Nicolas Dupont-Aignan invité de RTL
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 20 %Attaque 60 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 94 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:15OuverteRéponse directe
Vous aviez dit avant même que le grand débat ne commence qu'il ferait pchit.
- 1:26RelanceRéponse directe
Ce n'est pas un exercice de démocratie qui peut avoir de l'intérêt ?
- 2:46ComplaisanteRéponse partielle
Vous savez que chaque pays gardera sa souveraineté en matière de flux.
- 3:47OuverteRéponse directe
La crise des gilets jaunes a été une forme de grand débat ?
- 6:26OuverteRéponse directe
Nicolas Dupont-Aignan, est-ce que les Gilets jaunes devraient arrêter de manifester pendant cette période ?
- 7:39OuverteRéponse directe
Est-ce que les Français n'ont pas déjà exprimé beaucoup de choses depuis des semaines ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:20Invité politiqueFait
« Un président qui répond pendant plus de 6 heures à des centaines de maires qui l'interpellent, ça fait pchit ? »
- 1:07PrésentateurFait
« il dit ne comptez pas sur moi pour changer tout ce que j'ai fait depuis 18 mois. »
- 1:56PrésentateurFait
« le traité de Marrakech, qui va ouvrir les vannes de l'immigration massive en Europe »
- 2:55PrésentateurFait
« ce genre de texte, par la jurisprudence, la jurisprudence européenne, par la jurisprudence des tribunaux, il sera très difficile d'expulser des migrants économiques. »
- 3:05PrésentateurChiffre
« les statistiques en plus sont là, l'immigration s'aggrave. »
- 3:20PrésentateurFait
« Le traité de libre-échange avec le Canada, qui crée des concurrences déloyales à nos agriculteurs »
- 5:57PrésentateurFait
« Dès le début de la crise des Gilets jaunes, j'ai fait une proposition de loi, vous pouvez la retrouver sur Internet, concrète, avec des mesures d'économie. »
- 9:07PrésentateurFait
« comme la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, comme la désindexation des prestations familiales »
- 9:41PrésentateurFait
« il y a un chaos politique, parce qu'on a une Union européenne qui refuse le vote des peuples »
- 10:00PrésentateurFait
« l'accord qui a été négocié par M. Barnier est un accord scandaleux. »
Temps de parole
- Présentateur61 %
- Nicolas Dupont-Aignan24 %
- ?15 %
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Très bonne journée à vous tous qui nous écoutez. Elisabeth Martichoux, vous recevez donc ce matin le député de l'Essonne et président de Debout la France, Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour à vous Nicolas Dupont-Aignan.
Bonjour Elisabeth Martichoux.
Merci d'être sur RTL. Vous aviez dit avant même que le grand débat ne commence qu'il ferait pchit. Un président qui répond pendant plus de 6 heures à des centaines de maires qui l'interpellent, ça fait pchit ?
Oui parce que
c
'est une très belle mise en scène. C'est un grand show
qui
d'ailleurs va coûter très cher aux français puisque je vois qu'on va commencer par dépenser 10 millions d'euros pour envoyer une lettre
qu
'on peut lire sur internet. Mais ça, admettons, la vraie question en démocratie, Elisabeth Martichoux, j'ai pas le sentiment, sincèrement,
qu
'on ait besoin d'avoir deux ministres pour cadrer un débat,
qu
'on ait besoin d'avoir une autorisation de débat de certains thèmes et pas d'autres thèmes. Et surtout, il y a quelque chose que je ne comprends pas chez le président de la République, je vous le dis franchement,
c
'est qu'il nous a écrit, moi j'ai lu sa lettre avec attention, et en gros il dit, enfin c'est même très précis, il dit ne comptez pas sur moi pour changer tout ce que j'ai fait depuis 18 mois.
C
'est-à-dire qu'en fait,
on
va débattre de tout sauf de l'essentiel.
