Boualem Sansal, menace terroriste... Laurent Nuñez face à Apolline de Malherbe
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 35 %Attaque 25 %Défensif 40 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 80 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Quel rôle a joué l'Allemagne dans la libération de Boualem Sansal ?
- 0:45RelanceRéponse partielle
Vous parlez de geste d'humanité, mais le président Teboun n'avait-il pas initialement soutenu sa condamnation ?
- 1:30OuverteRéponse directe
Est-ce que la libération de Boualem Sansal est le premier signal que le dialogue avec l'Algérie fonctionne ?
- 3:00OuverteRéponse partielle
Est-ce que certaines OQTF de nationalité algérienne sont acceptées par l'Algérie ?
- 4:30OuverteRéponse directe
Quel est l'état de la menace terroriste aujourd'hui ?
- 6:00OuverteRéponse directe
Combien de personnes sont actuellement suivies pour radicalisation violente ?
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et vous êtes bien sûr RMC et BFM TV. Bonjour Laurent Nugèz, vous êtes ministre de l'intérieur. Merci d'avoir accepté de répondre à mes questions ce matin au matin des journées de cérémonie en mémoire du 13 novembre 2015.
On va revenir évidemment non seulement sur cérémonie mais sur l'état de la menace aujourd'hui. Mais d'abord Laurent Nugnaise après un an d'emprisonnement Boem sans salle est enfin libre. Il est libre et il est arrivé en Allemagne hier soir.
D'abord quel rôle a joué l'Allemagne ? Mais d'abord, je je me réjouis évidemment de cette libération. La le geste d'humanité du président Teboun qui a donc accordé sa grâce.
Président de la République a eu l'occasion évidemment de d'échanger avec le président Teboun, avec le président allemand comme vous venez le le citer, l'Allemagne a joué un un rôle important he le rôle d'un tiers de confiance. C'était important compte tenu de de la dégradation de ce qui était les relations entre la France et l'Algérie, du niveau que cela avait été cela avait atteint. Donc il était important évidemment qu'on ait ce tiers de confiance qui a joué un rôle important mais au même titre évidemment que le président de la République euh Emmanuel Macron qui tout au long de l'année écoulée n'a cessé évidemment de rappeler euh la position de la France qui était celle d'avoir un un un dialogue un dialogue certes exigeant mais d'avoir un un un dialogue.
Voilà. Donc évidemment, enfin qui peut penser que la France n'a pas joué également un rôle dans cette affaire, hein. Voilà.
Donc voilà, vous avez travaillé ensemble Allemagne et France main dans la main. Non, mais mais mais bien sûr, voilà, il fallait il y avait un tiers de confiance. Le président de la République a remercié le président allemand.
C'est évidemment extrêmement important. Les actions qu'on qui ont été engagées par la diplomatie allemande, par le président allemand. Mais évidemment, comme vous l'imaginez, euh la France a joué un rôle et euh la position qui a été la nôtre ces dernières semaines est importante.
C'est-à-dire cette cette expression d'une volonté de réengager un dialogue qui est un dialogue exigeant, hein, je le redis avec euh avec les autorités algériennes. Je pense à jouer évidemment aussi un rôle dans cette affaire. Réengager un dialogue, on va y revenir parce que c'est aussi la méthode que vous avez prené mais je suis quand même surprise par la première phrase que vous dites.
Un geste d'humanité. Vous remerciez le président Tem Moun pour ce gestes d'humanité. C'est quand même aussi le président Tem Moun qui ne s'était pas opposé initialement au fait que cet homme innocent soit condamné.
Mais non, bien sûr, mais voilà, il voilà, il vient d'être il vient d'être gracier. Donc il a été libéré, il est arrivé en Allemagne. Voilà.
Donc mais Gracier, c'est vrai que c'est toujours étrange d'accepter l'idée de Gracier parce que Gracier veut dire qu'il serait coupable. En tout cas, je voilà, je je redis ce que j'ai je vous je vous dis, c'est un geste d'humanité. Voilà.
