Sénatoriales en Corse-du-Sud : "Nous allons pouvoir peser très fort dans cette élection", Jean Giuseppi
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 70 %Attaque 20 %Défensif 10 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 92 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:10OuverteRéponse directe
Jean-Diouzeppi, bonjour. Vous vouliez rassembler le plus largement possible.
- 0:23OuverteRéponse directe
Le rassemblement que vous espériez est-il en train de se faire ?
- 1:17OuverteRéponse directe
Est-ce que vous pouvez encore élargir, au-delà de la famille nationaliste, vers ces forces de progrès que vous appelez à vous rejoindre ?
- 1:55OuverteRéponse partielle
Quel bilan faites-vous de ces douze années au Sénat ? Qu'est-ce qui, selon vous, a manqué à la Corse du Sud ?
- 3:48OuverteRéponse directe
Est-ce que ces sénatoriales doivent aussi permettre aux grands électeurs de trancher entre ces deux visions de l'autonomie ?
- 5:15OuverteRéponse directe
À moins de deux semaines du vote, qu'est-ce qui peut faire basculer le rapport de force auprès des 465 grands électeurs ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:30Invité politiqueFait
« je le pense. Le rassemblement autour des mouvements nationalistes ou des inorganisés qui soutiennent le processus m'ont porté le souhait de me soutenir. »
- 0:47Invité politiqueFait
« Et je peux vous annoncer que j'ai rencontré l'exécutif du PNC qui a validé la candidature nationaliste et qui va communiquer dans les prochaines heures pour m'apporter un soutien. »
- 1:43Invité politiquePromesse
« Et je pense que nous allons pouvoir peser très fort dans cette élection. »
- 2:19Invité politiqueFait
« Les propositions qui sont faites, soit par le candidat Panouzi, soit par le Rassemblement national, ne sont pas à la hauteur des enjeux. »
- 2:37Invité politiqueFait
« Il faut l'exploiter au maximum et que la Corse puisse, non pas gérer les blocages, mais pouvoir agir concrètement sur les problèmes du quotidien des Corses. »
- 4:36Invité politiqueFait
« Le pouvoir d'adaptation n'est pas un pouvoir qui est adapté à la réalité de la Corse. »
- 4:47Invité politiqueFait
« Il faut demander un vrai pouvoir législatif pour pouvoir adopter des lois qui soient des lois dont l'initiative vient de la Corse et non pas de Paris. »
Temps de parole
- Jean Giuseppi72 %
- Présentateur26 %
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RCFM, l'invité de la rédaction. Il s'agit du maire de Figuarié, candidat nationaliste aux élections sénatoriales en Corse du Sud. Vous recevez Roland Frias, Jean-Diouzeppi. Jean-Diouzeppi, bonjour.
Vous
vouliez rassembler le plus largement possible. Vous avez le soutien de Fébois-Gour, de Jean-Paul Carollage, leader de l'opposition ajaxienne, et désormais Corine Front et appelle à voter pour vous. Le rassemblement que vous espériez est-il en train de se faire
? Oui,
je le pense. Le rassemblement autour des mouvements nationalistes ou des inorganisés qui soutiennent le processus m'ont porté le souhait de me soutenir. Et je peux vous annoncer que j'ai rencontré l'exécutif du PNC qui a validé la candidature nationaliste et qui va communiquer dans les prochaines heures pour m'apporter un soutien. Donc le parti de Jean
-Christophe Angelini, président de la Comcom Sud-Corse, dont vous êtes le quatrième vice-président, maire de Porto Vecchio. Donc un soutien attendu, on va dire, dans les heures qui viennent. Mais est-ce que vous pouvez encore élargir, au-delà de la famille nationaliste, vers ces forces de progrès que vous appelez à vous rejoindre ?
Oui, j'ai rencontré beaucoup de monde, beaucoup de maires. Il me reste encore un travail à accomplir. Mais je peux vous dire que ma candidature est bien reçue. Les retours sont très très bons. Et je pense que nous allons pouvoir peser très fort dans cette élection.
