"La France est en train de perdre son rang" / Nicolas Dupont-Aignan invité de BFMTV (27 mars 2021)
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Chapitres
Répartition du ton (temps de parole politique)
Propositif 15 %Attaque 65 %Défensif 20 %
Questions et réponses
Taux de réponse directe : 89 % (directe = 1, partielle = 0,5, éludée = 0)
- 0:14OuverteRéponse directe
Ça se passe comment dans votre département, ces mesures plus restrictives ?
- 1:06RelanceRéponse partielle
Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
- 4:32RelanceRéponse directe
Pour être sûr de bien vous suivre : vous avez dit qu'il y a des endroits où il y a plein de lits ?
- 7:57FerméeRéponse directe
Dans les 19 départements concernés par les mesures plus restrictives, la mise en place : dès qu'un enfant sera malade dans une classe, la classe fermera. Vous jugez ça efficace ?
- 9:39OuverteRéponse directe
Comment peut-on gagner du temps autrement ? Sur les vaccins, que peut-on faire de différent ?
- 10:47RelanceRéponse partielle
Est-ce que ça aurait été une garantie d'efficacité ?
Affirmations vérifiables (citations exactes)
- 0:51Invité politiqueChiffre
« Au premier confinement, ils étaient à 75 lits. Là, il me disait qu'ils étaient à 25. »
- 1:59Invité politiqueFait
« Le Val-de-Grâce, c'est un hôpital qui est vide depuis 4 ans, qui pourrait être remis en service en un mois. »
- 2:07Invité politiqueFait
« Ça fait un an que je demande. Rien. »
- 3:25Invité politiqueChiffre
« Vous savez combien de lits de réanimation il y a dans la Nièvre ? 12. »
- 3:30Invité politiqueChiffre
« Et vous savez combien il y a de malades Covid dans la Nièvre en réanimation ? 6. »
- 3:31Invité politiqueFait
« Et parce qu'on est sous-dimensionnés dans notre pays, parce qu'on a trois fois moins de lits qu'en Allemagne, on paralyse un pays. »
- 5:52Invité politiqueChiffre
« Plus de 100 millions d'euros, 2000 euros la dose. »
- 12:09Invité politiqueFait
« Pourquoi M. Salomon est toujours directeur de la santé ? Il a échoué sur les masques, il a échoué sur les tests, il a échoué sur les vaccins. »
Temps de parole
- Nicolas Dupont-Aignan78 %
- Locuteur non identifié16 %
- ?6 %
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– Bonsoir
Nicolas Dupont-Aignan.
–
Bonsoir. – Bienvenue, vous êtes présidente de Boulas-France, candidat à l'élection présidentielle, député de l'Essonne également. D'ailleurs, ça se passe comment dans votre département, ces mesures plus restrictives ?
–
C'est la confusion la plus totale,
parce
que c'est un confinement qui n'en est pas un tout en étant un, et personne ne comprend plus rien à la politique du gouvernement. Il faut avouer que c'est assez compliqué de comprendre, parce qu'il y
a
une espèce d'affolement,
et
en même temps des demi-mesures,
et
les vraies mesures ne sont pas prises à côté.
Je
vais vous donner un exemple très précis. J'appelais un réanimateur de l'hôpital Sud francilien, qui est l'un des plus gros hôpitaux d'Île-de-France. Il y avait encore beaucoup de places, quelques places en réanimation, même beaucoup. Au premier confinement, ils étaient à 75 lits. Là, il me disait qu'ils étaient à 25. Et donc, il ne comprenait pas l'affolement. Oui, il y
a
des tensions sur les réanimations. Oui, attention, je ne dis pas qu'il
n'y a
rien. Mais il y a une espèce de crispation générale, qui n'est pas saine. Qu'est-ce qu'il faudrait faire ?
Pardon, mais la moyenne de tensions hospitalières, ce sont les chiffres publics, c'est 125% en Île-de-France.
Mais ça
veut dire quoi ? Ça veut dire que c'est
rempli plus de 25%.
Non, excusez-moi, vous regardez Santé publique France, il y avait encore 150 lits de libre en réanimation. Et le gouvernement organisait des transferts à grands spectacles. Donc, je ne dis pas qu'il n
'y a
pas une pression. Nos soignants n'en peuvent plus. Ce que je demande et ce que je regrette,
c
'est que le gouvernement et le président de la République, quand il a décidé en janvier de ne pas reconfiner, et il a eu raison, je vais vous surprendre, je ne
suis
pas un de ses soutiens. Bon, il a eu raison. Ce que je regrette alors, c'est qu'il n
'ait
pas pris des mesures de cohérence. Et la mesure de cohérence, c'était depuis d'ailleurs plus, pas avant janvier, mais avant, depuis un an, de rouvrir des lits pour alléger la pression hospitalière. Car même s'il reste quelques lits ici ou là, c'est trop chargé. Je vais vous donner un exemple en Île-de-France.