Et donc, nous sommes nous en réjouissons très clairement. répondre à moi ou vous me dites ça pour qu'il vous entende vous le dire. Non, je vous réponds à vous.
Voilà, je vous réponds à vous et nous allons maintenant il faut qu'on poursuive ce ce dialogue avec l'Algérie. Il faut réengager ce dialogue mais dans des conditions d'exigence. On a beaucoup de choses à demander mais en tout cas voilà ce que je je veux dire ce matin c'est que je l'ai dit, je le redis, voilà la la stratégie du bras de fer ne ne fonctionne pas.
Elle ne fonctionne pas. Il faut être dans une démarche qui soit une démarche de dialogue encore une fois je le redis exigeante. On a beaucoup de choses à demander à l'Algérie notamment pour ce qui me concerne pour le canal sécuritaire.
On a évidemment beaucoup de choses à demander à l'Algérie. C'est clairement une autre méthode que celle de votre prédécesseur Bruno Retaillot qui prenait davantage en effet le le bras de fer. Vous dites ça n'a pas marché.
Est-ce que pour vous la libération de Boem Senal est le premier signal que ce dialogue que cette reprise de dialogue comme vous dites fonctionne ? Clairement oui. Clairement oui.
Voilà. Maintenant, on attend d'autres signaux de voilà, vous savez, le ministre de l'intérieur algérien m'a invité à me rendre en Algérie. Donc la probabilité que je m'y rende, elle est quand même très forte, hein.
Donc on va réengager des canaux sécuritaires et je m'y rendrai la probabilité très forte parce qu'à un moment, il faut que les deux ministres se parlent, on engage des une discussion plus stratégique, on définit les thématiques sur lesquelles on veut réenclencher. Je vous rappelle qu'on a plus de contact avec l'Algérie, on a plus de contact sécuritaire. Ça veut dire que la direction générale de la gendarmerie nationale, de la police nationale et la direction générale de la sécurité intérieure, trois services placés sous mon autorité n'ont plus d'échange opérationnel.
Donc voilà, il faut qu'on réenclenche ce dialogue sécuritaire. C'est important pour la sécurité de nos Donc vous irez, vous nous le dites ce matin, vous irez, vous accepterez l'invitation en effet de votre homologue algérien. Vous avez souvent parlé effectivement du fait qu'il n'y avait plus de contact, que c'était un un problème.
Il y a également cette question des OQTF qui n'obtiennent pas de laisser passer. Votre prédécesseur justement Bruno Retaillot insistait beaucoup sur ce point. Euh, il parlait notamment de l'attentat de Mulous qui, d'après lui, aurait pu être évité si l'Algérie avait accepté ce qu'elle a refusé à plusieurs reprises de reprendre ce ressortissant sous le coup d'une OQTF.
Est-ce que aujourd'hui vous pouvez nous dire que certaines OQTF de nationalité algérien algérienne sont effectivement accepté par l'Algérie ? Non, je ne vous dirai pas ça. D'abord le la discussion, moi pour la partie qui me concerne comme ministre de l'intérieur, elle porte sur deux thématiques.
C'est la sécurité d'abord hein, la lutte contre le terrorisme, l'antiterrorisme, c'est important, c'est très important évidemment la lutte contre la criminalité organisée, la sécurité et puis il y a les le volet migratoire évidemment hein. Donc et il y a la question des Oqutf qui demeurent un problème. Il y a pas il y a pas pour l'instant il n'y a pas d'évolution mais c'est un des sujets que je mettrai évidemment sur la table avec mon homologue et que les services vont déjà commencer à mettre sur la table. d'agenda à ce stade.
Vous n'avez pas de date dans je n'ai pas de date voilà donc les les choses avancent. Je reste je reste dans la même posture qui est celle de d'être dans le dialogue mais un dialogue exigeant. Encore une fois, on a beaucoup de choses à attendre de l'Algérie.
