débat autour de la sélection à l'entrée à l'université dû à un nombre de places limité dans certaines formations. Et selon lui, revenir sur cette sélection, ce n'est pas forcément la solution. Actuellement, il y

11:55
Locuteur

a

11:55
Invité

des gens qui vous disent tout le monde devrait pouvoir aller où il veut.

11:58
Locuteur

Très

11:58
Invité

bien.

11:59
Locuteur

On

11:59
Invité

pourrait créer 30 000 places à Sciences Po.

12:01
Locuteur

Bon, on

12:02
Invité

aura plein de gens qui feront les sciences politiques. On en a sûrement besoin, mais on a peut-être aussi besoin d'industriels, tout ça. Mais notre responsabilité aussi, c'est aussi de ne pas simplement reporter par confort

12:13
Locuteur

politique

12:14
Invité

ou intellectuel la frustration

12:17
Locuteur

au

12:18
Invité

niveau du bac plus 3 ou du bac plus 5 ou de l'insertion professionnelle ou de la carrière professionnelle.

12:23
Locuteur

Pierre

12:23
Invité

-Antoine Lévy, sur Parcoursup, est-ce qu'il faut réformer cette plateforme ou tout simplement la supprimer comme on l'entend, comme on le lit à des pancartes dans les manifestations

12:30
Locuteur

? Si

12:31
Présentateur

vous la supprimez, vous la remplacez par quoi

12:32
Locuteur

? Je

12:33
Présentateur

crois qu'aujourd'hui, c

12:34
Locuteur

'est

12:34
Présentateur

le nom de Parcoursup. Parcoursup,

12:35
Locuteur

vous

12:35
Présentateur

pourrez l'appeler n'importe comment.

12:36
Locuteur

C

12:37
Présentateur

'est ce nom de Parcoursup qui est aujourd'hui, on va dire, diabolisé. Donc, moi, je pense que l'outil

12:42
Locuteur

peut

12:42
Présentateur

être largement amélioré parce qu'il crée vraiment de l'incompréhension chez les lycéens, de la frustration, parce qu'il y

12:49
Locuteur

a

12:49
Présentateur

peut-être aussi une question de manque de transparence. Donc, je pense qu'il faut

12:51
Locuteur

que

12:52
Présentateur

le ministre retravaille dessus, le ministre de l'Éducation, le ministre de l'Enseignement supérieur également, en collaboration. Mais aujourd'hui, effectivement, il faut se reposer aussi la question de savoir

13:03
Locuteur

si

13:03
Présentateur

tous les étudiants qui ont le baccalauréat, 95% des lycéens qui

13:07
Locuteur

ont

13:07
Présentateur

le baccalauréat, sont prêts pour rentrer à l'université. C'est

13:10
Pierre-Antoine Levi

ça, c'était ma question. Le problème, est-ce que

13:11
Locuteur

c'est Parcoursup

13:12
Pierre-Antoine Levi

ou est-ce que c'est le niveau du bac aujourd'hui ?

13:13
Présentateur

Il y

13:14
Locuteur

a

13:14
Présentateur

peut-être aussi le niveau du bac. J'ai ma collègue Laurence Garnier qui a rendu un rapport, une mission, justement, sur ce sujet le 17 septembre. où une des questions, c'est de savoir si,

13:24
Locuteur

après

13:25
Présentateur

le bac, on ne peut pas passer une année, regarder si on est prêt pour une orientation

13:29
Locuteur

post

13:30
Présentateur

-universitaire ou si on peut rentrer directement à l'université. Vous avez dit, Alexandre, il

13:34
Locuteur

y

13:34
Présentateur

a un taux d'échec très important aujourd'hui. Plus de 50% d'échec. Peut-être parce que les lycéens ne sont pas prêts à rentrer à l'université. Donc,

13:42
Locuteur

il

13:42
Présentateur

faut

13:42
Locuteur

élever le niveau

13:43
Présentateur

du bac. Je pense qu'il faut regarder un peu comment on peut élever le niveau du bac aujourd'hui de manière à permettre aux étudiants qui arrivent en première année d'université ou d'école d'avoir le maximum de chances pour réussir. Et aujourd'hui, ce n'est pas le cas.

13:59
Locuteur

Et

13:59
Invité

sur cette entrée à l'université, est-ce qu'il faut augmenter le nombre de places dans les formations d'enseignement supérieur pour assouplir un peu cette sélection ? Le ministre vous a répondu.

