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InterviewNicolas Dupont-Aignan (sur YouTube)· 29 mars 2021 16 minContradictoireActualité / polémiqueSantéÉconomie & entreprisesEurope & internationalInstitutions & élections

"La France est en train de perdre son rang" / Nicolas Dupont-Aignan invité de BFMTV (27 mars 2021)

Transcription Whisper (large-v3), avec identification des locuteurs. À recouper avec la source d'origine.

Analyse automatique

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Chapitres

Répartition du ton (temps de parole politique)

Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %

Questions et réponses

Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)

  • 0:14OuverteRéponse directe

    Ça se passe comment dans votre département, ces mesures plus restrictives ?

  • 1:06RelanceRéponse partielle

    Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?

  • 4:32RelanceRéponse directe

    Pour être sûr de bien vous suivre : vous avez dit qu'il y a des endroits où il y a plein de lits ?

  • 7:57FerméeRéponse directe

    Dans les 19 départements concernés par les mesures plus restrictives, la mise en place : dès qu'un enfant sera malade dans une classe, la classe fermera. Vous jugez ça efficace ?

  • 9:39OuverteRéponse directe

    Comment peut-on gagner du temps autrement ? Sur les vaccins, que peut-on faire de différent ?

  • 10:47RelanceRéponse partielle

    Est-ce que ça aurait été une garantie d'efficacité ?

Affirmations vérifiables (citations exactes)

  • 0:51Invité politiqueChiffre
    « Au premier confinement, ils étaient à 75 lits. Là, il me disait qu'ils étaient à 25. »
  • 1:59Invité politiqueFait
    « Le Val-de-Grâce, c'est un hôpital qui est vide depuis 4 ans, qui pourrait être remis en service en un mois. »
  • 2:07Invité politiqueFait
    « Ça fait un an que je demande. Rien. »
  • 3:25Invité politiqueChiffre
    « Vous savez combien de lits de réanimation il y a dans la Nièvre ? 12. »
  • 3:30Invité politiqueChiffre
    « Et vous savez combien il y a de malades Covid dans la Nièvre en réanimation ? 6. »
  • 3:31Invité politiqueFait
    « Et parce qu'on est sous-dimensionnés dans notre pays, parce qu'on a trois fois moins de lits qu'en Allemagne, on paralyse un pays. »
  • 5:52Invité politiqueChiffre
    « Plus de 100 millions d'euros, 2000 euros la dose. »
  • 12:09Invité politiqueFait
    « Pourquoi M. Salomon est toujours directeur de la santé ? Il a échoué sur les masques, il a échoué sur les tests, il a échoué sur les vaccins. »

Temps de parole

  • Nicolas Dupont-Aignan78 %
  • Locuteur non identifié16 %
  • ?6 %

≈ 35 interruptions / 10 min (chevauchements et interjections détectés).

Modèle mistral-small-latest · prompt v1 · les citations sont vérifiées mot pour mot dans le transcript ; le taux de réponse directe est calculé à partir des verdicts question par question. Aucun label idéologique n'est produit.

0:07
Locuteur

– Bonsoir

0:08
Locuteur non identifié

Nicolas Dupont-Aignan.

0:09
Locuteur

–

0:09
Locuteur non identifié

Bonsoir. – Bienvenue, vous êtes présidente de Boulas-France, candidat à l'élection présidentielle, député de l'Essonne également. D'ailleurs, ça se passe comment dans votre département, ces mesures plus restrictives ?

0:19
Locuteur

–

0:19
Nicolas Dupont-Aignan

C'est la confusion la plus totale,

0:21
Locuteur

parce

0:22
Nicolas Dupont-Aignan

que c'est un confinement qui n'en est pas un tout en étant un, et personne ne comprend plus rien à la politique du gouvernement. Il faut avouer que c'est assez compliqué de comprendre, parce qu'il y

0:32
Locuteur

a

0:32
Nicolas Dupont-Aignan

une espèce d'affolement,

0:34
Locuteur

et

0:34
Nicolas Dupont-Aignan

en même temps des demi-mesures,

0:35
Locuteur

et

0:36
Nicolas Dupont-Aignan

les vraies mesures ne sont pas prises à côté.