Voilà. Est-ce que vous avez des nouvelles de Christophe Glaise ? Non, je n'ai pas de nouvelles mais enfin on connaît la procédure, vous savez qu'il y a un appel qui devrait être jugé maintenant dans quelques jours.
Et donc vous pouvez espérer que ça ne s'arrête pas à la libération de Boem Sens. Nous l'espérons tous. Voilà, nous l'espérons tous.
Et et la France agit évidemment également en ce sens. Donc la France agit, vous ne pouvez pas nous en dire plus à ce stade stade plus il y a des il y a des canaux diplomatiques. Voilà donc on a on a toujours été dans cette volonté forte de de de dialogue constructif exigeant.
Laurent Nugèz, nous sommes donc aujourd'hui le 13 novembre, c'est les commémorations des attentats du 13 novembre 2015. Euh, on va parler évidemment des de la commémoration et de l'accompagnement de tous ceux qui ont traversé ces attentats. Mais au au jour où on se parle, en ce matin de cette journée, quel est l'état de la menace ?
Ben l'état de la menace, elle est elle est toujours très élevée, hein, vous savez. Voilà, on on l'a dit, redit. Le type d'attaque comme celle qu'on a connu malheureusement il y a 10 ans, le 13 novembre est moins probable. une équipe projetée qui vient avec des des djihadistes venus de Syrie, d'Irak, projeter sur le territoire national pour commettre un attentat est moins probable parce que le le niveau de coopération entre tous les services de renseignement s'est renforcé, y compris à l'international.
L'affaiblissement de l'État islamique fait que c'est beaucoup moins probable. Maintenant, la menace reste élevée parce qu'elle est toujours très endogène avec des individus présents sur le territoire national qui se radicalisent très vite et qui faent des projets d'élection violentes. C'est exactement ce qu'on a vu avec le dernier attentat des jouets.
Trois jeunes femmes 18 19 ans, 21 ans qui fument un projet d'action violente avec une radicalisation ultra rapide. Ce qui rend la tâche des services de renseignement que je veux saluer notamment la direction générale de la sécurité intérieure, l'ensemble des services de la communauté française du renseignement ce qui rend leur tâche plus compliqué parce que la radicalisation est expresse et euh les projets se passent dans un en en vase clos et donc c'est de plus en plus compliqué à détecter mais ils font un travail remarquable et ils parviennent à déjouer des attentats et on l'a vu encore avec le dernier attentat déou combien d'attentats déoués en cette année 2025 on est c'est ça c'est le 6e c'est le 6e celui dont je viens de parler et le 6e attentat jouer. Combien de personnes sont en ce moment même, j'allais dire dans vos radars ?
Euh à quel signe vous êtes particulièrement attentif globalement et peut-être au matin de cette journée particulière ? Alors, il y a deux choses de les il y a effectivement un certain nombre d'objectifs connus pour la radicalisation violente qui sont suivis. Vous savez que justement depuis 2015, on a créé des fichiers, on a créé des procédures de suivi, des techniques de renseignement qui permettent de les suivre, euh des mesures qui ont été instaurées par une loi de 2017 reconduit en 2021 qui permet de les de les de les j'ouvre les guillemets parce que c'est plus le terme juridique, mais de les assigner à résidence, de procéder à des visites domiciliaires qui sont des perquisitions le matin pour aller vérifier que il n'y a pas d'armes, qu'il n'y a pas de projet d'action violente. qu'on dispose de moyens qui permettent de suivre ces individus et au jour d'aujourd'hui on n' pas connaissance d'une menace particulière, il a pas connaissance d'un projet d'attentat.
Mais c'est de ma responsabilité comme ministre de l'intérieur de dire attention la symbolique qu'aurait une action aujourd'hui serait tellement forte qu'on ne peut pas exclure que un certain nombre d'individus y pensent. Et donc c'est pour ça qu'on a réhaussé le niveau à la fois des services de renseignement qui sont plus attentifs sur les objectifs, les individus dont ils ont connaissance et puis sur la voie publique, sur l'espace public. On a renforcé les dispositifs de sécurité sur l'espace.