Le
Val-de-Grâce, c'est un hôpital qui est vide depuis 4 ans, qui pourrait être remis en service en un mois. Ça fait un an que je demande. Rien. En Essonne, il y a des hôpitaux qui sont en train de fermer, qu'on est en train de regrouper, on va perdre des lits. Donc, la colère des soignants, on
la
comprend, il y
a une
surcharge. Mais
il ne s'agit
pas que des espaces et des lits. Quand on parle d'armer un lit de réanimation, vous le savez, il faut le personnel qui va avec, et le personnel qualifié spécifiquement sur la réanimation. Et ce qui explique aussi, et l'ensemble des professionnels que je reçois de la santé sur ce plateau l'explique, le personnel n'est pas là. Sauf
que
la réserve sanitaire n'est pas actionnée aujourd'hui.
Je
peux vous envoyer des médecins, anesthésistes, réanimateurs, jeunes retraités, qui ont été appelés pour le premier confinement, qui ne sont pas appelés. Sauf qu'il
y a
des infirmières retraitées qui viennent de partir en retraite, qui, moyennant une forte prime, reviendraient. Sauf que le concours d'interne de cette année, le concours d'interne en réanimation, le gouvernement n'a pas augmenté les places. Donc, d'un côté, on nous dit,
c
'est la catastrophe, il y
a
un danger, et c'est vrai qu'il
y a
une pression.
Et
de l'autre, c'est toujours l'immobilisme le plus total sur les lits de réanimation. Et je vais vous donner un autre exemple qui est impressionnant. La Nièvre. Les habitants de la Nièvre, 200 000 habitants, ont appris qu'ils étaient condamnés à un nouveau confinement.
Vous
savez combien de lits de réanimation il y a dans la Nièvre
?
12. Et vous savez combien il y
a
de malades
Covid
dans la Nièvre en réanimation
?
6. Et parce qu'on est sous-dimensionnés dans notre pays, parce qu'on a trois fois moins de lits qu'en Allemagne, on paralyse un pays.
C'est
inacceptable. Je vous écoute avec attention. Inacceptable. Ça a l'air simple.
En
vous écoutant, ça a l'air simple.
Mais parce que oui, de prendre des décisions, peut-être à un moment, il faudrait prendre des décisions. Et ce que je regrette, c'est que le Premier ministre de la France, M. Castex,
ait
osé dire, dans Ouest-France, au mois de février, qu'il n'allait pas dimensionner l'hôpital public pour une crise qui arrive tous les siècles. Il l'a dit, il l'a écrit. Eh bien moi, je vous dis que
nous
avons une crise structurelle de l'hôpital public, qu'en 2018, avant la Covid, les lits de réanimation étaient déjà débordés à chaque grippe, et qu'on ne peut pas paralyser un pays avec des conséquences sociologiques, sociales, sanitaires, les suicides, les conséquences en psychiatrie, considérables. Et parce qu'on n'a pas dimensionné l'hôpital public dans notre pays, on est en train, à nouveau, troisième épisode de reconfiner tout. C'est une folie. Un souci de
clarification
pour être sûr de bien vous suivre. Parce que vous avez dit au début de vos propos, en gros, il y
a
des endroits où il
y
a plein de lits. Non, je n
'ai
pas dit qu
'il y a
plein de
lits.
Et
là, vous dites
qu
'il
faut en ouvrir des supplémentaires. J
'ai
dit qu'il faut en ouvrir pour alléger, mais qu'il reste encore quelques lits en Ile-de-France. J'ai dit qu'il y avait un affolement depuis un mois, qu'il fallait garder raison, qu'il fallait augmenter le nombre de lits, soulager l'hôpital, répondre à la crise structurelle de l'hôpital français, car nous sommes sous-dimensionnés. Il
y
a un autre point qui n'est pas abordé. Il y
a
un scandale national. C'est celui des soins. Il y a le vaccin, mais on n'en a pas assez. Mais il y a une autre manière d'empêcher les formes graves.
Ce
sont des soins qui sont reconnus dans beaucoup de pays dans le monde. L'Ivermectine, par exemple, qui marche dans beaucoup de pays, qui vient d'être reconnue dans la République tchèque. Eh bien, en France, on n'a pas le droit d'avoir des soins précoces qui permettraient d'éviter la pression
hospitalière.