0:38
Locuteur

Je

0:38
Nicolas Dupont-Aignan

vais vous donner un exemple très précis. J'appelais un réanimateur de l'hôpital Sud francilien, qui est l'un des plus gros hôpitaux d'Île-de-France. Il y avait encore beaucoup de places, quelques places en réanimation, même beaucoup. Au premier confinement, ils étaient à 75 lits. Là, il me disait qu'ils étaient à 25. Et donc, il ne comprenait pas l'affolement. Oui, il y

0:58
Locuteur

a

0:58
Nicolas Dupont-Aignan

des tensions sur les réanimations. Oui, attention, je ne dis pas qu'il

1:01
Locuteur

n'y a

1:01
Nicolas Dupont-Aignan

rien. Mais il y a une espèce de crispation générale, qui n'est pas saine. Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?

1:07
Locuteur non identifié

Pardon, mais la moyenne de tensions hospitalières, ce sont les chiffres publics, c'est 125% en Île-de-France.

1:13
Nicolas Dupont-Aignan

Mais ça

1:13
Locuteur

veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est

1:14
Locuteur non identifié

rempli plus de 25%.

1:15
Nicolas Dupont-Aignan

Non, excusez-moi, vous regardez Santé publique France, il y avait encore 150 lits de libre en réanimation. Et le gouvernement organisait des transferts à grands spectacles. Donc, je ne dis pas qu'il n

1:25
Locuteur

'y a

1:25
Nicolas Dupont-Aignan

pas une pression. Nos soignants n'en peuvent plus. Ce que je demande et ce que je regrette,

1:30
Locuteur

c

1:31
Nicolas Dupont-Aignan

'est que le gouvernement et le président de la République, quand il a décidé en janvier de ne pas reconfiner, et il a eu raison, je vais vous surprendre, je ne

1:38
Locuteur

suis

1:38
Nicolas Dupont-Aignan

pas un de ses soutiens. Bon, il a eu raison. Ce que je regrette alors, c'est qu'il n

1:42
Locuteur

'ait

1:42
Nicolas Dupont-Aignan

pas pris des mesures de cohérence. Et la mesure de cohérence, c'était depuis d'ailleurs plus, pas avant janvier, mais avant, depuis un an, de rouvrir des lits pour alléger la pression hospitalière. Car même s'il reste quelques lits ici ou là, c'est trop chargé. Je vais vous donner un exemple en Île-de-France.

1:59
Locuteur

Le

1:59
Nicolas Dupont-Aignan

Val-de-Grâce, c'est un hôpital qui est vide depuis 4 ans, qui pourrait être remis en service en un mois. Ça fait un an que je demande. Rien. En Essonne, il y a des hôpitaux qui sont en train de fermer, qu'on est en train de regrouper, on va perdre des lits. Donc, la colère des soignants, on

2:17
Locuteur

la

2:17
Nicolas Dupont-Aignan

comprend, il y

2:18
Locuteur

a une

2:18
Nicolas Dupont-Aignan

surcharge. Mais

2:20
Locuteur

il ne s'agit

2:20
Locuteur non identifié

pas que des espaces et des lits. Quand on parle d'armer un lit de réanimation, vous le savez, il faut le personnel qui va avec, et le personnel qualifié spécifiquement sur la réanimation. Et ce qui explique aussi, et l'ensemble des professionnels que je reçois de la santé sur ce plateau l'explique, le personnel n'est pas là. Sauf

2:37
Locuteur

que

2:38
Nicolas Dupont-Aignan

la réserve sanitaire n'est pas actionnée aujourd'hui.

2:40
Locuteur

Je

2:41
Nicolas Dupont-Aignan

peux vous envoyer des médecins, anesthésistes, réanimateurs, jeunes retraités, qui ont été appelés pour le premier confinement, qui ne sont pas appelés. Sauf qu'il

2:50
Locuteur

y a

2:50
Nicolas Dupont-Aignan

des infirmières retraitées qui viennent de partir en retraite, qui, moyennant une forte prime, reviendraient. Sauf que le concours d'interne de cette année, le concours d'interne en réanimation, le gouvernement n'a pas augmenté les places. Donc, d'un côté, on nous dit,

3:05
Locuteur

c

3:05
Nicolas Dupont-Aignan

'est la catastrophe, il y

3:06
Locuteur

a

3:06
Nicolas Dupont-Aignan

un danger, et c'est vrai qu'il

3:07
Locuteur

y a

3:07
Nicolas Dupont-Aignan

une pression.