Donc c'est une journée avec une vigilance particulière. Il y a ce match ce soir. Certains y compris pour des questions presque de sensibilité.
Didier Deschamps lui-même le disait aurait aimé qu'il n'y ait pas ce match ce soir. De fait ce sera le cas. Ce ne sera pas au Stade de France mais au Parc des Princes.
Est-ce que vous prenez des mesures particulières ? Oui, il y a un gros dispositif de sécurité qui a mis en place le le préfet de police. Il y a un gros dispositif de sécurité pour ce match.
Après, vous savez, sur ce match, il y a deux façons de voir les choses. Il arrive le jour de il a lieu le jour des commémorations. Donc, il y aura une mobilisation très forte des forces de sécurité intérieur.
Mais ça, c'est un argument technique. Moi, comme ministre de l'intérieur, évidemment, je je j'y suis sensible. de cette mobilisation des forces à qui on demande temps et tant depuis des semaines, des mois, mais je sais qu'au fond de même, ils ont nos forces de sécurité intérieure savent bien que ce match se déroule aujourd'hui, c'est un symbole fort.
Ça veut dire qu'on continue à exister, on continue à vivre et on nous ne sommes pas atteints par les actes terroristes. Voilà, ce soir, il y a un match de football qui va se dérouler, qui va réunir au Parc des Princes plus de 40000 personnes et et voilà, on continue à vivre et et et et ça est çaen est pour vous la la symbolique. Laurent Nugnaèz, un membre présumé du Hamas, a été arrêté mardi soir par les autorités allemandes.
Euh, il aurait lui-même acquis des armes pour commettre des attentats contre des installations israéliennes et juives. Ça arrive un mois et demi après l'arrestation de trois autres membres présumés du Hamas également en Allemagne. Est-ce que vous travaillez avec nos nos voisins ?
Est-ce que la lutte contre le terrorisme est véritablement sans frontière ? Elle est sans frontière. La lissance frontière est principalement depuis enfin beaucoup depuis 2015, c'était le cas avant, mais en 2015, vous avez quand même un groupe de terroristes qui arrivent de Syrie, d'Irak, qui stationn en Belgique pendant un temps et puis qui nous attaque.
Voilà. Donc tout ça maintenant, voilà tout nous avons réhaussé le niveau de coopération entre tous les États à l'échelle évidemment des pays de l'Europe, mais pas seulement avec les grands pays. Je pense évidemment au Royaume-Uni, aux États-Unis, avec les le partenaire israélien, les en matière de lutte antiterrorisme, l'échange avec les États, l'échange d'information est extrêmement important et et évidemment nous travaillons très bien avec les services allemands et c'est notamment la DGSI qui a toutes ses relations avec les partenaires. vous le disiez, les services réussissent le mieux possible et autant que faire se peut à empêcher les passages à l'acte ou à l'action.
Vous avez peut-être entendu l'interrogation qui vous était également adressée par Michel Barnier, l'ancien Premier ministre hier à l'Assemblée. 10 ans après, dit-il, sans doute nous gagnons la bataille de la vie, mais 10 ans après, avons-nous vraiment gagné la bataille contre l'islamisme ? Avons-nous pris bonne mesure de l'entrisme des frères musulmans ?
Qu'est-ce que vous répondez ? L'Emichel Barnier a raison, il a parfaitement raison. C'est-à-dire qu'il y a tout un dispositif qui a été mis en place pour lutter contre le terrorisme et il est performant.
Et en ce jour anniversaire, moi je veux saluer l'action qui a été celle du président Hollande en 2015, de Manuel Vas puis de Bernard Casneu du président de la République Emmanuel Macron qui a fait rentrer dans le droit positif toutes ces mesures qui avaient été prises à l'époque entre 2015 et 2016 dans le cadre de l'état d'urgence. Et on a maintenant un arsenal juridique, technique, budgétaire qui est à la hauteur contre le terrorisme. Le risque zéro n'existera jamais.
