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Action politique, diversité et question sociale

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 60 %Attaque 10 %Défensif 30 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 100 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 12:58OuverteRéponse directe

    Comment les traditions des pays (Hollande, Belgique, France) influencent-elles la carrière politique des personnes d'origine marocaine ?

  • 22:46OuverteRéponse directe

    Quelle est la plus-value des parcours singuliers dans la gestion politique locale ?

  • 52:57OuverteRéponse directe

    Quelle est la plus-value des parcours singuliers dans la gestion politique locale ?

  • 1:10:18OuverteRéponse directe

    Vos origines familiales ont-elles engendré des qualités utiles à votre parcours politique ?

  • 1:20:29OuverteRéponse directe

    Comment positionner le Maroc face aux recompositions géopolitiques actuelles ?

Temps de parole

  • ?96 %
  • non_speech4 %

≈ 0,7 interruption / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:00
Locuteur

Tu tu l' tu Ouais. Tu as fait ce qu'elle Ou C'est Ouais. مساء Ah, il y a beaucoup de lumière. Donc bonsoir à tout le monde. J'ai le redoutable honneur mais aussi privilège de modérer une table ronde de prestige. Donc ma qui rassemble trois personnalités éminentes dans leur pays d'accueil respectif qui sont d'origine marocaine. et on va voir cette question des origines. Qu'est-ce que ça fait à une carrière politique ? Comment on peut la gérer ?

Et donc c'est une c'est une table d'abord pour honorer des des personnalités dans le cadre de ce de ce salon qui a comme fil rouge les marocains du monde et aussi pour discuter de problématiques sérieuses concernant la gouvernance, la gestion de la diversité, le pluralisme et et donc je j'ai l'honneur, l'infime honneur en tant que de de d'avoir dans ce panel C'est la qui est un un élu et responsable politique en Belgique euh dans un pays spécifique surquel je vais revenir un peu. C'est Boualab qui a été euh maire de l'une des plus grandes villes je crois le plus grand port d'Europe et pratiquement du monde à Rotterdam pendant de longues années et qui a une grande expérience politique.

Et enfin le le le jeune le plus jeune Karimran qui est un de mes cousins aussi et donc j'ai ce privilège et qui est le maire de Saintin je pense que actuellement et que vous l'avez suivi pendant les Jeux Olympiques parce que Sainton a été à l'honneur et qui s'est distingué s'est distingué par de grandes performances sur le plan de la gestion locale et surtout aussi sur le plan de l'expression politique. Voilà nos trois invités qui nous ont honoré malgré leur agenda très très rempli et donc on a cette ce plaisir. Alors de quoi s'agit-il ? Il il s'agit de bon, vous savez que un politiste généralement tit les activités, les les les parcours.

Et donc la la question centrale, c'est pour nous, c'est quelle relation y a-t-il entre une carrière politique en gros et le le narratif ou le récit national du pays d'accueil qui peut être aussi le pays d'origine mais le pays d'accueil. et euh euh quel sont le comment se construit cette carrière politique en prenant en en en considération les possibilités ou les impossibilités de la présence de la diversité de du pluralisme à la fois linguistique, culturel, ethnique, religieux. Ça c'est un des axes que je vais proposer à nos à nos invités. le le le deuxème axe, c'est renvoie à cette au à quelque chose qui est sur laquelle le Maroc a beaucoup évoluer.

Euh euh et je fais juste une parenthèse de 2 secondes, euh le le récit national marocain, je dis bien le récit national marocain met tension deux versions mais qui sont antagoniques mais qui sont vécus de façon ambivalente chez nous.

une un récit qui est, j'allais dire presque à la française, jacobin, na polonien qui parle d'une nation monolitique qui dissou les identités dans une seule identité qui est qui a des difficultés à traiter de la diversité et un un récit qui est autre qui est qui vient qui a été institutionnalisé dans la constitution mais qui a du mal à se mettre en place et qui est le que le Maroc est une communauté des communautés qui ressemblerait beaucoup plus à ce qui se joue en Hollande ou qui se joue en Belgique par en France.

Donc nous on vit cette double et cette cette tension entre deux récits nationaux a fait que Hassan I a dit les Marocains peuvent jamais s'intégrer ailleurs, ne votez pas ailleurs à un moment donné de l'histoire et que par la suite dans le actuellement on on on s'accommode on s'accommode de la de la des marocains des deux rives de la des marocains du monde parce que le ch de la double loyauté de le le de de l'acceptation même de de de que le citoyen de de son pays, parce que parfois il est néif d'origine ou d'accueil privilégier son du choix du pays d'accueil et ça c'est cette cette gestion avant d'arriver vers la politique de l'acceptation de la politique des gens politiques qui appartiennent à au riv ça a commencé la l'ouverture s'est faite par le foot essentiellement depuis 2004 c'est le foot qui a fourni ce registre de la double de loyauté au point que les marocains acceptent maintenant qu'une pépite comme Yamel joue pour l'Espagne sans qu'on ait des problèmes à ce qu'il joue pour l'Espagne.

Donc voilà un peu mais ce que moi je dessine comme cadre général de de ce de ce de ce débat et je les les nos amis peuvent intervenir aussi bien en arabe qu'en français en dar en marocain qu'en français et puis sur sur et donc je vais commencer par cette première question comment euh euh dans les dans ces dans les traditions respectives des pays dont on parle la Hollande le pays des polir euh la Belgique, le pays des deux des deux identité et de de de du la Belgique quatre identités, la complexité parce que de la complexité il y a qu'à voir Bruxelles où ce où on joue où la complexité politique reflète un peu ce jeu et où les marocains sont venus s'ajouter comme communauté et en France où le récit est autre et qui qui de de d'un état nation construit autour d'une d'une citoyenneté unique qui a aussi sa sa valeur et son importance dans la dans la perspective de la culture politique universelle.

Voilà donc ce donc sur ce premier registre, on peut on va commencer par dans un premier temps par si laou donc euh en Belgique et vous pouvez parler aussi bien en français qu'en arabe. Musquil et on on va faire on va juste pour vous donner un peu vous avez on a ici le Maroc est devenu très moderne par rapport à la gestion du temps. On a un compteur qui nous donne le temps qu'on a. On a exactement 74 minutes. On va se prendre 65 66 minutes de débat et on va donner à la salle la possibilité de réagir avec nos amis. Donc c'est laou. Donc vous avez la parole dans un premier temps. On va faire deux ou trois tours. Ah voilà. Très bien. Voilà. Salam alkoum. Bonjour. Bonjour à toutes et tous.