3:08
Locuteur

Et

3:09
Nicolas Dupont-Aignan

de l'autre, c'est toujours l'immobilisme le plus total sur les lits de réanimation. Et je vais vous donner un autre exemple qui est impressionnant. La Nièvre. Les habitants de la Nièvre, 200 000 habitants, ont appris qu'ils étaient condamnés à un nouveau confinement.

3:21
Locuteur

Vous

3:22
Nicolas Dupont-Aignan

savez combien de lits de réanimation il y a dans la Nièvre

3:24
Locuteur

?

3:25
Nicolas Dupont-Aignan

12. Et vous savez combien il y

3:27
Locuteur

a

3:27
Nicolas Dupont-Aignan

de malades

3:27
Locuteur

Covid

3:28
Nicolas Dupont-Aignan

dans la Nièvre en réanimation

3:30
Locuteur

?

3:30
Nicolas Dupont-Aignan

6. Et parce qu'on est sous-dimensionnés dans notre pays, parce qu'on a trois fois moins de lits qu'en Allemagne, on paralyse un pays.

3:38
Locuteur

C'est

3:39
Nicolas Dupont-Aignan

inacceptable. Je vous écoute avec attention. Inacceptable. Ça a l'air simple.

3:43
Locuteur

En

3:43
Locuteur non identifié

vous écoutant, ça a l'air simple.

3:44
Nicolas Dupont-Aignan

Mais parce que oui, de prendre des décisions, peut-être à un moment, il faudrait prendre des décisions. Et ce que je regrette, c'est que le Premier ministre de la France, M. Castex,

3:53
Locuteur

ait

3:53
Nicolas Dupont-Aignan

osé dire, dans Ouest-France, au mois de février, qu'il n'allait pas dimensionner l'hôpital public pour une crise qui arrive tous les siècles. Il l'a dit, il l'a écrit. Eh bien moi, je vous dis que

4:03
Locuteur

nous

4:04
Nicolas Dupont-Aignan

avons une crise structurelle de l'hôpital public, qu'en 2018, avant la Covid, les lits de réanimation étaient déjà débordés à chaque grippe, et qu'on ne peut pas paralyser un pays avec des conséquences sociologiques, sociales, sanitaires, les suicides, les conséquences en psychiatrie, considérables. Et parce qu'on n'a pas dimensionné l'hôpital public dans notre pays, on est en train, à nouveau, troisième épisode de reconfiner tout. C'est une folie. Un souci de

4:32
Locuteur

clarification

4:32
Locuteur non identifié

pour être sûr de bien vous suivre. Parce que vous avez dit au début de vos propos, en gros, il y

4:38
Locuteur

a

4:38
Locuteur non identifié

des endroits où il

4:38
Locuteur

y

4:38
Locuteur non identifié

a plein de lits. Non, je n

4:39
Locuteur

'ai

4:39
Locuteur non identifié

pas dit qu

4:40
Locuteur

'il y a

4:40
Locuteur non identifié

plein de

4:40
Locuteur

lits.

4:40
Locuteur non identifié

Et

4:40
Locuteur

là, vous dites

4:41
Locuteur non identifié

qu

4:41
Locuteur

'il

4:41
Locuteur non identifié

faut en ouvrir des supplémentaires. J

4:42
Locuteur

'ai

4:42
Nicolas Dupont-Aignan

dit qu'il faut en ouvrir pour alléger, mais qu'il reste encore quelques lits en Ile-de-France. J'ai dit qu'il y avait un affolement depuis un mois, qu'il fallait garder raison, qu'il fallait augmenter le nombre de lits, soulager l'hôpital, répondre à la crise structurelle de l'hôpital français, car nous sommes sous-dimensionnés. Il

5:01
Locuteur

y

5:01
Nicolas Dupont-Aignan

a un autre point qui n'est pas abordé. Il y

5:03
Locuteur

a

5:03
Nicolas Dupont-Aignan

un scandale national. C'est celui des soins. Il y a le vaccin, mais on n'en a pas assez. Mais il y a une autre manière d'empêcher les formes graves.