Après, Nicolas Dupourgnant, il y a un cheminement de validation des protocoles médicaux, vous le savez. Et si ces médicaments sont efficaces, ils seront, comme tous les autres testés,
et
s'ils sont efficaces,
ils seront administrés.
On le voit, par exemple, en ce moment, avec les cocktails d'anticorps monoclonaux.
Ils sont
testés,
ils sont
efficaces sur une certaine population, et ils arrivent à l'hôpital.
Eh
bien, je vais vous dire, l'anticorps monoclonaux, il est toujours en phase 2, et le gouvernement va dépenser beaucoup d'argent pour en acheter. Plus de 100 millions d'euros, 2000 euros la dose. Mais l'Ivermectine, qui ne coûte rien, là, le gouvernement bloque des cas de fer. Donc, moi, j'accuse ce gouvernement, je le dis comme je le pense, de freiner des soins précoces qui sont mis en œuvre dans beaucoup de pays et qui ne sont pas mis en œuvre en France. Les purificateurs d'air.
Le monsieur Hamon, c'est pas moi, vous connaissez le docteur Hamon, vous l'avez sans doute reçu, docteur Hamon, qui se bat avec le ministère de la Santé pour qu'on accepte des purificateurs d'air qui seraient très utiles dans les écoles. On attend toujours. L'Institut Pasteur de Lille, qui fait des recherches formidables, soutenu par LVMH, une entreprise privée, c'est pas moi, est bloqué toujours par le ministère de la Santé. Donc, il y a une sorte de retard à l'allumage
considérable
dans notre pays sur des soins qui ne vont pas sauver tout. Attention, moi, je ne dis pas qu'il y
a
une solution miracle. Je ne l'ai jamais dit. Mais ce que j'aimerais dans notre pays, c'est que, si vous voulez, on fasse preuve de bon sens et qu'on accélère sur tout. En fait, on est en recul et le pays est en train de sombrer économiquement, socialement. Et ça, on n'en parle jamais. On en parle tous les jours, Nicolas Dupont
-Aignan. Pas tant que
ça. On
en
parle
tous les jours du fait que
les Français sont exempts, que les entreprises sont en train de fermer, qu'elles sont sous
perfusion. Mais il y a des suicides. Des suicides et on compte les morts
par suicide. Donc, on est en train de paralyser le pays parce qu'on n
'a
pas pris les mesures. Alors, le président de la République a eu une bonne intuition. Soyons clairs. Vous voyez, je n
'ai
pas l'habitude de lui dresser des louanges. Mais le président de la République, on le sent, a eu une bonne intuition. Laquelle ? De ne pas confiner parce qu'il se rend compte que le confinement supplémentaire, un troisième confinement, serait un drame social, sanitaire, sociologique considérable. Mais ce que je lui reproche, c'est que d'un côté,
il
a dit « je ne confine pas
», mais
de l'autre, son gouvernement ne prend pas les mesures qui soulageraient l'hôpital, qui soigneraient, qui, par exemple, enverraient des masques FFP2. Tout à l'heure,
il
y avait une interview intéressante sur Madrid. En Espagne, oui. Eh bien, en Allemagne, à Madrid, les personnes fragiles, plutôt que d'enfermer tout le monde, il faut cibler les personnes fragiles et protéger davantage. Ça a
été
la politique de vaccination, notamment
en France. Tout à fait, mais
quand il n
'y a
pas de vaccin. Le masque FFP2, Mme Merkel en a envoyé à 27 millions de foyers allemands. Je le demande au ministre de la Santé depuis des
mois.
Nicolas
Dupont-Aignan, dans les 19 départements qui sont concernés par les mesures plus restrictives,
la
mise en place, dès qu'un enfant sera malade dans une classe, la classe fermera. Oui, c
'est une bonne mesure. 7 ans
au lieu de 3, c'est une mesure que vous
jugez efficace.
C'est une bonne
mesure qui, je
pense, est indispensable, car il faut laisser les écoles ouvertes, absolument. Parce que les enfants, j'entends souvent des gens qui disent « il faut fermer tout ». Mais les enfants, une fois qu'on aura fermé l'école, ils iront où ? Chez eux ? Ils iront ensemble, sans aucune condition sanitaire ? Donc, il faut laisser ouvert les écoles, mais il faut accompagner les enseignants.
Par
exemple, des purificateurs d'air, je demande qu
'on
les installe dans les classes. Pourquoi on ne les installe pas ? Je demande aussi qu
'il
y
ait
des autotests, parce que c'est pratique, ça marche. Là aussi, on attend les autotests. Enfin, ça fait des mois qu'il
y a
des autotests dans tous les pays du monde. Il y
a
un processus de validation. Mais
pourquoi en France, il y a des processus de validation
bureaucratique qui durent des mois
et on
le paye en vie humaine ? C'est une garantie de l'efficacité
et de l'absence de risque
des médicaments. En tout cas, c'est ce qui a été mis en place.