C'est pour moi un grand plaisir d'être parmi vous. L'occasion de venir au Maroc, pays de mes parents, de mes origines et malheureusement trop rares. Et je voudrais d'ailleurs remercier le le salon du livre, le CCME, notre ami Idris Liam de nous avoir invité et d'avoir pu nous permettre ici de débattre avec vous. Alors la la question qui m'est posée est très très large et très ouverte. Je je vais essayer d'aller à l'essentiel et de ne pas consommer trop du temps de parole imparti pour pour notre débat de ce jour. Mais la Belgique est un pays oui complexe.

est un pays dont on trouve des traces dans l'antiquité, hein, ne le perdons pas de vue, mais qui fondamentalement s'est créé à la suite de la défaite de Napoléon à Waterlot et où les les grandes puissances de l'époque, toutes des monarchies d'ailleurs, ont souhaité pouvoir éviter que que la France et sa créativité politique de l'époque ne continuent à être facteur de déstabilisation pour pour l'Europe. en tout cas du point de vue des monarchies européennes, des des anciennes monarchies européennes de du continent européen et de l'Angleterre.

Dès lors, ils se sont entendus pour créer ou accepter la création au cœur de l'Europe d'une monarchie supplémentaire qui déjà euh rencontrait une difficulté qui rencontrait une difficulté parce qu'il y a en effet en Belgique deux grandes communautés linguistiques. Il en a une troisième, ne jamais la perdre de vue, la communauté germanophone. Mais il y a les les flamants de de tradition et de culture néerlandophone, pas néerlandaise, néerlandophone. D'ailleurs, le néerlandais n'a été adopté en Belgique comme langue officielle que tardivement.

Il y avait d'abord un certain nombre de patois sous-régionaux, mais le Néerlandais a été reconnu comme langue officielle et langue surtout de cette importante région du pays qui est la Flandre. Et puis les Wallons qui sont eux francophones connaissent aussi leur patois divers et variés mais qui sont francophones. Et le pays s'est ainsi construit sur l'agrégat de de deux ensembles euh je dirais de de populations qui avaient déjà ces particularités. Et puis à l'orentre vous avez la région Bruxelloise qui fait la jonction entre francophone et néerlandophone qui a ce statut que vous connaissez de grande ville internationale. C'est très important.

pour la question qui nous occupe où il y a 186 nationalités 186 nationalités ceux qui fait la la région la la plus cosmopolite du monde après après Dubaï en fait qui accueille le siège de de l'Union européenne de l'OTAN de toute une série d'autres institutions internationales et c'est ce pays qui qui accueillit une bonne part de de l'immigration à la fois intraeuropéenne, mais aussi venant d'Afrique du Nord et d'Afrique en général parce qu'il fallait pour les Belges après la Seconde Guerre mondiale gagner la bataille de l'acier et du charbon.

Et donc l'immigration marocaine, plus particulièrement pour recentrer sur le sujet, c'est d'abord cette immigration du travail parce qu'il fallait à la Belgique, évidemment, c'est vrai aussi pour d'autres pays et mais nos amis nous en parleront certainement, il fallait pouvoir réussir ce pari de la réindustrialisation, de l'industrialisation et cette nécessité de pouvoir soutenir une croissance économique qui alors était particulièrement forte. Et nous arrivons nous marocain et issu de l'immigration marocaine dans ce contexte très particulier d'un pays qui déjà doit se s'entendre, se pacifier. Les tensions ont été très dures entre nerlandophone et francophone.

Des universités qui étaient jus jusque-là francophones du jour au lendemain si je puis dire et au terme d'un long processus sont devenus purement nerlandophones et les francophones n'y étaient pas les bienvenus. Il y a des communes donc des municipalités sur ce qu'on appelle la frontière linguistique qui était disputée entre entre Flamand et Wallon, donc tension supplémentaire, la place des deux langues dans les administrations. Bref, un pays, on peut le dire, dominé par des tensions communautaires. Et là-dessus, il faut pouvoir alors inclure des gens venant du monde entier, mais en particulier des gens venant du Maghreb, mais aussi de Turquie. N'oublions pas l'immigration turque.

Alors, le modèle belge n'est pas un modèle c'est pas le modèle français. C'est pas le modèle en effet alors de dire que le modèle français c'est le le jacobinisme. Je crois que on pense que le modèle français a lui-même un peu évolué mais vous voyez ce cette volonté de République est une un référent puissant qui est d'inclusion aussi mais à sa manière. Ça n'est pas non plus le modèle euh intercommunautaire tel qu'on peut le vivre dans les dans les dans le pays anglophone. C'est un ça se situe entre les deux en réalité.

C'est c'est l'affirmation de ce qu'il est important de pouvoir faire vivre une cohésion sociale autour d'un socle de valeur jugé primordial et pas compliqué, on les retrouve dans la Constitution. Mais en même temps, la Belgique est un pays où on subsidie les cultes, on reconnaît les cultes et on les subsidie. La Belgique est un pays où le le chef de l'État qui est le roi a une religion assumée comme telle. Donc autrement dit, le rapport avec la la neutralité est un rapport qui dans son histoire même s'entend différemment de ce qu'il peut-être euh en en France ou euh ou dans les les pays euh dans les pays anglophones.

Et c'est dans ce cadre là global qu'on doit alors trouver notre chemin d'acteur politique, d'acteur associatif, d'acteur académique pour faire en sorte que l'inclusion et et la réussite du modèle d'inclusion sociale en Belgique réussisse. Il y a des hauts et des bas. Il y a des choses sur lesquelles on peut s'appuyer comme par exemple les creuses naturels que sont les écoles, que sont aussi les combats ouvriers. les combats ouvriers rassemblent. Je suis le produit finalement de de ce creuser qui était les luttes sociales puisque les syndicats, les grandes organisations de travailleurs étaient les les meilleurs vecteurs de l'intégration des populations dans le tissu social belge.

Et puis il y a bien évidemment l'évolution des cadres législatifs, l'accès à la nationalité, la les questions social aussi qui font que l'investissement notamment dans le système scolaire. J'ai vu notamment que que Karim Boamran s'est beaucoup investi là là-dessus aussi dans dans son parcours politique. Donc l'intégration par la réussite scolaire mais aussi évidemment les questions de lutte contre les discriminations, contre toutes les formes de racisme et xénophobie.

Donc tous ces éléments qui permettent finalement à ce que l'ensemble des composantes de la Belgique et en ce compris bien sûr les personnes issu de l'immigration puissent aussi faire partie du corps social, faire société dans les meilleures conditions. Tout n'est pas rose, loin de là. On aura l'occasion d'y revenir et je vais terminer ici mon ma première intervention, mais le défi contemporain aujourd'hui pour nous, c'est évidemment la montée des populismes et des partis d'extrême droite ouvertement raciste.