5:11
Locuteur

Ce

5:11
Nicolas Dupont-Aignan

sont des soins qui sont reconnus dans beaucoup de pays dans le monde. L'Ivermectine, par exemple, qui marche dans beaucoup de pays, qui vient d'être reconnue dans la République tchèque. Eh bien, en France, on n'a pas le droit d'avoir des soins précoces qui permettraient d'éviter la pression

5:26
Locuteur

hospitalière.

5:27
Locuteur non identifié

Après, Nicolas Dupourgnant, il y a un cheminement de validation des protocoles médicaux, vous le savez. Et si ces médicaments sont efficaces, ils seront, comme tous les autres testés,

5:36
Locuteur

et

5:36
Locuteur non identifié

s'ils sont efficaces,

5:36
Locuteur

ils seront administrés.

5:37
Locuteur non identifié

On le voit, par exemple, en ce moment, avec les cocktails d'anticorps monoclonaux.

5:41
Locuteur

Ils sont

5:42
Locuteur non identifié

testés,

5:42
Locuteur

ils sont

5:43
Locuteur non identifié

efficaces sur une certaine population, et ils arrivent à l'hôpital.

5:46
Locuteur

Eh

5:46
Nicolas Dupont-Aignan

bien, je vais vous dire, l'anticorps monoclonaux, il est toujours en phase 2, et le gouvernement va dépenser beaucoup d'argent pour en acheter. Plus de 100 millions d'euros, 2000 euros la dose. Mais l'Ivermectine, qui ne coûte rien, là, le gouvernement bloque des cas de fer. Donc, moi, j'accuse ce gouvernement, je le dis comme je le pense, de freiner des soins précoces qui sont mis en œuvre dans beaucoup de pays et qui ne sont pas mis en œuvre en France. Les purificateurs d'air.

Le monsieur Hamon, c'est pas moi, vous connaissez le docteur Hamon, vous l'avez sans doute reçu, docteur Hamon, qui se bat avec le ministère de la Santé pour qu'on accepte des purificateurs d'air qui seraient très utiles dans les écoles. On attend toujours. L'Institut Pasteur de Lille, qui fait des recherches formidables, soutenu par LVMH, une entreprise privée, c'est pas moi, est bloqué toujours par le ministère de la Santé. Donc, il y a une sorte de retard à l'allumage

6:34
Locuteur

considérable

6:35
Nicolas Dupont-Aignan

dans notre pays sur des soins qui ne vont pas sauver tout. Attention, moi, je ne dis pas qu'il y

6:39
Locuteur

a

6:39
Nicolas Dupont-Aignan

une solution miracle. Je ne l'ai jamais dit. Mais ce que j'aimerais dans notre pays, c'est que, si vous voulez, on fasse preuve de bon sens et qu'on accélère sur tout. En fait, on est en recul et le pays est en train de sombrer économiquement, socialement. Et ça, on n'en parle jamais. On en parle tous les jours, Nicolas Dupont

6:55
Locuteur

-Aignan. Pas tant que

6:55
Locuteur non identifié

ça. On

6:55
Locuteur

en

6:55
Locuteur non identifié

parle

6:56
Locuteur

tous les jours du fait que

6:56
Locuteur non identifié

les Français sont exempts, que les entreprises sont en train de fermer, qu'elles sont sous

6:59
Locuteur

perfusion. Mais il y a des suicides. Des suicides et on compte les morts

7:02
Nicolas Dupont-Aignan

par suicide. Donc, on est en train de paralyser le pays parce qu'on n

7:05
Locuteur

'a

7:05
Nicolas Dupont-Aignan

pas pris les mesures. Alors, le président de la République a eu une bonne intuition. Soyons clairs. Vous voyez, je n

