Le mythe de la mondialisation heureuse - 12/12 - Charles-Henri Gallois
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Attaque 95 %Défensif 5 %
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 4:00Charles-Henri GalloisFait
« il n'y a pas de raison de financer éternellement l'agriculture européenne »
- 6:00Charles-Henri GalloisFait
« le protectionnisme est officiellement considéré par les élites occidentales comme une doctrine dépassée néfaste économiquement et politiquement »
- 7:00Charles-Henri GalloisFait
« le rétablissement des droits de douane conduirait au déchaînement des nationalismes et à la guerre »
- 13:00Charles-Henri GalloisChiffre
« en 2016 les 1 % les plus riches possèderont plus que les 99 % restants dans le monde »
Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.
[Musique] 12e et dernier chapitre qui n'est pas forcément sur le tafta qui est plus sur le libre échange total en général encore une fois on pas on met pas en cause le libre échange sur un pays avec des lois sociales environnemental qui sont assez proches d'un autre pays c'est même plutôt sain et ça permet souvent l'émulation et concurrence et c'est pas mauvais du libre échange dans des pays assez similaires mais un libre échange total avec des pays avec des des normes environnementales social fiscal complètement différente c'est du suicide Pascal lamis donc un grand socialiste ancien directeur de l'OMC qui nous dit l'ouverture du marché est une bonne chose pour tout le monde même pour ceux qui perdent leur emploi à cause de cette ouverture c'est du Guillaume sarzi dans le texte le deuxème en deuxème citation encore pire il n'y a pas de raison de financer éternellement l'agriculture européenne les Européens doivent apprendre à acheter leur vin en Australie ou en Californie leur viande en Argentine ou au Mexique leur blé en Ukraine aux États-Unis lui il a pas rajouté que ça serait négligeable pour les gaz à effet de serre mais je pense qu'il le pense très fort ce chapitre est jeis un petitage à Emmanuel Tod de son l'illusion économique mais qui porte essentiellement sur libre échange qui m'a un peu inspiré pour le titre de cette conférence et il dit beaucoup de choses intéressantes sur le libre échange je va vous faire la citation des citations de son livre il nous dit le protectionnisme est officiellement considéré par les élites occidentales comme une doctrine dépassée néfaste économiquement et politiquement toute protection même partielle des marchés nationaux empêchera la concurrence et mènerait à la stagnation c'est ce qu'on vous dit tout le temps privant la planète des spécialisations bénéfiques à tous obliger chaque pays à fabriquer ce qui peut-être produit ailleurs à moindre coût serait faire baisser la productivité le niveau de vie moyen du globe le rétablissement des droits de douane conduirait au déchaînement des nationalismes et à la guerre selon les idéologue du libre échange la protection fut au cœur des problèmes du 1er 20e siècle et VO donc Méline donc qui était responsable de l'économie en France responsable de la faiblesse de la croissance française avant 1945 tandis que les réflexes autarsiques engendrés par la crise de 29 sont identifié comme l'une des causes principales de la Seconde Guerre mondiale les dirigeants politiques occidentaux célèbrent en cœur le libre échange et c'est bien fait utilisant pour se faire un bagage intellectuel minimal en général quelques pal mal digéré de Smith et de Ricardo sur les avantages absolus comp comparatif du commerce international avec une préférence marquée pour exemple ricardien totalement archaïque du Portugal échangeant son vain contre du textile venu de Grande-Bretagne cette pseudoculture économique est pleine de malice puisque le Portugal a très visiblement été maintenu dans le sousdéveloppement par deux siècles de commerce avec la Grande-Bretagne pendant ce que cette dernière paralysée par son dogme libre échangisme s'interdisait de réagir aux nouvelles concurrences américaines ou allemande définançant ainsi une voie originale vers le sousdéveloppement relatif donc ça c'est hyper intéressant ne serait-ce que d'un point de vue de l'histoire économique parce que il a raison finalement en plus il parle du Royaume-Uni le Royaume-Uni est devenu le grand empire la première puissance économique mondiale sur les navigation like du 17e qui était une mesure éminemment protectionniste parce qu'elle forçait tous les bateaux qui passaient par des ports anglais soit des transporteurs anglais et c'était la grande puissance maritime de l'époque les Anglais la puissance économique anglaise s'est basé beaucoup sur le protectionnisme ou protectionistme avec ses colonies ou autres et quand ils ont été dominants ils se sont mis dans une stratégie libre échangiste totale et c'est là qu'ils ont commencé