La Belgique n'échappe malheureusement pas à ce phénomène d'une mise sous tension permanente de la société, de la volonté de dresser les gens les uns contre les autres, de jouer précisément la carte de la division en raison des origines et de pointer du doigt notamment les personnes issues de l'immigration à des fins électoralistes. Mais ça bouscule complètement tous les efforts mis en place. ces dernières décennies et ça je dirais c'est le principal enjeu sur lequel peut-être nous aurons l'occasion d'y revenir. Voilà, j'espère avoir pu répondre à la question qui était très large et très général hein. Voilà, je vous remercie. C'est c'est fait pour Merci beaucoup. C'est c'est votal.

C'est ce sera un peu la même question et enam

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Locuteur

196

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Locuteur

1976

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Locuteur

1765 ماكل ما يخدم على رجليه دق على واحد فيعطوله شويه ديال الحليب زي مرحبا بكار الله يشعل شكرا

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كبيره

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باكملها

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والوظين 15

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Locuteur

انا سياسه ابدا يفهم

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انا

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Locuteur

قالت واحد المقال صحفي اجي November 4 november Bismillahim

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Locuteur

ديال 20ها 206 Amsterdam معيا

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كيفاش المرحله وتستمر في العمل ديال المدينه العلاقه

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الحرف المستوى الحيوان ديال الحق 15 هو المواطنين ديال الرزانه I feel the pain of my citizens انا بالانش بالاطفاش

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قص اليومصلح هو الميزانيه وصيه بعد الوزير ديال القصرون

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Locuteur

القطره الكبيره المدينه

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Locuteur

قلت المدينه 194 من طرف الحكومه

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[Applaudissements]

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Locuteur

Merci. Tout d'abord, je voulais exprimer mon respect son altesse le roi Mohamed 6. Je voudrais exprimer mon respect au ministre de la jeunesse et de la culture de la communication, monsieur Medy Ben Saï. exprimer mes remerciements appuyés aussi à monsieur Driciami président du CME et à toi cher Mohamed TI m'avoir donné la possibilité de m'exprimer aujourd'hui. Sur la question que tu poses. Si on m'avait posé la même question il y a 25 ans 30 ans, j'aurais pas apporté la même réponse. J'aurais pas apporté la même réponse parce que tu l'as évoqué dans ton propos introductif, on est un moment de bascule.

On a un moment de bascule parce que comme l'évoqué les deux frères qui se sont exprimés avant et je voudrais leur exprimer mon amitié et ma fraternité pour leur parcours et pour la force qu'ils nous ont envoyé que ce soit de Hollande ou que ce soit de Belgique parce que on voit ce que vous faites et ça nous donne énormément d'énergie dans nos parcours. Si je n'avais pas été 100 % français et 100 % marocain, j'aurais jamais pu faire ce que j'ai fait. Et le Maroc a joué un rôle déterminant dans mon parcours intellectuel, politique, spirituel et philosophique. Je dis ça parce que c'est totalement connecté avec le système français versus le système belge et le système hollandais.

Système français, c'est quoi ? tu as évoqué le jacobinisme, le bonapartisme. C'est pas un système insertionniste. Système insertionniste, c'est système qui consiste à dire tu rentres dans le système walakin, tu fais totalement abstraction de ton identité. ton identité. Ça veut dire qu'il y a pas de Mohammed, il y a pas de Kerim, il y a pas de Hed, il y a pas de Fatima, il y a pas Tu rentres dans un processus comme quoi l'histoire, ton histoire a démarré il y a 200 300 ans dans ce territoire qui est l'hexagone, qui est la France, un problème ? Ce qui renvoie au sujet culturel, on y reviendra. Et tu l'as évoqué, tu l'as évoqué. Et il y a le système assimilationniste.

Tu rentres dans le système wakin, tu seras toujours appréhend comme un étranger, quel que soit ton background culturel, intellectuel, économique. Et il y a le système dit intégrationniste. On considère que, et ça c'est le système républicain, quel que soit le nombre d'années passé en France, quel que soit ton profil, quel que soit ta croyance, tu es français. Mais là, il y a un problème. Comme dirait Shakespeare, là démarre l'embarras parce que nous, on n'est pas 50, on est 100 % 100 %. Et c'est là où le système que tu évoquais dans ton introduction, double appartenance, double loyauté, quand je suis ici, je me sens marocain à 100 % mais pas 50 % marocain.

Et je suis fier, mais totalement fier. Quand je viens ici, je sens l'énergie, je je c'est chez moi, je suis pas moitié marocain et comme quand je suis en France, je suis pas moitié français.

En revanche, on a un sujet actuellement, c'est que il y a toute une génération de ceux qui dont les parents sont venus au Maroc en France dans les années 70 qui avaient la logique du retour et qui sont restés et qui n'ont pas pu bénéficier à 100 % du système dit intégrationniste, que ce soit sur la démocratisation de l'excellence éducative, ce qu'on appelle le plafond de verre, que ce soit sur la capacité à pouvoir voit à compéten égale appréhender les mêmes carrières plafond de verre ou que ce soit sur l'expression du culte parce que aujourd'hui on a 6 millions de musulmans en France, quasiment 10 % de la population française mais on n pas 100 millions d'enragés, on n pas 100 millions de de de radicaux, on n pas 100 millions de 6 millions de de terroristes, on a juste 6 millions de français qui expriment un culte qui historiquement était différent de celui qui était consubstantiel à la France.

Parce que il y a un sujet sur la question culturelle et j'ouvre cette parenthèse, c'est on a un point qui nous caractérise contrairement aux autres pays, je pense notamment à l'Angleterre, on a la loi de la laïcité. Donc la loi de la laïcité de 1905 qui est une super loi. On est on la défend la laïcité. Sauf que beaucoup utilisent le principe de la laïcité pour éviter qu'il y ait une expression cultuelle d'une autre religion qui est celle qui pourrait être la religion chrétienne. Ça nous pose un problème. La stigmatisation, le racisme, les discriminations. Ça c'est un vrai problème. Et c'est un vrai problème parce que on est dans un moment de bascule. Lequel le moment de bascule ?

Et c'est pour ça que dans mon propos préliminaire, je disais si jamais on m'avait posé la question à 30 ans, j'aurais pas apporté les mêmes réponses. C'est une totologie mais c'est le cas. On est au 21e siècle, le 3/4 des dirigeants politiques en France, ils sont nés au 20e siècle et ils ont été formés avec des méthodes du 20e siècle pour préparer la première génération qui rentrera dans le 22e siècle. Le monde a changé là. Je regardais les agrégats économiques du Maroc, ben on les envie, hein. Que ce soit en terme du ratio d'endettement, que ce soit en terme du déficit public, ce soit en terme de croissance.