7:10
Locuteur

'ai

7:10
Nicolas Dupont-Aignan

pas l'habitude de lui dresser des louanges. Mais le président de la République, on le sent, a eu une bonne intuition. Laquelle ? De ne pas confiner parce qu'il se rend compte que le confinement supplémentaire, un troisième confinement, serait un drame social, sanitaire, sociologique considérable. Mais ce que je lui reproche, c'est que d'un côté,

7:27
Locuteur

il

7:27
Nicolas Dupont-Aignan

a dit « je ne confine pas

7:28
Locuteur

», mais

7:29
Nicolas Dupont-Aignan

de l'autre, son gouvernement ne prend pas les mesures qui soulageraient l'hôpital, qui soigneraient, qui, par exemple, enverraient des masques FFP2. Tout à l'heure,

7:36
Locuteur

il

7:36
Nicolas Dupont-Aignan

y avait une interview intéressante sur Madrid. En Espagne, oui. Eh bien, en Allemagne, à Madrid, les personnes fragiles, plutôt que d'enfermer tout le monde, il faut cibler les personnes fragiles et protéger davantage. Ça a

7:47
Locuteur

été

7:47
Nicolas Dupont-Aignan

la politique de vaccination, notamment

7:48
Locuteur

en France. Tout à fait, mais

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

quand il n

7:49
Locuteur

'y a

7:49
Nicolas Dupont-Aignan

pas de vaccin. Le masque FFP2, Mme Merkel en a envoyé à 27 millions de foyers allemands. Je le demande au ministre de la Santé depuis des

7:57
Locuteur

mois.

7:57
Nicolas Dupont-Aignan

Nicolas

7:57
Locuteur non identifié

Dupont-Aignan, dans les 19 départements qui sont concernés par les mesures plus restrictives,

8:01
Locuteur

la

8:01
Locuteur non identifié

mise en place, dès qu'un enfant sera malade dans une classe, la classe fermera. Oui, c

8:06
Locuteur

'est une bonne mesure. 7 ans

8:06
Locuteur non identifié

au lieu de 3, c'est une mesure que vous

8:08
Locuteur

jugez efficace.

8:08
Locuteur non identifié

C'est une bonne

8:08
Locuteur

mesure qui, je

8:09
Nicolas Dupont-Aignan

pense, est indispensable, car il faut laisser les écoles ouvertes, absolument. Parce que les enfants, j'entends souvent des gens qui disent « il faut fermer tout ». Mais les enfants, une fois qu'on aura fermé l'école, ils iront où ? Chez eux ? Ils iront ensemble, sans aucune condition sanitaire ? Donc, il faut laisser ouvert les écoles, mais il faut accompagner les enseignants.

8:29
Locuteur

Par

8:29
Nicolas Dupont-Aignan

exemple, des purificateurs d'air, je demande qu

8:32
Locuteur

'on

8:32
Nicolas Dupont-Aignan

les installe dans les classes. Pourquoi on ne les installe pas ? Je demande aussi qu

8:36
Locuteur

'il

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

y

8:36
Locuteur

ait

8:36
Nicolas Dupont-Aignan

des autotests, parce que c'est pratique, ça marche. Là aussi, on attend les autotests. Enfin, ça fait des mois qu'il

8:41
Locuteur

y a

8:41
Nicolas Dupont-Aignan

des autotests dans tous les pays du monde. Il y

8:43
Locuteur

a

8:43
Nicolas Dupont-Aignan

un processus de validation. Mais

8:44
Locuteur

pourquoi en France, il y a des processus de validation

8:46
Nicolas Dupont-Aignan

bureaucratique qui durent des mois

8:49
Locuteur

et on

8:49
Locuteur non identifié

le paye en vie humaine ? C'est une garantie de l'efficacité

8:53
Locuteur

et de l'absence de risque

8:54
Locuteur non identifié

des médicaments. En tout cas, c'est ce qui a été mis en place.

8:56
Nicolas Dupont-Aignan

Je sais, mais ça me fait penser. Il y a eu un dessin humoristique, malheureusement c'est tragique, qui montrait le Titanic et il y avait un bureaucrate qui disait « le canot de sauvetage, on ne

9:04
Locuteur

va

9:04
Nicolas Dupont-Aignan

pas

9:04
Locuteur

le

9:04
Nicolas Dupont-Aignan

mettre à l'eau parce qu'il faut faire un examen de savoir s'il est en bon état ». Je veux dire qu'on a une bureaucratie au ministère de la Santé

9:12
Locuteur

qui

9:13
Nicolas Dupont-Aignan

est responsable de milliers de morts.