14:07
Présentateur

Sur Sciences Po, vous avez 30 000 demandes, je crois, pour quelques centaines de places. Donc, créer des places, il faut des professeurs face à ces places. Donc, je crois qu'on crée effectivement de la frustration parce que l'outil de Parcoursup n'est pas assez lisible puisque vous mettez plusieurs vœux. Et souvent, quand vous arrivez à la fin de l'analyse par l'algorithme qui est dedans, vous avez des lycéens qui n

14:32
Locuteur

'ont

14:32
Présentateur

aucune affectation alors qu'ils ont réussi le bac avec mention très bien,

14:35
Locuteur

qu

14:36
Présentateur

'ils ont fait 4, 5, 6 vœux qu'aucun de

14:38
Locuteur

ces

14:38
Présentateur

vœux n'est exaucé. Et là, on se retrouve dans une situation de stress terrible. Qu'est-ce que je vais faire demain

14:42
Locuteur

? Donc

14:43
Présentateur

ça, je pense qu'il faut l'améliorer même si aujourd'hui, je considère que Parcoursup

14:46
Locuteur

a

14:47
Présentateur

amené quelques réponses. Mais il faut, à mon avis, que le ministre donne, on va dire, un peu d'oxygène à ce dispositif qui aujourd'hui est totalement décrié et dans qui les lycéens n'ont absolument plus confiance.

15:00
Locuteur

On

15:00
Pierre-Antoine Levi

va continuer à parler de ce sujet avec nos partenaires de la presse quotidienne régionale.

15:04
Locuteur

On

15:04
Pierre-Antoine Levi

va aller à Limoges. Bonjour Olivier Chaperon. Merci beaucoup d'être avec nous, rédacteur en chef du Populaire du Centre. Olivier, vous vouliez nous parler des moyens engagés par les régions pour les lycées

15:13
Locuteur

? Oui,

15:15
Invité

parce que ça fait partie des revendications des lycéens. Ces locaux qui sont pour certains un peu dépassés, qui ne répondent pas aux normes thermiques, évidemment. La région Nouvelle-Aquitaine a investi plus de 2 milliards d'euros depuis 2016, c

15:29
Locuteur

'est

15:29
Invité

au moment de la fusion. Aujourd'hui, Alain Rousset, son président, estime qu'il peut difficilement faire plus. C'est quoi la solution, monsieur le sénateur, pour accélérer la rénovation, faciliter l'accès des salles froides, fraîches, tout au moins pour les lycéens et même parfois dans les universités ? On voit qu'il n

15:46
Locuteur

'y a

15:46
Invité

plus de moyens, plus de budget pour ça. Comment les régions peuvent-elles porter toutes seules cette masse incroyable de budget et de financement

15:53
Locuteur

?

15:54
Présentateur

Aujourd'hui, effectivement, les régions ont la compétence des lycées. Beaucoup de régions ont investi des milliards d'euros.

16:02
Locuteur

On

16:02
Présentateur

l'a eu en Occitanie également. Vous avez eu des milliards d'euros qui ont été investis pour améliorer les conditions d'exercice et, on va dire,

16:11
Locuteur

la performance

16:12
Présentateur

thermique des bâtiments, mais ça ne suffit pas. Il faudrait des moyens encore plus importants. Et ce n

16:15
Locuteur

'est

16:15
Présentateur

pas, on va dire, les coupes budgétaires qui ont été présentées dans le projet de loi de finances 2027 qui vont rassurer les régions et qui vont les faire investir.

16:22
Locuteur

Parce qu'hier,

16:23
Pierre-Antoine Levi

Emmanuel Macron demande au gouvernement d'apporter des réponses concrètes dans les semaines à venir sur cette question du bâtis scolaire. Mais qu

16:30
Locuteur

'est

16:30
Pierre-Antoine Levi

-ce qu'on peut faire sur le court terme et comme vous le dites avec les contraintes budgétaires actuelles ?

16:34
Présentateur

Écoutez, moi je pense que

16:36
Locuteur

ce

16:36
Présentateur

que l'on peut apporter, c'est mettre en place un plan

16:38
Locuteur

d

16:39
Présentateur

'investissement massif pour aider les régions, donc aider les collectivités qui portent le bâtis scolaire pour améliorer les conditions d'exercice. C'est absolument inacceptable que vous ayez, avec les fortes chaleurs que nous avons eues, on a eu quand même trois mois de canicule, au mois de juin et même au mois de septembre à la rentrée, il faisait 35-36 degrés dans les salles de cours. Et l'hiver, il fait 12 degrés, voire 8 degrés. Donc si Emmanuel Macron l

17:03
Locuteur

'a

17:03
Présentateur

annoncé, il veut que le gouvernement apporte une réponse rapide, il faut mettre en place des moyens. Donc il faut un plan d'investissement et d'aide aux collectivités qui portent justement le bâtis scolaire de manière à apporter des réponses rapides. Mais ça, ça ne veut que.