Quand on voit que nous en France, on a un gros sujet de finances publique pour pouvoir assurer notre système et le péréniser, on a un gros sujet de ratio d'endettement. Je me dis là le monde est en train de changer. Quand je vois, j'en parlais avec Mohamed, j'en parlais avec Dris, nos enfants qui sont en train d'intégrer les grandes écoles qui n'ont pas la volonté d'aller aux États-Unis pour faire une formation complémentaire, mais devenir un rabat. C'est ça dont il s'agit aujourd'hui. Donc à la question comment aujourd'hui nous français et marocain on appréhende l'avenir, il est autour de trois éléments, pas 50, trois éléments. Le premier élément il est économique. Tu l'as évoqué.

économique, le driver. Une des premières locomotive économique en terme de création d'entreprise dans les métropoles, c'est la communauté franco-marocaine. Dynamique, elle crée, il y a cette ADN. Deuxème élément, le culturel cinéma, livre, théâtre. 3è élément, le politique. On le voit et c'est ce qui nous anime aujourd'hui. Alors le politique pendant longtemps, moi j'ai été élu en 1995. J'étais un des plus jeunes élus d'une ville de plus de 60000 habitants. Mais je leur avais dit, moi je suis pas l'élu des jeunes. Je suis pas une assignation à résidence intellectuelle, une une assignation à résidence cultuelle.

On va mettre l'arabe pour s'occuper des arabes ou une assignation à résidence technique. On va te mettre au sport. Non, j'avais dit je suis un jeune élu mais pas l'élu des jeunes. Deuxème élément, pas de plafond de verre. Dès que je suis rentré en 1995, j'avais dit mon objectif c'est d'être maire. Et on m'avait dit c'est pas possible. On m'avait dit c'est pas possible parce que un arabe ne peut pas être maire d'une ville de plus 60000 habitants. C'était ça l'inconscient collectif. Et 20 ans après quand on a récupéré la ville, quand on a gagné la ville, il y a toute une nouvelle génération.

Et tu as raison Amed quand tu parlais de d'éducation, on a démocratisé le décomplexe qu'on pouvait avoir en se disant c'est pas pour nous. Et c'est ça, c'est pour ça que quand je vous dis vous avez été inspirant aussi bien à Rotterdam que à tu étais à Crocbourg. J'ai toujours du mal à à à le prononcer toutes toutes mes excuses. Mais tu as été un un exemple pour nous parce que nous on nous disait que c'était pas possible de faire ce que tu as fait et c'est parce que vous l'avez fait vous que non on a pu le faire et du coup ça a impacté toute une nouvelle génération de gamin et gamins et tu as dû le voir dans les écoles.

Tu as dû le voir dans les écoles quand il voyait un maire musulman franco-marocain ou belgio-marocain ou néerlado marocain. Il disait c'est possible. Et c'est là où la France est un moment de bascule. Soit on prend conscience en France et j'utilise rarement le mot diversité parce que pour moi c'est un mot qui nous assigne à une différence assimilationniste. Moi je suis pas différent. Je suis pas plus différent que François Hollande. Je suis pas plus différent qu'Emmanuel Macron. Emuel Macron, il vient de Picardie. François Hollande, il vient de de Corz ou ou je sais pas d'où.

Moi, je viens de Sandy et j'ai une histoire qui est la mienne et je suis fier de mon histoire et il est aussi diverse que moi je suis diverse. La seule différence, c'est que eux, ils ont déjà été président de la République et que nous, j'espère que un jour on y arrivera. C'est une petite différence. On va y arriver. Mais derrière, il y a toute une génération qui s'est dit "Bah tiens, c'est possible." Et donc le moment de bascule, c'est quoi ? Soit la France devient un pays qui décline et qui refuse de voir cette richesse ou soit la France continue à devenir le grand pays qu'elle a toujours été, mais il faut qu'elle regarde la réalité en face.

Et la réalité en face, c'est qu'aujourd'hui les Rashida, les Latefa, les Sema, les Karim, les Mohammed, les Ahmed, ils font partie intégrante du paysage politique, culturel, économique et surtout surtout le renouvellement des élites. On en parlait il y a 15 ans 20 ans. C'était impossible d'aller à la conquête d'une ville comme Roubet et on le dit he le racisme et c'est encore plus difficile qu'on est une femme. Parce que il y a une échelle de gradation dans la difficulté hein. En France noir musulman très difficile. Noir musulman femme musulmane femme très très difficile musulmane très difficile musulman très difficile.

Et aujourd'hui, notre rôle c'est justement assumer à 100 % la richesse qu'on apporte pour un pays comme la France, pour un pays comme la Hollande, pour un pays comme la Belgique. Et je terminerai mon propos là-dessus. Prendre conscience de la force du Maroc au-delà du Maroc. Je sais pas avec l'humilité qui s'impose si on a toutes et tous conscience de notre force. C'est impressionnant. Moi en venant ici, j'ai été littéralement impressionné. Je venais régulièrement quand j'étais directeur général dans la cybersécurité. C'est dans les années 90, dans les années 2000, dans les années 2010. Mais là, il y a un moment de bascule. Vous, nous ici, vous êtes vraiment dans le 21e siècle.

Au moment où je vous parle, il y a le Conseil national du Parti socialiste dont je suis un des responsables et on est dans un moment de bascule. Tu sais ce que c'est ? Tu joues un rôle important, tu sais également ce que c'est. Ahed. Hier dans une conférence de presse, je leur ai dit "Les amis, sortez du 20e siècle. Demain, je suis à Rabat, ils sont au 21e siècle à tout point de vue sur le plan digital, sur le plan intellectuel, sur le plan du métissage, sur le plan du respect, sur le plan de la mise en perspective, sur le plan de l'écologie, sur le plan des start-ups, sur le plan des infrastructures, sur le plan comment on travaille avec les pays d'Israël, sur le plan du respect.

le respect et c'est ça aujourd'hui qui est important, c'est que la communauté franco-marocaine de France voulait exprimer un élément qui est consubstantiel et qui est le point commun qui soit de gauche ou droite, c'est le respect que les marocains l'ont toujours témoigné. Et rien que pour ça, je suis heureux d'être parmi vous et j'ai beaucoup beaucoup d'espoir et d'espérance en voyant ce qui se passe aujourd'hui. Merci beaucoup. Merci. Merci beaucoup.