Ceux qui le disent mentent mais on a un arsenal qui est à la hauteur. Après, on a engagé d'autres combats depuis et notamment le combat contre l'islam politique qui a pris la forme de séparatisme. C'est-à-dire c'est ces personnes qui essaient de vous expliquer qu'on peut vivre au sein de la République avec des lois spéciales qui dérogent finalement loi de la République.
C'est ce qu'on appelle plus inspirer de la charia que des Absolument. C'est c'est c'est l'islam politique. Donc pour le séparatisme, on a engagé des actions.
Il y a une loi en 2021 qui permet de fermer des lieux de culte, qui permet d'effectuer certains contrôles de ces personnes ou des associations qui prôent ce type de discours. Et puis il y a il y a une troisième étape qui a été lancée, qui a d'ailleurs été demandée par le président de la République ces derniers mois, qui a été préparé d'ailleurs, je tiens à le dire, par Bruno Rotaillot, mon prédécesseur qui a travaillé sur ce sujet que je vais évidemment reprendre, c'est la lutte contre l'entréisme. C'est-à-dire, c'est une forme de séparatise mais qui ne dit pas son nom.
C'estàd ce sont des ce sont des des personnes qui prnent l'application de la charia d'une façon ou d'une autre mais qui s'intègrent dans le cadre de nos du fonctionnement de nos institutions républicaines, de nos associations et qui ne montrent pas leur vrai visage et qui de manière très sourde diffuse cette idéologie, cet islam politique. Et ça c'est ce à quoi il faut que nous luttions. Alors évidemment, on a la loi séparatisme qui nous permet un certain nombre d'actions, mais nous sommes en train de travailler pour savoir si il ne faut pas aller plus loin et peut-être prévoir des mesures de nature législative pour mieux caractériser ce risque qui en réalité, de manière sournoise, vous l'avez dit, mais porte atteinte finalement à la forme républicaine de nos institutions et au vivre ensemble au sein de la société française.
Vous pensez Laurent frères musulmans, vous l'z frères musulmans très directement voilà donc qui ont une stratégie qui est une stratégie d'entrisme très forte dans les sociétés occidentales de manière à un jour imposer la loi religieuse. Ils n'ont pas rencé à cet objectif là. Non, ils n'ont pas renoncé à cet objetif là.
On le voit autour de d'un certain nombre de lieux de culte d'un tissu associatif qui se met en place. On peut le voir aussi aux élections municipales. On peut le voir aussi aux élections municipales ou là où traditionnellement la différence entre le séparatisme et l'entréisme.
Je vous je vais illustrer concrètement le propos. Le séparatisme, on va plutôt constituer une liste qu'on va appeler liste communautaire. C'est ce qui s'est passé d'ailleurs aux dernières élections municipales dans certains quartiers.
L'entrisme c'est différent. l'entrisme, c'est vous placez un certain nombre d'individus, de femmes et d'hommes sur des listes des partis traditionnelles et qui en réalité œuvre pour la cause des frères musulmans. Et ça pour vous c'est une menace sur notre démocratie.
C'est une menace parce que ça porte atteinte au vivre ensemble. Vous savez, ce sont des gens qui prôent des règles qui ne sont pas tout à fait conformes au principe d'égalité hommes-femme, qui peuvent parfois inciter à la haine, à la violence, qui voilà donc et et surtout qui remettent en cause le fonctionnement même de nos services publics en imposant des règles de fonctionnement qui leur conviennent et donc c'est une difficulté. Puis il y a beaucoup aussi d'atteinte en réalité au principe de laïcité et donc évidemment que nous allons nous allons nous nous y attelons déjà.
Je je tiens à dire que les préfets ferment déjà des lieux de culte. Vous savez ce qu'a fait le préfet Brouger dans les hautes scènes, mais d'autres préfets partout sur le territoire national ferment déjà des lieux de culte qui sont à la main des frères musulmans. Mais la question et c'est ce que la question posé très précisément Michel Barnier hier au premier mire, c'est de savoir est-ce qu'il faut réhausser ou pas notre niveau de protection ?