Alors
on reprend, d'abord sur l'exercice hier soir, il se trouve que c'est nouveau, plus de 6h,
vous
pouvez dire, bon c'est de la com, etc. C'est quand même un exercice de démocratie ce qui s'est passé hier, des maires, des centaines de maires, qui interpellent à 360 degrés, il y avait une ouverture totale sur tous les sujets hier soir, vous êtes d'accord ? Ce
n'est
pas un exercice de démocratie qui
peut
avoir de l'intérêt ?
Je suis ravi que le président ait fait cela, il aurait dû le faire d'ailleurs depuis plus longtemps, parce qu'il est arrivé il
y
a 18 mois. Mais
moi
je voudrais dire aux français ce matin,
le
traité de Marrakech, qui va ouvrir les vannes de l'immigration massive en Europe, il a été signé dans le dos du Parlement.
Le traité... Non, attendez, attendez, c'est pas faux, il y a une crise en
Belgique,
il y a un
gouvernement qui
a démissionné, Il y a des pays qui l'ont refusé, il y a des pays qui l'ont refusé, non, non, attendez, il y a toujours une explication,
excusez
-moi. Mais non,
non, moi c'est moins une seconde, juridiquement, juridiquement,
ce
pacte...
On
va
faire dans l'autre
sens. Non, non,
mais parce que, non mais parce que cette crise aussi, Nicolas Dupont-Aignan, elle est très intéressante, parce qu'elle révèle effectivement qu'il y a une puissance des informations plus ou moins vraies qui sont... Excusez-moi, madame
Marquichou, j'ai quand même le droit de
penser...
Vous
dites que juridiquement,
il est contraignant. Il sera
à terme contraignant, sinon les Etats-Unis, Israël et d'autres pays l'auraient signé.
Vous savez que chaque
pays gardera sa souveraineté en
matière de flux. En attendant, vous savez très bien, et j'ai le droit de penser ce que je veux, entre...
Je vais être très clair,
aujourd
'hui ce pacte n'est pas contraignant dans l'immédiat, mais à chaque fois qu'on a signé ce genre de texte, par la jurisprudence, la jurisprudence européenne, par la jurisprudence des tribunaux, il sera très difficile d'expulser des migrants économiques. D'ailleurs, les statistiques en plus sont là, l'immigration s'aggrave.
Donc, le traité de Marrakech, un des seuls pays, un bombardement terrible,
terrible,
une signature qui engage
la France. Et
des
pays l'ont refusé, ça s'est fait dans le dos du Parlement et du peuple français. Le traité de libre-échange avec le Canada, qui crée des concurrences déloyales à nos agriculteurs qui sont en train de crever, ça a été mis en place sans le vote du Parlement, les Français n'en ont pas entendu parler. Vous savez, le problème de fond,
c'est qu'on amuse la galerie avec... Et c'est pas le lien avec le grand débat, en fait ? Je vais vous dire,
c'est que le grand débat, c'est une opération de diversion. Pendant ce temps-là, le pays est bloqué. On a eu deux mois de grand débat, de grand débat pas
organisé.
La crise des gilets
jaunes a été une forme de grand débat ? Non, je ne vous dis
pas le contraire.
Très
grand débat, vous y contribuez. Et je pense qu'en démocratie, on attend maintenant du président de la République,
des
décisions pour que le pays ne soit pas encore bloqué deux mois dans la décision. On attend de l'empathie et de la réconciliation des Français pour éviter de les dresser les uns contre les autres. Et on attend, et je crois que c'est la seule solution pour faire repartir le pays, un vote, c'est-à-dire un arbitrage du suffrage universel, qui pourrait prendre la forme, pour ne pas déstabiliser les institutions, d'un référendum sur des mesures précises. Il n'y
a
pas besoin, Mme Martichut, deux mois de plus pour réindexer les pensions de retraite pour nos retraités qui crient misère. Il n
'y a
pas besoin de deux mois de plus pour que le livret A de la petite épargne populaire soit rémunéré au niveau de
l
'inflation. Il n
'y a
pas besoin de deux mois de plus pour prendre des mesures
élémentaires.