Alors, je vais revenir sur un de tour un deuxème tour et euh si Ahmed a commencer par son père et et par le parcours d'un rifin où la pulsion était vers l'oriental, vers le le reif a toujours exporté de la ressource humaine de qualité, d'abord vers l'Oriental puis après vers l'Europe et euh et surtout il a rendu parce que j'ai aimé dans dans son propos euh qui est un propos euh j'allais dire d'un travailliste singulier, d'un travail singulier euh parce que son livre de chevé est le Coran euh et que dans la discussion don qu'il nous a rapporté sur ce moment où où il il exigeait une discipline au nom d'une rationalité qui n'a rien à voir avec le Coran.

alors qu'on lui reprochait que c'est que c'est de la sharia et cetera. Moi ce que je la question par rapport à cette cette digression, c'est de dire quel quelle est la plus-value ? Quelle est la plus-value qu'apporte ces parcours singuliers euh euh qui sont en en phase avec euh avec euh quelques concepts qui constituent, j'allais dire, les propriétés euh d'un pays euh où euh euh j'allais dire les deux l'incertitude et la rareté sont endémiques.

Le Maroc Maroc l'incertitude et la rareté sont endémiques parce que l'incertitude c'est le c'est la gestion c'est le on a connu changement climatique avant les autres c'est la le stress hydrique c'est c'est la la les les c'est même l'incertitude au niveau de la gouvernance et cetera comment un pays des gens qui ont qui ont cette ces propriétés qui sont constituées autour des je dire de l'agilité de la rusticité euh de la sobriété parce que C'est ça. Quand on parle du RIF, quand on parle euh Karim n'est pas né là-bas, mais moi je parle je parle des oises parce que ces aï viennent des ois, donc des des origines.

Donc l'agilité, la sobriété, la rusticité, l'endurance, la capacité à à l'intelligence pour gérer la la j'allais dire la rareté et l'incertitude. comment ces propriétés et donc bien sûr aussi le pluralisme sont mis à contribution dans idil parce que vous êtes tous les trois vous avez fait de la gestion locale et c'est la plus difficile parce que c'est celle qui est qui est auprès de de des préoccupations national. Oui. Et donc c'est comment cette cette plusvalue quelle plusvalue si elle existe ?

parce que ça la question qu'elle plusvalue pour dans cette cette gestion et qui finalement finit à court ou à moyen terme ou à long terme par convaincre que finalement il y a pas de singularité, il y a juste l'idée de citoyenneté agissante qui est qui est à à à Alors, on va faire le tour inverse. On va commencer par Karim par rapport à ça et finir avec donc c'est comment ma citoyenneté singulière et universelle participe d'une gouvernance particulière. Ouais. Oui. Alors le nous ce qu'il y a c'est que et Ahed disait au national, on a aussi une couverture nationale de par nos différentes fonctions électives.

Le le problème qu'il y a, c'est et pardonnez-moi de la réponse un peu personnelle, je m'en excuse par avance, c'est il faut sortir vraiment sortir de du regard et je dis le mot hein colonialiste qu'une bonne partie peuvent avoir. On est quand je dis qu'on est à la il y a a il y a un triangle, il y a en France, il y a la fin du patriarcat qui secoue une bonne partie des de des anciennes élites. Il y a les conséquences fortes du libéralisme avec une une pauvreté, une précarisation, un déclassement. Et un troisème élément, c'est les bribes du colonialisme. La France et Rachid Benzin en parle souvent, Pascal Blanchard en parle souvent.

Il y a pour une partie de la population et de l'élite politique une espèce de fantasme où on rejoue la France de l'Empire avec les colonies. C'est bien que moi en tant que responsable politique, il y a toujours cette espèce de stéréotype où on est obligé de de montrer pattees blanches. Le politique arabe est souvent voleur, il n'a pas de fond, il est pas crédible, euh c'est peut-être un intégriste. Donc on a toujours toujours la peur de se brider et on est obligé obligé de se blinder. Alors une fois qu'on a dit ça, ça c'est le constat. Comment ma singularité arrive à répondre à une un message universel ? Bah tout simplement parce qu'on a un message universel.

Pouvoir se soigner qu'on soit à Rio, au Maroc ou à Saint-Touin dans ma ville, c'est universel. Avoir un logement de qualité, c'est universel. L'égalité femme-homme, c'est universel. Pouvoir bénéficier d'une éducation de qualité et d'un espoir pour nos enfants, c'est universel. Pouvoir faire en sorte que nos aînés finissent le dernier tiers de leur vie avec dignité, c'est un message universel. Et puis surtout dans une ville comme la mienne où il y a 60000 habitants ou dans un territoire comme le mien où il y a 400000 habitants avec 10 20 % de Français dont les parents sont issus de l'immigration.

Quand je m'appelle Karim Bamran, musulman avec sans fausse modestie le parcours qui est le mien et donc qui est le nôtre, ça redonne de la fierté et surtout ils se disent bah tiens, c'est possible. Donc c'est au travers d'un parcours singulier. Quand Ahed parle de son parcours, quand Ah parle de son parcours, ton parcours, on s'identifie tous dans notre parcours parce queon a une filiation avec le peuple et le peuple c'est nous en tant que enfant issu de l'immigration, on a dû de bosser tr 4 c fois plus. Le rapport avec le travail c'est important. Ahed a parlé de son rapport avec son éducation coranique initiale.

Euh notre éducation c'est la rectitude, c'est le droit, c'est le respect, c'est l'humilité. et c'est le travail. Donc ces valeurs avec au travers d'un parcours singulier a fondamentalement traduit mon parcours politique et les décisions. C'est pour ça que pour moi ma vision c'était le progrès partagé. Il y a partage, il y a progrès. C'est démocratiser l'excellence, c'est le rayonnement, c'est la fierté et c'est la sécurité. Mais pas uniquement la sécurité dans le sens sécuritaire. sécurité, ce qu'on dirait en arabe le un mix entre edeb et le haak, c'est ça c'est le ker et ça ça c'était un élément important dans ma politique l'autorité.

On respecte l'autorité et ça c'est mes origines, euh mon éducation et ce que j'ai appris au Maroc. Au Maroc, on respecte l'uniforme, on respecte l'autorité, on respecte on respecte le respect, on respecte le le le la personne qui qui a le le savoir. Et en France aujourd'hui, il y a un problème avec le respect de l'autorité. Donc voilà en quoi mon parcours singulier qui est une hybridation a impacté ma politique au quotidien tant sur le plan local que sur le plan national.