17:19
Locuteur

On

17:19
Présentateur

ne peut pas dire d'un côté, il faut apporter des réponses et faire des coupes budgétaires aussi importantes

17:23
Locuteur

sur

17:24
Présentateur

le budget 2027. Parce que là, quand vous allez voir,

17:27
Locuteur

on

17:27
Présentateur

va travailler, le budget va nous arriver au Sénat, on va amender, mais ça va être un massacre

17:31
Locuteur

pour

17:32
Présentateur

les collectivités. 5,5 milliards de coupes.

17:36
Locuteur

Donc

17:36
Présentateur

avec des collectivités qui vont devoir faire des choix. Et peut-être que le choix qui va être fait,

17:40
Locuteur

c

17:40
Présentateur

'est peut-être de ne pas mettre

17:42
Locuteur

l'accent sur

17:43
Présentateur

la rénovation de ces bâtiments scolaires, des lycées

17:47
Locuteur

ou

17:47
Présentateur

des collèges pour les départements. Parce qu'on a également des problèmes, pas que sur les lycées, sur les collèges, sur les écoles qui pèsent sur l'ensemble des collectivités territoriales.

17:58
Pierre-Antoine Levi

Olivier, vous aviez une autre question sur l'avenir de la jeunesse.

18:02
Invité

Oui, notamment sur le sentiment de résignation désabusée. On le voit à Limoges,

18:08
Locuteur

je

18:08
Invité

veux dire, comme en Limoges, il y

18:09
Locuteur

a

18:09
Invité

eu peu de débordements globalement. Par contre, on voit déjà que le mouvement s'essouffle.

18:13
Locuteur

Est

18:13
Invité

-ce que vous pensez que ces jeunes sont résignés, qu

18:15
Locuteur

'ils

18:15
Invité

ont l'impression qu'on ne les entend pas, qu'on ne les écoute pas et que finalement, il

18:19
Locuteur

y

18:19
Invité

a peu de chances que ça bouge ? Vous l'avez peut-être évoqué d'ailleurs avec le ministre lors de

18:23
Locuteur

l

18:23
Invité

'audition, c'est un sentiment partagé

18:25
Locuteur

?

18:26
Invité

Alors, même

18:28
Présentateur

si le mouvement s'essouffle, il faut continuer, je veux dire, à avancer. On est là dans un mouvement qui dure depuis un mois. On verra s'il se calme avec les vacances parce qu'il

18:36
Locuteur

y a

18:36
Présentateur

les vacances scolaires qui démarrent en fin de semaine. Compte tenu de l'ambiance pré-présidentielle, ils pourraient reprendre, attiser comme on l'a vu aussi par certains. Mais moi, je pense qu'il faut mettre les 15 jours à profit

18:48
Locuteur

pour

18:49
Présentateur

vraiment présenter un plan d'action massif et montrer que le gouvernement a entendu les lycéens. Ils peuvent paraître résignés. Il y

18:57
Locuteur

a

18:57
Présentateur

beaucoup de résilience chez les lycéens aujourd'hui. Il y

19:00
Locuteur

a

19:00
Présentateur

aussi une question d'inquiétude et de savoir comment ils vont rattraper pour certains les cours qu

19:03
Locuteur

'ils

19:03
Présentateur

n'ont pas eu.

19:04
Locuteur

Parce

19:05
Présentateur

que vous avez aussi beaucoup de cours qui n'ont pas pu être assurés. Comment ça va se passer ? On va avoir de la perte de chance pour les milieux les plus défavorisés. Donc, moi, je pense que les lycéens aujourd'hui vont continuer à s'exprimer mais il faut que la violence cesse maintenant de manière à

19:21
Locuteur

ce

19:21
Présentateur

que le dialogue puisse être beaucoup plus serein.

19:23
Locuteur

Parce

19:23
Présentateur

que quand il y a de la violence au milieu, la sérénité n'y est pas.

19:26
Locuteur

Une

19:27
Pierre-Antoine Levi

dernière question, Olivier

19:27
Locuteur

?

19:29
Invité

Oui, peut-être sur l'avenir justement et la perspective qu'ils passent à l'université et qu'ils obtiennent le choix, le vœu qu'ils ont formulé. Et cet aspect de la précarité on voit dans les files d'attente quelles que soient les villes moyennes même en zone un peu plus reculée ou rurale, les croûts sont débordés avec ce repas à 1 euro. C'était une idée qui semble-t-il était plus que nécessaire mais comment est-ce qu'on peut aller plus loin pour rassurer ces jeunes qui pour certains sont obligés de travailler sur leur barre de cours ce qui pénalise les études.