9:14
Locuteur

Et

9:15
Nicolas Dupont-Aignan

c'est inacceptable qu'on attende tant. C'est inacceptable que dans des pays voisins, il y

9:21
Locuteur

ait

9:21
Nicolas Dupont-Aignan

des autotests et que chez nous, on attende toujours.

9:23
Locuteur

Vous avez des autotests

9:24
Nicolas Dupont-Aignan

? Dans quatre semaines, oui. Dans quatre semaines. Ça devait être la semaine dernière. Vous avez reçu M. Salomon, j'ai regardé votre émission. Et puis non. Donc cette bureaucratie, cette incapacité à agir, nous fait perdre du temps. Et pendant ce temps-là, le pays sombre. Autre les vies...

9:39
Locuteur

Comment

9:39
Locuteur non identifié

peut-on gagner du temps autrement ? Sur les vaccins, que peut-on faire de différent, Nicolas Dupont-Aignan ?

9:44
Nicolas Dupont-Aignan

Surtout, arrêter de passer par l'Union européenne, aller acheter des vaccins. Si j'étais en responsabilité, je n'aurais sûrement pas confié le sort de la France à ces bureaucrates européens. J'aurais acheté tous azimuts. Quand je vois le ministre, M. Le Drian, qui ose nous dire que le vaccin Spoutnik, c'est de la propagande russe, eh bien je peux vous dire qu'en Hongrie, ils sont bien contents d'avoir le vaccin Spoutnik.

10:08
Locuteur non identifié

Vous savez pourquoi il dit ça ? Il dit ça parce que les Russes ne peuvent pas le fabriquer massivement et qu

10:13
Locuteur

'ils

10:13
Locuteur non identifié

ne peuvent pas eux-mêmes l'administrer à leur population. En attendant,

10:16
Locuteur

expliquez

10:17
Nicolas Dupont-Aignan

-moi pourquoi

10:17
Locuteur

l

10:19
Nicolas Dupont-Aignan

'Europe

10:19
Locuteur

a

10:20
Nicolas Dupont-Aignan

exporté 77 millions de vaccins alors que l'Angleterre et les États-Unis ont gardé leur vaccin pour eux. Expliquez-moi pourquoi là aussi, la naïveté européenne,

10:30
Locuteur

on

10:30
Nicolas Dupont-Aignan

est passé par une usine à gaz, on a perdu du temps. Donc moi je demande, je remarque quoi ? Que les pays

10:36
Locuteur

libres,

10:37
Nicolas Dupont-Aignan

Israël, l'Angleterre, les États-Unis, la Russie, ce sont eux qui ont réussi à agir vite. Vous savez, je crois que si on prend du recul pour

10:47
Locuteur

l'avenir, – Pardon, mais est-ce que ça aurait été une

10:50
Locuteur non identifié

garantie d'efficacité ? Imaginons votre scénario et que demain, chacun des pays européens, donc la France mais également l'Allemagne, l'Espagne, l

10:57
Locuteur

'Italie,

10:59
Locuteur non identifié

se mettent à jouer leur propre jeu, à rouler pour eux. On serait dans une guerre des prix,

11:03
Locuteur

on

11:03
Locuteur non identifié

serait dans une compétition sans cesse. Souvenez-vous des affaires des masques achetés au pied de l'avion au tout début de la crise sanitaire qui ont donné lieu à des tensions diplomatiques dingues. – Oui,

11:14
Nicolas Dupont-Aignan

mais en attendant, pardonnez-moi, mais ce sont les Américains, Israël et les Anglais qui arrivent. Donc moi je suis désolé, j'aspire à défendre les Français. La France est un grand pays et si la France avait une volonté politique, elle aurait acheté les vaccins, peut-être un peu plus cher, mais elle les aurait eus. Parce que la France n'est pas un petit pays. Et j'en ai assez de voir mon pays déclassé, abîmé. Je pense que par exemple la recherche, la souveraineté en matière de médicaments, je la défends, on ne