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Inallah inlim

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نبين الشمس

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مشيغات

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Han Ind بحالف هناك Labda

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Locuteur

protest البس ديالهم قدام القانون اللي في الدار ديالك وهذا النقاش كنحس به المغرب هنا في المغرب مزيان هذا النقاش يكون هذا النقاش على النضج ديال المجتمع وصلتي على الاذان يوم الجمعه protestantification

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Locuteur

استشار الاقتصاد والشؤون طق

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هو كتولدا بالدرجه الاولى هو المشكل ديال الماء كنسميو البلاد المنخفضه فتحفر قدام البلديه 40ماج

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هذا الحب الغمطوعين

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Locuteur

المسلمينغديروشط هذ المساجد شكونجمع الفلوس له الجامع وشكون اللي كينظف المساجد مسلمين غير العمل ديال التطوع ديال الجمهور ديال المسلمين في الغرب التطوعي على السواط

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Locuteur

انا قريت من هذا العمل التطوعي الهولدي شويه

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Locuteur

Voilà. Alors la question c'est Mohamed que que vous nous avez posé, c'est une question très intéressante mais il est vrai que je ne me la suis jamais posé donc je ça va être un peu inédit. C'est parti. Et donc est-ce que euh finalement nos histoires personnelles et plus particulièrement l'histoire de de nos familles, de nos origines euh a engendré un certain nombre de qualités qui vous ont permis de de comprendre et d'expliquer votre parcours politique. Je trouve ça trouve ça en effet très intéressant. Alors, puisque c'est inédit, je vais faire un peu d'introspection assez rapidement.

Donc moi, ma famille vient alors si vous voyez la carte du royaume, vous avez la frontière avec l'Algérie, vous avez la station Balneer bien connue de Saidia et puis juste à côté vous avez un petit village qui s'appelle Raselma Capd dans la province de Nador entre Bkan et Nador en fait cette région et qui et qui a une profondeur qui s'appelle Kubdana. Voilà. Ça c'est la région d'où vient ma famille. Région très rurale et assez rude. Dans les années 80, les écoliers faisait tous les jours quelques kilomètres pour aller à l'école. Les jeunes enfants allaient chercher l'eau à un puit avec là aussi quelques kilomètres à gravir, soit à pied, soit à Dodane et ça au milieu très dur.

C'est de là que vient que viennent mes parents. Et puis quand mon père a quitté cette région, c'est pour aller en Belgique travailler dans les charbonage. Donc il a quitté le ciel bleu de la Miterranée pour descendre à - 500- 600 m dans les entrailles de la terre. Et soit dit en passant, si vous avez l'occasion un jour d'être à Liège, en Belgique, il y a à proximité un charbonnage qui s'appelle Blény Trembleur et qui se visite dans l'ancien charbonnage, il y en a pas beaucoup qui se visitent. Vous descendez à 50 m hein mais les mineurs descendaient à - 700 m. Il faut C'est assez impressionnant. Et lors mon père comme ma mère d'ailleurs étaient des gens qui avaient les pieds sur terre.

C'est le moins qu'on puisse dire. Des gens qui fonctionnaient avec un sens des réalités à toute épreuve. Et au quotidien par exemple on ne dépense pas plus d'argent qu'on en a. On fait attention à l'eau en particulier à l'électricité. On se rappellera qui venait d'une région où qui n'était pas électrifiée où l'eau il y avait pas d'eau courante. C'est des gens aussi qui attachaient beaucoup d'importance à la parole donné parce qu'on est dans un milieu qui est assez hostile au niveau naturel et et dès lors il faut pouvoir quand on quand on dit quelque chose et pouvoir s'y tenir parce que finalement c'est la survie du groupe qui en dépend.

Donc l'importance de la parole et ce souci des faits, ce souci de la parole donnée au fond incontestablement cher Mohammed ça m'a bien été utile dans les valeurs qui m'ont été transmises parce qu'en politique alors qu'il s'agisse de la gestion de son organisation politique surtout quand vous commandez je dirais au à la destinée de votre organisation euh ou que ce soit dans le rapport avec l'extérieur la société en général, si vous n'êtes pas factuel, si vous n'êtes pas clinique, vous vous exposez à des déconvenu.

C'est en politique, vous devez de manière essentielle, de manière incontournable, vous devez vous en tenir au fait sans quoi vous bâtissez des hypothèses, vous vous élaborez des plans qui sont sans lendemain, sans devenir et cetera. Donc il faut être très attentif au fait donc être très ancré. Donc oui, première chose, je pense que l'histoire de de nos de nos familles, de de ce qu'on de ce qui a été la vie très rude de nos parents nous a amené à à être des gens très ancrés dans les réalités. D'un autre côté, il y a aussi la la force du caractère et la la force de la volonté.

Quand on est dans un milieu hostile un peu rude, un peu difficile où en effet les saisons sont capricieuses, pour pouvoir subvenir à ses besoins, bah il faut se lever de bonheur, il faut il faut avoir de la volonté et de la force, la persévérance, qualité essentielle aussi en politique, c'est le moins qu'on puisse dire. 3, c'est des milieux où s'il n'y a pas de solidarité entre les personnes, entre les familles, entre les voisins, il n'y a pas d'avenir possible. On dépend les uns des autres. On n'en voudra pas de vous dire moi, l'homme engagé à gauche que je suis d'y être particulièrement attentif. C'est une valeur importante que la la valeur de solidarité.

Mais en même temps, il ne faudrait pas imaginer que ce sont les seules qualités requises pour pouvoir faire de la politique ou de la gestion publique. Et soit dit en passant, dans le domaine politique, le rêve n'est pas quelque chose en soit d'incompatible. Pour autant que le rêve ne devienne pas une chimère. C'est ça la grande différence. Et alors avoir des projets pour le redéploiement de sa ville, de sa région, de son pays, pour l'élever, pour construire un projet qui soit un projet qui permette à chacune et chacun de pouvoir vivre son épanouissement.

Il est essentiel là aussi de faire en sorte que les rêves deviennent réalités et ça suppose là aussi de la méthode, ça suppose aussi de l'engagement. Donc je dirais oui, toutes ces valeurs qui nous ont été transmises parce qu'elles-même était tributaire ou était le fruit de vie mené dans des contextes assez rudes et assez difficiles nous a certainement préparé utilement à la vie politique et à la vie de la gestion publique cette incontestable. Et enfin, parce que la question n'a pas été posée, mais je voudrais jeis vous dire ceci euh parce que je nous arrivons sans doute un petit peu à la à la fin du débat tout doucement.