Là, il y a aussi une vraie inquiétude de leur part sur cet avenir immédiat de la poursuite des études et leur capacité à manger tous les jours tout simplement.

20:05
Locuteur

Vous

20:05
Présentateur

savez, c'était l'idée que j'avais eue quand j'avais déposé la loi sur la restauration universitaire à tarif modéré. En 2021, j'avais porté... Parce que vous avez des étudiants

20:14
Locuteur

qui

20:14
Présentateur

ont accès à un repas à 1 euro et vous avez des étudiants qui aujourd'hui sont à plus de 20 minutes d'une université par exemple

20:19
Locuteur

et

20:20
Présentateur

qui n'ont pas accès. Donc, j'avais fait mettre en place à l'époque sur l'idée du ticket restauré étudiant une aide.

20:24
Locuteur

Donc,

20:25
Présentateur

il y

20:25
Locuteur

a

20:25
Présentateur

une carte qui est fournie par les CRUS qui permet aux étudiants d'avoir une aide financière pour manger. On a également, je l'ai dit en début d'émission, l'inquiétude des lycéens de se projeter à 10 ans.

20:40
Locuteur

Ils

20:40
Présentateur

cherchent un métier qui peut-être dans 10 ans va disparaître avec l'intelligence, le développement de l'intelligence artificielle. Donc, il

20:46
Locuteur

y a

20:46
Présentateur

une question d'orientation, une question de métier effectivement sur lequel on doit accompagner les futurs étudiants mais je ne peux pas nier qu'il

20:53
Locuteur

y a

20:53
Présentateur

une inquiétude. Ça va tellement vite aujourd'hui, l'intelligence artificielle qu'il y a des dizaines de métiers qui vont disparaître. Et ça, je pense que ça crée une angoisse supplémentaire pour les lycéens qu'ils expriment aujourd'hui par

21:01
Locuteur

leurs

21:02
Présentateur

manifestations.

21:03
Pierre-Antoine Levi

Merci Olivier Chaperon, merci beaucoup d'avoir été avec nous.

21:06
Locuteur

On

21:06
Pierre-Antoine Levi

regarde la une du populaire du centre, le paysage marqué par le soleil. Très belle photo mais pour parler d'un sujet inquiétant, les stigmates de l'été sec et chaud notamment sur l'agriculture. Merci beaucoup Olivier Chaperon. Dernière question là-dessus, Pierre-Antoine Lévy, comment vous voyez l'avenir du mouvement ? Il y

21:24
Locuteur

a

21:24
Pierre-Antoine Levi

une journée de mobilisation qui s'annonce samedi mais qui vient bien au-delà du mouvement lycéen. Est-ce que vous sentez, vous, dans votre département, monter cette colère et monter notamment la colère de cette France rurale

21:36
Locuteur

? Oui,

21:37
Présentateur

alors moi, je suis dans un département extrêmement rural, extrêmement agricole. C'est à

21:41
Locuteur

l

21:41
Présentateur

'Utarn-des-Garonnes, c'est un petit peu le verger de la France. Donc avec les épisodes de canicule que nous avons connus cet été, il

21:48
Locuteur

y

21:48
Présentateur

a une détresse agricole qui va s'exprimer certainement samedi puisque vous avez une manifestation dans laquelle certaines organisations syndicales et agricoles vont participer. Je pense que ça va être la journée de toutes les colères. Les lycéens vont certainement se joindre mais cette journée, elle a été décidée bien avant le début du mouvement des lycées. Donc, il y

22:08
Locuteur

a

22:08
Présentateur

une question du prix du carburant, du prix de

22:10
Locuteur

l

22:10
Présentateur

'énergie. Donc, moi, je pense que cette journée va être importante, il faut y faire attention

22:17
Locuteur

et

22:17
Présentateur

encore une fois, j'espère que le gouvernement saura être attentif aux différentes revendications qui vont être exprimées samedi et dans les jours qui viennent.

22:24
Pierre-Antoine Levi

On va regarder 3-1 de la presse régionale pour terminer.

22:27
Locuteur

D

22:27
Pierre-Antoine Levi

'abord, la 1 du progrès à Le Pen-Mélenchon vers le duel annoncé.