Je sais, mais ça me fait penser. Il y a eu un dessin humoristique, malheureusement c'est tragique, qui montrait le Titanic et il y avait un bureaucrate qui disait « le canot de sauvetage, on ne
va
pas
le
mettre à l'eau parce qu'il faut faire un examen de savoir s'il est en bon état ». Je veux dire qu'on a une bureaucratie au ministère de la Santé
qui
est responsable de milliers de morts.
Et
c'est inacceptable qu'on attende tant. C'est inacceptable que dans des pays voisins, il y
ait
des autotests et que chez nous, on attende toujours.
Vous avez des autotests
? Dans quatre semaines, oui. Dans quatre semaines. Ça devait être la semaine dernière. Vous avez reçu M. Salomon, j'ai regardé votre émission. Et puis non. Donc cette bureaucratie, cette incapacité à agir, nous fait perdre du temps. Et pendant ce temps-là, le pays sombre. Autre les vies...
Comment
peut-on gagner du temps autrement ? Sur les vaccins, que peut-on faire de différent, Nicolas Dupont-Aignan ?
Surtout, arrêter de passer par l'Union européenne, aller acheter des vaccins. Si j'étais en responsabilité, je n'aurais sûrement pas confié le sort de la France à ces bureaucrates européens. J'aurais acheté tous azimuts. Quand je vois le ministre, M. Le Drian, qui ose nous dire que le vaccin Spoutnik, c'est de la propagande russe, eh bien je peux vous dire qu'en Hongrie, ils sont bien contents d'avoir le vaccin Spoutnik.
Vous savez pourquoi il dit ça ? Il dit ça parce que les Russes ne peuvent pas le fabriquer massivement et qu
'ils
ne peuvent pas eux-mêmes l'administrer à leur population. En attendant,
expliquez
-moi pourquoi
l
'Europe
a
exporté 77 millions de vaccins alors que l'Angleterre et les États-Unis ont gardé leur vaccin pour eux. Expliquez-moi pourquoi là aussi, la naïveté européenne,
on
est passé par une usine à gaz, on a perdu du temps. Donc moi je demande, je remarque quoi ? Que les pays
libres,
Israël, l'Angleterre, les États-Unis, la Russie, ce sont eux qui ont réussi à agir vite. Vous savez, je crois que si on prend du recul pour
l'avenir, – Pardon, mais est-ce que ça aurait été une
garantie d'efficacité ? Imaginons votre scénario et que demain, chacun des pays européens, donc la France mais également l'Allemagne, l'Espagne, l
'Italie,
se mettent à jouer leur propre jeu, à rouler pour eux. On serait dans une guerre des prix,
on
serait dans une compétition sans cesse. Souvenez-vous des affaires des masques achetés au pied de l'avion au tout début de la crise sanitaire qui ont donné lieu à des tensions diplomatiques dingues. – Oui,
mais en attendant, pardonnez-moi, mais ce sont les Américains, Israël et les Anglais qui arrivent. Donc moi je suis désolé, j'aspire à défendre les Français. La France est un grand pays et si la France avait une volonté politique, elle aurait acheté les vaccins, peut-être un peu plus cher, mais elle les aurait eus. Parce que la France n'est pas un petit pays. Et j'en ai assez de voir mon pays déclassé, abîmé. Je pense que par exemple la recherche, la souveraineté en matière de médicaments, je la défends, on ne
peut
pas dire que
je
la défends pas, je la défends depuis 10 ans. J'ai protesté depuis 10 ans contre les délocalisations d'usines pharmaceutiques. On le paye aujourd'hui. Vous savez,
cette
crise, moi j'aimerais qu'on en tire des leçons. Vous savez, j'ai accepté le premier confinement, pour être très franc. On n'avait pas les choses. On ne pouvait pas en vouloir au gouvernement, même s'il y avait des choses à dire. Bon, on ne
va
pas revenir dessus. Mais là, le troisième échec, c'est l'échec de trop. Et je demande que les responsables de cet échec soient sanctionnés. Pourquoi M. Salomon est toujours directeur de la santé ? Il a échoué sur les masques,
il
a échoué sur les tests, il a échoué sur les vaccins. Mais qu'est-ce que c'est que ce pays ? Vous, si vous vous échouez dans votre émission et qu
'il
n
'y a
personne qui vous regarde, vous croyez que BFM va vous garder
? Nicolas
Dupont-Aignan, ce que l'on voit aussi au niveau mondial, une forme d'humilité des dirigeants, qui se trouve confronté à une épidémie sans précédent, avec des variants sans précédent, est-ce que ça ne vous conduit pas, vous aussi, à un peu
de
tolérance, j'allais dire, par rapport à des décisions qui ne sont peut-être pas aussi évidentes à prendre
? Vous
avez raison, c'est difficile. Et j'ai été très tolérant pendant des mois. Mais quand on fait des propositions, et je ne
suis
pas le seul, l'Association des maires de France, des élus de tous bords, quand on fait des propositions, et que le ministre de la Santé les balaye systématiquement, il y
a
un moment, on peut s'interroger. Donc, moi, j'accepte, vous savez, on peut commettre des erreurs dans une circonstance aussi difficile, la première fois, la deuxième.
