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interviewLCP (sur YouTube)· 14 avril 2026 4 min

Travail le 1er Mai : échange tendu entre Hadrien Clouet (LFI) et le ministre du travail - 14/04/2026

Transcription youtube_captions. À recouper avec la source d'origine.

Le 1er mai 2026 sera férier, chamé et payé. [applaudissements] Grâce à la mobilisation populaire, nous avons déjoué la manœuvre conjointe de la Macronie et du RN qui voulait revenir sur 80 ans de conquête sociale. [applaudissements] La lutte paye.

La lutte paye. Le groupe EP chwing le ministre rame et nous on respire. La lutte paye. [acclamation] C'est la victoire. de ces millions de travailleuses et travailleurs que vous vouliez envoyer au boulot dans 2 semaines contraints par leurs employeurs.

C'est la victoire des artisans que vous vouliez liquider en les mettant en concurrence avec les grandes enseignes le 1er mai. [acclamation] [applaudissements] C'est la victoire des démocrates horrifé par vos manœuvres sournoises pour contourner l'Assemblée nationale. Désormais, nous vous demandons une circulaire au parquet pour que soit donné suite à tous les procès verbaux de l'inspection du travail. [applaudissements] Arrêtez de viver l'inspection du travail.

Respectez les fonctionnaires vous là-bas car vos contrôles ont toujours la même cible les travailleuses et les travailleurs. Alors que de notre pays le travail est dur qu'il blesse, qu'il tue, que 45 % des salariés ont des problèmes psychologiques liés à leur travail, et bien vous voulez les forcer à bosser une journée de plus. Ce qui rend malade, c'est votre politique, c'est la fin des CHSCT, c'est la liquidation de la médecine du travail, c'est l'abandon des malades de Covid long.

Et voilà que vous annoncez, monsieur le ministre du travail, 7500 contrôles sur les salariés malades pour les envoyer de force au boulot. Voilà pourquoi nous ne parlons jamais d'acquis sociaux mais bien de conquis sociaux car la bourgeoisie là-bas ne désarme jamais. [applaudissements] Ça tombe mal, nous ne désarmons jamais.

Rendez-vous dans la rue le 1er mai pour nous battre contre vous. [applaudissements] Merci monsieur le député. La parole est à monsieur Jean-Pierre Farandou, ministre du travail et de solidarité. [applaudissements] Allez, un peu de silence, s'il vous plaît.

Madame la présidente, mesdames et messieurs les députés, monsieur le député cloué. Alors, je vous rassure, ce ne sont pas vos actions qui m'ont conduit à ajuster la position du gouvernement. Ce qui motive moi, c'est le respect de la démocratie sociale.

Oui, ça ça m'intéresse. Ce que je souhaite faire moi, c'est approfondir le dialogue social avec les partenaires sociaux. C'est le sens de la réunion que j'ai tenue hier et vous savez, elle a été féconde.

Nous avons avancé. J'ai toujours été, je serai toujours d'ailleurs un fervant défenseur de dialogue social, notamment pour les sujets liés au travail avec le Premier ministre. Ce n'est pas un changement d'ambition.

Nous avons l'ambition d'apporter la sécurisation juridique à ces artisans qui veulent travailler le 1er mai comme ils l'ont toujours fait, notamment les boulangers et les fleuristes. Je tiens à vous repellerer que le gouvernement n'a jamais souhaité s'attaquer au 1er mai contre ce que certains ont pu dire. J'ai parfaitement conscience de la signification sociale de ce jour particulier et de son statut à part dans le code du travail et dans l'histoire de notre pays.

Je souhaite donc redire avec force l'attachement du gouvernement à ce jour particulier, vous l'avez dit, ferrier, chamé et rémunéré. Je tiens aussi à rappeler qu'il il existe bien aujourd'hui des dérogations dans la loi qui permettent à certains employeurs de faire appel le salarié le 1er mai. C'est quelque chose qui est connu.

Ça permet d'ailleurs de d'assurer l'activité de des établissements quand elle ne peut pas être interrompue. C'est en gros les termes de la loi. Sur la base de ces constats, j'ai donc réuni les syndicats hier après-midi.

Je réunai les organisations patronales ce soir à 17h30 et demain les fédérations professionnelles particulièrement celles de des fleuristes et des boulangers artisanaux. Avec le premier ministre, nous avons fait le choix de respecter le message exprimé par les partenaires sociaux car je le redis, le dialogue social est un principe essentiel de notre action pour apporter des solutions solides aux difficultés rencontrées par les Français. Il nous faudra trouver une intervention législative pour boucler définitivement ce sujet du 1er mai.

Monsieur le député cloué, je le vois bien comme moi, vous êtes attaché au dialogue social. J'espère que vous le montrerez en votant l'accord conclu dans la loi que nous présenterons bientôt pour réformer l'assurance chômage. Je vous remercie.

Merci beaucoup monsieur le ministre. 3 secondes monsieur Cloué. Ça marche.

Merci madame la présidente. Monsieur le ministre, pour nous la France est une histoire sociale. Pas un tiroir caiss.

Merci monsieur le député. [applaudissements]