22:31
Locuteur

C

22:31
Pierre-Antoine Levi

'est notre sondage à 200 jours de la présidentielle qui donne cette configuration pour le second tour. Midi libre, le thermalisme social, c'est fini. Sujet d'inquiétude, là aussi, dans nos territoires,

22:41
Locuteur

l

22:41
Pierre-Antoine Levi

'inquiétude des directeurs de termes, alors que le budget de la Sécu envisage de transférer les remboursements des cures aux complémentaires santé. C'est une autre une du Midi libre, mais ça,

22:51
Locuteur

c

22:51
Pierre-Antoine Levi

'est les agriculteurs également et l'INRAE notamment qui propose des solutions innovantes pour aider nos agriculteurs.

22:58
Locuteur

Mais

22:58
Pierre-Antoine Levi

je voulais vous parler de cette question des termes parce que je sais que ça inquiète dans beaucoup de départements. La dernière une, c'est celle de West France. Le soutien américain faiblit, l'Ukraine peine à se défendre, livraison d'armes qui tardent, décrue des renseignements de l'armée américaine, bridage du réseau Starlink d'Elon Musk. L'Ukraine peine de plus en plus à contrer les missiles russes. De quelle une avez-vous envie de nous parler

23:17
Locuteur

? La

23:18
Présentateur

première, tiens. Sur le duel

23:20
Locuteur

Le Pen

23:21
Pierre-Antoine Levi

-Mélenchon

23:21
Locuteur

? Et

23:22
Pierre-Antoine Levi

puis on va en parler. C'est quelque chose, quoi ?

23:25
Présentateur

Quelque chose qui

23:26
Locuteur

m'inquiète. Qui

23:26
Pierre-Antoine Levi

vous paraît inéluctable

23:27
Locuteur

?

23:28
Présentateur

Non, il ne me paraît pas inéluctable. Vous savez, ça fait plusieurs élections présidentielles où quelques mois avant, on avait déjà un candidat qui était gagnant. Et on a vu que le résultat n'était pas finalement celui que les sondages avaient annoncé.

23:39
Locuteur

Je

23:39
Présentateur

considère que ce n'est pas inéluctable, être conscient que si on ne fait rien, si les forces politiques social-démocrates ne se rassemblent pas, vous aurez un duel Le Pen-Mélenchon.

23:49
Locuteur

Ce

23:49
Présentateur

qui serait dramatique parce qu'encore une fois, on va avoir un choix par défaut

23:53
Locuteur

et

23:53
Présentateur

pas un choix pour quelqu'un. On va voter encore contre quelqu'un pour éviter de voter pour quelqu'un. Donc moi, je suis très inquiet, oui, parce que je vois Jean

24:00
Locuteur

-Luc Mélenchon monter. Mais vous êtes inquiet sur

24:01
Pierre-Antoine Levi

ce bloc central incapable de se finir ?

24:04
Locuteur

Pour

24:04
Présentateur

l'instant, ce que j

24:05
Locuteur

'observe,

24:07
Présentateur

c

24:07
Locuteur

'est

24:07
Présentateur

qu'il

24:07
Locuteur

y a

24:07
Présentateur

beaucoup de candidats.

24:08
Locuteur

Bon,

24:09
Présentateur

à mon avis, à la fin de l'année, il y aura certains candidats peut-être qui vont commencer à se rassembler. Mais aujourd'hui, s'il n

24:15
Locuteur

'y

24:15
Présentateur

a pas un rassemblement,

24:17
Locuteur

on

24:17
Présentateur

va dire, du bloc central ou en tout cas de certaines forces politiques, on aura un duel Le Pen-Mélenchon.

24:22
Pierre-Antoine Levi

Vous soutenez qui

24:22
Locuteur

? Je

24:23
Présentateur

soutiens, je soutiens, on va dire, deux candidats Bruno Retailleau, David Ziznard également.

24:29
Locuteur

Déjà, vous

24:30
Pierre-Antoine Levi

soutenez deux candidats ?

24:31
Locuteur

Je soutiens deux candidats. Ça n'est pas un

24:32
Pierre-Antoine Levi

rassemblement,

24:32
Présentateur

ça. Tout en étant attentif à d'autres candidats. Mais effectivement, moi, je fais partie d'une majorité sénatoriale

24:40
Locuteur

et

24:41
Présentateur

je considère que ces deux candidats aujourd'hui portent des projets de rupture qui sont intéressants. Merci beaucoup.

24:47
Locuteur

Public

24:47
Présentateur

Sénat, en partenariat avec la presse régionale, vous propose Bonjour Chez Vous. Retrouvez l'intégralité de nos podcasts sur la plateforme Public Sénat. Sous

24:58
Locuteur

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