Mais
la troisième, quand on voit que ce n'est que répétition des mêmes dysfonctionnements, je crois qu'il
y a
un moment, moi, j'attends du président de la République qu'il prenne des sanctions, j'attends du président de la République qu'il change de braquet, parce que sinon, on va revenir au troisième confinement. C'est quoi les sanctions
? Mais
quand un directeur de la Santé ou un ministre de la Santé bloque des soins, soit en retard sur toutes les procédures, eh bien, on change. C'est ce qu'a fait M. le Premier ministre italien qui, pour qu'il y ait une accélération,
à
un moment, a dit, on va changer de braquet. Il a nommé un général.
C
'est
ça qu'il faudrait faire, selon vous ?
Un militaire ? Un général ou pas un général. Il y
a
des gens qui sont généraux, qui sont efficaces. Il y
en
a qui ne sont pas, qui sont efficaces aussi. Ce que je voudrais, et je crois que tous les Français le voudraient, c'est qu'il y
ait
une clarté. Le président de la République a fait un choix. Ne pas confiner. Il a raison. Mais si c'est pour après prendre des mesures incompréhensibles et ne pas se donner les moyens de ne pas confiner, ça va aboutir à un fiasco, un troisième, et le pays est en train de perdre vraiment son rang. Ce n'est plus acceptable.
Imaginons, là, vous êtes aux commandes maintenant. Vous héritez de la situation telle qu'elle est là.
Il
n'y
a
pas de confinement pour vous ? Il n
'y
a pas de mesures plus restrictives ? Non,
surtout
pas. Vous n'imposez rien aux Français de
plus ? Je vais vous dire ce que je crois. C'est que la question, ce n
'est
pas le confinement ou l'absence de confinement. La question, c'est le respect des gestes barrières et le civisme.
Ça, les Français, pour le coup, ils sont
très
respectueux de
tout ça depuis un an.
Je vais vous dire très clairement. M. Darmanin arrête les honnêtes gens, ceux qui respectent, parce qu'ils ont un quart d'heure de retard au couvre-feu, mais M. Darmanin n'envoie pas des forces de police dans les quartiers difficiles de nos banlieues, où c'est open bar tous les soirs. Alors, moi, je veux bien qu'à Nice, par exemple, toutes les personnes qui respectent les mesures sanitaires, qui ont leur masque, n
'aient
pas le droit de se promener le long de la mer, parce que c'est très dangereux. Mais qu'en même temps, les quartiers de l'Ariane, les différents quartiers, il n
'y a
pas un policier qui rentre dedans
jour
et nuit. Alors, vous comprenez, moi, je ne
veux
pas qu'on enferme un pays, qu'on le ruine, parce qu'on n'est pas capable de faire respecter des gestes barrières. Vous pouvez ne pas avoir de confinement et respecter des gestes barrières. Je crois qu'on y arrivera en responsabilisant les Français. Vous pouvez, par exemple, interdire, j'ai vu cette mesure tellement comique et tragique, vous n'avez pas le droit d'être plus de 6 dehors dans un parc et jardin. Mais si les 6 sont chez eux, ils sont 25...
Ils
n
'en
ont pas
le
droit non plus. Mais si, ils y sont. Et tout le monde les laisse. Donc, est-ce qu'à un moment, il ne faut pas plutôt que les forces de police soient concentrées sur les vraies ruptures, plutôt que des mesures, là aussi, totalement bureaucratiques ? Vous comprenez ? Je pense qu'on ne sortira de cette crise qu'avec du bon sens, un peu de raison.
Merci beaucoup. Merci Nicolas Dupont.
Merci à vous de m'avoir
arrêté. Aujourd'hui dans cette émission.
Nicolas Dupont-Aignan