11:40
Locuteur

peut

11:40
Nicolas Dupont-Aignan

pas dire que

11:40
Locuteur

je

11:40
Nicolas Dupont-Aignan

la défends pas, je la défends depuis 10 ans. J'ai protesté depuis 10 ans contre les délocalisations d'usines pharmaceutiques. On le paye aujourd'hui. Vous savez,

11:49
Locuteur

cette

11:50
Nicolas Dupont-Aignan

crise, moi j'aimerais qu'on en tire des leçons. Vous savez, j'ai accepté le premier confinement, pour être très franc. On n'avait pas les choses. On ne pouvait pas en vouloir au gouvernement, même s'il y avait des choses à dire. Bon, on ne

11:58
Locuteur

va

11:58
Nicolas Dupont-Aignan

pas revenir dessus. Mais là, le troisième échec, c'est l'échec de trop. Et je demande que les responsables de cet échec soient sanctionnés. Pourquoi M. Salomon est toujours directeur de la santé ? Il a échoué sur les masques,

12:11
Locuteur

il

12:11
Nicolas Dupont-Aignan

a échoué sur les tests, il a échoué sur les vaccins. Mais qu'est-ce que c'est que ce pays ? Vous, si vous vous échouez dans votre émission et qu

12:17
Locuteur

'il

12:17
Nicolas Dupont-Aignan

n

12:17
Locuteur

'y a

12:17
Nicolas Dupont-Aignan

personne qui vous regarde, vous croyez que BFM va vous garder

12:19
Locuteur

? Nicolas

12:20
Locuteur non identifié

Dupont-Aignan, ce que l'on voit aussi au niveau mondial, une forme d'humilité des dirigeants, qui se trouve confronté à une épidémie sans précédent, avec des variants sans précédent, est-ce que ça ne vous conduit pas, vous aussi, à un peu

12:34
Locuteur

de

12:35
Locuteur non identifié

tolérance, j'allais dire, par rapport à des décisions qui ne sont peut-être pas aussi évidentes à prendre

12:39
Locuteur

? Vous

12:40
Nicolas Dupont-Aignan

avez raison, c'est difficile. Et j'ai été très tolérant pendant des mois. Mais quand on fait des propositions, et je ne

12:48
Locuteur

suis

12:48
Nicolas Dupont-Aignan

pas le seul, l'Association des maires de France, des élus de tous bords, quand on fait des propositions, et que le ministre de la Santé les balaye systématiquement, il y

12:59
Locuteur

a

12:59
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, on peut s'interroger. Donc, moi, j'accepte, vous savez, on peut commettre des erreurs dans une circonstance aussi difficile, la première fois, la deuxième.

13:08
Locuteur

Mais

13:08
Nicolas Dupont-Aignan

la troisième, quand on voit que ce n'est que répétition des mêmes dysfonctionnements, je crois qu'il

13:14
Locuteur

y a

13:14
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, moi, j'attends du président de la République qu'il prenne des sanctions, j'attends du président de la République qu'il change de braquet, parce que sinon, on va revenir au troisième confinement. C'est quoi les sanctions

13:24
Locuteur

? Mais

13:25
Nicolas Dupont-Aignan

quand un directeur de la Santé ou un ministre de la Santé bloque des soins, soit en retard sur toutes les procédures, eh bien, on change. C'est ce qu'a fait M. le Premier ministre italien qui, pour qu'il y ait une accélération,

13:38
Locuteur

à

13:38
Nicolas Dupont-Aignan

un moment, a dit, on va changer de braquet. Il a nommé un général.

13:40
Locuteur non identifié

C

13:41
Locuteur

'est

13:41
Locuteur non identifié

ça qu'il faudrait faire, selon vous ?