Il y a une une des choses une des choses qui me paraît vraiment fondamental, c'est de voir dans ce qu'a été l'immigration marocaine en Europe, le véhicule du rapprochement entre les deux rives de la Méditerranée. C'est vraiment fondamental entre le Maroc bien sûr et l'Europe. Et nous devons chacune et chacun y concourir parce qu'il n'y a rien à faire. Le monde évolue. Voyez voyez aujourd'hui ce qui domine la politique américaine et et Trump qui qui revient dans une forme d'isolationnisme de de protectionnisme avec fondamentalement America First. Bon, c'est le choix de ces électeurs qui l'ont mené là où il est.

Voyez bien que l'ensemble asiatique avec la Chine et le développement du sud-est asiatique est en plein essort et et c'est là qu'aujourd'hui on a les les plus grandes évolutions qui déterminent le monde au fond qu'est-ce qui reste à l'Europe et qu'est-ce qui reste à l'Afrique et en particulier au Maghreb et plus particulièrement encore au au Maroc. Donc, je suis de ceux qui plaident pour relancer le grand projet euroméditerranéen, mais pas tel qu'il était conçu par certains leaders politiques européens dans les années 90 avec, je dirais, un sens unique fondamentalement, c'est le Maghreb, l'Afrique au service de l'Europe.

sur des bases égalitaires de partenariat et de respect de manière telle qu'en effet la Méditerranée soit un grand pôle de développement économique qui irrigue les deux rives de la Méditerranée. Et le Maroc a eu raison à un moment donné de voir que ça n'intéressait pas certains Européens. On voit que les choses changent. Je vois les déclarations de Macron. Je vois comment le gouvernement espagnol sous Pedro Sanchez évolue également. Je vois comment la Belgique elle-même aujourd'hui considère ses relations avec le Maroc. Il faut pouvoir contribuer et œuvrer à cela. C'est essentiel. Le Maroc n'a pas attendu l'Europe et il a raison. Il a raison. Le Maroc a bien vu sa profondeur vers l'Afrique.

Le Maroc a bien vu également ce qu'il avait à gagner dans des relations bilatérales avec le reste du monde. Et c'est dès lors les Européens et nos pays en particulier qui doivent reprendre le train et qu'ils puissent profiter s'il le souhaite du véhicule naturel qui est le capital humain de tous ces enfants du Maroc qui aujourd'hui sont à travers le monde mais plus particulièrement l'Europe les meilleurs ambassadeurs de ce renforcement des relations pas uniquement économiques mais très certainement culturell certainement académique.

très certainement sportif, tout ce qu'on peut imaginer, toutes les dimensions, je dirais, des relations humaines parce que de ce dont je vous parle, c'est d'abord de développement humain et bien entendu que la dimension économique est importante, mais retravaillons un peu à ce grand projet qui permettra aussi de rappeler l'intérêt qu'on tous ces pays qui composent les deux bords de la Méditerranée, de pouvoir bénéficier finalement de cet apport incroyable.

blement riche qu'est l'immigration et tout ce qu'elle a pu produire à savoir cette merveilleuse population qui peut précisément non pas avoir deux loyautés ou deux allégances mais pouvoir être ce lieu par excellence de la fécondation mutuelle qui permettra à travers le capital humain de faire en sorte que il y ait de la prospérité et oui très cher Karim du progrès partagé dans nos pays et entre nos pays. Je vous remercie. Non, c'est c'est Ahmed, tu m'as tendu la per c'était la dernière question.

Donc tu as répondu moi il y a il y a euh une chose il y a c'estalement on a parlé Karim on a parlé un peu et la question va être directe pour les deux parce que par rapport à ça effectivement il y a des recompositions géopolitiques importantes. Euh le mot bascule a été utilisé par Kerim plusieurs fois et des bascules à plusieurs niveaux plus dimensionnels.

J'en ai discuté avec lui il y a quelques semaines à Paris euh sur d'ailleurs sa vision de ce que c'est que un positionnement par rapport à à à une relecture de ce que c'est que je dirais pas le Maroc parce que l'Afrique du Nord plus de façon beaucoup plus forte et même le mot Maghreb ne remplit pas ce rôle qu' est par rapport à cette cette ce cette recomposition géopolitique d'une Europe qui vieillit qui vieillit qui a peur Euh et on a parlé du retour du populisme, de ces injonctions populistes actuellement parce qu'ils sont issus de la peur essentiellement et que et avec ce rôle médiation d'intermédiation précurseur que peuvent jouer des élites politiques ancrées dans une culture, j'allais dire positive par rapport à ça comment ?

Et là, je pose la question parce que c'ested on a esquissé ça de façon très forte. Je pose la question à Baleb et à Karim pour comment il voit pas parce que ça ils sont porteurs de discours politique de vision politique qui qui qui positionnent le pays leur pays et leur pays et par rapport à ça. D'autant plus que ici chez nous au Maroc alors même qu'il y a pas un cadre, j'allais dire doctrinal et théorique explicite de part un peu une sorte de de génétique historique de la profondeur, le Maroc après sous ce renn a esquissé de façon assez euh précoce euh une une dynamique qui qui qui dessine une triangulaire. Europe, Maroc et Afrique.

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عنديها وقلت

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التجاره وبفعل باسلاؤساء المناط Eh Colombia Venezuela Saudia O mess al magribia africia Chili Espan Catalon

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Locuteur

الاولى 20 million Mercedes géopolitique Trump am American first doesn't mean America alone Shang 6500 كان الشعبيه ضائع اللاتين بالبضعه ديالهم اناغوائح

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Locuteur

مشكل وان استشان الاطار المغربه الجبال والبحار والارضين في ونشوف 1000 milliard في العالم ومع ذلك

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Merci sur le je d'abord merci merci merci à merci beaucoup de beaucoup de plaisir beaucoup de beaucoup de force collective pendant ce moment sur ce que tu disais et sur l'intervention d'Amen. Je l'avais dit, on est au 21e siècle, ça a échappé à personne, sauf que ça a échappé à une bonne partie des dirigeants politiques français. On a et à je partage totalement la vision que tu as évoqué sur le plan géopolitique. J'ai un ami qui a été à l'assemblée générale la semaine dernière du FMI et je lui dis "Alors, qu'est-ce qu'il y a en ressort ?" Il me dit tr deux choses. Un, c'est du grand n'importe quoi. C'est-à-dire qu'on a une une redéfinition totale de l'ordre mondial.