à décliner comme le dit Emmanuel Tod au profit des puissances émergentes qui étaient surtout au niveau industriel les États-Unis et l'Allemagne on peut dire de la même chose d'ailleurs à l'heure actuelle les pays en développement quels sont les pays en développement qui sont développés beaucoup c'est les pays asiatiques qui ont appliqué un fort protectionnisme pour se développer et qui ont réussi à se développer beaucoup alors que tous les pays àc qui on a forcé la main notamment via le FMI ou autres à faire un libre échange total je pense not avir des pays africains sont restés complètement en sousdéveloppement donc cette idée du libre échange qui apporterait la prospérité à tout le monde en plus c'est complètement démenti par les fonds le libre échange en fait amène surtout on le voit si on se met en concurrence avec des pays à bacoup amène une faiblesse de la croissance dans le monde développé donc ça c'est les chifres des pays de l'OCDE donc c'est les pays les plus développés on voit que sur en moyenne les décennies années 60 années 70 80 90 2000 et 2010 on passe de 5 2 3,9 % 2,6 2,6 1,8 1,7 % plus on fait du libre échange à l'heure actuelle et plus tendanciellement la croissance est de plus en plus faible et vous verrez après qu'en Rais économique c'est pas anodin après on pourrait se dire c'est le grand côté humaniste des Pascal lami au niveau moyen du globe ça bénéficie à tout le monde et ça c'est tiré du bouquin de c'est intéressant si on analyse des variables une des variables la prospérité qu'on analysait beaucoup pendant les 30 glorieux c'était entre autres la l'achat d'automobile par que l'automobile éta représenter la prospérité il y avait l'achat d'automobile vous allez le voir ici en fait entre les années on voit pas très bien par contre que c'est c'est une c'est un scan grosso modo la production a quasiment doublé pend les 30 glorieuse et après elle a stagné elle a augmenté que de très très peu de véhicules au niveau de la production automobile mondiale or on sait que les glorieux c'est essentiellement les pays développés européens qui ont eu la croissance et on pourrait se dire qu'effectivement le libre échange il y aura un relet de la croissance dans ces pays émergents mais finalement la production mondiale le véhicule augmente très très peu et encore plus si on prend les chiffres du nombre de véhicules produits pour 1000 habitants alphabétisés par rapport aux années 70 le chiffre ne fait que diminuer donc on n'est même pas sûr il y a beaucoup de croissance dans les pays en voie de développement c'est une croissance très inégalitaire ce qu'on va voir tout à l'heure on n'est pas sûr qu'au niveau global de sa population il y a un impact très très fort et un des indicateurs que la production d'automobile montre plutôt le contraire le libre échange a une hausse constante des inégalités donc ça c'est c'est ce qu'on voit c'est des chiffres très récents vous voyez qu'en gros c'est le coefficient de de G qui se déplace en gros plus il est proche de 1 et plus c'est inégalitaire et plus il est proche de zéro moins c'est inégalitaire on voit bien que tous les curseurs à part quelques pays et encore Grèce tururquie c'était avant la crise à part quelques pays on voit que c'est des c'est tous il sont tous plus en plus proches de 1 ils sont tous de plus en plus inégalitaires ça c'est l'évolution des revenus entre 2008 et 2001 sur la France oui on peut dire sur l'ensemble les revenus l'évolution de revenus moyens son augmenté de 170 € sauf que si on regarde par tranche il y a que les 70 % enfin les 30 % les plus riches qu' on vu leur revenus augmenté tous les autres ont vu leur revenus diminué donc effectivement c'est bien de regarder la croissance totale c'est bien aussi de voir la répartition des revenus ça c'est la concentration de richesse donc on voit qu'on a été notamment pour les TR glorieus sur une baisse tendantielle des inégalités dans tous les pays développés et on voit de plus en plus avec la montant puissance du libre échange on voit de plus en plus une montée des inégalités on retourne de plus en plus à des niveaux qui sont proches de ce qu'on avait au 19e siècle les inégalités sont de plus en plus grandes ça se reflète également dans la part distribuée dans la valeur ajoutée ça c'est au niveau de l'OCDE on était pas dans les années 80 à 67 % maintenant on est tombé à 57 % de la part du travail dans la valeur ajoutée ça c'est un chiffre intéressant en 2016 les 1 % les plus riches possèderont plus que les 99 % restants dans le monde dans le monde pourquoi vous allez comprendre très rapidement par des mécanismes économiques le taux de croissance d'une économie fondament ement ça dépend de deux choses la capacité technologique à augmenter l'ofre de service donc l'offre et la demande effectivement la pour continuer de