13:41
Nicolas Dupont-Aignan

Un militaire ? Un général ou pas un général. Il y

13:43
Locuteur

a

13:43
Nicolas Dupont-Aignan

des gens qui sont généraux, qui sont efficaces. Il y

13:46
Locuteur

en

13:46
Nicolas Dupont-Aignan

a qui ne sont pas, qui sont efficaces aussi. Ce que je voudrais, et je crois que tous les Français le voudraient, c'est qu'il y

13:51
Locuteur

ait

13:51
Nicolas Dupont-Aignan

une clarté. Le président de la République a fait un choix. Ne pas confiner. Il a raison. Mais si c'est pour après prendre des mesures incompréhensibles et ne pas se donner les moyens de ne pas confiner, ça va aboutir à un fiasco, un troisième, et le pays est en train de perdre vraiment son rang. Ce n'est plus acceptable.

14:12
Locuteur non identifié

Imaginons, là, vous êtes aux commandes maintenant. Vous héritez de la situation telle qu'elle est là.

14:17
Locuteur

Il

14:17
Locuteur non identifié

n'y

14:17
Locuteur

a

14:17
Locuteur non identifié

pas de confinement pour vous ? Il n

14:19
Locuteur

'y

14:19
Locuteur non identifié

a pas de mesures plus restrictives ? Non,

14:21
Locuteur

surtout

14:21
Locuteur non identifié

pas. Vous n'imposez rien aux Français de

14:23
Nicolas Dupont-Aignan

plus ? Je vais vous dire ce que je crois. C'est que la question, ce n

14:26
Locuteur

'est

14:26
Nicolas Dupont-Aignan

pas le confinement ou l'absence de confinement. La question, c'est le respect des gestes barrières et le civisme.

14:31
Locuteur non identifié

Ça, les Français, pour le coup, ils sont

14:32
Locuteur

très

14:33
Nicolas Dupont-Aignan

respectueux de

14:33
Locuteur

tout ça depuis un an.

14:34
Nicolas Dupont-Aignan

Je vais vous dire très clairement. M. Darmanin arrête les honnêtes gens, ceux qui respectent, parce qu'ils ont un quart d'heure de retard au couvre-feu, mais M. Darmanin n'envoie pas des forces de police dans les quartiers difficiles de nos banlieues, où c'est open bar tous les soirs. Alors, moi, je veux bien qu'à Nice, par exemple, toutes les personnes qui respectent les mesures sanitaires, qui ont leur masque, n

14:55
Locuteur

'aient

14:55
Nicolas Dupont-Aignan

pas le droit de se promener le long de la mer, parce que c'est très dangereux. Mais qu'en même temps, les quartiers de l'Ariane, les différents quartiers, il n

15:02
Locuteur

'y a

15:02
Nicolas Dupont-Aignan

pas un policier qui rentre dedans

15:03
Locuteur

jour

15:04
Nicolas Dupont-Aignan

et nuit. Alors, vous comprenez, moi, je ne

15:06
Locuteur

veux

15:06
Nicolas Dupont-Aignan

pas qu'on enferme un pays, qu'on le ruine, parce qu'on n'est pas capable de faire respecter des gestes barrières. Vous pouvez ne pas avoir de confinement et respecter des gestes barrières. Je crois qu'on y arrivera en responsabilisant les Français. Vous pouvez, par exemple, interdire, j'ai vu cette mesure tellement comique et tragique, vous n'avez pas le droit d'être plus de 6 dehors dans un parc et jardin. Mais si les 6 sont chez eux, ils sont 25...

15:29
Locuteur

Ils

15:30
Nicolas Dupont-Aignan

n

15:30
Locuteur

'en

15:30
Nicolas Dupont-Aignan

ont pas

15:30
Locuteur

le

15:30
Nicolas Dupont-Aignan

droit non plus. Mais si, ils y sont. Et tout le monde les laisse. Donc, est-ce qu'à un moment, il ne faut pas plutôt que les forces de police soient concentrées sur les vraies ruptures, plutôt que des mesures, là aussi, totalement bureaucratiques ? Vous comprenez ? Je pense qu'on ne sortira de cette crise qu'avec du bon sens, un peu de raison.

15:48
Locuteur non identifié

Merci beaucoup. Merci Nicolas Dupont.

15:49
Locuteur

Merci à vous de m'avoir

15:50
Nicolas Dupont-Aignan

arrêté. Aujourd'hui dans cette émission.