Il y a autant de différence, il y a plus de différence entre Ramses et Cléopâtre qu'entre Cléopâtre et nous. Ça signifie qu'on change complètement de paradigme actuellement. Et ce qui est en train de se passer, c'est énorme, c'est excitant, c'est arrassant mais tu l'as évoqué dans le repli identitaire de certains, c'est déstabilisant. sur et le deuxième constat qu'il avait à la suite de cette assemblée du FMI, c'est l'évolution des régionalismes, l'Inde, Chine, russe, Europe avec un gros point d'interrogation sur l'Europe. L'Europe ne peut plus continuer à fonctionner comme a fonctionné. Oui, on est un continent vieux.

La seule la seule porte de sortie, ce n'est pas de revoir le partenariat euroméditerrané comme ça a été fait ou qui était une espèce de Pax Romana New Age qui pour moi été une vision colonialiste. N'ayons pas peur des mots. Mais moi je pense qu'il faut revoir totalement une coopération pérenne, féconde, écologique, économique, politique avec les États d'Afrique et ça passe par tout le nord méditerrané mais aussi atlantique parce que moi je dis souvent souvent on me dit toi tu es un méditerranéen, j'ai rien à voir avec la Méditerranée. Mes parents, ils viennent de Casa, pas la Méditerranée à Casa. Même ça, il y a une espèce d'essentialisme sur cette catégorisation géographique.

Rien à voir avec la Méditerranée. Nous atlantique. Quand je vais à Rio, je me retrouve. Quand je vais à Osgor, je me retrouve. Quand je vais à Biaris, je me retrouve. et Marseille, je connais pas moi. Donc oui oui, la reconfiguration des cartes doit se faire avec les États d'Afrique. Pour moi, la France doit revoir sa coopération avec les États d'Afrique au même titre que la France devait revoir sa coopération avec les banlieux. C'est exactement pareil. C'est exactement pareil. Pendant longtemps, les banlieux, les territoires péris, ont été méprisés, mis de côté et ont été des territoires servants.

On mettait les vieilles usines, on mettait les lieux bannis et c'était plus rapide d'aller à Paris si çaà Paris ça faisait 50 km de Bonlieu à Paris que de faire de banlieu à banlieu. C'était le système rocade et radial. Le système jacobin que tu as décrit. Le système jacobin qui est hypertrophié avec un pouvoir centralisé. souvent des hommes avec une élite qui est issue d'une filiation aristocrate technocratique depuis plus d'un siècle. Ça c'est fini ce mondeel. Tu l'as évoqué ton père, tes parents mineurs, c'est pareil, moi ouvrier dans le bâtiment et nous on incarne ce que j'appelle cette élite populaire. Parce que encore une fois dans élite, il y a élite. Il faut respecter le savoir.

Il faut respecter le savoir-faire et il faut respecter le faire savoir. J'ai envie de dire que nul n'entriss s'il n'est pas géomètre. Platon. On peut pas du jour au lendemain se dire parce qu'on vient de banlieu parce qu'on est d'origine marocaine ou d'origine africaine, on peut devenir maire ou on non, il y a du travail, il y a du sérieux et il y a de la sincérité et de l'honnêteté. Mais derrière pour la France c'est pareil. Cette élite va jouer, qu'on le veuille ou non, c'est obligatoire, va jouer un rôle déterminant dans le choix politique et géostratégique que l'Europe prendra.

Soit derrière on prend ce virage et l'Europe avec l'Afrique joueront un rôle important dans cette reconfiguration des cartes régionalistes ou soit et je l'ai dit et redit l'Europe déclinera les 100 prochaines années et ce sera l'Afrique qui prendra le pouvoir. On le voit. Moi, je suis vice-président de la culture dans mon département et c'est toujours symptomatique. Quand je vois grand Toto qui est en concert à Paris, c'est plein mais c'est pas plein que des Marocains. Il y a des blancs, des noirs, des Arabes, des catholiques, des musulmans, des juifs, il y a tout le monde.

La culture ça vient de casa le hip hop Sénégal Marrakech Bamacoo Legos, Nigéria, Mauritanie, Noachok, Tunis, Alger, Oran, ça vient de partout. On a plus le choix en France. Même si jamais on est dans le conservatisme endémique, même si il y a cette espèce de refus d'accepter ce qui peut réveiller une espèce de racisme latent, c'est une question de survie. Maintenant, soit cette élite elle est acceptée parce qu'elle est en train de prendre le pouvoir, soit le pays décline. Et ça prévaut pour la Belgique, la Hollande, les Scandinaves, les Italiens, les Espagnols et les Français. Toutes celles et ceux qui pendant un moment ont accueilli cette vague migratoire. C'est fini.

Et là, sur le plan marxiste le rapport oppresseur oppressé. Il y a maintenant une intégration qui est dans les hautes sphères. Et c'est là où il y a un moment extrêmement excitant. Et c'est pour ça qu'on est là. Et c'est pour ça que mon propos est teinté d'espoir et d'espérance parce que c'est cette relation osmotique entre la France et le Maroc. J'aité coupé le micro. Alors moi j'ai été formé par les trotks et c'est ce qu'on faisait pour pour Merci beaucoup. Merci à vous et à très bientôt. Merci. Non, il y en a pas. Il coupé le micro parce que parce que il y a pas de on a on a on a un calendrier très contraint.

On peut leur donner ou donnez leur on va donner là on va donner on va donner la parole à deux ou trois personnes s'il le souhaitent. On va trois personnes je crois qu'on ne peut que saluer le parcours des trois intervenants. On peut dire que le Maroc peut être fier de vous. On aurait souhaité qu'il y ait plus de temps pour tirer profit de votre expérience. Moi, je tiis simplement, je tire un enseignement de votre intervention.

Il est possible de faire de la politique là-bas et vous en vous en êtes la démonstration éclatante comme il est possible pour les marocains résidents à l'étranger de faire de la politique ici et ceux qui avancent l'argument comme quoi lorsque on demande la participation politique des marocains résidents à l'étranger leur représentation au parlement ça entrave l'intégration là-bas, ça la parasite. Je trouve que c'est un ça n'a rien à voir avec la Constitution. Au contraire, c'est une régression. La le la Constitution a été un enrichissement au niveau de la double citoyenneté.

Mais bien entendu, on ne peut pas être ministre là-bas, député là-bas, mais il est anormal qu'on ait des compétences là-bas politique et qu'on leur permette pas de le faire ici. Voilà, c'est l'enseignement que je tire et il n'y a jamais eu de débat là-dessus. Ici au Maroc, il y a C'est vrai, je m'excuse. Merci beaucoup. Bon, on va merci beaucoup. Merci à la à nos trois intervenants. Merci de leur sincérité surtout et je pense que le débat ne fait que commencer. Merci à l'assistance d'être présent aussi nombreuse. Merci d'avoir quand même prier S.