La question c'est est-ce qu'on aura une mesure législative ou pas ? Mais mais la réponse pour vous en tout cas, c'est oui. C'est-à-dire que nous avons besoin, vous y êtes favorable à une nouvelle loi qui renforce l'arsenal pour lutter contre cet entisme.
Lutter contre l'islam politique. He attention, je veux pas que nos concitoyens en ce jour anniversaire des des 10 ans des terribles attentats du Bataclan des terrasses et de du Stade de France. Attention, cet islam euh politique, on on ne s'inscrit pas, on n'est pas dans la radicalisation violente.
Évidemment, ça peut mener à des un certain nombre d'individus s'inspirant de tout ça peuvent être allés sur la radication la radique violente. Mais là, on est sur un sujet différent. Ce sont des atteintes à la cohésion nationale.
Atteinte à la cohésion nationale, à la démocratie, au principe d'égalité femme comme comme vous disiez. Laurent Nugèz, une question sur les refus d'obtempéré. Ils sont en hausse + 9 % cette année et il y a eu ces deux drames récents.
Matis tué par un chauffard à Lille, un chauffard qui fuait qui fuyait un un contrôle de police et puis mardi à Tourcoin, un adolescent de 16 ans qui s'est tué à scooter en tentant lui aussi de fuir un contrôle de police. Au fond, on a le sentiment que certains chauffards ou jeunes ont plus peur non n'ont plus peur de la police mais que finalement désormais c'est l'accident qu'il faut qu'il craignent. Est-ce que le refus d'obtempéré n'est pas le symptôme d'une police qui n'arrive plus à imposer son autorité ?
Non, je crois que le refus d'obtempéré, c'est surtout le symptôme euh d'une partie de la jeunesse qui ne respecte plus les règles. Surtout qui ne respecte plus les règles. Et la police, elle sera toujours là pour poursuivre ses personnes.
Enfin, les refus d'empérensure pas en se disant si je fais un banal contrôle de police, il peut virer au drame, il peut les refus d'obtempel, nous demandons hein, nous demandons des instructions très claires là-dessus qu'il y qu'il y ait des prises en charge. C'està-dire quand il y a un refus d' tempéré, il y a une prise en charge de l'individu. Ce que vous appelez une prise en charge, ça veut dire le suivant. poursuite.
Voilà clairement une poursuite. Bon chaque fois que un individu refuse d'obtempérer, soit il a pas le permis, soit il a pas d'assurance, soit il a des stupes sur lui, soit il a quelque chose à se reconter. C'est rarement bon signe.
Si c'est rarement bon signe. Donc on il y a des prises en charge systématiques. La réponse des autorités de de enfin la réponse de la police et de la gendarmerie sera toujours une réponse de grande fermeté.
Et voilà. Donc les instructions, ce sont celles-là. Ensuite, évidemment, il y a aussi des règles de prudence qui s'imposent euh de contacter la salle de commandement, d'éviter que il puisse y avoir évidemment un accident.
Le but c'est pas qu'il y ait un accident, mais en tout cas il ne faut rien laisser passer en terme de refus d'obtempéré. Et vous avez raison de souligner que les refus d'optempérés l'année dernière sur une année, c'est 24900 hein, dont 20 % 1/5e qui étaient des refus d'optempér qui auraient pu entraîner des dommages très graves et certains ont entraîné des dommages très graves. Je pense évidemment au jeunes au jeune Matis qui aurait eu 20 ans le 5 novembre.
Voilà, un jeune qui a été fauché, tué par un par par une personne qui venait de procéder à un refus d'obtempéré. On ne renoncera pas à la prise en charge. Je peux vous dire c'est c'est l'autorité. renoncera pas les poursuivre s'il s'il tente de fuir.
Merci Laurent Nugèz, donc ministre de l'intérieur d'avoir fait le point avec nous ce matin notamment sur la question de l'état de la menace et sur les relations avec l'Algérie.
Laurent Nuñez