Jean
-Josep, vous voulez incarner une alternative à Jean-Jacques Panouzi, sénateur depuis 2014. Quel bilan faites-vous de ces douze années au Sénat ? Qu'est-ce qui, selon vous, a manqué à la Corse du Sud
?
Alors, aujourd'hui, je propose une alternative, notamment sur le projet d'autonomie. Les propositions qui sont faites, soit par le candidat Panouzi, soit par le Rassemblement national, ne sont pas à la hauteur des enjeux. Ce qu'il faut rappeler, c'est que le processus d'autonomie dont on discute aujourd'hui, il
a
une genèse. Cette genèse, elle vient de très loin. C'est la lutte des nationalistes pour arriver à la reconnaissance des droits historiques. Alors, aujourd'hui, il y a un moment, un moment politique. Il faut l'exploiter au maximum et que la Corse puisse, non pas gérer les blocages, mais pouvoir agir concrètement sur les problèmes du quotidien des Corses, mais aussi sur la question politique, la question de la langue, de la culture, du foncier. On sait aussi, et ça aussi c'est quelque chose d'actualité, c'est la question sociale. Il y a aujourd'hui la question des prix de l'essence, la question de la pauvreté, sont aussi au cœur de ce projet.
Et le fait de décider ici, et non pas à Paris, de règles spécifiques, sont à la fois une question institutionnelle, une question politique, mais aussi une question du quotidien des Corses. Jean-Jacques
Panouzi se dit, lui aussi favorable au principe d'autonomie et à l'inscription de la Corse dans la Constitution, mais lui défend un pouvoir d'adaptation quand vous réclamez un véritable pouvoir législatif. Est-ce que ces sénatoriales doivent aussi permettre aux grands électeurs de trancher entre ces deux visions de l'autonomie
? Tout
à fait, que ce soit. Aujourd'hui, je vois un rapprochement à la fois de la position de Jean-Jacques Panouzi et du Rassemblement National. Ils ont les mêmes noms, c'est-à-dire noms à la reconnaissance du peuple corse, même, on descend peut-être sur les caractéristiques de ce peuple, c'est la communauté historique, linguistique, culturelle attachée à la terre, donc il y
a
un nom aussi sur cette notion-là. Il y a aussi un nom sur le pouvoir législatif. Donc, je pense que ces visions sont minimalistes, elles ne sont pas à la hauteur des enjeux. Le pouvoir d'adaptation n'est pas un pouvoir qui est adapté à la réalité de la Corse. Il faut demander un vrai pouvoir législatif pour pouvoir adopter des lois qui soient des lois dont l'initiative vient de la Corse et non pas de Paris. Ça, c'est une différence qui est fondamentale. Modifier la loi, l'adapter, c'est apporter un petit correctif. L'affaire, c'est décider réellement de ce qu'on veut.
Jean-Jacques Panouzi conservent un fort ancrage rural et des soutiens de poids dans l'agglomération ajaxienne. Vous vous présentez vous-même comme l'outsider. À moins de deux semaines du vote, qu'est-ce qui peut faire basculer le rapport de force auprès des 465 grands électeurs
? Très
vite. C'est la volonté déjà d'un changement que l'on ressent sur le terrain. C'est aussi certaines incohérences. Le candidat sortant s'est présenté comme le fer de lance du rural contre l'urbain. Et aujourd'hui, je pense qu'il est un petit peu embêté, notamment avec la question de la métropolisation, sur laquelle personne n'a évoqué ce sujet, notamment pas lui. C'est une question qui doit intéresser les grands électeurs. Donc je pense qu'il faut qu'il se positionne là-dessus et de clarifier sa position entre le rural et l'urbain et les positions qu'il a pu avoir à ce sujet. Jean-Joseph
Pia, maire de Figari, candidat aux élections sénatoriales en Corse du Sud. Merci d'avoir répondu ce matin à nos questions sur ICI RCFM.