croîre il faut que la consommation progresse au même rythme que la production P les 30 glorieuses on avait un dynamisme assez fort avec une répartion des fruits de la croissance c'estàd que l'offre augmenté il av des augmentations assez régulières de revenu qui fait que l'offre et la demande s'utoalimenter au fur et à mesure les produits producteur à chaque fois anticipai la hausse de la demande et ils augmentai par là l'offre don il y avait un cercle vertueux d'offre et demande et d'augmentation de la production le cadre fondamental de l'économie à cette époque là c'était pas une économie mondialisée c'était la nation et dans une société con unité la solitéur économique chaque consommateur le producteur doit être consommateur c'est ce qu'on dit c'est que l'entreprise ne considère pas la diminuation de sa masse comme une priorité pour pourquoi par c'est très bien que chacun de ses salariés sera Infiné un de ses consommateurs et donc encore une fois l'offre et la l'offre et la demande s'alimente les salaires sont pas vus comme un coup ils sont vu comme une fraction la demande future c'était les théories fordist et késien donc toutes les théories des TR glorius maintenant quand vous êtes en libre échange la demande et l'offre sont complètement séparé puisque vous associez les produits un pays a vers des consommateurs d'un pays B C D ou c'est plus nécessairement les consommateurs d'un pays a qui va consommer vos produits donc dans ce cadre là l'entrepreneur il a plus de sentiment de contribuer par les salaires à la formation d'une demande puisque la demande est mondiale elle n'est plus nationale les salaires ne sont plus vu que comme un coût qui face à la concurrence internationale l'entrepreneur a tout intérêt à comprimer ce coou pour être le plus compétitif possible le salaire plus tout vu comme demande il est vu essentiellement comme un coup c'est très important de comprendre cette logique là et ça crée au niveau mondial si tous les pays font ça les ça créer les éléments d'un retard systémique de la demande globale par rapport à l'offre puisque tout le monde cherche à comprimer finalement les salaires qui sont une part très très importante de la demande globale dont on a parlé tout à l'heure à savoir la consommation c'est la si regardez la France la consommation c'est une part immense du PIB par rapport même à l'investissement aux dépenses publiques ou au sol commercial donc je su en régime de libre échange généralisé toute tentative d'échet nationale pour ajuster la hausse de la demande c'est typiquement ce qu'ait fait la relance de miteran au début des années 80 se traduit pas du tout par par une hausse de la production puisque la consommation des ménages en plus va aller vers des produits importés pas forcément des produits nationaux vous pouvez plus recréer ce cercle vertueux de production hausse des salaires consommation et hausse de la production ça amène au contraire une perte de compétitivité parce que vous augmentez les salaires vous augmentez vos coup êtes de moins en moins compétitif vous perdez les parts de marché et cetera et cetera j'aime finir à chaque fois cette cette conférence par une citation de de Maurice alle sur le libre échange qui me paraît assez pertinente au regard de ce que je vous expliquais auparavant qui est très intéressante Maurice dit les partisans du libre échange souignent que grâce au délocalisation aux importations en provenance des pays à bas salaire jamais les prix dans les hypermarchés n'ont été aussi bas mais c'est oublié que les consommateurs ne sont pas seulement des acheteurs ils sont également des producteurs qui gagnent leur vie et payent des impôts en tant que consommateur ils peuvent acheter des produits meilleur marché mais pour ces consommateurs la contrepartie réelle de ses importations à bas prix et finalement la perte de leur emploi ou la baisse de leur salaires et des impôts accrus pour couvrir le coût social du chômage et de la politique de l'emploi c'est oublié également que les consommateurs sont aussi des citoyens habitant dans les agglomérations urbaines et qu'au fur et à mesure que le chômage et la pauvreté généré par la mondialisation augmentent l'insécurité et l'instabilité des banlieux s'accroissent on voit alors que les effets de cette idéologie libre échangiste aussi funestes quéroné ne se borne pas au développement massif du sous-emploi ils se sont traduits également par accroissement des inégalités par une destruction progressive du tissu industriel français par un déséquilibre de toute la société cette invocation du consommateur de son bénéfice supposé sert à masquer d'autres intérêts car les groupes dirigeants de l'économie sont devenus de plus en plus riches alors que les pauvres sont devenus de plus en plus [Applaudissements] pauvres [Applaudissements] [Musique]