Alors, je suis obligée, ça c'est quelque chose qu'il a martelé hier, je suis obligée de tenir compte de ce qui va sortir du débat. Vous n'y croyez pas ?
Pas un instant, puisqu'il ne veut pas remettre en
cause. Ça veut dire quoi ?
Quand il dit ça, il est
dans le mensonge face
aux Français
?
Il
a écrit l'inverse, oui,
mensonge complet. Il a écrit, je me demande parfois s'il n
'est
pas schizophrène d'ailleurs, parce qu'il a écrit exactement l'inverse dans sa lettre.
L
'ISF, je ne reviendrai pas dessus. Le référendum
d'initiative citoyenne... Vous voudriez qu'il vienne dessus ou pas ? Je vais revenir dessus.
Le référendum d'initiative citoyenne, il n
'en
est pas question. Ce qui attendait, ça serait... Il a été très clair hier.
Il a été un peu plus mesuré,
il
a
dit, on ne peut pas consulter les Français sur tous les sujets.
Non,
non, il a dit que
c
'est la remise en cause de la démocratie représentative, ce qui est totalement faux, c'est un complément. Et en vérité, on voit très bien, et c'est terrible pour le pays, il ne veut pas changer de cap. Et donc, il y
a
une contradiction dans ce grand débat. S'il avait abordé ce grand débat en nous disant, je vais soumettre un référendum tel sujet, les Français auraient la capacité de voter.
Vous pouvez faire une France référendum
en même temps que les Européennes, par exemple ?
Le plus vite possible.
Mais en même
temps que les Européennes
? Non,
avant.
Avant ?
Entre maintenant et la fin mai. Et
alors,
Mme Martichoux, il y a quand même des mesures fiscales, de justice fiscale. Et j'ai proposé des choses. Moi, je ne
suis
pas dans la critique seulement. Dès le début de la crise des Gilets jaunes, j'ai fait une proposition de loi, vous pouvez la retrouver sur Internet, concrète, avec des mesures d'économie. Parce qu'il ne faut pas mentir aux Français. Il faut faire des économies pour pouvoir financer une relance du pouvoir d'achat et de la justice sociale. Donc,
j
'ai proposé des mesures très concrètes. Je crois que les Français, aujourd'hui, n'attendent pas des bavardages. Ils veulent qu'on passe à l'action. Et il y a urgence à débloquer le pays.
Les
commerçants souffrent,
les artisans souffrent. La concurrence déloyale est là.
Nicolas Dupont-Aignan, pardon, est-ce que les Gilets jaunes devraient arrêter de manifester pendant cette période ?
Mais non,
les... Ils ont encouragé d
'autres manifestations.
Mais j
'encourage les Français à dire leur fait, parce que c'est quand même paradoxal.
Et pas aller au grand débat.
Et
pas participer au grand débat.
Mais
ce grand débat
fait perdre du
temps à la France. Et, comment dire, il est truqué.
C'est pas contradictoire. Vous dites, il faut que les Français disent leur fait. On
leur propose
d'aller s'exprimer. Mais non, mais...
Et
vous dites, non, n'y allez pas, mais allez manifester. C'est pour vous la
seule... Mais vous
pouvez aller déposer
des cahiers
de doléances, comme sous l'Ancien Régime. Je dis simplement qu'on voit très bien que seule une action de manifestation peut faire évoluer le pays sur des points essentiels
sur lesquels il ne veut pas changer. C'est le seul moyen
que vous reconnaissez, en fait, aujourd'hui.
Écoutez, c'est le seul moyen qui a permis, déjà, d'infléchir. Mais il faut aller plus loin. Il faut des décisions. Sinon, le pays va être bloqué. Le grand débat pour le grand débat n'a aucun sens quand c'est bloqué. On ne traite pas des questions de l'Union Européenne, de la concurrence déloyale, des travailleurs détachés, de la réduction du pouvoir d'achat, de l'immigration. Ça, vous ne pouvez pas savoir
ce que les Français
vont exprimer pendant le débat, par définition. Est-ce que les Français n'ont pas déjà exprimé beaucoup de choses, Mme
Martichot,
depuis des semaines ? Est-ce qu'ils n'ont pas envie d'exprimer encore davantage ? Est-ce que
cette consultation inédite
?
Inédite, oui, non.
Inédite
en quoi ? Inédite le fait, à l'échelle nationale, de consulter pendant deux
mois. Parce qu'en
démocratie, les Français n'ont pas le droit de s'exprimer. Cette consultation
est un retour en
arrière incroyable. Incroyable. On dit aux Français comment penser. Il y a deux ministres qui encadrent. Personne n'a dit, je n
'ai
pas entendu dans les médias tellement qu
'il
y
avait
eu 16 manifestations interdites dans l'heure. Je n
'ai
pas entendu, Mme Martichot, qui avait des amendes de
135 euros. Attendez, Mme Martichot, juste un
point quand même. 135 euros d'amende quand on porte un gilet jaune. Et dans ma banlieue, quand on porte une burqa, il n'y
a
pas d'amende. C'est ça la France de M. Macron ? Vous
préférez
la burqa ou le gilet jaune ? Vous
me permettez juste
deux questions encore. C'est ça la France de M.
Macron ? Dès qu'il
y a
un problème essentiel, il
n
'y a rien. Qui aille aux pieds, qui trafique la drogue aux pieds des immeubles, il
n
'y a rien. Mais quand il
y
a des gens qui veulent vivre de leur travail, tout à coup, il y a une main de fer sur le
pays. Ce n'est pas possible de continuer comme cela.
Pardon, juste cette petite parenthèse, pardon. Parce que, est-ce que vous condamnez absolument sans réserve les agressions de
journalistes ? Mme Martichot, vous voudriez qu'aujourd
'hui, je dis, c'est formidable d'agresser des journalistes
? Non, mais vous avez dit... Mais vous me prenez pour qui ?
Le gouvernement est...
Je
condamne complètement les violences. Je les ai toujours condamnées. Je suis un homme d'ordre. Mais je vais vous dire une chose, Mme Martichot. Pour que l'ordre existe, il faut la justice et le respect du peuple. Et quand un président ne
veut pas remettre en
cause des décisions profondément injustes, comme la désindexation des pensions de retraite sur l'inflation, comme la désindexation des prestations familiales...
Vous l
'avez dit, Nicolas Dupont-Aignan, un mot du Brexit. Il faut
changer.
Un mot du Brexit. Je veux qu'il change de politique
pour le bien des Français.
Vous nous parlez du référendum. C'est effectivement vous qui, un des premiers, l'aviez mis dans votre programme depuis très longtemps.
Oui, je crois qu'on peut consulter les Français. Le Brexit,
ça fait deux ans qu'il a été voté. Deux ans après, ceux qui, comme votre ami Nigel Farage et d'autres, avaient poussé au Brexit, sont rendus aujourd'hui à l'impuissance. C'est le chaos politique
en Grande
-Bretagne. Il
y a un chaos politique,
oui, il y
a
un chaos politique, parce qu'on a une Union européenne qui refuse le vote des peuples, qui veut rendre prisonniers
les peuples de l'Union européenne,
qui a tout fait pour
y faire échouer la négociation.
Qui pousse les parlementaires britanniques à
refuser...
Parce que,
bien évidemment,
l'accord qui a été négocié par M. Barnier est un accord scandaleux. Et nous sommes toujours dans le même système d'oligarchie en Europe, qui dénie au peuple le droit de choisir leur avenir. Je suis pour la liberté des peuples. Vous allez voir qu'ils
vont
essayer de faire revoter les Anglais.
Surtout pas, ce serait pour vous
un déni,
évidemment, de démocratie
en Grande-Bretagne. Je demande la
démocratie, le respect du
peuple.
Merci beaucoup d'avoir été avec nous ce matin sur RTL. Nicolas Dupont-Aignan.
Nicolas Dupont-Aignan